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Full text of “Nouveau dictionnaire françois : contenant généralement tous les mots, les matières, et plusieurs nouvelles remarques sur la langue françoise”


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B/B(JOTHECA 



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NOUVEAU/ c >,^ 

DICTION AIRE 

FRANÇOIS. 

CONTENANT GENERALEMENT TOUS 

LES MOTS.LES MATIERES, 

Et plufieurs Nouvelles Remarques (ûr la Langue Françoifc  

SES EXPRESSIONS PROPRES, FIGURE'ES ET BURLESQIJ£S> 

la Prononciation Jes Klots les pîûs dificiles , le Genre <îes Noms , 

la Conjugaifon des Veibes , leur régime , celui des AdjeâiiÊ 

ôc des Prépofitions. 

LES TERMES LES PLUS CONNUS DES ARTS ET DES SCIF.NCES. 

LE TOUT TIRE* DE rUSAGE ET DESBONS AUTEURS. 

P,.PIERRE RICHELET. 

Derni;ére Edition éxac'lement revue , corrigée & augmentéq d an très grand 

nombre de mots &: de phrafes,^ enrichie de plufieurs nouvelles obfcrvatiouss 

tant fur la Langue , que fur les Arts & fur les Sciences. 

P^R E M I E R £ PARTIE* ;^ ^///^Al 




Sitr l'Imprlrnc ' 

A COLOGNE, 
Chez )ean François Cailla 



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-^ .. j. ^ ^ r-7ir ' ( BIBLIOTHECA 

Ottavlens^ 



PC 

3430 

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SON ALTESSE 

MONSEIGNEVR 

CHARLES GVILLAVMË. 

PRINCE HEREDITAIRE 

IDEBADE-DOVRLACH, &c. 




ONSEIGNEFR, 



U Auteur du Livre à la tète duquel je prens la 
handejje de mettre le nom de VOIkE ALTESSE 
mà^ânt laijfé laUberté de lui choifîr un ProteBeur 
quipuijfe rendrerecommandable cette nouvelle Edi-^ 
tion^laprofondefeconnoiffance que je conjeroe depuis 
ïong'tems de t ou: les témoignage s de honte que j ai re^ 



^...^ 



ctfs de SON ALTESSE Monfeigneur le Mirgrave 
vbtre tres-ilhiJlrePere , £f de Vous, MON SE /- 
GNEàJR , tant à Baie que?i cette il lie , ne 7na pas 
permis de hejlter un momentjur le choix que je devois 
faire;) ni embmjje cette oc c a/ion avecjaye ^^ ne pou- 
vant ni aquiter des Jîngulieres obligeât ions que j'ai à 
V,A. , jai été ravi de lui pouvoir donner au moins en 
cela , un tc?noignage public de magratituxie. 

Tous ceux ciidoiit IhonneurdaprocherKAJe louent 
delà douceur c3' de l humanité avec laquelle vous avez 
accoîitmné de les recevoir ; Jen ai fait une favorable 
expérience , f# quelque indigne quejenjbis, K A, n'a 
point fait de difficidté demejôufrir,&ae nïadmettre 
àfa converfaiion, avec une bontéjîparticuliere , qu'elle 
m engage à en conferver toute ma vie kfouvenir ^ le' 
ve Uentim^^nt 

^Jauroisfouhaité , MO NSE IGNE VR , de pou- 
voir prefenter à KA, quelque chojè dinnon chef qui lui 
pîit être agréable; Mais n étant pas en état de le fai- 
re y ^ ma profcfïon me fournijfant di'iil leurs un mojeyi 
de lui marquer mon zèle ^ mon atUichement àjbn 
fervice je prens la liberté de lui dédier un Diàiomiah- 
requejaifait imprimer pour tufage de ceux qui pr en- 
vent plaijirdaprendre la langue Fra^içoife, qui par fa 
pureté , par fon eleç^ance, fcf parfapolitefe ffefait 
eftimer £f rechercJoer de toutes les Nations de l Eu- 
rope. 

Le Génie ynerceilleux que V.A, ajaitparoltre dajis 
l étude des Sciences ^^ des Arts libéraux , ^ lafacili- 
téfurprenante avec laquelle elle a a pus diverfes La?ir 



gués, ^particulièrement la Franqoîfe. me perjuadenù: 
que KA. ne trouver a pas mauvais quejoje lui offrir ce 
qii elle fait déjà ^ quelle ne condam?ierapoint la cré- 
ance ouje fîiis que cet Ouvrage pourra contribuera lui 
en rafraichirtamemoire , & luifervir de guide dans la 
leBure des bons Livres qui ont été compojez ou trar< 
iuits en cette Langue. 

Les Dons extraordinaires dont il a plu à Dieu d'en- 
Ti-hir vbtre Ame ^ votre Kfprit noi4S fo?it ej^er er de 
vdrunjouymeurir les fruits des travaux de votre jeih 
ne]^. Eneffet MONSEIGNEFR ImfqUonre' 
£omoit dans cette admirable jeimeffe les /emences ^ 
les progrès de toutes les ventes , ^ même des plus Hé^ 
roiques , peut-on dotter que vous nefaciez revivre en 
votre Perjbnne les Héros de lancierme Race des Ducs 
de Zéringuen , doit vbtre illiiftre Maifon tire fin ori- 
gine. On efl fortement perfuadé qu^e vousfouvenant 
des Alliances quelle a prije dans la Famille de s fa-* 
meux Rois de Suéde ^ dans celle des Sereniffïmes 
Princes de Lunebourg , £f en dernier lieu dans celle / 
des généreux Ducs de Holflein Gottorp ^ doit e[i finie 
S, A' Madame la PrinceJJevotretreS'Venueîfe Mère; 
^ qu ayant même devant le s jeux la valeurfatale aux 
Infidèles , ^ la f âge Sjudicieufe conduite des Princes 
de vbtre Nom qui ont vécu depuis p eu ^ S de ceux qui vi- 
vent encore aufiurdhut, V,A, ne fera rien qui ne re- 
ponde à tous ces Exemples domejiiques ; ^ qU étant 
aminé dufang de ces gr ans Hommes ^ Vous ma?rherez 
avant ageujement fur leurs traces, S ferez tomouroeatù 
Modèle fur lequel Vbtre Pojieritc aura lieu de fefor^ 



fmerpourconferverlajplendeiir S ^^ réputation quel' 
le trouvera dans /on Héritage, 

Les glorieufes Jîiites de ces hautes ej^érancesferont 
la tàcloe que vous donnerez aux Auteurs qiii écriront 
votre Fie, Pour moi, MO N5E IG NE KR , qui m 
viejenspas capable déparier dignement de matière 
Ji relevées je me contente défaire des vœux pour il 
conferoation ^ pour la projierité de votre auguje 
Maijon, ^ de vousjduhaiterîes oc collons de pratiquer 
les vert 14S dont on voit déjà briller tes rayons dmi la 
perfofuie de V, A, Je lafuplie tres-humblementda^ 
gréer ces foibles tèmoig?iages de lapajjîofi tres-arien-^ 
te ^ tresjoiimife quejaipour fa gloire ^ pourjotijer- 
vï cC:, de ni accorder l honneur deja bienveillance ^ de 
JaProteBion, ^ deme pemtettre de publier que je 
Juis avec un profond reJj>eU 



MONSEIGNEFR , 

DE VOTRE ALTESSE 

Le tres-liut«blc& tr« 
obéilïanc Serviteur. 

DAVID RITTER. 

tx/ Genève , le zi. lain 1^95. 



I 



AVERTISSEMENT- 

n^.f^T^^^-l'î^, 'A I fait un Dîdionnaîre François afin He renf^re quelque fcrvi- 
'" ' '' • 'i }M^W^^ ^^ ^^^ honncces gens qui aiment notre Langue. Pour cela j'ai 
;^4fe¥'^ lu nos plus exccllens Auteurs, &r tous ceux qui ont e'crit rlss Asts 
i^<mêj avec re'putaiion. J'ai compofé mon livre de leurs mots les nias 






^ 



.^vrjaî>i reÇ^i5, audl-bien que de leurs exprelîio.is les pliis-bcllcs. Je 
IllEt^ ^^^^ marque les difcrens endroits d'où je prens ces m.3'-';,Â: ces cx- 
;<:^'Vc»^^ r^^ prelfions , à moins que les termes èc les manières de parler que 
j'emploie ne {oient fi fort en ufage q l'on n'en doute po'iii. 

En faveur des Etrangers, onaajouteaux mots,&auxphrafcs d:s bons Ecrivains 
le genre de chaque nom avec la terminailbn fi.niaine d's aci;C(3:ifs,.S<r l'on en a don- 
ne des exemples. Oa a expllqae' les diverfes fignifications i''in iiîême mot, de'- 
couvert le fens des d'vîlion'; d'ficiles , ou e'quivoques , mis le régime des verbes , ic 
<}es adjedife, & même, quand les verbes font irre'guliers, ou mal-ai{êz àcoijuguer, 
on en â marqué la pre'micre perfonne du pre'terir, du futur, &dc l'imoerarif 

Pour rendre l'ouvrage encore plus-utile , on y fait entrer les termes ordinaires 
des Arts , & prefque toutes les remarques, qui jufques ici ont e'te' faites fur la Lano-Lîe. 
On montre le dife'rent ufage des mots,Ieur aplication dans les divers ftiles, & la ma- 
nie're dont on les doit prononcer,lorfqu'ils ne fe pronoccnt pas comme ils s'e'criyent. 

A l'égard de chaque mot , on a obfervé cet ordre. On a commencé par le fens 
propre avec les façons de parler qui fc raportent à ce fens. On y a joint le fio-uré 
avec fes phrafes. On a accompagnécela de quelques proverbes , au cas que fur le 
mot il y en ait eu de raifonnables , & on a marqué fi le mot eft un terme d'art , s'ileft 
vrai qu'il en foit un. 

Touchant rOrtographe,ona gardé un milieu entre l'ancienne, &: celle qui eH: 
tout à fait moderne, &; qui de'figure la Langue. On a feulement retranché de plu- 
fieurs mots les lettres qui ne rendent pas les mots méconnoiffables quand elles en 
font otées, &c qui ne fe prononçant point , embaralTent les Etrangers & la plu-parc 
des Provinciaux. On a écrit avocat, batiftcre, bat^me, colère, mélancolie, plu, re- 
çu, revue, tifanne, tréfor, & non pas advocat,baptî{l:erc, batcme,cholerc, me'lancho- 
lîe, pieu, rcccu, ptifane , threfor. 

Dans la même vue, on retranche 's, qui fe trouve après un éclair, 8i q lî ne 0^ pro- 
nonce point, &; on met un accent ai^a far ïé clair qui accompagnoit cette s : Ci bien 
quepréfentementon écrit dédain, décruire, répondre, &: non pas defdaiii, deftruire, 
rcfpondre. 

On retranche aufli l's qui fait la filabe longue,' &: qui ne Ce prononce point, folt que 
cette s Ce rencontre avec un è ouvert , ou avec quelque autre 1 :ttre , & on marque 
cet e ou cette autre lettre d'un circonflexe qui montre que la filabe e[l loniTue. On 
e'crit Apôtre, jeune, tempête, &: non pas Apoftre, jeufne, tempeile. Cette denùére 
façon d'ortographier eft conteftéc. Néanmoins, parce qu'elle empêche qu'on ne 
fe trompe à la prononciation, &c qu'elle eft autorifée par d habiles o;cns, j'ai trouvé ât 
propos de la fuivre, fi ce n'eft à l'égard de certains mots qui font Ci nuds loriqu on en 
a oté quelque lettre qu'on ne les reconnoit pas. ) _^( 



A rîmication de l'Illurtre Monficur d'Ablancourr, Préface de Tucïdide^ Apophtegmes 
des Ancïe/3S-, Marmol, &<:• ^ ^^ quelques Auteurs célèbres , on change prcfque cou- 




qucr, . . 

Chacun Ce conduira h-dcHlis comme ii le trouvera à propos. Je ne prcccns pref^ 
<rirc de loix a. perfonac. Je raporte feulement ce que j'ai vu pratiquer par d'habiles 
gens, &; ce que j'ai apris de feu Monfieur d'Ablancourt l'un des plus excellens Efprics 
& des meilleurs Ecrivains de Ton ficcIe. Comme il me faifoic l'honneur de m'aimer 
avec tendrcffe, il m'a découvert une partie des mifteres de notre Langue, &: dant 
Ja créance où il etoic que j'avois profite des heureux momens de Ton entretien , il me 
confirma à fa mort fon aftedion pat l'ordre qu'il me donna de revoir fcs derniers 
ouvrages. J'ai aulîi ciré pour mon travail beaucoup de lumie'rcs du judicieux Mon- 
ficur Pxirrrqni fait à fonds ce que nôtre Langue a de plus fin, &: de plus délicat, & qui 
dans réloqucncc du Barreau a trouvé une route nouvelle ic pleine de charmcs.Il m*a 
cclaîrci mes doutes avec une bonté finguliére,&: c'cft par fcs avis que j'ai rendu mon 
travail plus fuporrablc. Mais parce que dans un ouvrage laffanc &: long, l'efprit s'abac 
& s'endort quclquefois,il cft prefque impolfible qu'il ne s'y foit glilTé des fautes. 

Un homme fculne fauroic tout voir. Un Dictionnaire eft l'Ouvrage de tout le 
Monde.llnefe peut mêmx faire que peu à pcu,&: qu'avec bien du ccms. Des perfon- 
rcs illuftres dans les lettres cravaîllcnt depuis près de +3.ans à un Ouvrage de cette na- 
ture, &: toutefois ils n'en font pas encore venus à bout. En attendant que leur travail 
pnroilTe, Se vienne hcurcufcment remplir les vœux du public , on mec en lumière ce 
Didionnaîrc qui efl: une cfpcce d'aventurier qu'on rendra plus digne de voir le jour, 
û les honnéces crens,qui fonc éclairezjnous tbnc la grâce de marquer les cho(cs en quoi 
on leur aura pu déplaire.On corrigera,on rctranchcra,on ajoutera ce qu'ils trouveront 
à propos. Le public leur fera obligé,&: on les remerciera des bontez qu'ils auront cuc5. 



'^.y^'vertiffcment , Çur cette U^uvcllc ^ dermcre S dit ion. 

C"^E Didionnaire a été fi bien reçu du public tant en France que dans les Pat» 
^Etrangers,qu'oncn a fait & débité divei-fes Edicions,fans avoir rien changé dan» 
le premier Ouvrage. On a taché d'éxécutcràprcfcnt,cc qu'on avoit promis à la fin 
de l'AvercilTement précédent- On a revu le premier Ouvrage avec quelque exadi- 
tude, on l'a corrigé en quelques endroits &: on y a ajouté une trcs-grandc quantité 
de mots , de phrafcs &: de nouvelles Obfervacions que l'on a jugé nécclTaircs , tant 
fur 1.1 Langue que fur les Arts &: les Sciences, outre les anciennes Remarques qu'on 
a inférées dans le corps de l'ouvrage. On s'cft éforcé de faciliter, autant qu'on a pu 
rcxprlmcr , la prononclarlon des mots qui ne fc peut pourtant jamais bien aprcn- 
drc q' l'on ne les entende prononcer de vive voix. Et parce que l'une des principa- 
les dificuirez confiClc dansla difércnceprononciacioi de la lettre E, on a pris foin 
de la faire rem.irquer dans les endroits les plus conlidérablcs par la dif«'rcnce des ac- 
cens qu'on a mis (iir cette Icrtrc.Surquoi le Lecteur cft prié dcconlulter d'abord la re- 
marque qu'on a mi(c (lir la lettre E, dans la p.gc 94s. de la première partie de ce Di- 
rrionnaire,quc Vow a fuivie dans tour le cours du Livre. Mais fi l'on rencontre quel- 
ques mots où cela n'ait pas été oblervé,on reco;uuiicraaifémcnt quecclont des fau- 
ïcsd'imprcllîon,qu'oan*apucvlccrquck]iucfoiu4u*oa aie pris de Icsbia» corriger. 



Table Alphabétique de la plupart des Auteurs Ôc des 
Livres citez dans ce Didionaire. 



D'Ablancourt de l'Acadcmic Fran- 
çoife. 



Arnaud Dâcur. 
d'Aucour. 
Anuud (i'At)dillt. 



Bacon Chancelier. 

Balzac de l'Acadcmie Franj^oifc. 



Butolia. 

Bé'on. 

B nferade 

B:rnicr. 

Boilcau de l'Académie Franç^ife. 



Bois-robettde l'Académie Françoife. 

BDfTuer. 

Bouiv^urs Jéfuïtc. 

Bourdaloi ë. 

Boutcrouc. 

Borel. 

Brtb uf. 

Br<or. 

Caroa. 

La Chambre. 

Chapelain de l'Académie Françoife. 



La Chapelk. 

Cliaras. 

LaChccaidie« 



MIimtimFd'ix , in i2. mpri;,iéchez.Ioli. 
ArrtAn dc^gturrcsd-^Ux «VS. chz. Camufat 164^' 

^,raut des àix mtle in 8. chez. U Feuvc CamuUt 1648.. 

Txctte, trots vola mes in u. chez. lolt 1 6-]0. 

Commentaires àc Cefar in iî. cher. loti 6yo. 

Lueien, trois volumes in 12. chtz. loli 1671. 

^ptph termes des Anciens in 1 1. chez BU aine é Joli i Ù6. 

Stratagèmes de Frontin in 12. c^ez. Bilahie, & Joli 166^ 

Tucsdtde , 3. vo/utnes in n. chez, loli ,671. 

Marynol,^. volumes in 4. chez. Bilaine , & loli 66-i. 

Fretjuente Communion- 

Chante. Faaitm pour U Brun & autres ouwases. 

Conférons de Satm A:^g.chez,PeiU i„ i^.fxieme editioMÎ 

Vies des Perts:iercmiies,chez.Petit i>i ^ uremierc editioit: 

Oeuvres Chrétiennes, cinx. Peut .de^x-ème eduioH. 

lofephtnfcho.chez. Petit ,pre7,uere édition. 

Morale. 

Lettres cim/îes, in ii. à Lciden. 1652. 

Lettres à AionJîeurConrarr ,chcz. Courhé6^i, 

Lettres À Mo-.jîeur ChupeUin.chcz. Courbé i6». 

Arijîe , in II. chez. Courbe'. 

SocrateCre'tien, in 12. chez. Courbe'. 

Entretiens, in J2. chez, (ourbé. 

Le Prince , in 12. chez. Courbé. 

Oeuvres dtverfes, chez. Courbé. 

yi'tatomie. 

Hijhire des oife.tux, in folio. 

Poëfies.^ B.det de U Nuit. Rondeaux. 

Abrégé de la Philofophte de G.ijfendi. 

Tradutlion d'Epitiete , chez, de Luine. in ii. 

Avis à. Monfiear Ménage fur fin eglogue intitulé ChrijfL 

ne, troifi:me édition, u. chez, de Luine. 
Réponce à Monjisur Coflar chez, de Luine , in 4. 
Epitres en Vers tn 4 chez. Btfigne. 

Epitres en ^ers z. volumes in 12. chez. Courbé, 
fii/foire Ufiiver/elle. 

Remarques fur la Lungae Françoife, entretiens. 
Oratfoit funèbre de Louis 2. Prince de Conàé^ 
Traite des Aionoies. 
Recherches Gauloifs, 
Pharfile. 

Hifoire de l'Empire Ottoman. 
Traité des Bots. 
CaraBère des pnjfions. 
Ode au Cardinal de Richelieu. 
Ode A Morfteur le Prince. 
Odefitr la naijfance dti Comte de Dunoiî, 
Relation de Rocroi. Voia^e, 
Pharmacopée. 
Irt^rutiios peur un Prince. 



Cicri. 

Colombicrfl 

Colomiez. 

Coftar. 

La Croix. 

Corneille. 

Coufirî. 

Dalechamp; 

Divclour. 

Dvgoii. 

Denis. 

Dé,;reaux. 

Ivlid. Deshoulieres.* 

Defmaraisde l'Acadcmie Françoifc 

Desi^ochcs. 

du Rier de l'Académie Françoife» 

Evcillon. 

S.Evremonr. 

Le Faucheur. 

Fcvrec. 

Fléwhier. 

La Fontaine. 

Fournier. 

Glafcr. 

Giri de l'Académie Frarçoife. 

GoJeau de l'Académie Frarçoife. 

Gonnbei ville de l'Acadcmie Françoife. 
Gjnbaiid de l'Académie Françoife. 

Guilict. 

Habcrt de l'Académie Frarçoife. 
Hcis. 

La Chambre de l'Acadcmie Françoife. 



Liancour. 

Ligiicre. 

Loifcau. 

Lnret: 

Li MiiTC. 

La More IcVaicr de l'Acadcmie Franc. 

Makbraichc. 

Ma'cviile. 

Malhi-rbc. 

Mainrd de l'Acadcmie Fra^rçoifc. 

>laua:oix>. 



f^ies du Roi îean & autrts. 

Triumvirat. 

Sietice Héroïque in folio. ' 

Opufculef. Leitret. 

Dcjhice des ouvrages de Voiture, irt 4. î. Edition'. 

Empire Ottoman. 

Tragédies. Notes fur les remarques de VuugelM% 

Hijtoire Romaine. 

Htjioire des plantes , in folio i. volumes. 

Traité de C Artillerie. 

Dictionnaire des mots de Médecine , chez. RocoUt, 

fiifloire de l'Amérique. 

Satires. Lutrin, Longin, du Sublime. 

Poèfîes, 

y^ifionnaires, Comédie, Clovis. 

Ditlionnaire de Aiarine. 

Tradutlion deTite-Live , in folio. 

Hiftoire des Guerres de Flandre l. Volumes infolii. 
Traité de l' Excommunication & du Moniieire, in v 
Oeuvres menées. ^ 

Traité de l' Action de l'Orateur, 
Tr.iitéde l'abus. 
Vie du Cardinal Commendon. 
Nouvelles., (fr Fables. 
Hidrographie, in folio. 
Traité de Chimie, in 8. 
Di.ilogue des illujlres Orateurs de Ciceron. 

^pologique de Tertulien, 
Oeuvres Cretienne s, i- vol. in «t. chez Petit , iroif. edititn- 

Difcvursfur les ordres facrex., in. u. 
Polexaridre, in 8. Doclrir.e des moeurs , ififoli: 

Poeftes , in 4. chez Courbé. 

Epigramniein u. chezCourhé. 
Arts de l'homme d'épée. 

Guerre civile Jur la Langue Françoifi.. 
Temple de la mort. 
Hijiotre d' Akir.agne. Hifioire des EfAminet. 

humai de Henri troificme. 
CaraHère des pajjiont, m 4. 

Traité de la Chiromance. 

Du raifonnement des Animaux. 

De 1.1 lumière , 6~ 'intres ouvr.tj^es de PhiUfophie'^ 
M.iiire d'.trmes, 
Pocfîes. 

Oeuvres de Loifeau. 
Leiirts, 
Plaidoiez. 

Oeuvres de la Tllo'e le faier. 
Recherche de la feriié. 
Pocfes. 

Pofi'es de l'imprejftoi de Chafelain, in 4» 
Pofjfi.s de l'impreffon dt Coudé, in 4. 
Schifme d'^H^lrterre. Homeliu de S. Cr^f'Jlôin^. 

Zise.du.CarditML Eelut,, 



Maurîceau, 

Ménage. 

Chevalier de Mérc. 

Merfenne. 

Mézerai. 

Molière. 

du Moulin^ 

Nicole. 

Olearius. 

Ozanam.' 
Frà Paolo. 
Patru. 

Pafcal. 
PelifTon; 

Le Pelletier." 

Perefixe. 

Pcrrauc. 

Port-RoiaL 



Traité des femmes gyoffes. 
Poê'fes cr autres otivrages. , 
Converfations , 'Q-c. 

Harmonie du Monde, 3, volumes, in folio, chez. Crxmoi^ 
Hiflcire de France- 

Comédies de Molière en plujiews fetis lioln/nej. 
Cotttumt de Paris. 
EJJais de Morale, 
Hifioire 
Opéra» Ordonnance i^f Zom»/ 14^ 

Diclionnuire MJthcMatiqite, 
Traité des Bénéfices. 

Plaidoiem. Harangue h la Reine Chrlfline, 

Lettres provinciales, in 4. Penfées de Pafcal, 

Hijloire de l'Académie Françoifi. 

Recueil de pièces galantes. 
InJîrH[lion pour les Bénéficier s. Traité des Exfediiietlh 
Hifioire de Henri 4. 

Abrégé de Vitruve. EJfais de Phijique. 

Perroniana. 

Ecriture fainte. Nouveau Teflament, Logique', 



Pluvinel. 

De Prade. 

La Quintinie. 

R can de l'Académie Françoife. 

Racine. 

Richard. 

Simon Richard. 

Régnier. 

Nie. Ridielcr. 

Robbe. 

laRochefoucaut. 

Rohaur. 

Rondelet. 

Rond. 

La Roque^ 

la Sablière. 

Salot. 

Sa:iron.. 

Savari. 

Savot. 

Siize. 

Saint Amant de l'Académie Fra:: çoife. 

Saint Ciraa. 

Salnove. 
Sarafin- 
Scaron» 



SbleifelL 

Spaoheiixi- 

%on^ 



Elemens de Geoinetrie. Saint Profper. Terence.&c, 
Ecuier François, 
Hijloire £ AUmagne. 
lardins fruitiers. 
Pfeaumes. Bergeritsl 

Tragédies. 

Traité des Donations. 
Criticjue fîtr l'Ancien Tejlament, 
Satires. 

Notes fur Ronfard. Floride^ 

De la Navigation. 

Mejnoires. lit la guerre de F arit, 

Phififue, 

H'Jloire des poiffons. 
Mercure Indien. 
Origine des Noms. 
'Poifies. 

Journaux des Savans, 
Traitez, de Gtographie. 
Parfait negotiant. 

A/chtteBure Francoife avec Us notes de MonptHX ^îtTldfL 
Madame de la Suje ,poèfies. 
Oeuvres poaicjues, in 4. 
Teologiefamiltére. Maximes Crétiennc^ 

Lettres fpirituelles. 
Vénerie Roi.ile, 
Oeuvres in 4. chez. loli. 
Otuvrts de Scaron corrigées & augm. in 11. chez, de ^HiuS' 

Roman Comique , 2. l^otutnes. 

Dernières œuvres de Scaron. 
P'arfait maréchal. 
Céfars ds l'Ei/>pereur InHcm- 
11raiii.dssZié^res> ■ 



TaJur J. ~ Vou£e de SUm. 

T >lf man. iJics de PlutAr<jite> Nani , ki/eirc de Venifc 

Tâvcrnier. f'oia^es. 

Tcrop'aile. Oeuvres poè'tiqu: s. 

Tc-i!on , Ch.valier i Mémoires. 

Teveiiin. ChtrHrgie, in folio ^ cheXj^ectlet, 

Tevcnor. Volages. 

Tli!'.rs. Deijitperflitiens. Des perruques , (^r, 

du Tilhr.' Mémoires. 

Vaiiq;-;las ds l'Académie Fran'ç»oife. Remarques, in 4. Quinte Curce, in 4. 

du Vernay. Traité de l'onie. 

Vi!c. Mercure gaUni. 

Voiturf . Oeuvres de l'oiiure , in 4. quatrième édition. 

Outre ces Auteurs on s'efl fervi pour comp»fer ce Livre des œuvres depu.-icjues Autres Eiriivxim, 
pAYce quony a trorive des facuns de parler toutes nouvelles. Né.inmains comme ce n'cfl qu'en pajf.mt 
qu'on s'ej} .uachéii leurs écrits, on n'a pas mis leur nom dans le [atalogut Alphabétique de ceu.vo^uon 
a fris À t.i ■! e -le citer en ce DicHonaire. On s'eft canieniéde les nommer dans le corps de l'Ouvrage À 
Tiie/itre qu'en aprls d'eux queL^u: choje. 



explication des marques qu'on a mtfês aux mots ^ des accent 

dont on les a marquez,. 

I ■'Etoile * qu'on met à côcc d'un mot , ou d'une phrafe montre que le mot, ou Lk 
^phrafc fontau figure , &: lorfqu'il n'y a nulc marque au côte' du mot , ou de W 
phniic, c'clt il dire que le moc , ou la phralc font dans le Icns propre. 

La croix t qui cft visa vis du mot , ou de la façon de parler veut dire que le mot 
ou la façon de parler n'ont proprement leur ufagc que danslc ftilelîmplc, dans le 
comique, le burlcfquc, ou le fatirique. Mais lors qu'on trouve ^ côte du mot, ou de 
la phrafe une étoile & une croix, ou une croix &: une étoile,*!, ouf *, cela fignific 
que le motouh façon de parler {c prennent figurémcnt, mais qu'ils n'ont cours que 
dans le ftile le plus fimplc, comme dans les vaudevilles , les rondeaux , les épigratn- 
mes, &: les ouvrages comiques. 

L'accent circonflexe ■" montre que la lilabe flir laquelle il eft , fe doit prononcer, 
longue. 

L'accent grave ^ marque qu'en prononçant la lilabe fur laquelle il fc rencontre, 
onabaitrc un peu la voix. 

L'accent aigu ' fc met d'ordinaire fur l'f'mafculin final , ou fur l'f clair qui c'coiC 
joint avec une s qu'on a retranchée. 

Lorfquc IV n'a point d'accent c'ell: pour l'ordinaire une marque qu'il cftobfcur 5C 
qu'on ne le doitfairc fcntir que foiblement dans la prononciation. Ainfi pclocoafi 
pi ononce comme s'il croit écrit pculoton. 

Les ennemis pcnfant nous tailler des croupières 
Firent deux pelotons de leurs cens achevai. 
Muliirc., Amphitrton. Acle... 

Forcegcnsùipruncnttout-à fait cet e obicur lorfqu'ils parlent, ou qu'ils lilcnC, 
mais les hommes favans dans la langue condaïuicnt cette proyouciaxioa , & fia: 
tout loilqu'on lit de la poëfie. 



I 



Table Alphabétique des Abréviations de ce Didionairc. 

jthl. fignifîe A BUneourt. ^^ 

Ahl. Mu u^l>l'i"Court , Min ut/us Félix. 

Abl. Ar.l. c.ù jiblancoftrt, Arrian, livre, chapitre i. z, j. (^e. 

Abl. Tue. an. l. c. r. il AhlancoHrt,Tacite,ari>ialet , livre, chupitrex. (trt. 

AhL Tac, hiji. l.c i . j. Ahlancoitri, Taciigjjtjfoire, livre, chapitre i. j, 5. 

Abl. Tac. agr. Cl, 2. Ablancoitrt,Tacite,Airicola,chapiirei.i.^.,^..(^c, 

Abl. Tac. Ger. c. I. Ablaneourt, Tacite , Germanie , chapitre l- 2. 3 . 

Abl. Com. ^btanceurt , Commentaires de Cefir, livre, chapitrtl.t..<t^ 

.Abl. Luc. tem. i- x- J« ^blanconn, Lucien , tone premier 2. 5. 

Abl. Thc l. c. 1. 1.3. Ablaneourt , Tucidide, l.c, 1. i. ^, ^<-. 

Abl. ap$. Ablanctitrt t apophtegmes. 

Abl. Mar. tom. l. ». Ablaneourt, Marmol, tome i. 2. 3. thapiirt 1 . 3. C^ r. 

^d), ^ figilifie ad]eliif. 

sdv. adverbe. . 

^rn. Arnaud. 

Arn. conf. Arnaud, Confejfionsde S. tÂn^uflitt. 

Arn. vies. Arnand, vies des Perei Hermiies. 

Arn.cett. - Arnaud, Oeuvres Criiiennes. 

Arn. lof, Arnaud , lofeph. 

B.tl. iîgaiHe Balz.ac. 

Bel. Selon. 

Boi. épi. Boileau , EpiteUe, 

Boi. avis Boileau, avis a, Ménage. 

Boi. épi, Eoirobert, épitres. 

Chap, Chapelain, odes. 

Col. Colorabiére , fcience héroïque. 

Dal. DaUchamp , hifl ire d'x plantet, 

D/tv. Davtlour , traité de l'Artillerie. 

Deg. Dejori, Dictionnaire des termes de Médecint^ 

Dern. vif 4.f Pemarais, vifonnaires, aile,fcene. 

Dem. cit. Demarais, Clovis. 

Dur. ifignifiî Diirier. 

Eve. Eveillon, traité de P excommunication. 

Four, fournier , Hidrographie, 

Gir. Giri. 

CI4. CUftr traité de Chimie. 

Com. Pot. CcmbervUle , Polexandre. 

Gon.poë. Go.-ibiiud poifîes. 

Con. epi. ^ Conbiiud, Epi-Grammes, l. i. », 

Hah. fignifîe Hahert, temple de la jnort. 

Int. IvteryUion. 

La Cham. La Chambre. 

Le Mai. Le Maitre,ptuidoifx.. 

Mai pof. Jll'iinardtpoèfes. 

MaLpoê.l. i« ». Malherbe, poif es, l. r. i. j. 4. {^#, 

Jldtr. Merfenne, harmonie du monde. 

Mol. Molière. 

Mot, La Mote de Vaier- 

Par. fgniiie Participe. 

faf l, 1. a. 5- 4 5r g['afcali^let.7es£rovimiéileJ, Idtrg i, X J. f &^ 



faf. peu. f*fc-*l , p'enfcci. 

Tre. Prépoption. 

Pro, Proverbe. 

Rac. Pfe. fignifie Racan. Pfeaumesl 

%tc.ber.'^ • Racart, bergeries. 

Reg, Sat. I, i. 3. • Régnier, Satire première, 1. )^ 4. &c. 

Roh. phi. Rohmt yphijiqiie. 

Han, Rondelet, hi^oire dei poijfons. 

S. Am. Saint Amant, œuvres poétiques. 

Sca.poe. Scaron, poèjies. 

Sca. Romi Searon , Roman Cor/tique- 

S. Cir Saint Ciran. 

Sal. Sainove , vénerie roiale. 

SaU. Sa/ot. ]oHrtianx des Savant. 

San. Sanfon, traitez, de Géographie. 

Sar.pot. Sarafîn , poëfies. 

Sar.pro. Sarafin,profe. 

Sav. arc. Savut. Architecfiire. 

f. m. fignifie Nom fiibjianiif mafciilin. 

f,F Nom /itb/lantiffémin in. 

Téo. poë. Téopbile ,poëJies. 

Tev. Tevenin, traité de Chirurgie. 

Vau.Rem. figiifie VaugeUs, Remarques. 

Vaii, Qui. l. c. Vaiigel.u, QajnteCttrfe, livre, i. 2. j. (ÎTc. chapitre, . 2. 5. 4. c^c. 

fQ, a. fignifie Vl^vcibc attiftpar ces ?nois ont entend un ferbe qui régit ouptM 

régir un aciifttifexprimé.OH feus entendu. 
t}, ftl fignifie U 1 verbe neutre. On entendparces mois un verbe qui negouver- 

ne point d'acitfatif. Babiller /ict un verbe neutre : car dans U 
difcours on ne lui donne point d'acitfatif pour fon régime. 
V.n.& 4. fignifie Un Verbe neutre &c ià.{.C'ef un verbe qui en un/ens régit un a- 

cufatif&en un nuire n'en régit point. Le vtrbe m.irchtr dans la 

fignifcaiion d'aler efl neutre parce qu'il ne gouverne rien. Mais 

lorfqu' il fgni fie fouler avec les piez., router, ou manier Avec 

les main' il eft aDif, à caufe qu'il régit un acufatif; Les Potiers 

difent, marcher la terre, & les Ch.tpeliers, marcher une capade; 

<D, n.pAf. fig'iifie U 1 Verbe neutre paffift Onnomtoe ainfi le rerbe qui ne régit 

point d'acufatif exprimé,ni fous.entendu ù'quienfes tems com- 
pofex.fe ccii]ugue par le moien du l'erbe auxili.ure je fuis. Tom~ 
ber eft un Verbe neutre p.ifif On dit, e fuis tombé ,yét»is 
tombé. le fois tombé, efnffe tombé , ]e ferais tombé , qu.tnA 
je ferai tombé. 
V-r. fignifii Un Vi rbereciproqiiei On apelleVerheredproqHe celui quire, 

fléchit l'union fignifée p. tr le verbe fur la perfoiine i/è/n qui 
fait l'action, CT" qui dans fis compare:, fe conjugîte avec le vtrbe 
Auxiliaire]^ fuis. ie brouiller ejt un verbe réciproque. Ofl 
dis je me brouille, tu te brouilles , O'c- ]e me brouillai , ]e mt 
fuis brouillé. le ia étais hrtuillé, fue]e me fois brouillé, t mt 
fujfe brouillé , e me ferais brouillé. Se brouiUer. S'itr* 
brou lié ,fe brouilU/it ,s'étant brouillé. 
Voi. l I. 2. J. &e. fi^r.ific f^oiture , lettre première, 2. }. &e. 

Vol. L An. I. 2. J. Voitures, lettres Amoureufes,premiére,fi{ende,(i'e. 

Vol. aie. Voiture, hiftoiie d'Altidalis. 

Voi. poë, ZJoiture ipacfies. 

DIC- 




^^r^'^Sàm 










DICTIONNAIRE FRANÇOIS 

TIRE DE L'USAGE ET DES BONS AUTEURS 

DELALANGUE. 



A. 



A. 




IJ/" ta lettre w< garde toujours 
fa même prononciation, 
& il n'y a qu'un petit 
nombre de dictions où 
cette régie ne s'obferve 
point; comme dans ces 
mots, paîit patptn^paijannef 
dépaifir , paifugc. Car en- 
core que ces mots s'c'cti- 
vent avec un a , ils fe 
prononcent peii , pcifan , 
p'ïfjgt ; De même que 
s'il étoient écrits par un 
E. l'tiex, [a colonne Ai. 
h'a fc doit pronôcer quel- 



quefois long, 8c quelquefois bref. On a donné quelques 
legles pour cela -, mars (ans s'embarafTer de toutes ces lègles, 
il lutit d'avertir ic. que dans ce D.aionnaiie on marque l'A 
qu. ett long , d'un accent circonflexe, & qu'on ne met aucun 
accent lur r A qui cft bref, 
^./.m. La première lettre de l'Alphabet, &la première des 
cinq voyelles. Un A. H fe pronouce long. 
Ci deflous git Montreur l'Abc, 
Qjy ne favoit ni A , ni B, 
Dieu nous en dointbien-tot unaatie. 
Qui fâche au moins fa Patenôtre. 
■ Ménage , poifit, Frxnjoifi,. 
llnUnapMfMtHntpMfii'^. Façon de parler proverbiale , qui 
veuidire, il n'y a point travaillé, il n'en arien ftit, il n'a pas 
touche à l'ouvrage dont il eft queftion. 
yA, cette particule fe met pour y«jni, ou pour Ion jue. 

^ raconter fes maux, fguvent on les foulage. 
CormilU FoliiuSt, » 1/3. 
Il y a de l'inconvénient pat tout ; ^ ne prévoit rien , on eil fur- 
pris , & « prévoir trop , on ett raifétable. S. Evrermnt, Oihvtos 
milet! , lom. 6. ^ voir le C. D. B. avec fa mine fombre, morne 
& malignement obfcure, il n'ya perfonne qui ne difedelui 
cequ'enadir un habile phifionomifte , qucc'eftun hoaUDc 
de bien , de qui l'on doit fc garder de tous cotez, 



I ~A, cette particule Cgnifie ijuia. C'eft à prcTeut un homme « csîÀ 
> rofli , & il y a quelque tems , ce n'étoit qu'un mifeabie. 
^, l!ette particule fe met pour, ijut Ct': dM , c'eft une cliofe i 
dire, a faire, «taire; c'eft à dire, qu'on doit dire, qu'on 
! doit faire , ou qu'on doit taire. 

w^, cette particule marque la manière dontle corps eftCtiié.£r« 
I i genoux , Godeau, prières. Etre à maint jomtei , Saci, Efaie, 
%A recîiUm. 

 ^, cette particule jointe an verbe iji/Zer, avec un autre, femetaa 
^ Wtnpi--. llyabcaucoup deperlbnnesquinefelaifl'entpoint 
I emporter «l'ambition, ^cademit Francoifi, Sentimcni fitr II 
I Cid. Lailîez vous, mon Dieu , flécliir «imespiiéies. Godtau, 
I Oeuvra Clnécitnnei f I. parti* ^ page 21Ç. 
j ^, cette particule m rquelafitiiaiion des cKofcs, ou des peN 
I for.iics. iUft<droit, il eft* gauche, ^b'. I.ucr. i 
U, pariicule quideligne 'etems. Il fera demain à huit heures 

au Licée. ^01. Lttc. ^ -jour prcfix. 
^.particule, qui marque la diftance du lieu. Il eft .1 cent pas, 
il ett a dix lieiies, ^H. ^rrian. Et celle du tems. ^ cent 
ans d'ici, 
^, particule qui feità marquet l quoi une chofe eft propre. 

Moulin .t papier, 
^.particule, qui (îgnifîe aprii, poil à poil , c'eft comme fi 

l'on difoapoilaprè'poi!. 
^, particule , qui étant jointe à ces mots ce que fignifie /?/o», 
( Vous vouspoitezbieii« ccque/e vois. Mot Scapin.a i.yê.4, 
Onditau(n«mor. avis , à vôtre compte, 
.^.article, qui marque le datif lingulier , ou pluriel, cet « arti- 
cle, auflj bien qu'.t particule, ouprépofiiion , doit étreinar- 
qué d'unaccenr gr.ive, pourvu qu'il ne cotrtccncc ^.as un 
vers, ou une période. (LaterieSc tout ce qu'elle comicnt 
eft «Dieu. Pjeaumi.i di David. Le Seigneui découvre les fe- 
crets/iceusqiii lecraigneui. tfeaiimei dr Daitd.j 
^, ptépofition, qui delignequelquciepos, ou quelque mou- 
vement local, w^lamaifou. S Augiiûii.a tcnuécoie de Ré- 
torique «Cartage. S Auguftin après fa conveiCon.fe retirai 
la cjmpagne. Patruplaidoiéis,') 
wY, particule, quife met devant les noms, & devant les ir.fi- 
nitif»jdcs verbes, [.Ccftuvous, mon Dieu, à ii:g i les pcç 



z A B A 

pies Tfitumii di David ) , 

%A, particule , qui fc met au lieu de la prépoCtïon tvc. ( Ptin- 
diO huile. Ci/1 ndire, avec de l'huiic. ^i ^tind'pcinc. -A 
icgri't. ^ petit bruit. Chapeau ••giansboids ) 

^, paiiiculc, qui fc met avec un nom, au lieu delà pt^pofi- 
ùonfiUT. U:i pot à l'eiu. C'tft à dirt , ftur maire dt l'tau. 
Ftcndie^ tjjioJD , à garant. 

^, particule, qui le met devant uninfinitif, au lieu de f»»', 
01 itfin. ( Maiiieadancet ; Cifl adiré , poHtapprtndrt »dan- 
nr. Boisabriiler ^vousdiitlavcritc. il ya peudechoUS 
«jui mci'oitntimpo.lîble;. MMért, Stafm. 4. i.fc.i. Je luis 
hommci ne contraindre prfcnne Mtlitri , m^r fcci ,f..%. 
Je fuis hoin:ne a traiter les cliolcs dans la douceur îi y ) 

i/<, particule, qui ciant mile devant un aJjcchf , lignitiemanie- 
le, fa^oii. f Vciu < la Fian(oife. «^ voiUs déployées, v^l la 
hite. ) 

»A, particule qui fe met au lieu de la prrpoHtion f*r. {'Qu'on 
fall'e déchirer ce ùctilèJCii la chimère. ■^I>l. !.uctam..) 

«/f, paît (ulcqui le met au lieu Ven-inn. f Us mitchoient dans 
lancgc liiutede cinq i lix piez. yltl./lé'.l. 4 ) 

v4, truilii-ine p;rfonn:du verbeafoi'. Cet ^ ne le marque d'au- 
cun a cent, jfin Jcicdiftinijuerdesaquifomaiticleî, pai- 
ticules , ouptépulltiont. 

A B A. 

A B AÏE , /■/. Pmtncix. aiéie , en Latin ^ibaiii. C'eft un lieu éri- 
gé en Prciatuie , oiivivcu' des Rc'ijitux . ou jcs Religieu 
Tes fo'js l'aiitoritc d'un Abé , ou du' ne .^b.iVe , Se qui a du re 
V'.nu pour Ici faire fubiiiU-f , fins loagcr a autre chofe qu'a 
kurfaiut, &à cluntcr Icsloiian^cs de Dieu- ( Une bonne 
Abaie, une iivhc Abaie , une grande .^baie , une petite 
Abaïc , une b Ile Al>aie , une Ab.^ïe confidciable. ) Les 
plus puiffantes Abiies fonten Alcmagne. Le Roi de Fian- 
te, depuis le Conc tjat , nomme à ptefque toutes les 
Abaiesen commande, & toutes les bonnes .^bai>.'s de Fran- 
ce font en cotnniandc. Autrefois les Maiies du i'alais don- 
noicnt toutes les Aliaies du Royaume, (Avoir un Abaïc, 
obicnir une Abaïe , confeier une Abaie. l'm. hra. Vatlo, trtiié 
dit ùet$^fiiet ^ t-hap. 10.) 

AlAiEl. Voyez "^«iT. ^ 

As » 1 ssE. ferme de Panfitr. rite qui fait le deffous de la pièce 
de patifTerie [Faite uneoi^i/'/r.] 

Abaisser, v.a. ^'cno» <-s.<(,t^f Metrre plus-basunechofequi 
cioit'plus haut, f Abaiifet un pont letis. .J^..] 

^bMJjir, otcr de la hauteur. [ AbaiQei une muraille de deux 
piez] 

• uAUiJfr. Ravaler, humilier. * (Dieu abaifll- l'un Je élève 
l'autre. Abarifr lescnnemis d, l'Eglife. -^<i. * Abaillei 
l'orgueil de Catage. Vtn ^in.t.x) 

S'ABMistR, V r. DiveTii- ptuitM ,êiTe plur ixi. Je m'3*-ai(l"e , je 
m: fuisabaill'c , je m'^baidai, leinabaiderai. [Le paystft 
lempli de montagnes qui s'abaiflcnt peu à peu. -•*»/. Tac. 
Gtr.e.i Lativiée s'abaiffc) 

• %'AbmjI',r. se ravaler [ L'hunilité n'eft foiiV' nt qu'un arti- 
fice de l'otgULil qui s'abaiûé pour s'élevct Kijitxiani nirt. 
le.) 

» S'itiji/Pr. C'tRidire,i'kumilitr,i'in{limrdvecrtfft{t.(Liiom- 
tme s'abailTera d'.vant celui qui l'a créé, Jc il ne s'abaifl'era 
plus Jcv>iit les autels qu il avoii faits de les mains. San, 

If'". '7 ) 
^aifTtrfnt , Cm Ce mot a un ufage fort l'Orné au propre. 
C'eft lj minicie d'être d une chofe qui elt plus' Jil'c quelle 
n'étoit ( I a euniidcnce elt Ai^.irj/'>n<-,t des cliulirs qui font 
apuy e*le«unrs furies aufcs Pei^iur ,Ejfvi dt Vlnj'ujue , F j. 
L'abiilfcinrni deceiMuiadonn.'du jour à cette inaifoo ) 

• ^itiffemeni. Humiliation, piolteinaiion , aelion il'unc pet- 
foonequi l'^biillc pour fupiiet, ou poui donner quelques 
natques de les r, 'pets ^* L'oi-ueil huma.n cft bien an'e 
de louir de 'a .;undcur par l'ibiiircment d^s aunes. î"t 
"^ytl- Cettilte abiiH'cin- m coavici>i.i ma foiiujie. V.uint, 
Isl'i^ew ,<•. i fi s J 

' sÀiAiff'mtni. Diiivinucon de^redii. ou d'honneur , forte 
Je difgrice fil d^-iliirc la icputiiion .k- ,cs griin hom- 
met. comme li irur ..b-iillcincnt contnbujii .iucl.|iic >lio- 
Çtâû^ltMiC ■^Lijit.um.i. ' Pansfoa abaïUcincut il vit 



A B A 

fans efpcrance. Mtin.pùf) 
A BASDON./.'n.c.- mot vient de l'Ita'.ienvW4iiiiijii»,on des mots 
«i i/jniv/n delà bade Latinité , qui lignilie n/j -.»/»nr«: iv, il 
UgaiHe aànndarinemefit , dtlaijjirncnl : nuis abéndjn aillli plis 
n'eltplus guère ufitc. [Dans un tel abandon leur looibte 
inquiétude, ne voit d'autre recours que le métier depiude. 
Ml!. Tan. et. i. fc 1 ) 
^ l'aiiindan ,adv. Au pillage, dans l'abandonnement. (LaifTet 
tout al abandon. .^OI.L-tc. Mettre tout a l'abandon. -4W. 
w<f. Toutctoit aupilUî^eic il'ab.iiidon.Kin.i^ii';./.;.) 
^kjndtnnmri,! ,fm Arte de la p:ifonne qui ibindonne. (Faite 

un abandonne ment de tous les biens. LtM-u.) 
' ..Anctiitinumtnt. Oefoidic, dciégieuieot , dc;>aucbe > profti- 

tutioii. 
(Etre dans le dernier abaodonnement ) 
Aban'dunk e» , T. «. Ce mot vient de l'Italien MMidtntrt 
C'iAUtjJir^ c'cSt ^uttrer entiertmmt. (Henri quatrième voiant 
un Mcdec.M Huguenot qui a.andonnoit fa Religion , dit a 
un Seigneur Huguenot , n.on ami , ta Rctigicn cUbien mala- 
de , puis que les Médecins l'abandonaeiil. ferefxt , IMurt 
deHimi^. Ab-ndonncr les armes. ^il.Tju. Abandoanei 
l'étude. PiTlT^yal. Barlelemt , dei Mitriiri.) 
^iinduiiiir , --..1. Laillei cnticiemcnt aladifpolîtion d'un au- 
tre. (Nous la renonçons !c 1 abandonnons îi vurre colère. 
Mal. Qesrgi Omit': Eli cc aimer une maiircflc que de l'A- 
bandonner à tout le inonde. Kbt t-iu) 
^iandcnner , V. a. C'cft billcr a la merci de quelqu'un. (Abaa- 
donncr les biensà fcscieaucieis. Abanduiinet unEcIeliafii- 
queau brasiceulicr ) 
abandonner, -v.a. Ljiû'.i CD proye. ( AbaDdonnei une vile au 

pillage. ^.tl.Titc.) ' 

S*-*bA'idanner j v.r. e mâbAndtnr.t , )e mt fuis aiénimnê ^e m' ét^m~ 
dtnnai. Se donner entièrement a quelque chofe, le rendre 
comme efdave de la choll a laquelle on s'abandonne, le 
donn.renticreminiJc aveuglement , leproftituer. fS'abin- 
donner a toutes fortrsd: vices, ^■^f!. I.mc.iim.i. S'abandon- 
ner au defjpoit, a la haine, à la colère. ./<=/. r«. S'aban- 
donner il faire l'amcur. Mcrjîiur deURtihêftuctHt) 
S'aùiirUjnntr. Cc mi-t qut marque oïdinaircineni un tianfport 
bonieux , le picnd aiilài quciqueloisen bonne patt. 
( S'abandonner .1 la Kye. 

L'efpiit plein de contentement 
S'jbandonneau tswflrnieni ftii Pirf) 
.ytlandanr.é , ^itmijif}- re , pA't. y I aisa.andonnc , vileabandoiv- 
née, ^.il. Unt caufe .abandonnée, pcifLnn:ncli allez aban- 
don.-ie de Dieu pour cela. P*i. <■ 6- ) 
^litdtni , tUnd:nr(t , ad). Ccniot (igoifîe celui, 00 celle, 
qui cft tellement adonne a qu.lque choie, qu'il tneft com- 
me etclave, qui s'cft donne entièrement, f{ livre tour à tait 
à quelque Lliofc: & qui s'eft comme pioltitue. (.bandon- 
nc a fes délits, a les paflioos, a Ces pliifiis, an vice , au li- 
bertinage y 
Ilfignilie aulli celui qui le porte dan^ l'excès , qui ne garde 

plus de mefure, f< neluit que la pitfi.m 
en faut que vous pallî,-?. pour les plus abandonnez calomaU 

aicuts qui furent ja.irais. Pjf!ii.) 
^Undtnnee, f f. Fille OU femme de iiiauvaife vie. 

(Jeneveuxpnint biillei poui une abandonnée Mti) 
Abassis, C.m. L'ell une lotte de impnoied'arj.ent, quiclttoi»- 
de.qui a cou s en 1 aie, 8c qui vaut dix hmcfeus lix dcnieis. 
( l'aiei en Abal1i«.^ 
A»M » CE , f. -•■ Mot uCté parmi les matchjns de boii ; il (ijliii. 
fie la peine d'abatic & découper U% bois qui lont lui piè» 
{ Une labatagedes bo:$. L'abatage dtsbois monte a cinq 
censfrancs. ia-tn Tr*itideiiiii , p'tjta.) 
A l.ATAH T. Vuicz *t*l'€. 

AbaTardk, V. «. Faire dégénérer, cotrompte , altérer le 
naturel d'un perfonne. Ab..iaidii vient de l'tlpagnùlf*^*»-- 
diu. (i.alér. 'udcabatatdit le courage. ^U. Tac. L'oilivc- 
ir abâtardit les ge M >. .^H. ' •• ) 

t'oimrtrdir , V. r. J» •»'ji.ji<'.6. , je me f«ii tiMmwdl , ;« r^'tksur. 
du. C ell légén-iei dccc qu on ctoit , ff nlichet.fe coe- 
rompre. 

[Venant peu il peu à. abâtardir, ibpailoicni un kiigage cot- 

ie-PtpU '■«»« .l^"** ' 7 ) 

,M*i*rdiitm,iu.L m, Cdl l'aluiauvia <l«i fe ûi« <*ar»uniï 

t~tl Hinf 



A B A 

perfonne i eaufe de quelque vice, ou d'autre cliofe de 

celle nauire. [Un honteux abatardidenient, un etiange 

abataidillement, un horiiLiIe, un épouvantable, un ciioia- 
ble, undcteltableabataidiiieinent. lis iont tombez dans un 

honteux abatardillement. NuoIc,iJJmHc Moralt.j 
A« ATEMEST , y?'». Cemot auptopienefenible pas bienufi- 

té, i?C en la place, ou dit abmn ou aharugc. 
^barement , f. m. Ce mot au figuic IlgniKe aca'jlemcnt , lan- 

gueut. [ Elle a beloin de mille autres loi'itiens , par la fou- 

liiaclion d.lquels elle tombe dans l'abatement. Aicj/t,. 

tjaii di Horalt. Cette nouvelle le met dans labat^ment. 'oif. 

/. 74.. tire dans labaicment ?; dans le trouble. l'-rr-P^nul. 

ffiauntci. Réduire l'Iiomme i l'abatement Seau dcfefpoii. 

Sicolcrjp"','' I-) 
Chaleur, f. m. Celui qui abat. (Ce Bûcheron e(l un grand aba- 
'teurde bois, C'cllun grandabateurde quilles.) 

* c'tP un 1,""'^ aOatcur de ùois. Façon de parler proverbiale, qui 
veut due que' celui dont on parle le vanre de taire beaucoup 
de choies qui font au delius de les forces. 

AirtAL, AB.^TiA LE, <!'!';. Qui aparrient aTAbé, quiregatde 
l'Abc , qui touche l'Abé. ("François de Bourbon, l'iince 
de Cl nti , mourut en 1*14. a l'Hoiel Abaiial de S. Germam 
despi^z. Saillit Mant, Giiiealo^u. Lamailbii Abatialeell bel- 
le & bien bâtie.; 

Je tiens ton ouvrag; parfait 
£t ta demeure Abatiale, 
Eft une mailon fans égale. 

XoifrcOeri , Epii. r. I. tp. ;î. 

AlATis , fm. Cemot devant une confonë fc prononcé aitiri. 
Pluiieurs choies abatues , comme arbres , bois , plulîeuts 
choies démolies, déinoliiion. .^i.irii a'atbtcs.demailon, de 
muraille, &c. 

xAhittii. 1 crme de c'j.'iTf, petits chemins que font les jeunes 
loups, en abatant l'herbe à force d'aller aux lieux ou ils lont 
nourris. Sa/, ex. 

[Trouver l'abatis dts jeunes loups. .î-i/.] 

coatis. Terme de i-haffc, bétes tuées par les vieux loups. [Quand 
leloup£^la louve challent enlemble, ils font unplus giand 
abatis de bcftiau.i SM. chaf' du Loup.c, .^. 

^hatis. Termede /"o/nif, cuiis, graille, tripes, & autres petites 
choies des bctesqu'ona luees 

^!tx'is,f.m. Terme de ronjfrur. Ce font les ailes, le cou , les 
piez, le gifier, & le foie de quelque oie, ou de quelque pou- 
let d'Inde. Coque les rotilfeu^sapellent Ab.uif , ilsl'apel- 
lent aulli/>ffi'e»if.Jccelont Icsmoisles plus ordinaires. C'e- 
pendani ils difent tous les jouis entre eux, voila un con ab:- 
tis, voila un excellent abatis. 

^l/nlii, f. m. Teime de roti]] w. Ce mot fe dit encore parlant 
d' Agncaus. Ce font la tète, les piez, le foie & le mou de l'a- 
gneau, llsnomment aulli celle forte d' Abatis , ly/wt , mais le 
bourgeois dcl'atis diitoù|Ouis ^i.iiis. (Bien heureux qui 
peut avoir en caiéme un bon abatis d'Agneau dans Ion p-'t.) 

^ifstii. Ttrr/it lit ^nu tjiiiiTAViiilUiiï aux carTtétfSt picitcs queics 
carriers ont détachées, & qu'ils ont fait tomber. 

Ab .mue , r. ti. Ce mol vient de l'Italien ai.ititrt , & fe conju- 
gue ainlî fal/cv , j*Abatoii , j'fci abatu^ i'aOaîisjj'jiiarrui. Il ligni 
He triir par iirrt , ')ttiiT boA. (Abatte unetoict, abatte des 
aibrcs. ) 

^iairt, v.a. Il fignifie audi, faire tomber par le moien de quel- 
que hache, de quelque cpee, ou de quelque aune iiillrunieiit. 
( Il ai'atit l'oreille d'un Tribun. .^W.Tiie. lUui abatit l'epau- 
le d'un coup de hache, ^bl. Ktt. l. c ij.) 

^ atrt, V. .1. Ce mot le dit dt la pluie & du vent ; & il lignifie 
fairt timitr. ( La pluie abat le vent. Ftiiit pluit ubai ^vand 
vent, façon de palier proverbiale, pour dire que peu a peu 
on calme les troubles.) 

^Uirt,v.a. Démolir, ruiner. < Abatte les fortifications d'une 
place. ..^W. Tae. Abatreun Palais. Cau^. ^nn.) 

• ^iiaiit,z:a. Ce mot au figure fignifie ac ibler,vaincre, ruiner. 
(La vieillelT: abat le corps, les malheurs aba.ent le courage. 
^bUnc.TM. Se laillerabatteà la douleur. Pori-Jtaial.PJtau- 
Tntl. ) 

^AbaiTi, V. a. Terme de Mtr. C'eft s'écarter de l'aire du vent qui 
doit régler le cours du Vaiflcau. C'eft thanjer la droite route 
du Vaili'eau. ( Les courans, les marées, les erreurs du poin- 
tajc, & le siHuvais gouverncoicnt du lunonnicr , font aba- 



ABC j 

tre un VailTeau. On dit auflî abatic le V'ilfleaud'un quart 

de vent, ou d'un demi-rumb ,c'tlt a duc , viici le Vailicau, 

isc lui changer la eourlc en droiture d'un quart de lumb, ou 

d'un demi'tuuib.) 
^ùairt ,v.n. Terme de /fer. C'eft obérr au vent pour arriver 

plus aifenieiii ( Le Navire abat. ) 
^barrt,v. a. Terme de .Af". C'eit mettre un Vaifleau fui le côté, 

lors que l'on veut travailler a la c ..renne, ou a qu Ique partie 

qui n'cil pns hors de l'eau. (Abatic uu Vailfeau. ViJ'nchti, 

Dict:o>iiidt^c ûe Mattnt,  
^bMre, -11. a. Ttrmt J^culiflt. C'eft oter avcc des inftrumens une 

choie qui nuit àla veuë. (Abatrc la'-atatafle) 
^baiye, t/. a. Terme àzbourh-.r. f.'tft enlever le cuir de deflus 

une bête avec le couteau, f' Abatte le cuir d'un beuf, d'une 

vache.) 
ii^abatre^v. a. Jt m^abM, ']t mrfuif abaru^jt m'abnii*. Ce irot fi- 
gnifie s'abailler, fe la.fla tomber. ( L'oifeau s'abat. Cheval 
qui s'abat lousl'houiaie,i!>e<». K^m. ) 

* Sbairt. Itdte courage, felaiiicr ac;ablct. ( Selaifier abatic 

à la moindre arlict.on. ^n c^ f ) 

[ ^baîaKt paiticipt. Qui veut duc ijriiabft,] 

^b.itai.t, [.rn. Terme ue 'Kar£;j.,r./rfi a'-..^, œanie're de dcITiis de 
table eieve au fend d'une boutique, Si à l'un & à l'aune bout 
desmag5zins,s'abai.-iit,ous'elcvant,lekin le jour qu'on veut 
donner au Ucuou^ft la maichandrle. ( Eaili'er encore l'a- 
batant. Lever l'abatant ) 

-<i<)fj(,aij.T<f,j<;. Coupe, démoli. [Boisabaiu, tout abaïui:..^ 

* ^iatiiyaOMi,t,c,<l]. ^.cabie, ruiné, vam.u, irjrrifli. ^ Le parti 
des ennemis tltabatu. ^bi. Tac. Onmepoiti ani-n logis 
iotiabatu. to!:.l,6. On voit l'orgueil a les piez abatu. O'o». 
Yoc. ) 

^baturiSyf.f.pl. Terme de l'tnme. Foulures , brolfai lies , Sec. 
que le Cerl auir du bas de Ion venue en paQani. ( On con- 
uort leCeif par l'es abatures. ) 

ABC. 

A, B, C, f. m. On prononce ^bicé. C'eft la Ctoixde par Dieu, 

ce lont les:4. Itttiesde l'alphabet. 
( Un bel a, b, c, connoitie les leities de l'a, b, c, favoii l'a, b, c, 

commeneer lona, b,c,apreiidre lona,b,c. K^nvtiier ^utUun 

a /'.i,i, c, façon de parler proverbrale, pour direrraiier ^ueU 

cun d*i^?iorant.J 

* ^j i',c. Fondement de quelque an, ou de quelque fience, 
ptincipe de quclqu. ait, de quelque fience , ou de quelque 
doctrine. 

(■ LidoC^iine des opinions probables eft le fondement & l'a, 
b, c, de toute noue uiotale Paf.l.s. ) 

AEcns, /. 7w. Ce mot vient du Latin aicefw. C'eft une tumeuroù 
il y a des numeursentiees, ou lupurees. (_ Un dangereux ab- 
cès, un fieheu.x abtes. l'aiilei qe.elcun diin al ces. On dit 
auiii paniei un abce-, gueui qucleun d'un a.ces. On lut ft 
gueii un abccs qu'il avuit.) 

A B D. 

ABDrcATtoN,/tf. Prononcez abJicacion, mot qui vient du La- 

anabduaiic. C'.ltlaclion de celui qui le d'. fan de ouclque 
grande dunite, renoncemenr a qaeiquc dign.ie conlluLra- 
bie. (L'abdiCation de Charles qi-int eU tauKule ttineiunt 
d'^:ij!t , deiiifu. L'abdicilion que Lafniir fit du Koiau- 
rne de Pologne, cft connue pat tout le monoe.^ 
^bdiqutr, V. a. Mot qui deccnd en dioiie ligne du Latin abdic*- 
re, & qui ne le dir que dans les dilcours graves, Ôc rr.emi il 
fe dit rarement. On le fcivir; en ù pl-.ce, du n.. i -jn Ur, 
abandiiiiuetjQ]! Tinonctt . C'eft le d-poiLi. 1er d'uncgiinJe eii- 
gniie. Du 8.ia, hiftoitedeSttada, du que Chailes-quint ab. 
diqua L^Lmptjt. 

A B E. 

Afié, Ç.'n- Le mot (i'^ie fignifie Vére : & l'on croit qu'il tire 
fon origine du iyiiaque. Voi le Dictionnaiic Ee.ellallique 
deFreicJean Bernard. Il y a des gens qui aliuicnt que lA- 
bc eft un ho. 11. ne qui vit del'aurcl, t n'en .approche puint. 
C£i gens lont des railleurs. Mr. Irnlfon , Auteur grave 8c 

A i 



A B E 

iiibile.'dit dan» fon traite des nincfices, que f^H eft le  
chefdcqudqu.' Abaie, Se celui qui polscdeb fctléme digni- 
té de l'Eglifc . 8c celle qui tA immédiatement au deflbuj de 11 
dignité d'Evéquc Les Latins le nomment ^hbM. Le Qei- 
ni a fait Icui panégitique. Se on le peut voirpag. )9. Les 
Abczfutcntd abord faits pat les Moines Se confiimcz pac 
1esEvcq:ies, eul'uitepar les Maires du Palais, Se depuis pac 
les i^ois. ce qui fubiîl^e toujours. f'«f Fra PatlêttrMirédts Béru~ 
fc'i,tht[i i.&chap.x ir XI ^On dit un Abé régulier, un Abé 
Teculicr, un Abé commcodataiie , un Abé éleéiif, un Abé 
ctofle Se m'iié, un bon, un génétcux, un fage, un favant.un 
pieu», un vertucux.un faint Abé. Ces dernières qualitez font 
alTcz rares: mais celles-ci font, par malheai, plus ordinaires. 
Abc féatant , mou , ignoiant , délicat , voluptueux , ga- 
lant , éveillé, gaillard, amoureux, &c. Il n'y a point de 
ieune-homme un peu bien fait. Se qui ait l'ait d'EclcIjalli- 
que qui, pat un aous infuppottable, ne Te fafl'e donner du 
ikonfieur l'Abé. On honore mcmc fotcment d'au fi beau 
nom le moindre petit gtimaut à manteau court, à petit colet, 
8e à petite peiruque. La Cour Se la Vile fourmillent d'A- , 
bez , maisles Al>ez de Coût font propres, leftes. Se les Rois ; 
des autres. ( On dit faite un Abé, bénit un Abé , les Aber '. 
font les palTc voLins delagalanteiie; Se il n'y aiieode plus J 
ilaniode qu'un Abé. 

C'cft un fur tout de bagatelles. 
Un lifludeihinlonsnouvellesi 
Un petit coquet tout plaifant, 
Qui Tçiit dj coin de l'ongle ouvrir fa tabatière, 
CarelTcf fonp tit colet, 
Toufncrfon caftor de manière 
Qu'il fafl'e loûjouisîe godet. 
fifi MH w^if dt fit iTi efpirance , c'eft a dire, que celui dont on 
parle n'a ni bénéfices ni Abaic, la France eft pleine d' Abez de 
fainteefpérance Paur un Mcinttn mluJJifM dt/AirtunAbc, 
t'eft ^ dire , que dans l'afaire dont il s'agit , on ne lailTera 
pas de paflcr, outre quoi qu'il y au qucicun qui y manque, 
ou qui s'y opofc. On l'attend commtlit Momej fjt.t l'^ùé ^c'cd 
i dire, qu'on ne l'atcnd point du tout. Car des que le diné 
ou lefoupc rft l'onné, Mrs les Moines fe mettent a table. Se 
n'atendent pas Mr leur Abé. 
Aie c ed a 1 RE, 4.^. Qui n'en eft cncoie qu'à l'a, b, c- (Un vieil- 
lard .bécédaire.J 
Abe I LLE , f f infefte qui vole , ic qni fait la cire Se le miel . 
( Un' petite abeille, une gtolTc abeille L'abeiIlc mérite d'c- 
tre a.lmirce. -4W iMc. On ttouvedes abeilles blanches vers 
le Pont E'jxin. Tevtnot , votagn, tfm. r. pa^. 5r. Les abeilles <îe 
l'Ab.flinie ont cela de paiticulier, qu'elles n'ont point d'e- 
guillon pour fe défendre; elles font leurs ruches lous tel- 
le, ou elles fe letirent pat on trou fort étroit. Ludtif, hijltirt 
d'Ettitfu , c 8. L'abeille bourdonne. ) 
A»Ei ,/^'» Noind homme, qui fignifie tien ou vanité. Se l'on 
donna ce nomà Abel, parce qu Une laiû'a point d'cnfans>dit 

la K.tau*,oriftnr du nomi^t. 2. 
Abequer. , AH<htr,v.a. Ttrmtd'tiftUiT. Le mot d'ufage rfta- 
^«fMC, l'autre eft vieux. C'eft nourrir un petit oifcau qui ne 
peuip^s encore manger tout feul. Se cela en lui mettant dans 
le becdelimangeailleavec un biton fait expies. (Abéquet 
un merle, abiqu.run peitoquet.) 
AlïssE, /Tf. ReligieufequipoIscJe une Ahaïe, Se qui eo ver- 
tu de fa difoiic, a pouvoir lui lesReligicufcs. Se (ur lesfecu- 
lieisqui fcrveiii d.ins ronCouvent,& qui defl'crvcai des cha- 
pelles qui en rtléverJt Vinftn.) 
Ajct t.,ib,llir,v. ». L'un Se l'autre s'écrit, mais onne pronon- 
ce point la lettre/. Se l'on fait feulement longue, la féconde 
fil ibe du mot tkinr. Il fignifie devenir btte, devenir plus foi, 
plus innocent que l'rnn'eloit. les F.fp.ignolsappellent cela 
«*«/îi.i.'iyir. C'cftunenfanc qui abctii tous les )Ouis. Il coin 
mcnce d'abcrir déplus en plus ) 
AHi'r,t» *l"/lir, V t. Ce mut cl) aulViartif i Se rncefcnsil veut 
dire •''• l'lf"ii , ''■iirt dttenir l<tii, fjirt diviair fn (rutntiini. 

( Le viaabetit lu geai, ) 

A B H. 

f A • wr>c >V <■ HAc. Mots Latins qni font devenus François.Se 
|ui ii^adiuii lu»^ ouliK Al lua mùia ,. * u>u Se i uavci», 



A B I 

(DifcOaiiK^^'^ *il'Sc,f2,etaih>t(r'>ihjC. > 
Ui git MonGeur de Clezac 
Qi£i baifoic 4^ ^ic ^ ,1^ hte. 
Minait, fcijîii. 
AiHOR (.>!(>«.<•' Ce mot vient du Latin tlihtrTiri,tt.U pronoace 
«i»rr». Il lignifie avoir en hoitcur , en avciCon, dcteftet. 
( Les Loir abhoiient le vice, Se en^brifteot la vertu. Taitm, 
pUidêiéf. Ceux qui abhorrent le mariage, ont le coeur plui 
dut que les auti.s. Les femmes abhoiteot les maris jaloux. 
Bacûn, ptlill^MH ir mtraili.) 

S'ainiTttr, v. ». Avoir de i'horreut defoi-mcme, avoir de l'a» 
vcrûon pour foi même. 

(Objet infortuné des vengeances célcfles 
je m'abhorre encor plus, que tu ne me dcteftet» 
fi^cine, thidrl,4. î. /c. i. ) 



A B J. A B L 

Ai',tcr,dtjrllt,adJ. MocquTvient du Latin <iij«^w, Se qui li- 
gnifie, vil, bas, mépiifable. On ne le fett d'ordinaiie d« 
mot d'altii'.t, qu'en l'accompagnant du mot ùm qui le pré- 
cède ,Se qui aide à le mieux faite palTer. ^ Néron n'avoit tiil 
de l'amour d'une fervante» que deslentimens bas Se ab- 
feCls- ^iUte.Tac. un. /.i;.c.i6. Le commencement des atH 
eft bas Se abicél:mais celui du parafite eft illuftrc,Se commen- 
ce par l'amitié, ^M. Luc. Ttm.i. Ptrafiit. La gloire qui s'»- 
quieit fur des ennemis vils Se abieéU, perd bientôt fonlu- 
Itie. Véuf. Sjiin. 1. s>. Volfei étoit d'une naiftancebafle Se abr 
jeéle. Maucrttx, Schifmt, /. i ) 
sAh'Oi't ,f.f. Ce mot fif,n,fie ttiiljimtnt , Se il fe ditdans tel 
matières de piété, f Jcfus Chiift a vécu daosladeroicceal^ 
jeclion. ) 
AbIue, <i'/Âu,/?m. L'un & l'autre s'écrit : maisl'ine fepro» 
nonce point, Se l'on fait feulement un peu longue la fécon- 
de iilaue du mot dùirtt. Il vient Jii Grec, Se en Latin on dit 
aijljfu4, en Iialien "itift. Si en Efpagnol tktfmt. C'eft une pro- 
fond ui qui n'a point de fond. /Un abime profond, un «. 
fioi.-ble abime, un horrible abiiiie. un abiineimmenfe. L'O- 
céan etiiit jaloux de voir fondei les abîmes. ~^il. Ttc. 11 y 
a.des abîmes profins dans ces eaux.) 
^l/i'itr,f. m Teime de Blft.cr. C'cll le milieu de l'Ecn, Se de 
toute pièce qui eft au milieu , l'on du qu'elle eft mile en a^ 
bime ( Il porte une fleur de Liica tbUne. Lm CtUmiitrt fan- 

c* neratijue ) 

' ^i)m<. Enfer. (Ilsonià combattre toutes les puiflances de 
l'abîme Pn/'n , j PhiJué. Apresavoir enfeigne aux autrM 
Icchemin du Ciel, ilciaint dciie piecpitc dans i'ablme. 
^lAHcrctK , Htmttir 1. ) 

* ^àimi. tond immenfc Se infini. ( La laifon humaine eft un •- 
bime ou 1 on|le perd, ^v/ Lut. l'ieeipilei du faite de la gloi- 
re dans l'abime du néant. ~^»/ Z.»r. j 

^limiT, aiifvtr.xi.m. LaUttic/!ne fe prononce point. Se l'on 
fait un peu longue la féconde lilabe d'it-iittr. Cc verbe cfi a- 
(\f, quand il lignilîe précipiter dans des abi:iiei, dansées 
goufies profons, faire ptiir. ( Ai<imei les coupables , las 
uns par des ircmblcmens deteire,S( les autres pat des délu- 
ges ^iA Luc. Il ne faut qu'un moment pont abiinct toutes 
vos richeflés. Mducfix S. c iinft'timt, htm. l.) 
^itimi'.v.n. Ce mot eft neutre quand il fignifie tomber dans 
un abime, périr, f Cette ViL ibimera un joui. CcftuDhBn- 
me qui va abîmer dans peu.) • 

* ^Pwntr, V. n. Périr. 
Je le veuxuoire, 

£t in'embaïquet delTus ta même mer. 
Où j'ai penir lant de fois abimet. 

Vtlt. 2 Hl^U. 

* ^Hmn,v.d. Faiic peut, luinei , peidie entiéicmeet. ( db 
ijchederal'iiner eutiercmeni. Il abîma dans ceiie ptofufc- 
on, louie l'.'pulcnt e de K«.me. ^*/. Céf. ) 

^dtimtr^ v.r. ji m'éifie» j< m^fmti dèimr ,t m'Miimsi. StptécL» 
puer, fil s'abîma dans les enfers , agièiaToiifispéda pir. 

^il. Lm*. Iim. j ) 

' S'diii»» Saietierdans quelque chofcde flcheux comme 
dans un abîme ( ^i tulav'is dam quels inau> mon coeut 
s'cfl abîme ^tOi.luuBClUVOliUiuU qu'il n'CÙt jamais aune. 



ABL 

• FMmif. S'apliquer profondement à quelque cliofel force 
de contemplation. ( S'abîmer dans la iixfditaiion. ) 

t/lbimi, abimie,ad. rtécipitc d.ins des abimes, p(:ti, ruiné, pcidu, 
'qui eft enlici^-ment en quelque chofc, ( Que tous les peu- 
ples qui ont oublié Dieu , foieni abimez Tfiaumcide Daiid. 
Ils piétendoient que tout ce grand travail fitoit bien tôt .ibj- 
mc.IVii.^.^in.;.4.) 

» C'cft un homme abimé. dji à dire, ijui a fitiu liui fin bien , ijnt 
tjl fAniriffturci. ( •Abîmé dans la douleur, ^rn.) 

/iïiuRER.i'.'iCemot »ient du Latin atjutsre.C'ed renoncer pu- 
bliquement fc dans les formes à quelque erreur. ( Abjurer 
une licrtfie.) 

• ^ùfurer , V. 1. Quittei , laiflet, abandonner tout à fait. 
( Les Poètes ont abjure la poëiic. Scarcn , Tomun CemitjHr. 
Elle a abjuic tout Icntimcnt de pudeur J< devenu. Pair», 

pUldolé 9, ) 

^ijuraiscn.f.f. Prononcez tli]uraciiin. Ce mot vient du Latin 
ab]itriiii , si fe dit en matière de Religion. C eft une aftion 
qui fe fait en public , 6c dans un lieu deftiné à cela , par la- 
quelle on protefte de renoncer à quelque erreur. (Abjura- 
tion folennelle, abjuration publique, abjuration fage, abjura- 
tion jtsdicieulc) abjuration bien faite. Faite abjuration de 
quelque erreur.) 

^liuraMn, f.f. C'eft aufli un afte par lequel on témoigne qu'u- 
ne petlonne a abjuré fon erreur dans le lieu qu'elle devoir, 
L'abjuration eft en forme quand elleeft fignécpar l'Eclcûa- 
ftiquc entre les mains de qui elle a été faite ) 

ABL. 

A»i ATir , f. m. Terme de Gmmmtire. Le Ciiéme cat de quel- 
que nom. ( Ablatif abfolu. ) 

A B LE,/;™, Foifl'on de rivière qui eft de la grandeur d'un doigt, 
& quelquefoisun peu davantage, quia le dos vetd, U le ven- 
tre blanc. ( Un petit able.) 

ABLurios ,f.f- Terme d'£j/iyê. Prononctr/iJ/xcion L'Ablution 
fe faiilotfqu'apiès la coinmunion le Prêtre lave fes doigts 
dans le Calice avec le vin, ou avec l'eau Se le vin. C'eft auffi le 
vin 8c l'eau quiontl'trviàlaver les doigts du Prêtre, f La pre- 
mière Ablution. Faite l'ablution. Prendre l'ablution.^ 

A B O. . 

ABOYE». , ^t'ier , v ». Ces mots au propre fe difent dei 
chiens , raaisiln'ya qu'<i*Di<r qui loit bien d'ufage, ihtitr 
n'eftque du peuple. L'un Ôc l'autre lignifie jif«r, en Italien 
iLiib.iwe. ( Aboier les pall'ans , on dit aullr aboiei aptèi les 
paAans. 

Pour aboier un liuguenot 
On m'a mis en ce piteux être. 
L'autre jour je mordis un Prêtre 
Et peifonne ne m'en dit mot. 
Voete anonimo, 
.^» ^ij>«r.-Medire, ciier après quelcun, reprendre, attaquer 
quelqu'un. (" Il y a de certaines gens qui aboient tout le 
monde. -^WXuc. 11 ne fait rien que crier ôc aboier rout le 
monde. ^U.Tac.z. llfaut avoir du mépris pour eux , & Icj 
laifler aboyer. Sc.t.fiocf) 
"t" ..4b«ter. Afpirer avidement après quelque chofe, l'atendre 
avec pallion. ( * II y a des gens autour de lui qui aboient 
après faiucceflion. ~Abt.Luc. ) 
I * „^^■el<r À U luiu,Pr<i. Faire des éfortsinutiles contre des gens 

qui font au deffus denos atteintes. 
Mioi, fm. Le cri naturel du cliien. ( Au premier aboi que fait le 
limiei.le loup fort de fon liteau. .Si/. Ouyr l'aboi d'un chien. 
^4/.Li.e.) 
, 'Jlb(iis,f.m. Moment où la béte expire. Etat, ou foiblefle de la bê- 
te quand elle expire ( Cheval qui lend les abois. V/ia^. c)_/.6. 
(.!}. Tenir les au ois. î.a/) 
^biii.Ct mot fe dit des perfonne5,& veut dire<<jMi», combat de 

la chaleur natureile avec la maladie. ( Etre aux abois. ) 
*^io i. Momenr où une chofe eft prête à périr.momentou l'on 
eftprêtàfucomber.( Mettre fes ennemis auxabois. Vcii.poef. 
Mtttre la pudeur aux abois. Btnferadt.oa y yoit tous les jours 
llinnoceute aux abois Dépr.Sat.i) 

^imnt^htimtnt ,j;v»,,L;iu».ât.i'»utis.5.'cwiri. maiioo z^o^ 



A ^ O j- 

■once »l,i'mân, tn «Icnp cont un peu la fccôede filthe. t,'alii. 
m<nf eftlecri n.-.tureidu cliien quand ilataquc , qu'il fe iiw 
fend, ou qu'il ciaint. i' Ab< i'nem aficux, facheux,étonD;nt( 
horrible, cpouvantrble, ennuicu..) 

Aboi iR , v.a. CalTer, anulci, mettre hors dufagc, éfacci Se 6tel 
entièrement. ( Abolir une coutume, des impots, une fuper- 
ftiiion , la mémoire Se le louve nit de quelque belle aélioa. 
^bUncûurt.) 

^i>liinn,ff. Motquî vient du Latin ^ioltiio, 8; qui fepronoil. 
ce «*o/;ii'i!n. C'eft une place que le Prince fait enpaidonnact 
un crime, voulant qu'il foit aboli, Se que la peine portée pat 
la Loi en foit entièrement remife. ( Accorder, obtenir , avoir 
des lettres d'abolition G eft en la grande Chancelerie où l'oi 
expédie les Icitrcsd'abolition.la peifonne qui les obtient.ft 
doit mettre en ciat.les Ictties que les Gcntils-liommes im- 
petrcnt, s'adieftènt aux Patlemcns^Sc celle des rotuticri lUS 
Juges fubalteines. 

^iichtiùn , f.f. c'eft l'ariéantifTcment de quelque impôt, aa 
d'autre paieilJe chofe. ( Demander 1 abolition de quelque 
gabelle. Obtenir l'abolirion de .;iuelquc impôt. acoidetl'a- 
bolition, refufer l'abolition d'une taxe. Vous voyez dans ce 
livre, tantôt l'abolition des vieilles Lcix , Se tintôr l'éra^ 
bliflcment des nouvelles. Saint Eviemcnt, T.j.ditHifinttoi 
Franfom.) 

Abomikablï, ad} Ce motfcmble venir du latin at^mmacdut , 
Scifignifie qu'on doit déieftcr , Si qui eft horrible ; ( Ub 
reproche abominable. Une aflion abominable. Pt>ftiU,l»int 
16. Un lieu abominable. Tous les animaux qui fe remuent & 
qui vivent dans les eaux , fans avoir eu des nageoires, ni 
d'écaillés vous feront abominables, ^.ici , Levitiijue,chap.ii. 
Balz.fi c réltttton a Met.andie l. parut ^ dit que lon ami PhiJar- 
que l'apellc éxécra'ole, déreftable , abominable , Se lui donne 
pourtpiictesquatteoucinqde ces vilaines limes. Keft-ce 
pas une choie abominable qu'il confcnte â cette opinion. 
l'afcitl, Ittue 34. On dit aulîî , c'eft une choie abominable qu« 
de faire Cela. ) 

^btminaiUmint^adv. D'une manière déteftable.d'unc fajonbot» 
rible.(' Vivre abominablement. j 

^bamination.ff. Prononcez liomiiweitn. Il vient du Latin aib 
minait: C'eft l'horreur qu'on a de quelque chofe que ce 
foit. ( Une vraie, un. jufte, unefainte aùtmniaiion. Etre en 
abomination à tous les peuples .^WaHcotirf,T.ic. Le Seigneur 
a en abomination les ian£;uinaires. Fori-T^ciol, Proverbe: dtSa- 
/oiron. Tour cequi vole Sjquimarche fut quatre piez vous 
fera en abomination Port Rmat, Lfi^ir/ywe,^. 11. Tous les Trom- 
peurs font en abomination au Seigneur. Fori.Reial, Proverbei, 
ihap. i. 

^bander,v.ii,CemotY]cntdaLaiinabundare. C'eft avoir abon- 
dance, avoir en quantité. Toutes fortes de délices abondent 
en ce lieu, ydi Ier:.s6, 

Paris eft lins comparaifon, 
Iln'eftplailii doniiln'abondc. 
Mti Poif 
* lUhnde en finftni, C'eft à dire , qu'il eft attaché avec OpiniJ- 

treté à fon fentiment. 
^'•endant, abondante, ii/<j. Ce mot vient du Latin abundai:!. C'eû 
à dire, qui a en quantité, en abondance, qui eft fertile. (L A- 
lemagne eft abondante en troupeaux, ^blatuturr, TacOh^iA 
Peife étoit alors pailible 8c abondante en toutes chofes.F^»» 

QM(;t,/.9.ir.Io,) 

t D'<ii<inrf.ii;r,foried'adveibe,qui fignific</«f?ii;,8cquin'eftpas 
en ufage paimi ceux qui pailcnt bien. 

^bondammmt.ad). Avec abondance, en qiuntitê, avec fertiUté. 
C Le Paiafitenesèmc,nineiiic'(lonne, Scirouvctout abon- 
damment. ^blamourtJ.ucT.z. Le Seigneur rend abondam- 
ment aux fuperbes ce qu'ils méritent, rori Hoial, Pfeaumt 
30. L'Angletetre, l'Alltmaone, laHolandc Se la France dOB- 
nent abondamment ce qu'il faut a ceux qui en cultivent I4 
terre. ) 

abondance, ff. Mot qui vient du Latin alundaniia. C'eft à dite, 
grand' quantité de quelque chofe ( Etre dans une heu- 
leufe abondance de toutes ehofes. Pa.ru .pieidoiet,. Us fc 
repoférenr dans une abondance de toutes chofes.^4W .fi" l.. 
On felafle dcsplaiCts, & l'abondance engcndte le dégoût. 
.Ahlan.Luc.SatMTvalei J .%.■ Tu épouferas, mon bon Monlieut, 
ua(.fcmaK gentille qui tei»i venit i'ibondance cher toi, 



6 ABO 

Utt.MtrUgtforcf.rcA. Viriljj ."^ Cliapeliil . ce font les Au- 
teurs de mon tcms , qui ont tro jvc U ii:e:irii; dins l'abon- 
dance ) , „ L 

D. rab,ndtnc< i»ccHrUb=i4cii,pari^. Sorte de Proverbe, 
t • ^-.tod,:», f.f. Tcimc ^•^.odi'r-t à- de Cct'S' V.n ou il y i 
' beaucoup d'MU que les gens dujColege & ceux d'Acade^ 
mie donnent a Icuri p.nlionnutcs. ( F*---, d, t:,b,ni*nc,, c ett 
fjltc de l'eau r.ti^ie.Sj mettre Qvec un peu degtosvmiou- 
Ce prelque ia 'iioiti.- d'eau. Donner de l'abondance aux 
penllonnùies. Tant qu'on boit de l'abondance , on ne le 
bii'eMslcfoie, 8cc!iarlta.le.nen;on doit croire que celt 
dansce-.tcvuequeMonfi.utCîiation & autres gens qui tien- 
nent penllon.tûiit boite de l'abondance a leurs penlioniui 
tes gtans & petis) 

Abosn ER, V. t. Traiter avec un fermier public de ce qn on doit 
donner à ciufc des cliofes q.i'on veur v.ndie duiant un 
tems.rurlcfquellesccteniv.er apouvoir delevcr un certain 
dioitpourlt:K.oi. S'accotJer de ce qu'on doit donner pour 
une certaine diofe (Abonner un vila^e a une ceitainc lomme 

daig ni.) ..,,,.. 

S-timntr v.a. T«to'. ij'.r» , ;< m'j*«n..<.i, |« i«/«" """".l' "> <«- 
i...n,r«i C'eft convenir avec un; peu', 'nne. de lui donner un 
c-rtain prix poui une choie qu'on aura pouvoir de vendre. 8c 
fur laquelle cette pctf^nnc a quelque dtou. ( 11 y a desCaba- 
icticri qu. s'abonnent avec le:, fetinieis ) 

^hnnrr..::t, f.m. Traite qu'on tJi. avcc un fermier public par 
lequel on convient de donner une ccitaine lomme daigcnt 
pourlaventedeceitaines cliol'es durantunieins. 

ABONNIR, V. a. c'e.l icndie meUlenr. ( Les caves tiaich.sabon- 

niflent le vin ) ,../-• 

^4.nMr, i,..,. cemotfeditaumd£scliof.s&des perfonnes.Sc 
iiri-nifieaeven'.rmeilUur. (Un'abonnita |:inai5 ) 

S'ahnnr, v.r ], ,n'.ih,n^'u.jc m'sHnm,,jc mtj^i- A, .nn', ,e m aiin- 
„.-^. C'cft devenir meilleur.; U s'abonnit de jour a autje. Le 
fruit s'abonnit de plus en plus. J 

^l..wr,v.a TamcAePo,,,'. haitcr.ch.ràdemi.Sciendreen 
éiatdcrebattcC Al'onnii le carreau.; , r . .- • 

Atot.oJ.m. cemoif; Jiidcspe.fonncsScd.schofesSt ligni- 
fie aprcch.. ( Un abord civil, un abo.d galand a/reaWe, hon- 
nête. Avoirl'abot.1 valant, cviici 1 aioiJ<lis mijnoiis. Pré- 
parez- vous a loùtemt avec fetiiictr 1 abord Je vuite pcre. 
1.1,1 Se../»-., «■ A V L'abo:d de mon pcrc me tau trembler. 
JUil.Scop::.'.!.':.;. ahJ que mal .i propos 

Son .iboid impoiiun vient tioubîct mon repos. 
Ctr' eiî t mt<>r(ttr,ii,j^ ,'t .a. 

^btrdj.m. Ce mot c- dit en parlant de lieu Se de place & veut 
dire^-'ivif (r notre abord d.iu!. lUe nous tûmes otaquei. 
^l,l.M.,^wol. Noire abord d.ios le pai; lui remarquable par 
les prif 'nnie.squv nousv limes Kir.dii, thridr. ) 

D'ai.rrf, « /-^. ln.-ontincnt,'aullitot , la picmicti: fois 8c avant 
toutes chof.s 1'rf.ni.Temint. ( ^taquet l'.nn> iiv d acotd. 
^.'.;.'i.?y. Accepterks pidens qu'un avoiticl.:lrid abord. 
^4/J^. j On lui demanda 4'^i»'-' icquil vouloit donnrt. 
^U.Iuc.T.i ) , , -n- 

^i.rd.fr/.-o Terme de M«'. Ce mot le difmt des VjiQcaui en- 
nfTis, c'vrt l-érro.h^O-l' <-'-"1 J * Vaiileaui: ennemis qui le 
joi-nrntJcs'acrichcut fit d« jr^P'»» ^ '''» ="'"■" P""' 
dilpiiter .1 qui 1.- bo:d dem u-e;i. ^V enit i laiocd.iscc ain- 
drclaboi.li.v.cv.ier l'abo dv^e. Notte tiute cl» de dihcile 
abordée .-vVei .1 l'ab.irdiic ) ■ ,r j 

^h-lo"'.! - Tcim . de SU '■ le m t d abordage le dilant des 
Vaini'aux d'un même paiti. liinilic le clioq des VaiKeaux que 
la ("i>. ce du vent taii di-river les uns ludcs autres, quand ils 
voi.idcrtoteou qu'iMoui dans un r.icme mouillage. (. La- 
botjj^c fait l'ouvcni peu les V.ilfeaux L'a oïdagecftquel- 
q^.#ou d«ni',«ieux, iM s'.l . Il poiri.>;e. il le faut éviter.^ 

jH,'iiT,vA. C< m.>i peut venir de rtlpagiiol ti"d^'. 8c (igni- 
fi,-ainverau borJ, »ruvei eiiuii licu,ou en un pJi», pietidre 
terre dans un pai», cntiei d.;)$ un .ndioit. J'.t.ri. , jj/.»rJ4i, 
j, 'in «*cri<, .'Uti,f.u. , U iicpui abor Jet a caulc que la live 
étoil elcarpe e ^:! IL«. Aboid i en des pav s inconnus, i .«ç. 
jJ»Mi./.f.4. Les piel'ensaboidoienicliei moi de toutes p»ii». 

^kl.LMt.I.l. ) . . ■• . 

y^^trdfr, V * Aproclier. ( Ils abordent le R.01 avec une inlolence. 
l-4i.».'fl«i». <. 14. VoKi la l'iinceilc.pienons iiotie teint pour 
f «W«^ «•/"' « . -<•"■"' ««x-o/f»»', ■»<'•'■/''"' 4 J'abotdâi 



AB 1 

Homère, !t lepriaidemcdire d'oùiléioir. ^i/«. Lmr.T.t, 
Hij}.uc itMe, T.z. Les efciaves abordant cette côte, le trou- 
vent libres. Coi; 7 + ) 

w/fijri»r, vo. Terin:dc ^Itr.C'efi tomber fur un VailTeau enne- 
mi. C La frcg lie qui nous avoit ^i.riit. , sjant veu notie leli- 
ftance. lit tous les eifoirs poui /^ l-Oordrr."^ 

A lOuCHE K,v.a. Faire parler une peilonneicteà tcte,ivecaDC 
autic. (On leiaabojcliez au Louvre ) 

S'a'J0uchtr,v.'. J» m'trbtuche^ je me [un attoHChé . y m'abêitctw. Pal- 
ier tcte àtcte avec quelqu'un, fil fouhaita de s'abouchci avec 
Til'jplieines. ^M. Kci.l. z c. 3. Us detnandctcnti s'aboucher 
avecics otage». I a»» C^n./j.c.i. ) 

* l'tiintliir. Cemot II dit en termes d'anatomie.îc il veu: dire, 

fercncontier, Si s'unir. (Les rameaux de la grande aiieic s'a- 
bouchent avec ceux de la veine cave. ) 
*^i>ouchem<rtt ^ f.m. Lniietien qu'on a tcte à tête avec quel- 
qu'un. ( L'abouclicment de. Lliarles-Qu^int avec François 
premier. ) 

* ^biuchtmtni. Ce mot fe dit en parlant d'anatomic, 8c veut di- 

te tcncontie8( union. ('L'abouchement des veines !< des ai- 

ICI es dans lamatiice.; 
i About, «■il'. Voi bout, lettre B. 

i ABOUTIR, v.n. Toucher d'un bout àunechofe, s'y alerrendre^. 
I ( Aboutir au rivage, .^i/. Le5 piincipales artères abouiilfent 
' .ila baie du coeur.; 
sAhuiiT. finir, fe terminer.(Alioutir en pointe y^uf. SlJ.-j.t.^.t 
+ .^inKiir. Tendre, fe terminer. ( Cela n'aboutit qu'a me faire 

de nouvelles faviurs- .^4/. /.«<■. T.3. * Les murmures aloicnt 

aboutit à une l'édition. l«ii^.S^<7 4 e.io.) 
^i'surir, V n. Ce mot le dit de> abcès, des doux , 8c des apoflu- 
^ m^s. C'en fupurer. ('Son abfces commence d'aboutit. On oe 

croit pas que Ion clou about:fie) 
, ,yilc«iijj.int. l'articipcqui veut dite, qui aboutit. 
1 Al'<iu-ijlAnt,fm. c'elHcbout par lequel une chofe tieat il une 

autte. ( Voiilcsienans,Cclcs abouilûàns ) 

A B R. 

Abraham,/""». Nomproprequiveutdirt.rrrf ./"Kn/rroiAm*.'. 
li.'ui/r.Lepicmiet 8c le plus fameus de tous ceux qui onteu ce 
beau nom , c cil le l'atiiaiciic Abraham. On le nomme 
le Pé" dti craint 8( il naquit 291 ans après le Déluge. Pki- 

Ion U ÏHlf, 

AtRLcER, V. a Inflru^ions. (Ce mot vient du Latin 4r^>vi<>r«. 
C'crt acoulcir , rendre plus court, faire plus court, faire 
plus fuccint, t-.fl'ecret ce qui tft difus, & étendu. ( Le fa- 
mcuxMonlieuiTeliiet a heuttul'ement abrégé l'hirtoiic d» 
Monlicur de Thou ,en donnant au Public les éloges des la- 
vans liomm>.s,dont parle cette chaimanichil)oire I a débau- 
che abrège les jouis. ^H. lue, La folie 8c la méchanceté 
abre<;cnt la vie de bien des gens. ) 

^lirt^é, ab'rgii^al] Acouici. tait plus coutt , tendu plus fuc- 
cint. f Diùouis abrégé. Vie ab.ejée. ) 

^irr^t, /^ m. Sommaire, racourci ( Un abtégc bien • fait, 
cuiieux, f]vant,un bel abiege.un ingénieux abicjc. Un abic- 
gr ma!-fait, un ennuieux abir^é L'Amous cil la plénitude, 
6c l'.^brégé de toute la Loi. ptri. Kt%*t. >Miiis*Tefium'.ir, 
P'ij'act.i.pa'rit. Voici l'abiejé de toute la ùgcile Se de la l'o- 
lie. -4^' /.Ne. Compolet un abrégé. Faite un abrège. Avint 
quede lire uncgiandehillouc, il cû bon auparavant d'en 
voir i'abiégè. 

^i".(é,/r»>. Abréviation. ( Les abrégex qui font dans tes 
bulles Se les lignaïuics de la Coui de Kome, lent mal-ai- 
fez a lire.il faut ap endieaconnoiiiclesabiegcc des Hulei. 
Dcchifier lesabrrgezdcs Uulle». 1 n.FilUnfT,i'fliuclimiftm 

Itllli' ifcK ] 

Zujth(j.<,jJ). Enpeudemots en peu de parole;, fans un toof 
circuit de paiole». ( Declaiet uncchofceh abi egé. -ïn '>tr. 
Raportet une chofe en abrégé. w4»/. Law. faite vou quelque 
choie en ahiegé. , <i/. /.nr.) 

^.44 <^»i«nr,/'»>.Motcoudajine par l'auteur des don *cs,néaa- 
moms il f:mble li commode qu'un penl.- qu'il a cie ludicieu- 
fcmcnl renouvelé. ( Ceux qui ont voulu iniioduitc lea 
tables ont ctetiompea pat rao.c^cmcnt des paroles. £■<•<«- 
tn> dm r mu t. ) 

^fccturid ,//,Cciiioi vient du Laiin «itroia.')*. Frononctx 

•/I#r<vi4<it>» 



/B R 

^hrivinnor.. C'tft le retranclieinint qui fe fait de quelqufS ' 
Icttiesd un mot- C'ell un trait qu'on iiut l'ur un mot, ou tout 
à la fin d'uu motpout taire voirqu'on en a retranch.- untou 
pliilieurb lentes. ( Abréviation aille, malail-e .dificile, abic- 
viation bien faite , mal faite. Faire une abréviation . Con- 
no'.trc les abic-. iaiions . aprcndte les abréviations , fX|iliquei 

. les abréviations, eniondte les abréviations. Spannotsiiio 'gen- 
tilhomme 5ienno,s ecuvoit fans aucune abriuation lui un 
morceau de velin grand coin.me l'ongle tout l'in^rifici^io de 
St. Jean. Cchmefntpiifcuta pAgcii ) 

tAI>rcx/taicm,{. m. Ce.ui q'.ii ratourcit, celui qui abrège quelque 
ouvrage ( C'eil un bon abiirviatcur. C'clt un judicieu.x abic- 
viatcur. Il faut avoir de l'efpiitpour être un excellent abré- 
viateur. ) 

ABRfcuvEB.,''ir«t/tr, V. «. ( Le petit peuple de- Paris dit abruver, 
mais les gens du beau monde prononcent & écrivent «i/'.-o.- 
iitr. C'elt mener a l'abieuvoir , fairi. boiie quelque animal. 
( Abriuverun heval. ^ll.irj. Abreuver une mule.abrcu- 
vetunîn^. Vicquefori dit qu'rla veu des feauïde Vermeil 
dore, dont on leleivoitpouf aotcnver des chevaux. Olarmi 

* abreuver. Tremper fc mouillei de telle forte que l'eau pénè- 

tre. ( Abreuver la terre. ) 
■f- * ^ireuvtr Inforinir & faire favoir. ( C'eft aflez qu'il le fâche, 
il ne manquera pas d'en abreuver toute la ville. ) 

* ^l/rciirer. Ferme d; vfrinyyèar, faire boiie. ( La première cou- 

che de vernis n'elV que pour abreuver le bois. 3 

* S'-'tiicuVir ,v.r. y me fiili ttbreu t ,e m'airexvai ,boire. * Si 

tôt que du Nctl-ir la troupe eft abreuvée. Dipreaux, Lutrin 
Ch.f.t.i. Souvenez-vous de ces iminoitelles foutcesoù vous 
vous êtes abreuvez des famtes eau.v de la fagefle. Pattu,pUi- 
doiè 4. ) 
abreuvoir , f. m. Lieu où l'on mène boire les chevaux, les mu- 
les 8c mulets Se plulicurs autres bétes.( Un petit abreuvoir,un 
grand abreuvoir , un cel abieuvoir , mener a l'abreuvoir. ) 
+ ' ^brruxair* miuchii. BleiTure fanglanre à la tête. ( Il lui a 
jette une coupe à la tcie & Im a fait un grand abreuvoir à 
mi ûchcs. ^^bl.Luç. ) 
^brcuv^tr. ferme de ra^cm , c> de taïUtur depierre. Ouverture 
qu'on laifTc enire les j jints des pierres de taille pour v couler 
du mortier. Ce mor d'<i<'-<»t'oi'- ledit en ce l'eus , m-iisii n'cft 
pasfi ulite que celui de^n.V.« .quieft lemot d'mage. 
AbMi/""'. Lieu ou I on fe met a couvert du mauvais tcms. 
( Un bon abri , un abri commode, un favorable , un heureux 
abri, un méchant ab-i, être a l'abri du venr, ce liew nousfer- 
viia d'abii contre le vent .chercher un abri , rencontrer un 
abri, trouver un favorable abri. Se mertre à l'abri, cet abri eft 
ties-commode , & il y faut demeurer jufqu'à ce que le mau- 
vais tem s fou pafle. ) 
^bri,f.m. Surere, couvert. ^ Leur amitié me fervirad'.-ibr: con- 
tre la nccellîie. ^bt. Luc.) 

Je Veux unecoifureen dépitdelamode, 
Sous qui toute ma tète ait un abn commode. 
Moi tioie det mjris. a. ï. fc. i. ) 
^ r^bri ^edii. A couveit de la pluie, du vent , en unmot, du 
msuvsistems. ("Se mettre à l'abri, demeurera l'abri , être 
à 1 abii. ) 
^ f^-ilri.ii-u. Ce mot au figuré figniSe à couvert dumalheur.en 
fuietécontre toutcequi peut arriver de fâcheux , à couvert 
de quelque chofe de nuilible. ( Se tnetireârabridelanccet 
file, .^-bi- Luc. T. > 

Je ne faiiiois trouver un favorable port 
Ou nid mettre/i/ air; des tempêtes du fort 

Tout (on métier 

Eft de courir le jour de quartier en quartier 
Etd'r.llerjrjiii d'une perruque blonde 
De les froides douceurs fatiguer tout le monde. 
Sii/ Sa!- 4. ; 
^Mrier,v.a. Terme de JjiiniKif. C'eftmetue à couvert du mau- 
vais tems. (Abiieronephnche.J 
* ^bner,v.j. Il fe dit auflî au fagure , raak ce n'eft qu'en riam. 
Il lignifie pi otcg.r, même à couvert , mettre ai abii de quel 
que cl. ofe de fâcheux Enfin, Icbon Dieu nous. 'iri«, courage,, 
voici ks convois de la Beaufl* St ds la Btie, ir.,Anuinr^(stf.i. 
gattu.f.sz. i 



A B s: 



9 



AsRicoT„Cw Fruif, qui l' tant ir:cur,eft faune avcc quclquepeit 

deiouged'un cote. 
^bricaiier , C'". Arbre afllz haur qni porte des fîeu'S bLicchrs, 

& qui relfemble au pécher , excepte qu'il a les feuilles aiguës, 

6; dentelées à i'entcur. Dnl. 
Abu a tiER , V. a. Ce mot vient du Latin itbregare & c'eft an terme 

Ue r'aiais. 11 ligniiie détruite , call'er,,-innuler. (Abréger uit 

cdit Le Ma-.r. f.:.is Ilabiogea rous les priviièges. P«rr«,;>;. rj. 

Abroger la puiU'ance du Va'^e.M^kc.fihifme d'^rfUrem. T. :.) 
y4tni^^:i)n ,f.f. Prononcez tiro^«is;... C'emori^nt duLarin 

abre^ain i-: c'eft un terme de falais. C'ell un :iie par lequel 

on catie & annule quelque chofc. ( On £1 plufieurs opofi- 

lii>ns al'abtogarionde la pragmatique. ) 
Abrotûhne./.;. Kcibe,ou plante fibicufc & odoriferaaie, 

quicraiiii le troid , & quiaimcune ter: ; maigre, & ftche- 

f Abiotonne niàle. A'^.e-tonne tem^Ue, Msrin ,Trjiit dit 

fieur,. ) 
Abrutir ,v.a. Faire devenir flupide,& rendie comme bcte. 

( La lolirude achève de leur joiutirreiprit. l'eu "'um.l.o, 

c.o.) "^ ■ • 

^biuiijfement ,f.m. ?iononztJ. ebruujjemm. C'eft une fiupjrfjtf 
grclîiére. Etar d'une ptrfonne abiutie. ( Un abruiificiucnt 
cpouvaurable, un a!)iutilfeaiem ttonn.nt 11 eft tombe dati» 
un turicUiabrutiifcmeni. C eft une choie étonnante devoir 
comment un homme peut être rcduii a un fi grand abiutiirc- 
ment. ^'HU, iJJmi Je maïaU. T,l. ih^ip. ^^.^ 

A E S. 

S'ABSENTER, T. r. Je mb'}nte,je me fwi ebfmti ,]> m'abfeotai. S'c. 
loigncrd'unlieu,oudunepeifonnc. (S'abfentei delà Cour 
^OLTic.) 
^bfeiiçe ,f.f. Ce mot vient du Latin c//t>i;i3. Eloignement d'un 
lieu, ou d'une perlonne (Une a. fence cruelle, longue 8c 
ennuieufe,fou abfence de la Cour a fait fon mal-heur.) souf- 
frir les maux de I abi'ence. R.u. 

Adoucir les maux de l'abfence. ^rgr. Eghgutî. 

Labftmt 
Efl un prétexte al'inconftance, 
Plurot qu'un lemcde a l'ainour. 
Quand 1 amour icliftc a f abfence, 
Il eli a l'épreuve de louc.LaSu^e rot/? 
• abfence. Egarement d tlprit qui vient faute d'aplication, ma- 

niére de diftraetic>nfenfible- 
r* Avoir des a'olences d'eiprit. ) 

MbfeHt,abfcnte,adj. Qui eft cloigné, qui n'cft pas présent. fMif- 
prilcr les dangers aolens. .^bi. Tac. Abfeiit de vos beaux v eux 
|e languis, ).-l'oupir;. iV.» J 
^bjeni ,f m. Qui n'tlî pas prcient , qui eft éloigné. 
(Jemepalle ailcm-.ntdesabfer.s. foi'./. 84. 
Las krrrts lor.i la Icule confolation dos ablcns 

Qu^ine Içait que tout ciian^e diiis l'Emoire amoureux. 
Et qui peut eue abfcnt. Se s'eftimet heure us J 

ABSiNTt,<ii!/rîi:-'..r. Ce motn'a peint de pUiriel 8-;s'écrirderune 
& de l'autre lorre. Il vient .iu L?.tii: ^.fi,,iii,m. Quelques- 
uns font ^-tbfii.ie inalcuj-.n en fr.-'nrois  mais la plupart le 
croicnr féminin. L'.,blii;ie eft u:ie herbe odo.-ifcr..nte, 
amère, Se toujours veite, qui eft chatde ,allringen:e , & cor- 
roboiative. (' Ablime Homaine , ablinte amère. Cueillir de 
l'abiinie. ) 

* ^ÙJinretf.f. Déplaifir, aigreur, aiiiert^nne. ( Il adoucit toutes 
nosablintcs. Ccnitille , noitiS fur les remarques dtVaygeUi 
T.z.p.961.) 

A-BiOLu,iifilui,ndj. Indépendant. Souverain. ( Roi abfolu,mo. 
narchie abfoluè ) 

^!ifulu,ubfi!i,ê,.i.lf. Impéiieux.qui tient du maître. (Parler d'un 
ton abfolu. ) 

^bjalii, abfùltteja-ii. Tttmtic Crammaire. Qui n'efl régi dc trcil.' 
( .xblatif ai-folu.) 

^f-lùment adv. Souver.-incnjent , indcpenderment , impé» 
lieulement. (^Ccmraaiiuei abioluiaei.t 11 p..rle biiO abfo- 
lu ment ) 

^biiilÛMe'i , edv Eniiereireat .tout i fait. ( Il eft impoffible 
que qu-lque choie fe ralif abloiùuiei.t dei.en.) 

■^bjoiitmeiit f»ii , Sans xellii^on. (, J'ai uoitv£ î propos ds 

I metue 



8 A B S 

ni«ffela chofc abfoU'iment. ^W. 
jtkfotutiin ,f.S'. Tc:me de C^/ai/. Sentence , Ou iugcment pwl;- 
qucl une pcrfonne ert dfdirce innocente d'un ciime dont 
ellectoit Jcufcc. ( Le parquet a conclu il'abfolution ) 
UtflfHticn. Terme i-E^hlt. Signe de ctocï avec quelques paro- 
les.parlcmoiendeqooi le Pictre remet lespechciàun pé- 
nitent. ("Donner lablolution. Ilaie^a l'abiolutiondc tous 
fes péchez. ) 
Absorber.», a. Engloutir, aliter. ( Les eaux abfoibent pierque 
toU!C lalumiriciuelles reçoivent du Soleil. R.»». Phi. Les 
pliifits de Hcnii huitième ablbibcrent tout. Maucrtix,SchiJ- 
me, l. I. ) 
^lifrlie ,»ipirliir,aJj. Ce mot vient du Latin «t/ir;"»". Perdu, 
ibimc. (Ils font abforbez dans le vin & ils cliancellcnt comme 
é:ant ivres. T»r« T^w/. Ifiie Chap.i%. ) 
Absoui» m, V. a. Cemoi vient du Latin a*/''''"'''*' eft en fran- 
çois un tcrbe irtegulier. C'eû déclarer innocent de quelque 
crime, ^«/""''"'eg't 'acufatit' de lapetronne ,&le geniuf 
de la chofc dont on afafout. J'.>*/5i»j , »n «(■/»»' ,'•'«''/''*'."'" 
atftli-tni, vaHi sLfilutX^ iliMfclvent J'aiyî/i/ou. J'^ji/lm J'it- 
[iliirili,*t/aiii,^uil»i/i!'jr,ijHtj'al'ftl-jt. J'<i/l»ir»il. J'a*/»/»/^ 
/rce :.impaifait , ed inuinc,^'/""'!'/"",^'- AtUbudte. 
^Ifilutt.t. Ce participe eft hors d'ufage. ^*l>p>ui,(, obligez 
les Juges d'abfoudte le» criminels qui ont un.- opinion pro- 
bable. Pitfi: ^t. «. Que peux tu dire quand je t'ablbudrois du 
ferment de liJeliic que tu as juré ? xtW. Luc. T. i. Dmlt^ucdi 
Vamitii. La Sorbonne dcclica Icpeuplede Patisai/im du fer- 
ment de fi Jclitc qu'il devoit au R.01 Henri 1 1 1. ('« Itj'urnM 
dt!i t;# dtce ^t.p. 128- ) 
,Abfiitdrt. Terme d'E^lifi. Donner l'abfolution. ( Abfoudie 
quelqu'un di l'excommunication. Cad. ( .^i/cnj, ji/ôxfc.aij. 
Qui e ft dédari: innocent de quelque crime : ( On l'a dccla- 
rc abfous d'une voiX- .^i/ Luc) 
^ùfim ,aifiutr ,adj Qui a reçu l'abfolution. ( Pénitent abfous, 

elle eft abfouie de fcs péchez. ) 
^ifiu» ,f.f. Ce mot fc dit de la cérémonie du Jeudi faint, où 
l'Evéquc donne lablolution au peuple , le mot d'oipuir fi- 
gnitie .s^/i'«riiii7. ( Donner l'ablouie au peuple. Kefuletl'ab- 
foute. ) 
S'a us tenir,»', r. Ce mot vient du Latin ai/!infr«. c'eftfecon- 
teniià l'égard de quelque chofe,s'empicher de quelque chofc. 
"le m'aljlltnt , e m'.ttjjltntUj fc m*atjilni^ )« me [un At'jienUj jf m'aù. 
Iltndrai^ahjlleui roi^au'lt i'aùjlifnneyr m^a^jltendrc:i, ]e m'alijlinjj'e^ 
ifuc t mt (sis atjltnu , v-c. (_ Us difoicnt qu'Augufte s'eioit ab- 
ft,-nu delà qu-.ii!^- deOiftaieur. ^(d.Ttc.) S'uijlmiriigitle 
nom qui le luit ïu génitif ,011 le veibe qui le luit àlinKniiif 
avecla paiticule i«. (Ilsfi-nicnt à chaque ptrckv qu'ils com- 
mettent un avcttifl'emcnt inieiicui dt ,en abfltnir, Vaft.Ut. 4. 
Ilsdoivent l'urfliuir di piiher,Ftifc. Ut.^. S'abftcnir du crime. 
S'aMienii du vin pendant la fiévie. ) 
^At:l>ir,ence ,f. f Vertu qui fett a nous modérer à l'égard du boire 
Se du manger. ( Faire, garder, rompie l'abftinence. X. Cir. ^ 
Abstraire, f, a. On prononce atjl'fi». C'eft un Tciine dcPAi- 
toftphiê Icqu.l vient du Larin abjirahirt. ymi^/tratt , tu abjirati, 
iUbjlrai: . lesauties petfonnes decetems fout hors d'ufage. 
L'unpiifait, ît leptctcrit fun.'le oefont pasniitcz. Maison 
dit i*«l d^.^'Jir. y^vou MhjIrMl , ]'t»iAl-fiTatl,f'*t>jîrdirtiy à l'im- 
pcraiif <i^'xi iles auttcspeifouncs dece tcmsfonihors d'u 
iage, le prélent du fubjonclifa'eft point rcfu. On peut dire 
f ti/)lrMrtii. Oane fe fcit point de l'autre imparfait .maison 
dti f ;«e j'rt«a*y?^-u;^cc mt'^rai'e.i,ifitAit. Ce verbe n'ell pas bien 
uliit au paiticipe ,<t/,'?'4j'.i>.r. C'cft par U- moyen de l'elpiit 
fepatei quelque choie de la maiiéie.ou d'un autre fu|et ( Ab. 
iiij.ie uiiecliulede la maticie. Btrit!r,PhiUtiiihie dnjtjjcndi.j 
Au lelle en la place des teins inulitei, on le feit de peiipbialc 
Se l'on dit iom; fdiftut A''llr>it.litHy îfc, 
^t;ii*it, mhflrAisr^ tdj . Ce mol vient du latin thllrtliui ,ii lignifie 
qui eft lepaté de quelque choie par I-; moieu de l'efprit. ( Ce 
lont des idées putes ^: abftiaiies de la maiieic. Kiibrrtbi dt U 
%rriii ,1. 6.f.4. ) 
^tftrtii, *><rjj/« , tdj. Q^'i eH dé nc'ié des cbofes fenfibles, mal 
•ifeapénencr, vague.f Difcouisabftnit P^yë. Trayr/i. Preuve 
lbAra>ie.9( .Mciaphifique. Ces idées font foti abftiaitesSc 
ne tombent point fous l'imacinaiion. t'l.<lti'iu>f>t,K^ti„tttn 
dtU vtnti.i 1. c'eft une Philoloplue abftiaitc&chiiDctiquc. 
Ttrt-fittM Li(iilut,. i>»'lit, I 



A BU 

1 Z^l/lmii , MlJÊrtitt ,ai]. Qai ne s'atache i rien , 00 luffi qoi eft 
contemplatif f Avoir 1 efpntabftiait.) 
^hjlr,ai>n,f.f. ?ioaoncez aijlrtuacn. Mot qui vient du Latin 
atft-^clij. C'eft une fépaution qui fe fan pat le moiendc 
l'efprit. ("faire abûtacliond. tout fens Ta/"e.'«i. i lapréfen- 
ce in-.ime de lidee vague de l'Etre en général , eft la caulc d« 
toutes les abftiaftions déréglées de l'elprii. MW»tr««i«, ^. 
eherchldtUverilVyl.yc.i.J ^ 

Abstrus .atfimfi.sd). Moiqui vient du Latin «*>ii/«i. C eft 
a diie , caché , maLufc à péneirei. ( Sens *ijlrm.^il. du. 
Tout ce qu'il dit Udeflus, me paioitfjrtibflius. Spf,r*cheT. 

i chti dt raiHijuni, dtjîtrrdutn 29 L» Phifiqae ell une ûence ab- 

ftiufe. l:^fitxitnf„rUPhtfi^ui.) 
/i»uRDi , «i;. Ce mot vient du Latin «i/if-^»'. llfijnifiefot.ii- 
I dicule, impertinent, un fat.Sc fe dit des chofes 8c des avions. 
' ('Unraifoniiemtntabfurde,undilcoursabfurde,unentretiea 
abfuidc ,une propolition abfurde, une opinionabfuîde. Le 
mot d'^bfurdi fe dit aufli des petfonnes. Le Seigneur Abc 
Waumenet eft fi liet & li vain qu'il en eft abfurde. y 
^bfi4rd$té , ff- Mot qui décend du Latin .«*/«»i«:<i& qui hsni- 
6e fotife, impertinence, extravagance ( Ceft une viaie ablur- 
diic. C'eft une abfuidité aunifeûc. C'eft une opinion pleine 
d'abfuiditci. v/i».'. i-x'- ) 

ABU. 

AiiiJ s 1 1, «. n. Ce mot vient du Latin <*»»<, c'eft en ufer mal , fe 
fervir mal de quelque avantage , ou de quelque pouvoit 
qu'on a. Le mot d'«*M/n- tegit l'Ablatif ( Alexandre tua Cli- 
tus qui avoir abufe de fa patience. t'a«. ^"•- '. i»- Abutei 
de fa charge, /. 10. Un Prince abufe de fon pouvoir quand i 
s'en fert pour oprimer les peuples. 5e»r«t,/. 1. 

Vous rendez lefcepue 8c peut-être le jour i 
Mais fi l'ofeabuferdecit excès d'amoui 
Je vous conjure ... , Comnllt Ptmpit a. fc. 5. 

^lufcr,v.n. Jo»ir d'une femme, en avoir les dernières fareoti 
( Eioit il lufle d'emprunter mon nom 8c ma leflemblanec 
pour abuferdemamaitreffe.^O.'. Lue. Quand un Confclleui 
a abufe de fa pénitente , fon bénéfice vaque, It PtUitut, mfiru. 
iiuin ,ih.lS.pdft%6. ) 

^bifcT, V. fi.Ce mot fe dit des jeunes gens.Sc Ci^uiEt les corrom- 
pre honteufement. ( On dit que Neion avoit abufe plulieurs 
foisde Britanniciis. ^bl.Tat.^inaln l.ij.c; ) 

^buptr, (/.<•. trtmpir. ( Comtnc l'on conduifoit au faplice Mon- 
gommeri,qui étoit Huguenot, le Prêtre qui t'afliftoit, étoit un 
Coidelier ,8<il lui dit, pour le faire changer, qu'on l'avoir 
abufé. Comment abufé , reprit Mongommeri. Si l'ai été 
abufî, c'eft pat c-.ux de votre Ordre, le prettULt qui m'a don- 
né la Bible en ftanfois ('a été un Cordelier. In. ititmipi 
ipufcuU, ) 

S'dbufcr^ V. f. J* m**buft,je mtAbufdi^ ê me fmti sbmfé.jt m^sbmfirM. 
Se tromper, donner dans l'erreur. ( Le dépit veut qu'on s'en- 
gage fous de nouvelles Loin, lots qu'on s'abufe au premier 

choix. Title dntntmc. ) 

^imi, f.m. Ce mot vient du Latin '^>i,'î». C'cft le mauvais ufage 
qu'on fait d une chofe [C'cft un grand abus, c'cft un abui 
conlidéiibU-, commettre un abus, foufiii ito abus, icfonnci , 
empêcher, coiiigei les abus. ] 

^Atm:,f.ia Tiri»c de P»1mi. Cefluneentreprife injufle d'une 
puin~aocc,ou d'une (uiidiélion lur les droits d'une autte. 
[ Abus clair , abus notoire. L'abus ne fautoit être couveil 
quand il a eic forme. f«vr»i 1 tiaité ùvanmcni de l'abus. 
On dit api lier comme d^tiut d'une fenience de quelque 
Juge. Convertit un apcl cocnme d'.u>iu in avel liinplc,f<iie 
droit au principal de 1 apcl .  ptononcet tut 'At,u4 , recevoir 
un apcl comme d'''"». Les moyens d'abus lont lois qu'il v a 
contravention aux Conciles, A: aux anciens Canons, qu'on 
aeniicptis coniie les libcrtez de l'LglifetJjllican.-, les in- 
térêts du Koyauine , le Concordat 5< fur quelque luiidiAioB» 
htxrct , l'siit U t'tbat. On inieiieiig lu apel comme d'abus 
lots qu'un Ofiiial a lugé contre l'iuteniion de l'otdonnancc 
de laCour . coDtic les faints deetets, Icslibenez dcl'iglile 
Gallicane , >!< que lei Juges ttJelialliques entteptenncnt lut 
la luridiclion Royale. On ioteiiette aulli un apel comme 
<i'abH> lois que les Jugea Koyauj «ot coticpu» Uu U iKndi- 



À C A 

âioa ïcléfiaftiqiie, & les piicilégej du Cierge de rrance. 
-ies 3i;cl3 comme rl'Aoïis :!:le;<.nt au Parlement, ù l2 gt jid 
Chiuibrc pour ie civil. &à la Tournclle peur le ciiaiinel, 
Lesa^elic i.nr.ic d'Abus ne cominencereni d'êtie en ufigo 
cju'en i^z^. mimai) et de du Tttlct. ) 
i^tlnijif, ibufive^j. Mot qui vient du Latin aiujîvui, & qui veut 
diie , pris impropicmcrt ( terme ibul.r", diit^on abuiive. J 
■Al/:'./:/, aliif/nr, ilj. Terme lit P.il.tu. Il lignifie, qui e(l iait 
faUi pouvoiiv&audclà de la jurididion c.Jin^ifc Je «atu- 
lelli; de celui ij^i seycdé les borne defapuillancc. [Juge- 
ment abulît , procédure abulive ,ent;cprirc abulive. Toutes 
les u!'.i/patioiis delà |uridi(flion Ecleliallique fur la tempo- 
relle, loiitabuiiVCS , Fcviet , traité de l'aim/. l. C. z. V i. 
Ati/ïvemcn:, adj. p:otoai:é aiuJîvemMn. Ce mot eft cn ufagc 
parmi les gens do G.ainiiiaire Se veut dire <»yr«^K»i«n>. ( Ce 
mot eft pris abufivcnient ) 
Ai*J!oeme>it,xdv. Terme de r.htii.C'eA a tort,mal,& fanscaufe. 
(lia é;é nulleraont & abullvament prononcé. Il a etemil» 
nullement, & abufivcinedt décrète Fe-^ret traité -de t'aliui l.l. 
Juger abuiivemtiit/pjt/.ii.'rt, Plaid lo. ) 
A»a':tK,9.n-Teirne de j'iefunde ^iiiHei. C'eftpofer une boule 
i tr»nte. ou qii rente pa, du q'idler, & jetter des qu'IleSaU 
près de la bou'e .pourvoir la quille qui en leraleplus près, 
& celui qiM jjusra 1: preuiier. (On abute pour l'avoir qui 
jouera le premier , celui dont la quille eil la plus-pres de la. 
boule juiie le premier. Ou abute avant que de joiict aux 
g«iUes. On X abute , & je lliis Icpieiuicî.J 

A C A. 



j*CAiiiT,/r"i. Ce.'no: fe dit de la qualité dcj viandes, parmi 
' les Rotifleurs de Taris. ("Pièce Je bon, ou de méctiantatabit.^ 
4c ASi-tR, •!/.<. ^batreài'orce de trop charger, abatre à foiCe 
de coups ( Il ne faut pas acabler lar.ature en la furcliargcant. 
At/. Lhc. Oh l'acabla de traits après qu'il fe fut lignaic dans 
le combat. J 
*Acti !er. Abatte à force de maux, d'afaircs, & d'embiras. ( La 
formnc aciicva de l'acabler par ce dernier coup. C^m. 
^in.l.l. Litrift' ircm'ac.Hblcaumilicii desplaiiîrs. Gon.tûe. 
Acablerrie vifites. Sca.Let. ) 
'* Acutler. Combler de fàvcnrs, de grâces. Faire force cl»ofes 
wObligeantesàuneperfor.ne. ( Acabler un homme de caref- 
fes Mai Mef. Ce fontdesbontei qui m'acablent. Wo'.Gfo. ) 
^cahliment , f.rn. Langueur, abaicmcnt caufc par qiiclqtie 
accident , furcroit d'afliû'on , multitude de chofes qui aiti- 
vent à unepeifonne. ( Je n'ai f as ces heures de chagrinée 
d'acablement,qui erapoiionnent julques .t l'ame. t o . !.^n. 
Ce luy fut un nouvel .icablement d'aprendre la mort de 
fon ami; acableincnt de vilires, d'afaite.s. ) 
A^rtWc/nf^r de poux. Terme de Médecine. iJcli^gleinent dcpOUX, 

lorfque !'acci;s commence, ou redouble. Dcf. 
ACACi.^, /r«. Arbre qui vient allez haut, qui porte une fieur 
jolie , quifeiu comme la fleur d'or.-.nge,;.^ qui levt aembelir 
lcsalc;S des jardins,&àfjiie des avenues fcdes boiquets. 
Ac!>">i. Suc epaillï , compofé de prunelles fauvages,( Acacia 

commun. ) 
AcflDtMiE,/;/. Mot qui vient du Grec. t'étoitproprem»nt un 
lieu public plante d'nrbrcs a Athenei,r,::i(i rn-Mnné dur. cer- 
tain Acrticwe.qui ledonDa. Poit- Royal .'atnn Crtijurt. Les 
Latins apellcnt cet endroit Ac.idemi.^ t< il /î^iuric parmi les 



A C X 9- 

I maïnes, le tcndî après midi tlhotelde Scguier:ma;sàpré- 
fent que le ?>oy eft le l'ioteileut de cette cipagnie. illuia 
j dSné une 'aie au vieux Louvre.cii lei Acadcuitiéns le trou- 
' vent 3 fois chaque Icmaine, la p.upattneiuanqueiit guère i 
I ee:3,aparemincntparcLqiicfa Majeftetii dut ibuei àcha- 
I iue Académicien piclciy.un bc-iu jeiond aigent; & ce qui 
eft de bon, les prckiis p ofi .ont d s jetons de» abléns, Cci e 
AcadtmieJe;.uis (en établir ment jufqu'à cette année iSja, 
n'a encore fan eu coips que les obferv3ti.;ns fur le Cid du 
celeore Co.nc.lle Maisoncipere que bientôt elle rccom- 
penfcra;e teins pci du pat un chef-d'œuvre, par cediclion- 
naire tan. vante. qu; fs;i laiiir ou deciiiier tous les autres. 
Académie f ru.- r<i,fe .Sale oii s ai,eiiibl.-iit la plupait des .'icade- 
micicnstou.slesfcmaiii-S.Iln'yad.i.sI'Acadcuiiefiançoi- 
f-queleporiiaitduRoy c?iuidu Ca;d.nal,& .cluideCrifti- 
n. veine de Su cde. Et mêmes ces peiutuies ne fontpoint 
belles, i: n'cmbci.'ifl'enrp.M beaucoup! Académie, l'e.rce- 
lent Monfieur l'elùToii » coinpofé l'hiftoire de 1 Académie 
Françoilcëc la vie de j>lui7euis Académiciens. 
Acadenti- royale de peiniKre ir dr .ilfiuie. Conpagn'e d'habiles 
Peini!.;s3cd'li-,biles5'.irlp-cii,iqu"le Koi établis à larisle 
zy. janvier is<t,: pour y c./^rcer avec honneiT la je^nti-ic 
& la feu l^îcure. Il leiira donne , ;£•) de s'alfemblcr S^ de fe 
perleitionner dans ces arts, un logement au i' .Jais Royal 
avecUï mile livres de tcn;e, quand ii leur en eût .laniieda- 
rantagc, il n'eut que bien fjit:cai ;l ai.ioit fait men i, le pro- 
verbe > jç<.rBA-co«M««n/)f/nfi-f. Cette Académie eft dequa- 
rcnte hommes, tant peintres que fculpreurs, qui tous les ans 
donnent îus étudi.iiis un pri.;, qui a pour lu;c-t quelque Oel- 
Ic a;l jn du Roy. Uyaentreces Académicien^ quatre Re- 
flears peipetu.'Is nommez pai fi Majcrté.uii D.ie-lcur, us 
Ch.-.iiceUer, un Secrctairc , un Tréfotier des .>.jO'a-b, douze 
Profe.'!éurs£cfixLoifeil'crs. Perfoune n'eft de l'Académie 
qu'il n; fuir reconnu capable, îc neiui aitprefenté un ou- 
vragedefculpture.oudepoinrii.e de fa faron. Enfuitede- 
Tant [''jecier qui préfide, il jure de garder les'ftat us , 6c eft in- 
terrogé fur la conduite quil a tenue dans fon ouvrage. Les 
Académiciens de peinture & de fcnlptui e ont dioit d"e com- 
mittimus. Se font evcms de guet, de garde, de tutclc, de tail- 
ic,ie de letties de maitrife. 
Aeadrmie roynie de peinture &: de fculpmre fignifîe audî le liett 
ous'afiTemblentles peinrres Seleslculpteurs poui fe rendre 
plus habiles d.;ns leur art; l'Académie de peinture & de fcul- 
pturccîl ouverte tous les jours de la femaine, excepté les 
Dimanches ïe les fêtes. Les leune-s gens qui tielieut à fe 
rendre habiles peintres ou habiles feulpteurs. y entrent poux 
dell'nei a heure, 6c piofiter des leçons que l'on y (ait furies 
modèlus. Vayczlcsreglemeus de cette Académie imprimes 
par Petit. 
Académie, rf. ^Jfemolée de gens dolettrcs qui fe trouvent règle- 
ment toutes les femaines en un ccrt.riu endroit pour y pailer 
des belles lettr. -s [ Confultcr l'Académie. Recevoir un bel 
efpritdanslAca.irmie. L'.'.cadcmiedeia Crufea eft (j;ncu. 
fe, 1 Académie françoife cftrenomme'e aufti^& d:ins quel, 
ques années , elle régalera les honnêtes gens de fon Diction- 
naire que le public aiend, comme Icsjuiis, le Meliîe. A l'e- 
xcHipiedcl'Acadcmic de Pans .desperfonnes de lettres & 
de mérite ont établi quelques Arrtdctnies en France. Il yen 
a une à Arles , i Ville franche , à Nilnrcs, à Soifibns, à ISlois, 
il An:;eis,&3C.'en.] 



.ïrançois.un lieu oii s'af!cmb!eut des perfonnes qui font pro- i Acndcmu f.{. Lieu où l'a jeane Noblcûejprend à montera che- 
i--ii._._ J ,_.-_ 1 ,:l j... / .... J. I val, àfairedes aimes Je touslesexercicesqucdoirfavoirun 

Gentilhomme [ Entrer â i'Academie, demeuier al' acadé- 
mie, être penfionnaire à 1' .-Vcademie , c'eft faire pénitence 3c 
aprendre ane pas valoir grand choie- ] 
c.idimie.ff. C'eft une maifonoii l'on doniieà jotierausdez, 
ajixcattes, 8c autres Jeux oiijauent d'iionaétcs ;;. us. [Tenir 
Académie, liamer les acjde.Tiies. F ri qi''^n!er les acaJ-tnies 
peidiefo.ibienàl'acadeinc, feriiinerr.ux acadcnixs ] 
Académie de danp, T-f- Allélublee dc itéic des pius hr-bl'cj 
mnitres à danfer en un lieu pariîcul.-?r de Paris pour s'y exer- 
cer dans la dan fe, 1-1 coinger ,êe la polir. Les M.uires à dan- 
fer de cette Académie ont droit de C'Mumittimuj.foiu cxems 
de Taille, de guet, de ga-de, de tutelle Se de ti'utelcicre de 
Maitrife. Tel fut Icplaiiitdu Roy, qui l'an .'S6r.é::blir isne 
Académie Royale de d ajife. Yoyc» les lettres de cet OtubliP- 

B l'coicui 



feflion de qjelcun des arts libéraux, comme deMui^que, de 
Peinture, de Sculpture Se d'Architeilure. Il y a dans Paris 
nn -AcadcHiie de peinture , de fculptute fe d'.rchitetlure, 
-OÙ fon tîo.ive d'iiûbiles gens. 

Ar"dc:>ii',ff. r.,tdreii où b'afiéinblent des perfonnrs de lettres 
de quelqueartiUuftre.pcuryparIcrdes beiiesletttc3,ou de 
leur art. [Ailcrà/'nctfrffOTM.] 

Acadixiefrar.çeifr, Afl'eniblée de quarente perfonnes de lettres, 
établie par Edit du Roi en l'annc'c ifisj. pour polir la langue, 
faire un di..1ionnaiie, une grammaire , une retorique. Se une 
poétique. Cette compagnie aj. oScicrs , un Direfteur,un 
Chancelier, un Secrétaire. Se outre cela un Libraire. Le Di- 
leôcar. S: le Chancelier fe changent dedeux mois en deux 
mois : mais le Secrétaire eft perpétuel 5c le Libraire aulTî. 
A|i commenceinent, 1 Acidemie s'aûémbloit toutes les le- 



10 



A C A 



CetntM. 



Acj<fcnr«</« D.wfe.Cf- C'tft le lieu ouieti?. m»îtreslDi«fer 
fc trouvint pour le« exercices qui regardent leur profedîon 
Ils sT .ifleinblent une fois le mois Se deux d: ces_ AcaJernif- 
tes,' tour à tout fe trouvent tous lestainedis Jl'Academx, 
afin de monitet les anciennes Se Us nouvelles Danfes à ceux 
aw veultn: lesapreniltc, !<. les cnfeigner. Tout MJttea 
Uanfcrpeutarpitet i être reçu Academifte àlaplutiMiedes 
voix des ijanci.n' -ptés avoir danfe en leur p.-cfrnce. Le 
nouveau Acideniftcit.iit (ils de maitre.paye a la rccepticn 
cent cinquante livres, & s il ne l'eft pas.tiois cens. Enfuiteil 
jurr de gaidcr les llatus de l'Académie. V. Ccslciueidc Tc- 
tablifieincntdel'AcjdemieKoyalcdelaDanfe. 

AetdimciinJ m. Ce mot vient du Latin Acadtmi.ut. C'eft celui 
qui eft d'une Académie de perfonnes qui font prcl'eflion de 
quelque bel art .comuiede fcu'.pture .deptmtute, d'archi- 
teiluic,ouquieltd'une Académie de gens de lettres [ Aca- 
démicien honoraire, Académicien habile, fameux . tclijbre, 
illuftre, renommé, être Acade.iiicien. On doit honorer de 
eettcqualité,lesMcnîeursde l'Acadcmhe Françoife. Oncft 
reçu Académicien François pat BaJotes,&il faut être v.nt 
pour en recevoir un L'afpirant pour être admis, rend vifilc à 
tous les Académiciens , & les fuplic de lui être favoiables à 
h première afTeinblée, oii l'on parlera de fa réception. Si ces 
Mefllcurs lui donnent leur agrceraent par leurs Balotes, on 
le fait avertit de la ftace qu'on lui a fiite , & on lui marque 
le jour qu'il doit être reçu, ce qui fc fait publiquement. Au 
jour dcligné , il fc trouve a l'Acsdeme , où les Académi- 
ciens font autour de leur bureau; Le nouveau reçu a l'un 
«les bouts, v'i leDL'eileur de l'Acaderaie à l'autre. Le nou- 
veau reçu leur faitfon rcmerciment & le Direfteur luirc- 
jond. tafuite l' Acadeitricien.qui a compofc quelque choie, 
le lit, s'il veut, aux autres qui lui aplaudin'cni Je bâtent des 
«laiiis Tûi'.t Acidemicien François eft e.xcmt de {uet, de gar- 
4e , de tutelle, de curatelle , & a droit de commiitimus. Ces 
Weflieuts ont eu fc ont encore leurs ennemis , l'AbédeSt. 
r.crmain les a railler : mais c'cll peu de chofe. St. Evrcmont a 
eompole contre eux une Comédie oùilya de piaiians en- 
«troiis.Furciierc.qui ctoit Academtcien.en a fait de Ijnglantes 
jailleries: trai.smal à propos. Il les avoit volez S: ils l'a- 
voient ciialTc de leiu corps. Le firint Se agréable M. niieur 
Wcnaje lésa joiiez avec efjjrit dans fa requête desDiftion- 
naires ficelle mérite d'être lue. On donne «uni le nomd'A- 
tademicien à celui qui eft de l' Académie Royale de peinture 
*; de fcu'pture. Comme les honnêtes gens de ceite com- 
pagnie ont pluficius belle» connoiU'antes , ils mctitciit, 
ace qu'on croît , autant le nom d'Académicien que ceux de 
l'Académie Françoifc. C'cft dans cette penlee que les léglc- 
oiers de l'Académie de peinture 8c delailptuic dcnncnt à 
llcfncurs les Peintres Se à Meflieutsles Sculptcuts, qui la 
«ompofemje titié iCAcaJtmiiien l< non pas <:~uid'Ac*dtmiJli. 
oyc>. cc»téglemcns page 27.1. reglemvnt. 
lAttdeTticKint.f.f. Mot nouveau fait an fujet deMadimeDcs- 
Honlietcs. Ufignifie laperlbnncdu beau Sexe qu'on a re- 
^uc dans une Académie de gens de Icitres. L'Ac.idcmie 
j-oyale d'Arles a envoyéà laSpiiir'jclIc Madame Dctflou- 
lieres ,des lettres d'Actdemicirnnei Scelle cil 1» première 
•qui ait reçu des femmes Cette celcbie Comp.ignie oft auîlî 
«tes fBlantcStnerauroititresficz Iodée li'uncfi jiK-^iieuTe 
eo;Uulic en f.iveur du beau Sexe Voi ce qu en dit le l.inicux 
Monlicai 4c Vifc,Mercutc galant du mois de Mai de l'aïuiee 

■fiititmi^Hi, tdj. C'efl ce qui regarde une Académie de gens de 
lettres. [ Ccft un ouvTai;e Ac»dcmique .i quoi l'on ne fau- 
joituop penfe.. i aire des «onfcrcnccsAcaticmiqucs lui d'a- 
gréables matines ] 

^itÂtmifii, [ m. C'eft celui qui eft d'une Acideiuie oii l'on 
jnaute a chcv<1, ot l'no daiifc,oii I Vn fnit des aimes, Se d'nu- 
lictfaonnctcicxeiciec>4i^es>l'iMi C-cntill'.omme [ C'cil le 
|ilu>dili(rur dciout 1er AcadcmiDcSi qui fait le mieux Ion 
«itvoir. C'cft l'Aca^cmillc qui piye le mieux. C'eft l'Ac.v 
dcmiftt le mieux fait , Oc le plui fage. On npelle tufti Aca- 
<lcmifte celui qui eft de l'Académie Royale dcdanle. Les 
Re^leiiicnideeeitc Acadeoiie lui donnent cenom.Chaquc 
A>.adtniifte,difent ilt.auii droit deronimictimiu ,Sc Icia 
«timcdciatllc, detutclc,4e(ti4e,<lclc(iies de Mtiuil'e. 



A C A 

Mats ce que eei réglemens ne Jifcnt point, & qui rtat- 
mieurquetoutle refte, chaque Academifte lors qu'd eft ua 
peu habile, a tôt ou tard cinq ou lix mille liv-es de rente 
tandii que le pauvre Amc!oi la Honll'iyc ne gagne que 
des poux à faite traduflion fu' tiaduéiion Olîede: Peu 
réuftufaut-ilcircdeccsbicn-beuicuz Acadeœiftet. 

ttiim 
ExUr»l, vtnifi dam Cirhdredui ttir. 
S'ACACM A IL D F. R. ,'î'.r. Jcm*ac<t^na'de,jem*j:-tfnn^dAj,jtm*/!^ 
MCJ^tardé , je m'afM^rtardrrai. S'acajnA'der (îgnt£c avoir ua. 
atichemcn: qui ait quelque chofe de bas, c<c de hoatciu j iL 
cela pour uu fujet qu: fouver.t ne le même f oiat. 
1 1 /'«.ijfwuri/f au Cabaret 
Entre le blanc 8c le Clairet 

M»tnMrd ^t Upe'if. 

le m'idfxérdt dans Paris 
f aimi les Amours Se les Fut. 
B«r< HthtTt Eoiirt!. 

AcsTB rf. Plante qui lies feuille» fort larges. îc qui fleurit" 
en Juillet. 

^c*nft,Tirmt t^filiitiQun. Ornement qui a la figure de IV 
cante qu'on met dans les chapiteaux des colonocf, Se dont 
on embellit la plumai: des membres d'ArchitCw'ture. [Cha- 
piteau taillé a feuilles d'acante ] 

f ACARIATRE,*';. Famafque, boutru , bizarre. [Srshéritien 
font gens acatiHtres , Se qui n'aiment point la Foëfie. Sr4. 
On dit que les ^cj^jimi doivent faire une neuvaine à i. 
Acaite. Le Vayêr, htitamtr9n,6.jtHrnte. 

AcATiQUE, AcyiATiQUE, di/y. L'un & l'autrc fc dit , mais le pre- 
mier eft plus doux 8c plus en ufage. Qui eft dans les caox, 
[Lieu acaiique. Les oifeaux acatiques ont les jambes coiu- 
tes. Scies piei larges. Bil. dinifntux, /j. n. 

A CAUSE DE. Prépolition qui régit le Geaitif. [Caflandre eft 
pauvre » cnuft di fon maudit panchant pour les lettres 1 

^ cMiifi ijMt. Conjonction qui demande l'Indicatif ic qui Û-* 
gniiic.fxrf'fK». (On éciivit cette lettre en gros car.icTere»i 
Antigonus 4 ctuft ^itU étoit borgne, 8e ua aveugle, d.t U< 
J IDOtdlolc ^ol. ^pcpUrf^inti dti ^nciuu  

A C C. 

ACCASTIltAGB,/?»». Termedt Mtr. C'eft le chitean deï'aTiBt, 
' 8e le château de l'arriére du V.iifl"cïU. (Faire quelque cha»- 
I gcmcnt aux accaftillages} 

^icAJtitlé , acctftillit. tdj. Tttmr di mtr. C'eft ^ dire ■ qn. cA 
acompagné d'un Château d'av.iiTt , A: d un Clùteau d'ai- 
tiérc (Le Vaiftc-iu eft foit bien accaftiile.) 

AcctitRATiot* //. -Mot qui vient du Latin, Se qui fe prononce 
tiiti râchn , fe qui n'eft pas encore bien rétabli. 11 fi^nific 
augmentation Se accroi/l'emcnt de riielVe dans le mouve- 
ment des corps, Se ncfe dit que dans des matières de l'hiiU 
que (Caillée eft le premier qui ait trouve la piofoiuon de 
l'accélératioa du mouvement. ' <> /•< nfltKuni fu U tnifmmi.J 
On dit auûl mtHViTmnt atitltrt. 

AcchsruER, v.a. Marquer une ClJbe d'un accent 

^ettr.t,f.m. Certaine inflexion de voix. CAvoir bon, ouml». 
rais accent.) 

^f<«f:f, cri. ("Po'jflèf de funèbres accens An.Lmcttm.i.) 

Acrtnt. TtrwiÊ dt Grémtfiri Petite note introduite pour fe- 
^.lerla prononciation du dtfcourt. (Accent aigu, grave , on 
ciiconflcxe.) 

AcclfTANT, fn, TttTiu dtfrttifjHt. C'cft Celui qui rc;oit. [tui 
tel eft l'accept.-.nt ] 

Accifit»tt,f.f. Ti'mt dtf'Mi-jut. C'eft celle qui reçoit 8c qui 
agtee. (Elle eft racccptantc ; 

AtetftJ'un , f f. Mo; ulité dans la pratique, il vien: du Latin 
att'fttiu , 8c fe p.'ononce ttir.'tmcifn. C'eft l'aclt ("e celui 
qui .v^rée , Se reçoit quelque cl.o!'c [L'acccpt.t.on eft a»- 
celV.iirc peut la v-bdué d'ucc Jouitian] 

AtrtftéHm:, If. Ce mot le dit aufli dan< I?- .ijfVoiir» «nliaaim 
fe qui ne font point de puriqnc. C > iqui 

ocicpte > qui reçoit fc qui tenioiji . 1 eft 

a^^reable ( L'^ttfrrticitn du duel cv-ii- 1.^ u.^:; . i.kif niiOB 
cxprcllè de le batie. PaCs Inr.y. Noi » ne pou. oii> cxercci 
la louniiflion que nous devons a la Tolooté de Tieu que 
par une acceptation (cjiculc d« (ouf Ui •idrcs , 8c de 

tOMW 



A C C 

(6«t«» fes voîontsz. Ni«/*, epù. r.j. 
4' On ditiufli tidtftiiU. adj. Et il fignîfic ec que l'on -pîUt 
iccfpter , ^: qu'on ne doit pas raifonnableinent refufcr. 
(Ces cffrcs Ibnt acceptables.,^ 
Aiseftcr, V.4. C« mot Tient du L«tin Acceptdrr. C'eft recevoir 
oe iju'on offre Se l'avoir pour agtîabic. ("Accepter le com- 
bat. Pifi. l". is- Accepter l'alliance de quelque perfonne. 
Akl.TAc. C'eft un homme que je n'époufe point par amour. 
Sa feule richefle me fiit icloudrcà l'accepter. Uni. Mmi»- 
Itftrci, fi- 7. 

Elle venoit. Seigneur, fuïant TÔtre courroui , 
A la face des Dieux l'accepter pour Epoux. 
'^cine PhUrt. d !.fc.6.] 
Ktfl>i'r, c. 4. Ce mot feiabieauflî venir it l'Italien tccittari, 
11 lignifie agréer une chofe, 5c la recevoir. Il a fort cinlt-_ 
ment accepte le prêtent qu'on lui a fait.) 
Ki'<f"»r. C-m. ce mot vient du Latin <if«/i/«r, ficCgnifie celui 

qui accepte une cliole , &: quiTagrc-e. 
Ai'tpt'ir crt un mot de peu d'ufage , 8c qui n'entre que 
dans le dlVouisCmpleSi familier. (Mr. palfc pour l'accep- 
teur. Il ainie mieux être l'accepteur que le donneur.) 
Accès, y? w. .bord, entrée dans un lieu, ou auprès d'une per- 
fonne. [ Avoif accès dans la miifon de quelqu'un. Ce mau- 
dit jaloux me fermera tout accès auprès de ma belle. t-Ut. 
u«£c.-i. Retour de fie vre , nouvelle irritation de la maladie, qui 
après quelque leiàche, redouble fa force. [ Avoir un accès 
de ficvre fort- violent. ] 
^ciefliklt, adj. Ce mot fe dit des chofcs Je des peifonnes ; ?J 
i^n'iûe :jue l'o'i f:utitprorhrr. [ C'eft un lieu acccûîble. C (.tl 
nne roche qui n'cft point acceflîble. Ccft un homiv.e qui 
n'eit pas acceflîble. C eii une perfonne accelîiblc a toutes 
lesheuresdu jour. ] 
.^cicjh«n,f. f. Mot qui vient du Latin drerfi». C'eft la jonftion 
d'une c'iofe à une autre. [ S'approprier une choie par droit 
d'accellîon. Citirtiu^ droit Ut !a gufrn^di Grcfius.^ 
- ^crtjime ,f.tn. C'eft ce qui eft hors de la chofe principale , & 
qui lui arrive comme par l'urcroit. (Je contradc une dette, 
je donne caution , & cette caution eft comme un mctjftne à 
mon obligation. C'ortrfiw, de jurt heilt ù" p.xcis. L'accefloiie luit 
le principal; parceque l'acceflbite eft une dépendance du 
principaL ) 
Acc'Jfei!e,adj, ce qu'on ajoute ,& qui arrive comme parfur- 
croit à la chofe principale. ( Cela eft acceflbite. La chofe 
n'cft qu'accefioite. ) 
Accident, f. m. Malheur , ce qui peut arriver de f.cheux. ( Il 
n'y a point d'accidenslj mallieurcux, dont les habiles gens 
ne tirent quelque avantage. M. dt la T^chefoucaui. ) 
,A<"lir.t. Ti' ryit dt Médtctnt ,\m\iome. Ce qui arrive de dan- 
gereux à un malade durant le coins de la maladie. ( Le re- 
mède le travailla de telle foite que les accidens qui s'enlui- 
virent foitifiéient 1 acufation. i'au.^lmn. ) 
■Jiccid'tii- Terme dt Fhilafojihir, propriété accidentelle d'un fujet, 
ce que l'on conçoit être indiferent à un fujet . ou qui lui 
convient en telle forte qu'il pourioit bien ne lui pas conve- 
nir, fons qu'il celTàt d'être ce qu'il eft. ( La noirceur dans un 
triangle eft un a. cidcnt. ) 
Par accident. Fat malheur. ( Chofe ariivée par accident. ) 
ftracciitnt. Ttrnui dont on ft fin en PhiUfijihic. Ils veulent dite 

^ftr hi>z.iMd. ( Celaeft vrai par accident. ^ 
Accidentel, jccidintille ,adj. Qui arrive par accident. ( Le mou- 
vement & le repos font accidentels a la matière. ConvuUion 
naturelle, ou accidentelle. Lu 0i4m. ) 
AcfidinttUemint ndv. Par accident, par hazard, ^Ii chofe eft 
arrivée .iccidentellement , cela s'efi fait accidentellement. ) 
Ce mot accident elUment^ n'cft pas 11 Cn ufagejque/irtr accident, 
IL y a des mots qu'on écrit quelquefois par ace. que voys 
trouverez dans la fuite écrits pat an feulf, comme ac/rfwafi»».. 
etctmmtdir, &c> 

ACE. 

f-Ac! ÎAHEpEx CEPA!S.MT. Façons dc parler qui ne fe peu- 
vent plus foufrir que dans la pratiqua Vaug.rem„.( En ce 
faifant vous obligerez votre ami ; Ce fetoit parler plus- 
poUment que de diie,fivou« faites cela,vott5 obligeiei vô- 
UC uni. ) 



ACE 1» 

A M?4 />«<. c'eft i dire, îlnes'en fautquc cela, ilB'yaqtie celai 
dire, ( àccùprèsil araifon.àccnt écut piès.nous fommcï 
tl'acord. Vau-rctt ) 
- peu prit ,fîçon de parler quiCgnifie, il y a pen à dire. ( Je 
vous airaportéà peu près la fubftance de fa harangue, l'ait , 
rem. ) 

A telle fin dt. Conjonftion hors d'ufage , 8c qui régit l'infinitif. 
En faplace ondit .r/n lit j/io»r, avec l'infinitif , ou 'fin ijur 
avec le l'ub)onc'tif ( Vn honnête hotnme travaille, « cilUfin 
d'aqucrir de la gloire On Jiroir au)ourdhui, un hoanéte 
homme ne trarsille que pour aquerir de la gloire , ou qu'a- 
fin d'avoir de la gloire. Il travaille afin que l'es enfans ayenr 
du bien. ) 

A " fK'. Sotte de Conjonélion hors d'ufage Se en fa place on 
dit, foxr ou '»/?"''« avec l'infinitif .ou .•/i ^«c avec le fubjon- 
élif. (Il faut puer Dieu de tous cotez, ««^K'i/luiplaifed'a- 
paifer fa colère, on doit dire, il faut pi iet Dieu de tous cotez; 
afin ijit'il lui plaife d'apaifer fa colère, l'aa. 7(im. On dira auf- 
C. 11 faut prier Dieu de tous cotez poiu l'obliger d'apaifer 
fa colère ) 

Ac£RBK, 11. a. Terme de coutelier 8c de taillandier^ c'eft mettre 
de l'acier avec du fer parle moyen du feu 8c de quelque 
inftiuraent, afin de rendre ce fer propre à couper. ( Accrer 
uiicferpe, acerer une hacl.e. ^ lîfignifie aulfî , mettre les 
eutils de fer. Je d'acier en état de couper en les pafiant fui 
les meules. ( On ne fepcut feivii de cette ferpe à moins 
qu'on ne 1 acéré. ) 

A.tre', acircs. adj. Terme JeTailUni/ier. Ce mot fe dit des in- 
ftrumens de fer , & il veut dire, qui eft aconimodc de telle 
foite avec de l'rcier, qu'il eft en état de bien couper 8c de 
bienfeivu i' Hache bien acérée, feipe bien accerce ) 

' cereacetic, ndj Ce mot au figuré cil beau S: noble, &veut 
dire qui coupe bien, qui taille bien. ( La pauvreté eft un 
j'.aive bien acéré. Mau.Hametieide Sr. Chifnfteme. -) 

A C H. 

AcHAi kwt?.>v.a. Donner deschalans  quelque matchanif» 
('achahuder un marchand, une boutique ) 
S'achuUndtr , t.t. le m'etchaltînde^je me /r.« achalandé , je m'a^ 
ehalar.dai, commencer d'avoir des chalans fU s'achalande, 
8c il s'entichii a bien- tôt. J 

S'ACHARSER, v.r. lein acharne, je me fuit acharné, je rriacharnfiu 
S'atacher avec colère à la cliaii, s atacher cruel cment l'un 
contre l'autre [L'ours s'atharnc peu fouvent fur ua cada- 
vre. La Fontaine ] 

* S'acharr.ir. Ce mot fedit desperfonnes, fc il (ïpnifie s'atacher 
opiniâuément lun contre 1 autre pour le faire quelque 
outrage, en vouloir opiniâtrement. i quelqu'un, [c'eft tout 
ce qu'ont pu faite tant de doéleurs acharnez contre un feul. 
Taf-ll. Il s'cft aclurné lur moi long tcms après que/e ne 
lui faifoisplus de mal Sca. T{em. ) 

* S'acharner, Ce mot feditaulli des chofes Je des perfonnes, 
s'atacher avec aideur pour nuire à quelque chofe, ou à quel' 
que perfonne. ( Il s'acharne lui les pièces nouvelIes,'Boi.£/'/. 
Elles etoient fiachainéesau combat qu'elles ne vouloient 
pat ©béir. A bl.Lnc, ) 

Acharntmint ,f.t-i. C'eft un atachement à la chair avec paflion, 
atacheinent cruélpourie nuire. 

* Acharnement. Ce mot au figure fe dit des peifonnes , atache- 
ment cruel afin de fe nuire, forte de peifecution cruelle, îc 
opiniâtre. ( Jamais contre un pécheur ils n'ont d'acharne- 
ment. Mil.Tar.ai.fs. Temoignei de 1 acharnement centre 
quelcun, Vn le livre intitule Alrlanieurt vaL^e.) 

Achat, ,0". Chofe achetée. (Vn bon achat. Vn méchcnt achar, 
un malheiueux achat. Voila teutmon achat ,f.iire un bon 
achat, céder Ion achat, quicerfon acliat.1 un .;utte. ) 

Achat, f.m. C'eft une convention par laquelle on ci.l,ete,& celiiî 
qui vend, livre, ou piomet de livret une choie j oui un cer- 
tain prix, f Ac/;4f ^<!^ Icua^e. Pioveibedu l'.'laii , pour dire 
que quand l'immeuble n'cft point afcélc à la i,aiani.e da 
bail,l aquercur peut dépoftedeile Locataiie,fautfonrecouM 
contre le Bailleur, l'ei le 'Vtdionj aire ciiil. 

AcHi,//. Herbe médicinale, & bonne à manger, qui devient 
haute , & qui fleurit blanc 1» féconde année qu'elle eft 
plantée. 

B a 



KP A CH 

AchertytU. Plintfoui flcirit tous les an9 ,& qui »u bout dcù 
tige produit une flcui | juue, ou !)Unche. 

S'ACHEulNF.t. Irm'iichfntntt/emf fuit éc'iemini,je m'a'htminai, 
Aller, marcher .'Pourobeii aux cdres du Piince nous nous 
acheirinimes nu heu ou il etoit ^U. Luc. Il s'achemina 
Tcrs laCapadoce ►'«« ^ii./.j. Il prit le devint Se s'achenii 
naducôte qu'il crut trouver àlo^cr. ''D.Sl^chnc ,iTddui:ii>n 
not4Vrlle,T i.C. is. ) 

Aelirriinrrv.ti. Ce mot fcdii figurémcnt, pouc dire mettre les 
affjites Se les deflcins en ctit d'ctrc ctccuicz. ( Acheminer 
bie.i une afaiie, c'eft la mettre en c'tat de rculTir. ) 

S'Mhcrnmcj.Ti a. S'avancer , être en train de fc faite. (^ L'œu- 
Tre de Dieu s'acheioine , liojfutr. Hifl'irt ii',ivr,f, lu. ll^a 
point lait de conquêtes qu'il n'ait mMitces Jongtemsaupa- 
lavant , Se ou il ne fe foii achemiué comme pat devrez. 

Zlo^t h'/lcri^uf de Lcuji t4. 

Depuis ce coup 6tal le pouvo-'r d'Agripine 
Verslachutcigtans pas chaque jour /'«rt^miic, 
ligcm, ■Bri.a. i.fi. i Faites place il la nuit li plus belle du 
monde, qui defllis l'horifon , s'a^htmim igtani pas. £fii/. 
ba'Ut tieU Tiuir ) 
xAchemitii j Athemitit adj Terme de .^Manège. H Te dit des che- 
vaux, &(:;;nific que le chev.il dont on p.itleeft dfgouidi,& 
Çrcfqucdrcfl'é ( Delà minière que votre clicval manie, il 
fait voir qu'il cft bien achemine. Cette Cavale cil tout-a fait 
achemtnéet ) 
^ ^Jiemiiumeiit.f m. Ce mot eft viens îc peu en ufagcdansle 
propre, adliondece ui cjui s'aclKmine. 

.Mihemi-,tmi--, ».:oien pouiatriver à quelque chofe.fC'eft 
un acheminement aune plus grande fo'tune. LesTcistont 
dit que la l'c'nitcn ccioit un acheminement à rEuchitiftie. 
%^r' Aud yjritjxomm. Cly. J 
•/CHtrER,!. 4 Avoiràpiix d'argent, le peuple de Paris p'o 
jionce <<y<rff, mais mal (Achètera la main , a la livre, a la 
pièce; 
. ^c.erer. Coûter, avoir avec peine, péril, ou autre nioien. 
( Ailieter bjcn chèrement un petit plailir par beaucoup de 
chagrins.^ ;i/./ m. ) 
,y1th,ieur,Cm. Celui qui achète, f Trouver des acheteurs 

^l'J.uc. ) 
AcntvlR, r.^ Finir, terminer. ("Achever un palais Quen'a- 
tens-tnq'iei'.'ieachevéde d niietinesennemisP^W Luc ) 
* ^Juvcr. Duiinerla dcinicrciiia'in.i un ouvraj^e, leporrerà 
fa pcifeftion ) la plupart des Auteurs ne i"c donnent pas 
le tcms d aclicvci leurs ouvrages ] 
S'Achnir. V r. /.• m'ichivc ,jt m'Achiviti , je me fia ttliexé ,je 
m'athewT*}. C'eû le f.nir, fe teiminer, s'aconiplir. [Nous 
voyons la folie toute formée dans nous-mtiues , Ijns que 
nous iirhions a quoi il tient qu elle ne j'jWj«f pa. un en- 
tier rcnverfcmcnt de notre eCprit N!co!t,rJJài- de Mot •> h Y  ] 
achevé, A hriét , .^dj Fini [ Travail achevé- Peine a. hevée ] 
* ^cl>i-»t <«fV;i/«, ce moi frdir des choies, & des peilonne 



A CO 

fointd'achopement en leur chemin. ÂmeUi Tri^eed4 ti*. 
ciinvetc.j. Si .Monlii ur Amel.>: dit daigné parler coTit»e 
les autres ;il le fiit c.<.>liqué aiai , ceux qui de particulier!, 
deviennent Princes , ne tioiivcnt pointde pi.-rjcd aihop»- 
ment dans Jeut cbemn l.e mot d'jciiifemtnt td d'otiiàuLLC 
précède de celui iefinn. ) 

AGI. 
AcrDE Jr/jCemot vient du Latin J'ii«',£< fignifiequi a quelque 
favcui oui tire fur', aigre. ( Vnfiicacioe , Icsciiofesaudcs 
rafraichilTent Les liqueurs acides lont agréables. Il y i au- 
tant de diferens (es ^c des qu'il/ a de dit'cicn^ co.'ps dint 
la nature. l'oi le irjiie' ù fjcide ) 
^tide.fm. Mnt qui proprement fignifie«VK; mais en matière 
de/ience, ilaun fensun peu ploic'tcndu. Cat.'.t<ii<'(îgoi£e 
[jt-jeut , il figniiîe aulTi le premier des fels fi.iiples (L'aiiie, 
ou le Tel acide, eft t jujoursen liqueur. L'jcidc eft comprie 
de petites parties pointui;s, qui sinfinuent dans les paires des 
corps qu'elles icncontrent, (îifoiitla dcfunion,oula coa^ii^ 
laiion des pst:ies- Les acides Jiflo'vent l'argent & les autres 
métaux, horm s l'ot. Les acides coagaleni les coips mois âc 
fluîdes.tels que font le lait f^ leCing. Voiletreré dtl Anit ) 
Kci.Uié, f.f Ce mot vient du- latin ^cidiiAt , Se eft un mot de 
Mc'Jccin & de Chimifte. C'ell la qualité acide qui le leip- 
contre dans quelque lujet. ( L'acidittde l'ofeille a quelque 
chofe d'agréable Les Cap.es révcillcrt l'apetit kcaBiede 
leut acidité. Les cliofes qui pat leur acidité produileni U 
fermentation, caufent la fic'vre. Sptr. traite deifievrei. Les Li- 
mons rafr.ichifl'ent il taule de leur agréable acidité Lo- 
langeaunc chaimante acidité. Augmenter l'acidité de lai 
fcille, corriger l'acidae, diminuer 1 acidire des Citrons. ) 
AciH»,^"!. Ce mot peut venir duCîtec, & du mot Latin ««/: 
C'cC. du fei rjfinc & celui de tous les métaux qui eft luiceç- 
tible de plus de dureté ( Cet acier eU bon , excellent, ou mé- 
chant. Les François ont donné l'ulaje de l'acier auï Indieu* 
de la nouvelle ."^rance ) 
♦ ^cier. Ccmoraufi|;u-eeftMobleA'plusdcUPoilicqued«'. 
la profe II lignifie ft' , ifie. 

CJji'un tranchant acier s'aptctc . 
A faite tombei laiite. 
Rien ne le peut émouvoir. 
DeihouUcrei, Oie à M. i. T. pAge 10$. 

A C L. 

-Aci A II * rtov, r.f. Prononcez A,-Umj:ciën. Ce mot vient dti - 
Lai n AtrU"'Atia. C'cft un eu quunarqae une rcjouinànce 
publique ou quelque autre mouvement. ( Kccevcir les > é> 
ncdii.'iions&lesaclamariiins du peuple ^.ll.Cef. Les ful- 
dâs ne purent rcienit les pleurs, ni les acUraatirni dont une 
multitude expiiuie fes mouvemecs- i ^i*^- i:îmtnt,lf c. t. 
Tout retentit de eus dvjoyc & d'aclamationt. ^iLTAc. Ils 
faifoicnt par tout des aclamatiOQS. OuJ. tiuiei-J 

A C O 



quand il fedtdes choies, il lignifie «.mr;ï, r-vt/// ..r, ,na.s [ + AcOistancE..':/. Ce mo'ielùîeuï.Jcn'efiufiré qu'en riat 
uaiidi! le d't des pefonnc^ Il fe prend en bonne Se en ' On -iteu fa place AW.i,,,., ,., 



mauv.i.fe put, (fxr»/>''i. c eft un ouvuge achevé, ceft un 
fou achevé, C'crt un Auteui achève naît..'. , aMte, d,j„f ,. 
Ce que licloriiie fait, ce malheuieusAiaieur , 
Mi-iiiie que fibiz le hunieuc 
Eft nnc fiilie a hcvc- ) 
olthefi Athxi', at] Ce mot «n termes de rruntg, fign'/ie dref 
fé- ( rrchev In'eft que rommcnié. unis celui-là cft achevé 
Cettr- civile iftcniiéicineDtaclicvéejCax elle cft ban dans 
lain< Il fc danslrt talons ) 
yâthivfne I ,C :■ M uicicdont unechofeeft achevée, pcife 
ftioB qu'on a donnée aune choie, a force de tinvail ( fijns 
les Miua^csdefpiitc'eft le travail ,& 1 ach(:vcir.ent qq'on 
Conlidcic r<f e Kr. ) 
ACH PI « EN : , /■ m Prononcf z tcUpenm. Ce mot au propre 

n ' ft, ce icmble, poiiu ilitr 
t ^defe'reni.r m. t e mot an ligutr cft Tcnf en iifagc. Jj i! veut 
diteefueil,.jliftacle. caufedemall.i 1.1 , de «lelijidie ( Ce 
fera une pierre .l'athoicnieiit & de Icandale j oui la maifoo 
iTr-el f»'t •^ <«/, ir.-,c ». Il .(t de vôtre l^i-e Ile d'.irra 
eher de literie des fleurs de lis, resin.udto pieiiesd'a- 
cl.op-u ent , fo le iVindale P rn. /,Li 7 Ceux qui de par- 
•ClUicis, ijcvigiuciu Piuiccs pai bsujicui , uc iiuutcnt 

/ 



tu bAiiitêl,, ( le ue 
veuxpointd'acoinnncr avec la plupart des hommes; puce 
qje 11 pliilpiii loni des fouib-s îç d.s coquins. On diroit i 
cciiebciie, jene >eur pouii de coiniueice avec la plopart 
des hoinmes -M'is c lomejcrai marque, «••<«/•»« uourc 
envoie quclqii-oisfa place dans le comique. 
Le belelpiitauiieclede MiToi 
DcsG'aus SeijDcuit vous JjDiioit 'Acmimrtt. 

Vu tfhl.Cfil l'tijî. t. 

,çQ.Kni Ce mot ».em du mot de t»l. EmbrafTcmcni 4e 
pan >Scd'.iu!re.qiii le fat rnmcirni les bras fur le cou. (De 
grandes acoladcs Sedon.icrplulieuis acoladei ) 
^ivlAie,ff. EnK.raU'emci.t. On donne l'tcoladc «u Gentil. 

homme qu'on ri 1 Chevalier. 
^fUde./'.j. Te.mi dr •tnlpnr. Cr font deux It^MUT juntsSc 
•coniiiiudez cnitmfcle, qi.i loiu puis » rotii. ( Vendre, on 
achciei une itola c de lap.r>ux,i:,.nnir une bonne ^•.vlade 
delapteau», min -er enfeni'.' e une noLideùc 1-ipc.uii ) 
 ^itle-.v «Lmb. aller. le mo:,: acelei le du foui eut en .'laau 
(icoterlacuifte.) 

Elle le biilè. elle /*«•/', 
tlle fit tout J fait h l'»!e r i"t, Ifi'e i(. 
t '^itUi, V.4. Ce uio( en pariant de fiUci (c de fcmmea fe dit 



i 



A c a 

dt riant , Se Cgnifie embraflTcr , baifcr, & avoïi la dernière fii- 
veur d'une fille, ou d'une feinmc. [ £Ue donnera le chancre 
&IaT(.'rolc aaprcuiicrqui l'acoleta. ^uttur anénîme.') 

t/1n/er,v,a. Ternie de rocafeut. Joindre deux lapteaut pour 
les faire rôtir. (' qu'on m'acolecci bpreauxêv ouoii me les 
fjfle vite roiir ) 

Ac )LiTE,/^M. Ce mot vient du Grec &c'eft un terme d'E'^li 
fe. C'cft le plus hajt des Ordres mineurs de l'Ejlife. C cit 
celui qui acompagne l'Evcque , 8c qui a droit de fervir a 
l'Autel ( S-eccvoir l'Ordre d'Acolite. 11 lert à l'autel en 
qualité' d'Acolite] 

A(<i::uoDfLBLt *d]. Qm fepeiit aecordet. Qui fe peur ajufter, 
qu'on peut pacdïer, qu'il cft facile J'apaifcr. (Leur procès 
ell acommodable. La querelle n'eft pas touti fair acommo- 
dablc. L'afaire n'eu acommodable que par ce feulmoienj 

^commoiUge , f. m. Ceft l'aprêt des viandes que les cui- 
linicrs & les rotifleurs acommodeni. ( On lui fair paver 1';- 
comniodage des viandes. Il demande un Ecu pour l'acom. 
modagede toutes les viandes- ) 

^cemnodant. Ce mot cft participe, aflif & alors il efl indécli- 
nable. Il Cgnific conformant , ajui>ant ( Il parloir aux 

foijàs , nnmmtdtHt fon difcouis à l'iianieui de» Nations. 

^comraodAnr , Acfmmbdante , Ad].. S*a;uftant , fï conformant. 
fCcioitun efpritacom.Tiodant. ..-("ALKr.T.t. Ceft par cette 
conduite oblige.inte, & acmmodante que ces fércs ten. 
dent les bras à tour le monde. F.:/' lc:t $. Vot:e humeur h 
égale , li fociable & fi acommodante , me charme. Csjttr, 

leltrll. r.I. ] 

%A!tmmodé,àicmmQdie,Mi. A)uftc,pjopre. fCabinetbien acom. 
mode. L'air cft acommodc aux paroles. Afe/. fa Maifoa eft 
bien acommodée. ^lA Luc.T.i.) 
f^ca.oimcdr^acortimidit.tid]. Riche, quia tout ce qu'il lui faut, 
qui eft .î fon aife. ( S'ils pouvoient renrrer ici dans leurs 
biens, ils lètoient mieux acommodez qu'à Bruflelles. P'mr. 
h". 45. On ne voir jucrede bons Auteurs bien acoramodez, 
à moins qu'ils ne le foient de naiffjnce , ou que quelques 
Gransnelemélcntde leur pauvre petite fortune. ] 
^com'ncdfmenFf fl m. Ccmot vient de l'Italien acfi'Wîw*.ir»3fTAtf, 
Ajt^ftcmenr qu'on far', en quelque lieu pour fa commodité. 
(Mamaifon eitljienplusloiiaole dep'uisl'acommodemeBt 
que j'y ai faitf.dre- ) 
^csmmadtntnt^f m. .Kcord &i traité qu'on faitpour terminer lei 
diferensqui font entre deux partis ou entre des perfonnes. 
[ Le Fort fut remis aux Anglois par acommodement. Cou 
clurreun aco-nmodement. Signer un acommodement. ] 
'^tommcdrmtr.i,f. ra. Reconci■iatio.^.- Mojende pacitier, ma- 
nière dajufter, & d'acomœoder les choies. ( J'ai fait fon 
acommodeiT.er.r. ^il. Luc. Etre bornmed'acom noderaent 
idi'l- Propo.'er un acommodement à quelcun. ^hl.Luc. lia 
trouvé un acommodement raifonnable il y auroit,fil'on * 
vouloit, un acommodement dans cette afaire. Ilscouturent 
fortune delà vie parce que le foldat ne vi/ulut point ouii 
parler d'acommo Jemenr .ytil. r«. h'Jloirr t s.r.tj. ) 
* ^coftmsifmcut,!' /u. Adoucifïêmcnt, ajuftement. 
Le Ciel défend de vrai,certains cont-ntcraens. 
Mais on trouve avec lui des acommodement. 

%Acini»iider,v.a. Ce nior fem'jle venir de l'Italien «cre-TinMAjr. 
Prononcez .ii-MCTtA. Ilfignifich3b:ller,ajttftei ( Acommo- 
der quelcun alaFraiiçoife. ^Iit LucT} ) 
^f.mmodrr, v.a. Eue propre à quelcun, érrele fait de quelcun, 
être àUbien-fcance deque'ciin. ( Cetre JUifun aconiaio- 
defoitunde in.'sainii. Cette charge l'acommodera. Ufaut 
rarummoder Je ce Bém fice. ] 
^cdntmcdtr, v.n Conformer, faije quadrer, faire convenir, 
ajufter.f Acoir.'.noderfa voixà la nature des chof s qu'on réci- 
te. Le tuu.hif.r, trjitrf de CCianur. Acouui^oder u.TSu,erau 
tcâtrc. CertifiUe , 'tJÎ'X ''^i ftr les ira^édici VOUS fon'ïcza 
acojnmodet les confonnes qui fe choquent Ko/. '87 ) 
^t'iTnmtdrr^ v. a. Term.ncP, apaifcr , acorder. ( On vient d'à- 
cotnmoder leur querelle. MdLComie'é Sr.uccl'inien. -Acoiti- 
jnodei un Jifcrend- .-<î/ Lue. Acommodci une afaire ppui 
de l'argent. ^jLTm. ) 
^cimmodir,-v.A. Tf'ii rff n.f/T -tr. AfTaif nner. Mettre en ra- 
goût. ( Aco;n[nod»r du poilTon j de la viande 1 atonimodet 
ies au:s. ) 



AC'5- r^! 

I s/1ct»imtjer,v,ê. •.établir, meure en meineiirctât,mettfeeir' 
œ cille lit ordre ( Ceiilen aicommodcr fcsafaires. Lapr- 
tice Chapelle qu'on a donnée au Seigneur .Maumenetacom- 
me je fuit fes petites «faites , car fans cela fon Pégafe lemc- 
neroit en poftc i 1 hôpital. ) 
^Icw.'otdtr, !/.<.- Maltr.iiter quelcun de paroles , ou de coiip<,. 
en 3-i: mal envers quelcun. fJi j'étoi! Roi , )c te ferois 
ai;oiiim'.Jet tomme tu le nie'rites. Pcri- Tf^.il , Teremr, 
^it:pjti, a.i.fii, Jcin'onv-iis l'acommo.ler de toutes pre-^ 
"' -'*/''■'-'"■■ J'*' en moi dequoi vous f.irc voix comi»e 
voue fille m'acommode. MoL ijec-ge Dai.din.) 
S^ammodrr , v. r. U m'ucmmod, , -e m'aremmudai , jt w./^ 
a.:t7amidi, je m'acommcdiw. C'eit s'ajufter CS'.icommodft 
poui aller en viUte. if s'aromneodeta bien r6r poiu allef 
au b-d. Il a talu qu'Use foit acommodé de boa aii poBi 
paroiire devant le monde.) 
♦ i-.i.'imraiJcr , v.r. Se conformer. fUn efprit fage s'accotsi 
mode aux vices de Ton liccle. Mi! Ihr,: hian.a.i. fe.z s'a- 
commoJerau tems pour le bien de les afaircs. Ka„.«,»', 
/- 4 Efl a air.fi ^u'a mes vœux d fait s'acoinincder '; TUeine, 
Eajai^et, -1.4. y;. I. Ne l'ayez vous pat que nous nous acem- 
modons à toutes foiics de perfonnes. rAfi. Un. ^.) 
SWcmmidei, v.r. Sefervii de quelque choie. (Si vous pouviez 
vous acommoderde cel., ;e vous l'ofiiiois i'eit.l-;,s, n nj 
kmoit s'acommoder de l'ht.mnie qu'on lui a donné, fclie 
ne s'scommodcra jamais de l'iiumeur de fon galant, parce 
qu'il eft vilain /' 
5'„.'o-vi».j-Yrr, v.r. S'acorder. Convenir, fje votidroisbien que 
voBs pulïez vous acommoder avec t'ét ennemi du genre 
humain, !'(.;>. /trf.i4j. Elle s'accommodeta fort bien avec 

I lui. ^11. Luc. r.I.] ; 

s'acommoder, v.r. Se finir paifiblement, fe terminer en repos. 
C'A ne tient pas à lui que les afaiies ne s'acommodcnt! 
rju. £it!:r. l.x. (.$. on croit que leur dit'erends'acommodc- 
ra ,iu gré de l'un & de l'autic.^ 
S'acommoder , V. r. Se plaire dans un lieu , fe plaire avec que!.:. 
cun. ( U s'acommode mieux que jamais à l'aris. Vn jeune 
François ne fauroir guère bien s'acommoder en Italie ni en 
I^*?'^Br-'^.r"<=s q""" leune François n'eft pas ordinaiieni'cat 
fort lage. ) 
S'acommoder, v. r. fe t-ouve." bien de qaelaue chofe, ou de 
quelque perfonne, en être contint j'en trouver fjtisfaic 
(le moïcn q l'on put s'acommoder d : leurs perfonnes 
Mol.p-eaeuje,. Je voudrois bien que q'ielcun de vos am'S- 
voulût s'acommoder de ces efclùves. Ma!} 
S'ace^itr.iiee , v. r. -.e fervir de quelque clio'fe rn fe l'apro- 
priant , s'en fervir comme du lien.', ."):) trouva bs.^nc.MB 
de nerfs, dont les frondeurs sacom.n-jderent. ^„f. Ret. 
I3. C-3. lis sacoiniBodcnt de tout ce qu'ils trouvent à leur 
bien féancej 
Aco.MP-iGNtR , v.a. prononces a:onpagné. Ce niuî V'^nf 
de l'Italien Mc>-apa^^na,e. II f; d^t des perfonnes ; ^: lî unifie, 
faire compagnie à qu^'eun, aller de compagnie avec quel- 
cun. ( Les mercs acompagnent "euis enfaiis en exil .itl^ 
Tac. ujie Oeuo ;elle aco.mpa^ne là maîtreflc, 
R<imttn. Conticj. T.i ) 



Scuroi^ 



V. a. Ce mot fe dit des chofes, &Cj:nificèue 
joint avec un; lutie cliofe. ( L'éloquence du co.ps acoin- 
pagnoit c»lle de l'efprit. B.ili..tc , Eiirttie:i: Il faut éviter 
le grand jeu ; car la colère, l'einportemen;, &ics querel- 
les l'aco ijjagneut doidiaaire il. Evremc r , Oeujieimi 
îéès. T. 6 ) 

^c.mpA^.Jcaeni, Cm prononcez itc»'ypa^:terti,tn. Tout ce qui 
eft joint a quelque cJiofe, ce qui acompa,.,iia Oaeio;iefi4.tt» 
Ceqai.it >inpû;;iie uneperfonne. ( Un bei acoinpagnemer.t. 
Vnehaimaut, un agréable, un divertiUant, un i;alant acoin. 
pa«nenient.L"h,innonie dans les pièces de réàtre.ne «oit être 
qu un C uple acompagnement. Si. Ev,imcni . ■ hy,en, Cur 
tOpe,a,in^ P<!^.4'i8- Vous avez, non pas u^^..ndacottl- 
pagne^nentde chcvauï. Mais probité, gnéro,i.,&c. I oit. 
lett. 14s. Oii a chanté un prologue avec d'agt< ^ iiles acoioi. 
pagneir.eiis. ii. Ev'e//!inis.p.iriie.] 

A'coMPiiR, v.a. I rononcc«e>;p/i. ^acoinnl. , j'acomplij 

& j'ai acompli , j : omplirai. En Latin. «ot re. Eu Elba. 

gnol c/i'ji/'/i'. AcIiL-er tout a?ait , quelque c ofe , faite en- 

tiéi emcnt une choie-[Tou-> les juftes ont le pouvoir d'acoin- 

pUiletcomuiaiideuieiis de Dictai a«inmouis pQiuitsbiw- 



^4 



AC O 



A C O 



acomplïr. ili ontbefoin ^'une gr. ce i£etee. ptfi h. ) %'lcof'd<Dt i frapfttnttfwh'.z. Ail. Lkc.T.ï. 

tAttyr>J>h^dcompbe^ai, Il ùgniile flf/.-/v/,^ni, St il fc dit en bonne * f. S^ACtrder commt chitru v- chrit. Façon de parîcr frOTerBui^i 

pour dire i-tre mil d'acord, cite mai enfem'jle. 
Xfrdi.Mfrdie.Md]. Acotittnod^ , paciôé > ( Lcni diferenc cft 
acoidé. Lcat procès cflacotdé. L'ataiiecdacoidée, la qae- 
icli« des Jinlcniftct 5c du Jeflutet touchant la giace n'eft 
poii>t acoidcs. ) 
Kcvrdi.pm. Celui qui apromis en préfcn«rde monde foi de 
miriage, & qui l'a reçue ic'cipioquement ( L'aco:dé eft 
bien fait, l'acotdc eft gaîanc. fc a mille belles qualitez. L'a- 
coid: c(t un peu vieux , & il a l'aii d'augtiientct bitn-toi U 
grande conliairie.) 
^cirdrt. ff. Celle qui apromii , 8ç  qui l'on a atlTî promis 
foi de mariage (une jolie acordc'e , une acordce fort belle. 
L'acordc'e cil riche j< l'agc. L'acotdée cA gaie, l'acoidce pa- 
loit gaillarde, £c de bon apetic ) 
^cnJ. fm. piononcex ««r. ce mot vient de l'Italien i««r^» 
Conlcnterncnt de pluCeurs petfonncs l'ut unechofe. ( lU 
renoncent d'un commun acctd à la fcrvitud». ^il.Liit. 
demeurer d'jcord d'une choie, tomber d'ai ord d'une clio- 
fe : c'eft i dire, être du même fcntiment qu'un autre fut une 
chofe- On dit aulTi proverbialement, iirt difiukmscfrdi; 
c'eftàdlre, conCentirice quelti auaesveulent, vouloir ce 
qu'on veut. Une bonne foupe tait que le gros C. eu tsu- 
jouis de tous boni acords.^ 
^itrd, f.m. acommoJement , f faire un acord avec quelcun. 
ils ont rompu l'acord qu'ils avoicnt fait. Tenii l'acori 
qu'on a fait. N'entendre àaucun acctd. ) 
 ^ttrd. f. m. union davis, 8c de lenumcns. ( pour entcndie 
I record de nos opinions arec les dccilron^ des Papes, il fau- 
droit avuii plus de loifir. P.-ft. lu. s- Les PhMofophci ne 
I l'i ntpjs d'icotddece que tu veuxfavoit. ^iH.Lut.) 

xAcctd. f. m. Intelligence 8c union fur quelque choie ( lU 
I font d'acord là-dcflus. Meitic les gens d'acoid. Si». T^- 
mAn.T. i.) 
.Aard. f.m. Tirmi de Mufciin ir it jnitar HnflrHmm it mufi- 
' ^ui. C'eft une jufte Se agréable conformité defons, ou de 
I vor.t, (Charmans acotJs , de doux acotds, de bons acotds, 
d'niirables.de ravrllans JC0rds,de mâchas acordt.desacoros, 
dcfagrcablcs, de faux acords, ttouvet les acotds, retnarquei 
la julielfedes acords. i". Evrmni T. xi.) 
T'ui d'unactrd. *dv. routd'un confcntement , tout d'un mê- 
me avis, tout d'un iiicmercniimenr, de mcmeinielligencCi 
(Les Moines font tcut d unacotdcn plulieurschefes Prel 
que toutes les femmes de Parislonr louid unacoidaavoti 
de-: galansik à faire leurs Pauvres in.iiis cocus. ) 
Ac<>riii:'dii. f.f. Cemotn'a pointdelingulrcr, ce font les ar- 
ticles de mariages acordezMljnei par les jti-s qui fe ma- 
rient ïcpar ceux qui y ont intcnt. ( Lesacordiillcs font lat- 
tes. Signet les acordaiiles- t'aiic lesacotdaillcs. Se te jouir 
auiacur Jaiiics ) 
^etrdtir, r. m. p!ononcez jetrdd. Tirmi tCOrftmff. C'fft 
un inftrument de cuivre dont ou lelert pout acoidet l'or- 
gue. ( Acordoit fort bon ■ cet acordoit cil bien propre 
& bien (.ùt.) 
 AccRT, <(«r>. tdj.Ce mot a commencé i rieillit Se il ne peut 
/ entrer que dantleftilebas îc laniiliei. il lignifie cjmpbi- 
fant, civil, {chonncre. ( Il ell lage Scacoit. Avuir des nu- 
mîtes acoties.) 

El'eellcliarm:nie,elleeft<cir//. 



êc cnmauvaife patr. (Sonvaucftacompli. ^l/l. Lur. Lcua 
Doccs nous donnent l'image d'une impudicitc acomplie. 
6r, tvrtmcn*^ Oiuitet mct'eei. T. $.p.i^. 46. 

^1{in)ili,iut/nf>ln,a<i. Ce mot feptendaufll toujours en bonne 
pan, quand iingnriie excellent, parfait. (C'eft un liomme 
acomplr. C'edune beauté .'.complie. .Ahl.Luc.') 

.^ontpliftrunt^f.m, tioaonzcz anmphjjimui. C'eft un achere- 
meni entict & parfait /Tu trouveras en lui l'ïcompliflemcnt 
detondelliin. .^bl.Luc. C'eft une erreur de condanner gé- 
néralement toutes les communions qui prJcoJentlacom- 
pljflemcnt de la pénitence. Arnaud, fre'^utntt communton^z. 
fAiiie. ili.ip.ts. Touies les inftruiïlions de l'Eglife tendent à 
porter les fidclle: à racomplIlTement de la Loi de Dieu. 
Porr- R^ynt txpltcAticn dti ceremgviei ."fa CE/h/i. ) 

AcoNi r. /.m. Mot qui vient du Grec. C'eft une forte d'her- 
be qiriaoit fur destochers dépouillez de toutes cliofes, 8c 
qui fait promptemrnt mourir les peribnnes S; les animaux 
qui en mandent. Plulieuis auteurs Grecs f; Liiins difcnc 
quer'w'ioniVvrent en la région du ront,?c qu'il yen a ce pi 11- 
ueuts efpéces. D,%lcchtmp, Hifionc fin pUmtt. T.zl 17. f 9. Fait 
de lontues&de curieufes delciiptions de divers cflcts de 
l'Acon:', fc on les peut voir. 
I w^cocy r KER, f . M. Ce mot ne Ce dit que dansle flile bas 8c f«- 
tirique. C'eft acoutumer ,i qiielçrreclîcfe d'indigne, ïcqui 
mérite du blirne ( .Soris vertior.jk's femmes noui iJUiir , 

- après fsns lOuices relpcfts où nousiesaccquinons. iUl) 
+ i>'a(,caw:erfV. r. Icin'iin^ulnf^ je >ii'Aio;jMrr.lii^e me fui: ace^utnéy 

fi iJi'tiiQjuimrai. Ceitiotnc fe dit que dansle ft;!ebas& co- 
miq.rc. C'eft sacoiriumerdcrellelorteàun lieir,à une cho- 
fe ou. 1 quelque fujerquc ce Icii qu'on air peine iquiter ce 
lieu, cette chi>fe,ouce lujet. ( S'acoquine: a Paris. Quau 1 
on eft une fois je qii iré dans la Province, on ne la faurort 
qiiiier. Mon Dieu! qii atesapas icluisaccquini.-. A/»/ ) 

S'*cc4jiim!r. Ce mot tegtllantun autre Vetbe 1 eut la particule 
«I 8c le verbe qu'il régit a l'infinitif.) Quand on eft une fois 
acoquiné « ia.ic des vers, on ne veutptefquepljss'apliquet 
iaurtc choie, ) 

Jn.1 nuER, V. 4 Ce mot fernble venir de l'Italien cctr.i.irt , on 
de l'Elpagnol Mord.tr. C'eft dotrner, ccder. ( Acorder une 
grâce , acordcr une faveur. Je vou> acorde cela ^: foyons 
bons amis. AW l ne. T} ) 

j^ccrdir.v.M. Ce mot le dit en parlant deMair3se,îc (ienihe 
promettre de donner- f Acoidcr une fille enR:iriai;e. Les 
Arméniens acordcnr leurs enfans, quoi qir'ils n'.i¥ent que 
trois, ou quatre ans. Se inertie qjanddeux femmes amies le 
tiouvcnt enceintes, elles acordent leurs enfans.aricasq'JC 
l'une ait un garçon. Se l'autre une fille. Tavttnur ,icrti^e de 
Verfe l. . C'i.'p.lt ) 

itr:ter , V. A. Acoinmoder ( On vous employé J. .''coiùîr 
les Impériaux, loir. I.ir.it-;. Acorder les contradriflions. 
P.t/i.tiii.6. Acorder le; principes de chaque ?>efte. AW. Lnc.) 

Ji(trdir,v.a Mettre enfcinble .jeùndre ( Il acorde deuxcho- 
fes incompatibles uji ma!':e,8; la libetttf. A/»/. T.i,-. Dsn» 
toutes vos afaires aiordc?. te'i'ijouis Dieu 8c le monde , 8t 
vous templiiez les devoirs d un honncie homme. /.<i'*«<ii'- 

dUy inflrutilinipcu* on S'rfWcHr, 1, pATIie, ) 

f^e^rdir.v.A. Ce vetbe li^n fie quelqi'.cfoisr«n/":'"V, Se veut le 
fubjoni^if quand il eft l'uivi d'un 711». ( Excniple Purfq-ae 
vous le voulez, i'acorde qu illofaire, Ctrini!'.e,i.id.a. f' i ) 
■J^ttnler^v.a Ttrmfdt ^'i:ur d'mjiruritm de mitptue. C'eft mct- 
tte un inftrument dr.ns une jiifte & agréable confo'inrîé de 
fons. C Acordet une Angélique , acoidet un Lut , acorder un 
Tuorbe, Sec. ) 

Afriir, V. A. Terme de Grammaire. Faire convenir fclon Ie« 
régies Je la Grammaiie ( Acorder l'adjcftifavec le fubftantif.) 

S'Ae^rdrr, v.r. It m^ac9rdf,'y m*Ai»rdAt. tt mt fîtii Aicr.le'. C'ci Çc 
conformer, c'eft convenir ,éited'acûrd , Jcenbonnerntel- 
ligencc. ( Mon amour s'icotde avec ma tailon. (Jim. Patf 
llanes'acordent ni deU fin ,iii des ptincipes. MI.Lnc. Let 
Ftuvinces s'acoident accite forte de Gouvernement .KI'I.Tac, 
Tous les peuples fefont acoidez ente point, qu'il y a un 
Dieu. St. Cirjn Te»lij^n fAifttUrre. tet*n pretnttrt , s'âcotder 
on quelque cliofe. A.''/. A'./, i. On dit aulTi s'acoidct fur 
ijuelque ihuk'.Sc s'acurdei touchant quelque choie. Ce 
oiut l'tiitdti le joint 1 -ia. intiniuf avec la puticulc *. ih 



Et tout ce que la belle porte 
Lui ficd bien, hotrnii fon in.rii- >(«j". fïf- 
■^^etrrtfe.f.f. Ce mot eft furanne. II fignificviviLlé & CO»- 
platfancequ'ona pour les fen>. 

( Tmasulcrde ta franchife 
De ton adtelI'eScde ton acoitife. 
Biif.ep).T. tp 1- ■) 
f AcotrABLC.x./; Ce mot n'fft bien venu que dar» lesdifeeni* 
familiers, Se il veut dire qui rc^o;t .avec civilité ceux qui la- 
ptochent,Ac qu'on apioche fans pcJie pour lui pulcr, (.Il 
cft miJIaI'I' i tout If nionde. 
Il eft civil SeacoftabI* 
Poux, bcnin.couitou Aeafable» 
t^! rti4^e pttft . 

Il VOUS 1 >ri,doui.ci-il,acoftaHe 
Dans r y: (Tage. a la chambie, a la table. 
tiif,tfttri~ T.kirt 4. If. t. 



ACO 

Cefontdespetfonnetpeuacoftables. Viit.tit.^a, 
■iy4cejler.ti.ii C«m'Ji n entie que dansles difcours fjmlliert. 
tl lignifie aprocher qucltun pour lui parler. 

(Que fi quclcu:» uerablc en vcus acodiflt 
il vous fctnit en vous quiisnt. 

fiolfr. f^rf. r 2. /. 4. >/•. ;. 

Au milieu de qn.-ijiriié de Cup dons déchaînez 1 trois dames 
«nilquifei acoÛL-rent Dota .Cailos. Scumn Romno ctmi^uc 
T. 1. t . s. ) 
^tffter.u.a- nmt itmcr, C'tft aprocher une chofe d'une au- 
tre. Acofter une luaneuvre ■ Drffches,Di3itiiiiirc de marine. 
+ Hnctjlrr. M. r. le m'acofie , le mtfun actjli , Um'acnjlui, Ce mot ' 
n'entre que dam les ouvrage? familiers & plaifans. C'eft I 
s'.iprocherde quelcun pour lui parler. (Les hommes s'.ito- | 
ftent des femmes > S< les femmes des homrneî, ^nnur j 
tuitr.ime,hiftoirctimiijHe. >1« fe déficient de telle forte les uni ] 
de.- autres qu'on n'oùi ofe s'être acoftc de pe*fonne. Vau. 
Siuin.L.X. c. ». Ondiroit à cette heute plutôt, qu'on n'efit 
ofé s'aprochcr depcifonnc pour lui parler J 
t AcoTER «.« Ce mot dans les difcouis poli» , n'eft plus d'ii- 
fa^e ; 8c en fa place on fe fctt d'apuier. ( acoiez vous un 
peu fur mon épaule, & vous en marehertz avec moins de 
peine. Dites,apuiez-Tous un peu fur reon épaule.) 
 ^ctrer. ». a. Ce mot fi^nifie apttùr , 8c cft ufité parmi les ma- 
çons, les charpentiers. Se autres gens de métier; mais cela 
nttire point a conf.'ijuence poiii le beau langage. Ils di- 
fcnt. tioierttne ctotfon. 
jtcitoir.f.m. prononcez <tcoroi. C'cftîun morceau de bois plat 
qu'on atacbc dans les confellionnaux & dans les chaiics 
des porteurs pour apuicr le confelTeur, & celui quife fait 
porter en chaife. ( Un acotoir bien fait , uu acotoii 
maUait. Mettre un acotoir, atachcr un acotoii, embouirer 
un acotoir ) 
Ae ouc KSP.. Ceveibc eft neutre ,' & fe dit proprement des 
femmes, & il veut dire, mettre un enfant su monde Acou- 
cher legit' l'aijlatif. ( Anne d'Autriche Reine de France 
époufe deLouïsXlII. armcha en 1633 le s Septembre , de 
Liiéi: Xiy- 8c deux ans après, elle «miic/M i< Monficur. Voi 
l'hlftoirede France. Lanuit qu Olimpias acoucha,le Tem- 
ple d'Epliefe fut réduit en cendres. Ui^Rier ,fiipUmtnt dt 
HuxnteCurcel.lCh ) 
Jtrcucktr.u.n. Ce mot fc dit de Jupiter en rianr,& fignilîc pro- 
diiLrcun enfant au laonde. (Jupiter acoiitha de Miccrve 
par 1» tête. ^hl.l.ucT.i.) 
^nuchir. CeTerbaeft auflS aftif, 8c veut l'accufarif, quand 
]^n)£it aider âl»'rrtre un enfan: au mande, 5c qu'on parle 
des fe.-vices qite Je* "'Coucheuis, ou les Sages-femmes ren- 
dent aux femmes qui font en travail d'anfjnt. ( Ce ne font 
■pas aujourdhai les Sages femmes qui acouchcm à Faiis les, 
ïrinceflcs , ni ei femme; de qualité , mais les ict:<c'ieur!. 
Les femmes de bons bourgeois imitent les grandes Dames: 
car elles fe font acoucher par deaacoucheurs, Vulciin n'a- 
couchera pas fi hsiuteuferaent Jupiter qu'une fage femme, 
^H. Luc. T. I ) 
* lAccueher. Ce ver':«fe prend fijjurément, Se cft neutre. l! 
fignific.produirc quelque cuv.a_:;e d'cl'prit , faire quelque 
chofe d'ingenicux. ( Les Poètes xtcuchenr par ie bout des 
doigts ^l/I.Luc. 

Le fort d~ ce Sonnet a droit de v-i!3 toucher 
Efc'eft dans votre courque j'en viens d'actucker, 

Mtl .. feeomaJÀlAKtfi. rt.c f.Z.) 

^Aceuchée. Ç.f. femaie qu efi dans les couches, & qui vicnr 
de mettre au moL' de un cnfrnt. ( L'accuchce eft "aie.l'a- 
couchcceft gail .irde. I.a nauvelie acouchée doitctrc trai- 
tée dans les premiers jours de là couche, prefqu? comme fi 
c^lf avoir latievre. Une aceuchce ne doit être nourricque 
de bons boiiillcHi «u vïau eu de boVullcns ou il y iit de 
bonne volaille. Une acouchée ne doit vivre que d'ccu/s 
frais , &de gcice. La nouvelle acoucliée fe doit tenir en 
icpos dans foi: lit, Se fur lonios oïdinaiicmcnt. MautiietH, 

ptul/rdiet dct femmet grcfiet. t. 3. ) 

^IcoHchtmtnt. f.m. C'eillafortie , ou l'extraftron de l'enfanta 
terme hors lie la m.'.trice.(Acouchen«nt naturel , acouclie- 
meni contre nature, acouchemcnt fichcu."f,pcni;ile, mal 
heureux, laborieux, icouLliement vrai, vciitaMe , acouchc- 
ment faux. 11 étoit [i:cfent à l'ncouchcment de (a femme. 
Sentir les doukurs de l'aconchcmejut. Les fcu;mcs àgcc] 



ACO' 



i{ 



foufrent plus que le; autres dans leur premier acouchemcnt. 
On s'étonne comment l'enfant qui eft fi gros.paffc au tems 
de l'acouchement par l'ouverture de la m.ittice, qui cil ft 
petite. (Médecin qui a fait plitficui's acouchemens. On doit 
faire prendre .lux femmes incontinent après leur acouche- 
ment une once d'huile d'amendes douces ; mat; il faut que 
cette hui'afoittiice fans feu. Lors que l'enf.mt eft au palU- 
je ptelque toutes les femmes fe plaignent dans leur pre» 
mieracouchement que la fage femme les pique. M.iiHrmi». 
mulciiti dei femmei^rcjj'ti.l.^. ) 
tAceuchew. f.m. pononctz aetticheli. C'eft un Chirurgien oui 
acouche le» femmes. ( Un habile acoucheur , un acoucheui 
connu, un acoucheur emploie. L'un desplus renomme? 
acoucheurs de mon te-ns, c'eft Clément, qui «ft riwhe, parce 
qu'illui eft arrivé de bonnes auba'nes.^ 
^touJ'tufe. f. f. C'eft celle qu'on apeile ordinairement o-i^ 
femme , Z<. qa acouche Je dclivic les femmes qui font et» 
travail d'enfant ('Jne habile acouclieufe. Une acouclicitfe 
fort connui;. Aller quérir une accucheule. T<ir:-Riiy*l, 
Ttrence. ^ndrienne, a. i. fc. î. 
f s'AcouDE». M. r. Iem'A.euie,jem'acniiiii,jtme /«•■ acoHdê. ji 
rnUcouierM. Ce mot commer.ce un peu .i fc paftl-r S; ne peut 
trouver place que dansles difcours familiers , &d'unlUIc 
fimple. il fignities'apuier fur le coude, s'apuîcr. 
( Affis fur un fagot , une pipe a la main, 
Triftement actude coi'.ire une che.minée 
Je longe aux ctusr.rez de mon fort inhumaifl. 

S.^.ntut puf^t I, Ottttie. 
La paix deflus lui i'acoud* 
Comme fur l'un de fcspivôs. V'ii.psef.^ ■ 
^nuioir. f.m. Ce mot fe prononce ami.i^o. , ^ ne fe dit que 
qucidans le difcours familier. C'eft ce qu'on met foui les 
coudespout s'apuîcr deflus. (Un bonacoudoir, un acou- 
doir fort propre. Donnez un acoudoir àMonfieur, il en a 
befoin. ) 
^cùv.doir. f.m. Cemoteft un terme d'Architefture, ^Cgnifie 
un apui. fil faut mettre un acoudoir dans cet endroit. Faire 
des acoudcirs entre les plez d'cftjux. PervaurViiruve) 
AcouniR. u. a. Joindre enfe.iible. Mettre deux à deux. 
( acouplei des bate.iu.t, acoupler !e linge , acoupler des fer- 
viettes , acoiipler des mouchoirs, & en un mot tout le mt- 
nu linge. ) 
" ^cùup'tr. v./i. Joindre pour la génération- (Traire acounlei 
deux papillons Lcmotd'acoupicr dans cet exemple eft fé- 
rieu:-. : mais au mé::'.e fens li eft un peu Comiquc,Jois qu'il fe 
dit des hommes- On en va juger par ces f.'çonsde parler: 
(Seifeiiij Ont acouf lé mt Di.us mttt^rê iajclokfe de not D^'eJJîj, 
Auteutanoiiimc. C'eft un Mercure de profeflîon.quf tache 
par le moien de quelques Louis d'or , d'acouplei les ga 
I.ins avec les bellti qui ne font pas inhumaines. ) 
s''.^eoup!er. y.r. le m'acvuple ^je m'acou^Ui ^ier/ie fuk aciup.'é^jt 
itiacauplerai. Ce niot fe dit des chofcs inanimées, fcfignijie 
fe joindre enfcmble. ( Les principales qualittz tacliles peu- 
vent s'accjplerdeplufieursfapns. Roiiaut.Ti'.JîijHe, ) 
l'^couplir. v.r, Ce mot fc dit de quelques animaux, &figni. 
fie fe joindre pour la génération. ( La mouche ;vole en l'ait 
«couplée avec fon mâle. ^il.Luc. Les animau.'* de difercn- 
teelpcce qui s'acoupJent en Afiique ,foin des monllrcj. 
Petrjf.i h./liire dei atnm.-.nx. Lors qire la feinelie du Caftor a 
misbas,ellrchifiede fon logement rous les petis de l'an- 
née precédente.qui alors j'acouplcnt & vont cherchei oiiel- 
quemaifon. Deyiu Hifl.de l'^meriejueTom t. ciâ. La femme 
peut prendre les pbi.'iîs de Ja chair,quand il lui plaît : mais il 
n'en eft pssainli des' animaux qui ne s'acouplcnt qu'en Je 
certaines failons. /-j ittrlceau, tr.dcifemmci f 1 ojfei, 
^coupUmtn:. f. œ, prononcez acoupteman. Ce mot fe dit dti 
bétes quife joignent pour la génération. ( LeDr.,gon naît 
de l'acouplemcm d'une aigle avec une louve. v/lW. MarmtC. 
Tem.i-c.zi- ) 
^.iOHp'.emeni. f.m. C'eft l'union de l'homme & de la femme 
afin de produire leur fembiable. Mai» dans ce feus on ne fe 
fert du mot acoupleraent qu'en l'.tdouciftant, ou le rele- 
vant par quelque epitete, ikméme il eft plus de la poeli» 
que de ia profe. ( Un acouplcmcnt divin , un acciipicmeni 
cclefte, acoup'cment fatal, acouplcœent hcureun, acoupl». 
nient malheureux. 

T'.i menais le blond hiicené* 



^i 



•A C O. 



Otù'dwo'tt folemncllemenl 
De ce fatal acoupU-nint 
Cclcbrer IScureufe journée. 
MM.f„jiti I .^ Ode. 
ACOURCii».' v.a. / rft-»«rc.'(, J'acourcis, I ^l4C»urei,'*aegureirai 
C'ell .:nire une chorei!.u>cou:;equ'cren'cll: C'ellibré- 
gcTuiie chofe (^iefttiop Ijugas. > .' ne faut poititallon- 
gcr ce qu'on peut acoutcit. Vaurem, Les hiftoires de Vj- 
riUas l'ont liop lon^;s, & pour empêcher qu'elles ne faf- 
fcn'-biiller, il les faudtoit acoutcit] 
^omcilT"---"'- /""•■ prononcez «i»"™;/'"™*"- c'eîlàdirc a'-ré- 
gemtnt. c'eft l'.iftion par laquelle on z tenJu une cliolc 
plus courte «qu'elle n'étoit. ( CIdii gentilàtis de la Prulîc 
Roia'.c e!ldià3rir.epar r.:t»K"(^»Kiif de les doigts, iScinti 
me par la balTciTc de fa conduite. ] 
AcouniR. verbe nru:rc p.ifif. Ce mot remble venir du Latin 

accurrere. l'Acoun. Vacturiu.lc fuu z€qut»^ '{i^enirgt^ ijue j'a- 
teurre , j'acoicroi» , 'yuttaruffe. Se lendtc vite Vers quelcun, 
aller proniptcment en quelque lieu. Se rendre i la liitccn 
quelque lieu ou auprès de quelcun. [ Acouiir au fccours 
d'une pcifonnc ^hl.T^i. Acouriren hjte a ii ville. Vau. 
Qumt. On acourtje tous c6:ez vers le pauvre Caf pour 
.l'empéclicr d'aller comme Cliawmer , ou du Vetdicià Vio 
pit.il. Ils dévoient tous pi^rir, ii des Magiflrâs ne fulliînt 
acourus à la rumeur. Si.rr^i rem. T.i. r.3. ] 
»./4f;unr. Verbe neu'rep.iOîf, qui cft quelquefois pris figurc- 
meiit , & qui fc difant des pcrfonnes , (ignitie auMnt que 
courir tcte baiflee. Aller comme lil'on voloit. [ Acouiira la 
vengeance. ^t/l.Tfit. On n'acourtà l'immortalité que par 
le travail & les grandes art.ons.] 
^^iMitr. Ce mot eft quelquefois uaffr»>* de c.'i.ije , Se alors fi 
eft4^fi/& lignifie l'iicr letraittout à fait, ou a demi, pour 
ictcnitlç limier. [ Il faut acoutir louait de ce limier. SM- 
t. jve, rrMtcde U chujfe du f.v!^li<r.] 
■ co uTRER. T. .1. Ce mot Ii jnifie hxliUer , iiuTleT, p~rer. Se ne 
peut liicn entrer que dansle flilc familier, ou plaifanr, p;;ce 
q«"il cft un peu vieux. [ il y avoit des finjcs qu on avoii 
acoutrciencli.irlatnns. ^lit.l.uc. Un gros i<f,:a5 Auteur à 
carode, a. outre d'un .lir fimefqtiin fon laquais & fon co- 
<;hcr qu'il laitfire tout le monde] _ 
* ^^sutrir. u.i>. Mot comique figurJ, pour dire maliraiiet. 
(Q^i vousa ainliacoutrez,niesamis. ^bl. Lue. Il l'apeUa 
pui.i:ii& lufec.X laincn^^a de l'acoutrcr en femme de fa 
qualité. lourncIdeUeiirt j. p. 4;.^ 
 ^ciutret/tent. f.m. prtntnces.acoutreman. C'cd àdirc <(jf«/7c- 
Bitnf, liAliiUemeni. Ce mot A'aciutrerftent a vieilli , Se ne peut 
bien trouver fa place que dans le ftile bas , ou comique. 
[ Cinq ou lix lois cette nuit en dorraûnt 
Je vous ai vu J.ins un atcutrenient 
Au prix Jiiqiirl .icune me fauroit plaire. 

.Il y «voit des i.or.t cmcrs qui coiitoient dix mille •ieus. 
Clianger J'ocoutrejncut Avoir de magnifiques, de lupei- 
bcs ic de beaux acouircinens. iDurn^l de Hemi i f..^«,] 
AcouTuuAi'cE. /" /". Coutume, J:jbitude. Le mot d'--f.«f«. 
m.vui. qui avoit ïicilli. commence i rentrer en nfagc, &mc- 
^neily j Jîslieuxoiiilv. urni-eux que coutume, !c qu'lia 
bitude. f La jeune(!'« cliange les poCiis par l'ardeur du 
fang , £t laviçillcirecoul'cre l's liens par l-icoutuman- 
ce- Li Iffiiiefiictiu^rijU» 101.1. Uii cfprit «Ku:! & comme 
domté p^r raccuiumanie au jonj , n'ofeioit plus 
t'en'iardit à rien Dij nux , ' mfin. L'amotir d'acou. 
tumauce rft une alfeftinu conttartée avec une peil'onne 
àf.'r.cdcla voir. Cjrneile,''»'etfi4r'Uii:^!*>T.i. Q^elques- 
unj pti feton: ilans toui ces e^emulcs '■ ii:'i«/«à anuHrajuet 
êciKai;n.MUiniïiixdiieil ù-i cnla par un^mjuv-ifc habi- 
tLi.le que de Jire il fait cela par une uiauvaife acouttiinaiice. 
T^n.ACi'i.iite.ntreip.irV-i ; /* T. r. Cn ce deinici cxctiiple 
Monùrur Coriicillea raifii ; nuJJ dans les auces , •■<•>"•- 
Mj-c(e(l( es bon Se très 11 fi;^' 1 
^/tifitH-nrr. M.», .^voit decou'unie . fire fouvrnt , pr.itiquei 
fuuvent, donner ou faire prendre l'Iubitude de quelque 
chol'.:. CeverScacoi.tuiJurdaiis un l'cni a:if dcni.ui»Ie que 
le Vcihequilefultfoitiriufinitif fcquel'infmitif Ibitpré 
c^d: ■'■■^ la particule <?. ( I '.% ii,norau» ont accoutuuic Je 
i'cntj:t aux pcrl'uuii» lubiic^. ^I.Lhc. Il jr apluid'en- 



A C K. 

toufiarme qu'i'ï n'ont acoutumc d't^ avoir. Viit. Ut. qA 
Cepcii.ijni e verbe ttsutumer pris activement veut qud- 
i '..' s ni- rticulea au lieu delà particule rfc il f.iut irio- 
àiii: il l-'riîrc:c de fa langue dms les cholrs évidentes po'Jt 
l'acoutumer^Ri: le point piccipitet dans les chofesdou- 
teufesSe obfcure». tiKele,tl',Au A' mralc ,Ttm.i.ntre i. Si 
cette la,..n de pirlereft reçue .Monfieur Corneille fe cor- 
rigera la première fois qu'on rimptime.i fe» notes fui Vaa- 
gelas.; 

l'^itutumer. v.r. h m'tceutmme , e m'teiiilumM , j« mr fim 
ncou'urtr , fe m'aetutHmerai. C'efl prendre Ihibiîude , pren- 
dre la cmiturae. Acontumer pris réciproquement veut que le 
verbe qu'il rc'git Je qui le (iiit immédiatement foit à l'infini- 
tif précédé de la particule *. ( Il faut s'acouiumer afc 
nourrir de la parole de Oieu. Pert T{ci.il ,Tef}.imin: Pt f^ce 
.p.triie. On doit s'acouutmer i aller moins vite dans .les 
jugemens 8c à prendre plus de foin pour coofidetet le» 
cliofes. M.Kic(ile.eJJéudimer,i!e,T.i.tTai:i i. On ne peut ré- 
tablir qu'avec beaucoup de t^ms un vieux corps dOhcicrs ât 
de foldjsacoutumez a ccmb.tre enl'emble , 5: t foufiii le» 
fatigues de l.n guerre. 'R^ln^en de T^i^m rjee4%. ] 

^ctutimer. Ce verbe pris dans un fens aC^if , pïflîf, ou reflexif. 
te fuivi du nom qu'il refait , veut ce nom au duif.( Les ofi. 
ciers acoutumcz «' la dif ipline fucccdoient fans trouble les 
uns SU.V .luries. SjraXj^n.fr^e il Dunk^'ri]»e 1,1 llfU^.^O^KcOt- 
tumct le fuldat t:u travail. ^H. Tiu. T.). ] 

Acquérir. Voi lacolonoe/tyfwri'-. 
ACR. 

ACRi. /T m. Terme de quelques Cou-umes «le Fumce. Il 
vient de l'Allcmcndi &lj^'nifie«n arpmt de terre. On apelle 
dans quelques pro inces les mcfures de terre, «rfem, & dus 
d'autres, on les licnimc aerei. Voi L'ifele dej Mtper:reliitfe^.l9i, 

[Un acre de terre bien cultive. Labouiet un acre de terre. 
Semer un acre de terre.) 

^lire. Mj. Ce mot fcmbie venir du latin <frù , Se veuf dirc.qui 
a de r«cri»>«nir. [Urine acre Se mordante. Chaleur aue Se 
piquante. Humeur acre, goiit acre ) 

AcREDiTiit,?. il. Cemot feinl-le venir de rEfpagDoI«T»if<r. 
C'cfl donner du crédita quelcun. C'aftmettte en crédit une 
petionne. [ Lesbellestutes que .Monheut Hclvetius a faites 
dans Faris, l'y ont glorieufement Aceditt àla baibe de mcf- 
fieurs les Médecins qui en enragent ] 

i*^erediter. v.r. Je m'Arridi:t,tm*a(rèdifAi^Y mê fù'n écrédi'i > t 
m'iirrirrtAi. C'eft s'aqueiir ducrcdir, le donner du crédit. 
( Ce n'cfl qu'en préférant le devoir nu plailîr qn'on i'turi. 
Ji'e dans le monde. /..^ O'eretnite^ triflrrr'^iin ptitr temlenneStt- 
fRenr,!. partie. Le p.iuvte Tomasdc LiJTmss Avocat de eau- 
f<sperd;i;s fe tou'ir.ente pour s'acrôditet.fur le ramU'e. 
mais en vain ,fon dcAiii n'y fera pat pluicloti.-ui que celui 
de la Serre, ou deSeufCermaip.] 

filtre', f. f. Ce iror vient do I atin ae'.iM > Se veut dire quali- 
té mordicante.S; piquante : (Ainfi l'ondit.l'acreté de labijc 
<ft ficheule, l'acrctcdu f«I neplait pas ) 

^ieritnarie. f. f. 'Cc mot dcccud du latin «rim»»,*. c'eft une 
qualité qui eft atachéràlliumeur , Se qui fait que cette hu- 
meur pîquc les parties , oh elle fe rencontre. [L'acrimonie 
des humeurs a ulceic le couduic de l'iuine. Di^iri, rermei 

de Mtl-nhf.] 

AcRoc/Tw. piononcez «r». C'eft tme rupture qu'on fe fait Je 
j quelque manii rt, » un liibit, ou J quelque autie cholV [Un 
petit >iroc, ungiand.un t'acheux , un mat hcuicui s:toc. 
( c'eft UD actçc que leme fuis fiib Se t'aare un tcroc à I* 
-v.flc..; 
f^tros-':tmejft. f m Prononcez eertc'iemér. C'eft l'aé^ion deU 
peilonne qui acroclie. te mot d'aciochcKicot n'ell pjs de 
i;rand iifaj-.e ; fc en fa place on fe le-t plutôt de quelque 
temjdu veii)e«rM')»r ( Apics l'^cochemeoi des navi'cs. 
Iecotnl>atle i.iluma plu> fort qt'^iipaiavini. On aimeioit 
Diicux k'cTpiimer ainlt, wirry. ijt-t Ut naitrei fe fmtrnt mat~ 
<>rfC, tecembitf» yalu*ns ptmi fa't ^u^dupstal/MUt.] 
^cTceler. X.*. «tacheta uncroc. cil iquclqiie .hofe defem- 
blible, mettre .tu croc, [^crochet de 11 viande , icrochci 
un aloiiu, une cclanche j 
^ert^-'-er. 1 a. Joindre vn vaifl'cau ennemi pout entrer dedans. 
Se s'y b.tie. L.t Kcalc iciocha une (aléie, Vm^. i^». 
'•4r.4l 



A C R 

f^H-Dthtf.v.'t. Atrapetparadiene.fSêUéffïtfîntfé. {ffH' 
fois Herard delà o/ange i force de fourberies on-ofittou- 
jours qaelejiKspiftûles des hcnnctci gens qui Je fouftiCJjtl 
fc en cela il marche fur les traces de foiipére. 
Dans l'ame elle eft du m«nde, & fes ibtns tentent tOQt, 
Four dcrocher quelcun. fans en vcnii à boat. 
//•/. Mtfmtrop. a.yf.f) 
A ^cttihtr. V. «. Retarder tme chofe, «porter quclqne retarde- 
■lent i vne afaire, être caufe qu'une afiirc ns fe termine 
pas. ^11 faut que je lui dife que je tiouTerai moien /«/■»- 
rhtr cette afaire pour quelque tenu. Ptrt'^iai , timtdia dt 
TtTetKty%^n(iriene. a.yf.s. ) 
^^iTichn. V. r. Je m'arreche , ]e m'turtthai, e me fuit tirnckt, 
ft m'AcTochtyAi. CemotCgnifiefe prendre avec let maint à 
•^itelque chofe. Se tenir avec les mains .i quelque choie. 
Seprendre aucoletpour fekatre.Seprcndicâ quelque cho- 
fe. Se joindre pour fe batte. ( lUi'derithircnt tuK al/TU d* 
itftth. ^el.Lut. T.i. 

Nos braves s'actochanc fe picnncnt aaX cberens» 
Def. Stt. 5. 
Sbn diadème l'acrochx s un rofeau. .-**/. lu», l 7. AprH 
que les Galères fe furent baiiiei , elles t'aciochCteiic, 
^-iil. Lu,.) 
AcRoitB. v.H. Prononcez afr««r/. Ce mot emporte quec»- 
iuidequionledita deflein de tromper. Il fe dit 3nlli des 
ohofes fauiles qu'on veut faire palTer pour Traies, ce mot 
J'«r»irf eft toujours emploie arec le verbe /j/>f, & J'oune 
.•î'en fcrt qu'à l'infinitif. Jefçaitout.nepenfe pas m'en faite 
«croire. ^61. tue, Soxxifdiiesdiraire à uneitifinité de gCns 
quecespointsnefont ftase/Tentielsà la foi. Pifi.lit.y. Il 
Teot /«r»«c'tirf qu'il eA gentilhomme; nuiis fa couduite 
la dcmeat , c'eft ce qu'il ne fera jamais acioitc qu'à itt 
fots ) 
S*enfan t aviire^ v.r. Te m*tnfais Atrtire, )e m*enf!i aeroirt^ ]t m' ta 
faufaie Atrtire, le m'en érali fait Acroire. te a'en ferdi asreire. 
a'eft s'enorgueillir, avoir meilleure opinion defoi qu'on ne 
devroir. ( Un galant homme ne s'en fait point acroire,par- 
ce qu'il ne fe pique de rien. F»fcM,penfëit. ï' eft un fat qui 
s'en fait b'auconpacroire. Tara. njt^/Kr VturiUi.pn^. 440. ) 
Ac P.oissEMsNT, /^»i. VsononzizacroijJimAn. Cemoi fcmblc 
venir de l'Italien dnefdmen:,. C'eft l'augmentation fcnfible 
d'un corps en fa propre fubftance. ( On rcconnoit qu'il y a 
derjcroiflement au tronc d'un arbre, quand on remarque 
qu'il eftplus gros qu'il n'étoir. ) 
^cretf trient , f. m. Terme di Piijîe Lmine.C'eà une iugiaentation 
delïlabes. Uyadivcrs acroilTemcnj. Ilyaunacroiflriient 
des Verbes, Se un acroiftement des noms. Cet acro;nèmcnt 
ïbit des noms ou des Verbes, cil quelquefois long, & quel- 
quefois bref. A-nù l'en dit ( abre'ger racroi:rement , alon- 
ger l'acroiilèmenr ,ou fair; longTacroiftement. La t-t'an- 
fité Latins explique les acroilTemens. & on peut voir là 
deflus U>r.et.U Lanne de ParT-T^ndt.) 
* ^icreijfetnent, f.m. Ce mot eft fott en ufagc au figuré , & il fe 
dit d'Ordinaire de la bonne fortune des Sourerains, de letirs 
Etis & de celle de toute autre petfonne. Il fignliic profpériié, 
lu^mentation heureuto 5c fortunée. ( Faire des voeaxpoiii 
l'acroiiTement de l'Empire, f'^u. ^«m. '.9. Prier Apollon pour 
ractoLÛèment du dom.iine de Meflieuts du l'arnafic.) 
%AcrcMe,eu Acroifire^v. *. C: raotparoit dériver ùiLâtiv,iitmf. 
«■■«.Je on l'écrit en rriyois avec 5 ou fans .î. m.ilsquoi oi'.'e» 
l'éciive avec une.i,onleprononcepourrantlans i'àl'infi- 
Htif, êcl'on ;;ronoiiccia(i>ri<. lifiguifis auguieiiter,&: fedit 
des choies ijui peuvent recevoir quelque augmentation vi- 
ilb'.c ,0U IfLViflble. raeroit y tv acrets f il dcrott fTiaiti aCTorjJini 
«ûKf acrêi^e'^j ils derêijjent. facruf. Vai «cru. r.'.ertitrai. Xertii, 
gu'iUcTcifa. ( Les ricneflesnefont qu'acioîtrefa Ibif. tUa. 
ii(^irjl-. ilfiut boire la raillerie de pîurde l'acroîrre en fe 
défendant, Ail. Lui. Acroitrc Cx maladie. Arn. emf. i,g^ 
;ictoîtrc loa petit domaine. Ptt. teuvrei diverfèi. 
Ce terme limité que l'on veut leur prefcrire, 
Acroit leur violence eu bornant leur empire. 
Jiac. Tèùtiide a.tfç, 
S'uereltr'e, au i'acr!iij'he.v.r. Je m'acrois. Te m'acrur. le mefuii dern. 
Il m'icraihdi. S'.iugraenter. ( K.omes'acroLflbit foiblement. 
Bijfuet Jnfluire um-vcrfelle . La France s'acroit tous lesans, de 
quelque chofe de conCderabIc. Vife, Herture. U lâche pat 



ACT If 

tiirtR fofRî^if Jhoïcnt imaginables i t'iCToth* «bien» de 
fortune. S'acjoitrc en honneur, *'i«oitre en lieheflet. AiC 
Tac.r ( ) 
AcRosTicH !,/:«, Cetf un motGree>&en Latin on dit ««■»- 
ftichu. C'cftunrnot que font toutes «nfetnble cliaque pre- 
mière lettre 011 chaque autre letuc de chaque vers , ou de 
cliaqnc ligne de quelque petite pièce. ( Un bel acioftiche* 
V'n heureux acrofiiche. Faireunacroftiche. ) 
AcaoTERt,/:»». Ce mot t(k d' Krclatelture 8c dccend do Grec. 
C'cfl un petit pic- douai lut le froat d'une ordonnaace. 
( Cet aciocérc eft bien fait. Cec iciotcic paioit bies propoi< 
t;onnc. ^ 
t S" A c R ouPre ]e n'acrimpii, e m'iereupU^e me fuie *cnn»i,ie m'*j 
creapirti. C'eft fe baiû'et fur le demére.fe courber fut le der- 
*ictc,afin de s'y repofcr. S'acroupirn'tattt que dans lei dif- 
coûts familiers, ou dans lot ouvrages (impies ic pliif»«t/ 
Onne vous verra plus dans le cercle aoraft* 
Enpofture depië, 

Augraud plaiiir de tous, 6c de votre jaiet^ 
Swflb Piefei Exrlefijuet. 

■ ACT. 

ACtl.pm. Ce «ot vreatdu Latin ^Sm. Ceft to« ce q«î fà 

fait , ou qui scft fait^f Aéte gIcrieux.Aae illuftre.célèbre^ 
fameus, vertueux. } 
^3,,f. m. Aclion. ( Les aftcs metTeilleux des Saints. Uiu& 
HimetUyi. Ce n'eûpai tantJciunprcfent <;u'un Ai:'7«dere-' 
ccinaoillincc. AU. Lmc. Epure dédicatêire. T^rpenfe^ mitemat 
« voi Aiiei trdgi^iui. Çedpeef. > 
v4iie, f.m. Ce qui a étc ordonné par une autorite' pnblique.roit 
de Piinca ,dc Pariemaot, ou de République. ( Cafter les 
Aftes . infirmer le» adcs , aproaver les afles da Séaat , de li 
République. Sec. 
w<û«,/r». Terme confacre',pour dire l'hiftoire des Apôtresf 
( Le livre de» Aftc» des Apôtres oii un tréfor fpiritiiel , & i! 
c'eft pas moins mile que l'Evangile : & cohlt.c on peut 
speller l'Evangile, les Aftes de Jclus-Cîirift , on apelle aufli 
le Livre des Aftes.l'Evangile dufaint Efp.-it. PenRiytl.pri. 
fietfur lei XCies des ^pincf.^ • 

,.iSideeenUi:iir,fim. Terme d'Eglifc. Cefi une doaleurdc 
fes péchez, acompagnce d'un véritable amour de Dieu. (Vit 
vrai ou véritable afte de contrition. Vn afte de contritio» 
fincère. Faite on acic de contrition. Pef.Ut.c. ) 
^Ui.fni. Terme de frarijB». C'eft tout ce qui fe fait en juftic*» 
Ces afles font apeiiez aftcs judiciaires , &l'on donne ce 
«om au3 arrêt». aux feniences > aiix preBvct,3u.ï confeffions 
faite» devant des Jujïs. Tous ces aftes font valables. 
^cJe.fm. Tenue de P'Mi^nr. C'eft un ccrir fait au gréfe , os 
devant un notaircfCet aûe eft bon Cet aifle eft dans la for- 
mel. Paferun afta au prèfe.pilfer un afte devant un notaire.» 
,Aàe,fm. Totit ce qui fe fait fou» fein g privé, & qui porte pro- 
meiTe de payer queJquc fomme à'_]«elcun.On apc'deaftes le» 
prome(res,les ceduics Se les billets oùVon s'tnpgc de payer. 
Cesaéless'ipellcnt fous fcing privé & les ade» par devant 
les notaires ,fe nomment aftcs autentiques 



L.r,j..'-. .....«., -.-. ».j-. -.-.,. «^.y.».. ^,1^1 ujic parue ae r a- 

c>:on du poème dramatique. Toute l'aftion de ce Poerae 
eft rt'gulieiement divik'e en cinq artes : & le premier eft le 
fondement de tout le Pocme. L'Afte ne doit être nitro» 
court , ni trop long ; & chaque 3Ùe Je la Tragédie, ou de la 
Comédie ne doit avoir que trois cens vers, ou un peu pliis. 
L*s Grecs n'ont point connu le mor d'aile en cefens , Se ce 
font les Latins qui en ont les premiers parle. L'autre finit 
quand leTeàtre demeure fans adion , 8til commence lorH. 
que l'aftion commence. On divife chaque aAe en fcenes, 
qui doivent toutes être ingenieuibmcut liées enftmble.Pr«- 
rnjiie de Tiàtre l. 3. 
,All; fm. Terme iTécete de Te'elofir, de Droit Cnien, de PfiiUft, 
phie,itu de Médecine. C'eft une aclion publique qui fe fait daru 
une fale parée pour cela, 8c oùun Tcologicn,un yurifcoa- 
fuite, un Médecin , ou un rhilefiiphe répond lut de certai- 
nés matières qu'il a fait imprimer dans des Théfes, réponi 
dis je,àtoiisceu.i^uilu> fomVhounctu de difputer conu* 



^ A C T 

lai ,&tl«he 5 léfoudce avec elVm ies difitulttr qu'i'ilui 
piopofeat [ Vn bel itlc, un it-: cc!;j;e , un lAe (»m-;ux, 
turc un »c'.e- iou'.er.tr unacte. Conimencer unïrtc. OJv;ir 
un actc.tinic un lÙe, tcrmiaetun aClc. ) 

ASimr.f.m. Ce mor vient du Latin a.'^»'. Ccft celui qui djns 
qutique picce de icitre exprime ivec efpiit par l'es geftcs & 
pji fes dilcouts , les moruis <x 1» pallion d'.i ptil'.^r.nagc qu'il 
lépréfente. Il &ut pour itfc hon acteur, ttre l'avim d;ns 
l'Iiiftoiicf: principalement Jar.s la fable , avoir le corpj 6c 
les mains parlantes, i< i:ic ludicieux pour ne m;n faire ni ne 
ticndirc quine peigne agicablerucnt les mœurs & leca- 
laclére du pctfonnage qu'il fait. L'acleiîr.poutrc'ullîr, doit 
avoir aunîtres-bonair, {ictre fori l>ien fait de làpetfonne, 
l'ansctreni trop grand, oiiiop petit , trop maigre, ni trop 
gras. ) On dit fti bon aftcui , un hab:ie aiteur, un excelicn: 
artcur , un fameux , un cclcbic , ua llluilte , un admirab'e 
aAeui , un merveilleux a^cui. Nuus avons dans ce fiCcle 
d'aulfiexccllensaclcui5 que les Anciens en ont cu.Si ilyen 
a qui ne le cèdent point a Rofcius ] 

^iicur.f.m. Ce mot ledit auflî quelquefois au figuré , Se Te 
prend toujours en bonne part. C'eAceluiquia paitàq ici- 
que .ifairc mêlée d'ii;trigues êcdeiiibaras. C eftlap;rl"onne 
qai conJuit ave; clptit I intrigue de quelque af.-.irc. ) Il a 
c'tc un grand acieurdaus cctieafaire. U.l. "RfmttijHti fur !a 

Urgut. ) 

^liif, active. »ij. Ce mot vient Ju Latin sûivm & au propre il 
veut dire n^^nr. ) Feu aftit. l'rincipcachf, vie iflue- ) 

* Adtf, aiiivr. aéj. Ce mot au lîguréfign.fie. i'/, />'"« <<«/'"■ 
[Les ncccflitez de la vie prélcnte .'pclantiflenc i'efpri!, quel- 
que aciif 5c pcncltant qu il IbitA'".'» t'IT'"' dt miroir. T. i. 
l'el'prit dune fcinine de Cour eft plus vif & plus aftif que te 
lui d'une paifanne. Mtri liijltun He l ifp'i'-) 

Aciif,a(itvr.aJj. Ternie de T-ï/^k. Ufignifiequieftefe^if, qui 
cft réel, qui cft véritablement du. Les éfets adifs montent 
à mille ou douze cens livres 11 y a pour cent pitloles de dct 
tes avives, Je pour autantde dette > paflïves. 

Ji.(i:f, util: t. ai. Terme de Gr.ur.maiTi, Qt qui marque quelque 
a<lion. Il y a parmi le$C:ammaiticnsd:s Vctbes qu'en apel- 
les tti'f', H d'autres/x/iV'- Ceux qu'on nomme actifs dé- 
lignent quc'quc sAion, & rcgiffcnt rjciilatif, coutrcchan- 
ter.dancer, l'oiit des vcibesai.tifs, parce qu'on dit courte la 
polio , chaiter uneclianfon, âciiauccr une courante. On 
4litaiiili,cevcii.e.iuncrigniiicai;oii active ,c*eltaùirequ'ila 
un fens adif Se qui marque une action. 

^3'/. Ç-m. Ce mot parmi les Giammaii:enseft aulTl i.iHftaniif, 
âc lî^miie «ri tT'-i aiiif. ^ Ils difcnt conjuguer l'a,', f & le 
pallif. L'actif iegitd'o.-dinaiieracurai:f, Savoa bien diilin 
guer l'aitjf du p^jEf ) 

^citvtmeut. at-'i-, TTouont:cz sc}tvenAn , terme de G'â'nmiti-r^ 
lequelledit de ccitains verbes, iifignme.qui cilconfiJfre 
d'une man:éica.>ive,quieft regarde dans un fensaclif,^: c,iii 
marque une aiftion. ( Ce verbe cil pTisa<^ivement,fc cet 
autre paiCvemcnr. ) 

~Jl«i£B/"/l'rononcei jrri'a.i Cemotvicnt du 1 j;in«3".' Cemot 
gcocralement paiiiu', veut dire le mouvcuieut de quelque 
partie, ou de quelque ci-.iilc que ce l'uiKjui . ;.t, ft qui pro 
«luit quelque efet. Ondit encefens.ui.c .ifticii tjve, une 
•nicn ardente & pleine de feu , une action fo.ble. une 
aAjon langur!ranie,unc3Clion moi !c.j 
• titf""- ff- Ce mot venantàf; parti. iilaiizer. t: fcdilant feu- 
lement dcsperfonnes, lignifie choii: que fait, ou qu'a fait 
une pcrfonne. ("CVell une belle ai;l:on, une grande aftion, 
uneglorieufe, une faiiicufc,uneiMurtre,unecclibieac'>ion, 
une aAion incmonble , renommée , courageufe, haulic, 
tclatanie, brillante, furprenantc, a.lmirablc , niervcillcile, 
ctoniunte, immurtcllej f^ge, vertuculc. prudente, judicicu- 
Ic, réglée, bien-conduite: Mais parce que tous les lioiu- 
Biesne font pas toujours fnn l'i^es.un diiauni une action 
iéiéglée.uoe action folle, infei.fce^ext'av.ipantr.ii ne aftion 
afrcafe , ujie M^lion noire , infâme , horrible , efiovable, 
haiirable,mechante>mauvalfe, ahoniiiiable, honieule,dé- 
fclUble. r. n'y a que les coquirs *c Icsgensqui n'ont ni 
ctrutBi honneur, qui falTcnt de méchantes actions. Heu- 
reux qui conduit fe» «ét'oni avec iu(tcmeni P»'f ^•></,r/»«i. 
mti. Vcjïfctc». nnea<;ion de (iifticeJcie ferai obligé d'ctie 
nec tefpca ritie ut»-lniinblc letviieiii; ytn.lm'tg, lia- 



AC T 

mortilifet une aftlon , éternifer une aélion. Ail. lue. Tim> 
dialcgui ii»/'«m>fiV.lleft;d'unJionncte homme de bien régler 
fes aAions. iLré. Ite. T.i. 

Aliwi.ff. Manière dclaperfonne qui fuit quelque cho'e avec 
chaleur. ( La Gal'cons qui font ordinairement pleins de 
feu, ne font rien que dailion ) 

Kihen f.f. Ce font les geftes d: l'OtJtetu quand il prononce 
un difcours, oit ceux de laperfonne qui récite en public. 
( L éloquence djp-id des ciiofes, des paroles , Se de l'attion 
de l'Orateur. Vu U f.:-M.htiir , tT.:iti àt l'dûnt i.- roTM.-iw. 
Ccft un Com:di;n qui a lafton '..elle. C eftune comédien- 
ne" qui al'a^lio.T naturelle : fon action chir.-ne , Se on ne 
fauroit l'entendre réciter fans être touché ] 

Acîion /T/. Difcours prononcé par un Cta!eut( Les actions pu- 
bli.-jucsduPréJicateuiOfie. ne font pas exa.^c.nentéctiies: 
néanmoins cllci lui ont donné beaucoup Je résutaticii,pa:ce 
qu'il avoit l'aftton belle, lors qu'il ptcchûii)" 

Kd'.tr.. Cf. Cemnl'càueafitiiit iepttfii driwuti^vt. C'cft 
to rt ce qui fe paile fur !e tJi.tre Se qui legatc'ela jM-ce qui 
s'yrrp:ifente. Il faut donne: de lachairut aiaftion fcauà- 
le. V.CsrneiSe,rejhxicni fur h/oertt dra-'ytAfiat.e. 

Pidicn ff. Te; me de Pji/;j. C'c< le droit de pourfuiTte eb ju- 
fticeccqui nous cl't dû. C cit une pourfuite qu'on intente 
enjufticc ordmaircmentcoDt.'c une peifonnc, îc quelque- 
fois contie une cliofe !i y a des actions pe.lonnelles, Je» 
réelles, des mixtes, des pi-i.tcircs. des poUcfl'oiies, des i.i- 
potecairei. Ou d.t avoir ilii;a contre quekun, lotenicc 
a&on contre quelcun. L'ûtfi*» a traite en favanilioiuine» 
de ra«ftion. V iîX.!'ei eeuzrêt. 
fi<or.d:liiuchr. /"/.Tettr.edc A/«- y.'. C'cft une j^ifatlondela 
langue 5< delà maihoiie du ciisval qui a force Az :ujchet 
fon mords, fc tient la bouche fraiclc. f On connoic pirl a- 
ftiondc lautiichcde ce cheval qu"il a du lieu. Ce cheval» 
une belle action de bouche, t<. cela marque ion fea &là 
vijjucut.j 
.A.'.-i»«.'.</^.'»t«/. Remerciment , co:rpliiiKntpar lc<]nclon re- 
mercie une pctl'onnedesobl.gjiionsquiîn lu: a. Cesrr-.:» 
^'.«aoniif »r.:«Tjne.le difent poinc au lin^njier f 3e:.>tileï 
aftions de grâces , d in^eiiicc .es aélion., de jtaces , des J- 
fli''>ns defraccs fort jiidicicu.es & fort i ptojnis. Rendre 
milleafticnsdeijtacesàqiielcun. A»i./'-. Rendis a'iir.mor- 
tellcsaéi.ons de rraces a une peifom e hlLiuTt  • 
Kilmmrr. -.a. Têtu e de Cm.'ch. C'efticteuiCi uneaAioocon- 
trc qiclcun, 8clui fjireuni>ruce.. Iian^ois Ke.rarJ ^ei. ■ 
tii cil un coquin que l'avaiice oblige tous les jaufsda- 
élionner fes meilleurs amis. 
XOixe'-.rKi. éid-j. Voi plushaut lemot d'41^/. 
AiJ'vi.'c.)'?/tCe mot leniblcni;iide 1 Itaiiea Aff.^r^fi , c'eft'a 
forceA: laigueurqm eftdansqutiquelujet qtieceloit ,'li- 
n; grande aélivité, une mcrveU.;.i;'eac1ivné, u.-^e adintiible 
a^ivité. Le t'cuafouveniuncaéiivitHurprenantc. LcscorçiS 
/ naturels redoublent leur aét.vité àmefuiequils apiochcuc 
' de leur centre rti-4,,fUi i: ) 

»AHi--if' r/ Cemotaufigu • le dit d'ordinaire de l'c:prit.& 
figniriele feu Si U vigueur de l'efpiit. ( Les Ftanfois On: 
un; i;randeaéliviléirc!prit ,miis du tcHt '•'• ■ • ' ' r' • 
Au :nc'metemsqae l'Eciitute laic:enou;> 
iiatuicllc :1e l'eipiit , elle nous fit vti.' .i 
ciai .^iiil eitieJuit. IIya|-lui de Li^niécl daosune U'-piji> 
te 11 iiplc que dans une adivicc pleine de dcguilc.ne.ii £i 
d l:iibce. 'H^.'li.iJaliifwuTd'.i. T.t ) 
.Ac T niri. ff- C'eft celle qui dansqut'que piéee deTcSrie 
eipiime agréaMeaent par fes geftcs ^: pit fes diùouts 1« 
peifonnapc qu'elle rtprclénte i Une bonne lélticc , une 
excelleine aClnce.une habile iclruc, une actrice de bon t>z 
faitliniveut loilleprix d une pue: Une tanie u^e artiite. 
L'a.trice doit crie belle, bien faite. fc bien aiullee pour don- 
ner dass la vcue des fpeclateuis,^ judtrieule po'.ii ne faî'c 
aucun gefte fans raifon , Se exprimer avec efpiit le caraAcic 
du pcilunnaie qu'elle réptclenie Un Pacte dramatique 
doit g^i^nerles bonnetgiaces d'une aéliice qui a ces quju- 
tez: je Ion cornuitun le ce> enfans d'Apollon au grand 
colier,ciui doitunc paitiede l'a fortune i une conduite ti 
faf;e, flehfta'ante ) 
Klli-tl, ''>•"!'• ''A- Qujeftenéfet .quieftvcriraMemenl. Ce 
Ul«C4'<^'«r/Q'cftpWiO<( lUitcdaj]) les dlûouta ordiniires. 

(Ce font 



A C U 

■ ( Ct font des plaifus aftuel» , des contentemens aftuels, in 
téjouïflancosai.'tuclles.des joies aftuelles.^ 

AS«e/, uSuctle. aj. Ce mot eft bien plus ufité dans les matières 
où l'on parle de religion, & fur tout delà grâce. Ceft tout 
ce aai produit quelque mouvement dans la volonté, ou 
quelque lumière dans l'entendement. (La grâce afluclle 
nous empêche de tomber dans le péché. Bien heureux celui 
à qui Dieu donne une grâce aftuelle. 

ACtiitlitmetit. adv. Prononcez ailueUimin. Ce mot fignifie en 
e'fet , vraiment, véritab!ement,tée!lement. (ils ont déchargé 
les hommes de l'obligation d'aimer Dieu aftuellement. 
Vaf^l , provimMc X. II n'y a que Dieu qui mérite d'ttre 
aftuellcmem feivi , cai ptefque tous le» hommes font des 
lagràs. ] 

A C U. 

AcuEiLiiR. (j. «. Ce mot femblc venir de l'Italien tm^Htrt. 
Faites trois filabes de l'infinitif <ii-«tiiir,& prononcez-le com- 
me s'irétoit écrit " ?«••" Ui. VatueilU, tu ncuttUtsi'û ar.ieiUi, 
mus acuiillom, vcu' ncueilUx,, ili atutilUnt. l'ucxnUn, )'"> atmil- 
li. Vdcueillerni,»cuiillt,^u''ttilcunUe. ViuKiiltcrois , <jui'acutll- 
lijfe. Ce mot d'acutiltir fignifie recevoir, & n'eft pas à beau- 
coup prcs fi ufité qu'autrefois. On emploie en fa place rece- 
voir : Mais quand on fe Çtnà'acutiUir , on en ufe plus ordi- 
nairement en bonne part qu'en mauvaifepart. M.ihomet 
acueillit favorablement les Ambafladeurs de Conrtaïuin. 
(^«ujîn, Hiflciri dt CoiiflitnnncfU. 

Sa maudite grimace eft par tout bien-venue. 
On l'Miieill! , on lui lit, par tout il s'infiniie. 
Mvlttre^ JUfdn:rope.tt.l.f,l. 
Stri tcueilU Ce verbe au propre & au figuré trouve encore 
dispartifsnsimais au figuré principalement. 11 iignitie au 
propre être jeçu,& l'on peut dire , Il a été obligeamment 
acU'-'iliiik- f m Altelllv Fcrfonncnefut jamais acutilli fi fa 
vorablcinent que lui. La plu part cependant difent, pcri'on 
ne ne fut jamais reçu fi favorablement que lui, & il a été 
reçu très obligeamment. 
' EneaciiiiU'- Ces mots au figuré rencontrent auflï des gens 
qui les défendent Usdif^-nt & écrivent, il a étéacueiUi de la 
tempête. Lei autres qui font cnplusgr.ind nombre, difent, 
1/ a été */<.■« df la tcmpitr. Les premiers fouiienncnt qu'on 
peut dire, il a été acueilli de toutes fortes dema!heurs,&les 
derniers,quifont les plus foits,croient qu'il eft mieux de di- 
re,// * 'f* tïf^^/« *^' routa fortes de malheurs. Je prcndrois vo- 
lontiers le parti de ces Mellicurs , fans ofcr pourtant con- 
damner les autres. 
Asu'sL f.m. Nefaitcs quedeux filabcs de cemot , Scpronon- 
cez a ijn'il. Il fignifie la récepttcn que l'on fait à une perlon- 
nè qui arrive ou qui nous aborde. 
Ac»«i/ ledit en benne Sien mauvaifepart , Scprincipslement 
en bonne: âc il n'y a d'ordmaite que l'epitét: qu'on lui don 
ne qui le détermine. ('Undouxacueil,un acueil obligeant 
honnête, favorable. Un bon acueil,un acueil civil Se gjland 
un acueil defobligeant, un fâcheux acueil, un mécahni 
acueil. Elle m'honora d'un charmant acueil. S. ornant, foCj'its 
j. farih. Il lui fit un acueil le plus obligeant du monde, 
AbH-uc. liai acueil honnête, ilal'acueil engageant. Sor. 
Roman romi^ue. 

Je fuis inv! de l'afped de ton maître 
Dont le feul .iii-ii/ obligeant 
Oblige plus que Ion argent. 
Busirobirt, Efttre. Tomcï, Ep.il ) 

Ameil. r ">■ Ce mot fe dit quelquefois fans épitèie , St alors il 
fc prend toujours en bonne part. Il fignifie la manière hon- 
nête S: civile dont on reçoit ceux qui nous aprochent. h'/cire 
amrilat^sttlei.jundt. Abl.Luc j.T. C'eft recevoir honéiement 
ceux qui nous abordent. On dit aulfi. Sm acutil gagne tous 
lis ice-irs. C'eft à dire,que la manière dont il reçoit les gens, 
les charme. 

AculER.. îi «. Poufier 8c ferrer dans un coin : faire ranger 
en quelque lieu pour s'y défendre. On voit aux combàs des 
Taureaux quelesdogues les aculent fouvent contre quel- 
que choie. Ces dogues aculent aulVi les taureaux en des en- 
droits où Us fe bâtent avec plus de vigueur. 

* 'culer. v.a. FoulTei en un endroit d'oit l'on ne puIITe aller 



AC U 



i^ 



plusloinpour s'échapar. [ Acaletl'ennemî. AW.Ar.'.j.) 

Kcultr. V. a. Terme de manège. C eft ne point pouflet sfTe» 
en avant, un cheval à chacun de fes rems , ou de fes mouve- 
mens , ds forte que fes épaules n'embraflent pas aûez de 1 
terrein,64queracroupe s'aproclie trop du centre delà vol- 
te. Les IraUens aculent leurs chevaux en faifant le tepolon. 
^rts dfl'hor/med'épée. l.p, 

S'acuLr. v.r. J ^ "l'ai tle, ]e m'acitlai , )< me fais messie'. Ce mot fe 
ditptopremcntdes animaux. Ceft fe mettre le deitierc con- 
tre quelque chofe pour fc défendre. [Le taureau s'acule lots • 
qu'il eft ataqtic de quelque dogue, ou de quelque autre ani- 
mal à craindre.] 

t'^cstter.v.r. Terme de Manège. C'eft en maniant fur les voi- 
les, n'aller pas afléz en avant .i chacun des tems , ou des 
mouvemens, fi bien que les épaules du che.al n'embraiTent 
point affcz de lerrein.dc que fa croupe aproche tropducen- 
ite de la volte. [ Prenez garde que vôtre cheval ne »'*« 
cule. ] 

Acu.'<uiAT! oH // U fe fiononce ^cumiiraciin, & vient du La- 
tin .ut«.'»i'(/-<fi9. C'eft un amas de plufieiirs chofes. Acumulsm 
t':c:: a un ufage très borné & même force gens le rejettent. 
Cependant il semble qu'on le puiflé foufriren cette façon 
de parler 8c autres pareilles. [ C'eft une acumulaiion ptodU 
gieufe de toutes forte; de biens- ] 

Kcamiiltr. v.a. Il vient du, Latin <i<:f»mB/<r/, C'eft mettre e« 
monceau, metireentâs [Ufemble qu'on ait voulu faire un. 
fond', de quelque importance en acurauî.int les atrerages 
de phifieuts années. Patru^PUii i. Chapelain de l'Acadé- 
mie Françoife ne s'eft toute fa vie apliqué qu'àacumulet 
des richcftes,& 1! ,. dans le monde Poétique plufieurs brave» 
&gencreux confrères qui marchent fur fes pas ôc qui font 
glorimifeiiient revivre fa mémoire ] 
AcusATEuR f.tri. Ce mor vient du Latin «c«/4t«»', C'eft celui 
quiacufequelcun. [Un fâcheux acuiateur. un dangereux 
acufateur, un acuiateur à craindre.unacufareur redoutable, 
un méchant acufateur, un fin acuiateur. Se rendre acufa- 
leur dequelcun. AH.Tac. Sepoitet acuiateur contre quel- 
cun. îat.plai.16. En quelque lieu qu'un parricide léiroiive, 
il rencontre un acufateur, un juge Scunboutieau. Lf Maiire, 

pU:zipr.3.] ■ . , • 

Acufa'to'i. f f. Prononcez aeuzaciin. Ce mot vient du Latin 
actufaîk , C'eft une plainte qu'on fait du crime, ou de la fau- 
te d'une perfonne. f Une acufation ledoutable, ficheute, 
d.ingeteufe, terrible. Une acufation jufte , une aculation in- 
jufte,& mal fondée. Intenter une acufation contre quel- 
cun. Patr.p!a:d.i6. Pourfuivre une acuûticn. At/. Tic. Pré- 
venir toutes fortes d'acufarions Atl.r.:c) 
Acufi-:f.fm. TeiaisdeCra.nm.tite. U vient du Latin '<i-«A''t"«'. 
c'eft le quatrième cas de quelque nom. [ Tout verbe aélif 
régit l'Acufatif. L'acufatifen François eft femblable au no- 
minatif de fon nom fubftantif. J 
Acufatrut. f. f. Cï mot vient du Lsiin '«t-i-f.ûrnx. C'eft celle 
qui acufe une perfonne. [ Elle s'eft déchréel'acufatrice de 
fonamie. C'eft une dangereufeacufirrice. C'eft une acufa- 
trice a craindre. C'eft une fâcheufe acuùttice. Se rendre 
acufatrice de quelcun. ] 
^.cufir.v.a. prononcez <ii-«s.f. Ce mot vient du Latin «"'/«'j. 
C'eft découvrir le ciime, euh faute de quelque perfonne à 
celle qui a droit d'en connoître. Cemct .ic.7f/>T,luivi iaim^- 
diaieinentd'un verbe, veut ce verbe àl'infinitif , & cet infi- 
nitif doit être précède de la paiiicule di. (Or l'acule d'avo.t 
confpiré contre l'Etat. Kuhifoucaut, ^utrreideParis. On l'a- 
cufoit d'avoir eu des corrcfpondances avec les ennemis du 
Roïaume. Per<fix,hifloi-e de Hirtr:.^. -Mais lors qu'-i."/''' ell 
fuivi d'un nom qu'il légit, il veut ce nom au génitif pre .édé 
del'âïticle de. ^cufr^s^eUundevo!. Vnacciifa la Baluvillier 
'de pu fin, ir parce ijuan la tcr.vainjaif, »n /» iruU à Paris eiipUiC 
de Ore've ) 
Ac-.ifer. ti a. Charger quelcun de quoique petite faute. (On 
l'âcufedepaiefle. Àtl Li-cT i *On acufe les Ftanç' is de 
légèreté & d'imprudence ; les Itûiiens, de fourberie ; .e» El- 
pagno'.s de trop de gravité ; les Alemans, de tiop de rrja- 
•■ chilé &t de promptitude ) 

Kcufer.v.a. Ce mot fe dit p.ilîni d'actes de Notaires ":i'e l'a. 
! ftice. C'eft blâmer de quelque défaut, c'cfi diie, rii'.l y 3 
1 des défauts dans quelque aéle de piatique. ( Aci-Ur ur. Te 

C î 



10 A D A 

ûiment de fufigeftion. Pd-'ii,pUi.f. ) 

hcafir. v.a. Ce mot ledit encore quelquefois^ entre Mar- 
cliinsquis'écri»ent. dcfignifie donner lavis qu'on a receu, 
mais en ce fens acufir c(l un peu furannc. J'acule, Monlîeur, 
ta réception de II votre, 

Tttu^r, v.r. Um'j4ufr,)em'àClfdt,)tTnifuilMU!i,'tm'itctifiTili. 
Ce mot fe dit «n parlant de confeflion. C'ell déclarer fes 
pédici à fon 'contefliur. (Mr. ..N... fe confefl'ant l'autre 
jour, s'acufa d'avoir tire de giofles fommes de fon Libuiie 
pour des livres qui ne fe vendent poiiUiSc api^s s'êue acufc, 
leConfelfcar l'obligea a reltitution J 

Hoir, «cH '-. ">"^i- Ce mot vient du Latin /•ccufmiu. C'eft la 
peifonne dont on a découvert la faute , perfonnc de qui 
l'on a découvert le crime a celui qui adroit d'en connoiirc. 
( II eft acufc de vol. Elle eft acufee de receU. Fatru, 
fUii.n ) 

Xcust ( n. Celui qui eft dcferc en juftice. Celui que l'on croit 
coupable de quelque crime , & qui pour cela a été decou 
vert. ( C'cll un cclcbte acufé AW.Tx*. La iBaftil'.e eft pleine 
4'acufcz Ccpumi cesgenjil yen ad'illuâies ) 

A D A. 

Aaace. Cm. Mot qui vient du Latin •x/'j-iMni, C'eft une fa- 
çon de pailer, courte, vive, & commune qui lenferme d'ot- 
dinaiie quelque cliofe de vtai, & d'utile. Le mot A'nJ.^^t a 
vieUli en notie langue , 8c n'cll intelligible qu'aux gens de 
lettreiien la place onfefett de provtric. Adage n'a coûts 
qu'en riant Se dans le comique, ou qu'en parlant du recueil 
qu'Erafme a fait des proverbes Lati»s& Grecs, (* On dit en 
ce fens /£'»^i<''î" ''''>■'/'"' font beaux & favans. Sciiburlef- 
que n'a rien d'cveillc. Il ell plein de vieux mots iJc dewiu» 
idagt!, qui font malaucceitr. ) 

^DAu. f.r". Nom propre d'horame, qui fignifie rouge. Adam 
futlepremier homme, créii delà piopre main .'de Dieu, Je 
mis au Poiadit terrcitxe. U lui donna pour fciotue Eve: 

Elle aima mieuï pour s'en faire conter 
Prêter l'oreille au'c iV'tire'.tesdu Diab'.o 
Que d'être femme ,:< ne pas coqucter. 
SnrATtn ^e4Jîet, 
/TJAfTslt. v.a. Ce mot vient du Latin adujitarc ,ic n'eft pas 
«xtrémemcnt en ufage. Il fignitie apliq^cr , ajufter, faire 

?[uadret. (' Or lui a ingcnicuicmcni j-j/'/» c« quolibet. Il 
lut mieux adaptez ccia.) 

A D D. 

^•BitioN. /?/■. Ce mot vient da Latin <i^'(»j». prononce* en 
François 4i/i/e:in. Ccft à Jire, augmentation , fuplcinent, 
tn un mor tout ce qu'on ajoute i quelque ouvrage d'cfprit. 
(Uneadditionconid6ablc,une belle addirion .une agréa- 
ble addition , e'eli untad^itionuiilc,nc..clIjirc, importan- 
te, c'cft une .iddiiion ingcnieufe, addition l'upcifluc , inu- 
tile. Faire des additioa:) icltanchci les additions qu'on 
avoit faites J 

J^idmon. n. Terme d'A'iV»«fi^«». Cefl l'art d'ulTcmblei plu- 
ficut» fommes, ou plulieurs nouibrts pour trouver la lom- 
me totale. ,'Addiiiun mal faite, addition bienfiiitc , faite 
Jcs additions.) 

^WJimnnrr. 1.4. Terme d'Ari>>n«ria«/, PioDoncCT mldiihnii. 
C'cll de plulicuts fommes n'en fai:e qu'une. ( iïiiM addi- 
lionAci toutes CCS fummcs. 'ryî» kriimtii^ui. ) 

A D H. 

jlDHixtKct. ff. Tfononcer. iidiTt:ct. Ce mot qui vient d" 
t.aiin adoMTrHtij, n'eft pas dans l'ulage ordinaire, néanmoins 
on ne le fauioitcondannc: touii^ fait, 8: il y a des endroits 
on il palTc. Il ligniAcatachcnu-nt. (Sou poumon eft adhé- 
rent aux ctjtcs , {< cette adhcicnceluicaufcta la mon ) 

^ihiTtnt , sihirtiif éid. l'rononcci nJérurt^ c'eft à dire , qui 
lient foit , qui eft attaché a quelaue choie. ( Poumon ad- 
hérent aux cotes, pierre adéicntc.1 la vtltie ^ 

* Xihirtni.tÀhiriMi. tij. Tenue lit rdUti , qui coKleni , qui 
^miC. ( apUlU CA2llt)élcm. i^M^'f^Md^io.) I 



A DI 

* kihtrint. f. m. Qmeftatêclié iquelqueeireur.feftjteuf d< 

que<qu; hér..'fir. ^ C'cft un adhérant i craindre, adiié.ant 
puilunt , confi lérr.blc , ccicbre. fameux. Les LaihetieB* 
ctoientconlidéiablcs parlapuiQâncedelcuts adhcieot. D» 
Kirr, Hi/tste UFUiiriT .l 4,) 
Kihirtr. v ». prononcez Mdcit (1 fignilie étte atacli2 conue 
quelque chofe. ( Son poumon adhère aux côtes.,) 

* ndlicitr. V. n. Cemot aufi^utt veut dire confcntir, s'acor- 
dcr. Il adhère tout a fait a l'un fcntioient ( Il ne faut poiat 
«dhéiet aux malades en des chofcs contraires à leur laait ) 

A D J. A D I. 

 AD lAclNT, ^i/F^f/nr». xit). Prononcez 4i<î.i/jii. Ce Hirtdé- 
cenddu Latin ^fij^efir}. Le mot i'^d)M(rit eft plus djns la 
bouche des gens de pratique r^c dans celledes autres, lia» 
gnifie qui eft aup.-cs, qui eft tout pioche. ( Piead).ceac> 
Terre adjacente. ) 
ADJicTi F..r. »». Oirtion qui vient du Latin /:i/j(ffit<"",& qiiî 
eft un terme de Gra imaire. C'cft un mor qui fc {'•int a un 
fubftantif , Se qui marque fùjouts la qualité de la chofe 
avec laquelle il eft. < L'<ii)>^/./ s'.cotde en geaie.en nom- 
bre Se en cas avec fon fubftantif Lot Rois doivent eue doux, 
généreux,Scplei»sde pitié. U y ades aJ;fci:fi qui fe met. 
tcni d'ordinaire après leurs fubftantif^, Se d'autres , aptes ou 
devant. On peut voir l.i dellus l'autcui de la gueiie civile 
des Fianf ois fut la langue. 
Aoiiu Sorte d adverbe, qui fcmble venir du mot Italien 
^Mt. On le leitde ce terme poui fc faluiit,loii<^u'i«a le 
quite. 

Adieu, vous qui me faites lire, 
Vous gladiateurs du bien dite. 
Qui fur un pré de papier blanc 
Verfezde l'ancre au lieu de ùai- 

oatnt ^rruint^ ptejui. 
Iris, lors qu'il me faut retiter de riez vois 
Plus de vingt fois en un quart d'iicure. 
Je dis ."iitx, puis je demisure. 
La SabUirt^ fttjiti. 
AMiu. »dv. Ce mot fe met quelquefois à la fin ties billets ^ 
des lettres. ( Adieu, faites fond fui mon amitié &cioi«K 
que je luis tout .1 vous. ) 
kditu.aiv. Ce mot marque qu'on fe féptre quelquefois d'ak 
lieu, ou d'une perùinneavecqiielquc icflentiment. 
(-.4 /iVk Paris, adieu pour la dernière fois. 
Je fuis lasd'cn.enfci i'autcl dclafortune. 
htti. .f'tifùt. 

Vous ctesun fat, Se un brutal, «4#H, Se qu'on Bc vous !«• 
voyc jamais ici ) 
v^JiiK. adv. Cemot marque quelque regret de peidte ont lào- 
fe qu'on tenoit chère. 

^Jiiu tous mesplaiOrs, 

La grâce qu'on m'a faite cfl pire gué la mort. 

Gan.patjiii, 
^ditH. f. m. "Terur.e pat lequel on fait coniiDÏtrc i quelcuk.^ 
la civilité, Se de latenilteflc avec quelque itgiet de le qmt*» 
(Uiie un dcinier adieu a quelcun. 

De tout ic que I un dit dans l'Fmpire d'unoat 
l'^iu, belle i'hiUi, coûte le pliu a dite 
Sar.Poif. 

Je forsirc{;icideceIiea 
Etiui faisenvcr^mcn ;ùicu. 
tiimliriFfi T. 1.1 fit 10) 
ABtuvtkiK f nt. C'eft un aoini.il quiniit eBLibir.qniefl AiM 
privé, qui reft'emble au ii:ot:lon . U'ai» qui eft auIlï-graBif 
qn'uumuieu veau. /.'.i«'i"»>>mi>i a !e> oreille» longuet ."< per- 
dantes, Se il n'y a que la feircllc ù^- cet animal qui au des 
cornes. Lal.iinc del'adtm.xainrft loutic : mais elle eft uc*- 
fine. L'adiininain foumit de be.iire Se de froinn^c auxha- 
biiansde Libic. La.il fe laifTetroniei auxcnfan^Sc les por- 
te fur fou dos. ladinunain fe montre pat iircte en Nuin^ 
die Se en Uaibatie, patcc qu'il n y en a point cnco pau Se 
quon n'en tioire qu'aux dcicrts de Libie. Ait.MMtmtl, 
Ttmti /ii'r«. 1 (.'4^  j. 
t Ad I ik t.M-lirifty Cemot eft vieux feulement iilite dans l« 
ÇllWibie Jci Compte», U liijUJic i>«<lii, égate. fCeitu» 



A D' M 

•'iplct tdiié. C'«(t une chole.^ducc , Se il faut tâcher ïk la le- 
tiouvcr. ) 

4d lONcr lov.f.f. Tirnu it PaUis. On demande l'adjonclion 
du Froêutciu iu I7, c'aû i diie, que le Procureur du Roy y 
foit joint. 

AoiuDicw t.iKtf, m (rf Terme de Ti''»"- C'eftuneper- 
foiine à qui l'on a ajujé quelque bien dans les formes de ju- 
fticc. Adjudicataire elt malculin, quand on parle d'un hom- 
me, & fcniinla , quand on parle d'une femme 11 eft adjudi- 
cataire de tous les biens de Tuietiere qui font montez à 
deux pifloles. Elles'eft rendue adjudicataire d'une ferme, 
tatru,fUidtii. 6. Se déclarer adjudicataire. Etre rc^u ad- 
judicataire. Admettre dans les fermes les Caioliques !lLo- 
mains comme adiHdicat.iives, ou inierclTez. Voi unrcgie- 
mentde Loiiis 14 ée'iti^6iO.Mjuditdraire gencvAl dcifiryaii. 
C'eft celui .i qui le Confeil du Roy a ajugé le bail desfermes 
à la charge de donner camion , fc que ceux qui feront fa cau- 
tion feront leurs fourni liions au Grcfe du Confeil, &: s obli- 
geront de parer pour lui. Les pejTunnes qui ciutiosnent 
l'adjudicataire 5'apelle.it les interelTcz au bail des fermes. 
L'adjudication s'en fait au ConfcU, a rin Avocat qui a ordre 
d'un particulier d'en oiTrir une certaine ibmme , & lors 
qu on les luilalile .1 l'ofre qu'il en fait, ri dcclarc le paiticu- 
Ircr , qui convient de torrt £c c'eft ce patticuliet qu'on nom- 
n.e •tJ;:id!cA!atre i^cncTAl des firmts. Comme il y a pluliems 
fcimes, il y a aufl! piufieurs .idjudicataires Généraux. On dit 
être adjudicataue général deï fcrmes,fe rendre adjudicatai- 
re gênerai des fermes. 

^1d)udicariiii.f. f. Ce mot fe prononce tdjudieacitn, & vient du 
Latin «.-^jni/icdrij C'eft un terme de Pa/aiV. Afle p.ir lequel 
onajugcàune pcrlonnoqoelque bierr vendu dans les for- 
mes de juiUcc. ( Or. dit urte adjudication par décret , une 
adjudication à la barre , ruie adjudication pure & iiinp e d'u 
ne maifon. faite urre adjudication. Pourfmvr; une adju- 
dic.ition. ) 

^dugir.v.a. :Ccmot fe prononce & même s'écrit fans d 
C'eft un terme de rnlii: , & vient du Latin Adfuiicun. C'eft 
donner quelque cirole à quelcun dans les formes de juftice, 
[ Adjuger une terre, f On a adjuge par décret, tous les meu- 
bles dcAIau. ildiiclbusà un pauvre gargotier delà riie 

St. Jaques. A.d;uger un Philolbpbe au plus or'iant ôi dernier 
c-JciiiriiTt-or. AU. Luc. ! . i. ) 

Ainn.f.f. Anrmal qui nart en Afrique , qui eft un peu plus- 
grand qu'un renard fe dcmémepoiiqui hcmle comme un 
chien , 6: qui tft fort hai du Lion. Les adives lUivent le Lion 
pour manger fesreftes & ne l'aprochcnt point qu'il ne foit 
lou,ou qu'il nart abandonne là proie :& cela motrtre que 
lesadives'lojitruft'cs, car elles faventquele Liotr les dévore 
qu.Tnd il les rencontre Se qui! a faim. Ablanccurr^ltimil.!.!. 
i-ivre. I. C". 2J. 

A D M. 

JiCU^TrK-^.v.d. Ce mot vient du tt:n /tdmirtere tcCe pro- 
«ronce, comme il eft é<rit)'aii/Bf.',j'<^»"'> 'f^ua^ml!,J•ild>/lrl- 
}rM. Kdmi'!,r,'^.l .idmtTit. C'eft Recevoir. C'eft un-Jrorrutre 
At iû: t bonne compagnie , car fans cela je ne l'atirois poirrt 
AÏMi, â ma table. kùLLuc. On n'^iw que deirv. Principes 
des êtres natuicis,Ia matière £c la {oirfic.Scrmer.PhiUfophic de 
G. i Jeudi. 

-Adrurrrt.i.n. Ce mot fe dit parlant de //«f/ftrr/ & fign'fiere 
cevoir, avoir poutagresble. Il n'y a que le P.-pe qtrr le puirTe 
admctire , les reCgnation5i"j«i •'■'" Ncar.riroins leRor ad 
metceslorrcsde tciign.tionspourlcs benetices Irrjetsà la 

, regale,leli.:i;evacant. /-c P<ae K-r.T''"'- J<"v/if//»"5»J. | 

Ji.dirttitrcv.it. Aprouver, trouver railbnnable. Et en ee fens 1 
c'ciluntermedela Chambre des torvitcs, quifcdit enpat- i 
lant de recette. ( .Admetti e la recette d'un comte. ) 

Jidmttrc I. /,. Ce mot le dit -aiulr paritri les praticiens.il ftgnilie I 
recevv*r & agréer Et lors qurl eft fuivi d'un verbe qu'il re- I 
git ,il veut ce verbe a l'infinirif&cetirrfinitif doit être précè- 
de de la particule ^ (La Cour l'a admis à faite preuve de les j 
{^iii I Mtti plat. ^o. ) I 

^MrNrciriE. f;.-^. Mot qui dérive du Latin ndminictiliim , ti ' 
qyin'eft que depmntjtir. C'eft tour; c; quiaideb faire preu- 
ve. ( C'cltua giaad adinuùcuie, c'eft ujipuiflint adnùni- 



A D M ir 

eule.Un'y a point de preuves formelles, il n'jraq«ed«s ad- 
miniculcs. ) 

AoMtsiST RAT tUR. f. m. U vient du Latin admiitiftraur ^oV 
gênerai pour dire.celui qui gouveme avec zélé ce qui re- 
garde le falut.la conlrence Je larelrK;ion.(C'eft par l'ofdre de. 
Dieu quelesAn^es fout établrs pour être des clpritsarfw»». 
ni/?r/kV»rj,Scconcourir al'œuvre de notre (3Xil.BsJjHii,dafiti?,e 
Oiitet.iu. C 4 C'eft un famt adminrftiateur, & pour Icquet' 
onnefauroitavoirofl'ezde vént-iatton. ) 

AjKiinij1rare.,r.fm. Ce mot fe drt eu parlant d'hôpital, d'hôte!- 
Dreu.de quelque pauvre maifon religieufeou dequelquei 
commmiauté de relrgieux. C'eft un Larque qui a foin di> 
fonds de quelque hotel-Dreu , de quelque hoprtal , ou de 
quelque autre maifon &d5t les fonéiionsregardentlinterct 
public. Cet adminiftrateui ou plutôt ce direéieur s'apello 
adminiftrateur temporel ou direc'teur temporel 11 y a erj. 
coreun adminiftrateurfpituuel ouplutoft undireéleurfpi- 
rituiil. C'eft un Eelefiaftique qui a l'urrl fur la confcicnce des 
gens qui font dans les hoprtau.i i;v: qui voit ft Dreu & les pau- 
vres gens font fervis avec zèle. MeOreurs de Notre-Dame 
font les Adminifti-ateurs ou les diredeurs de Ihotel Dieu de 
Paris : mais entre eux Meflteurs le doicn, le chantre,& quel, 
ques uns des plus anciens de leur corps, fe changent d'ua 
foin glorieux. Un fage adminrftratcur,un adminiftrateui 
bien intentionné, êc bren zèle. Un adminiftrateur foigneui, 
ardent, vigilant, un faint adminillrateur , un fidèle , un paf- 
ftonné, un vettueu.x adminiftrateur. Etre adminiftrateur d« 
quelque horel-Dieu , ou de quelque maifon religieufe. Les 
adminillrateurs deshoprtau.ï font proprement lesTuteuts*^. 
des pauvres.mais pour cela il faut que ces admiaiflrateurs 
foicat véritablement honnêtes gens. 

KdrmnifîTa:e:,r.fm. Ce mot lignifie au(C celui qui a leforn & fa 
conduite de la perfonnc & des biens de quelcun. (' Ainfr l'en 
dit qu'un pétecftlelégitime tuteur-Jc AJ.-Mini/rafmr de Tes 
enfans Celui qu'on nomme ailleurs un Régent , fe nomme 
Adr.intflr.i<t:nràiRi le Duché de Virtemberg , & le Prince qui 
eftle Tutcurdu Duc & le Régent de les Etats , fenonunel» 
Prince AdminiJlrAftttr. ) 

Kdmiir.fiTa-io.f.f. Ce mot vieat du Latin tdmhifir^rlo t<. Ce pro. 
nonce en François admhifirccinn. C'eft le manimcnt, ou la 
conduite de quelque bien ou de quelque af3:re temporelle, 
ou fpiritueUe. {" Adminiftiation lage,judicieufe,& bien ré- 
glée Adminiftiaiion lemporelle.rdminiftration fpiritudle. 
On lui aote l'adminiftraticn temporelle de ri:opital,parce 
que cette adminiftration l'enrichi.nbit trop vilibltmcnt^ 
faiio.t aller l'éminent perfonnage en c-tcCe, lui qui aupara- 
vant alloit de fon pié gaillaidement. Ale.vsndre donnai 
Porus radminiftration d'un Etat coniîcérable. Ml. Ar. /. 3. 1 

Admimjlraiifn. f f. Ce mot en matière de choies fpirituelles,f!- 
gnific aullr quelquefois le foin de diilribuer , Iclbin de 
donner Se d'adminiftrer. ( Interdire iquekua l'admimûra, 
tion des Sacremens. God. 'Tritm 



^imti.tp.Taruc.f.f. C'eft celle quia foin de quelque Oiofequi 
regai de lesinteréis d'une maifon reiioieufe ou d'une mailon 

it en communauté. (La lœur Anne eft ad- 
a maifon. On ne pouyoit choilir une ad- 

(age ni plus vigiljnt ; que la faut Téréle.) 
it qui decend du Latin irdmiuif.tarc , & qui 



de mies qui vivent en communaitté. (La lœur Anne eft ad- 
miniftrauice delà maifon. On ne pouyoit choilir une ad- 

miniilratriceplusi ' ~ 

^drntnijzriT.v.a. Mot v^-^ «,.vvti*4 i-n l-uliu "M«»fïy.'r«« , et qu 
veut dite gouverner. ( L'illuftre Foiiquct , le Père des genf 
de lettres admiuiftra long, tems les finances de l^ms y,i-, 
U adminilhe fagemtnt les reveai.s de la République ^*Cl 

..inn. 1. 1, f. 14. O.ans ces exemp! es i:^: autres par ciispJulieurs 
préfèrent ^o.<vïr,j(r, a t.dmif.tjtrer, 

^drasmjlitr.-u. ,j. Ce root tn matière de juflice veut ditr,ren(lre 
à chacun ce qui lui eft di'i. Diftribuer ce qui eft jufté â ceux 
qui demandent juftice. ( liell d'un grand liomme Scdun 
homme vertueux d'adminiftret à lout le monde la ruftice 
fans être porté, ni d'inteiêt, ni de paliion. J 

ADUIR. AELE.ni^;. Mot qui vient du hatinadnitrati/ir , Si qm 
veutdire, qui mérite d'être adminiftré, qui ett éigned'ad- 
minrfttation. ( Pétrone ettadnirablc dans la pureté de fon 
ftrlc, & la délicatefle de t''i's fenirmens SV Evr'moi:t aavrct 
melrti T. s. La lagefle de Llieii eft admirablc-.^rn«Bi frtm„entê 
citrimuK i<i:i. C<. font de', lubtrlittz admirables , & propre» à 
nôtre compagnie. Pitf.l.o. ) 

^dmiroiile *dj. c« mot fe dit quelijuefoiâ en taillant & avec a» 



riZ A D M 

ton de voix qui marque qu'on deriproure quelcun , ou 

quelque cbofc. ( Lr dîteurtji ft't binO" i'fxcuft ^imtrAbtt. hiii. 
Ccmtdiii. Vilimcnt vous êtes admirable Tii/:/. 8. ) 
'^imirtbU ,iidj . Ce mot fe dit dans les difcouts familiers,& veut 
dire excellent, bon, beau. ( Ce via eft admirable. Il cft plus 
délicat que celui de Beaune ; il nous a fait manger d'un la- 
goût admirable. Ce bouilli cft admirable l'iu; je mange de 
ce potage ?< plus fc le tiouve admirable- C'efi une tille qui a 
le tcini admirable ) 
wtimi'iiU.adj. Ce motetant fuivi d'un ^«e, demande le fub- 
jondif, & l'uivi d'un verbe, l'infinitif avec la particule dt.( IX 
cft admirable que vous qui n'ctcs qu'un petit fat, foyez tou- 
jours le premier! trouvera dire a tout le vous trouve ad- 
mirable .petit Provincial, de vouloir l'emporter en matière 
d'efpii: fui ceux qui toute leur vie ont étudié Se vu le beau- 
monde. ) 
^imirAblcmint,adv. Viononccz admtrdtUmdn. Ceft avec admi- 
ration, excellemment , fort bien. [ D'Ablancout traduiloit 
ndmiraîilenient. Pafcal penfoit 8c écrivoit admirablement. 
Cette fontange couleur de feu vous Ced admitablement, 
eelatime admirablement. Vm.Ptrf] 
^Idtnirtuiir.f. m. Ce mot fe prononce comme il eft écrit , '8c 
vient du Latin aimmirAtur. C'cft celui qui admire C'eft 
ctluiquiadel'admirahon pour quelque perronne.oupout 
quelque c'iofe. [ Un admirateur perpétuel , un admirateur 
paffionnr, jefuisfon admirateur très zcle. Ctfttr.l'i-Ti '. 
19 Les rrins admirateurs font la plu-part de fortes gens. 
Si.F.irtr:cii,aKvriimcliii.T.r. On ne fauroit plaireatien 
des gtns, à moins que d'ctie leurs admirateurs , 'J^f'»'/»»- 
caur. Tiiflrxici'i. C'cft peu de chofe que la fortune qui n'a 
BOint d'admirateurs. ^H Luc. T. j. Sam-nalei. 
Ainfi qu'en fcti auteui», 
Kûtrenéde cîl fertile en lots admirateurs. 
Dip.Pcit Cl. 
Il me dit en fauij'et , Scfaifant un foùris 
]e fuis l'admirateur de vos divins écris. 

SVj. Epil. Chegune. ] 

^imirarnre.f.f. Ce mot peut décendte du Latin trliratrix. C'eft 
cel'.e qui a de l'admiration pour quelque chofe > ou pour 
quclquepeifonne [C'eft la peTpctuel'eadmiratii - "'- ■" " 



veccMr.N 
c'eft une linccre admiratrice. C'eft ur.e ardente , is: pallion- 
née admiratrice. Elle s'eft déclarée devant tout le monde 
l'admiiatiice des vers du craCcux ChapelainBeaunois.ôftout 
le monde s'ell moqué d'elle. ] 
^dmiratun f f. Mot qui vient du Latin admirMtn , & qu'on 
piononce adm!r.ti '.en. C'eft l'aflion de l'elpnt qui admire a 
caufe de l'excellence qu'd trouve dans quelque lujet. [ Une 
admiration jufte Se bien fondée. Admiraticn incuie.graiide, 
paiticuhere, (inçul.crcadm:ration,vraïe,finccie tiompeule, 
tiunc,continiicllê, profende. Rwirtout le monde enad- 
Diiraiion. ^II.Ihc.Ti. L'ad.ni:ratit>n ç,ire & ccriompt le 
tcur. Uahirtt.chc,rii<Lft;.lAi l.s. C 8 II ati:a l'admiration de 
tout le ni6nde.^4/.rwf. r.î.L'admiraticn cft la marque d'un 
't'c.itcfprit. St.t.xttmor.t,au%/rti mcitti V. t.Avoii de l'admira- 
tion pour la vertu. T.ifri/,!>/ai.i« J'aide l'admi ration dévoue 
coulage ^ de v6t:e bon rature;, l'tn Ur. ij. Bien des gens 
im:'Otcnltîlhulil!C.j''iidrrjJmiralttnpfiirvi'rii'U"i'-^ 
^imntr. v. <.tc Diôt irnt eu Latin tJmirdri Avoir de l'adnii 
ration p,-';tt .^ael juc diofe. S'ctonnei,& cire lutpts des ad- 
niiial>s.iua'icrz<c quelque pcrf, nne.éfreen a<'.ini'»iion 
»>ou.' itiui trqu'i n t:oiiV>: d'excellent d-Jisqucique luict 
[ On n'iJinirc pas les Centaures pour-icut beauté , mais 
poui leur es: avacanec. ^'lù! l.uc. 

Vn lotttojic toujours un plus- foi qui l'admire. 
Di^.Pxt Cf.] 
^dni'ir. V a. Ce mot fe prend qurlqiiefois en mai:vaifepart, 
8t (itnitii: ftie ruipi:J , eue étonne [ On adinite la loiblel- 
fc d'il, lit du .-tn,orur t'en, de vi>u'oirgrclTir.Je nombre e- 
l'iojable des Bjsbouillcu s par Jc$ Livres de l'a tjçon.Je vous 
idmiie de pcnUc que nous l'oyoïu opofct i l'bciuure 

r.r^./.j.l 

,«../ii-«r (e verbe (i^oifiini éirefuipiis,ctie étonné 5: <tant 
iinme>!' .ti'iirnt fu'Vi d'nn ijat demande le iLbjc'nilifiêe 
lort nu li n cil p'int l'uivi d'un fnr.mais d'unvcibequ'ilré- 
|it,ii veutccvcibc al'iufinii f„ cet infinitif doit cticpic 
cédé, de U pai::iulc di. [J'tdinùc ^>< ii«> •^'ii^Q.cluici 



ADO 

Tosirmei avec celles d'un brave à trois po'ili. Je vods ad 
roireii'ofer traduire un ouvrage traduit par un hi^aune don 
les traduélions charment tout le monde. Prenez garde à vô- 
tte jugement,& fiiics pour lui quelque neuvaine a Monlieal 
faint Matuiin. ) 
S* admirer. V. T. jtm'iidmtrt,]tm*Admiraiyjtmifuii Admui. C'eû 
avoir l'admiration pour foi. ( Leipauvte bonhomme Tomit 
de Lormcs de Grenoble s'admire dans fes ouvrages , Se pié- 
tendfe vangerpatla du ciuclméptij que le public en t'ait. 
sAutiur Antntmt. ) 

Admissible, oij. Mot qui e&dt PtlMs.Si qui fîgntfie recera* 
ble, qu'on peut recevoir,qu'on peut admettre. (Les moîent 
de faux do:mez contre la pièce l'on: déclarez admiQîbles La 
Cour a déclaré que toutes les preuves eioient admiSibles.] 
^dmijfisn.f.f. TetmcdeT4/4ij,qui vient du luxa admiyittc 
qui lignifie réception. ^ Sonadmiflloneilgloiieure. Ilyade 
rhonncuidansfonadmifTion. ^ 
Abmoncier..--'.*. Terme de Tj/.«ij qui vient du Lat:n«i">«- 
ntrt. C'eft faite venir a la chambre de l'Audience. Se ordmai- 
icment a huis clos, uneperfonne, la faire tenir debout, 2c G 
c'eft un homme, tète nue. Mais fi c'eft une femme on la ftit 
tenir debout auftî, fans mafqucni gans; Se alors celui qui 
prélidefait devant tous les Juges qui font à fes cotez, une 
réprimande à cet homme, ou à cette femme. Se les avertit 
qu'ils aient a changer dévie, de peur d'être un |Out eipofex 
aux peines quela Juflice oidonne contre ceux qui vivene 
mal. Celte forte de réprimande ne note pas comme fait !e 
blâme. Q^ynd on admoncte,cn ne comianne point à l'a- - 
mande , maison / condanne toujouisieux qu'on blime. 
' ^idmmiitr.v.t. On le feit dece mot dans le comiqueoule 
fatirique, £e il fignifie «wrrir. [On a admonêic les Fhilofo- 
phcsde ne plus palier de ce qu'ils n'entendent pas. ^il Luc. 
T. i péjT. iji. On a admonciécn plein Parr.afl'e le Sieur To- 
masde Lormcs Oaufinoisdene leplus diftillcr la cervelle il 
rimailler lUr peine d'être fouette par les Satires, Se renfermé 
au l'alais de Monlicur Saint Matunn , oa on l'aiend députa 
vint ans qu'il fe mcledebaiboiiiller. ) 
.^idmeiiitictt.ff. Ccmotvient du Latin «imffniri*. llfcprononcc 
en Franf Ois tdmtnititn ; Se fe dit en terme d'Lglile. 11 figmtic 
aveiiiftcmcnt. ( Uacontiaelé Klaria|c par un aienui con- 
tiaire à nos admonitions. lda».itnifmtfgtiy. ) 



AD O 

 hvo.%ciyict.,*dchfcrnc:f f Cemoi s'éuii de l'uneficde 
l'auttc fajon Se vient du Latin .^id^'cftnti^ , mais on fto- 
noncotis/'f-cv'. C'cft le premier âge apièsl'enfince. C Uae 
belle adoleeence, une chaimiiue , a^iéable , aimable , hcu- 
leureaùolcL'encc.Unciàcheuie & m^lhcuieulc adoUccnee. 
Etre dans 1 adole.ence. Commencer l'on adoleeence, palier 
(ion adoleeence avec p!aifit , achever Ion ado!ccence, finit 
fonadoicccnce p-imi les jeux Se les ris. Le mot d'.uUittintÊ 
dans tous ces exemples ne Ce dit ordinaitemenc qu'en riant, 
8t en la place on fe len du mot de itunjfi. 

' ^dtliiintc.f f. Cemotfe picnd quelquefois figutement.Sc 
enpailani du monde, mai s en ce icns il ne le du pas beau 
coup, à moins que ce ne foit U^nsun difcouis grave Se élevé, 
hoisdelàonic i'erùia d'cnfauce ,oude quelque fa^^n de 
piller qui maïquera qu'il n'y avo:i pas Ion; icins que le 
monde ctoit crée ^^i^'.-Lfu/en difcoutânt du monde ,c'c(l 
l'ei'pace de lems qui fuivit iir.inediaicmcnt celui qui vit !c 
commen.cmeni du monde, la vertu lejnoii veiitab'.ement 
dans le monde, lors que le mo.ide croît encoie cr. Ion ado- 
leeence i mais celle heurcufe ado;eccn<:c ne diuapaslong- 
icms. 

■j- ^U>:fcnii4itltfitnt.fm. Ce mol vient du Latin »it'tf<mi Se fe 
prononce .Adilcf^m : miis il s'écrit .•.Vf.'fi»"», ou sJéltfrtmt , Se 
il ne le dit qu'en plailantant. En :a place Je quand on paile 
fetieufement, on le l'en du mot |. •«<.<■ fans l'aconv'ijiner du 
mot d'adulecent ( Ce n'eft enccre qu'un jeune ajolccent. 
Se l'on parle de le maiier.Poutquoi ne feroitil pas l'amoui? 
ce n'cll cncoie qu'un jeune adolé:cnt d'enviion loinnie 
ans. Si ronpailoitl'ciieufcment,ondiioit,ileft entoie trop 
jeune pour pailet de le maiiet. Poutquoi fane l'imout 
qiandcnu'cft plus jeune i à louar.te ans. adieu bon lems ) 

AvoUHif.m. Nom d'homme. Adolphe de Naljau .'ut Lm- 
^ perçut 



ADO 

fereuf d'Alemagneen lasi II perdit la Couronne auprès ôe 
Spire, & Albert d'Auuiche contre qui il combatoitjui ôta la 
vie. Deprxdt htjHire d'^Umufin. 

A II ON c.aiv. Cemottft vieux, ondït^ltri, 

S'AnONNERt/. r. tm'ddmne. le m'adimAt ,']e mtfuii aimni. It 
M'ndi::r.cTt:. S'atacher avec foin à quelque chofe , s'apliquet 
avec pulfion à quelque chofe. f S'adonner aux exercices du 
corps. Vju. Slitinr. 1 1. S'adonner a l'étude des belles lettres. 
^4Ù. ^pophti^mn dts ^ncteiti. C^Lliàudre s'eft toute là vie 
adonné aux Belles lettres; & les belles lettres n'auioient pas 
etiipêché qu'iine tut mort à l'hopiial lansla génereufeMa 
daine de La Sablière, Se l'obligeant Mojilieui de la fon- 
taine ) 

Ado yih a. r. a. Ce mot vient du Latin nitptari ; 8c eft un terme 
àcdio'". C'eft prendre djnslosftirmesprelcrites parles loi>;, 
quelque peifoi.ne pour fils, ou ponrhUe. ( Lalillede Pha- 
raon adopta l'entant pourfon fils, & l'apela Moifc. tort 
"Hoyiil Exo.ic cli.y. i. Auguftc fit adopter Geinianicus pat Ti- 
bère; mais Augude avoir auparavant adopté Tibère & l'avoir 
allb.'ic il'Enipne.. Kkl.Tuc. hl:naUil. parïu l.i. d. ) 

* Adtptrr V. a. Ce mot au figuré veut dire conliderer quelque 
Ouvrage Se le regarder ,c:nimeficn duconlcntememdc ce- 
lui qui l'a fait. c uioi d'ad'fur, en ce fcns , ell favorablc;Sc 
Ton J;ra fort bien Monlieur Ménage a adopte plulieuis 
pctis Poi:metdefesaii:is& enacunipulc unlivrequilapelle 
livieadoptif. 

Ki }'i'y- T" Ce mot fe dit aufli dans un fens injuiietix & figni- 
iieilaproprieriual " propoî quelque ouvrage fans leconfen- 
temcnt du veiitabic auteur BoiUu dans fon avis a Monfîeur 
We;iage, a écnt page 17. in douze. 
Mv.-nage ce pauvre Poere 
Di: qu'il .1 fait mon cpiiéte 
Ce n'eft pas cho'e étrange en lui 
4'adoprcre% œuvres d'autrui. 

AJ<.i>tif,adcpiive. ad] Ce mot vient du Latin ad«phvui &figni- 
fie qui c;i adopté. ( Tibère fut fils adopiif d'Augufte. Aol. 
TacK<i«!itii!.i r. t. C'cft fa fille adoftive.^ 

Adcfiri'M /?/■. Cemo' vientdu Latin nrfo/ifi' 5c fe prononce >:(fj/> 
cïtn. C'cftun icie léjjitime par lequel ceu.v qui n'onr point 
d'enrali-sprann uni pour hij, ou pour fille des ecfans qui ne 
leur fûnt rien . ou qui leur.lont quelque chcle ; coiiirae 
quand lin giaa 1 Péc£ aJopt'.' Icn pet.: li!;. [ Adoption glo- 
tieuli, Tiu-nioia!ile, illulL'.;. adoption viaie , Julie, le jtrirr.e, 
adoption taufie, feinte, fiauduleiife. L'Huijeieur Calb.ilit 
l'aJ. ptioude l'ifon au Ca.np pour gagner l'at'ertion dcsfof 
dàs. AW r«i-, ^l'u al.'!, j. ■■■- ne i. 1. C. s- L'adoption n'eft 
point reçiic dans les ïais coutuniieis. Vu Mi.iUa couiumi 
Jit.nu) 

A .'5 oRABiE.a'j CcmotCgnifie qui méiite d'être adoré, qui eft 
digne o'être adoré ■( Dieu i-ft adorable. P^rn.frct^vtnte tom 
mur.'.am pallie. ( Lés pa:c;cs ce i'Lcrituie ,lont faintes & 
adora''!rs. Pcrr 'P^yal , S i:.v ■ iuT cp,,tment Fré!,icc. L'Eucha- 
rift eeft un milléie adorable -n.f-.q:<tnti Ci>j>imuhitn ip.c.y ) 

* J^iorahte.ad'y Ce mot au fi;;are fe dit des perfoirnes & des 

choffs excellemment belles .S: il fijniCe qui mente d'ttrc 

aimé n'un amour plein dcic;ptrt 

les yeux ne iijauroieni voir rien de plus adorable, 
Si ijuelque objet mortel fe pouvoir adorer. 
Jjùm. Fcef. 
Aiormair f .-». Ce mot vient du Latin adtraiir. C'eft celui qui 

jfverepar des atticns de dévotion ce qui eft véritablement 

idoioblc f Un vrai a.loiateiir un adoioitur vraiment zélé. 

Un fiint aJcî.neur. Onapcllcle! laiens ics adorateurs des 

faux Dieux, '^umicrt tiaduâ.en dt St.CipTicyi ) 

* ^Idafurfr f."!. Ceiiiotfediiaufi;4ii.éenamour,& fignifie ce- 

lui quia'me une femme d'une p. fli.^n tendre & refpcviu.-ufe 
[ adorateurcorftant,paflionnc,ardeni,fmt.e!e. Adorateur 
volage, Icger, d.ffiuiulc. 

Oui, Prince, jelîa^uis. jeluùIcpourTéfée 

Je l'aime, non point tel que l'ont ûks enfers, 

C»/^»» adtrutiur de mille objets divers. 

Rnc.riiidr' a i.fi.j. 

^Jiratiùn.ff. Ce motvient du I arinarf<ir<i/ic,8c l'onprononce 

adt.r.tc:^n. C'ert l'adion de la perlcnne qui révère par une 

humilité, &; unedévot:onvraimtntChictiMine. ( Adoration 

Traie, véritable > Cncète, profonde , adoration cÂicrieure, 



ADO 15 

adoration intérieure. C'eft a Dieu qut nous «levon! de l'a- 
doration. Ar;i. fre'^uente co;/}munion. r. p. L'adoration intc. 
rieure quenous rendons à Dieu en eipritSc en veiitéa (es 
marques extérieures dans le facrificc. htjfuii ,dicirtne Ca. 
toliqiit^Chap.s. Ilscachent fous leur habit l'image dej.chr: t. 
a laquelle ilsraportent mentalement les adoiationspubli- 
ques qu'ils tendent à l'Idole Chacindioan. Tafc Itit. ç ) 
A.'o.-tit/oD./r/.Ce mot au fijurcfe dit principalement en amour. 
C'eft un profond refpeél 6: une roumifllon pleine d'eftime Se 
d'ardeur qu'on a pour une perfonne que l'on aime vérita- 
blem.ent. ( Adoration particulière & finguliére, vrsye, feinte, 
faufie.Monfieur qui fe tient debout, (bu.fre fes faulfes adora- 
tions Ait. Luc. Avoir une adoianon pa:ticu!;.'e pour une 
pei tonne. Moyificur dt U'Aaclie ftucaul ,memcirei.) 

* Adaraiiin.ff. Ce mot fe dit en parlant du Papenouvelle- 
mentcréé&des Cardinaux qui le vcntadorer. C'eft r.hom- 
mage que les Cardinaux vont rendre à un Pape qui efi .'iu 
depuis peu, & qui eft mis fur l'autcl.{On dit, les Caidinsuï 
vont à l'adoration. Les Caidinaux font à l'adoiation les 
C.rdinaux viennent de l'adoration. Cette céicraonie de l'a- 
doration eft décrite par (jitu-liArdtn hi/îgiye d'Italie livre pre^ner. 
Toute l'ado ration que les Ca: dinaux tendent aul'ape c'eft de 
lui baiferlesp lez, lors qu'il eft fur l'autel. 

Aio:er.v.ii. t'eft révérer par des adions dliumiHté, &de dé- 
votion véritablement Creiienne. Vn lavant homme penfe 
que le mot d'.idorer vient des Perfes. Ces peuples ,ditil, 
adorant autrefois le ^oleil, fe p:oft5rnoienra terre, & por- 
toient avec refpcél la main ala bouche. C'eft delà, que les 
Latins ont tire le mot d'a<i3rar« qui fignifie autant que fi l'on 
d'.loit ad Cl m.it,!im applicare, potter la main à la bouche & du 
mot d'Wjr/irt, les François ont fait A</<irfr. ( venez adorer le 
Seigneur dans fon Santuaire. ForLl^oiat rfaurut!. Les Bra- 
mines adorent le Diable pour ne point recevoir de maldc 
lui, ni de fes fcrviteuis. Hijloire des Er.minet z.p. C. iS. ) 

* Adirer, v.a. Ce mot aufiguré le dit en amour, & en parlant 

des gens qui aiment. C'eftcherir d'un araout violent 6c ref- 

pcftiioux, 

( Philis, quene puis- je fans crime 
Adorer vus beautez Co>n. Potf. 
J'adore fans efpoir une charina'nte Brune, 
Auplaiiirdelayoirjcboine ma fortune. - 
BittiUbn^ Ps'ejies. 

Je l'ai lure, Tulvie, & je le jure encore 
Quoi que j'aime Cinna,quoi que mon cœur FuJart, 
S'ilmeveut pofledet, Augufte doirpetir. Curn.Cmnt^ 

01/ 2 ) 

' Adorer. V. II. Ce mot au figuré fe dit des perfonnes qu'on ré- 
vcrc& qu'on aime feulement d'amitié C'eft révérer&ho- 
noret d'une m.r.riiere pleine dcrelpeft,d'afeftion & d'eftime. 
Louis léconJ de Condé fe iVroit fait adorer de tout le 
monde, s';l le fût un peu plus ménagé. L^ 'X^diefohejui 
Me/'icires.) 

j- adorer, r. a. Ce mot fe dit du Pape qu'on vient de créer 8c 
qui eft fur l'autel. C'eft lui baifer les piiz avec refpeél 
Se lui rendre .'"hi.mmage que l'Eglife R jmainc veut qu'on 
lui rende. Il n'y a que les Cat.'in ux qui adof.-nt le Pape 
lors qu'il eft fur l'autel. ,' Le Cardinal Polus cilt ué élu Pa- 
pe s'il eût voulu foufrir que les Ciidinaux de ion parti l'eul^ 
lent adoré- MaurroixtTjie du CajJi.tatPoli^jpa^e ^z t> 41. U 
éioit cinq heures de nuit, lors qu'on déccndt danslacba. 
pelle pour adorer le nouveau l'ontife. 2'taucniii ,vit du C, 
■Tolui.p.^j. J 

S'Adossef.-t. r. lem'adojji. le m'adoJJài,jt me fiit adojfi^je m'u. 
dejjirai. Ce mot vient de l'Italien addojl.uji, Diftionnàite de 
la Ctufca. C'eft fe mettre le des conrrc quelque cl-ofe, ou 
contre quelque perfonne. (Il sadoflà conire le Mur. Abl. 
Arr.l.c.C.z. Il avertit les oCciers de s'adolfcr peu à peu 
contre la légion. ^01. rifir,l.i.<.). j 

A<icJJ..,ado(Jée.adj. Terme de Blafon. Ce mot fe dit dcsfignre» 
& des animaux qui font mis dus contre dos. { 11 porte d'à- 
zur àdeuxbarsadoiTeZildeux Liuns adoifez&c ) 

Adouber, j'./t. Terme de jeu déchets, de dames & de rrique- 
trac. Redrcfler.ajulier une pièce, ou une flame, lansla vou- 
loir jouer ,8c alo son iitfadoulie. 

Adouck. -va Rendreplus doux , rendre moins rmer.ren- 
<lie moins falé, ôterce qu'il y a aeplus lalé, ou une parue 

C 3 de 



-14 



ADO. 



de et qall y » âe ùU dios quelqttt cbcre de liquide , en i 
dici quelque outre fojct. ( L'illaftie MonCeur Boilc a fiil 
Toii la manière dont il taloit adoucir l'eau de U Mer. ) | 

^iiurir. X. <t. Rendre moins rude. La ravonnette adoucit le . 
poil.l'can ovi il y « de l'écume de favon adoucit on peu. | 

"• /^deuàr. V. m. Ce mot a an fen» étendu au figuré. 11 (ignifie ; 
apaifer, empêcher que les chofesaes'aigriflent. [ Mcsmal- | 
kcun ne %uus peuvent adoucir. Vta.tit.if. Il eft bon dt- ' 
^oucit le» ciiofe». M>:. tvtre. ) 
* Aiionr. o.'. Kendrc moins dificile il ruporier, rendre moiA 
rude, tendre plus doux. Soulager. ( Le tems adoucit les aii 
feieuts. Kbl.Luc. Adoucir fes ennemii. Vm.ttt. Votre .Ma 
fcfté adoucit mon mallieur , par la manière obligeante doni- 
elle s'cft expliquée. Mtt.Tt't-fi, fUtti i. «a T^i. Ponrcï- 
ctifer bien des pccliei . il a clé ncce.Taire d'adoucir les di- 
^.;i;l[ez de la Cont'efiion. T^fc. !■ lo. Tous cet artifices de 
dévotion nefcioienttien.fi l'onn'avoit adouci la pcnittnce 
Ptfc.la.io. Adoucit l'obligation dcquitctleiocalioDspro- 
c'uaines.Pj/f. •'. lo. ) 
^ ^iuuitr.v.M. Ce mot fe dit en parlant de certains inftruraens 
de mu;ique,8c Teut dite, en tendre le l'on moins rude îe 1 
moins cclatant. ( Adoucir le fon delà ttompetie. Adoucir 
le Ion dulcrpent, UcrfinHt,h4rmcnie dnmni<lc.] 

* ^ituiir.v.a. Terme de fonfuff. C'eft nicler tendrcmeot les | 

couleurs, & rendre les trais moins fcniibles. [ Adoucirits . 
t tais d'un vilage. Il faut adoucir ces teintes. ) j 

' ^iitHi.iT.v. a. Terme de gens qui travaillent aux glaces de» 
miioits. Ceft l'roter avec adreûe la î;!iced'ua oaitoiravec | 
del'cmeri, del'eau ,UR morceau de ferge ou de rieux clia- 

fieau. (On ne polit les glaces!qu'aprcs les svoit adoucies. Les 
utK-iiers adoucilTcnt Icuis verres Scieurs glaces avec du grez 
can.: & l'aflc, & de l'eau. ) 
f;»iUi.:ir.v.n. le m'timni. le m'a^tuii/feh , je m'adtucii. le me 
/ï;jj ndcuc:. U n'/dcucirsi. c'eft devenir plus doux , fe tendre 
plus-doux ( L'eau fjlc'e s adoucit pat le mélange des autres 
eaux l'rto^i i.Lcti-ms commence .is'adoucir..^*/^*'! .]•) 

* i'»iii.ir. f.r. Ce met au figure ledit des perl'onnes, & il li- 

gnifie s'apaifctjfc modctet .n'être plus fi fort en colère, 
svoiii.uinsdc cruauté, itreplus Immain. ('Vous faites ces 
fjuhaiisapics vous'ctte de beaucoup adoucies, yen. Ut. $1. 
Qurnd q'.ielquefoii il veut s'adoucir Se jportsr du tempe- 
linieati la violence de fon efprit .ilditcjue je fuis un lot, 6: 
un ignorant. Balx,. auvrei diverfut difoxri p. ) 

* y*iicuclr,v.r. Ce mot au figuré le dit auffi des chofes , 8c 
fignifie itte moins violent, être moins rude , (les grans 

' rn:ux s'adoucilVent par le tems. Nio'e, efiu de maralc , T.i. 

Son cliagtianefçauioit s'adoucit. AW. r«-.7'.i.) 
fc/C(i«:/.^ Cf ifV. /". m. prononcez adjuajj'cm/ui. L*acUon par la- 
quelle on adûi-.cit.Sc l'ctat de 1.1 chofe adoucie, tout ce q«i 
adoucit, tout ce qui tend plus-doux. ( lin meiTei'lcux 
adoucilTei-.icnt.uii l.eureux adoucifiemcrt.un tâchiux adou- 
cit'.cmcii:. Cela fiitun agicableaJoucillcment. Celacaule 
(inadoucilVeinent qui chatouille le giiit- Us'ellimjgmcun 
aJoucifllmeat quiplait. Celacil trop amu,Sc a beloinde 
quelque adouciilïmcnt ) 
* ^Aj'Hi.iiTemint.f.ia. Cequitempire lesdificultez,ceqinrend 
les chofes ludcjStpéniijIesplui fuponable» ( ii ce ii'cft un 
lenKdeiinesinaui , c'eft ac: moins l'adouciilcment de mon 
chajrin. B.ili.ti, enirittem. Les adouciii'cinens de laconJel- 
Confoot les ;neilleuis moicos que ces t'cic» aient iiouré 
poutatiier tout le monde Vtft. lett lo. ) 
*^Uth.^,miiJ'. nj. Corte^'lif, tout ce quifetticotiigei&à 
a Joiici: quelque choie, tout c; qui fe:t à le miei« faiie pil- 
fer, fcalL- lendre pluslupottakle. ) 11 faut apottct quelque 
aiiouci-cri.cnt aux mots qui ne font pas bien établis. Sêr*e 
mavtti.Uxiiffi. J'ai mis des adoucUlîment eu plulicuiseit- 
dt jiis Je la Ùiiz- it».'. Turiu/e pUetI i. ) 
^ j«iif i/n i.îit ;C rj. Terme Je VeiiuÊite. V. confiSe i mtiquel 
moiualcs ttau.U asnèlctteuuiemcni Icsiouîcuts.CL'atlou- 
cineuiciudctcouicuiiplaiiaux yeux. L'adouciil'ement <ic( 
(oulcuia tend la peiniui j plus hue. ) 
Mt»(tJ!'i-"<-< , JttMjltur.f. m. 1 eimc de gens qui travaillent aux 
glace» J: mitoii. Q^itlquct-uns Jifcut de-~<utu' : mut le 
plus stand nombre Oc le bon fc»» fooi pouta^mii»»'. C'eil 
uoouvtietqni prend Je !.. ncti.de l'eau, un ii.orceau do fer. 
gcoudeclii|i.Ju Scqui fiotc la^jUce J'un miroir pour I» 
itn Jxe f luk luifaatc. ( C'e.1 uai idouuUcui fo<i liabUc.Jl 



ADR. 

A D R. 

AtfKlsIU, V. â. fi'nt tenir quelque chofe  qatlcun, MTCbor 
quelque chofe ou quelque petfonne à quekun, faire qo'ane 
peiionneen lencontreune autre. Adref':r une lettteiuh 
ami. Bali^ /«t. pMJuiVrf , /. z.tAdtelTer tm paquet, de lettre» â 
quelcun. Cif.ltt.T. i. 

Sous quel aftre, bon Dieu! faut-il que le foi» mé î 
Pour ctte des flcheax loujouit aflailii.é. 
Il femble que par ic ut le fort me les »drife 
Et j'en vois chaque jour, quelque nouvelle elptce. 
yM.fachiKM.a. i.f I. 
jli'ifeT. A. Aftir recours à quelcun pour le fupUerdenous 
lendiede bon» oficesà nous , ou à un autre. fCen'eApaii 
Saturne feul que les paavies adrcflcnt leuis plaintes. AM. 

/.« r. 3. ; 

AdreJJir.v.a. Dédier, faite hommage'de quelque ouvrage 4 
quclcun par la dédicace qu'on lui en fait. Dans la lettre oà 
il tdrefe à Diana fa Tcologie , il dit que ce grand homma a 
rendu plufieurs opinions probables qui ne 1 étoiem poiK 
auparavant. Vtfc. lu. 6. Quand la Serre ndrefut un livre* 
quelcun,illui difoit :iardjment,cadedi,Monlleur, le »oms 
immoitalife & cela mérite quelque reconnoilTance ) 

S'.:deftr.v.r. te m'udrefc. le r,Uirifai, e me f^ii tdr'ffé, 
j! Ki'tdreJerM. C'eft être CDtoié à quelcun ou ea 
quelque lieu. le croi que c:tte lettre feia allez heureule 
pour ne fe point peidie.puifque c'efl à vous qu'elle s'adref- 
l'e. Viit.le!. Il Uyavoiiprc-sdelàunefontaineoiiPoUiliate 
fut adiefl'c. fau. Sa.'"-^-! ^-'ij 

S'adtiffer, V. T. Alct voit , aler trouver une perfonne pour quel- 
que ahire.C Il leurdonnoufa parole pour les empêcher de 
s'adrellct à MonlicurN. mfBi«ir« dt Wt^hefeuttut. ) 

S'tùrejfir. V. T. Choiiit particulié;ement quelcun pour lui parler. 
( Il ne me dit tien , mais en s'adrefiant au péie, il lui deir.aii- 
da en quoi les Jacobins éioient conformes aux Jéfuitett 
P^fi.l.i. ) 

S'adrrjfer.v.T. Avoir direrteraent recour» i quelcun pour e« 
ohtenit quelque (;tace ; avoii tecours  quelque puiflant 
pour en être fécouru ( Il faut que dans toiis nos befoins, 
nousnousadrenionsi Dieu Arn.i»J.Ccpi/r/jitnj^f 5«..«^«j'.'« ) 
Cela n'crt pas en mon pou voir, mon ami , il te faut Mjd'iljer k 
lupiier, lors que ce fera fon tour derirgner. Ail. Lm T.%. 

SatHrn. ) 

S'uJrrfer. V. r. C'eft ataquet une perfonne de gaieté de cœur 
ou pat haine, ou pour quclv]ue inteict ; ce qui peut lournec 
àl'avantage , ou defavant*ge de celui qui ataqce , ou qui 
eft ataquc. Si t'utctiete ne fe fût )iniitti irejji 1 1 .cadec e, 
l'Académie ne l'eût jamais chifle. Ménage Se Coiia 
fe fout pat plailit nJrejJix. iMoliete, & Molie'tequi ^loic 
firniible , & qui J'ailleuts éioit l'olicité par Delpteauz, 
lésa betnczdansla Comédie des fcicines fanantes. Ménage 
fou» le nom de Kj./hi.Sc Coun,fous celui deT.i/iri». Oc- 
fefpcréde pouvoir entrer dans le Cabinet du Roi.ils'adiclle 
aux (races à qui toutes les portes des cabinets ibnt ouvef.ct. 
B'ii.. e'jre.-iii',<ti. 27. Voiu ne pouviez vovt adicflerqu k 
lui, cat c'eft le pl'i» ireiteilleux homme du monde, •■lit/. 
Itli deiut.iff^'è lsi.».. f*^.) 

Ad.rjji.fj: C'eil le vklliit de U lettre , ou dn paquet q'i'o» 
envoie i unepcifcnneSc oàl'un met le nom de la pe.tonne 
iqui l'on ea/olc la lettre , ou le paquet. ( Adtcû'e bien 
éciite, adieilemalétn-.e Cette adtclTcD'cA pat Utîble. Met- 
tre l'adiciU d'uBpa.)uet, éciiieradrc-ne d'une lente, pour 
portet le» Icittes , il en faut faroit bien lire toutca le» idtcf- 

r«:.; 

i^ireft.tf- Lieu ois l'onadreflir le» Icitiev ( Q!iiccn.iu9»ou- 
dra écrite au Ch«pela:n de B. SoBadicirecftcl.cz Moalieui 
Simon, 23>SOiier , lue Si Jaqac>,ptoche le colege deGcc 
mont ) 

Kirife. f.f. moient «lu'un donae ^ une petfonne pour aller ea 
quelque lieu .uupi'ur trouver qucli un ( On loiavoiidoB- 
né l'adtcll'e pour allct m riinafle , niait le fit ne »'(■ eft pu 
fctviScs'eft éî,ite. Dès qu'il fera a Vii.i.il trouvera hran^oie 
HeriardaraJiea'e qu'on lui en a dontée 11 n'a qu'a de- 

Biaadrt le plus ingrat, le plat avare Se le f Im d< loui 1m 

hoPMMt 



A D V. 

hommes ,& je fuis fur qu'on lnidiiav4tre jdieneeAIà. U 
ttouvcia,cat jeluiaifoit bien donne radrelTe.) 
Airtfft. f.j. ManieicdoBi ontait unecbofcoadoRCil Te faut 
{iicndicpoui faite une choie, ou pour venir  bout d'une 
ehofe- 1! lui voulut faire voir fonadreflei tirer deVarc. Vav. 
Swn.l.j. Vous ferez plus fur en apren^nt cela d'eux mê- 
mes, Se je vous ea donnerai les adtefles fafe.l. l.ir.^puges. 
iJ'ijt'-f.f- Prudence, piévoïance. ( On admire l'adre.Te dont 
SalomoB fe fer» it pour dicouvrirla vraie métiPirt-RtUl, t-^' 
Lui même peut prévoir Sctrompermon adtelTe 
D'ailleurs l'ordre me prefle. 'Hacnie,Baaz.ct a. nf.^. 
Ji(lrrfi.f.f. Manière honnête ou galante de dite ou de faire 
quelque chofe. ( WoucdrcJlii obliger eft admitable. T!^- 
iêrini premicTti livre 4. On admire fon adrejji a palier élo- 
guemment detout. D'AnnurtfeHiimttu fur lei nttrinm ^A- 
rijlc i.pATitc. Son adreflc en matière de critique furpiend tout 
le moada M'rii.p. ) 
■Ai'tJ'ff Finelfê.rufe, fubtilité, fourbe maligne. ( fadmire 
J'jidrcûe de ma carogne de femme pour fe donner toajoats 
àifon. Mtl. Giùr^e T)Miiin, En amour il faut quelquefois 
ÎDà*i A' iiii(^c d' Aliirai, fiiifu. Apien que l'os dèteâe, 
Toas ceux qui comme toi par de lichcs adrcITu. 
Des Trinces malheureux nourrUfenc les fsibldlct, 
ASKitM. /^m. Cemot vient du Latin Airitr.m qui cil un nom 
4'homme. ( Le Pape Adrien premier fut peifccutc pat Di 
dier Roi de Lorr.bardie & heuteufcment fccuutu par Cbatle- 
Kisgne. Adrien eil le picmier des Cefarsqui ait porté uue 
grande barbe. Spaiihtim ^Cciis de Julien /".lo. ihe''Arta) 
Airnr,ne.f.j. Ce mot vient du Latin ^liriana, & cfi unnom 
de femme. ( Adticnne tA belle & fage. Adrieune cil ver. 
tueufe , & gcnereufe, couiageufe bi mérite pat taai ii q«a- 
litcz Jette lefpec^ée. ) 
âORoiT, adfn'ncad]. Qui a de l'adtede , qui a de îhabileià , qui 
adel'elptii pour faite quelque chofe , ou pour venir à bout 
de quelque chofe. Ce moiairtii fuivi d'un ve:be vente; j 
vcrbeal'infinlcif piécédéde la particule à, mais quand | 
arfrtfit eft luivi d'un nom.il veut laprépofition fj; ou â«*j fé- 
lon que l'oreille, ou la raifon le juge à propos. ( Tiitre étoit 1 
sdtoltàcacher les vices, 8c  faire paroittc fes venus, AW. | 
Txc.knnult! !.;. c. i&. Les Tattufes font adroits à couper la ' 
bourfeauï véritables dévots: LaCour d«B,ome cft.iJroite.i | 
trouver des moicns pour s'enrichir. Amelot , Traite du tine- 
jiui deFraPaclo. Il eft adroit en tout ce qu'il fait. Ail. Lut. 
T. I. Elle eftadroitedans fonttavail. ,) 
^drtiiemint. ndv. Prononcez ndm'itenuin. Avec idtefle , avec 
efprit, avec prudence, avec finelfe. ( Conduire adroitement 
une ataiie. AliLTae. Annales. I.z. Se tiret adtoitcment d'a- 
faire. Il tiavaille adroitement. Elle fçaic adroitement jajnci 
l'ciprit de fun maine. ) 

A D V. 

ABviKBE. i»<<t'. Terme de G'amm.tire. Il vient da Latin AM 
Tjerbium C'cft une pattic du ùiLoars qui vent itte siiprè» 
d'un ve.be fuit devjnt, ou aptes ( Adverbe bien placé, ou 
mal placé. Ilnefauipasmettie l'aùverbe loin de fon verbe. 
Jamais, foureut , d'ordinaire & ordinairement, font les ad- 
verbes qui fe peuvent le plus cloignet de leuis verbes ,& qui 
fe placent quelquefois au co:iimencement de la période. 
San-jeat ceux qui croient tromper les autres , font trompes 
eux-mêmes. Umtis on ne fe doit fier ni à iiipocrite, ni^i 
doucerecs:car U n'y a que ces gens la qui uompent. ) 

^dveriiM, advi-vimlt. n.ij. Ce mot vient du Latin A.^veriialij,Sc 
Cgnifiequia quelque i.liole de l'.idverbe, qui tient de l'ad- 
verbe, (C'cftune façon dcpailer adverbiale. Cctluneex- 
pteflioQ quiaqucique ihufe d'advcrb.al.) 

^iveibiidcmtnt..id~j. Ce mot vient du Latin AdiniUlirer ,Sc(e 
piononce livetl-LiUmun. C'eft a la manière d'un adverbe. 
fC'eft un mot piis adverbialement. C'eft unictmc confî- 
déré adverbialement. J 

Adveb.$ai RE, aveifant.f.m. Ce mot dccend du Latiu adver. 
fariu!. Quelques-uns prononcent .ivcrfAire. Mais la plu- 
patt font Icntir le d. (^ diient idvirftre. C'eft celui qui eft 
opofe à un autre. (Un tudeadveifiiie ; un biavc, un dan- 
gereux, un cotirajeu.ï adverlaiie , un redoutable, un foible, 
ttomifciableadvcrlaiie. Nosadveifaires ont bien vu que de 

i 



fïmpfes fgure», 4c de (împlet ligne» n» nout coateatsioietit 

pas. BoJJiittJochinedei matin. C. n. Les gens de lettres en 
ont fouvent d'autres jiour adverfaires. Tcophile a eu le Pàe 
Catafle; Balzac, le férc Goulu & Tcophile; PafcaUeulos 
Jéfuïtes,d'Abl.-:ncour,rAbéde Maroles & Amelot de l« 
HaulTaie; Voiture, Girac; Coftar,Cirac, îc Doileau ; Mé- 
nage , Eoileau ; Cotin, Dcptcaux & ilolicrc, Dépieiuic, 
Desmatefts & Pradon; Le 'Pére BouJiaurs , d'Aucout jle 
pauvre de Lorrnes.Ic bon fcns. ) 

v/V^-j-jf/wf, r/.Pienoncez advtrfere ou averfere Ce mot eft fémi- 
nin quand on p2ile d'une femme, & veut dire, celle qui dt 
opofee s une autre perfônc. Une NobIe,une couiagculcunc 
da.iscieufeadvcrfâitc, use foible .idrerfaire. L'Abé Cotin 
«eu une célèbre advcifaiic, c'eft l'illuftre deraoiiciie de 
«ciideti ; mais par mallieut pourlui , elle l'a traité comiuc on 
fidtic Chapelain Maumenet.ellel a méptilè.J 

^dvirfuive. f.f. Terme deCrawa/i/V». Conionftfonquimon- 
tie^aedans le fujct dont on parle il y a quelque chofe qui 
conttcbalanceccqu'onadit. Ces conjoi.iflious font. «<.«, 
ItuttjVii, nr.:n:mcmi , peiaunt , cependant. Sec. ( Le Com.tc 
de ... qui eft Polonnois.âc Catholique Romain, eft dtvot. 
jor^n'à rniendre 7. ou S. Meflesparjouri mais durcacje 
n'en dis mot ) 

^di^effc , ^verfi. adj. Ci mot ett un terme dePa.'jû , Se il fe dit 
enœatiéta de proies. Il R^niic contraire, & opo»^,Sc pac 
une bizattetiede fufage, on prononce avirps^ non pomi 
lUiufi. Ce mot dccend du Latin adverfm. C'eii fa pattic 
ajïctf;, di;e>, ç'e(lCiPii.-iUavtr/è. 

.Advifift. ff On faitfentir le d dans la prononciation de ce 
moi qui vient du Latin .îiîv'/.-K. Cc-ftà dire.n^alheur, dif- 
gra.;e. f AÙveilîtédiue,cruelle,grande,«iréme,ii>croïablc, 
fàheu'c. Et c Jansl'advefliré, fuporter avec ccrara-'e lad- 
Viiliié, foufrir avec coeur l'adverliic. La Krandeur d'.mc 
relevé l'adverlitiSc lui doaae du luftre. L'adretfîté n'cft ja- 
mais fans efpérance Se fans quelque forte de confolaiion. 
Vaytz. U miraie dit Chancelier li^gn. ) 

 .Ad-j;r!Mtt. f. f. Ce mot a vieilli. Illîjniiie atentionàque!- 
qiu;c!ofe, réfiexionfur quoique cliorê. ( Ua fait cela fans 
auctme idvertance.) 
AuutATEuR f.rn. Mot introduit depuis peu dans la langue, 
lequel vient du Latin -Jî'a/jtor. U n'eft pas reçu généralc- 
mf nt, Se l'on a peine à croire que fon dcftin foit de lonauc 
duiéc. ^'ei r.Autem de U gitirre civile fur la Làtngue Frarcci/èi 
^alieu A'*dHl.iteHr on dit d'ordinaire, FUtnir. 
(il brife de Scjan la ftatuë adorée 
Soit qu'il falfe au conftil coutir les Sénateius 
Bu Titan foupçonneax paies aduUteurs. 
D:shre:iux, C ban z. 
"CeSiiu adulateut faJeSc qui n'a point d'flprit. Les Daùa 
finois it les Noim ns paUént pour être un peu adiiia-i 
leurs. ) 
,j4diU«tier. f. f. Motnouv«au qu'on a pris duLatia aduUiio, Se 
qui n'eft pas encore bien établi. En fa pLice on fe feic 
du mot _(î.«fi-i>, qui eft leçuJc entendu de tout le monde. 
Cependant des Auteurs de m-étite aprouvent .^iuUiiiinr 
mais aparcmment ils ne feront paslong-temsfuivis. ( L» 
pîupatt desfenmies doivent plus à nos adulatio-.i qu'à leuc 
mérite. S.Euremcnt auvrei mèUei , chapitre de C idée de Ut 
fevtm* ^tii ne fe trouve point, p.i^e 210. m 4 Le foible de» 
Grands eft d'aimer avecplaitir l'adulation & le inenfonge. 
'^lurd.iliue, Oraifvn fuuet/re de Louyt 2 Prince dt Conde. ' 
Adulte, adj. ce met vient du Latin<iiK//in, Scil fe dit feule- 
ment des jeunes gens. 11 veut dire qui eft venu à làsc 
de difcrction. o^<i«/!tf a un ufage aflcz borné. Il n'a couti 
que dans quelques matières de Tcologie, de Dioit,& de 
Médecine (On dit il eftadulte, elle eft adulte ) 
sAdiilie. Ce mot eft fouvent fubllantif. Il lignifie quia paflc 
l'âge de l'enfance 5e qui eft aifez grand pour avoir du juge- 
ment, ^rfx/ff prisfubftantivement cftmafculin, quand on 
parle d'un gaiçon , Se eft femimn quand on pale duna 
fille. ( Uyatrois j^.'.iei quiont été batifezaujourdui. Cela 
efti'icn dirpourmaïquer ttois jeunes garçons £c l'on par- 
lera corieftcmcnt lors qu'en marquant des filles on dira, 
OD porta hiei à l'Eglife deux adulus qui furent ùatiiie:.) 
^diilti. ce mot figniÉcquieft enàge d'aTo:r de ladiicretioa. 
Ce mot ,Ajuiie le dUani genciaicmcnt £c en pailant d«6 



%6 



A E R. 



Ïj»rçon»8c(Jesfille5,eftmari;ulin. (Letadulrts font plussi- 
ez 1 gucirdcccmalquc lescnl'Ans. A'/nn Irmli dfi fi'Vti. 
Les le^lis du Cjrtilije de l'oreille font plus mirquez djns 

' tes aduitCS DuMrrnà,lrl Itdtl'ûm^ptgc i) 

Aduite&e. f m. Ce mot vient du Latin ^inUtrium.Ct^vin 
tomrnt;rccill,;g'tiinc avec une pcrfoiiiie mariée. (L'adulte 
le cil odieux, iMduitL-rc cft en horreur, 1 adultère eft con- 
dannablc; l'adultère cioit oicn aut.ei'ois plus iiv;ou:cule- 
ment puni qu'i'cctte heure qu'il eft en queu{ue tafon iou- 
fcit, &qu': l'oncliante 

Ah I qui' 'rlidjuK dt futre un aiuhirt 

Etqaelquftois l'on cher aTii Cornu. 

Cclt un péché, inaii que veux-tuî 

Il fc faut bien quelquefois fatisfalre 
,^ Ah! <u'\i:iàoix difùri u'i ^iulice. 

MarsS: Venusontcti;/«r/>fjiM^i«/rfr«lk tous IcsDieuien 
ont ri, i'l.:.u.. T. i. P,r h Loide S-omulu; il ctoit per- 
mis au mari de'alremouiitlafe>nme lois qu elle ctoit c»«- 
VMncuc i'w^ </.f(t Jiiftjnicn veut que la fcmuiC Mirinrt -t'aJi! 
r<r»roit fouertccîcenfermccdan.unCcuvent.PailaLoide 
Dieu l'hoimne & la femme qui onti'mFnn h» adul.crt , i.oi- 
Tentctr- punis de mort Au i<.uiauined,; Tunquin, quand 
tine feminei-ll timbie tnainlitre, on la jette a an Elcfant 
q;ii l'cnlevcavjc fa trompe, 8c qui lor> qu elle tombe à ter 
rela roule aux piez julqu a ce qu'il fente qu'eie n'ait plus 
dcvic. rtvtTnttr,RcUiionJié Ri>!:tumt dTutiijAmc y. Lchiaii 
de l'adultère d'OIimpiasfc ri-pindit par toutes les :•. tioos 
JJU'Alexindrc fubjUjja. Du H^"', ^inie Curft, trctnihsmiiu 

i.l CI) 

^iAlièii. f.m. Ce mot vient du Latin 4ii</ffr,fi: Cjjnifie celui 
qui commet un adultère «'Unadultcicdevroit Ctc puni , il 
«ft condanné comme adultcte, L'.,dultcie cil l'ouvent le 
meilleur ami du mari^ £c avccfuAice, car il fait la be 
fogne ) 

'y^dulii'c. f.f. Ce mot vient du Latin ^dutrtra, fc fe difant d u 
fie femme , c'cll cdlo qui fait Ion pauvre mari coinu & 
, qui le met de la plus grande confraitie qui loit en fran- 
ce, & fur tout à Paris ( Une agréable adulicre, une bcllç 
adultère Ce nrfut pas lins fujft qu'on parla de la mère 
d' Alexmdre ainû que d'une adultère. Du Ji!tr,Prnnihim:M, 
Stiinte. Cutfi, 1. 1. c. i. ) 

'^iu^.ert itdj. Qiii» fait Un adultère. ( C'cll un l:ommc adul- 
tère, c'eft ur-clcmme adultère La femme adu'rcie pat 
mi les Turcs cil cnterrr:ev:ve,i demi corps, & lapidée, foi 
U Crcix , f Tit-jr» 0;f sr/MM , m-mtira'.^ Si quelcun co:r.:'rct 
adultère avec la fcmiue de fon prochain, que 1 homme 
-adultère. Je la femme adultère meufent loiis drux I et 
Xiyal,Uvi:i^Hf,cli. :i. Qijiconque quitefa fciniue.d ce n'eft 
•ncas d'jJulteie, la fait devenir adultère l'en Rcy.il , s»-' 
iiA» Ttfinmtnr , S. MtiiihtiK c s So on croioit que la plus 
jrandc peine qu'on pût uiùonnei contre lesfemmcs adul- 
tères, croit la honte publique. Lt Maim.pl.ti. 5.) 

^dulttna , édmtninc. <i.i;. Ce mot vient du Latin ^dK.'itrii lu, 
oui eft ne' d'adultère. Ce mot -di/'irin n'eft piopreinent 
« ufage qu'au B4r/»i:'i,oiiioii dt.lescDfansadulieriii» font 
plus odieux que ceiui qui font iftz de ^ens libres. 

_JVduTE ai). Mot qui vient du Laiin cd-./Itu, & qui cil un 
terme de Midtcim. Il lignilic hùU, ( c'eft iin lanjadjiie, 
lin tempérament adullc , une humeur aduftc. i/m, r,j,:i 
tkifiivrn. ) 

A E R. 

^cRiTV, tîritmt. tdj. Ce mot vient du Latin *>■ i»' , Se veut di 
te qui tient de l'air , qui cil .le la naiure de l'air. (C'f ft un 
ïo.psaèiicn, c'eft une fubftmce aérienne ) 

t ^irur V. «. L'cft puririet l'ai j de quelque lieu , y bi ùler de» 
fenteu.-s pour en rendre l'.m p us pur , ou pour en arc 
foriitiema.ivais air. Ce mot .1» '»> ne ledit que lies ure- 
nicni, & en fi place on le fcit dun tour qui (ignilie la me- 
vie cho' e llj  f ut fjM ijMnijiii tit ftiit pAi lilit danictllti-am 
èrt.v il U itnt MF fiu»,ri,r , Unditoii, ily a je ne fi|ai quoi 
qui ne fcni pjs bon dans ceiic ciiambrc, il y faut biùlcr 
queKjtiepaftiIlcfouicnchanèilc ii»uvaisaii.) 

7 .^«»r v.t. Ce mot n'a p.ii gi.nd cou. s fc en fa place on 
da f»"ir'<ii(.-/.«r.(il l'iloit «icij» aciet cette roailbii. Un 



A F A. 

ditoit.it faloit mettre cette maifon en plus bel air.'ou il &loît 
que cet:e maifon fùtcnplusbelair.ouilfaloitdonnerplu» 
d air a cette .n::fr'n. 

^'iri, ei iijtdj. Mot qui vieillit fort ; en la place on fc fcrt de 
pciiphrafc ■ S<..'ondtt,j-irf. rnleldir ; A .Mcudcn , »iU- 
ge auprès de Paris, il y a un cliâteauqui eu «n tie-;-bcl air. 
On trouve autour de Paris des uiiifon> de pU. lance bieo- 
acrées, dites, on tiouvc Jcsmaifonsdepiailance qui font 
eu ttes liel air.^ 

^trtrna-ii.e. f.f Ce mot vient du Grec . & Ion prononce tun- 
raanrif. C'cft I art de deviner par le mo.en df l'au. { il j 
a pliilïeurs fortes daeiomanie dont Bodin ne tra't- point 
dans le livre desfo.cicrs ( Lacronuntie eft -uriculc, belle» 
Scagréableimaiselle eft vaine & peu veiitable Etudier, 
(a'/oirlaëromantie, s'aiaciicravec pallio.n a l'acio-n-ntie. 
Les l'aiens croioicnt a l'actomantie : mars les viau Cieueo» 
la regardent comme une vilion J 

A F A. 

Afsniim'.ff. Mot qui vient du Latin «jf<Ji7;/«. C'eflune 
manière douce & honnête d.- parler aux gens. Lcmf):'d'«- 
/«4j/irt n eft pas liulili; qu'il létoit il/ aen/iiô 4C ou .(0.30» 
( Une !;rande afa >iiité , une afabilité particulière , une afa- 
bilitc charmante, Rengageante. Son afabilite, 6c fa bonté 
font des qtialitez qui ne fe trouvent nulle part. ■'•<.-./. 39. 
Si Voiture vivoit.il ûiioit peut-être , >"».. itt,Kit Unit i,' ft' 
ma^tértj honititti ir eu^ageAuttt f» ti Jt: ^u.-ltstt. tji*i nt/è Irtft^ 
veurnHllti'Mrt. Molicrcadit dîm (a umai.j m.i->ufiaiitt,tfit 
I /"j. itvor dcl'.'<'dii:iir. Mais Moiii'tc eft erculaWe, c'ili 
une c 'm.-(iic, de tout paflc en CCS fortes d.poelies. Unaïa- 
tcui aiioniniea écrit, «^j'.i*»'wwi* irett ittijtdi-ailc farftm 
afahiiii. uctauteuiauroit peut-ctte mieux parle s'il eut dit. 
Or grand hvnme eictt toifideraf ie pjr fon tx'imf h»''i,t:e'l, par 
f»not/':gt.t>ile civil tt t ^ OU pat p< m.if.itret dtuuj c '■■•ntilii^ 

^ftk', itdj. ce mot dectiid du Lat.n itJ.Mu , c'eft  dire, 
qui par.e au.t gens , dune manière civile, Schonintc, qui 
eft civil Je cng.i^eant or> qu il s'entretient avec les pct- 
fonnes. Ce mot . '</,ii'.'- a un peu vieilli, n~aninjin>dc> ^^ et 
de mérites en fervent , & cto:em lui redonner court. On 
croit quece ne fera pa. laiis peine, 6c qu: civil, ou hoonilc 
valent bien j;<'^<r. l'hilipe de Valois etoii doux , «/«.V, 6c 
libéral J^ionfitur V,Al/s d* Citi^t, hijl^ir* de l'htU^-t dt r«.b, 

/.}.£//. 13. 

Non , je ne hai rien tant que les cor-torHoM 
Pc tous ces grans faifcurs de piorcft^iiioos. 
Ces i/itlc: dunnciiis d cmbiaiyjdet fiivoin 
Ces oblige n^dileuis d'inutiles paroles. 

MUnrt.^^ft' tr9ft,a.i.f. 
Il eft civil , acoftable. 
Doux, bcnin, couitois.^/tMr. 

Me'-a^c,. "ij'e t $.") 

^fdtlimtnt ,ai/ l'iononccz r/it/"»:'': C'eft à dire d'une n)k 
nicie civUe & honnctc> . if^l'.'-.tn- fombie iic pt.s de 
rF.fpagnol-^/^i/wMr-:'- Mais qu il loit plis d ou les ,.umo- 
lo);'ficsvoadionr,il cil ricuN îfc bien des gens aiuicioien; 
mieui due, civilement, ou honni :em-nt qu a'MUmttj. Ua 
Au:eurmodeineaù tdans un dilcour» de .morale 6c d lo- 
ftiuciion II cil d'un g.ilant homiiic . «Se d un nonnctc hom- 
inede par ei.> ■'•"/< '■■«n/ .aux gcis. O» trouve que cci mo- 
teur au oit ..uni bien fuit de dire, il <fi d'à , j4.4.u lymnr 6c 
d'ti't /'itii.ète li»mmrd*p-i'ler ti'.iîfttnt jmx getn. 
AfAOïx, '!'.'>■ Rendre fade, donner du dègi'ùt , oier tout* 
forte de f veut ( La Tarte a la crime m '</j<'i. le coeni , & 
j'ai pcnic voinii au potJ;;e .^/■..<■c,^Vlfl^n.• dr- •.» • i>j / la. 
miK /T •>■ )■ l."-s,.h>.l'c» tr«>ji Jo.icci afadiftcDI le coeur ) 
AfMRï.r/ Prononce! .i;f. i_e m t l'cm! le vtiii de l'rt- 
licn,i^''r,6( gciicraicmentillijiuliet'x/i. ( Lciuaua„ccft 
luiectian^c Wj"'- 

Sages gens en qni je me lie 
M'ont d 1 que c'cft l'ail prudemment 
Q^c d'y foiij;ct toutemane 
M'itirtu, .ett.til if t^tfiei dt ^ttti, 
Lemaiiagerft iineV-i'" trop l.iicufc pouilui. Une fenuM 
Dcmo le e iii une etuii^e /n" M^t U.i^, !'j:J';. le 
ricj)id'aptcudicUcl)cUcs4i'iu<s. Oit me vient de ducde- 

uingv 



A F A. 

«ranges afaireç ') 

JtAfairt^; f thorc qu'il faut terminer, chofe qu'il faUf ache- 
ver, choie <ju iltaut faire. ( lis'eft chargé d'une afaire iin- 
poitantc. Le Mmi. TUi. 15. ctre acabltl' il'alaires. ^W. Tac.T.i. 
Prendre connoilfance d'une afaire, conduiie bien une afaite, 
mal conduire uneafaiie, i'infttniie d'une afaire, inftiuire 
uneafaire, fercpoferlurun Avocat d une afaire.^ 

l^ .Avoir des ajairti par dejfus la tête , façon de parler familicic, 
pour dire avoir beaucoup d'afaircs. Le' "fatrei font les hsmmn, 
fonede façon déparier proverbiale, pour marquer que les 
îioinmesncfc font iiabiles que dans la conduite des afiires. 
liran^ler une afaire, façon de parler proverbiale, pour di.c.la 
mal juger en la finiJOTant trop tôt , & fans l'avoir bien exinii- 
née. ) 

^fa-.re.f.f. Chofe dont il eft qiieftion. ( Il a pouflTé l'afiirc 
d'une aifiz vigouieufe manière. Mo/, mifanixope. Entrepren- 
dre vertement une afaire, commencer courageufement une 
afaire. finit , achevcr,teiminei une afaire avec eTpritâ: avec 
<;œur. ) 

^ftire.f.f. Empcchement. (11 cft en afoire & on ne lai (âu- 
loit parler. Le matin il n'a point d'afâitc &on le peut voir 
aifément. ) 

J.fiire f. f. Querelle , difcrend , embarras. ( Ne nous faites 
point d'afaire avec ce: homme-là, il ala mine de vous mal- 
mener. ScarrQn,reman. 1. p. Se tirer J'afaire. Il s'eû dâaiilc 
ivecefprt del'afaire qu'on luiavoit faite. _J 
-afaire. f.j. Ce qu'il apaitient à une pcU'onne défaire & ce 
qu'elle fera mieux que quiqueceloit. ( Ccioit l'atiircdc 
Lccien qui étoit un peu Athée , te qui avo:t l'efpiit enjoiié, 
de le moquer du Ciel i!t de la Terre. C'etoitaiiliîl'af.iiicdj 
iiohcre qui connoiflbit les caractères des hommes, de joiicr 
les bijots 5c les Médecins. ) 

i ^i fa:, e.f.f. Ce cm t&ei&W d'une peifonnc,ce qui acemnio- 
de bien une perlonne. Le vaot d'^fair. en ce leus eftoas^ 
comique. ( Kepofez'- vous lur mei, j'ai rotie afaiie. il'!- 

Sturf. 

Si feu mon pauvre Pcre 
Etoit encorvivant,c'eioii bien fcnafait» 
■n^c.Pl.a.l.fs- ) 
^faire.J.f. Defoin ( On a afaire de tout le monde. Un hom- 
me un peu Philclophe n'a pas afaite de beaucoup de bien 
pour vivre doucement ) 
^jairr. f. f. Chofe qui demande du foin , & de la peine pour 
if rc terminée. ( C'ell une afaite que CL-ia& il n'en laiioit 
venir à bout. Cen'elî pas une afaire pour lui, ts: il la ter- 
minera avec honneur. ) 
* .Amiureiife afaire. Mots phifans pour dire, le fervice gahnt 
qu'en lend aux dames dans le tems qu'on enales deicicres 
laveurs. 

Ilfait joiiir, Scdifcret f^ ait fe taire; 
Et trente lix ivrojncs comme vous 
Ne valent pas en i amourcu/è afaire 
Unbuveur d'eau. Voit.PocC- 
^' .Afairt.f.f. Ce mot, fans ajouter celui À'avntrreufeicxmirA 
on pille de galanterie , fignitic aufli le plai'.it qu'un c!:-.!ant 
piciid 6: donne a uiie Dame dont il aies liciuicrjs faveurs. 
( Le moïcndelafatisfaiie. 
C'eft de faire 
Cette petite afaire 
Qnevous favezbiea 
Recucilde f'audrziHei z.p. 
Vous voiiS ttou-. ez en ctatbien conttaire 
Mais à propos comment va cette afaireJ 
Avez vous bien eic lout doucement 
Ciijqou lîx fois Vnr.V«ef. 
I *.^!f..i:ej:f Ce mot fignifie aufli les patries tistnreîlcs de 
l'i'.omme ou de la femme, & d.tns ce l'eus il cft comique. 
( Fi , le vihin il montre Ion afaire. Cachez , ma mie , votre 
pcr.'te afuiie, il ell i'.onteux de la laiiler voir. ) 
Jlf.iirt,!'.f. Ce root fignifie chofe qui s'cftpafl'ce, ît on dit je 
fçairalaiie. mais quand on parle de ce qui eft arrive de Ion 
tems, ou de fon izzs, le mot d'afa:rc fe dit ordinairement 
au pluriel f Ecriii; des ataites de fon tems. ^U. Tac.T.}. 
S'in Ituiredes afaires de fon tems. Pénétrer dansle fccret 
desafiircs de fon fiécle. Voir clair dans les afaircs de fon 
tzmi- Savoir bïca ks afùci de isn ums. U cft toujours 



A F A. iT 

T din jeT*o« d'écrire des afaires de fon t«mi qûïstd" on afefte . 
trop d'en dire la vérité. ) 

"^/""tff. Ce mot en parlant de la conduite des afaircs à'i.-H 

^ Eiat, fe dit toujours au pluriel 6c fignifie le manîmcrt de 
tout ce qui regarde l'Etat. Entrer dans le maniment des' 
ïlaires. Exclure quelcun duraanimcat des afaiies. Miimirtt- 
de la Rochffeucaue, 

-^fairr, f.f. Ce mot ne fe dit qu'au pluriel, quand il fignifie ce 
qui regarde les intérêts d'une , ou de pluCeur» perfonnes. 
(Un 'ioit fe mélei feulement de fes afaires , & ne point s'euK 
bjrrafferrcfptiide celles d'auttui. Le fervice que vousvou. 
lez que je vous rende ruine mes afaiies & u'acomode patf 
les vorres. i'r. Hvrem/int aavrei mêlées, page 44Z. ) 

^jane,f.f. Embarras domeftique qui vient du peu de foi» 
qu'on 1, ou que l'on a eu de (on 1 :en.w<f«<«,en ce fens, n'eâ 
en uUge qu'au pluriel. ( Mallierbc étoit mal dans fes afaires, 
car GombauJ dit qu il eft mort pauvre, & que lui vit com- 
me Malherbe cft tr.ort, l'excellent Monfieur Pauu étoit mal 
i dans lés afaiies lors qu'il cft mort. Chapelain croit bie» 
d.'ins fes afiires, puiiqu'il ?.Iaiflë en mourant plus de cin- 
quante mille écus. Tous les Comédiens.S: tous les danfeutft 
lor.t b.tn dansleurs afaires ,p.irce qu'ils gignent ce qu'ils' 
viiiituîiv. qi! ils ont pour la plupart de bcUes Se de boimes 
p^nàons. ) 

t ' ^îj'jdf,/./. Néccflîrez naturellei. Ce mot da«s ce fctUf. 
liai loiijouis un p!udcl. 
{ Depuis nagueres 
j'ai vu le l<.oi daiis fes afaires 
I 01;. Piif. 
tt elt i,<»uVpé ic il ac faucoit faite fes afaiies. J 

i .4faijê,iifai:ée,cJj. Mot bas pour dire qui a bien des afaire»» 

quieiUcablcd'afiiics L.Ufait 1 sf.nié. Elle paioittou^ovus 

afaitée ) 
A t .1 iii ufiN T , /" ='*• Prononce! afatjpn.in. C'eft l'abiifîemesE 

de quelque ciiofcsCiul'e pariaproprc pefanteur, { L'atîdil". 

lerncnt ùc lu '.ctiecn i.et endroit, c A conùJetabîc. 2 
i'nja:jjer,x.r. Cells'abaillètpai fapiopvc pelanteut. S'afatfftif 

le dit de la tcac.ôcdei batimens. [Mur qaico.mmence de 

t'afiifcî. La Tetrc ca cet eadieit i'-iiiailla c-itiaoïdinaire- 

ment. ] 
Af AI r rUiMr,/?«. Terme de plombier, ydiezenfaiteminc. 
Af&Li,afa::',aJj. Te-ii.cus ir^^r. Ce mot fe dit des bitimens 

qv.i font far met , Se figniiic forcé pai le vent de le tcnii près 

detene, ce qui caufc quelquefois leur perte. [Leurviifléau 

eftafile. Tlirroihii Ditticnnairt de marine. ] 
^fater.v.a. Terme de r*er. C'eft faire hailfer. [ Afaler une 

poulie , a'.oler une matceuvie. Des-T^chci DiHuntiaire rf« 

marini.'] 
AfAMEK.,-".*. Faire Ibufftir la faim. Caufer une faim qu'o« 

ait peine à l'jBortet , ou qu'on ne puille endurer. [ Ataniet 

l'ennemi. Le nioicn rie piendre des villes imprenables, c elt 

delcsafaraer. J 
^.farné, 4ami.-,ad;. Qui eft prefle pat la fjim, qui eft acable de 

laim r L'ennemi cft afrtné , & il pirira Men-tét, la ville cft 

afamee,& il faut qu'elle fa rende piontement.] 

* ^fami. afamie, ad}. Ce mot au figure ell beau. Il fignifie II 
perfonne qui déiire aidcmment quelque choie, quia i^nc 
ardente pafnon d'avoir quelque cliofe. [ 11 eft afanu-de gloi- 
re. ^Al'LLucT.i. Fenicz-vous queccfoitunhommeafamé 
de femmes. MoLPouiceiugnnc x.2. 

De louange tk d'honneur vainement afamée 
Vous ne pouvez aimer 8c voulez être aimée, Coif. Pitfj 

* .Aftmé, afumée. aij. Mot de ToiZ/tiir é- de Cca"'-r'é"-Ce moi le 

ditdes hr.bitsaufquels on n'a pas mis autant d'etofe qu'il 
en faioit pourlesfajreiaiibnnables. Lcmotd'<i/i>M', en ce 
fens, eft lir;uie. [ On d:t, ce iuùe au corps eft atome Ccite 
vefte eft afamee. Cette iupe eft un peu afamée, 6: cela tait 
qu'elle n'a pas tout a fait bon air. ] 

A F E 

Afe e T *T I ON, /: / Ce mot vient du l atin ajfcaat:» ; & on le 
prononce en Fnnçois -./>«<.. /o.-. Ccfl '.m atschement par. 
iiciUierquonaplmoi^oui upe clioK que peut une autis. 

U Si 



^s 



A FE 



( Afeftjflon rote,ti()icuIe, impeitinente , groiriére.infupor- 
tible. Afcftârion louable, lupottablc , tolerable , particu- 
lière. Avoir Uel'.ifcélaiion pour le bleu , elle fait paroitre 
tropd'arcftation po«t cela. Tout le monde bUmcl'on sfe- 
Aationàcetégard. On condanne fou afe^a:ion ;nccU.) 
tMfrdd'iaw. f. f G'eft un foin particulier Se trop plein d'art. 
Le mot d'i/f/JatuniCnce fen». fcdit en rraticre de langr.j;c 
ii de chofcs d'efprit ( tXnc afcftation baûc, pueiile, ridicu- 
le, indigne, fade, iitipertinenie Tomber dans l'aKitation. 
./<W. Luc. Le Taflc doiinj ijuelquefois dans l'afefiation, 
lorsque fon fujet l'en <ioij;DC, Maiitrcdeiupfrnfir ,dil». 
fuei. L afciflation vient de rropd'efptit, & ficela eftvtai,il 
ne faut pa<. tc-tonncr , files Poètes Italiens, & les Poires 
£rpa;;nols en ont, car ils ont dei'efprit. Croit-il réjouir les 
honnctes gens par quantité de balTes affi^'iations, qu'il 
trouvera condannées pat tous les bons Auteurs. "Kicint 
Ipln^imt preféct. ) 
^frPtr. V. a. 11 vient du Latin ojftfl.tr». C^eft ûclier avec un 
foin putieulier d'avoir, C'cfl tâcher avec un atachcmcnt 
rifible Se rcoiarquable d'être ou de faire'paioitre. (Cliacun 
dans toutes Iesprofcnions.</''*t «/if mi/t«,û- un rxt/ncurf oor 
paroitre ce qu'il veut qu'on le croie- Hc<ite,fjfuidtr>itr^/{, 
11 tfeile de patoitre ce qu'il n'cîl pas. ^'-I. Itc. Ce mot 
tftStr régiflant un nora,veut''<i«/iii/', Scrégidantun ver 
l»c , il > linjimrif, précédé de la paiticule ie. Qtioi que 
gujux , il fticftc K» «''• grave fo fier , qui fait rire rout le 
monde. Menct afec>c de faire voir qu'il erttout ce qu'il 
n'eft pas, honnête. fincerc. leconnoilTant & vertueux. Les 
plus-liabik-s afcftentde bliinerles finedcs pour s'en fervir 
en quelque grande ocafion A/«x;m« J< Monjîmr Je li 7^o. 
tbcftuciHt. Onn'eft jamais fi ridicule parles quaiitez que 
l'on a que par celles que r«n aferte d'avoir- La T^cIkJjh- 
«aut. mM»:irt.ft. i.ftTfit.) 
•^fiScr. V. a. Atacher , joindre. ( On a afefté ce droit à la 

charge ) 
* ^frftrr. -j.a. Dcftinet quelque chofe pour un ufage parti- 
culier: (On a afert< ttus ces biens pour nourrir les pauvres 
fuldaiseflropiei. ) 
,jlf/P:r. v.a. Terme rff fj/«M. C'eftidire, hipotfq'ier, obli- 
ger, ei'C"S<^''- ( Ce'an'erapéclic pas que la dette ne dcir.rii- 
le , o^u'clie ne liibliftc & n'^ftii: tout le bien. Patru } 
plaidttr.'^ 
^flU.nf'flli. ttJj. Quiadcrafeflation.qniparoit rcc^cr^llc' 
*<étudiéavec tropdefoin, fctrop d'art. ( Il annairsfeilc, 
a:ceianeficdj-as b:en i un f s!ant tcn-nie. Je ne fauroij 
ïbufrir vos rigueurs afertées. Cj^m.finn. Cette liinpliciic afe- 
<lce eft nnc impnrtore dtlicatj. i.n .X^^■/<•!«■.Js(^ mttximu me. 
ralii. Le livre dnr.B. td d'unftile aftilr .flaté, peict, de 
nul ufage , nn piu aitifire. D'auitH' , fntimmi lU cliMit 
l.i.T.ii.) 
'^^'cth, afelh'i. aitj. Qu'-cftjoijit, qui eR atacSé. ^Lcncfn 
JeTayilcétoit«/irtr à cciw <juj fuccedoitnt au Koyaumc. 
rau S«in. /. i. ». ta. ) 
■^filiè.afrClit. aif. Terme Jr f<i/.ii', c'cftàoirc, engagé, Jt 
obligé. (Cet héritage cil declari- "f'iit & hipctcquc a cette 
^ette. Lamaifone(l3fe;lteSchipo:»qui'eàcela ) 
• An ciij , xfctiivt, aiij. Ce mot v:t;l;it fort.îclignifieqtii 
«xcit». quiiouc.'ic. f Sondifcont» cil «fecif. Ses nimicies 
«Icproniincet, & de parler l'on- afcà^e», on dit plutôt, le» 
manière^ de piric: 'ont touchantes Ses manières dcpro 
jionr; r^de^ iricr touchent , Se vontaii cocur^ 
^if cTiOM. //. rrononcfx </««««, Cemoticmblc vtnii 
ii l.î:in a^/ttic, c'en à dire, bicnvcillcnce, amitié cju'.u a 
yonruncpctl'onnç. ( Afrihon grinde, violente, ardente, 
^uiaMe, ei!t£me.?itiC(.re, précieulV , véritable , paiiiculiere, 
importante Afeflicn faufle, afertion aparcntc, Afcction I 
i'n.lW, puérile , l.aî!',-. I.c mot d'</»rti«n le dit des Gtans à f 
■J'epard des ptrlonnes qui font lea.'coup au dellbus d'cuï, 
<Ji n AltcflV Scrcndlime !c l'iince de H.**. « dcrafoftioH ' 
.foi:r l'a fujer^. Il timo.^nc uitepatticu'icic (feéiion aux i 
jerlonncsquile feivei;t liJtleir.ent. H porte de l'afeélion 
.au-t.or.iK(eif;en; Alr.tandreprenoiten ifeAion Icniéiite, 
./i^f ^r. I.cuiot à'ifiHi'i le dit aiilli des égaux le& uns il 
'J'e;ard des autres Une afeOion parfaite vaut mieux que 
loutes cbofiii. K»i.-. /«»f. jo lV.*bUncoiirI ivoil beaucoup 
rl'afr^tivn gom faut, ti fttin fn it»ii nutiHCtoiablcpour 



A FE 

D'Ablancour. L'afcfllon des jeiir.cs feram« un pMi c«. 
«jueties «'rfi pas fort ardenre pour leurs vieux tnJ'rs a mouK 
que ces pauvres btti hemmu n'aieDC one avruzie complai- 
lancepour leurs chères moitiez,& pour toutes leutt pente», 
manières. ) 
^ftliitx. f.f, .Signifie aufll amour, tendrelTr.Sf il fedit prosre» 
ment des amao> , des pères & de; mères a l'égard des en- 
fans, 4c des enfans à l'éjard des pères 5c des iceres ( II* 
une ardente afe^'iion pour fcscnfans , t< fes enfansen ont 
aulTï une tourepaiticiiliero fOur lui. Son aftcâ.on eft re- 
marquable pour fa famille L'atcction qu'il fart paroitre 
pour fa mc;c, eft digne d'efiime. Il me relie, Mademoifell», 
beaucoup d'années a vous aimer, fie rr.on a£cc>ion étant (t 
glande, Se fi parfaite . je m'imagine qu ;': n'eil pas poIEhic 
que je celle fi-totd'ctte voue iiethiimble fetviteiu. Vaiurt 

lAt. 30. ) 
^frlii.n.ff. Ce rrot veut dite fbuvent nnatachemen? ardeat 
Se un zèle paniorné qu'on fent, & alors il ledit des infé- 
rieurs a l'égard desfupcricus , Seil fe dit aulTi des choies 
pour lerquelies on a un grand pen:hanl^ une aiachepai- 
ticu icre, ( Vous direz, s'il vouiplait, ^uz deux belles Pria- 
ceffes. auprès de qui vous ctC5,qut j'ai ime afieètion fant 
pareille pou. leurtres-humble feivice , Se qu- cete palI|oa 
durera après ma moit. V»i' It'.wo- On fe fait honneur de 
faite comprendre à des perfonnes lupérieures l'cxtrcme 
affc.^iun qui nous atache a elles I »i Ir !i:r{del.tiiinrtcixi. 
Il dttFrahftùfuTttHr f.a'-^ktftf't^fl'tnii. paj^i 6^. 11 cl^ d'ufi. 
honné'e homme de fe porier avec afeè>ion à tout ce <]ui 
regarde fon devoir Mtré, d^fcunn âi Crifi;. ) 
^Jcli"n. f f. Ce mot fe dit que'que.'bi» da.is lesmati^rei 
de Philolophie , Se il figniiie Icsdifctetites qjalitez Scies 
difcrens chinjjemcns qui furvitnneni i quelques corps , Je 
dont on dit qu il <ti afeeté, c'edà dire ehan^.-.Se tevèto. 
(Onatrouvélaitd'obferver touti.-» lesdiférer.te^afecluins 
de l'air parle Tcimomctrc. ttitrfiixnnifmr uPmj'fiu. ) 
^fiSic'iner. v.a. Ce mot lemblevenrr Je l'Itaiicn 'i'/^i»»».-», 
fi^nfie, aimer, avoir de I inclinaticn, fentir du p.>nrhaot 
pour quelcun : mais il ne fe dit dans I ulage ludinaire, 
qu'en taveur des gens au deGisdef^,ue's on eft Lun dira 
bitn le Roi afe^iioiine ceux qui le lèivrct fijclcmenl 
mais onn'olcroit diie, Peliflon. Dcprcaux Se F.acine <]ui 
font des hifto-iens l'/anço s de Louis 1V. l'jf'd'tnnni véri- 
tablement. Au lieu d ifcftionner , en ce dernier cxeripls, 
on dira, ils ont un véritable zèle , Se un orofonil lef- 
peCl. 
* ^ifiOwtmir.T.a Ce verbe an fijuté fedit des cfaofes , Se £- 
gnific avoir une ataclie particulière pour unerhofe, y pieu» 
dre un véritable ioterèt ( C'eft une Jafaitc qu'il afcchoone 
rarticulierement C'ell une chùfe qa'il afcaionnoit d'anc 
manière fingulicre) 
 ^ijiiiirnnn. v. j. Ce mot au fijiiré Ce dit auOl des perfonnes 
& fignific atacher par quelque chofc qui eng:ge, ^ qoi 
donne du pîaifit C Les taifcu.s de comcdies^dcncuvcl- 
les hiftotiques doivent tUtiiiniit les fpertateurs a leur» 
piincipiuz perfounages 'KmutC't rtm>'ii"i' fut lMLA:[mt 
yranfttfi , p. 30. Cette nouvelle Kiftoriqne eft fioidc fie 
languiQ'ante , l'auteui o'<i/>^''»i>>< i tien. N^mitlti ■ 

grill. ) 
i 'frititTner. v. r. Je m'.-.ftniirnr , jt m» fum afSiii 
{•Hiennai. C'clt s .:tiehe.- avec beaucoup de foin , c'ett 
s'apliqucravec «neaiJente padw^n C'eit animer «vrc ar- 
deur. ( S'afe^otinet veut au datif le coin qu'il rcgit-Cio 
l'afiflinivr .tfinméiin pouryreullir Ils tiniOciU avec tiop 
d'exaélit'jde certains endroits dcleuii difccurs anf^nL lû 
s'afedionnent ^'»l rijiixur.i fut l'/'t^wriu; Il s'afrilieaiu 
tellement <■/.• /i/iruiif qu'il chcrchoii le nicocedcs foiits. 
Vu dt S, Ig'i'o. ) 
.IfrOifHxi.àjtlli'init, tdj. Aimé, ehi.(i, pour qui ion a de I'*- 
fcîlion , de l'amour , de l'ami! le , dclincliniiion , ou du 
pench.'.i>t. _4/ir^'i'<n» , en ce lèns.fedit dcspeiluiines , tt 
enmaiiere de cot:ipIimens, ^: de civilité, il le du par la 
peifoone lupenciiie en faveur de celle qui lui eft debeau- 
coup intérieure. Le Seigneur Antoine Fuietieie n'eftpai 
decel'entimcnt r car .ila lin de rL|'ittc dédicatoire,de l'er. 
fai du Diélionnaitcdc Monlieui Maigannc, qu'il s'atiibut 
hatdiuicnt, ildouiieau Aoi,aijui li pfte cet ouvta^c,dB 

ti«- 



Utmn* , fe K M~ 



A F E 

««.hamMe & ties.aff£lionné ferviteur.tesgens du fflonde 
«jni ontvt celaaflutent cjiiepou: taire une faute figrofllere 
il faut être aolG fot en François que le bon Tomas de Lor- 
mes imoureux cliarlican d« la plupart des femmes acom- 
déeîdcf.ivnot'le. 

^>^[(tinnni,ajf6iiannéf. rfi/y.Atachc zvec ardeur, & avec amour, 
f II eft ifcftionn<:àfoii parti. Les Ecofibis ont cta de tout 
temsfott afedionnez à la France. tiiuvtUti ckfervaùcn! fur 
la Ldnf^ur.f.iti C'eft une fille rjui a du racine & de h pic'te 
f; qui eft particulicifmfnt jfcclionne'e .i fon Ordre ) 

■ .^f ilnuix ^-.ffeiiuinfr /idj. Ce mot femble venir de i'italiea 
nffrSucft , Se il Teut dite , qui marque de rafcftiou,qui 
tcmoijnedel'ameur. ^ftHueox m fc dit que des choies & 
cft vieuv ( Difcouis afeiflucu, paroles afec^ueufes.) 

^ ^ftliueuftmrM.iti-.' . Cf mot rient del'Italiea Ojfrllicfimenrt, 
II eft fur:nné. C'eft ^î dite.d'un air qui matque de l'afeâion, 
( Parle: a.*'edueur«m?nt.> 

AKRMek. V. a. Ce mot {; dit des tcrre5,£< des biens qu'on a à 
li campagne. C'ertloiiera qiielcun les biens &lUs terres 
qu'ona hors des villes. C'eft les donner à ferme. ( Afer- 
Bi;t une terre. Afcrmcr un fief. Afeimer des herita- 

JiTTRu IK^v.d. l'Afirmijtuj'afermit ij'aftrmi/ftK, ptfermis . j'ai 
nfirmi, j'jtfermirai. Ce mot vient du Latin ajprmjre. C'eft 
tendre plus-feimf,& plus-ftable ( Les pieu.v qui afer- 
miiient cela en ter:e ne s'arrachent jamais. PirtV^tl, 
TraiuHunde ITcrt'Ktc Sun'c. Ifixie ch. 33 ) 

f ^feimir.v. * C'eftrendre plus-fort Scplus vigourettX. ( Le 
froid afermit le corps. La bonne chère, véritablement lage 
&dtl-.cateafermit Uùnte.) 

+-^</(rm:p. v.it. Rendre plus-ferme, affûter, taflurer, ( cela n'a 
fervi<}u'à afermir notre amitié. ^U.Luc La nouvelle de 
xettcviftciteafctra-tlAfiequibranloit. V.itig. Humi.cap d, 
L'apiobation afermit 8c fortifie les hommes dans l'idée 
qu'ils ont de leur propre excellence- Kicc/cf/jij T.z Gn ci 
je de l'Ecriture Saint!: une confolation qui afcimit rcfpé- 
lancedes biens avenir. Pi!rt-T{oyul, Nouveau Ttjlamin: ,fre'- 

l'^ftrra^r v.T. Je m'afrrmii, oa, jfm'afermi , je m'jfcrmijfiii ,je 
m'tfcimi' , jr m^ [uu fijtrmi.jr m'.ifcrmr.'i. C'eft lievcnir plus- 
ferme c'eft devcnitplus iubie, & pluffisc. (Lateitecom- 
niencedes'afetmir encetenilioit ) 

l'^irmiir. -j. r. Ce mot pris figureinCHt veut dire fe rendre 
pltis alTuré, fe rendre p'us ferme , s'afiuier. f^ime^à sa- 



1 



fermirrame. Ihu.ltt.^j. S'afermir dan-. Icsconnoifiûnccs. 
^^l.Luc. Il affermir dans la mauraife voyc. Port-Royal, 

JV«.*mj3S.; /■.,•- e ■ 

Monrepos.mon bon heurfembloit être afamu 

Atcnes me mont s mon lupiibe ennemi. 

•j^i.Tf, V'.'fVrf a 1./.3 ) 

^{(rrm^'Urrr.t. f. m Prononcez tftrmifftmai , Ce mot, an 

piorre, n^nifieiout ce qui ai'enni:, tout ce r,ui rend plus 

for: 8c plus-fc me quclnue chofe, ( L'afeimiilément des 

b5nJa2;es eft nécefl'-ite. Il faut .'on^er "a ^'afettniliemcnt 

. ^e tout le corps Vtgu'imondt y.Ur^i.te.) ^ 

4 ^<',rm:jT.ment.f m. Cemot au figuré lignifie ctabliffemcnt 

ai'iuté, fureté, apui.aflurince. (C'eft votre puiliinte Se 

ndroiiemain qui travaille avec tant de bonheur ài'affctmif- 

fement denôtie repos Ccjlar,T.z.l-t-.r>. Mon Dieu, vsus 

ttei te feul foutien , & le feul aferniilTcment des amcs ^r- 

- „i<:d, ci-f'jiion di S. -Aug-^M 1.2. r. 10.) 

AfT=> "/■"''■ "■'> Ce mot dtcecd de l'Italien effttuit , 8c fl- 

' cR^fie oui £ de l'aféterie , oui a quelque chofe de trop le- 

c'.ercht. .^/<ff ledit des perfonncsac da langage. (Laplus 

petite eft la plus afetée V.i.Utt. Le P. E. elt un Cavalier 

♦■ort afcté. D'-iuc l't, Citai.! tT. 2. 

Je laide aas doucereux ce lar.gsje aft'i 

Où s'endort un efput de moJells hébété. 

Dip.Sal.Si. 
Ce marbre avec fa nudité 

Ue paroiflbit trop afété. S-^mimt. ttome ridicuk. ) 

^Otfittrie.f.f Soin vilible 8< pleirv d'art, dans les cliofes qu'on 

dit , ou qu'on f ùt. Manières afc'tées Se engat,cante5 dont 

onfefettpour venir à bout de quelque chofe. ( Aféterie 

^uic,afcttùefote,xidicule,dc'gouunse.,çnuui«ute. llj a 



A F r xr 

trop d'afétcrie 811-ceIa. L'aféterieefîviiîble. Ofl reWSTquo 
de l'aféterie dans toutes fes paroles, 8c cclanefaurol' p)îi. 
re Ses a(nionsfontpleine8d'.ifcteiie. P»ppt'e lap'.t:" ijelîe 
ScIapUit fpirituelle Dame de fùn tcrasprit d'abor I Kc'ro». 
par fcs afctericj 8c par fos catefles. ^ol. Tac. amt.l.iix.is. ) 

A F L 

Apiche f.f. rapietqui eft ordinairement inprimé.fltqu'oa-' 
afichcaux carcfoursdcsriie» paffantes.aii;; porte» des Egli- 
fes, & aup-csdes Palaij pont avertir le public, desdiofes qui 
regardent fes intérêts. (Une petite, une grande afirho-, une 
.afichï bien, ou inal écrite. Afichj imptiitKc tn groscaraftè*. 
rcs. Les aficheurs des Comédiens Vundnt les afiches aux épi- 
ciers, aux c.haiKutiers 8c aux beurriers. C'eft dans la boutiqtie 
decesgen»U qu'on dit qu'on trouvj les oeuvres du pauvre 
Monfieur Vaumoriere. Parlant dafiches, dit -s, mettre une 
aficlie,6t?r uneafiche. Dès qu'on voit U nom du Seigneut 
Toinas De'ormcs afiché,on tn déchire aofli-tôt l'afiche.Sc ce<i 
pendant c'eft la fleur des beaux cfprirs du Daufiné. ) 
^Jii-he.ff. Titmt de Pmri^ue. C'eft un txp'oit de Sergent ata- 
che à la porte d'un particulier , à celle d une Eglife , ou au. 
près d'un Palais pour faire favoit qu'un bien eft faili dans 
Itsform.'s prefciites par lajuftice. ( Apoferune «fiche.) 
%AJifhe.f.f. Tctmtd*écoher de lijuites. Papier embéli otdinairc- 
inent de qu.lque cartouche, au dedans duquel il y aduCtee, 
de la prol; Latine, des vers Latins , ou quelque énigme. Une 
belle afiche, une jolie afiche , faire une afichc , stacber une 
afiche, expliçuer un; afiche. Ce; afiches foor Lien ima<ii- 
néts, elles donnent de l'émulation aux j. unes gens qui ont 
du cœur. ) 
^J!ihii,rf. TamtiCecolierJeltfuïrei. Tenis pndanrlequelon 
fait 8c on explique les afich:s dans les clafles d'humanité 
dc?]efuit-s. ^fichei en parlant decetems, ne fedit qu'an 
pluriel. ( Les afich. s font dans quinze jours On fait l.safi- 
chesunp;u avant les varancs. Durant les afich, s on diftri- 
buè les prix aux écoliers qui ont le mieux écrit en proie ou 
en vers , 8c l'on explique er. Latin & devant tout le monde 
une éiiigrce fur un Téatre bien paré. Il n'y apo'ntd; cLif- 
fes aux Jefsites pendant les sfichcs. Les afithes diu-ent 
quelques jours. Il y-a tous les aas des afich.s aux Colcges 
desji'i'jues. Les afichesreicuilTcnt les écoliers, 8clespot- 
teni à 1 étude. L'im'verlité eu Taris ne fait point de ces l'or- 
t-.s d'afiches 8c tani pis pour elle- ^ 
,Ajichtr. r. a. Mettre des a£che! aux coins des rucs,aux portes 
d'spatticuliers, ouauxEglifes. ( On sfiche pour avertir Je 
puHhcdecequiré^ardefonplaifir, ou f.s intérêts. Le Lien- 
tenarjt d? police fait aficherfes ordonuïn.es. L.>s Libraires 
font aficlier les livres quil» ont nnineliement imprimez, 
mais ils ont beau :fiehei les ouvraj s dti Seigneur Arn.lot la 
Kouflaie.p.rfonnenj vales leur demaUiJer.îclon Tac'te eâ 
ni:lle foisplusdut que les œuvres de nôtf» ami Wonfietu 
CharpantictleCoripl'ce de l'Académie Iran; oife.j 
.^fc'cr. -u.t. Terme de cordonnier. C'eft couper les cxtrf» 
mitez ducuit lots qu'il cft lut la fo'me. ( Aficher uae- paiw 
de femelles, tificher iin> paire d empeign s. ) 
^jichfur. f. m. Celui qui peut l'iotelctdu pu ic 8c dcj pattt- 
cnUetsmet desailciies auv tiicfouvs Se eux coins des rués 
paflsctes. [Un bcnaficheiu Pou.-ctr a!ich^rfrciin;faitBi 
aprentlflage.ni rc.itiile. Uii3fic'"eu' trgnc tcf; les jourôla 
pièce de tier.t-e fois. Lei CoiiKdiens ont 3. ntîcbeuii U'iifi . 
, ancheuRJour, Se l'aune un .iutte_/ 
AfipE', <-/.<-'«. "'ij. II vient d. l'Italien «jp/j'». C'eft U perfoa- 
neen qui l'on Jlfie ; Celui ou celîe dont li fidélité eft a/lU- 
lée. Il «toit afidc à Alexandre. Vau.Q^'»- l-J- Elit éîoit l'on 
afidce. ) 
t s'^fier. v.r. Jem'ajte , je mi fuU isfiè, je rrt^fiai, je m'tfierai, 
C'eft faire fonds i»s la fidélité deqr.elCHin, conr.r fut la 
bonne foi d'une perfonne. S'.i/'<r eft vieux8c en la place on 
dira f'jîcr , fe cOnùcT , s'afluter fui la fidélité d'une per- 
fonne 
Arii-ïR. V t. Terme' d; tiiturd'tr^ue. C'eft mettre le linjot 
d'orou d'arftiitùanslafiliere,mettre la veige d'or ou d'ar- 
gent dats la fiJiérc. ( Al'dei un lingot, afiUf une ve.ufd'oij 
atilti une verge d'argent. J 



^ A F L 

»/?/!.Vr, Va. Ttrtmè de nultHer. Il vi.iit de l'Italien t/fiUrt. CVft 
donu.rk fil fut lapi.rri:. (AgUr un lafoit, afiivr ud cmif, 
on n anl; ijn'apies ».oiicnioulu& poli. Les JaiJiuicts aà- 
lent leurs ftrpettci) 
,i ' ^4vnir le i'tc liin ajili- Façon de parler proverbiale & figtuée, 
qui Te dit diipedonn:». C'cft bien caufer, c'eft avoir beau- 
coup de caïuit) c'tft bien bib.ilec. 
(11 lui Et feulement le bec 
t Quoi qu'il l'eut ctili comme fine ftlumcU* 
St. Iiijptni. l'i/Uit. p. I2i. 
Elles ont le bec bi.;n gelé 

Et le caquet mal afilc.To«< anmmi.^Ctlt  dire qu'el- 
les Ht caufent pas bien.^ 
^TiLiER, vn-Termede Rcligicax. On prononce prcfque f/ï/:>'. 
C'eft f.M'c patiicipant de toutli métitc, & de tout ce qu'il 
y a de làint & de cenfiderable dans un Oïdtt. (Les Coide- 
licrs ont «/I/tf la mjifon de Mr.'N. à leur Oïdtc.) 
a^JilUiitn ,f.f. Tcrm» à-: R.e-'igieux On prononce AfUUeitn. 
Commiinicxtion qu'un Ordre Religieux fait  qu-jlqu; 
inaUon paiticuliérc de to;it ce que 1 Otdre a de plusliim & 
de plus pitcieuï. f' Apre-s l'afiliation de la uiaifon d: M. à 
rOidte des Pércs Rccol.ts , celte miifon a fait à ces bon» 
VércJ un ptifentd; conlequ^iicc; car ti.n pout tien, point 
d: préfeiit , point d'atUiation.) 
Af'N i^F.. Conjoniftiou eju'on rend en Latin par «« £: qUi de- 
mande en François le velbe qu'elle li'-gità l'infinitif, ^failes, 
ScigneJt, que lîous eonnoiifions l.i brcvrtc d.; nos jours 
tfii, iCaijuf ir la fageiT.. du C'xut. Tcrt-T{cjntl. Elle veut qu'on 
l'oMigc liulcincuioyî'i i!t pouvoic être ingrate. CJ»m. Pttf. 
Cette conionélioni«,Cni/.- vevt dans une même période deux 
conlliudi'ins , a la p'émiét.', l'inSnitif ; & à lalecondt, 
le fubjonilif» avec U particule ^tie. .. J'ai tenu ceite con- 
duite afi:» ^c fiiti: ^-oir mon innocence a mes Juges & ijui 
l'irnpoftui; ne ttioini-i e point de la vciilé. Vau..- rim.. Mr. 
de Cctn.iUc dans fes noies lut l.s r^maïques de Vaugelas 
n'eft pas tout-a-fait pout cette dernière façon de parler. 
Mais Mr. de Corneille eft trop fage pour vouloii qu'on le 
croie infaillible. J'ai un parent un peu trouble d'ilpiir.que 
je veux vous donner cl:eî vous njln de U ^uir:r avec plus de 
coinmodie , il tju'ii fi.t ù de iuoins de inoudc. ÎUliert, 
Foutcrétt/^' *T'", Jî.I. fc.6. 
^fin 7/1». Coiiionil'onqiiirc'g't le fubionelif, Sidonton fous- 
ent:nd la piéiiûe'te ptltie au fécond meilii te de la péticde. 
C.ir fi cen'ell par figure *c en matière o'éloquenc, on 11. répè- 
te dans le meiobie lecond de la période que la particule ^x. 
(Afin que vousne vous phigniiz point de moi & que vous 
î'oieï contint de mes petites tiriexionsje vous fêtai voit qu'il 
y a quelque choie de vtai dins la Chiioinance. L.iCh^rtArf, 
trdii! Jt Ir- Uiirommce. Ils livreront le fils de l'iioinnie aUx 
Gentils afin qu'ils 1. traitent avec oiittage & qu'ils le foiiettét 
&leciucili.ui. ToTt-^mul S. Mmi.uii. Chitp.îa, Aiiiefte"/'" 
ijut, (> J/(M ic ne font pas lî en ufa;;e que/nx' av.c l'infinitif. 
Aïl.'^AGE./lw. Terme i^f^«f»i 7MI ti aVaiHei.t à iit moi.itc^ eu Àiftiel. 
fii> métal. C'ell Icfccret d'afin.r. C'<1 l'.irtde tmdreplusfin 
qu.lquc métal. Afinage. lignifie auffi la peine qu'on pteiul 
ou qu'on a pt'fe d'afîner quelque inctal ( ch--;clier l'.-ilinagc 
de l'oi>rtou>e(i'a:inaje de l'argent. Faire l'afinage Je l'ctain. 
Les afin.igisiijntc'fitiouve?., l'or, Scl'atgmt oiiicliangé de 
Titt.-, tai t a Ha monoie qu'à l'oi fe'vrerie. r« Ti:fit. Traitidet 
tjj'iii l.i] 
t^fntft.f.rt. CeRiotTe dit auffîde quelqucsautris eliofs qu: 
eJes mc'iaiix;8< lignifie l'adtcile qu'i'n a eui: de tenir; p!u% 
fin L'aHnage du ciment que nous apiloiii tnijl, cllva(>;t- 
blet tk incitt.nin. Trti'idii tjfmi. 
./l/!:^ii'!tn.,f.m. Cw motfignifi-- 1 aAion d'afîner les mcrSus,f<c. 
.ytjiinr.v.a. Ce me''! fe dit du ciiriint. Ciû le iciiC/ i>!ui lin, 
plus d^lié ,^épteli:lUe en poudtc, mipal^ible.  Atiii-t l.Ci- 
in?ni.] 
»<yii/ir. v.«. Ce mot le dit d.s mentaux. Renjic li iiu'ta! plus- 
fin, le tendre moins giollicr. le tendre (ïieiUeur. [ Afiiicrror, 
l'argent, l'ctain, le cuivr.',&c. ] 
^.IJintr. Ce mot. en teiinvs rf» ••mirt. Te prend ilans un f. ns nru 
Itc. Il il- dit du tcm^,S< v.iit dirf s'tclaircii,deVenii plus-beau. 
[ Lcicms cumin. nce d'aiinet , le icms afine. Liii-rnUi , iti- 
lium.ur.- di M.,tme. 

^ifi^'r.v.t. Tcutjed»7;«/i«v. Wo<l tcafoucl. [ Il faut ifintt 
•çciiton.] 



A F I 

^Jintr,v.t. TttmtdtCtrJiir. C'eftpaCitr le Chjnnf ,ouIe lia 

par l'afinoir pour le tendre meiHeut Se plus fin. [ Afincill 

lin, afineiie chanvre.] 
^ytjîrur.v «. Terme defrmtiert ie de^tnf ^uiftnt tf vendrnt du fr»- 

no.('. C'eft rendre le fronuge jaune Se gras [ Mettre afinet 

du .^romaee, faire afinei du fromage , a£ner le fromage pour 

le rendre meilleut. ] 
xAfintrii.f.f, Terme' de gens qui travaillen: aux forges. C'eft 

une efpece de petite forge ou l'on tire le fer en fii d'archal. 

[P> rterlefera rafii»eiic ] 
^f,'tir,f. f. Il lignifie aufïï un fer rafiné ii mis en rouleiur 

pour faire divers ouriage]. l Vendre un indlier d'afînciie. ] 

VtltX.forrr. 

s^fntur,f.m. Terme it^ini^ui IrévdilUl» i l'tr O i faftnt. 
C'eft l'ouvrier qui tend l'or 8c l'argent plus tins, St qui leur 
donn.le degréde bonte-qiii'.s doivent avoir. [ Unuonifi- 
neur. llnhahileafineur. Etrtafineur. ) 
^jii.iHT.f.m. Terme de geni qui travaillent aux forgesdefer. 
C'eft l'ouvrier qui afin; le fer dans l'aÉnerie.l C'eft un bo« 
afineur. ] 
AtiHiré, ff. Cemotvicntdu Latin <ijfiii'<u. C'eft une forte 
d'alliance, & dcparnteque 1 onconttafteavccune, ou plu- 
Cîurs pctfonnes. f Une afinitc honnête, glor eut: , iliuflrej 
onc afinit^ honteut'.- Se iiifaicanie. Cette dernière efpcced'a- 
finile vient leiifqu'cn a eu un coinmerce honteux avec d.» 
perl'onnc;.Il y a aufli une «yîwfi/^iritw/'» qui dans l'fcglile Bjj- 
mainefccontiailcouparlc îlatémcoupatla Confirmation. 
Qi^and onaetéi'attain,ou Marraine d: quelques cnfans o« ^ 
contradeune afinitc avec le pcte & la mete de cet enfant. 
L'aCnitc eft quelquefois dcub:- , elle l'cll lors qu'on tient 
l'cnfaiit de celui qui a tenu le notre. [ On dit, ils ont afinitc 
cr.feiiible. Avoir afinitc avec quilcun.contrafter uneafinité 
avec uneperfonne , obtenir difpenfe pour une afinitc (giii- 
tuellc. Tt.titidefcfr.iu. f. 35. j 
i ^finiii, 1'. f. Ce mot au figure Cgnifie liaifonj connexion ,?c il 
fcdit dcschofis. [ Notre ame a comme une etpece de liaifoa 
6c d'afinité avec ces chofcs. Dip. Lf^. C. ji. Ce» diofe» 
n'ont aucune afinitc entre cUe-i ^H- Lue. T. 3 

Je vous Içai fort bon gtc de m'avoit fuplantc 
Coquettes Se cocus ont grande afiniié. 
Sca. /Af.l,te m. 6 ] 
^fi'cir. f.m. Terme de esriitr. Prononcez *^.i»I. C'eft un féraa 
dont les btoches font pitit^s & près à pre's au travers .1;!- 
quelles on fait p.'lf.t le im , ou le chanvr: pour les arincr: • 
[Un bonafinoir, un méchant afiaoit» prenez cccaJinou !c 
afinez ce ch.'nvre.] 
t AiHiiiET,/"»!. Ce mot félon Mc.de Nicod vient de Picatdir, 
Se d n: fe dit d'otdin.iire qu'au pluriel > Se mêmes il n'a le 
plus fouvert cou:s que dans le ftile bas, le comique , ou le 
fatirique. Ce lont lOuiiS les petites choies qui fcivent ï 
parer lesfinnies Je J m relever lab-aute. [Les femmes n'a- 
poitenc tien en matUgc aux AlKm^ns : au contraire elles 
reçoivent d'.ux, non pas des parures, ni d;s afiquers . mai* 
une couple dr beufs , un cheval enharnaclic . le bouclier 
avec la Ipce &: l'cpée. .^'I. T*c. Gnm.. Ctf i. li l'excel- 
lent D'^>!jncour vivoit, ilditoit, elles en reçoivent au con- 
Uaiic., non point d'-s piiures , ni de vtiti njmjliimtm , mais 
nne couple de btuf., Sec. 
AfL■'.^tta. -v..!. Ce mat vient du Latin .^/^—<-- T-nne de prAf. 
fa>. C'eft le'/er h ina n d.vant un u d'oiiii Us 

paitiis . ïefaire Irtmcnt de la veiite ut lefqueil t 

on ellint rro.;i-. fSeymotd An '.lois de nitiun ..firmicn mal- 
honncte liumm- qu'il ne devoii tien àjulien qui l'avuii peni'é 
de'aver(>te,ni à tous les autres r^ui lui avoient fait l'hooneiit 
dcrobli);<r. CcgahncS:ymord .rirma cela, lors que Milotd 
IrcUonttoitrnv.'ie vers Loiiij 14. ) 
.^,Trr«.-,-,v..i Tel m; ufité dans les maiiéro de l'hiliqueC'cft af- 
fmei. c'eft dire ifirmativcnien: quelque choie. Il afinno po- 
Ijtivement que le chaud nuit plus aux eorps que le ficid. L'ef- 
pti t en coucev.int deux choies, afirinc de l'une qu'elle cft l'.iu- 
tie, ouau contiaiic Keb.Tinf. 
^ij,mAiif,tfitmAUi.tdi. rleind'aflutance, affûté qui aiTntetc 
ne doute point de ce qui cil avance. ( l'itler d'un ton afir- 
matif Direune ehofe d un icnafiimaiif. C'cft un; ptQpolW 
tion afiimiiivc. Ttn Rti*l, {.«çi^»/, :. pM-iu (' I» ) 
~i,iim4iiit ff. FropoClion qui alittne , iVaitiitcni qui ajinnc 



I 



A F L. 

uneeliofe. L'afiimativi.,& la négative delà plupart des opi- 
nions ont chacune lear ptobabilitt;. Vnfi. lir. 6. Etre pont 
l'alirin.uive. J^A. Vliif^itt. L'afi'mativepaLOitlaplus pto- 
bablf. AoA. Vh:ji-juc. ) 

^firmalivemini . adv. Tiononccz njîrmiitivtmtiii. C'eft à dire, 
il'ur, rt'i afiimi:!], d'Jn ton qui afiime , d'une manier; qui af- 
fûte politivc-ni.nt. (le n'ai pas .".coutumî de parltr alim'.r.tivc- 
ment des cliol.s qui dépendent du fait d'autrui. Scrtau ,let. 
ttts.iii. mon ij- dcBriiiui ,lit.iii. Jen'ai j^maii ditalîrmative- 
mcnt que l'infaillible HcinCus ait manque coniie l'on ai t. Ëal- 
at ctr.is. Je lui déclarai afivmaiiv.ment qu'il avoii allez de 
toice pour taiic Ion voiage. Paji.l z. ) 

^JirmAtio.i.f.f^ Mot qui vient du i,atin,"tfîrwin(i, & qui ft pio 
nonce AJlrmAttf'n.T i:im: de ^ ogtjAi. C eft une propomion qui 
afitine & qui dit d'une cho.e qu'elle eft. il cli de la niture de 
r.-.liimaiion de porter 1 eipiita cela. Pcrt-Royji Lo^ii/ac.z p.trltt. 

^Jirmuttun.f. f Teime if pr^iti'jur c'eft l'alluraiie qu on donne 
delà vérité d'une clvole. [ ileft aile au givfe dei aiii mai ions, 
aflurer qu'il a fait Ion V'i'.ge exprès iS: le trtiia iuicnade- 
livre un aite d aliimation. J 

%Afi:r.>iititii.f f. Itïmadc /'i.irijiit. Jurement decil'oire déféré 
parle juge, ou pai la paiiie. !la|uic devant Apollon qu'il 
avoitfait Us vers qui ont rtmpoite le piix d'Angers , & lia 
et. cru .i l'on atiriintion Leinoc d afumation eu te lens,n'ell 
pas Û ulùé que celui de ferment. ) 

A F L. 

AtLicTiF,<"^ii?iiif. tiJ], Ce mot eft de praùijue , & vient avec 
quelque ciiang.iru'nt du Latin "ffiii^'i'yii fcinblc n'avoir bien 
coursqu au / wi/iin 11 fi^niSe punifiàutc & infini nte,qui 
caufc un dcplailîi fenfibl; acompignc de nul & d'inf .mie- 
(lin y aquc le Pape qui puiÛ'ereiiJb.litcr un fcculier, ou ré- 
gulier quia été conujnne aune peine ofliilive. Le ['tUciter , 
l'j.i.tt .ifj exj}tdffori ) 

mAfliiiifn.ff. Prononcez ifiiecion. Mot qui vient du Latin 
ttjiuho C'eft une douleur caulce pai quelque accident, ou 
parquelqUi cho e <e fielleux qui nous eft arrive à nous , ou 
a-u pcribnnes que nous aimons ou que nous iioiiorons. 
( Un. ahietion IcMiible une glande sflielion, une txtiéme 
a'I.rtion, une.iHie'tionciiiiile, aivi."re,inotte!le, uneaflielion 
ifgere. Il reçut une lénfible afliAiondela inoit de Ion omi. 
^i/I.Tii(. -^ufli tôt qu'elle le vit , Ion atiKtii>n rcpiit de non- 
Telles forces, f'Ouiel'et iiduùere. J. trouverai la pai:: danbWoa 
aflirtionla plus amce. râr' /•eyult js. il n'y a qu'une ..fli 
Aion qui durc.c'ell celle qui vient de la pciie des biens 
Tfcfitnaftt. Ma^ i dnjùcig p. 164. L'afliclion de la plupart d, s 
liominesd'aujouiduin'ell qu.'pur comédie ) 

^jVgt*iit,"pg"'"ir.a!li. QUI atiigc , qui caulc delà douleur, 
qui touche S: donne de l'aflclion (Un vtai ami cù i.ne chofe 
ères laie , & fon tiepas en eft o'jtaant p ls afligeant Si 
e*cftunc chofe ifii^canic que ia perte de la icpuiation , le 
piuvie r. eft j plaindre. ) 

^fii^-T.v. a. t.c mol Vient du Lzim fffu.rtrt. C'eft donner de 
l'aiiie'lion, ccft caufer ae la dou eur a une pei forme. C'eft 
fàchei une peilonne. ; La peiie aiLge. ii-; ar;rit les n.aux 
Trtpir^fie yT'tfLuri d'.ftclt. Kien n'afliJ^f tant un honnête 
^hoinme que riaj;iaiitudc. Les mciuvaifes nouvelles afli- 
^ent les uns & .éjouiiTent les aunes. 

linousaf .itpal^ei notre teinsen te'cits 
Capables dntiij^crlesmciusibmbrcsefprits. I.ifont.. 
Cr ^tiu 7". I ) 

«^ÎVr.f.o.C'cft nialiniitC' par des aiifte'rités ce fji.e foulfrir fon 
co ps; ( 'tft emortifis' . (Ati.gerfon corps .intes aufteii 
t.z. 'l v'r-}"yAl B tUfUt'i Jii /;. • .r.'. . Lcsiainrs ont aHigé 
leuis coipspar le jeune ik les d'eipiines; & ceux qu; les l'.e- 
vroieni inntei, tiennent helts'une eouduite toute contraire ) 

* ^jl ^er V. ... C'eft iuinei ,dc(o.ei p^r toute lorte de manie- 
le. ( Laguetie r.-ii^era l'Etat Ji-.t l't- Lapefte , ix la fa- 
mine aîîigent cruellement le Pais. Les giandes levées afli. 
geiii un -royaume. ) 

.%AJtigr,-iligic ai]. Ce mot vient du r.atin .'ffli(l:.s Qiii a du 
chag m , qui a de la douleur , qui reîen; de la tiiftciledcce 
qui lui liai ivt de fâcheux .1 lui on a une perlonne qu'il 
aime.oii qiiji eftiine ( Trente i upid>insfailoicnt beaucoup 
plus les ajlgez que leui:. t0inp3^nt.>ns H^-r, anvra, il feint 
<i'ctie anigé de la peue que fon anii vijnt de faire. Elle pa- 



A'FO. J1, 

toit aflige'e ; mais elle ne l'eft que par intérêt fculenisnt poiui 
fauver les aparences d'honnête femme, ) 

^fii^i.f.m. Qui eft touché de douleur, qui a de l'afliftion. (Le 
temple de la juftice efU'inviolable refuge des afii^ez. Vai. 
fl.i- Il eft genereiLX de fc ranger du cofc des afligcz. Moi 
iii:iijHef.6. Les afligez font quelque chofe de facre.^ 

./ifiigéc.f.;. Celle qui a de l'afiic^ion , celle qui refl'cnt de U 
douleur. (Les véritables aHigées font rares; & on ne les fau- 
loit aft'ezeftimcr. Je partage la douleur de ces pauv.is 
afligées C'eft mciitet que de conlolei les afligées Je tâcherai 
d'adoucir la doiiléuif de cetterharmante afligée. JlM.fcapin. 
a.i f.z. Une afligee de ce caraélere eft touchante. ) 

A F tuEN L E, f. f. Ce mot vient du Latin ajJtutr.ria,Si fepronon. 
ce /ifi-i.tnce. C'eft une abondance de toutes chofos. Une- 
quantité de choies ( lia une afluence de paroles, qui tou- 
te.Miedil'ent pas grand' chofe. Quand Mener eft une fois fur 
fes loiiangesiil a un babil &: une .ifiutiui de mots, qui ne tarit 
point ) 

^ftucucr.f. m. Concours de peuple, concours de pcrfonnes oa 
d'autres chofes qui fe vont rendre en un ceitainlieii. ( Ou 
ceiebte les jeux avec un concours 6c une afluence inctoiablo 
de peu,.le. VaM.^iiJ.^c. y Le chemin étoit rompu par 
l'aHuencedes tuifl'eaux. Vau. Qum.l.i.C.^ ) 

^fiue,. Ce mot vient du Latin .!,y/i!fif,on piononce<iy7«t & j( 
fe prend en François dans un fensncutie. U (ignifiefe rendre 
en foule en quelque lieu. Se tendre en quantité, concourir. 
Cemot.^/'/.iern eftpastrop au gré de bien des gens mais 
ces gens 1.1 ont tort. Un fameux Académiciens en eftl'eivi, 
& cell alTezpour le trouver bon. On doit luimblement 
croireque tout ce qui difent ces Meflîenrs, rft excellent. 
Voici 1 autorité. Lespeuples afluoient de tous eotezcn ce 
lieu pour voir cette relique. Mex,cr«i, hijlmc de francc r.2, 
vie de K^t/eyt, 

A F O. 

Afoieiir.v. 4. Prononcez ajMi. C'eft rendre plus foible 
rendre moins vifOureux& moins robufte, abatre la for- 
ce. ( Le trop -lar.dcluud sfoiblit le corps. La fiequentedé- 
bauciie afoibiit leftomsc fc efilafourcede blendes mala-- 
dicf qui afiigent le corps, J 

" ^fordi' V .1.^ Ce moiaiîit_',uré aunfens étendu C'eft rendre 
moins vif, ôtet lav;vacite,ôtor la foice , Se alorsilfcdit de 
l'efpiit , de la mémoire , des pen^'ées & des raifons. C Li 
trop grande étude afoiblitle corps &lefprit. La viei.lefTe 
afo.bht ia mémoire & fouine le jugement L'afeélation en 
matière de langage afoiblit lapenfée d Auetur , ry.trttuns 
d-^.njlc. T.i. ut. 7. o- S. Il n'y a rien qui afoibliffe cette 
preuve. B:jfii,r,Jiffrine detEgl'fe. C. 1$. ). 

* ^foiilir. l'.a. Ce mot au figure fignilie généralement aulTï di- 
minuer, araomdrii ,abatre l.i force. ( Afoiblir !-■ parti des 
ennemis, -skr r.u. T. z. Afoiblitle coura.-e de fon ennemi. 
Il n'y arien qui foit plus, contraire au bien des amcs que ce 
qui peut diminu-i le lel'peft , ni qui l'oit plus capable de l'a- 
foiblir qu'une li grande dil'piopotticn Pojt.'I^Mi:Sauijeait 
Tejhimon. Pnf. j.p.i,!ie Le rems afoiblit l'amour. Pe/i'^on 

. rtciicil de l'Lijhs. La longue at.I'er,cc afoiblit l'amitié de bien 
des gens. Les dilgraees afoiblifl'cnî l'amitié des perfonnej 
fans cœur. ; 

^ytftibir. j.a. Terme de momit. Rendre de moindie valeur, 
( Uncft point permis aiLX patticuiiers d'efoibUt la monoie! 
Les lois de chaque Etat & de chaque KoiaunK defcndeiu 
d afoiblit h monoie Un peine de la vie. ) 

S'afn/l.r. v.r. Les deux prcniieies fdabes de tous lestemsd» 
ces verbes afoiblir ,&: saioibbr fe prononcent a/"f. On dit 
lemtfitd'ti ,ie iniijuHii. I. me f,„s ^/jiW',;, ..'.,/ ,„;rai u'eft 
dive..!,- plm-fo-Ue. l'eidre de fes forces, c eft n'avo.. p. us 
tant de vigueur, ( les genoux des vieilles gens s'at ■ lbllllen^ 
Le corps, après un cert-in tcms, s'a.oiblit toiisles jou.s. ) 

*S'ai(,Mir. v.r. Ce mot au riguré a u.i feus tc.idu, 3c veut dire 
n'avoir plus tant .e toice d' Ipiit , ou de inein^.i.'e Vafoi- 
bUr fcditauliien matière de gen» qui font e. icmble quel- 
que corps.!Lepa:tib.ito:blit. ^i-l T.n. Son clptit ^ eft tel- 
leinentafoibli eju'ilfaitp fe Samemoiie s'ei lortafjiblia 
depuis la de. ■!;■ le maladie qu 11 a eue. ,> 

,yij'4ti/U£iment.f. m. Prononcez ,:fti>l>jjimMi , Ijns faiic cutendt» 



^ 



AFR. 



JeT. Cet n'eft devant uno voïclle. Cet ane (limiflDt!«n<fc 
forces, c'cft une diminution de vigueur. Ltm«rd'»ftiilijfi. 
mtnii fon fcns propre , & le figuré. ( Un afcibliflcrrent 

fcnetil , un giind afoiblidcinent , un cïtiime afoi- 
liircmem , un afoibliflemcnt coufidcrable. C'cftunafoi. 
bliilcment de toutei ("es forces. La vigueur de Ton corps 
tombera dans rafoiblifTemcnt Se dans !a maigreur. Ptrr-T{oitl 
tfut. C. 7. La fleu di l'âge l'epa/le. Se la vigueur de la jeu- 
nèfle afes afoibliûemens. PiTr.l!i,ial£cTitMri f*tntr,lfa,{, r.+o. 
On a pitié du pauTre p«tlt M.... à eaufe dt l'afoiblilTe. 
ment de fon peu de fens commun ; Se là eonduice daai le 
monde martjae cet afoi bliTement. ) ^ 
'J Ajole »., v. », Ce mot fignific/.'f^r, 8c au propreil eft vietu, 
& n'cft plus en ufage qu'en riant Se même pour en bien par- 
ler, il n'y eft plus. Jlare^uuacoupqui r</«/« fenfiblemeiit. 
Ondiroitacette lieurCiJa reçu iw coup qui le */«pfenli- 
blcment. 
? ^^fcUr. V. « Ce mot au lîguré ne fe dit que dan» le ba« ftile, 
dans le comique , ou le lîtiiique. Afoler u cft en ufaje 
qu'en parlant de quelque mouvement de l'ame.de quelque 
violente pallion C'clt touche» li fen^blcaKiit une pcifotu 
lie qu'elle m foit eu quelque façon ttoiblc;. 
( Clovis que 1 amour nfUt 
Aime les jalan» de la Cour. 
Gom. £/•'/. 
Quoi que chctif tils d'un m lerable Procurent d'un ffefidial 
de Piovmce.il adesTiiïons de uoblcflèqai /'.j/o/t/i; i»fare 
crever de tire- ^ 
*^fili, nfoUt, ad. Ce mot au figuré ne le dit que dans le comi- 
que ou ie fatiiiquc , Se il li jnific, qui cft tuuchi; de quelque 
■ilTion piefqiic jufqui la folie. 

( C ell un ma;;ift..-.t de Province 
^fa't de fa propre amour ; 
Il licmandc.olt Ju retour 
Pour le iroq'.ici avec un Prince 
JlU:r. I i:f ftgc 2il. 
Toute la ville de Gtencible connoit leméiite cliiraéiique de 
K. Avocat P.imailleur , Je rit de tout fon cceui de l'en voir 
pouitant fi cpet dûment tfiU. ) 
f^f<lr,afcilie.iiiij. Teimcde nur. Cemot fe dit en parlant d'é 
guiUeou de bouflole, 5c fipnifie défectueux , touché d'un 
aimant qui ne donne pas la vctiiable diicction. ( Bouûolc 
afolcc, aiguille ifol-'e ïr. Gllr^r, ^tits de l'homme d'efée.) 
AFOURCHEa, , v.n. Teiinc <<-• mer. Ceft jetter à la Mer une 
anc equi Toit opolte il celle qu'on y auradcja l'ettce. (llfaut 
afourcher. On aafoutchc, il ell tems d'afouchet. ) 
A li R.. 
AFHAxCJliii, f <. Exemter.d.'livret, tiret dune fujetion fà- 
clieufe 8c contraire à la liberté naturelle. ( La Reine Blan- 
che nié. c de Louis ne;. Viémc atisncliit plufieutspetfonnes 
& .ibolit It droit do levage enplJlicjis cndto;is de France. 
Ics'.ii. P.'ai ;o ;>.:ir. j.^7 11 ell d'une ame grande 8c gêné 
icul'e d'afrjnchir les peuples d'une cruelle fcrv.tude. ('<«. 
Siiit.l-i.'-i ) 
S^^fmiihir.f.r. I> m'^if tmiit i' m'jfrai.chi/fiii. Ii ra'nfranthii, 
je nitfuii affMicki ,je m'af-Mic^imi. S'éxcmiet , fe délivrer de 
quelque cliofcdc lude ?>: de fâcheux. Se tirer de iiuelque 
joug; dur 8c ticheu.t ( On ne cherche qu à i'afiamlur delà 
doHÙn:t:on'de$ fouverains. ^^iL Ttcun.!. j. Dcfcartcsvi 
vioit autant que l'es diriiisouviagei, ti le Sage p ouvoit t'a- 
fraachir de lainott, v/<«;»ijr.- Td.iMif, Ph.fj^e. ) 
* S'tfranihir v.r. Ce mot au fi,'',uté fe dit en païUnt d'.mioiii. 
Ceft fe délivrer de I j tiianiiic Je l'iUiOUt. Hcureuï qui s'a- 
fiancliii du poMvoii del'aniiJiir ts-.Ci«ii.t. 

S'il lon;T.e à s'afiaucliir, il Ickt qu'Une le peut, 
licoiubit , il fe rend Je o: l(aic ce qu'il veut, 
t* AM^r Vetfti. ) 
Jifriatki f.m. Terme rf» IJ'oir'JÇ^BMi.i. Celui qui dans les for- 
mes prcfciitcs pat le Diuii R.oinain a été délivtc de fcrvitude. 
[ l'iicdie, de qui l'on a cinqlivics de très jolies faUcsea ver» 
Latins, ttoit un cfranchi d'Augulle. Por/ Reial ,irjj{.il„n dt 
riiidte. Les afr inchis i^veioicnr manu du L'iiux.lcs petfon- 
De< quilesavoicnt delivicz de la fcrvitude. Lemj1.ri4t.iy. 

^r .!"(<)./ r. f Ternie /« Drtif Itemdin. Ceft celle qui a reçu la 
Itiboié tUuf lei formca (icfciitctpat le droit. ( Uuc jolie 



AFR. 

aftinchie, une belle aTranchieic'cft une afranchie qui ftlIC 
rite d'être aimée, parce qu'elle a mile belles qualitez. ) 

xytfrAnchi, tfrmthu. <ei'. mot qui vient du verbe «••« tfrintUi. 
Ceft à dire exemt, délivre de fervirude,ou de quelque autr« 
chofe de rude 8e de flchcux. ( !l a été af'anchi d'une glo- 
ricufc manière. On eft bien heureux quand on eftafraachi 
des mileres do ccttevie. .^">. Utirei. ) 

^j:*rchi£tmeiit. f.m. ViQïiOnQtZ'<frar,chijJèmaft, Ccftuoegr^ 
ce du Souverain en faveur de laquelle on jouit de la liberté. 
(Un afranchillement gène al, univetfel . particulier, con- 
lidciable,favoiabIc, gloticai. Du tems de Loïiis 9 B.01 de 
! rince on fit en 1:4s un afranchiflement en faveur de cer- 
tains vilages qui dépendoient de l'Abaie de St. Geimain des 
pre^ Lt mai. PUi. ;o. pa^e 347. ) 

AntBui,a/>»»/r. tdj. Mot qui vient du Grec. Ceft ce qui 
épouvaiite, quidannedel'éfroi. 8c infpiredelaciainte. Ce 
mot jfreux fuivi d'un nom veut le danj , 8c d un rerbe, l'in- 
finitif précède de la particule ^. ( La motteft quelque 
chalaei'afreDJi<ir>u> le monde 8c pics encore aux méchai'.t 
qu'.i tous les autres. S.Ciran Uurei. La milcie du pauvre 
Cas. efl afreule i toutlc monde .mais ce qui le tend ridi- 
cule c'ell qu il ell fier. Se orgueilleu.T dans cette detnieie 
inifere. Tout n'eft qu or 8< que pourpre dans voue armée, 
celle des -Macédomicns au contraire cft afieule à v«ir. >'-•>. 
Hiijn.t }. £■;. Si conduite eft aficufc « dire, 8c on ne la peut 
entendre fans horreur. ) 

..^fi'Kx,A^riUii. ai). Cemoi^oat iicéf«'tvA.iiatti(cmtt auflî 
fanstégime. ( Ualeregard afreux. ^it.^MtmiU.i. Saini- 
neeftafrcufe. ~^'i Itfrph. Sa tin futafreui'e. ttjput,hifijif 
Mnntiflle. Sariceftafieule.^ 
'Afreufttoent. jdv. Prononcez afreufeman. D'une manière 
afreufe, d une façon horrible Le mot i'^frinfemnir, dans ce 
fens, a un ufagc uci borné ( Ils ont afrculement mallacre 
ce qu'Us ont rencontre. Quelques gens d'cfpiit ne 
defaprouvent pas cette eipreilion . Cependant ils aiment 
mieux ce tour, ils oiu mailacré d'une bonible manière ce 
qu'ils ont tencontte ) 

 ^frtufemenr. adv. Ce mot dans le difcours bas Se ordinaire 

lignifie autant que trei,f»r§^ beautenp ^ grande ment eu extrême' 
ment. Monfieut N- eft un bclelprit >mais en rccompenfeil 
eft afreufemcnt laid. Elle eltriclie,aiaii elle eft afreulement 
laide. Au lieu d'tfrenfemejii ,on le fert le plus fouvcnt di> 
m Jt hmiilemciii, îe l'on dit plutôt , il eft litmiUmeni gtos te 
laid, c^w'ifreuftment gros 8e laid 
t ArRiANoEa, V.4. Motbas. Il n'entre que dans les dilcoars 
ordinaires ou Comiques Ceft tendre fiiand , rendre une 
petlonneplus délicate en lui donnant quelque chofe d'ex- 
ciémement bon àboire.ouàmanger. ( Vous inafiiandcE 
■ votre vin Vous m'a'riandez à voire bonne chère , dit Vam, 
8e j'enragerai quand je ferai chez moi de ne nungci qu'ua 
peudobeufala di^ubemal aprctcavec un demi-fciio de 
^tos viu d'Orléans. Ceft commencer de bonne heure apei- 
dre les enfans que de commencer aies afriander ) 
AFKONr./Tn». Ceft un mépris qui coulifte a ficher, ou i nuire 
degiicté decoeut àuneper!onno en des choies qui lui font 
de la honte, ou lui caillent du dcs-honneui. ( Un afrtisi 
outugeux, un afront fenlible , touchant , criicl , fanglant, 
cuifaut, morteL Un petit afroRi, un léger afront- Faite ua 
fanglant afiooi ^ qaelcunS'.>-1^in. eudurei un afront .iil. 
Lut. T t. 11 eft d'une ame véiitablcment Crctienoc de fui# 
<iii les afionspoui l'amour de Oieu. Iler.iU l'retunut, 

A de paieilsifiuns pourquoi les eapolci ? 

Fouiquoiconttevous-mcmc allez-vous dcpolctf 

1{*c. l':tdre.<i.i fj ) 
sAftnter. V. s. Ce mot vient de l'Efpagnol w'</>«ii/'r. Ceftaia^ 
quel tête baillée. Se avec hatdiellc. Il l'e dit des peifonoe*, 
[fiomei l'eiuierni. r« ij^i» .' >. Afrontet le cai.ip.afron- 
1er I aimce.afiontei ud bataiilon,afiontet un clcadiun.^*/. 
tranttn. ) 
' ^ifrtnier,v.aCe mot ptit fîgurénient.reut dire s'rxpolétarec 
hardiell'c, s'expofcr avec un coui.ipe inucpide.Sealunil fc 
dit des choies. ( i)u cft le foidjt qui n'afrontc pas le dangM 
en picfencc de Ion f rince. -i^/. Mimmitiuleitx. Lea Maitm 
ont al'ionté la iiiutt puui l'ain jut de JeliuChtit> '/*•'(■ 'i'^M^ 
BArtelemt dei r».vii'i. ) 

' ^itiun. V. t. Cià uompci pat une adrefle baQie > mire M 

UMllgUI 



A F a 

(naligne. ^fronter , en ce fcns , f« dit feuItfmeBtdeS p^rfoU- t 
nés, (_Afrontcrquelcundedixpiftolcs. ^bl.Luc. T.i. H. de I 
la G.... eft maître en ce bel an d'afromer les gens &c fur 
ce chapitre il dame le pion à fon illuftre Père. ) 
i^froiiier.v.a. Terme i^f /'(■/«". Ureditfeulement dans les ma- 
tières criminelles. C'eft montrer aux témoins la perlbnne 
an-ftc pour voir fi dans l'incertitude où Ion eft, li cette pcr- 
fonne a commis le crime dont il s'agit , ils la reconnoitront, 
ou non. (' Ationter un acufc aux témoins. On a ce matin 
afrontél'aculecaux témoins, & les témoins ne l'ont point 
reconnue. L'acufé a été leconnu pai le dernier témoin au- 
quel on l'a aftonté. ) 
t/frimieur.f.m. C'eft un trompeur lâche & malin qui n'a ni foi 
nihonneur. ( Un véritable af:onteur. Un lâche afronteur 
Lelcelerat qui luoit la vérole a Paris eft un int'ame at'ron- 
teur,eft un coquin d'atronteur. Il y a bien des P. qui pallcnt 
pourd'infignes ationreurs: Le grand E... quia le bour de 
l'un des doigts dL:lamain coupé, eft un bel exemple de cette 
Vt-iitcJ 
^' onnufi.f.f C'eftcellequi tiompc d'un; maiiiérelàche .ma- 
ligne 8c adroite. ( Une franche afront^ufe. Elle cftt'/cOD- 
nuepour une infigne afrontcufe. On la regarde comme une 
Véritable aftont.ul'e. ) 

A F T. 



A GA, 



$f 



A G A. 



"f Aga Mot qui vient du Grec,8c qui eft unt forte [l'intérjcftioBI 
llledirpour marqu-.r quelque ctoiin.mcnt ou quelque in- 
dignarion ; mais il eft vieux iic ne fciiit d'ordinaire que par la 
petit peuple, ou dans des pièces comiques par quelque Valcr» 
ou quelque f.rvante. (Aga donc IQu eft ce que Cela? Agall» 
plailant fat que M. de s'imaginer i'cmpoiter l'ut tous les hon- 
nêtes gens de lettres de Paûs. ) 
fAc A cïR. ■!/.<«. Motqui vi.ntdugrec. Il n'entre que dans le* 
difcours familiers.pljifaiis, ou latiriques , & fur tout quand 
il le dit des peifoim ;s. C'elt irriter, ataquer, provoquer par dp 
petites ataqucs à quelque r.ireutimcnt. 

CherTuiis, jimefenspiqur 

Pe vingt (onnets dont tu m'a^tcii 

Etd.- iingtdonttumem^r.aecs. 



Attom ate. Ce mot s'écrit auiomte. Ainfivoiez îâ Colonne 
A UT. 

A F U. 

■}" .ïUBLER,i'.« Ce mot eft hors d'ufage potirdire fe couvrir 
la tète. On ne dit plus afublez-vous . mais ffnHir pourdire fe 
vêtir , Se l'ccouvtir acouis dans le comique ou le fatiiique. 
L'excellent Maiiiard a dit dans l'es lettres f on laafubléd'un 
froc. Qu^andune r.iailon eft cliatgce d'enfans le l'ère nefau- 
roit mieux faiic que d'afubUr d un froc ou d'une foutane 
lesplus-fots.) 
tK'rci/xWt, Verbe pafîïfqui ne trouve bi.n fa place que dans le 
ildî comique ou mordant- Ilfignifie être veni,etre couvert. 
M. ... a foit bienfait des'êtreafublé d'une fout.uie , comme 
il eft fourbe & tartufe, elle fervira au moins à cacher fcsdé- 
tiux à bien des gens. 

Le moindre de leurs Valets 
Eftrt/aWf d'écailate. 
Leurs maifons font des palais 
Où l'or & l'azur èchte 
Mil. PacpespAg, ;8S. 
'O qu'il eft indignement 
^/ri4.'»d'une foutane 
C'eft l'optobre & i'excrément 
Del'Eglife Gallicane- 

Mm. Vctf p. Ifo- ) , 

AruT, / m. Terme de gu.rte. C'eft lé logement d'une pièce 
d'artilKrie.compofe- de deux groftes pièces de bois d'oiine,& 
de quatre enttetoifes. (Un bon afut.un méchant afut. ïaire 
un afut. Monter un canon de fon afut.l'rjnçoispréiniet.i î.iba- 
taille deMari_;nanrepofatout aimé, une partie de ia nuit fur 
l'afût d'un canon. Mtz. Vh:J}(:ire de France.) 
^futdetiord. Terme (/f .-mit c'eft un afur decanon dont on (c fert 
fur les VaifTeaux quand on eft en I-L-r ( .-Wolr des afuts de 
botdauraiit qu'il en faut. Deîroches ^Terwe .^^ fnayine. ) 
s^fùtfm. Tti'.nMit chajjeur. C'eft le lieu 011 1 On fc cache pour 
atendre le lièvre, le renard ou quelque autre animal, 5; le tirer 
quand il paroit.C Etre à'I'afùt.deimurer une heure à l'afut, , 
aleràl'afut. ) 
tAfii'ige.f.m. Terme de mevni/ter. Tous les outils nécefiaires 
pour travailler. ("Un bon afutage,un afut.ige tout neuf. ' 
Acheter un afuta je Avoirtout fonafiitagc- ) | 

^fnter.v.a. T':im; de miniiife'. C'eft à dire,éguifer. ( Afutcr ' 

une varlope, Atuter unefetmoire. ) 
.Af'ité, afuree.n.ij. Teimi: Je menuijter, c'eA àdire, éguifé, ("ou- 

tilsbien afutés.demi varlope afutée.] 
^Afuté nfutie adj. Terme dt me»uijiery c'eft à dire, q'ii a tout l'afu- 
tage qu'il lui faut pour travailler ( C'eft 1 un desmenuifiers 
de Paris le mieux afute. Sa boutique eft très-bien afutée, c'eft 
à dire que le menuiâet a les outils nécelfaiics poui fun nié- 
ti«.J 

/. Paitu 



Le p -fit M.a un caraélère d'efprit Provincial qui l'oblige d'aga- 
cer lb;-_ment tout le itiondc,paice qu'il croit tout feulqu» 
p.tlonnenele vaut ^/««/.r HKumme. Caf... qui a mainte- 
nant de quoi rouler doucement , pafie toute la journée à cher- 
cher lespucesàl"onchat,&i agacer fon niolnau ] 
•Agacer, -v. a. Cemotfedit desde-ns. C'eft impri.iitr aux denï 
une Certaine qualité qui les empêche quelques momens ,de 
bienrjoidre. [ Les chofes vcites& acides agacent Its dens. 
Le citron tafra'chit ,mriis il agace les den:.] 
5'jgaif r. V. r. Signilie s'ataquer , s'irriter, 3c n eft pas ufité dinj 
tous fes t-;n!i lors qu'.l eil pris tecipioquein.nt 
[ Des laquais s'agaçins 
Font aboierlesciiiensôcjiuerlespaCans 
Vep fzr. 6. 
Us s'agacent les uns les autres comme des coquins ] 
agacement, f. m. C'eft l'efet des chofes trop v^ites outiop aci- 
des furlesdens, lequ'lles empêche d; manger d'une manière 
libre &c hardie. [ L'agacement des dens leiolt fâcheux s'il 
duroit ] 
Aga p e, f. h Mot qui vient du Grec, 2c qui lignifie ch,:yitr. Mon- 
CeurTciliÎLrlirecommand.blcpar fa vertu ôc p.ir fon érudi- 
tion m'a communique bien des choies fur le mot d'.^^«/'tf- 
C'i-toituii repas que les prémi.fs Crétiens faifoienten com- 
mun pour fe témoigner l'amour qu'ils avoier.tles uns pour 
lcsaiitr;s. Ils m.injeoient tous à une même table comme en. 
fans d une même famille ■ Se prenoient tous d'une minière 
'honnête Se pleine d'amitié, des viandes ix des fruits que cha- 
cun d'eu- avoit port.z a ce repas. Us en ufoicnt de la forte 
pour montrer qu'en particulier lis ii"avoi.ntiien dont lufage 
nelcurapattinta tous. U y avoit trois clpeces d'i^upei; Les 
uneslecclébroient ks l'ours d.» uocjs , les aii'res les fours des 
fêtes diS niartirs.êc les dernietes,lcs iOars des funeraiiles.Coin- 
m? les agapa ne fe failoient que pour fe marquer l'sinout 
qu'on fe portoit les uns les autres , les premiers Cié.icr-s re- 
cevoientle corps de J. Chrit aptes cesrej'as.Sc lîsconfinioi- 
eiitpat làlesaUjrances qu'ils s'étoient données de leur- ami- 
tié réc'proque. L'is^gapes ont duré long teins Se Teiîulicn Us 
a deciiiesdans fon Apologétique. Les Conciles de Laodicée, 
&• de Cartage les ont défendues, parce qu'il s'y comniettoit 
d.sd-fordref. 
Ag '.RI c.fm. MotquivientduGree.enLatin o^dM'ewm. îorte 
de bouletblancqui croit fur les fapins, les meléfes,& fur la 
plupart d.saibresâ gland. L'aj-aricfentbon , Se reluit la nuit 
fur ces arbres. Il y a un agaric m.ile. S-: un agaric femelle- L'a- 
garic mile a plus de force qucragaricfeinelle. D.il.riaiiiii.T. 
z l.if.Cii. Cependant félon Charas tri-rt Je !.ireua:jtie C zi. 
l'agaric femelle eft le iiieiUeur pour pluli.urs reiued.s Se fur 
tout pour la teriaque il y adanslehaut Uauphiné des mon- 
tagnes où ili'e trouve d:s arbres qui pioduu'ent defort bon 
aguiic. Ilfaut feuleni.ni le favoir bien choifir. 
^giiric.f.m Sorte de drogue qu'on trouve dans ks boutiques 
d.:s Apotiq'-iaires, Se à laquell; M.flieuri les .s'.cdcins airi- 
buentplufieursefiets.C L'a!;aric !;loii qu kyi.s uns,purgele 
flegme. Se félon d'autres il eft chaud te afttingenr. ) 
Agate, /"/• Motqui vient du Grec , en Latin Zéthxtti Purjj 
pttcieufequieft à'otdmaiie decouleiirioii^e, fequi fuitiefc 



f 



34, AGE. 

recherchée p Jtrtî les Ancit-rsC Tly»di«ir.5 fortes d'«|atej. 1 
l'uns s'apc'ile A^ate s.rdoinî . O'J limplement U Serdoine, 
l'Ajat-Onix, ou l'oni.K.l' Agate CalccJoine.OJ la cïlc:dom;i 
l'Agate «.0!n.im.-,îc l'Agate il" !einj..ne. Tout s c:i si" i 
font dif:r.nus en couleur, St tftiiiucs difercmMicnt. Muti- 
datesavoii dans Ion cabiu.tquair.- mile tilT.s d'Agate-Onix. 
rompe. 8c Ncfon aimèrent particuln-teltl ntl.s Agatel ^ a - 
C domcs. L s .égaies r.onialn.s l'ont diveriili.-.sd'une inh- 
niié do coLil.uts.ît crll.-s d'Alî.nn^ne ont aulliliUt agtem.-nt 
paiticulier. Voy zj Ui'cure Indien /. } ihap. i,i.li.i TAgatc | 
Oii.niale.ftpolic.luiraRicfcronygtaveen iiluf mille |0- 1 
lies choLs. Pirrus enpoito't une. ou Us ncufMufi.5 ctoi.nt 
gravées en relief av.c Apollon qui tenol: fa lire. VitBirjHf. 
C. ta l'Agate puleive de la morfuie des béicsvenimeulis. 
Elle defalteie un ubriciiant;sil la tient dans fa boudic, îc 
caufedu bon h.utà c.iuiquilapotte. Il faut delà foi pour 
croit, tout cela. ) 
^l»ic.f.f. Tirm: de tireur d'ot. C'eft uninftrument au milieu 
duquel il y aune A;at«quifert.iicbtunirrot. [Pren.z TOtic 

asaK'.Sjiravaill.?. ) 
Ai«"f j. MotdefeKimr.[ Agate èftbïIU'.charmante.Scfa^v.Jc 
celle ijuaat6 vautini.uxqii; tou'.iilcsautics ] 

AGE. 

Ace f-r". Li première (îl.bêdu mot ^jefe prononce longue. ?c 
fe marque d'un ace.-nr circonflexe .quand il ne commence 
as une période, 8c qu'il s écrit par uu petit «.-n La:in «mi. 
, Le mot d'âge en parUnt de la création fabuUufe du monde, 
veutditcune!pacedc tcms,&il fut divifeen àged or.en .ige 
d'argent, :n if ed airain. Se eiïàge de fer. L'àgc d'or, & lige 
d'arc nt fure.-u I .s âges oii les hommes eroient les plus lieu 
leux ; mais dans l'âge de fe-r , & d' nratn ils commcnccrcni à 
fc plaindre, à foufrir & à travaill.t. ] 
'^ge.f.m. Siècle, tfpacf de cent ans 1 Monficir d'AblancouU 
aété l'un JcîO^nemens de l'on ?.Te 3 ijncur, fet.z vousdu- 
jec votre colère dans la fuirc de tous Us à;cs. forr-'^.i.', 
tfaumti. 

Ami, dans cet âge brutal 
rcgafe ert un clKval qui porte 
Lis gr.inr, hommes à (hôpital. 

feftàdire, ^uciescxccllens Poë'es font d'oijinaifc pau 
vr-s, f* lieclaell, maître T.dcL ne doit rien craindre de 
'« côte i.i ) 

fc^e. /; m. C ■;ft un certain fms de la vie. [ ! a vie de 
l'homme elt paiiagèe en divers aies, en'nfan e.en ieumfle. 
rn â;e viril, en vicillcflc & en ige dtciepit. Has âge , ige 
tendic, â|;e florifl'mt , .âît fait, 'âge mùr. Le bel âge, le 
bon âge. i'i'icdedîliieiion.îgedeconfiiienc , ije caduc 
Etica laHeur defonâge. .'li Ti-. Vjre ala p.imiérc fleur 
de Ton ige. tc.}phigf>iieprtf.'Ctf(aià^c,c't&^Aiie,éin 
dtjt-.rruv. Etre fui le rt tour de l'.;î,î, •.^!'i■ Tut. C'cft àdi.e 
f,r- A - .i/ier' en i^r. Se difç nfer d • ! 5';c piefcrit par les Loix, 
Kaf. B:ij.:mcif,f"f. L-s iajrcs Indi ns tiennent qiill y a de la 
honte d'atendirl.imort iuii Jje cajiic. (jn ,£w r.. l. j.r.j. 
l.a femme d- Ujriuf qui et -'t prifonaiéic t-iioit entre lés 
bras, lim fils, qui n'avoit pasentoie .it.int ligedelix ans. 
'Vdu.'^m. /.j. c. II. On ne peut fjc la couinmi vendrefon 
bien qu on ne foit cuà^e. Le Xj.-./'/'ii. L'à^' s'e-oulc , l'â- 
ge fc pafl'e infrniibic rient. ] 

'mAie S"». Cl mot en pulant des perfonncs, Se fedifànt abfo 
iument.fignific viclIc/Te. Me.ilie-ut Fatiu et. it.i.i.;^ quand 
il mou ut Monfi.U' l'a:"cal ccf.iant û:.ig:è.<ble Auteut iei 
lettres Provinc esnttoitqiicnlrc deuif<<ç'i lois i;iiilrcn- 
â'.i lefprit. ceii idire, quil n'itiiin jeune, ni victit. 

jl» uiyi. C ■». Ce mot fc du au figutt Jcs chevaux . & ll;',nifie le 
tems quii'eftpifsé d puis que le th. val eft r.:, [l'âge des 
ehevtux feco.-inuit .il.ursdeus, elle', ont chacune Icurn^Jin 
& l'on ne peut bi.n parler de l'Ji;c d'un clieval fans en con- 
Boitrc Ici principales dens En paibnt ptoveibu ement on 
dit, /.'<,•» «y? /.«f f'xr Iti t''fv<ii.» , c'id a dite . qu'il n'im- 
porte pas quel âge on ait pouiveii qu'on luir vi, ouicux St 
i^u'on faOè encoïc aveca.dciir ce que font les icuncsgens. 
Les vieillards allcgucinnt Se expliqiieroni t.int qu'il leur 
(laiia ccpiovtttf* calcul fjvcuJ :UUi;.ilcU lui qu'en dp- 



AGE. 

tlére de vîjuîur, il en eft d'eux comme des chevaux : les feu- 
ncs valent incomparablement mieux que les vieux. Si Ici 
Dames for.: les ju^es deicsdiférens , elles donncroa: tou- 
jours leur vois aux j<".inr5. ) 
' ^fe. [la. Ufc dit au figuré du lait des nourrices C'eft le 
tcms qui se!l écoule depuis que li nourrice a ets en cou- 
ches [ quel âje avoue lait , nourrice, a t il plui de 3. ou 4. 
mois. On ne doit point faire de dilïculté de donner deux 
nourrices à un enfant,pouiYCU quel âge des laits Se des pet' 
fonncs ait quelque rapoit. ^HMriin i<,jf,riMl:ft fnr Ui dm. 
ehif 3. J « 

» ^^r. f.ir.. Ce mot au fijnréfe dit en parlant des bois Ceft 
letcmsqui s'eft 1 cou édep:tis que e bois cli fut pic. [ Le 
bois aian: p:l:'c un certain âge, n: fait plus que dèpeiir. 
Pour fivoir auel âge pe'jt avir un bois, on n'a qu'àlefai- 
le couper, Sc^arlcpiè dcTab-irag ; oa oit combien il a 
decercles, qui font auunt decionlauceque chaque année 
^produite. Cnfnirattc deth^i'jftige i^ J 
^^e.[ m. Terme .^>y?r»in»<ir, '-''i^' <<< ULum. C'eft lenom- 
biedcs jours qui fe funt écoulez depuis,faconjou^on avec 
le Soleil 
^gt,igie. tdj. Ce moffe dit d'une ptrfonne qui a un certain 
àgc [ Aîe-sandrcâjedc vingt ans fucctda a IF.mpire. ^H- 
^T.l. I. fjaneois premier âge de vingt ans &4OU5. mois 
fut facrè Roy de france aK.cims le;;. de Janvier IS15. Ou 

^fé.iice. ai;. Ce mot ft difantabfokiment Scfans rien mar- 
quer veut dire, qui eftdeja vieux.quiadel âge. (Le 14.. de 
Mai de l'année 16:0. Henri IV. fut aUJfline au milieu de 
Paiis,& encetenr.slà iictoit â^c Cateiinede Medicis mou- 
rut de deplaifir a Klois le j. Janvier \%i fie alors elle cioit 
âséc) 

f AtESCER. f. o. Ce mot au propte « pour dire parer, 
apioprier.vieil'it. Se n'a bien cours que dans le ftilc bas. ou 
le comique. On pronone «)«"if.( Si l'un veut ciii une fcn». 
me plaifc, il la faut bien agencer: une partie de l'on mé. 
rite i!c de l'es agrcmens eft dats ta beauté de l'es habits ) 

'agencer. V. a. Ce mot a'i figutt lignifie mettre en bon or- 
dre, ranger. & eft plus uliic qu'au propre (Agencer le.cho- 
fesa noireair. ^^01. Luc. Dédicace Je liiipiomets de fou ni: 
le icin d'agences fcsiaurieis, Je l'ait d eu loiic des couton- 
ncs- l'c/. /. 56.) 

t l'^^rnter. r. r. S'apioprier.s'aiufter, fc parer, te mot Je s'a. 
fcncer dans cette dernière lignification n eft pat tcuta fait 
du bel ufage. Se ilf.:mblc avoir plus de cours dan> le lUlc 
plailant que dans le bcaa& le noble. 

( On a beau s'agencer &fuie les doux yeux 
Quandoncftbicn paice.oneneft toujours mieux. 

I^^met i'a:ir.- IJ. 

D'honnêtes gens confeillant un jour VariUas de s'agencer un 
peu mieux qu il ne faifoit, il répondit qu'U n'cio.t pas une 
femme, .5: qu'ai exemple de chapelain , iloe fongcoit qu'à 
fc bien agencer dansia bouile. ) 

» j'_<_5<' 1 rr. Ce motprisfijurcment eft plus ufité qu'au pro- 
pre. C'eft femeit.c d'une cenaincf3^n,s'ac.'mmi>det. âc fe 
ranimer d uneccitaine manière. ( i.aUmt4gjrc defesmagni- 
fi:]iics habits fe coucha tiv.ii de Ion U'H^lurle bucdci, .'«- 
fiiifani le plus honnêtement qu il lui fut poflîbie l'^a. 
^in. /. 10. e. I. ) 

^gcnetmeiit. f. m. Prononcez aJAnfeman. C'eft la difpofition 
dont les chofes fe trouvent rangées. C'eft l'ordie & lama- 
nicredont les choies fomdilpoUcs ( l'ailci de l'agenec- 
menidesos L'agencement des os eft luerveillcat. L'agcn- 
ccmcni des os a quelque choie de furpicnanL Vejet. Ve^i'i, 
termn de Médecine. J 

' jleeitcement. fm. Ce mot au figuré fi;-nific l'ordtc dont !ei 
chofes font rangées. L'agencement Ac mots eft dific !e« 
L'agencement des mot^ donne de la beauté a un dilcouri 
Agencement dans ce fcns figure, viedlii. 

f Agence /./. Krononcei«;«-.'.C'eftlach.iige îclafonrtion 
d'Agent Ce mot d'a^cce fe dit par bien des gens , iniis 
chaf d" gt vautniieux.ik eft plus intelligible f II pie. 
tend à l'agcnecdu Cierge ou (.lùtot a la chiite d'Agent du 
Clergé.; 

t .^efJa. f m. Ce iiiot eft I ai'ii t~e font des tafclettei où 
l'un «Mit les choie» dont ud veut le (CJ1«ucdu, & quoa 

veut 



AGI. 

Veut faire. Le mot. 4^<r>iJi n'entre que i!am les diicoiifS fa- 
xiiilierSjO'i dsr.i le-, cntictiensiieiaillctie. ( Un bel A jcnd.i. 
un (oli Agenda. | ai mis fur mon Agenda une petite partie 
tics fottU'es de AlaiueT. tout mon Agenda en clt leiii- 
plij 

-"}■ AGENouiiiïR. r.if. Mettre à genon!t. fAgenoiulIez cet en- 
enfant, fi le faites prier Dieu. Mttitz. at tnjtnt à ^rntux, 
vaut mieux iju'agcnoliillez cetenfanr. ) 

.^^Agetitùsllsr. V. r. Je m'ajrinoïéiUiTj je rnagenouiUai^ JC ntt fuis rf^ff- 
aoù'lié. C'eft fe mettre i genoux. 

11 court à fon tombeau, de fes pleurs il le aïoiiille. 
Et ne l'ofjiit toucher ,en terre il j'.i^tnî«i//«, 
OaJeuu pptfrs. ^(frmpticn l. ; 
On doit s'iîcenouiller lors q^''on piie Dieu. Ojielle iraplf.: 
de b'agcnouiller devant des Dieux qu'on ttaine captifs en 
tiiorapr.'»;. KALlar.c.UinutiHi Félix.) 

'j''' Iç""""^'''"' ^' '• Ce mot fc dit aiiHî par métaphore des dia 
incaiix & desék'fans. C'eft plier les jam'ies dedevtnt fc fc 
repofer deflus. ( Les cliameanx , & lest'léfans s'agenouil- 
lent.). 

Ac-ENï. f.Ki. Prononcez ajM. Tctmc it Fhi.'cffhii, lequel 
vient du Latin U (igiiific qui agit, qui produit qiieîque eifet. 
( l es i'iiilofoplics paden. de l'Agent, & du l'aticnt ) 

vé^'n- fni. C'cil celui qui a embrallc les sfaires d'un naiticul.iet 
(Je conCdciation,qu'. foliciteScaj'itpoarlesinte.é'.s deoi'.el- 
<)Ucco.Timimj.uti; , de quelque corps, ou de quclqu; liiat. 
( C'eft un Agent liabile, fidde , pafùjnn; U ardent, ttie 
A£CUtgen.;raldu Clcigc.) 

AGI. 

>ciLï. «^;. Mot qui Tient du Latin «x.-'r. qui a de l'.igilité, 
quieftdil;<oj,quiic leir.ucd une m an: i te loupl; ^clc_^^^.'lc. 
( L'Efpagni/1 ell .-.gile, &. le Bafqiu' aufli. 11 y a des bctc» tres- 
agik'S -lil- Marmcl. 1. 1. ) 

t^lgiUment.adv. Vionoacc LitgiUmisii, Ccmotd^xend du laiiii 
txili'er. C'cft à dire, d'une manicre agile, dii;~ ai;' foiiplc 
& d fposjavec ajilitc. ('ni.archer agilement. ) ~' 

^iitiic. f. f. Mot qui vient du Latin U^iHiai, Souplefle de 
corps, difpofitiûii du corps ifc remuer (Une grande ariiito. 
Une agilité furprenaute. Une agilité ctonuamc. Avoir 
beaucoup d'agilita. J 

^^ir. ■v.n. Mot qui vient du Latin insère. Tti^i, ou j'-ig'i. fM- 
S'T'>'i /'•'.?''>;'''•' "S'- Cemotgc-néiaieuicnt païUnt.veui d.ie, 
/aire, (le nom du poëme dramatique vient d'un mot Grec, 
qui fignific <io-/r, pour inontrer que la nature de cetoïme 
confifte dans l'af^ion. M<i'.cnr.!]iit,fiei,e 6.) 

/gir. r. n.Cc niotfcdu desclîofes naturelles, Jcfignihe pro- 
duire quelque e.fct, faire elïct ( Le feu agit fans cclVc. Le 
cliau4& !efrO!dagi(r;;nt cif-'rem:iicnt fur les corps. Bemier 
Phijlijuc T. i La beauté agit puiifamir.en: fur les cœurs. ) 

oig", f. n' Ce mot fe dit en {■.•>.rhnt de certaines maticresde 
Tidep-iù pyf-cip.titmcut dt li gT.ue.Cz& hie iinprcflîon fur 
la volonté 8c la poiter à quelque chofe. (llyadeux grâces, 
l'une qu'en apellc fuffii:,nte , parce qu'elle luffirpouragir,5c 
l'autre éftcace qui eft abfolument neceflairc pour agir, Se 
que tout le monde n'a pas Paf.l.z.) 

^gir. V. ». Ce mot fe dit en p.'rl.int des chofes qui regaidcnt la 
Médecine & veut diie tf:rer. ( Le rcmide agit puifl'am- 
ment. Nous ft.ons agir d .lutres leinedcs pou; l.i guirij. 

t^gii; 1/. ?i. Ce moi fedit en. termes i; /icafi.yMï , C'eft pourfui- 
ïrequcîcuneujul^ice. (On agit criminellement contre les 
rebelles, contre les traîtres , en un mot contre kj mé- 
cli.iiîs.) 

i^gir. V.n. Ce mot fedit des perfonncs ,& fignificfe conduire 
d'une ceiTjinc nnniJrej en uler d'un cert.iin air avec les 
gens. Se gouverner d'une façon particulière envers ceux 
avec qui l'on : à f.ùie (' ne vous contr.ijgnez pas , tant que 
nous agirons de concert, on ne rem.uquera tien dans ma 
conduite qui puiife faire pénétrer le fecrct démon cœur. 
AatlAme Gamei de VnfconceUM. ^tift jjlott.x. Agir en ami, en 
galant homme. ..Ail. Lue. ('Agir en homme d'iiorneur, en 
homme de cœur, c'cft^ce qu'on ne doit point atendie du 
Ceiu F. H. ) 
> i'^i'u Ce  eibe n'eft poiflt uCié da.ns tous fes tems en qualité 



AGW. 



5? 



de VetBî fW|fr»^«: mais feu 'f ment en qtfalité de Veibo 
im;<erfjiwel. (' Ou dit, il ne s'agit point dépende chofe, c'cft 
à dire, i/ ii^ejl pai ait'fl.dn de peu dj fbvffr. AW Li^e. T. i. Le 
livre dont il s'agit, etttout plein do fautes contre le bom 
Un%,iy.Aurour , f.iilimeit de CleintrT. 2. lit. 9. C'eft à dire, 
quand il cft befoin de juger, ou qu'il eftqueP.ioît de décider, 
on doit dire fon lentimcnt d'un air (âge & modefte.) 

>Mg::Ta)it. rartlcipe du Vcibc"^"»-. Ce raoc pris comme parti- 
cipe cft indéclinable. ( Agilfant de cette forte, vous ferc^. 
Madame, refpeftce de tout le monde. AgiflTm'. de cette lua- 
niére, vous gngnercz,Meffi.;uts, l'afcftion de tous les Itonnî» 
te. gens. J 

«-</'/'•!-■"■ , 'g'Jitnie. Cem")t fe confidcre .luîîT comme un adje- 
rtif , Je alors il efl declm.ible. l! lignifie qui ell Vif, qui adiï 
feu. (C'eft un liomiiK' .igiilànt. Rien ne marque plus com- 
bien 1,1 foi cft éteinte ou peu agiflar.te dans les Crétiens que 
le dipit qu'ils ont contre ceux qui n ont pas pour eux de là 
lecounoiCancc. lXict'c,ejf.iii de morr.UT t.) 

AciTtR,-!'. o. Ce mot vient du Latin tgit.tre. C'eft exciter, 
u.suvoi:, remuer. ( Le Vent agite la Mer. .Abl. Luc. Le 
bruit que le zépliire excite p.iimi les feiiilles des bocage», 
agiîoit doucement la foret, ^•t-ftz.ti: ert^vrrs , hrre i Madantt 
deMint.tuJïir. L'efprit impur l'.igita jVCC de grandes convuj- 
lions Pùir-i;^:a.',tiakveuii Tejlunent. Agiter l'air doucement. 
^■tU. Luc. ) 

•.^jivr T. a. Ce mot au figuré '•gn'fie inquiéter l'efprit, tour- 
menter Ismc. ( L'horreur de fon c.imeragitoit.f'iiK.^;n.(.ï. 
La peur de la mort l'agite. Teo.r^tf.) 

* ...i^n.cr, V a. DiffUier, evam;ner,dcbatre, faire réflexion fur 
uuc chofe. ( A'.'itcrune qucftion , agiter une afaire , agit»t 
■uuechof.- er. loi ir.émc.) 

* ^'<r!:er.v,.i. Jettcr dans 1; tror.ble , &: dans la confufion« 
bioiiiller.neître en guerre, t On verra les chofes les plus- 
rcniarquables qui ont agité l'Italie. TMtmtiKt ,li!Jloire de Nani 
l.i. Laguirie agite une partie de l'Lurope <'ifé nfuirei du 
te/rji. ) 

S'.'jju-, T. r. Ce veil'C pris téciprooueirient ne fe dit d'ordinaire 
qu'au figuré, 5c fij,n!fiefe tourmenter, s 'iv.quicter,fe trou- 
ller.( L on fcfouleve,S l'on s'agite tant qu'on, peut dans 
cet;eie. K!ctile,tfa:t de rairMe, T. I. Il s'agite de mille vi- 
vons qii iladarîl'cfpf't J 

K.'l(;iiiiiioi:.ff. Mot qui vient du Lstin .ytgitaiie , i~ qui fe pro- 
nonce .'.j"'!;«ii. Il fij'ir.lle mouvement ,b peine qu'ouaoïi 
qu'ouaeuë de m.^u-her. ( L'.igitjt'o.'ideiair cil remarqua- 
ble. Ëernier,Pl-:j7,jiic le favail & lagit.uioudu clieminm ont 
mis hors de crainte, &c. Voit. 1. a: ' 

» ^gitatu::. f.f. Cc mot au figuré le dit de l'efotit , de l'ame.on 
du cœur , fc veut dire foins, ocupations, inquiétudes de l'.t- 
ine ,n'.ouvemcns & troubles du cœur, ( Le nombre des 
gens qui ne fon; ocupez que des néceilitezdelavieprcfentc 
cft 11 grand, que relui dont l'efp rit a un peu plus d'^gitatieu Se 
de uioiivcmens, u'cft p efque rien en comparaifon de cette 
foule de ihipides. Les emplois d'efprirent.etiennentl'ame 
dans une agitation agrcable. N;«/ïf;7.i»'^<'A'«''<''f. T.i. ir 1. 
Elle eft dans une agitation d'efprit qui la mcthorsd'elle- 
mcme. T^c. PkéJrt , Pref. C'eft en vous , Seigneur, qu'on 
trouve une vie exempte d'siitation , Se de trouble ^rn, 
Ci'f. I.Z.C.X la confta.Tce des fages n'eu que l'at de ren- 
fermer leurs agit.u;ons dans leur cœur. La RiiLheJ'juCiiHt ,Té. 

JllMO.tl. ) 

A G N. , 

ACNï.4u,/?;n. Ce mot vient du Grccen Latin ^^"r.", pronon- 
cés uni. C'eft le petit vrunc brebis , l*qucl ne pafl'e p.is 
encore un an. ( Un agneau mâlCj vji agneau femcil; , un 
^ bon agneau , un excellent agneau.i.i méchant agneau. L'a- 
gneau loii cft délicat Scfain, L'ajp.eau «fi bon aprcsNoëlSc 
api'es raques. Lcsrotiliours difentfa!-j.ner un ar^ne.iu , dé- 
po'jiUcr un agneau, bjufet un agneau, vtiidci un agnciu, ôc ' 
parer un agneau ) 

agneau F^ffl. C'eft l'Agneau que mangeoieri les Juifs àPS- 
qucs en incmoirc de la délivrance du peuple de D,eu. ( Dieu 
a iuftitué la cérémonie de l'Agneau falcal. Les Juils celé» 
broient touslesanslafctedel'Agnea'.t r.-fcal. Le>tigneur 
dit i Moi le, parlez a toute l'al!cnib>ée,& qu'au di'/.ici.c, oui 
chacun prenne un ajneju pour fa famille. Cetagnciu fera 

E z 



36 A G 0. 

fins tsche & ce fera un ayieau mâle. Ttrt . Itcyal ExcJt. Ci:.) 
'^-t^tiai. Cemotnuti^uic fc dit .les pcifonnes.S: veut due 
nue celui dont on parle eft tics doux, 6c cela p..ice qu'on 
picnd l'agneau pour le Hinbolc de la douceur. ( Cit trj.mi 
,j} un t^neau. Cciie expicflion & autics pateilljs n'ontdor- 
dinaire couis que dam le difcouis familier. ) 
♦ ^^n^uA"'"""'- Ces niotsninifientJcfusChrift.&nefcd^- 
femqucp3rlcsrredicateu;s&par ceux qui inftiuilcnt delà 
Relif.ion. Ctfljefus Clicift qui eft l'Agneau fans tache, & 
c'eftluiqae nous devons adorer 
■^gnilj.m. On prononce ««/ de deux filabes. Te mot vient 
du Latin JÇ""'. L'ajiicl.ou mouton d'or, itoit une ancien- 
ne nionoïc Françoile.qui doit d oi fin & qiji pcfoit 3 deniers 
5 grains. Celle inonoie valoit dix Tous Parilis, ou aoiizc lous 
fix deniers Toumois , 8c elle .ivoit d'un cote un agneau avec 
unebandcrole, ScdcTiurie unecioi.-i. /.V^-r/fut fabiiouc 
dutemsde la guerre des Albi„eois, pourpaicr les Croïk-z. 
la plupart font de cet avis. Cependant Mcnlieurle Blanc 
trainliijlori^ut dti monmi penfc que l'^intlat fut fait qu'au 

temsde Loiiis9. 

^yiel<r.v.n. Mot de ^erjjer & de tous ceux qui fontpaimiles 
brebis. Prononcez prclquc ^'uli en trois (îlabes. Cift 
faire un agneau (' C ell une brebis qui eft prête d ajneler. 
ïrebis qui agnelc. Les Kiebis n'.igneicni ordinairement 
qu une fois lannce. Elles agnelent depuis la Touflainî 
jufqaau mois d'Avril. ) 

■^5""/^/ Nom de femme, prononceî4iie'(' Agnes S(>reauDe- 
moifiUede rouraine cioit ielle& genereuic ,& futlaji'us 
forte inclination de Charles 7 Roi de France.) 

^VCNUs CifiuK l'ronon^ez 1 '">•'• C'eft un arbiificau qui jette 
plulieurs branches fouplr;, Se mahutcs à rompre ; 6c qui a 
les feuilles cinq il Cinq, ou fcptà fcpt, longues & i. noues. 
L'.ignusCiftus portc»des fleurs qui font quelquefois lou-' 
gcitics, Je quelque ois mêlées de bianc. 

Agiim.f.,'i. fiononcez «»i>*<,faifaiitce mol dca filabes- C'eft 
uspeiit morceau de cire benire fur laquelle tft d'ordinaire 
imprimieîafijuie d'un agneau ,6c qu oiicoiii-rc d un nior 
ceau d ciofe broJce . ou enjoliv.-o. LIu bel agnus, un joli 
agnus. On donne des agnus aux cufans. 

A G Q. 

AcoviE./T- Ce mot eft Grcc,& lignifie au ptoprc,rctat d'un ma- 
lade qui eft il'extreinitc.cô'ai de Lichaieui nauitcllc contre 
la maladic.ou la nature tait fonde: nier effet contre le ma!. 

'* ^ji^ome.f. f. Ce mot au figuré fi^nifie une l'outrance cuicile, 
un mortel toui ment, i' La vie des pauvres eiclaves eft une 
loncue mort, ou une agonie continuelle V'C' /' j- 
Ils allèrent ii:c JtfusCliiita la montagne des Oliviers ,où 
apics qu'il eut iiiufcrt une ludea^onie, il fut pris pour itic 
cxpofc a tous les oprobres. Monlieur ^/ia. Timk -r la {^tnt. 
ihd. I. ) 

^»^jltui>,i:f Ce mot fe dit au figu:c en parlant d'amour ; 
maisfouvent danscelens le mot d'.<^o"" eft plus en.oiii: que 
grave. ( l'iiilismc met a l'agonie, c'eli a die, :nc fait mouur. 
Iii», des que je vous vois je fuis à l'a jonie . c'cft à due , je me 
meurs d'ainour linnque je vousapcii;oi. ) 

i^j«ni/J',Ti.n- t.trearagonie.[Ii agoiiile.] 

^^cniftnt.pért. Qui icnd l'elpiit , qui .igonile. [ Je Vu vu 
agonifant] 

^ltii:fmi,f.m. Qui agonife [ Plier pour les agonifaus ] 

A G R. 

^W.K%lx,v. t. Jo-ndre ;».rlemoien de quelque ag'afe. Ata 
cher avec des agrafes [ «igrafei un jufte aucorps ] 

^i'*f'>ff- l'etit inftiumcnt de mctal qui fcrt àatachcr decer- 
tains habits .^u'on afurlecoips [ Agiat'cbl.inche.ou noire] 

^ij^raft Ttrmt ifjAnitr. Olici toiIiUe qui tient le bord de la 
lioite. 

Ac «.ANDi K., Mji. Faire pUit.gtand, tendre plus-grand, donner 
flusd'éteiidueYagtandiiun jardin, agrandir une cour, les 
Ciioicni incorporez 1 la ville vicloiieule, l'agrandirent, & la 
furrifiérent. U fmi , hijltirt nHitiws/illi. Charicquint a^^randit 
l'LrDPire. A//f . ij:[I»irr dr Frmncr, ) 

* .■f^r*n4iT. V. ê. CciuoipriifiguicuKatfigni£c^lcvci ilauslc 



A CR, 

monde Hure fortune mcillcuie,à un éi.-t plus confideiable. 
f De l'ail qu'il s'y p. end, il agrandira b;in:o. toute la njfon. 
Danslc poftcuuÛ cii.ilabcaumoienu'a^tandir lespciioa- 
ncs qu'il voudra.^ 

* Si^tcfidli. V. r. te Tn^^rMuUi^je m'a^tdJiJjJJiift jr m'afr^tn^ùig 

mtfmi tftanii , t m't'ni dirjndi. C'tlt s'clcver à une foi- 
lune plus conlidetable, c'cft r.ronicr auni.taipàu giaod. Se 
p'us élevé que celui ou l'on ttoit. ^^r«/,a<r & »'- ,i»ndit 
pris figuiément ne fc difciit que des peifoniics qui font 
dc|a bien avec la foitunc , f< l'on ne dira jamais du Sr. T. de 
L. ni du Sr V. qui ne uni que de milciablcs iicres , L. 6: V. 
s'jgrr,nd:nc,'it Maisoudiia Mr. N. qu; cil dcjaliiiihc & fi 
confidcrc s'agrandit toi's les |ouis, & l'on en a de la joie. 
Dans les b.*. Il:, ocafiuiisdi- sagiantiir, iln eft piciciur point 
dclidclitc quiut loital'epieuve Pdr.l'„i.iy. CI.ciLVtqi.e» 
à t'orce de s'agiandii , <ibligéicnt peu a peu les Moines à 
fe mcttie fous la proieilion du Pape, & il s'entmter de U 
juridiiflion Epilcopale fi»l'MU,di,tti:efitiC.x ) Ou ne (e 
poulie, ôcl'on ne s'agrandit dans le monde que pouiaug. 
roentei I idce que chacun fc foirne de foi. NuiJr, hSftit, T.u 
Lom de trembler pour elle, il lui fautaplaudii, 
Fuilqu'cUe va coinbaiiv elle vas'agianU:i. 
Catit tiar, a i. 
^fTéniHJftmtni , f.m. Viunonccz ifranjijftmjn. Plus grand* 
étendui:. L'agiandill'cmcnt de Paris eftconfidéiable ] 

* ^i^ran^ijftminr. E.lcv:tiona une meilleure fortune, bonger 
à lonagiandiilcmeni. ^11. 

AcKAVË ,f.f. Tcrmt d'Lfli(i. Excommunication agravaiue, 
c.coinmun c.^iiun qui augmente p.ir dégiez les peines de 
l'i'NC miTiai.le, a caufequ il peififte danslc déicb.'.nauce. 

yAj,':r:ir,v.^ Augmenter. ( Ciicouftaitecs qui agiavint le 
pjihé.fi/Ax ) 

^_,r^ve, aj^nvti,^di. Augmente, fait plus grand qu'il n^tMC 
( Son crime eft agravc,fat'aure eft agra . ce ) 

* ^^r,ivé,agtAviey^Aj. Ce mot le trouve dans 1rs ouvrages but. 

lclqu.s,pout ditcfifinri. LadelTus achevant fun l'ommcte 
les yeux encore j^t»vt, il fe trouva que le bon homme aaic 
le doigt ou vous,favez U F»h.«*mvet:et, t.^^V'K. 

S'iij^rtVf,v.r, Ce vctbe piis réciproquement n'eft pas 1-iei» 
ulitc dans toutes les pcilonnes de les teins , & il >ignilic s'au- 
gmcnter ( Sun crime s'a^iave pai la depi'liiion dc$ té- 
moins. Tif.f'. Sa faute s'eftigravrc par fa conduite. ) 

AcREABlE, tdj. Qui plait, qui agtce. ( Etre agréable a tout 1» 
monde ) * 

^gréalilr,f.m. Toutcequip!ait,~tout cequi agrée, ( Molière a 
quitc pour le bouton, l'agieablejc 1/fin Dtifux. ) 

s^grt.ii'Umtfity Adw \ci plailîr , d'une manière agréable , avec 
efptit. Paftei agréablement la ne. ^<i/. Tourner les cho- 
fci le plus-.igreablemeni du monde. Mtl. Prit. ) 

w^jj'w.Ceveibe eft "<«■■", pour due, avoir 1 agrément, plaite. 
( M faut ..voir du mente pour avoir le Uonheui d agicer aiu 
honnêtes gens ; il même il eft bon que ce mérite brille. 
Agicetau l'rince,faconduitc agieeà fun mairie ) 

^^^•tti.-^.a Ce verbe eft ac1if,pout dite conlcnrir. avoir pour 
a;;t.'able, trouver -on. ( Agréer un maiiage,& l'on dit auAî 
au paftit. Cern.iiiageaéteagicedu Roy Taro. tl*i. : ) 

^^j.ii.x t. Terme./» "■«'. C'eft équiper un Vailfeau de rquics 
les chofes ncLCÛ'aire* pour un voyage de long cours. & le 
fournir de cordages, de voiles, de Canons, de boulets K 
mcLhes. ( Agréer un Vaifleau, ). 

S'ifiirr Terme d* '»»•• s'équ per de tout pour un vojrage 
de long cou. s. f llsfe font agirez en fo.'t peu de tems. ) 

^(Ttrur, f. m. Terme de 'w'. C'eft celui qui cqu pe un Vjjf. 
feaude cordages, de voiles, fc de toute autie choie nece^ 
fane pour un voyagede longcouis II faut lirvoudelagic- 
eut de notre bord. Il toutes choies font en éiat.) 

AcxEoEa, '-'.,■. Ce mot fe dit en pailant depaiticulicn qui 
tous enicmblc font un corps i Se lirnihe ircevoir quelqu'un 
d.uiscccoips, le conlîderer comme une pallie decccorpa. 

^fr j4,»ii ,f.f. Hécrptiunaii nombre de ceux ]uicoinpofcac 
un corps. ( Ktred'ini corps pjr as igar ion. r»"«, r/<'*>» M ) 

^iijUiu.f m. refont les Dotkeuis en Droil,qui Ibiilducoips 
de la Faculté ^: qu'on 1 ctabl.spoii Icloulagenicni des l'io- 
fefl'cur». ( Il eU des agtcgez. ) Ce mot fe du audi des Do - 
^teuisen Midecine, quifoot icpisauCol^c det MedcciJU 
dcqueli^uc NUc, 

AcikllL. 



A G R. 



Acre 11. Voyez ^S"x.. 

Agkcuint. / Kl. Tioacacez agi rm^n. C'eft-à dite , bonne 
giac; , air qui plaît dans une peifonne > manières qui 
a^ti-eiit en quticun. Un agrément fingulier , particiiher, 
granJ, inexpr;maMe, un agicrQ'UEchsrmant. touchant. Elle a 
oanç toute làpetlciine un agrcincnt qui enchante. Scar.rotn. 
Rien n'apiochr de fonagrcincnt Sr.Evrtm^nt ^eptra. Dire 
Ic&cholcï avec le dîinicr agiémcnt. MaUami Çtriet V^fc^n. 
cille, mort j.ihitx. Donner un agrément humain à des piroles 
toutes divines. On fut touche des agrcmens quiparoilTcnt 
en toute fa perfonnc. Vnfcor,. clin, ^rtcjii, T. i. ) 

wiigrimtn'.f.m. Inclination, penchant , bonnc^ grâces, ('lia on 
air qui lui gagne l'ajiémcni de ceux qui le voient. Ctxniti 
frAii(ùifi.c.i. Sa conduite lui a donne l'agicmcnt du liince) 

^^r{nieiir,f,m. c'cft un laport charmant des trais avec l'air 
d'une perl'onne, ou de quelque chofe qu'on a peint. (Les 
agrémensnaiilentdela régularité. St. Eirtra»»/.) 

,^^rtmi„t.f.m. Tatne d'org.m-.fte. C'eftune forte de petite ca- 
dence ou de pincement qui le fait fut l'orgue. ( Faire un 
agrément.) 

^^leiiMr.t. C. M. Terme de brtdeur, i- dt bmtotmitr. Tetit ouvrage 
de broderie qui fert à relever la befogne. Petite chofe |olic 
qu'on met fur le bouton pour lui donner plus d'air. ( ItauC 
mettre I.Î un périt agtéinenr.Voila un agrément qui meplait 
fort. C'ert un joli agrément, & qui vient bien là ) 

^lrimtnt,r.m 1 eime àe ptirucjui'r. Ce fontles cheveux bou- 
clez qui acompagnent les lemples & qui font apellez agré- 
ment a caufe qu ils donnent un air plus agréable au vifage. 
( Un agrément bien tracé. Faite una^iéinent, tracer un agré- 
ment ) 

^gnmtnt. f. m. Confcnteracnt. ( Avoir l'agrément du Roy 
pour une charge Demander l'agrément du Prince pour i 
quelque choie O.'teniil'agremcnt du Prince pou.' quelque i 
oiicc conùdetablc, le H.oy arcfulclon ajré.ucutà cettepcr- ' 
lonne. ) | 

■^' ^ig'-ment.j.m. Mot plùlant ulî:é p.-.rmi les femmes pour 1 
dire un Uv'-menr. ( Ellep'end un a^r i- ment, Madame u'eft pas •] 
vilible, on lui vient de donner un agiément. ) /* 

AcREssEuR,/"»». C eft cel^i qui aiaque le premier. ( Il e-'^*^/ 
l'agieileur. Le vaUt qui étoit colère le jetta fui l'agrclkur. 
^i.tiT»<i A" (!///.(■, T. 1. 1- 3. 

On a tiié mon Père, il ctoit l'agreircut. 

Corn. Cri- J, 4. /^ 5. ) 

t A G RE iTE, adj. C: mot 1 ienr du Latin 'ireflii, & fe prononce 
.comme ii elt éciir II veut d re nt/ii^'i^, fim-iT^f, chimpctie, 
& il le dit proprement des licii.x & des cliofes ; maisiln'eft 
d ordinaire qiuda.ns la bouche des favans, & même dans le 
difcours : car les Dames polies , ni le peuple n entendent 
pas ce que ceft qu un paisajrcfte , u.ve région agrelte & 
barbare. 

'^i''^') ••'']■ Ce mot fe dit des peifonnes, & fignifie peu poli, 
peu civil. (L'Abéfang.... dtd une liumem agreltc & bizare, 
lui qui paioilToit lï doux, lî honncie ôcli arable avant que 
de fc métimotpiioler en médecin.^ 

^Ag.f^, "grés., c»..T.r,7 fm tcnne de mer. Ce font tous les 
cordages nécellàircs pour un VaiHesu. [ Portct les agrez, 
ou les .igreils au Vaiileau , le Va;:reau a tous fes .îg.ez.] 
agripe', agroupcr, voyez le vieux DicV.onnaire Univctfel 
inquaito 
J.tsaicaLiuRE, / /■ L'art de cultiver la terre ( S'adonnera 
ra.,:iculturc. .itt. j 

t ftGMi'iR,ï'.4. Prendre ( Elle agtipe tout ce qu'elle voit, j 

AOROUPE R,_g'f"</"'r, -. . rf Terme lic l'cimttre. L'Un & l'autre fe 
dît Mettre plulieuts corps à un peloron , acoupler ,ôc ra- 
malTciplulieurs corps enfemble ( Il faut que les membres 
roiciuagioupez de mtmt que les figures.»^*-; defti.iiure. ) 



A G U 37 

onnaux font courjgeqx & ils s'aguerrlflènt dans ces noa- 
veaiix troubles. 
AGuET, >> Ce mot vieillit un peu Se ne trouvebien fa place 
que dans le Satj'iique jou comique, & quelquefois dans le 
Uile grave & Cretien, dont on le fert, lors qu'on prêche, 
11 lignifie embûches , nilès S: tineflls de la perlbnne qui 
épie , & il ne fe dit qu'au pluneL CLviter les aguets des 
m,.chans. 

I! ne fe trouille point d'aucun Toupçon jaloux 
Se moque des .15 i^" d un impuilDuic époux> 

Téophtte, potjiet. Satire. 
Sans guide il a laiUe celte b "nté Je mœuK 
Expolec aux açw" desrules fedjftems. 
Mfl. Ectltd'.s fem.nts. a.i. /"5.J 



A G U- 

AgjERRir,^, ». Rendre propre .1 la guerre [ Aguerrir les peu- 
ples „<W. Il aguer.il (es troupes par de contmuels exer- 
cices, f '5;<r HiHorui^e dr L'an i+. 

S'apurrhjVA. Devenir plus brave, plus vaillant & plus propre 
a faire la guerre, le m agi<errii, je m'ti^HeTTtjioUt]e rn^Agiurru^ 
ji mefnii a^Htrri. Les Alemans £c lousïes peuples .Scp'.emii- 



A H. 

AH' Interjeclion quifert àmarqnetl'amoui, lajoic, leplaiCr,. 
la colère, l'inclination, ou quelque autre mouvement d« 
l'aine { Ah, que d'amour. Quand après l'abicnce, on revoit 
ce qu'on .linie. C» Oandin. 

Ah I qu'il eft dangeteux quand on a bien aimé 
De revoit les beaux yeux qui nous avoicnt chaimé 
La Cf rrtîcjfe de U Suz^e^ Porjîes. 
Ah, ah ! chien, ah! double chien, mâtine de ceivclle 
Ta perfecjiion fera t-elle éternelle? 
M'-àere étourdi, a. 5. /* r. 

Alt I que vous êtes proms 
Lamouch: io.it d un coup a la tète vous monte: 
Mot. tiouràt a. i.f.%. 
Ail ha ; fi jeune encor vous jouez de ces tours 
tMot.ettle ji. 5. f.^, 

A.'i, ah, ah, ah, ah, ah ! O traiire.ô bouiieiu d'hoinme! 

ilo!. eto-Aidta.l.f. 7. 
Te voila païé de ta lailleiie ah ! ah I ah ! ah '. ah I Mol. prit, 

AH A. 

'AHNy.OT.yieuxmot Champenois 5c Picard qui s'eftJitautrÇi 
fois des terres qui éîoienten labour i mais aprefent dansce 
fcns la il clitùut à tait hoisd'ulage. 

I * Ai'aii. /^T». Mor qui veut dire grand' peine , grand travail 
de corps, grand ?fort Le mot d'tdjn , en ce fens eft figuré, 
Scn'ellen ufagequiedansleftileplaifantSc comique, (taire 
une chofe avec Alian On voit leuta nerfs, leurs raufdes St- 
Icuis veines, s'enticr d'Ahan. Scarin f^man comique. Suer 
d'aiian St. .-imAnt fotfe^ 

Tait en fuant prefque d'Ahan 

Le lendemain de la >aintjean 

L -tire', muf' htlioriejue. 

f Ahanaùle ad. mor vieux & qui ne fe dit plus que parmi quel- 
ques laboureurs de Champagne Se de icardie. il fe dit des 
terres & lignifie Ul'ri:iTah'e,-<yi fe peut cultiver que l'on peut 
laliouter. lia cinquante arpeni de teires ahanibles ] 

 K'iMer.v.a. Mot hors d'ufage pour dire cultivet quelque 
terre, labourer. [ On Ahane tous les ans les Terres.) 

•  K-i^mer. v. r. Ce mot fe prend quelquefois an figuré, mais ■ 
feulement dans le ftiie plailânt & fatrrique, car il eft vieux. 
Ceft travailleravec peinepour fhire qu.:lque c.iole. ^voii< 
de 11 peine pour faite quelque chofe. Siier a force de tra- 
viller a quelque ouviage [Le bouhoinnje Chapelain a bien. 
ahané t,our faire Ion pocme de la I ucelle • mais aolfi U en a- 
ete lecompenlé comme d'une bonne chofe. ] 

A H E. 



t AHEURTEMEKT/».Pro«Br«e,A*«n-/«»«n. Ce tnotvieiUit&fc 
dit des perfonnes. U n'eft uGtéque dansleftile bas, dans^ 
le tomique. le mordant , ou lefatirique. 11 fignifie opimâ- 
treté,aiacl)ement ferme que l'on a pour quelque cnofe. (U 
n'a pas été de l'avis des autres pai un pur aheurrement qu'il. 
avoir à fon opinion- Son aiieuttement eft condamnable. 
C'eftun maudit aheurteinent qui lui fait tort dansl'efpritdc ■ 
toutes les Dames qui! a l'honneur de frequentei. ] 

Ahetirtt, *l,cnr:U.aij. Ce mot fcdit des perfonnes» & fignifie • 

Ê 3 opiiuitie>. 



3% ATT). 

optoiltr{,<]nieftar}chcàun fcniiniriit doni il neveut point 

démordre, [il ertaheurtijcel» Elle eftaUeuncei cette opi- 
nioni !i elle n'en ilcnoidra lamiis. ] 
j$^A' 'ttrur.v.r. Itm'ithfwte. U n'uieurtaije mt fîtii aheurtt. Ce 
mot net peut d.re qucdcsperfonnes; & il lignifie s'opini. 
itrei , » atacher avec upinijuctû à quelque opinion , & la 
Soutenir opiniânément. [ lle!ld'unerpiiifot&orgucilleui 
Je''i''«'<''«i tiop'afon fentiracnt. Il y en a quelquefois qû 
dans les compagnies s'ahcurttnt biuiilemcnt à te qu'ils »eu- 
Icot , Ce il: foui liic les autics. ] 

A H I. I 

Am. Quelques rafineuts en maiitred'Ofiographe.ccrirentce ' 
mot A"" fans h. Mais comme le nombre de ccsMeflieurs ' 
n'eft ni foit giand , ni fott coBfiJvrable , il eft bon d'atcndre 
£e que les plus famcuï Auteuij feront à cet égard. A'jieft 
une foitcd'intcrjcftion invenice pour marquer le mou»c- 
iBjrtuaturcl d'une petfonne qui Tent qu'on lui caiircpueU 
«jue do'jlcur, ou qu'on lui fait quc"que mal en le tiaitant ou- 
«iigcufcmcjit. [ Ahi.Alu.ahi, doucement, Dieu me danne, i 
c'cft fott mal in ufer. M«L pref.j <j Alù.alv, .'i l'aide au ' 
jiieu:t>£,i;ufecoars,onm'airoi)iiKc M»! itcurdiA.z. s.j. Ah, 
alii, a!. i, vous ne m'avez pas dit que les coup* ea fcioient. 
M»!T'i[Sc.r,2 '< 

^«. C'cftaufli une inicrjertion qui fertà marquer quelqi-e dé- ' 
goût ou quelque mipiis. [ Alii ! lauTons cela, iln'cftpaj ■ 
qaelliou <ic caulci. ~ I 

Ain. I 

A-rn-Pf. Prononcez ide. En EfpagHol 41W». Secours, aflT- ' 
fiance. Le mot d'aide eu ce fens n'a de pluriel, qu'en l'oelîe. | 
[apcllerfcs voifinsafonaide. Ai/. /.ne. C'eft le dernier des 
mau. dimplotcr l'aiJc d'un traître. Ail. Tac, S'il ne lient | 
qu'à vous plia bien. fott pour obten'ir cotre aide, je vous i 
tonjuiedcprcndrela conJuitedenottebaïquc. A/s/ i'.ipiii i 
«. 1. Jenc fuis p.is aficz lieuicu.v pour en venir à bout fans ' 
Vo:ic aide, nemeUrefufezpas. Cifl.Uit.T.i. /«/.lii. 
Lors « ccliacun me fuittu dîfens ma querelle 
Je te liiisobligéd'uncaidc fifidcle. 
Cl'ir.tu, fl,: 2 part, l'fiume i« 
Que fes maux oi fiinczpartonaideil furmowe 
M^isleut e.tminitc ne fe contente pas 
Ouc cette aide foit foire .il faut qu'elle feitpromte 

ltld!.::t,r>rC.: fur. rpi::mr ^o. 

Enfin il n'eft lien tel. Madame, &:ciove?-moi 
CVie d'avoir un m.iii 'a nuit .auprès de foi 
Ne fiit-cei|ue pour l'Iicur d'avoir qui vous faliie 
D'un Dieu vous foit en a'de alors qu'on cternui:. 
^fe'. ttcu r 1. 
/iiJt /". C Terme de P //f i«n. Aide en ce fens a un pluriel , & 
fif nifiela Rcli^.icufcqui aide celle qui eft en charge. T Don- 
ner une aide a une oficicie, ici'ufet une aide b une oëciére. 
Flic 2 pluliiu'i aides ] 
AiDES.f/. Ce motcn p.iibnt de cabeHes n'a point de lingu- 
lier,& ilaptisfonnom du ini>td'4i.!i-r , pAtce qu'au com- 
nencemcnt In iitJii iioicnt pluGenrs petis droits qu'on le 
voit fur toutes fortes de maichanJillspour favonfet lesen- 
ticpiifi'5 du Roi a caulc <|uc lestinanres ilofou PL-mainc n'y 
puuvoient fufiie ,fc alois /ti-iiJci ncihiioicnt<fu'iin tvnis, 
mais auiuurillii'.i elles funt pctj tiucllcs, les uns cioieni 
qu'elles ont été établies fous le rcgnedu R>>i l'.'n, Sclescu- 
ties qu'elles l'ont cie auparavant. Voiez là dili'u.s ii Cmijn 
dti ftitiinceiizlii ilutTiirÂifiXtîitfiiîci. Qtioiqu'i! en foi, On 
apclle auii>uid'lini«i./ritnusicsimpà:bqie p.iicnt le V'U . la 
biéie.lecidie.&iouieslesboiiroiisqui le confiiuieni fur les 
lieu», ou qui firtcnt ,fcqui entrent pat les bureaux d< s fer 
ra.-s Etablies pour cela ("tsimpoufont ledioitde vinfticme, 
de dixième, de douzic'me , de qu uiiéme , de liuiiiemc > ou le 
dro : léf^l^.lei^ros desvins.discidics.des poirez , eaux de 
vic,& autres boillùns. oc.'l' B il lUi m Jn dtfrjiDci un fi. 
me eni677. r Afeimfr lesaiJ,-s Les aides font aiufreslj 
K^ilfi Cf. Terme rf' m«'i.*/r. Ce luni Icsmouvcnensdescuit 
fn, de» ïambes, du l'on de la lanj-ue , ^: les clrets dout 5c mo- 
dfrc7. de la btide ,de l'épeion.du cave(un,de la paule,de 
J'ailion do» iambcj pour fane oS. ii les chovaux qu'on monie 
fr. Ii-sfjirettavjillcr. Le mot.i'*iWr en ce fcns nefe du point 
au IJnijithai. [ Hùni jro.i: I^ch iiavikki d.'iir.ci UsitiJn 



AID. 

bien à ptopos,fairerentiidoucemeni lesnifeii oh chevaL 
Quand un cheval n'obiit point auK aides du gras des jimbes, 
on fait venir l'éperon aj fecouts. Se fervit des aidcS avec 
adrefle. Cheval qui s'endort au: aides. Cheval q'ri a les ai- 
des fines , donnct les aides Hr.es , donner les aides délicates. 
Donner les aides douces,daiuict les a:dcs trop ludcs. Cheval 
qui connoitlcs aides, c;hcva' qui upond aux aides. Cheval 
qui prend Cncincnilcsaidcs.Sc fcivir dcsaidcidc la giulCt 
fe fcrvii des aides du cavcfon. } 

^idf dect'témamti f.m. C'ellun06ciet qui aide le grand MâiiK 
des cérémonies aux Sacres des n.ois,aui Externes, aux Ma- 
ïiages, aj! Pcf.iïpes funcbtes des Rois f: dtsP..eines&de» 
PrinceCo. Qu.indr.:dedes Ccirmonie.; cft dauî iey.ercic» 
de £1 chugc, il tiect . h main un biiton qui efi couvert de ve- 
lours louje, qui a le pommeau à ivoire. L'aide des cérémo- 
nies piérc le lerment de tîielitecu'.ie les mai es du gtiud Mil- 
ue delamiifon. Le E.oy fe lert quclqucfo!» du gtard Mai- 
ne, du Maitrc des cérémonies, ou de l'Aide des Crrcmo.iiet 
pour ;>orier fes ordres aux Pirlcir.cns ; Â alors le grand Maî- 
tre, ou l'Aide des Ccri-mo nies prend place, l'opéc au côté, au 
ran;:de .Mellîeuis les Co.'.fciilets. Le grandMait::a un Lon- 
feiCcr aptes lui : mais le .Maître, £t l'Aide des ce: rnioaies 
font les derniers au ,• inj des Coiifciilert , &; ils ont le batoa 
deecié:DOnies.ilairain. Le Maître des cérémonies, fie l'Ai- 
de des cctenionies fe doivent uouvei l'uii.o'j l'juc c aux 
prémiete;. Se aux dernières audiences des Anibaflàdeursei- 
l;30rdina',re$ ; Le pi.ind Maiirc des ceiimonies,lc .Maiire ou 
l'Aide des cérémonies marche un peu devant l'Ambaridcur 
Maladroite dcl'AmbaiTadeur :& cela dcpui-- le basdeTel- 
caUec jufqu'à la fjic des Gardes , pout a. cuir le B.oy que 
l'Amballideur monte "e qu'il cft près d'entrer. 

^lit ihUçtnl'.m. c'cft un manxuvre f|Ui lert les maçons, 
lors qu'ils uavaiiiem. ( Un aide 'amadou a bien de la peine 
t'. gii'.netres pcu.lesaidesàtnaçon fontpiefquîauflimifer». 
bles que Tomas de Loimes & autres pauvres £c maliicateux 
lioiailieuis 

Otii , n'alliez. vous jamais , pour fîn'r ma chaolblli 
Dedans les l'aies nuins de quelque aide àuiacon 
S*r. Pc-.r. 

v^/iriffxmp./TTji. C'eft Un Olîcier qui eft auprès du Lieu'.*- 
nant gênerai, ou du Marc ch.ii de Camp , & qui reçoit Se pone 
Icsordresderiinoudel'autie aux endroits 5e aux perfoa- 
ncs qu'on lui inaïque. Il y a aiJli des ^M.lti-di Cimp dm T. r.ce 
•Tontceuz que le Roy choilit pour porter fe^ ordres, quand il 
cil au Camp. ( Utre Aide de Camp du Lieu:cnint gênerai, 
Luc AidedeCampduRoy. L'Aide de Camp don cuefa^e, 
iidcle , & vigilant.) 

h>df hl.tftr ,f. m. i.'tft unofcîet qui aide le MaiorSe qui fait 
lachargedeMajorquand le M.-jofD'yeft p.is. (Chaque régi- 
ment de cavalerie n'a qu un ./l'dt M.1I", & chaque rcçiineot 
d infanterie en a deux, a la leL-tve du tcgim-'nt dîs Caidet 
qui en a quatre Chaque place de guérie n'a qu'un Major qui 
a plus , ou moins d'.udu.Mtitri félon que la place cft pctii^ 
ou grande. lUft,iii/r .A/<j>r aaiegimeni de. ) 

.^iJidcca'fne. Olîcier de cuiCnc dans ooc raaifon opulente, 
lequel ai le le cuilînier. 

^lii t nintliHr dt oêiiifm. Oficicr qui eft obligé fui le port ■ je 
dansicschanticis, deniettie le bo'; p.-.r le m. lieu ilan, le» 
mcnibiutk s,£c d c l'y arranger de furie que la mefuie t'y trou- 
ve bonne. Vrdam.ta.ttj xfé^MlItl dt Ptr». 

^ !'éiiCr,^iv. Aufccours. (Crier à l'aide ./<t.'. ) 

^C*<dt. A la faveur. [ La Icdition fiit cioufce^ t'aide de* 
ttoupcj.v-<t/.T«.] 

sytidtr, V. A. Prononcés iii, en latin imi'/, en «Tpa-nol tnuSm 
C'eft être utile , fervit, comr bu. -r. 1r¥-rl>' .l'dt-r fu.jiini- 
Diodiatementd'un verbeiveiit 1 rlapani- 
cule .A. Je te piie de m'aidcr r .le. ..■<♦<- 
/.KcT.i.Celaaideilotlte',/ -'•'•'!. 

^.diT,ii. ». Ce mot fc difani . .- la 

perfoaneà l'acufaiif.Séce.... v,. . , .v,.. - . a^:-..; . „ :.^*- 
tic £ivorircr,i|<>:'i:x quelcuo. { Aider quelcun defon ciédit. 

Jiidn, V. n. Ce mat îi difant de< chofes, *eai le datif fie C jnUie, 
fcrrir , fupléer. ( .poUon «.Vr» la naillànce de; beaux el"- 
ptits. t?»»». r»/. AiJeràlafoimnedequeicun. X'«. iÇ»n./|. 
Alilct iU IcUtC, i''.,» l'f^ii.-r tkit (jM nijifii .j}^ «/'i'»». ) 



A I G. 

'^titr, V. t. Ternie de mun'egt. c'eft (outenir un cheval & faire 

en forte qu'il trayaiUe lois qu'il le faut, & qu'il marque bien 
tous les tems. ( Aidez votre cheval de la langue, aidez le du 
pras des jambes. Aider l'on clieval, delà j.iule- ) 

S*i:l'r, v.r. U m'a'.de , je m! fuis a:dc , jr m'itid.11. Se fecourir, 
fe fervir,s'étre utile à loi même. (S'aider de l'es mains. 1 ji/. 
S>i'ui. l.j S'aider des armes de la toi. Gom.Pct. Il ne s'iid'î 
p(>int, il démente les btahcroiiiz. ^IiI.Lhc.T.i. Aide- toi & 
Dieu t'. idera. So'tidtf')ovrriicfom dire qu'il faut travailler. 
Se que Dieu bénira notre trav.iil. ) 

AiEuc./ra. Cemot eft mafculin,& faitaa plutiel/ti>.v.v. C'efl 
le père du père, ou de la mère. [ Aïeul paternel, oumaternel. 

^■fiil.f.m. En latin .ivus, en Italien avolo,enEfpagnol.^i«t/o. 
Le mot d'.iieul t'ait au pluriel aieux, & ûgnific le père du pcre, 
ou de lamete. (Son aiculctoit brave, fon a'teuîétoitcour.i- 
genx, généreux, fonaieulcioitfavant, doé^le. Sonaieuletoit 
un habile liomme. ) 

^inix.f.m. Ce fbntlcs parens qui nous ont précédé ■& qui 
font morts. ( Ses aïeux oitléte tous degrans hommes. Ses 
aïeux font cllimez. parce qii'ilsout cte gens démérite. Ses 
aïeux font illuftres dans riiiftoire,ils font célèbres pat la gran- 
deur de leurs aétions. 

Ce long amas d'mcux que vous difainez tous 
Sont autant de témoins qui paileni comte vous. 
Dépr.f-.r. f . 

^itrle,f.f. Lanière du pcre, ou de la mère. [ Aieulepiternelle, 
ou maternelle , fou aieulc maternelle' Madame N. ctoit ce 
qu'on apelle une femme forte. ) 
A 1 G. 

Aiots, /?»!. ir/. Oifeau de rapine 'im-ie, ou noir, qui a les jam- 
bes courtes , 8c jaunes  le bec noir , long , & crochu , ôc la 
queuécourte. [ L'aigle nouriitfes petits jufques a ce qu'ils 
fichent voler, & alors elle les c^ulic de Ion aire. Dd 1. 1. c.:j. 
Aigle mile, aigle femelle, un aigle ni/ir. ^bl. L'aigle fauv-, 
qu'onapele oyafc ,iii bonne; mais la meilleii-c de cette 
forte d'aigle a des marques blanches lur ledosSc furlatéte, 
L'aiîle noire cft plus petite que la Royale. L'aigle fait fon 
îire fur quelque hfur rocher des Pais d'Occident. L'ai;;lefe 
nour.iî de la chair des oifeaiix , ou des lierres qu'elle prend. 
EUe vit fort long tems Se ne meurt ordinairement que 
p.irce qu'elle ne kauroit plus manger. L'.iigle a la vue tics- 
perçi!nte,& aufii pour due qii une perlpnne a bonnevuë, on 
dit qu'il a des yeux d'aigle. T.tidif , faucem.cTie. 1. Par. ci. 
L'sifrle hait le Roitelet, & en a peur. 

■^i^'i.f.f. C'ell l'cnfeign; des Légions des Anciens'P,omains, 
qu'on apella aigle,p:.ice qu'il y avoit a leurenfe'gne laligu- 
led une aigle. Le motd'njg'c ,fn ce fenseil toujours fcmi- 
nin. Une aiglebien faite, uce aigle bien brodée, i'oiter 
)-aigl e. Il aima mieux mourrr que de le laifTer arracher l'aigl e. 
Ils virent briller les Aigles & les enfeignes des Légions. 
•.yiilixncoHr ."^ 

*^igle. Ce mot au figuré eft fémi.iin ,5c lignifie armie du an- 
cien! %om.vvi, troupesdes Anciens .omains. { C'eft votre fa- 
gçffe Icule qui a donne delà tet;ciua l'.-iigleîVcmline.P.ifrM, 
Guêtre plus que civile, ou la fureur d un homme 
Fit voir Mgic contre j_çV , ci Korne contre Rome. 

B'clc:'.f,[,;.-.tW!. Il) 

*^iglf. Ce mot cil mafculin, aufli (tminin Icrs qu'il fisTnifie les 
tioupes,&les aim:csdu feul Er.i-ereur quil'oit aujourdui 
en Europe. On ne fauioit parler, ni diU'tii^le éicnhce , ni du 
luftre des lis. tJowi. f'oe/. 

*Ay.v,/:w. Ce mot lignifie aaffi l'Empire d'Alemagne.&l'A- 
Icmagnemimc. (L'Aigle commence à trioir.plier. Le Turc 
étonna l'ai^Je ; mais a Ion tour l'aigle a épouvante le T'urc. ) 

• h'^h. Ce mot le dit de l'efpi it,& il veut dire.graiid, ptnetrant, 
élevé. Le mot d' Ktg!: en ce fcns eft m-ifculin , ou tcminin, 
nufculin d'ordinaire, li on paile d'un homme, & fi d'une 
femme, féminin. C'eû une aigle dont je ne puis fuivrele 
vol. ViUjjttijy hif.ùîte. 

fii^bn,j.m. Prononcez '^/oM. C'eft le petit de l'aigle, (lin joli 
aiglon. Un bel aiglon. Je vous ai porte comme l'aigle porte 
fes aiglons. Pcrt-Xoyal ,txode.(. ^. Le renard mit le feu a 
l'arbre ,& les aiglons tombèrent. Pott-Royétl jublu dt Phèdre. 
Les aigles épiouvent leurs aiglons en lesejpoïant aux r.iions 
du loleil ; & lc£ aiglons palient peur trie de la race de l'ai- 
gls, lors qu Us peuvent iuportcr l'éclat de cet afire lans liller 
Jcs^'eux. Vm il Uvre dei ctHifes ti<i icici, dt l'iinfrititerie Kojulcdt 



A I G. 59 

AicRE,/?™. Qm 3 quelque aigreur. (Jen'a'me point l'aigre. 

Sentir l'aigre. L'aigre d 'plaît a bien des gens. ) 

^15 rc, adj. cjni a de l'aijrcur. [ Liqueur aigre. Ueveniraigre.] 

•^içif. Piquant, clioquant, mordant, rébarbatif. [ Tibère ctoit 

aigre dans fes reprelienfions. ^id. Tue. 11 leplaignoitdc! 

l'Iuimcur aigre, ici ncompatibled'Olimpias. Vau.Sun l.x. } 

* u/lig.en:er.t. cAv. Prononcez égrimmi ; Avec des parole» 

ofanfantcs, pleines d'aigreur 8c de colère. ( Tibère reprit les 
Juges aigrement. ^tl.T.u. Le monde eft en po/TelTion de 
parler librement dcsdefauxdes autres en leur ablence .les 
uns le font aigrement & malignement. Scies autres d'une 
manière plus douce. Nicole, rJJai!,T, 1.) , 

^igre de cèdre, f. m. C'eft une lorte de liqueur d'un goût fort 
agréable. fL'aigre de cèdre eft ttes-bon.) 

^:^ret,aigrirte.cd. Qui a un peu d'aigreur , en Latin /i<*<ciV(i/, 
( fruitaigret, pomme aigrette, poire aigrette. ) 

Aigrette ,/"/• Prononcez jg^rte efpece de petit héron 
blanc qui aune voix aigre, & qui fréquente le bord des ri- 
vières. [ L'aigrene a le bec long, droit,& pointu ; les jambes 
longues, de coulent cendi ce, les piez noirs 8c grands ,1e coi» 
long îc courbé, fc fur le dos &.i côte des ailes, elle a des plu- 
mes blanches , fines 8c délices, qui font chères. Sa chair eft 
tendre, c< délicate. Bel. 1. 4, c 6 ] 

' ^4:grei te, f.f.Ttimtie]eiialiert~ d'orfèvre. C'cft un ornement 
compofede plulieurspetitespointesde vermeil doré en for- 
me d'cgiiillcielevéc de plulieurspêdeloqueî de pierres prc- 
cieules finesde diverles couleurs, qu'on met fur le bonnet, 
fur le chapeau , ou fur quelque turban & dont les Dames fe 
parent atuli le foin ( Une jolie aigrette, une belle aiyette. ) 

' .yligTtttc.ff. Terme de plumacier. Plulieurs brins d'aigrette 
a'i m>lieu d'un bouquet de plumes de lit. [ Aigrette fine , ou 
faulî'e. Monter une aigrette ] 

^i^rette. Crin peint 8c fait en forme de broflè qu'on met fur la 
tète des chevaux de carolTc. 

Aigreur,//. Cemotfe dit des liqueurs, & autres chofes qui 
s'aigriiTent, 8:11 lignifie la qualité aigie de quelque liqueur. 
( L'aigreur de ce fruit eft agréable. ) 

* A/;;)-;r;r. Haine , avcrlion. Paroles piquantes. [ N'aiez point 

d'aigreur contre celui ,1 qui tout fucciide heureulcmcnc. 
PpMmes de David. Toute l'aigreur tomba fur lui. M. di U 
l^ochcfcucjiut. ] 

* Ayruir. Amertume, 8c déplaifir. [ Pour adoucir l'aigreur des 

peines que j endure, je me plains aux rochers. M.u. Poe  
AiGRix.i'.^. Ce mot fe dit des choies liquides 81 lignifie faire 
devenir aigre,gàrer. ( Le tonnerre aigrit le vin,ou dit aufli,le 
TcnncrteScla chaleurfont aigtrr le boiiillon , 8t alorsii^rjr 
eft dans un Icns neutre. 

* Ai^nr.v a. Cemot leditaufîi despcrfonnes,8:veut dire ir- 

tuet, mettre en colère , exciter a quelque telléutiment à cau- 
fe de quelque tort qu'on a reçu ( .tigrirlescfpriis. Kbl.Ttt. 
En contiedilant de ceitaines opinions qui ne regardent que 
des chofes liumaines, nous choquons plulieursperfonnes, 8c 
nous les .ligrillbns. iVicj-.'f, e//jij de mor.de.T.i. Les remèdes 
aii;riirent le mal au lieu de le foulager. Oj/lar, lettres , T. %. 
/(/. M.5. )• 
S'uig'ir. V. r. le m'a'rgris^ ou j^ m'tigri, le m'ai^rifflii, je m'ait rh, ]t 
mef»is ai^ri. le m:t:grir.ii. Ce verbe au propre n'eft bien ea 
ufagequ'i lattoilieine perfonne de chacun d; l'es teins. 11 
fe dit des liqueiiis,8c qxI iwe devmirni^re ,ii perdre fon. 
goûrnatuteLfLet'iii ^ô:iienceàs'aigrir.Le bjuiUon s'aigrit.) 

* S'aigrir. -D.r. Ce mot au figuré veut diie s'irnter. [ Saiiifjjet 

voulez vous, vousaigrirce'ntrem)i?uV(3.'./-.»r ] 
A^<jx,t>tgue.adj. [Pointu [ Pointe aignë. Fer,iigu.) 

* Aigut aigut.adj qm eft lubiil, in.'eniciix, qui a de la pointe. 

Ce mot d'aig:i le dit des penlecs, 8c des petites pièces de poc- 
Ces. Les Madrigaux du Guatm 8c du Talic font ai '.us Le» 
Sonnets du Purarqueparoiltcnt beaux 8c au- us. Les c^i^nsn- 
mes de Catulle Lmt |oues , mais eJles ne font pas u aigiies 
quccelles de Marnai ) 

* Ai^'<,iy.'<e ad]. Ce mot fe dt des maladies, 8c des pallions. Il 

fignific violent; mais qui ..uie peu. :. Les malailics aigiies 
font plus allées a guérir q e les c oniquesima : elles l'ont 
plus dangcicufes. Le maKlt3ii;u . le; fièvre elt aiguC ^erui 
rend les douleurs delà honte & de la jalo allé fiaigués, c'eft 
que la vanité ne peutl'eirit a ks lupoitC. MaMmeimora.es- 
z.farlii.Max.i^.'i 



40 A I G 

t ,gu, dl^iie.ail]. Ce mot fedit de la voir, Stfignifie perdant, 
aigre , gtêle. ( Les cnfans ont la voix plus- aiguc que les per- 
for.iies i2,éei. /." C'iamù. ) 

Aix"/"" Terme de Ciimant Crti/ue îcautres.lesaccens font des 
marques desrelevemens.ou dcsrabaiil'emcnsde la voix. Il 
yaj, accens L'aigu, le grave, le circonflexe. L'aigu a été in 
venté pour relever la voix. Mimic Gjtijuc de Pcn-T^aj/ff. 

AiOUADE,// Terniidtmsr. Prononcez '^-"le. Desroches dit 
qu'on ne fe fert du mot iV^oit qu'en Levant ; C'cll l'eau 
douce, Se fraîche dont on fait provifion pom s'en fetvii dans 
les VaiHeaax. 

Aii't't'it , r f- Terme de mer. C'eft aulC le lieuoii l'on envoie 
faire provifion d'eau douce. Faire de l'eau i l'aiguîdcdcla 
Tramontanncfaiiedc l'eau à l'aiguadc du Tonaiit 

t Aic.Mlj/Tm. Mot qui n'ertguereen ufage, & qui Cgnifieli 
Rofoequi eftfut les feuilles des herbes. & des bois taillis. 
( L'aiguail Ole le fcntiment aux chiens. ) 

Airue mjrim.ff. Pierre ptccieufcqui cA delà couleut de l'eau 
de la mer, qui nait le long de fcs cotes ,& reçoit fa couleur 
ciefon !Vux àdefon reflus. (iguc m.nincOiicnti'.e. Il s'en 
rencontre dans quelques Provinces de l'Europe : mais parce 
ou'cllcs n'ont ni Is dureté, ni le poliment des aigucs-nuri- 
nés Orientales, on en fait foripcu d'état. 1{ortl , Mercurt 

Jr.dten t.Z  

Aifniîre, aiguille. Voi la colonne £^« /î«i la lettre E. 

AIL. 

Ail, /Tw. Vient du Latin aH-nm ?c eft une Jbrte de petit .oi- 
gnon fcc & cliaud (L'ail cul: cil chaud , ii provoque l'uri- 
Èe; î:ert un préfetvatif contre le vetiinrinaii l'ail ciii cft 
venteux, il dclféche l'cftoinac, il t& nuilîble ïh veu;. Se 
corrompt l'haleine. Ce mot d'.ii/ fail'oit il y a quelque tems 
fou pluriel en ««/.v.mais aujourdhui il fc icimine d ordinaire 
en aili, & mêmes il c!> plus eu ul'agc au lingulier qu'.iu plu- 
riel. L'.i/'cft la iciiique dcspaifjns. 'Stiei , ht/lcirtr^iiirtlU 
d'^niltHrrt. 

Tu peux choifit , ou de manger trc.ite tula 
l'enicns fans boiie, ou fans prendre repos 
Ou dcfouftit trente bons coups de gaules 
Dienapliquei luttes larges épaules. 

llntanjede l'ail, il aime l'ail, il mange deu.t rétes d'ail Se 
non pas deus tètes d'-w/jf. ) 

Ail t. ff- '''<^t T"' déccnd du Latin ala. C'eft la partie dont 
l'oileaufefe't pour voler (Une grande, grofie aile, une 
petite jolie aile, une a-'.e forie, une aile rompue, une aile 
refaite, une aile déliée Déplier 1rs ailes, étendre les ailes, 
rompre les ai;. -s, ramafer les ailes , latre des ailes, voler  
tire-d'ailiS QuanJ les pi.-consfont en colère les unscon 
tre les autres, ils fe bâtent à coups d'ailes. & a coups de 
hiC.) 

•J-^^/f. Ce mot entre dani des façons de parler d'armée en ba- 
taille. Se veut dire les ttoiipfs adroite Je à gauche, i Corn 
mander l'aile droite , comniinuer l'aile gauche. Avoir la 
pointe de l'.ile gauche Mener l'aile droite Donner fur 
raile droite. Ataquet l'aile gauclie , batte, déÉiire l'aile 
gaviche. ) 

+ ^iV. f f Ce mot fedit aulKenpubnt de bataillon & d'cf 
cidion.&cefonti.s côtei dtoits & les coicz g.'.uches du 
bataillon D.-laiii- l'aile ù'tn edadion.' Uompre i'aile d'un 
bataillon, faite plier l'aile d'un bat.iillon.) 

iiilt.rf- Terme de .'irryiVori»». Ce font les côte?, de certains 
ouvtagcsdc frjttilicJtions ( On diiles ailes d.-. oiivages ii 
coine. les ailes des tenailles, les ailes u<s ourrajes courou 
nei. Atiqner l'...!c droite dun ouvuge àxoine. Infulter 
l'aile gauclre d'un oiivKge touiot.i'.é.) 

t ^i.V. Cl- Veiint.i'. t'"'.'"". c'cll le coté de quelque ou- 
vr .led'AiilméitHie.flcïailesde ce pont, les ailei de ce 
Te 'ire font bien faites , bien propoaionnées , 5c bicnic 
eii'"etes ) « . , 

*Ji!t. f.f Terme d'>«r.',i'<.'?i". C'eft nn Mng de colonnes, 
'•io&lc ai:-» coter d'un tcm^ilc, d'un veUù'ulc . ou d'une bali- 
liqi-e.àou en <le.lars ou en dehors. ( Four embclii cette 
ttl»-. on V li^iita dci'X nilci au de.hnv) 

i ^tti. ff. TciMC i'ffUmtt. Ccfomt lej corps de logis qui 



A r L 

A>at au eôte7d« quelque beau bàti-tiem. Les aîles du ?> 
lais de Luxembourg font belles. ) 

» .Ailti.f.f. C'eft ce qai fait tourner le moulin i vent par le 
moïcndu vent &: delà lod.: dont il elUiabillé. Le» meu- 
niers n'apellent pasceU^.V, mais vaUn: : t<.\% dioni, il 
faut habiller ces volans , & iamais, il faut habiller ces ailes. 
Cependant les gens qui ne font pas meuniers & qui écriveni 
bicn,difent les aile» d'un mojlin à vent. On ne fera point 
mal de parler comme eux, mais on ne fera pas mal aullide 
parler comme les gensdumetier. Le mot de i«.'.i>u a quel- 
que chofc d'agrciblc. 

*w-<<.V. //. Ce mot au figuré fignifie promptitude  courre, 
vitelTepouifuir ( Si la peur vous donne des ttlti pour vous 
fauver, I ':rpérance lui en donne de plus fortes pour voua 
ateindre i'.;»^.^.w>./.7 C.4J 

• ^it. ff. Ce mot au figure fe dit encore de l'amour , dei 

vens , du tems , de la lenoinmée. Mais en ce fens,lem3t 
d'o.'r n'eft d'ordinaire bicnufiic qu'en podie. ou dans des 
ouvrages qui en ont quelque choie, [foitt fut les ailes du 
vent. Les ailes d'.Amout. r«((.po«yr.. ] 

• .A-.U. f. f. Ce mot au figuté entie dans p!uGcurs façons de 

parler figurées &ptovcrbi.-Ues. [ Ondit , // »« *«' tue i'unt 
'tic. C'cll à dire, qu il n a plus tant de vigueut ,oude crédit. 
£'1 avilir dat:t l'ujft. Ce il n'avoir ulus le pouvoir qu'on aroit* 
Scaron dans fes Poéfies a du en riant, 

^^nc'.'Cr Ami f en at dam l'aUr, 

le fÎ4U perdu , j'ai regardé Cltrîtt 
C'eft à dire, je fuis amoureux, £< j'ai perdu ma libeaé. St. 
Amar;t a écrit. S: -^amtnnvei. dant l*Atte^ptM^et.-xeu4 Mttrtt* 
temeif. C'eft a dite , lî vous êtes pris de quelque belle, plai- 
gnez vousà elle avecadrelTc, Scelle aura pitié devous. H 
1I.-U.' volir fnHi ailei, c'eft à dire, qu'il veut faire dcschofes 
qu'il n'a pas moien de faire. Ti'trpii eu .lUe d'une chefi. c'eft 
à di e, en tirer quelque partie. L-. fils aine d: F. H. a efcamo- 
técnfcclciacdcsp'lloles à tout le monde Scpexfonne n'en 
fauroit tiiei m pié , ni aile , parc- qu'H. le pcieen matière 
de coeur &d'clpiit, eftautlimiferaïile que l'un fils. On Im» 
re^ni tes ailes, c'eft à dire, qu'on lui a otc de Ion cicdir, 
de fon pouvoir, ou de Ion bien. Elle n'a fru fim l'aUe de fa 
mtre, f «'uiK ^ajfe i.jiitude , c'eft a dire , qu'elle n'a coutradé 
qu'une habitude grodïcre fous la conduite de fa méic. U vmr 
loler avMit f M i'avtir des atiii . c'eft à dire , qu'il veut agit 
avant que d'avoir le pouvoit. ) 

• .Aie. f.f. Term«dc/<«/i<<r.if /or^iû-d , Se d'éguillicrt. Ondit, 
ailes de la lardoire , les parties de b lardoire uu I on met le 
lardon,lors%iu'on veut larder, ou piquer. ( Les ailes de cette 
liiJoite d'argent font très-bien fanes, &ties-jolies.) 

• .^idei.ff. CemotleJitpatlesHjr/jx--",pirlan:dcs pignons 
desmontres. Oj» afeUe aue de p-^<-en i airuciu pignon qui 
eft à l'égard eu pignon ce que ia dent ell il'cgarj de la roue. 
( Ondit, cette montre ne va point.parce qu'il y a une aile Je 
pignon loinpuc ) 

• ..Ul'. ff. Tenue àevitrier. C'eft le plomb qui enire un peu 
furlalofange, fcqui lieni le etre. Ondit cette aile cil trop 
foible. Cette aile cil ali'ex forte. Monfieur Fdibien apellâ 
cela 'u/<T<a dans l'on Diclionnaixe desquaire a.ts. Les vi- 
triers rient, quand lis entendent ce mot Ils ontpuuriaot 
torr,car Monlieur 'clibien eft lialile homme, 

Mmi il y'iH C"n'.tl Jï Ç<.pt'l>e 
^t ne 6'euche , dît te pre-.'rrh, 

^ite. ff. Mot qui vient deTAntlois aie , Je qni eft en ufage 
à Paris. On prononce un peu longue ia piemiéie lil.ibcdu 
mot'W'. C'cll uiie-ntedebiéie YngloMe, qui fe f.it l'an» 
houl^on & qir cil plus foire fc plus chargée que labiére 
ordinaire ( L aile cK bonne, l'aiie cftfoiie, l'aile eft pe- 
tite.^ 

^ilé, aller, adj Quj a des ailes, ï qui l'on a donné des aile*. 
( Il eft nionié fut l'on dad.i aile. Vett.feefii. Pcgaxe eft le che- 
■ral aile des Poeics. ^ilLne.) 

^i'rten.r.m Ce mot eft uliic quelquefois en parlant de poif. 
fonjîtilfipnilîe cequ'onapeUc OKlinaiiamcnt la naçcdiie 
du poiflbn:mai$cncefens)enettouveleinot d'.ixrr»-. que 
dans l'illulbe ami d'Ablancourt. C'eft un pi^ilTon , du il, 
qu'un voit le d»s apu'c contre l'a coquille, qui lui fett com- 
me de proiie, fa lète qu'il elcve lui tient lieu de voile , St fe» 
ailcions l'ont l'es rames. ^t'.LMtua Ttme i.fm, UmaM de l-i. 



A IM. 

fioire viritdilr, livre j />«jc 353 . On diroic & fcs nJgSOires font 
les rames. 
^ifncm. f. m. Petis corps cartilagineux (ituez aux deux côtcz 

du bout du nez. Veg9ri, terme dt Médecine. 
^lUite.f.f. Terme de cordonnier. C'eft une petite pièce de 
cuir qu'on met par dedans le long du foulier , & qui prend 
depuis ie piton jufqu'aux quartiers. L'ailette de ce IbuUer 
eft l'ien coufuë. 
Ai IL Sur s, adu. Prononcez piefque<i Heurs en deux filabcs. 
C'eft à dire,"" ni autre lieu, d'un Autre ccté.lleilîiUiuts, On 
me mande d'aller par ailleurs. Koif.jy. L'cfpritdclaFontai. 
ne 5c Ion corps ne l'ont prefque jamais enfemble , quand 
l'un eli en un endroit, l'autre eft fouvent ailleurs. ) 
d'^ilte'iri. ttdv. D'un autre lieu. (Ce bigot nevient point de 
l'Eglife, mais <<'<ijW<arj,de chez quelque belle dame, peut- 
être. ) 
'd'^,lle„rs. t<v. D'une autre caHfe. ( Cela nevient pas d'où 

vous croïez, il procède d'ailleurs ) 
' d'^iHenrj. ndv. Outre cela , de plus. ( La plupart des riches 
qui n'ont point de naiflance, font fias, infolcns , & btutau.i 
d'/tiluurt. ) 

A I M. 



*ÎJ 



AiMtn v.a. ri vient du Latin (im<irf. C'eft dcfirer qu'il arrive 
à qiicicunccq'.c'on crnitîhii devoir être avantageux , non 
point àcaulcdclbi même mais à la feule conlîderationde 
la petlbnnci qui l'on veut du bien. C'eft avoit delà pailion 
pour q'adque choie que l'on en croit digne. ("Vous qui ai- 
mez le Seigneur, haifiez le mal. Port. Royal. Ffeau/ne!. Nous 
aimons ceux qui nous font du bien & les amis de nos amis. 
Il eft d'un galant homme d'aimer la gloire & l'honneur , & 
de chercher de toute fa force l'un & l'autre. 

Je t'arme, cher Daphnis , Se t'aimerai toujours, 
Mavie, &mon amour n'auront qu'un niérac cours. 
L.t Coi.:e}f: dt U Sufe. ) 
^ri:r, V. a Ce mot lignifiant fe plaire à quelque chofe , ou 
picndre philif , veut le verbe qu'il te jit a l'infinitif, précé- 
dé de la particule . .l'on n'aime pointa loiier, & l'on ne 
loiie j'.m.lis f-ns intérêt. La T^clirfoucaut refiixmil. 
Il l'cpoufc , & je fai pourquoi, 
C'eft qu'il .lime comme les l'rince* 
Anoudir des tnonfties chez foi. 

Maiiitird, pot fil. 

Aimez, Seigneur, aimez i vivre, 
Et faites que de vot beaux (ours 
Le long û le fortuné cours 
De toute crainre aMis délivre. 
Vtit.pssfci. 

Le mcnfon;;eeft tellement connu pour un vice, que ceux 
qui aiment le plus ànicntir, le condannent. P.-liJj'in, & U 
ii'^e, recueil. Lei vieillards aiment à donner debo.is préce- 
ptes pont fe cou foler de n'être plus encrât de donner de 
mauvais exemples. La HothefoHcaut,refie.i»nii.paitiep.-'j.}^. ' 
Voiez armer, plus bas. I 

^imer mieux , Ces mots veulent Etre fouvent fuivis d'un 
verbe i l'infinitif , & cet infinitif veut être immédiate 
ment fui'."! des particules cjne ir l' qui en rc'giireut un autre 
( Ils aimèrent mieux le prendre vif que de le tue.'. I'<i".;;^w. 
/. 4. Il .lime mieux "iii-t du mal de foi f.vea'r n'en point parler. 
Tl^chyfottcaut, rtfitxiorrs. Elle aima mtsux mirtrir t^zç de rendre 
un lavement qu'elle r.voit pris. Scarronpcipei. 
^irrur muux , Ces mots lignifient /"e/Vf, fc ils fe difent des 
chofesdonton préfère les unes aux autres. Il aime mieux 
unefirîiine balVe Je tranquille qu'une fortune élevée, &:t'a- 
muUueufe.  
^imer 'r^ieitx. Ces Viotsfe difent auflî desperfonnes.quandil 
ne s'agit point d'amitié , mais d une Cmple préférence. Oo 
aime mieux un valet mat- fut Se fagc,qu'uu valet bien fait Se 
fripon. KouveHei rep-.ari^ues, 
Ceft l'homtme du mondt ijue j'aime U mieux On ne trouve pas bon- 
ne cette façon de parler. Comme il s'agit d'iraitie Se non 
point iepréfcrence,on doit dire, c'eft l'homme du monde 
que j'aime leplus , ou c'eft l'h«mmc du monde pour qui 
J'ai le plus d'.'Unitié. Nouvelles rem.ir^ues. 

^/kimtt fi/uD. Cet niois fuivi» iuuneiUteaieBt d'un ^ue reu 



A TM 

lent le verbe quifuit Icurf«»aufubjon(!îif 

J'aimerois mieux qu il déclinât l'on noitt 
Lt dit je fuis Orefte, oubicn Agamemnon. 
Ve'p.po/t.c.) ) 
^imer. Ce verbe eft quelquefois «'•fr^', quand il fign'i£e vou- 
loir , louhaiter, dcfirer, être bien aife , & alors il veut cti« 
fuivud'un que, Se d'un fubjonrtif. 
(Aimez qu'on vousconfeille, Senonpas qu'on vous louifc 
Dép. poet.c.i. 

J'aime qu'on prenne de la peine quand il s'aeit d'honneur 

& de vertu.) 

^ima!,U, adj. Digne d'être aimé. [Dificilement on s'empêche 
d'aimer ce que les Dieux ont fait déplus aimable. Con FeeJÎ:i, 
Le tems ne bannira jamais de mon ame.ni ces aimables lieux, 
ni cette belle flame.îar./î»t.] 

^smé, aimée, adj. Objet qu'on aime, pour lequel on a de l'a- 
mour, de l'amitié. [ U eft aimé des grans, il eft chéri dea 
belles] 

AuiSE , /y. Nom de femme, f Aimée eft jolie ] 

Ai.MAN ,fm. Pierre qui atire le fer,& qui lui communique fet 
propiietez. ('On don ne plus de force .i la pierre d aiman 
lors qu'on l'aime. Voila un aiman bien armé: Se il faut que 
ce fou de la façon du fieiir ... ) 

^sK.v:T,„,ai-na«t,ne. ad,. Qui a la qualité de l'airaan. C'eft un 
fer qui a une veitu aimantine, c'eft à dire , la force d'atiret 
le fer. 

sAtmnntt-, timar.tée , td. Touché avec l'aiman. [ Eguille ai- 
mantée. ] 

AiMOR-ciE,/:/. Prononcez émiragie. Terme de Médecin. 
Ce mot vient du Grec , & fignifie écoulement de fang pat 
le uez ( provoquer une Aimoragie,.-urétc: l'aimoragie.) 

AIN. 



A î NE . aiÇne. f. f. Ou l'écrit de l'une S: de l'autre façon, mai» 
onprononceuinf. Se l'on ne prononce aulfi point l'/dans 
ailné niail'née.Seimêmeileft Jibre de ne point écrire ces 
mots avec cette première /T 

;'^4inceftlapartiedueorpioùlacuiffe8e la hanche s'aflèm- 
blent. ( Avoit l'aine enflée. J 
A ine. arfnr. Ç.rrt. Le premier né des enfans mâles dans une 

maifon. ( U eft l'aine de la famille ) 
.Ainie,aif„ie.J.f. La première née des fiUes d'une m.iifon. ( L'ai- 

née eft la plus belle. ) 
sAhrcffe. C. f. Ce mot d'aïutlfe nefeditpasfc'dl, &il eft d'ordi- 
naire accompagne dumotde 'foir. C eft l'avant.'ge qu'on» 
d'être le premier né dans unefainille. ( Le Hro:t d'ainefi'i 
eftconiidéiable. Se en France il n'y »f oint de coutume 011 il 
ne l'oit avantageux. Cn l'y a étendu, car après la mort du 
préniier-né, lepuifnc fuccedcau droit d'-iincffe. Efau vai- 
dit fon droit d'-iinefté a Jacob, -^i".) 
t AiNS. Conjonflion qui veut dire mai? Se quien cefensn'ett 
pluscnufage. ^ms a^scentrai'e. Ces mots fe difent encore* 
mais en rient feuîcmept 

Point ne fe repentit de fon feint perfounage 
^iiis au Contran!, il en fut très content. 
^eu'jellés roiar^ucs dâVan^elas. 
Ainsi, "ijjuctii/e. De la forte, de cette forte. C'eft pourquoi, 
tout de même: f Ilpa;iaainfi àfcsfoldàs .-14.'. Je me riois 
démon aveuglement, aiufimon ame crut pour jamais être 
des enchaiitée rix.^er/i'ïi.Coimncun père l'de la tendrelTc 
pour les enfaas.ainû le lieignciu a de la tendxelTe pour nous. 
rtrr-K^al. 

A I & A J 0. 

^M. f.m. Les bouquetières de Taris apellentdcce nomunrf 
forte de fleur jaune qui vient en Janvier, qui dureprclquc 
julqu'à P.'ique, Se qui eft une moijieic de petite tulipe. Ctï 
«iaifomfosi jolis, l'on s'enfcrt 3 mettt'.; fut les autels. 

AjoiNT,/?™. Terme de Palais. Celui qu'on preadpQUI ilHlici 
à une procédure, ou à un jugement. 

^jimi. Oficiti de Libraiie qui aidile Sindic. 

^]o,'ris. f. !.■>. Terme de Rirtrijue. Circonllances d'une cbofc. C5V 
refendes ajoints pour amplifier.^ 



I 



l^z AIR. 

JijoaKi(:'. f.m. TirmidiPri::i.yAe. Celai à qui on » donné un 
ai >uineiTient,c'cft idircunc jfli;;nitic>n do compaxoirei 
un certiin jour âc i un; ccttjins licute Jovani le Ju^c- [ L" 
ajoutucmensi pourront tt:!; t'aitsdevinc tous Juges, encore 

que lei ajturmii i-tKnl iiil domicile lillsuiS. Oriitr.ntl.cl .U 

l.i'iyi XIV. d. 19. Ou a obtenu un défaut contre l'a- 
jouinô. ] 
^jiHrnim'nt, f.vt. Tir-nc île Pr^'iijn', (ili fedit en maticfes ci. 
viles 8cc;iui!ncllcs,:iiiis d'or.iinaite en:intiJ;esciiinJn'--llcs. 
On s'en fort dans les matières purement ci» iles , comme on le 
peut voir par l'Ordonnance de Louis X I '. litie :.6v '.iiic j. 
Maisfon ufage le plus fiequcnt cft dans Icsinatictes ciimi- 
ncllcs. L'ajoiuncmcnt en maii'-rc civile, cft un écrit ait i;at 
un Huiflîcr, ou Sergent fur du papier timbre, qui doit con- 
tenir lesconclulions du demandeur, ou de la dcinandercd';, 
qui doitfe donner à domicile cnpiérenccdc dejstcmomi 
qui faciient écrire 8c de'daicr le jour ou le défendeur, ou h 
defcndeielle doivent comparoitre pour répondre aux fins de 
la demindc portée par l'ajournement Mais en matières .ri- 
minellcs, C'eft un écrit qu'un huiflier donne i» un: pcr- 
for.ne acufce , pour cor^paroiirc dans nn ceitan jour de- 
vant un tel juge m propre pctfonn; aiin de re'pondre aui 
iins portées par l'ajournement. [ On lui a dont,i u» njaurur. 
ment perfctniel. L'.%]CurKfmci>t ptrfinnei doir erre titUt. il fwr 
dmnrr un niourntmtnl »diirmcili. VoiéZ li-dcilus le ddc cntl 
i^ trimmel. ^ 

^jniin,er,v A. Ce mot ce dit en matiéies civiles & plu: ordi- 
nairement en matières ciiminelles. C'cft en p.;rlaut dénia, 
tiéres civiles, donner uiicalUgnation.t quelcun pour com- 
paroitre en perlonne, ou pat procureur, & icpondtc aux 
fins Je la demande poiroc par l'exploit ; mais en matières 
criminelles , C'eft donner un ajournement à un acu'.é, ou.i 
une Jcufée, pour comparoiiie en propre peiIonne/:Hii derc 
pon-irc dans un tel jour au.v conduiionjiie 1 ajournement- 
[ Ceux' 7«i *'•' droir ds comrnirtimui ht pcurrtnt (.tire ttiourfitr aux 
Teaiièlei de nifre lt',reloti du P^:l .t.,^utn vertu de lettrei de Com- 
miiiimui. Voiez l'Ordonnance de Louis XIV. article xi. 
Ajourner perfoniieUcment un aculé. Voicz te Ctde iiKniml 
de Louyi XI ••'. J 

AJOUTES., v.a. Joindre i quelque chofe; meure avec d'autres 
chofes. [Sionajoûteunc Pioeincei un P.oiaume, la l'ro- 
vince prend au moment de l'uniin tontes les loix ^ tous les 
Plivileges du Ro.aumc. Pturn ^ [Ui.ii.e. j 

A I R. 



Air. /"•'"• Un des quatre Elémcns. Toute cette mnlire liqui- 
de 8c ttanlparante où nojs vivons. 5: qui cft répandue de 
tous cô'.ez autour du globe compote de la teireSi de l'eau. ' 
[ Air clair, pur, fuliyl.lctcin, grollier,dcux,.i,;rcable, ilair, 
mal-fain, épais, impur, ch;ud, liuinide, fioid, fcc, corrompu, 
natal, l'icndre l'air, rcfpiret l'air natal. I air fiinfubtllile les 
humeurs, purifie le fang, réveille la clialeur, facilite la eo- 
rtion, réjouit lecaur, ^ lefoiiilie. L'air épais, ^<: imput 
ofcnfe. 8c cortomt les humeurs L'aircliaud ouvre les poris,i' 
«xciielaloif, afoiblirla eoclion. L'.iir iiop-froid condcn'.e 
les humeurs , les ipaillir , rellerre la peau , 8c empêche la 
uanfpiraiiun ; L'air trop humide caufe des Hévres; Lairtiop 
fecconl'umc les humeurs, les dei-..-,;!:, & engendre dc> ti: 
mecs aiguës. Prendre l'air. Changer d'au, Uonnei de i'jit. 
Moitié ou e.xpofer a l'air ] 
^r . r m. ce mot lignifiant un de; quatre clcmens ne fe dit 
d oiJ'nairo au pluriel qu'en pocfi: , ou qu'en des difeuu':, 
de proie qui ont quelque chofc de la grandcut de la 
focùe, 

(Des portes du miiin l'amanicde Cephale 
Ses loles ép nduitdans le milieu du am. 
Voit. pte(tei. 
Eaux qui êtes au deflus des «n , beniflez le Seignciu. 
Ft'l KaiM, TlAume: ) 
%Ai' , f.m Clianfon notée, ciianfon. Les airs de Boiffet char- 
mèrent autiefoit toute la Coût. Les connoilVciits admirent 
les airs de Roinct Sr. turtmun-. Tjm. i. Adurcz Dieu ic 
chantez des airs l'acrcz en l'on honneur. P<ri /{tul. Sauoirlcs 
airs de Cour. aprcndtC l'ail d'une, chaafdO , jouci ua ai:, 
daacci lin ut) 



A î R. 

' .Ai-, f. >». Oafefett quîlqusfo s duoijt d'aiiponr rajrq-jït 

lep^u de fo'.id-.ié Se d: fondemînt ou il y a dan^'te lu'on 
dit. ou qu on fait. [Uonner despxec:p:es en i'a.r. i^l î.hc. 
Difcouiiicu 1 air, Scar.T^m. To-s '.a ptifon:iig;sq_ li .é- 
picicnte, font des peifoniia^escn 1 ait. Utl. imynmpiu, f.^. 
Cette injure '■/'«'* r'.nr, CcttÀdi.cne tiueheper/snne. 11 y a 
quelque choie en Cm- , C'eft a d:ic. il y a quelque bruit,quel- 
ques nouvelles, quelque qur-icl!e. 11 prétend m'amiufei pu 
des contes en l'-air. Xil 5.j^.-». e i f.^.j 

' .ydir , f m. Philiujioniic ■ raine. [ Avoir un air de qualité. 
Avoii l'air ;;r3nd!<Jiol>:e. Avoir l'air gai. Avoul air cnjoîié. 
Avoir lai; cli:i:ln..vi,;r l'a;! trille ) 

* .y4ir,f.m Manière, faf n, .'urte. [.Aztir Caii grtnd. C'eft vi- 
vre à la manicic du grand monde Je vis d'un air à nctien 
ciaiaJrc. Vous venez de quel ait 'a nature a defliné fa pet- 
fonno. M«/. !'.<::>. Les tgiptiens n'étoient pas faclicz des 
airs de familiarité' d'Antoine. Cin.triHmiitM j fAnu. Elles 
fe donnent des airs qui achevenr de les perdre. Avoir 
lair empefe. L'air giand atire l'eîl'me 8c le rcfpect : mais 
l'ait doux Se favorable ne fait pas de moins bons effets. 
S. Ernemii.i, Tint «. Donner un air de nouveauté a un fujct 
tebatu. ^t'I.Luc. Humet l'ait précicu.i. Mil.prée.. C eft pren- 
dre dis mrni:resagri^b'.es>& un peu iinguiitres.] 

^ir,f.m. Feu. [ L'airdu feueO bon ea tout tcms. Apiocher 
l'ait du feu. l'rendre lair du feu ] 

v/lii de vcnr,ou, aiic de vent- Terme de mer. Quelques uni 
écrivent Ar </r-tfnr, mais la plupait font ^ouJ Atre d* vet.r. 
C'cJllaja panie delà toio du compas. Cevaifleau courut 
fui le luéiiie air de vent ouicnrémraijcdevent ] 

' ^ir , f.Ki. rernie izp'ihinx. Harmonie des parties qui rend 
le vifa^e agi cable. Donnci de beaux aiis de tète a fes fi- 

' .yiir , f.m. Terme de .A/urtf, Action que fait on cheval de 
Diùiiège.liqiicllc a étoapclJfe^ir , a caufeque faifani cette 
aclion , le cheval setcvecnlair Ainlllacapriule cft un air. 
Uy a .-.iifii un air 'Pciie il tciie,8<:iin air relevé. Cheval >|ui 
prendun Jelair , renconitetbion l'air d'un chcvaL II faut 
donner en air à ce Chc al, parée qu'il non s joint de ni- 
turei. An'u.er unclieval liir l'air qu'il a piis. Chcvalqui adcs 
ceniinencemens d'airs ir'.c^c 7. .Cep.i d:e. qui s élevé p'us 
haut qu'an terre à terre 8c qui manie à couibcitcs Scabaluu- 
des, aCapi oies, &c.] 

Aiv ' is°, '.-"- Pionoiicez rrtin. Ce mot vient du Latin <>, 
tu. C'clt un cuiïie mélange ; mai»j.lus-fclide8c flts-ma!- 
léa'olo que !ep'.oinb,rc[ain,nile fer. C>n di que l'ubilci^n 
finie ^rcmiex qui mit en ufage l'aiiain,Sclefir,4c que la 
pieir eiemonoic qui fut batite.étoit d'airain. 

•/.» (j.'.;'.-i'..-(i><in , Patiu [laid.j. C'cll adiré, que le Ciel ne 
rcpai'd point fesgraees. 

* .^ii< w ftt'it d'tirAin, C'eft , Avoir l'impudence fut let.ont 
{c être impudent au dernier degré. On dir auni/</>Vr.'< <<.»- 
r.îiM , peur inarquei le tioilîenie if e du Monde : V. ij». 

Air.ï , / /. c'eft la place oii dans la grange » n bat Ieg:t-a 
( Ui'.e.iitebien nette, une. <ire très propre, oettéieiiairede 
la grande, balàiei l'aire de la grange Ils mangeront les giains 
que vcustiuez vannez dansl'aiic P«r.'.'^;j/, //!«, r».i. :j. 
Ilale van.ilamjin,8cil netteicra patfaitcmem l'aùedcl'a 
grange. rsr:.,7^tAi S TtfiAm. S.MAtih e 3.J 

.ytiie , /./. c cft un nid d'oil'cau de proie, ou d'autre pareil oi- 
feau. f L'aire de 1 aigrcite, delà grue . ou du hc on eit aba- 
tir;, l'aifilefaitloo aile fur quelque haute loche atiz pais 
Sep:eiiiiîonaux. Pour biendicftér l'aigle, on la doitprrn- 
dierlans l'on aire. L'aigle ne ihange point l'on aiic, Se ciley 
reiournc tous les ans. Î-Au.'nt.ertt B. pA^e 1C5 le ^u.'on 
fait fon aire an mois de Mai : 8c alors il cherche nn nid de 
cuibeau . de milan.oudebufe, il les en cha'l'eSc y pond;, 
ou 4. oeufs gros prcl'que comme ceux d'une poule. 
Une aigle au loriir de fon me 
Fond dcfl'us les olfcaux diinc aile moins légère. 
0'»k' feif l. fjirtie. ] ' 

^iit,r-f- Terme de Uitm.nu. C'cft la ((raodcur , ou 11 capacité 
iniciieurc d'une li,'.uie Mefuier l'aire d un ntin^le. Tioii- 
vei l'aire d'un ecuiedonuc. r.st.lui , Ore-nittu. Muliipiier 
l'aire d un cercle pai.Scc. On appelle -4<r'^'//<i>'rr',licn> 
duc de lachambie. ] 

,Airi<l4vtni,f.M. rcimc» de met. C'(û,le lumbdcvcat, eu 



A t s. 

quart de vent. C'cftU trentedeuxlémi partie de la rofe du 
compas, ou bouflble de mer. La frégate courut toujours 
fui lerncme aire de vent. Defrochei termtsdim.irmr. 

^irrs , f f. Terme d: Maicchal. Ce raotne s'écrit plus de la 
forte. Voiez^)-;. 

^irir.v. n. Ce mot fc dit en pailant d'oifeau de proie. C'eft 
faire fon aire. (Les gerfauts airent fur des rochers Les fau- 
cons airent dans les rochers fur la terre & dans les bois de 
haute futaie. Franchiere ^ fauconnerie. ) 

i ^irier , v.a. Ou plutôt if ritr. Metue en bel air (Il faut bien 
tirier cette niaifon. On aime à demeurer dans des endroits 
qu'on ait bien airiez. Voi irier. 

^iromv'ir,tira>ijMrii,ff. Mot qui vient du GrecSc qui fe 
prononce étomancie, mais qui s'écrit plus ordinairement aë- 
romantie. C'eft l.ifcience de deviner par le moien de l'air. 
L'airomantie eft curieufe : L'airomantie eft belle. Savoir 
l'aliomantie. 

A I S. 

Ais,/"w. Mot qui femble venir du Latin a/ù't , & qui Ggnifie 
une planche. [ Un petit ais , un grand ais , un ais fort , un 
bon ais , un ais foible. Les ais de chêne font les meiUeuis, 
Faire des ais Sierdesais.) 
1^1/, /Tw. Terme de reiieur. Petite planche planée, rabotée , fi 
unie, avec de la peau de chien marin de laquelle un relieur 
fe feit pour fouetter fe.s livres. Un ais in douze , un ais in 
o.:lavo, unais inqnarro, un aisin folio. Vite qu'on itie d^;- 
foiictte ce livre & qu'on me mette les ficelles fur les 
ai< ] 
t .is AK'CE, /^ m. Ce mot fe dit des perfonnes.S: commence 
de vieill'r. C'eft une certaine facilite qu'ont les perfonnes 
dtns Icschofes. [ Une agréable aifancc , une charmante ai. 
fïnce, une a.tnablcaifance. [ Vous avez dans vos vers une 
<iijTmif qu'on ;ie peut alTez eft. mer. Balz.ai. leitns àCunrari, 
iiV't l.ler 7 ] 

Ontiouvc dansmes vers une certaine a/Cwrt 
Qu'on peut loiier fans trop de complail'ance. 
Baitrei^rir efirre. i.i-ol. epit 38. 
^tfe,f.m. Contentement, plaifir, joie , fatisfaélion, repos. ('La 
guerre tiouble l'aile de nos jours M^i.potfte. Il ncft pas 
détendu de clierchcrfes.iifcs. C'eft un homme qui aime fes 
aifcs. C eft un gros & gias Chanoine qui prend fes aifes. 
Citus nefe iaiîla point tianfpoiter à l'aife de la viftoire. 
AOI.ret. ) 

D'oïl vient quetu me veux ravir 
L aile que )'ai de la feivit. 
^Mil, porf. liv.^ 

Ton pouvoir a'>folu poutconferver nôtie<i:yJ 
Confetvera celui qui nous l'aura cause. 
iUl.i-pief. t. 2, 
Ah ! que vous m'obligez, je ne me fens pas rf'a.^. 
R.U pliti. tt. r. f. 7. • 

Etrebien a fon aife. Vous en parlez bien à vôtre ai.'e , ils en 
dilcourcntà leur aife. 

Alidor alTis dans fachaife 
Medit duCi.l tout à fon aife. "Drt. /""/) 
'* Etre a fon n: fi. Avoir du bien m^diocremenr. C'eft un hom- 
me .1 fon aife qui ne dtpejifepas même fon revenu. Mau. 
erêix , Vermed^ C'rersr. LesMoiiies font trop à leur aife , Çc 
cependant par un fut a.>us du llécle, on leur donne tous 
les jours. 
Ai,'f, «i/j. Quieftcontent, quiadela joie, qui a du plaifir, qui 
a de la fatisfartion Le mot aif en ce fens veut quelquefois 
l'iniinitif fccet nh'ntif doitètie précédé de !a particule rff. 
( l'euffeété bien.i'f' devoir ce que l'on eût téponJu. t'a;/. 
Z:l:.'.i. On n e'tp.iï bien aife d'avoit un étranger pour Maî- 
tre 'Viia.Quir..i-j. Maisquand aificà fu;vi d'un ^«f, il veut 
lufubjonclïf le verbe qui fuit le ^:ie. Vous ne ferez pas 
bien*»»/^ ^M^i« v'?t«.-'i^ la vérité. Va-*^^uin, /. 5 c.z. Kifeçn 
ce fens, étant fuivi d'un nom veut le génitif. N'êtes vous pas 
bien aifeii.-ceinarisge.^i»/) 
A"t, <i«", irfj. Facile, Le motaisé demande à, lots qu'il eft 
dans une faconde parler perfonnelle, fc <^f étant joint avec 
!■; verbe f'rf pris im;'erfjnnellement. Il e.l fort n. • a apri- 
voifer, Voit. ic:. 33. Les oreilies des Princes font dtlicates & 



A J U. 4^ 

bien iifées i blcfTer. Ctf.lel. T.i. let. c.x.l. Il eft «i»' de vo«f 
quecela part d'un efprit (emn.Vmt.l.i^î. On dit abfolumen* 
&<. fans régime, avoir l'efpritaifc. C'eft une poéCe aifée ] 

Aij<. fm. qui eftriche, quieft à fon aife. [ On l'a taxé com- 
me aisé. Taxer les aifez.) 

A l'aifr^adv. Aifément, commodément,& fans peine (Qnattd 
chevaux de front y paflent à l'aile. ''««. Quin. l. 5. On eft allis- 
à l'aife au Sermon de Cotin. Dip.fat.g. On eft auffi fort à 
l'aife à ceux de l'Abc Sanguin , l'Hipocrate de fou 
tems. '; 

Ai:i'nent , adv. VtonoTiCct aiiémMt , facilement, , avec facilite 
d'une manière aifée, d'un air faciIe.[Les Philolophes triom- 
phent aisément des maux pafliz. Alexandtc fe laiCbit ga- 
gneraisément à la flateiie. I'^ik. gain.] 

f Aifi'i"" , f 1.: Ce mot fignifie les lieux d'une maifon. Il eft 
un peu vieux £c en fa place on dit /?i Imix. L'aifement du 
loî;iseftnet, couvrir l'aifement. On trouve d'ordinaire i 
l'aifement les ouvrages du bon T... i*c ceux de V.... 
S6. 

AisEl:. E,/i/. Mot qui vient du Latin , <iiiff<i. L'aiflelle eft uft 
cteu- tous le bras de l'homme , ?cqui dans un ceitain âge 
eft plein de poils AiflcUe puante. . 

Al s SET T£ , f'f C'cil une forte de petite hadie dont les vinai- 
griers Scies Tonneliers fe fervent pour couper les fofieis,&: 
mettre, âcô'.er les boudons, f' Une bonne aiflctte, une mé- 
chante ailVettc ) 

AissiEu , /^"» En L3tin,<ui'». C'eft un morceau de bois ou di; 
fer arrondi, qui pafle au travers des deux roiies.Sf qui elt 
ariéte pat deux morceaux de fev , lel'quils on apelle de? 
elles. [Un bon, un méchant, un peut aiflîeu ïetrcr lu! 
aiftîeu. J 

A I T. 

AiriolOGiE» /!/. Il vient du Grec, 5c eftunterm» de Méde- 
cin, on prononce étiologic. C'eft la partie de la Médecine 
cil l'on iraitcdesdifcientes caules des laal.idics f Fernel a 
fait un beau Traité d» l'aitiologie. Lite l'Aitiologie. Ré. 
pondtc de l'aitiologie ) 

AJ U. 

AjuGES,^/. «. Ce mot vient du Latin iid-idicare. C'eft donner 
à quekun une choie dans les firmes prefcrites par la juftice. 
La donation porte une claul'e qui nous a;uge les arrérages. 
Tat. Plaid. 3. 

AJUSTER, t. a. Ce mot fe prononce comme il eft éciit, 
hormis qu'on ne fjit pas léntirla lettr-.- 3. à l'inânitif, le 
mot ay,J!tr f;m. le decendie de l'Efpi^nof a'yijia' , C'eft à 
dite , rendre juft; ce égal. Aconunoder, approprier ( Aju- 
fterUs cheveu.%-, .-jufterlcsétfiers , 3jufi:et les icncs dans la 
main. Ajufter les balances. 

Ayt/ler, v.a. Terme de Maître d'trmrs. Potter jiiftenient fon 
coup cil 1 on veut dcniiei. ( U fçait bien ajufter fon 
coup.^ 

"Ai^"', "'..1. Ce mot fe dit au figuré, & veut dire, faire qua- 
drer,acommoder. ( lleftdifficile d'ajuftet enfeinble le plai- 
fir, & le devoir. 

Ilsfavent aj-'/'fr leur zéleave: leurs vices 
Sont piomps,v;ndicatifs,làns foi, pleins de malices. 
Mol.Tar■.^.,f^,-^..(.^. 

f ' AhJ!er,v.a, Ce mot fijnifie que!que''ois m.tltreiur; mris 
dans ce fensil eft bas. Molière a aiuftc de toutes pièces 
Meflîeurs les Médecins, en un mot tous les nnots, &c 

s's'ytjiirf v.r. le TrCaliille ^eme fniiti'yflt ^)t rt^Aif.-JÏAT. S'accom- 
moder propre.Tient, fe parer. ( ritagoies'eft fardé , & ajufté 
pour plaire aux hommes, Ai'I.Lfc.~ 

' S'aji'ftir.v.r. ic ccnfoimer , s'acommodcr. Convenir, qi;a. 
drer. Il faut que votre volonté s'a ulîe à la tienne. S.t'. lit. 
chiifet. tiv. I. Cela s'ajufte allez mal au dcCcinlque vous avez. 
.ylùl. ^poplitrgmei des ^nci.-nj. Ou ne fturoit bien aji:fter 
Dieu 8c le monde. .Arn.ccr:f..J 

^JMJii .ajfflee.. aJj. Orné, paie ( C'eft un jeune Abé poudré« 
fiife&ajufté d'un air qui montre ;lfcz qu'il ne !on;eqn'à 
faire quelque ccnqi'cte aux Tuilieries. Elle -j^tous les Di- 
manches a la bcKc Mellé, ajuftec coma.c la plus it'-nd' Da- 

f I 



^4 



A L A, 



me de U Cour, elle qui n'eft qu'une fimple bourgcoife ) 
*^)ujlé, ajujletyaJj. Ce mot Ce dic des choies d e(prit. & fignifie 
f»it comme il faut , bien fait , trivaillc avec très grand loin. 
Ledil'cours de Mr. de Lalz.icpaiOit fort ajuftc , &cclaell 
caufe qu il n'cft pas cftime lî namtcl que celui de Monlicut 
4c Voiiuic, qui cil un peu moins ajudc. 

Je luis dcdani l'onzicmc. 
Et fi je croi que je fais le douzième ; 
£a vo:la ticize ajufiez au niveau. 
Ma foi, c'cll fait. 
Von Toifui. ) 
/lju/Iimtni,fm.Vtonon<:tziitJlemM. Habit > parure. (^ Unaju- 
ftcmentttes.;>rt>pre,& tres-gal.int ,un aiu-îeineut fupcil.e, 
magnifique; Un aiullemcni très-bien tait, tort- joli Agiiîa- 
ble, autant qu il le fauroit étie. Vos acIionsC»: votre a/uile- 
nient o;it un air de qualité qui cnchinte. M'I. crmj»» de l'i- 
uîedct fcmmfit Sente 3. 

Quelques ri.iics ajuftemens, 
Et quelque cclat qui l'envito.nne, 
Ceite incompariblepjilonnc. 
N'a point de plus gtans oincnicns 
Que ceux que l'a beauté lui donne. 
iîAntnauvTei 3'.i ) 

A L A. 

A I A f:N, «/f. En Latin T^ndem,Sc en François tftiittut.nfn. 
Ce mot .^ Ufin eft plus de la foèfie que la piofc de & princi- 
palement au milieu du vers. 

On me dit qu'i Ujin toute choie fe change. 
1,1ai. i'ce. 
Mes flammes à lafin me vont réduire en cend; es. 
Ojto rttf. 
^Itfii l'amour couronne 
Les parfaits aina>:s. 
Et lcspii.< qu'il donne 
Sont lioux & chatmans. ) 
t AtAiGiiE,-i<<j En Latin ^ji/ir,<.'cft à dire qui eft gaillard, 
agile & dil'pos, rronoiicc/.,& mime li vous voulez, écrivez 
aUire. Le mot iAlMpe ,Si celui dV^i^»"/»- t ne fe d fcnt 
point dans le i. eau ftilci mais eu ri.-iiit&cn ;ail.int fiimlié- 
lement. (Le Balque eft alaigre. l'ouï s cchipe; je nous, Dieu 
fcait, s'il eft alaigte. R.^.li'Ut.tA.f.J.) 

>, iUirrtmcnt , ou tte^rimrnl. adv. P:o;)OnCCZ a'if^rimun , z'iH 
d'une manière agile, d'un au d :^os,dune tj^cn ilaigrc. 
(' LeFiinçoismarche alnigtement &rfclpi5nolgiavcmcnt. 
Lesl'.Màble fuivitent alaijrcmen:, lors qu'ils U virent a pic 
mirchcia Icurtcie. ^H.e;J.j.t-^. On Jiroii plutôt les 
foldis le luivi/eni avec )oie & avec aidtur, lors qu'ils k vi- 
rent.atc.) , . - • r 

■^Uiirejje.ff. Prononcez îc même écrivez II vous voulez, 
^i^lTijJe. llv ent de l'Italien .^.'-c"vL'' 5*^ ''ê".'fi='°'*"">*'' 
il n'ett pas fi uliié que le mot de |oie. ^U^rejfe n'a, ce fem- 
ble, point de pluiiel qu'en cette f.i,ondc parler c.jnfacice, 
Leifepi^Ui^ijfiiJt .j itérer Cesi'.ai.vcllc» font des prières 

3u'onfiita la Vierge pat lelquclles en la piic de le icioiiii 
e ce qui lui cil arrivé d'heureux (.csaieerelTes elont I An- 
nonciation de r .^n je, la vi.ltc de Ste. £liz;beth , U n.iinance 
<?cj. Chrit, l'adoration des V.açe;, latcluitc^l ondejefus- 
thtit & l'Alionpiu n Ho s de U ^fU-f:'!',' le le trouve 
qu'au fingulicr f Une j-aiije alai<;tefli; .nnealalgiclle par- 
ticulière, uneincioiabic aliijrcll'c , une csucinc alaigrcUè. 
Combler dalaigicllé. ^W. 'i^r Louons le 5cij;neut avec ' 
alaigtcfle. i'oi *;»i.i/ />««(■/. On entcn-iiiil r..rince pruf- : 
fcrenl'airde$cxijd'4laigreûji<de-.ifloue. I '.n.. Ji;in. /. 7 . 

Chip. XI. I 

ji' UT , eljifr.f.f. Quelques, uns difcnt élatfr ; mais les gers 
qui pailent bien, pror.onccnt.^.'»/'.î< êciiv^nt .^Uifi. t'eft 
une manière de petit dtap qu'on met dans le iii lous les fem- 
mes en couclir ou fous les pcilonncsnialadcs.dcpeur qii'cl. 
lei ne gâtent les matelas. ( Une alailcùlaïuhe , unealaife 

rale,une«lailcneu>'e,uneviciUc alaile,une aMfeiînc. inct- 

lir unealaili; Changer d'altile, fane une alailc ,ouiJci une 

aliife. Blancl.il unealaife ) 
Al AiTEr. I" fionon «z '.'«'f Ce mot vifntdiiljtin /.7/<'». Il 

le ilKdcifemelle»arc^arddclcuispeti;,8clJoUitc<.tiirriK/» 1 



A L B. 

fin /4ir fon petit , oufespetls. (oiloaveatinide folnd'ala!- 
ter l'es pcus <>u'elle oublie à le nnuriic 5..'./. 4. la Brcbrs 
a'aitc Ion agneau 7 ou 3 femaincs . î; qjc'quefois plus fcloo 
qu'on le lui veut bi/Tei Lcu:otoi.e iMilapten^. cie quialaia 

le petit hacCUS. ^ptnrechi'c'il..i'jti:i.fMlt'z.,d:JirîariffZ9.) 

Al AUBic ,/"./». C'ert un VallFeau p3'ir .i;îli:et. Toit Roialra- 
cmcïGiéquesdéiivele mot d'Alambic du drec . StCovaim- 
viasle fan venir de l'Arabe. V-ncz Ion di.1 o-.aaire fur le 
vno: Ktémà.quf ( Ondituo bel alambic . u» alambic fort 
beau, un boniiamùic. Faire pall'ci pat l'alumoïc Cclaapaf. 
ftpacral-mbic ) 
^ ^Ijmiiifuir.vjt. Au propre i! n'cft plusutl:é,& en ^a place, 00 
dit jiftilcr, fiire palier pir l'alambic. ( E'!eala.'n'':qilo:; de 
l'eau de eue pour ion vifage liv.rce fti tifi pj^r m Uo 
diroitaptcfeut.elle f.ifoit diftilerda l'eau de eue pour fc 
_fardet.} 
f'AttrntijHer.v,A, Ilfed'.t despetfonnesJe fijnifie lesépui- 
fer, en lîùaixhdhnre, mais en ce feus il ne le i:ouve guère 
rue dans nos viei:x Auteurs. ( Ces excir-queurs loot fo.ti 
bUmcr d'aller a r.li ilambiqucr & itrei loure la fu'.iitancc de 
CCS l>auvrcsdiabicliès B'anltme Damt' w^lirru Tumi l J 
* Alt'tiiiijKir. va. Aufiguicil lignifie aufli rioiibicr l'el'piit de 
quelcun.legc'ner. Se en ce fens il a couisdansleflile 1 as Se 
dans le comique. (La !'0'.:lic a un peuaUmbiquc l'efprit de 
T. d. L. carfouvcnt il nelcaitni ce qu'il dit, ni ce qu'il fait^ 
 ' H'aUnkiijuer, v. r. Ce mot plis tccipr' quement ne fe dil 
qu'au figure Se u'a couis que dans le ftile bas & comi.^ue. 
U m^ulmmirtq 4r. le /n'alam'>r:jnjti^j* mefrtu j/d/r,^i^ai/, c'cft s'e- 
puifetl'cfpt:taforcederellexions,s'cir.batai]er l'cfprii. (Il 
pien.i plaitit à s'alambiquet l'efprit de mille chimcics. Scm, 
Kni.T.i.) 
Alant iR cM^.Vndr.r. 4. Prononcez <.'<fnri C'eft tendre plus- 
lent, c'cftrendte moins ardent , moins vif. ( Alantu lccui»> 
rage >alantit l'ardeur du foldat. Ondiioit plutôt mUma U 
OHm^t.fcralantir l'ardeur du Ibidat ) 
AlARGuER.t.n. Teimcii'.M". ScmcttreaularjeiS'cloirneide 
lacoicioude quelque Vaiil'cau. (Lenav.ic aiant ic^u pla- 
lieurscanonades futconiiaint d'alarguer de 1 ennemi pour 
fe radouber. Out. htmmt d'tpit.) 
AlALUty'/. Toxin , ceitainfcn dedochequiobligeun viltge 
ou une ville àc< une aux armes. Ccitain Ion de tionijetie, 
certain batemcnt de tambour qui excite le foldat à piendte 
les armes. Sonner lalaimc. Batiel alarme. 
* A/jr-nt. f.f. Au figure il lignifie epouvante.ctainte, trouble. 
(Donner 1 alarme a queicun.piendrc l'alarme, jertet l'alarme 
pai tout le camp. Ai', fr/? Voit tinir l'es alatmes. Tenu ta 
pudeur en alaimct Mol in. Eitecnalaime. Ai! Lac J 
Alirmrr.i'.M. Donner l'alarme a quelque lieu, ou a quelque 
peifonne, l'épouvantet, letter dansla crainte. Faiiepiendre 
l'épouvante ( Alarmei une ville .alatmet le camp, alanuex 
l'armée .AW. Fr«»i»n, >'i<« i^i". ) 
*AU'mir.v.t. Ce mot aj figure fe dit des fens, de ta raifon, 
de l'amuur, de l'aminé. .. & veut due jcticr dans l'cpouvaa- 
le. 

Il trouble inaiailon.alaimen-a rendrelTe. 
LAfiit-t, i:i^iti Une fi facheuh: nouvelle 
Alarma fun amour v.^. '^man. T.z-) 
S*t<rmer. v.r. t< m'.tlArvie ^e m'Mixrmat ,lt me fiiti dùirmf. C*eft 
s'épouvanter, c'cft prendre I alarme. ( La ville s'aI<imaaU 
veucdcs troupes ^'eft '.>ien ladequoi i.mt s'alumer. MW. 
FtKr. Elle s'cft alarmée de >.e '.^eé>3cle afirux. ] 
ALArtKst,/r.<. cell un ai i (leau io"iouiietd ,!prop(ei 
compofet quclr,iiel ofquet. [ Un belalaicine. Cet alateine 
citbcau. Unagictbletlaicroe. J 

A L B. 

A I *^^nt,^!^^JIr^. fm On l'cciit. de t'une, ou de l':ui te ft^ca: 
nuislalctiie Vdaasalbillie ne ic pr>..ncr.cc ,'Oint [ AlbAuc 
vu m du Grec C ciiiiu: foiicdemaii.replu] bl<nc,|lu< lui- 
fant & m' insdMi|Uc icmaibre oïd^naiie ÎDubc!albàti<,de 
lalbiurtt>.(in l'e l'aibatie f'Tt '.eau ) 

t' A/'<i.'»,»»<*",i"./. "•- Mit fOciiiMic &un peu vieuxin 
figure.poui due. la btuichcai du tcwt ou de la cliaii de quel- 
que belle. 

lOuiiteslisSclciiufct 

Faifoient 



A L C. 

Faifoient fur chroue iouë un nn.'!ange parfait 
Ûc cmabie, d ali'àtre.&delaag&Utlait. 
'R^m'uiUf idtU prermtre. 
Ofein, cour qiii jemeuJS;Un que& digne autel. 
Double oi'jiii anime p;irun liiv.nalbitie. 
Dont un ami;r.t eft idoiiiie. 7(-'»/<iV, id{!c, 4.] 
AUiEHSE./"/. C'clt une l'orte de pcciic laune & ferme. [Bfnne 
;ilberge,petitealbc!ge,groirealberge-Lesalbe:ges de ;'iovê- 
c^lbiitd'excellirittsaibergfs. Ouvrir une alberge, caUc; le 
noiaud'une aibeige,lapelurcde l'alberge n'eftpas iniuiaile. 
Ti-iet unealbergc. On fait de très bonnes raaimeladesa'al- 
btiges ifc les albcrges d'Italie valent incomparableitient plus 
qu'.- toutes celles Je Provence qui i'cmponem iur touies les 
alberges de France. Oniiomaie A/^frgi(rj l'atlie tjuipoue 
les albeiges. 
^'bert, /?». Mot propre dhoimie, qui vient du Latin A^ 
liertiis. [ Deux Empereurs d'Ale;ragne ont porte le nom d' Al 
beit. On futnomina Albert premier, Albert le borgne & le 
vidoticu.'c.Oni'airaUîna en 1308. & fon corps fut porté â Spire 
ou il eft enterré .Albert d'Autriche.fecond Junotn.regnoit en 
I4;y.3c en iîx moisil eut trois couronnes, celle de Hong.ie, 
de Boheiue, & de l'Eingire. De Pr.-.dcMli'irc (CAUmamn i.j/ar. 
Cl) 
ArBoRKOz,4»rn<py>. Quelques uns difent bornofe , mais mal: 
On dit A/iorno^. Il vient de l'Erpajnol,& eft mal'tulin,c'eft 
une forte de manteau à capuce, qui el^ fait de poilsde chè- 
vre & tout duae picce, duquel te lervent les Maures, les 
Turcs, & les Chevaliers de Maltejors qu'ils vont au camp, ?c 
que le temseli mauvais. (Un bon Albornoz, un méchant 
albotnoz. Metue l'on albornoz. Se couvrir de fon alboi- 
suz. ) 

A L C. 

Ai.cMl,tii -tUtaH. Tr»- Terme AeChimie. C'eftune forte de fel 

fim.'le.^ Alcali limple. Alcali volatil. L'Alcali eft toujours 
cnoips. Le fel alcali lixe nss'éieve jamais par l'aflion du 
feu: mais l'alcali volatil s'clcvc a la moindre chaleur du feu 
& fe tue pi incipalcmem des animaux. L'alcali eft extrême ■ 
mcntpoieux. "voi l'entrent': /irlUcU* ù- ialcuti. 
Alc H I M 'E././. Pron^mci». Aurait, .'lot compofé d'A'^if, ^ 
de Grec . qui figuiAc la Chimi: la plus ftiblime comme celle 
qui enfcignelt tranfmuta:ion des métaux. ( L'Alchimie ell 
belle Se curie'-fe. Apiend-e l'alchimie, étudier l'alchimie. 
Savoir i'alch;inie. •^■oi l'EwtrtcoHu de chimie.) 
Ahhumjle. f.m. Prononcez Al/{tmilîe. :t lirefon oiiginede 
r.Aiabe & du Grec 6c veut dire celui qui fçait latranfmu- 
tatiiin des métaux C Un alclnm:ftefimeux,c£lébie, l'avant. 
C'cftun alchimilicqiii p.ii les illufious de fon art, entretient 
les elpcrances ttompcufes d'un curieux. St. Evrexmt ,dif- 
C9u-i d< UCoMtdie A'iC^h'f' 489 J 
ALCioN.yTw. Ilvient duGrec C'eft un oifeau de mer lequel 
fait fcin nid parmi les rofe-ux. Ualecoips ce couleur roulié, 
& enfumée, le bec trauchani , avec les jambes & les picz 
cenaiez. ï'I. /. 4. ( On d.t que la met eft toujours calme 
lors que l'alcion y fait loi. nid. r-on-T^çyal, !«imtj O eques. On 
VGioit quantité de hiions i d aidons qui avoient failleuts 
lilds. ^ùl.Lucl .z h'Jhi-fi/eritA^'fr. J 
ALC .) '. isER, V. a. : ernie de ../ii^si; C'eft rubtilifer , 5c pulve- 
li'.ei qucl.jue u:ixte julqu àceqnc la^oudre en foit impal 
pable. ,' Alcciilcr un mi.-:e ) 
AicoR. -v.f m. ii détend de l'Arabe, fc^gnl-'ie un recueil de 
la Loi de iJahouiet( r.^icoraaeftdiviic en plulîeui5Uvies,& 
cisiqueli.te enpluiieurôch;pitrcs- L Alcoian eft écrit e.i 
Aiabe £i tuduic en Latin occ. ^(aiiomet y a pour but de 
combairc la Div;uite de Jefus Chrift i!c la vérité de fon 
Evangile.) 1 

Alc-ove ileft;a.&./ mais le plus fouvent féminin. Ilvient  
del Efiiagnc'l ^-./foi.i. C'elt i'c&dioitde la chambre , dans 
lequel icl;t eft pi ce. ( Uue jolie akovc, une belle alcôve. 
Uiicciiaimantc siLOve, une akove Lieu dorée, une agréable 
alco/eOiiditaiuli iip. bel alcùvc, ungiaud alcove. 
Pasunplu-hirdirncnt 

Ne donne dans le fort deial-.iivn d(.re^,  

BtiiflixUt dtUniitt i. jurt.  



A L E. '^^ 

Dans Icreduitobfcur d'une Wroiin»^!i»«« 
S'eleveunlit de plume .i grans trais amalTée. 
Dep. Lur. L'.At.t, I. 

Un homme n'eft point hcu.eui, s'il a la goure dans unenfs» 
gnilîque alcove. 0^1. t.,:ui:a,i.ilrir> . as.j 

A L E. 

AIE. MotAnglois. Voiez ai/.'. 

t .^lE cHEMSxr,/";» -Motunpeu vieux pour dire arrais , apas, 
en Lac nliL-ceii.t. ( Réfirtc. aux alechexens de la volup- 
té, .^r,/. Luc. Lesalrciieniens des voluj/icz n'ont pas ete fî 
grans,tandis quenotte Empacues'ettpas étcnduaudelàde 
l'Italie ^lit.r.tc. ) 

 -■lUcher.v.i. A!ot qui vieillit fort & qu'on ne peutempJofee 
que dans le fti'eplaifant c'eft atirert;ou-c.Tient,c'eftgagnet 
pa.-lemoien dupiaifir. ( L3 volupté ou le gain alèche les 
D.imes. lien a peu quinefelaiffent alcch.cr i une bouife 
pleine de loiiis, Se il y en a peu aulfi qui ne fe iaiircnt .il»'- 
chet aux plaiiiii, aux dcuccuis, au.'C charmes, aux galanteries 
& aux' magnifiques repas ) 

 ,Alér hi.,iU'^ hîe. ad. Ce mot vieiuduL.itin i<Wiî?«', II eft un pea 
vieux 5c ne tiouvebicn fa place .]ue dans le comique, le lim. 
pie Scie plaifant.i! lignifie ailrc, je gagné agréablement. 

Msitre corbeau fur un arbre perché 
Tenoit en fon bec »n froiiia;e, 
Msife Renard par l'odcui .i/t. v/ 
Lui tinta peu p;es ce langage. 
Laftn:. Fuii. l, 1, f.ib. 2. 

AiéB,ff. En Latin l'io, C'eft la peine qu'on prend , ou qu'on 
aprife d'alcr ou d'avoir ctu". le mot d'..lee en ce fens a un 
uUge fort borne , Se mêmes il ne f; dit jiiéie fans ctreacom- 
pagn.; du .iior ICI.;.'. ( Leu. salées , 5c leurs venues lontici 
fréquentes. l'ctU l'ieu det afé^i , & da vn.ttei , façon de pa.Ier 
proverbiale, pour dire voila bien des pas & delà peine qu'on 
aptisd'aler 5e de venir. Eniiii ajjics phifieuis alecs & plu- 
fleurs veni-.es, nous en fommes venus a bout. ^tUnaur, Lu. 
cien, .. C'eft .1 dire après avùij bien couru. 8t nous être bien' 
fatiguez, nous a ;onsreiiflî. ! * il lu: a donné l'sllce, (Taller,; 
Sileveiiir ; ran . re di proueriie pour dire, il luiadonnéun 
foufit t fur l'une & fur l'eut rejoue. Tien, fat, voila l'alecS: le 
venir. it.i..îor7j. C'eft a dire levoila, fotqae tu es,fouflet5 
fur les deu:< jolies. 
.^itie.f.f. l'alfige pour entrer dans un corps de tojls. ( Une alc'e 
bien clsiie, bieiir:erie,b;c4i jolie. Aleeuo peuobfcure. En- 
trer d^nsl alce l'jllct p.t l'aiée. Sortir de l'alec, bajiet l'a- 
lee. j 
K!ée.f.f 11 fe dit parlant de jaiJlndcp!ni;arce. C'eft iincforte 
de chemin ia;ge,be.'iu, uni, 5c bordé oid;iiaiicn!fni dcboiiis 
& d'at: ;es , d ni> lequel on fe p-orue-tie ( Une lellc alée. 
Uneagiïable. une chai in.inteil.'e. Une giaude, une vjfte 
alée Une alee couverte, une alee dérorvcrte Border une 
a!ce.b,eri t.ret une alce, -atelet ,r-.'j-aifer uncalccbane une 
alée. Vr,.-ii':'iA "tr.'ed- t,'j.t. C'efi a di;e , fi longue que la vue 
napeutaler lufqu'anbout. C'cl: un plaid, que deléprcme- 
neidans les aléci de Ven'a ll.-s , de Chaniilli & de Liin, 
court. 
Alér.f.f. Cemùten pa lant deja'd.'n o;diji.ire, fiijnifiernfeo- 
tier, ou un petit ..:-.cuain ! i:r,c d;; ou 4 ii-.z au mil eu i'un 
jitdin. (U .e jolicil.ee iai.cuncaK'e,unii une alée, rabo- 
ter une jl;e. ) 
Alegatio.-*,;"/- P ùn■>nccz'!^r«K1,,■?^ même écrivez, fi vous 
voulez .'.lleg.Ttlo:i,pjrce qj il vient du latin .A/.'-^.t/jo. cita- 
cion de qu .Iqu; paff .ge d' '.aieur. l'ad'age qa'ou îlejue 
dequclque ■uteur. ( Une alegation utile ■ i)ei.eir4iie,cojUi- 
derable, importante, lavante, doéle, l>elle, ingeuieiirc , dife- 
rente, diverle, fote, i npoituiic,cniiuif.;le , lidicuic C'«s 
apophtegincs font aiUcuis ; mais feukmcnt par alcgation» 
Afdancoté' tzj>-j^'yri^'7itiini2 piige 4S6. Ce traité ne fe peut tra- 
duire à caule des diveiiés alegations qui font renfermées dâs 
la propriété des mo s Grecs. kifUï-'itu-t l.uutn^T.  ':dtui^9 
po^e zy.^. Pauquct four.'iiflbit aCcftarioutes les aicgiticjis 
doiullavoi; beloiu. Cii^r, rei-lt^^e a Cof:.:r ::iprimec m Lndtn 

f 3 



46 



A LE. 



/"IT' Je ne rois point ce que vous pri-tendez prouver par 
voue allégation de St.Paul Arnaud frf^uentt ctmmH'iion.t.f ur- 
ne. C. z. ) 
ALEOË K ,v.it. En Latin allrvu'e. C'eft foulager vn Vaiflcau en 
diminuant le poids de fa charge. ( On alcgcalevaiffeau de 
huit canons , £c de tous Tes agitz. l'ouï alcgei le VailTeau qui 
aloit cchouci on jctta en mer plufieuis canons Dtr roches, St. 

^eOT^ei^ Dicllo/wairet de Marine. ] 

'siéger, -j.a. Au figure, il rcut di[e,adoacir, foulager. Apor- 
tcr quelque foiilagcment aux maux qu'on foufre. Diminuer 
le nu!, rendre la douleur plus aifec a fuporter. (Ils promet- 
tent daicge. ma peine. Tit.îfoef. Son retour alcgcoit les 
plus vives douleurs. l{acan, Ber^enei.) 

AÙ^er , -.j. a. Il (e dit fur mer. C'cll foulevet 8c poufler en 
avant. (' Aicgerunechofe, aleger latourne-vire. C'cft,àdire 
taire fei vu cette gtoffe corde qu'on apelle tourne-vire ) 

AUgf, V.*. C ell faire fcrvir quelque coidage, c'elladire, en 
langage marin, faire parer quelque maneuvte. ( Il faut vite 
a'.égci CCS mancuvrcs. Denschei, terme Je mer.) 

A'c%et:r , V. <i. Terme de nnncge. C'eftrcndrc un cheval plus 
liget du devant que du dcrtiete. ( Vôtre cheval eft trop pe- 
fantdcs épaules &il le faut ,ilégciird;i devant ) 

^ KUgemiM.f>m. C« mot dms l'ufaje ordinaire commence à 
vieillir , & en la place on dit HuUgement. 

( Mon amcauro.t trouve dans le bien de te voir 
L'unique i/.-^.-OT»nf qu'elle eût pu ieccoit. 

Peur notre alt^e.iient 
Un fjvoralde triitcmcnt 
C.ian^e nos épines en rofes. 
MMevi!l< , l-C'-fei. ] 
+ Athencf, oaaSé^encr. //. l'rononcez tligrnee. Il commence 
àvieillir.Sc lignifie fuU^e-tent. ( Une vraie, une véritable 
aligencc.unelcpcie, une foib'c alcgcncc. 

rofrc à les d'.pi.Tiliis cette foiblc aléience 
Et lui dis que je cours achever l'a vangeance. 
Car. P97)tfée a. i.'"l. ) 
A'f-coiiiE,/"/. Il vient Ji:Gr:c. Jceftnn terme de Rctotiqnc. 
C'cft une figure par laquelle exprimant une cliole, on en 
fait a.lroitenient entendre une autre ( Une bcllc& ingé- 
nie'jfc alci'.orie. L'aléjorie doit étie cont.nu^e avecefprit, 
expli luer unealc^orie. Taire une alegorie Se Icivir d'alc- 
goric J 
AI-g"''J"' . "''/■ ^' vient du Grec 8c veut dire qui renferme 
uneaU'gorie, quia quelque cliofc qui tient de l'àlc^oie. 
f Expliquer avecefpiir le Icn» alci',o:ique des paliages de 
l'Ectituie Sainte, Saci, S:tii/î<r U tntJuétiin dei Irjvfl-j 
dtSuftrt"^.) 
AUt"'!^»"""' > "''"''• D'une façon q'.ii tient de l'.iW'jorie, d u 
ne manière alcgorique. C Feu Monfieur de S.-i.i a traduit 
alé'oriqueitcnt plulicuis paffages de l'T.cr.-.ur: , Se il en a 
enfuiie expliqué iresdofteuicnt Se ues-polunent le fens 
alégorique. ) 
Aliftiifer, V. d. Il dérive du Grec, & veut' dire expliquer fe 

Ion le fens alégorique. ;' Alégorifer le Vieux Teftan-.ent ) 
A'.tt'""e y Cm. 11 dcccndduGtec C'eft celui qui iirclclcns 
alégorique des pallagc-i de l'Ecriture, ou de quelque autre 
ouvr.i.je. ( Otigcne pafle pour un fameux alfgor lie. On 
gcaeclluu cilcbre, un lavant, un docle alegoiirtc.) 
AIEOF.I: , Voi aU'grt. 
Aie f rement . Voi t'uipimtnt, 
Alif^'fe, Voi Ahifreft. 

AlccATEUR, f- "•• Celui qui aligue, 'qui cite. ( C'cft un 
perpétuel aU-gatcur. C ell un ennuieux , un fâcheux slé- 
gateut. ) 
A'eguer ,v.<i. 11 vient du Latin nff/'f.irf, Mijnific citer , anorter 
une C'iole pour preuve, i je lu s alTuic qu'il n'ii^ii point .le 
bonne foi, '< qu il fjlfilicles p-ilTai^cs qu'il alcgue fi</. entre, 
tim zi Vous vous conientez de nommer l'eauconp de l'eres, 
fans altgucr aucune de leurs patules. Arwud , freijun.ti 
ctmm.z.f art.cz. Séneque alcgue de tresagtcaMes chofrs. 
St. Eii'frtont,>*^ement fm Senetfui ^ I fmey Pourquoi aleguer 
des marques de la valeur des uns ft des autres. A*/. Luc. 
T. z.pi'ifîte. Je parlerai d'une manière nouvelle fans aie- 
oiier Homère m Licophton. B.tl.ei'ii-.ien )•>,) 
AUIUIA, ou oS.lm*, f. m. Tcimc dE^life. LC mol A'*>il:u» 



A LE. 

vient d< l'Hébreu , li eft indéclinable. Il Cgnifie LeUtt, /> 
iS>i^nMi', ou Sauvez moi Seigneur, y oïiz te DiUieniuure Eicle- 
fiajli:juede lejn BeTKari , San. [On dit, un bel alcluia. Chan- 
ter un aicluia. J 
AliutiSD, f.m. Langage Alemand. ('Parler Alemand. V»u 
n'y nteiidet. ijiie le hant .Alemand, Ceft i dire, que voui 
n'y entendez lien C'efl de rKlemi-.d fur vam , C'eil a dire, 
vous n'y comprenez tien Vam me frenet. fur «i Alemand. 
C'cda dite, pour un hom ne Hncere , de bonne-foi qui 
croit ce qu'on lui dit. 
A t ENCONTRE. Prépoûtion qai régit le génitif , Je qui n'eft 
plus d'u'a^equc dansdesa:lesd:Jullice, ou d'Eglife bile 
lignifie ' :.!re,ie. 1 on s'en fett a;n'.i. S'tli ne vitniunt a r«v«. 
Utitn, onfiricedera al'tncintrt d'eux par cenfurei Efclt/îjjinjnet. 
lit 9;tt teurrecfunàl'enctntredelM. Mais ù l'on parle de cho- 
fesqui ne foient ni d'Eglife, ni de Palais , ou qui doivent 
ctre plus poliment écrites qu'a l'ordinaire . on fe fcrt de 
Cintre au heu d*^tencentre,ic l'oil dit* On a fecédéau Pamaj[t 
centre l'AirahiUift ù" mtfoTtiepe .Anielet ta llctijfau , acaufe de 
aueljuet en finaux Latins^ Ita'ieni , eu Lj^agnelt ^t'îta depeuiCef 
deteittetteurt ^aceiftnlei habttUnt d'un Françeu dur O" hêri da 
ntjdc, 
ALê!<E, oaaUfne.f.f. On écrit de l'une ou de l'autie façon-, 
m lis r< ne fe prononce point II vient de 1 Elpagnol .Aiefma. 
Ccll un petit inlirumenc dont le cordonnier , le l'av eiier & le 
bourelier fe fervent pour percer !e cuir qu ils mettent en 
belogne (L'alcne edcoinpolee d'un fer. d'une vit cle,&d un 
manche, llacpetiicalcne, une grande alcne,une moicone 
alcne, unegtolïealcne. Les cordonniers, les cofrcticrs, les 
fellieis, U-sfaveiiers Scies bouriclie.-s fc fervent d'alcnes :{c 
les bonnes alcncs fe font au Fo:i't, & a.i Languedoc.^ 
sAl'iiier , nUfnier , f. m. on écrit de l'une, ou de l'autre tâfon; 
mais r» ne fc prononce pomt C'eft cc.ji qui fair i.*< vend 
des a'.cncs;.Sc des éguilies. ( C'cft le meilleur alcnier de 
Paris ) 
Alenvir. v.a. Prononcez 4/j«i. C'cd diminuet la force de 
quelque choie qui cftniû. Afo blir ce qui a trop de feu êc 
de violence, f Ccrte lufe alentit la fougue du (oldat ) On 
croit qu'.>/c/irir vieillit, fc que ralentir daui cet ex emple feroit 
plusd ufage. 
t'^lcnttr , V n. U rn'alentii,e m'a!eiiiifr*ie. Um'alentit. le rru f^û 
4.'<>iii, |.- tn'aler.ttrai. C'ell n'jvoii plus tant d'ardeur ,n'-voit 
plus tant de feu ni de violence, i'.!/»»'!' vieilit, Se fi r^ileatir 
ell plus uliié. ( L'ardeur des foldis commence un peu à s'a. 
len.ir, ou pluiôtà feralcnrir.j 
AvE.sTouR (Je raotcû jii'»rùf , ilfi.;nific aax environs, &il 
n citbicncn ul'agcque lois qu'd ell conûdeicdc cette fu. 
te la. 

(Ticux flambeaux incompaiabies 
Plu'. balli.'is que le 6'olcil 
Par i:n cclat fans pareil 
Et des triions favorable! 
Rendent les lieux i^A^erJeur 
Pleins de lumière 2c d'aoïout. 
Vnt.f.ipn. 
Tous lej chams A'atcittur ne font que ciméliérn 
Mil:e fouiccs ,!e fan|; y font mille iivieies. 
Ha'.ert , rrw.'f dt la mort. 
L'autic on les Satires rialnoient parla crinière T. L. ja 
rainafle, où cetanisialil grandes o;.'i Vs fut condamne 
d'être fjiietté liut altn.tnr, ^oat avoir aû.irinc le public d« 
fes ouvtagci } — 

l- ^<'ir<v> . Ce r.>ci cil atiffi une prepoGtion qui rjgltlc gé- 
nitif, {t lignifie .««rinr. ta ccfcas il^eiUit, &; en fa pU> 
ceondit.îii'i»'' 

( Ses f.'s*.'«trejrAl3t;ble 
Font une coaronnc agréable. 
ijed. ^*e 1. partie* 
Ptadon amisaaiouiuD Iïmc contre août 
£t i.hez Icchjpelict au cc^inJe roue place 
Ar<Tr»rd'un Cafioi j'en ai veu lapida c. 
r»/'. .'>!T».-, 

AtïNVI, adv. Voi r.r.X',''c!lre E, 

Attii, Ce verbe eft ncutie pa.'iî'^Sctefeul iircgulier delipre. 
ir.creconjugaifon. Il fed.tdalicu oill'on ell ."celui ou.'.-n 
n'cit point, le ou l'on va. uiiàuiâcmaichct, faùclccbenun 

de 



AL E. 

^equelq;;elicu. It vci, , ou jf ->.«. Ce dernier n'eft pas G 

léjiiiiiïr , ni fi ufiic que l'autre. Du lefte on dit , iif-M ,tlvji. 
îi.xi ^'.c i, "voin tiLX. itfzo-:t. ra!oiij itotci ttiiu.is. l'aUii,iu ti/.ti^ 
thiU. S^'M<t!^mii ^z-9né ùJàtet , ili alirerit . )ff^!. ( Bien des 
gens rcfcivcnt de ce mot pour dire ('allai, mais mal, on le 
doit laiflér au peuple) Le préieiit compofé du verbe a!er 
c'eft 'aii:é, ]cfuii aie. Le plus que parlait, i. )t:malc. Lez. 
j>/i(j 4'/, le3./4i'tf:i^rî, le4 ]'em ité. Le futur , '.rAu Lim- 
péraiif, T/i, iju'iîiXiUe , a!oni ,nUz., qutli aiLent. Le fubjonctif 
prif-Dl, c'eft ^rtff ']' Aille t ^ue lu aiUes. tju^iU aillent. ln:parfait 
premier, l'irtu , imparfait i. j'J'jîp. i. pi^titit du hib|On- 
(Xii ^iie]c founh. z.fiLUt.i]nt')'.ùecti. i. plus que parfait. /« 
ferittalt. z plus que parfait /t /<"//<■ <i/f'. 5 plr.s que parfait. 
l'aurùK ité. 4. plus que parfait. l'eiiffi etc. Futur i du ;ub- 
]onâi(. h ft rai 1! lé. Futuri. l'aurai été. Infin.ûf atir. Parfait 
. être aie. ;. parfait avoir été. Gérondif, alant ^t'ant /t.V. ( Je 
vais oîr mon deftiii m'apelle. Or/j, Pom. J'alai hier à Ver- 
failles &jion point je fushierà Verfaille. Ondiroitbien je 
fui h:tr aVci faille , pour dire, je demeutai hier à Veilaillc; 
mais alors le l'ens ilu mot efui eft changé , fi dans ce fens 
pcilbnnen'en contefte l'uia^c. J'ai été promener au|our- 
dhui. Une feo'.ine fortant dechez cllepourallei ala Mclfe, 
dira fort bien, fi l'on me vient demander , qu'on dife que je 
Jinultr àlaMcflé ) Elle parlera bien delà forte, parce qu'elle 
eu à la Mcflc en ctfet en ce tcms-li, mais quand elle en cil: 
de retour elle doir dire, j'at e'teala MtJ/'r, S< non point je 
fuisalée à laMelic. Men.rtmanjues T.i. i'eto:s ah a la pro- 
menade lors qu'ileft venu ce matin chez moi. Des que je 
fut hier aie voir Madame N.il vint au logis. l'avoii dé]a été au 
Louvre .i feptheui es aumatin. Au(Ti-tôtque)<i*.''/«r«'f un 
moment au râlais , je m'en revins d.ez moL la oirtucrou 
que le Ciel te favoiifera le plus. ^ul.Luc Qu' aille où Ion 
étoile l'apcUe, ^il.Luc. 11 faut ^a'/Z-i-'^faqueiir delà gloae 
àrarnue. S'il étoit plus jeune ^ il <V«»voiager. Il faudrait 
gu'Staiit par (es bel.es aftions mériter l'cltimc defonPiincc. 
ïifjut j:<'i/,'''«'f devant. U dit qu'il taut nétellairemen fi.'j/ 
«..• <>é en Italie puis qu'd parle il bien Italien. Sans mon in 
dilpolîtion, Jefitm <i/« .i l'aimec, ou j je fufle l'e à l'armée- 
laircii i:i en voyage , ou]'it:£} tu en volage fans la mort 
de mon frère. . Mes afaires iront mal qaâdi'/^r<i/n/f alagui r- 
le Qinndt'iuraiire àRome,Jen'en deviendiai niplusfa.nt 
niplui honDételionimc. Sans jie:r ert ala guerre, j'ai ve:li 
une bonnep.iitiederaenIi-.ng. r.al.'nrrctitnz l'ans t'rf aletu 
voilée i' coimoîi le inoncie. Ondrt, aler 'apié,àcheval,cn 
chaiicjenliticre, en carolfe. Aler parle coche, pat le mclla- 
gcf. AJer par terre , alcr par eati. ) 

^h'au ievift , Cctrc façon de parler veut le génitif & mar- 
que du jefpect. 6c delà dere.cnce. (Tourelavile ala au de- 
vant éix Prince- TouilesEou.-geoisaléreut en armes au de- 
vant du Gouvcrneui do la place. ) 

^4U,t la tentontre. îjçon de païkr qui régit le génitif, qui n-i 
inarqus:ucunedeierence,è>;mémequi vieillit un peu (Il 
acte a la rencontre de fon e;-nemi. il femtle qu'on dlroit 
mieuï. !l a eiétvtc baillée droit à Ion ennemi- On dit aullî 
on a été à fa rencontre , ou plutôt on a été droit à lui) 

t fjer. Ce verbe acc.iiiiagné d un jCiOndifn tl^ prefquf plus 
cnufage, loicqu'rlmaïque un niouverEentvirible,ou njn- 
[ 11 xMi'im^tT r.ant mile chimères. Cerie façon de p^iIer *c 
autres femtlaWcsqui nedefignent aurun mouvement vill- 
b!e,lout tout a fait bannies de iaprofe Scde la Poclie , & o.i 
oe-l«i t!Ou e que dans les rimes de l'incomparable T. L. 
^isls alcr ciantavjc un gérondif, Se marquant quelque mou- 
vement iéciliMe.felbufic unpeudavantjge. 11 les.i/orrci-'/l 
fittt comme des troupeaux de moutons, l'an. Qiim. Elles 
ir/jii'/ÙTj/.'^cdar.çant. Afl.Ltic On diroir cefemble m fiiv, 
illcsc ijlioit comme des rroupefux de moutons, elles dm- 
ceut Veuillent comme des jeunes moutcns.] 

Aie: Ce 1 C'be Hgnitiant inarcher.veut le verbe qu'ilrégit a 1 in- 
îiuitif lars pauicule. 

[Un clerc pour quinze fous far.scraindre le hola, 
Peutaler au paitcrre ataquer Att'la Di[> Sj'. 9. 

Mtr. Ce verbe figniiiant maiclicr, ert quelquefois artif ; mais 
ce n'eft Qu'en de certaines manière s d-; parler. ( 1,'inealûrt 
fon pas doucement. Port-t>iat. riuilrc.ri.fai. 15. Il va dou- 
cement fon train. AlU I i- Tomez. ) 

Aler. Ce moi cft ibuvenr figuré & pris dans un fens reuire. Il 
%nifii: mener, ccmiuiis , iJi ysm m d.tif le nom qu'U légit. 



A L E. 47 

[CetAemiavaaucamp. Ail. ar. Cecheminvià IaTile,vaau. 
châteju. J 

'Al'r.v ». Avoirpour but, tendre, aboutir. LeveiW «/<'r,d.-!ns 
l'un ou l'autre de ces fens, régit leditir,quind i! c^ l'uivi d un 
nom, & l'infinitif avec laparticu'c ilo s qu'il eiî fuind'un 
verbe qu il gouverne. (Je n'ai lien q'ri ■<tlle a vous. MU. 
Piuc II vouloir .i/fr i la gljire parle chc;nin delavertu. 
A<-'- fcct. Nous vous demandons que vous ne preniez point 
dccon''eiîs qui ailltm a votre perte. AW- Tac. l.i.C.i. Son 
avis <!.'cir <i fuir. A4'. Ar. /. j. Cclav« a le rendre heureux. 
Teificr Zlùge Jii hommci fav.itii. T. t. il pirut que le ir inten- 
tion a/tiV à favorifer la retrait: de 1 infanterie. Sar.fr^eJe 
Dunk^rt^-.if, ) ^ 

' Aler.v. n. Se comporter.fegou'.-erner, s'y prendre d'une cer- 
taine manière. 

et il ce donc là médire, ou parler franchement 
Non, non, la mcdilànce^ va plus doucement. 
Dcp. fat. 9. J 

' A'e'.v.n. Ce mot joint au verbe /î laijfer fignihe emporter. 
Abandonner. ( Us lé font lailîéz alcr à des plaiilrs défendus. 
Ai/. Li:c.T.z.am<iurt. Se Uillbr alerà h rendrelfe defes fen- 
timens. Ils'cftlaiiréaleraux choies quileflatoient. Si.Evrt.. 
mu t œuvres miltei T. t. 6- J ) 

^Icr. V. n. Ce mot à l'impératif , (lénifie quelquefois , ne fe 
mette point en peine, être eniepos. ( -'.iez,jeveu!cm'ein- 
ploier pour vous. Met. ^cafin. a.i.f. 3. ) 

'^Aler.v.,,. b'opofer. Keiiftet. (N'allez point contre deux ver- 
tus qii vous font fi naturelles, l'ui./ff.iy. N'allez point con- 
tre votre devoir. .,ji.'. Luc. N'allez pas contre votre foi. 
^.01. Tac. ) 

' ^Icr. V. n. s'étendre loin , fe porter loin. ( Je n'euflè jamais 
cru que le liLve 8c ia vanité duflent aler jufques-là. Boiteaa, 
avis a 2^is:tfge.) 

'.yilrr.v.n. Avancer. ( Les hommes font capables d'a'er afler 
lo'n dans les fiences.Nic»/;, r^ii; ite MoraleT.s.j 

'w-4A-r.7-.il. P.eiillîr bien, ou mal. (■' tout aloit bien dececôté- 
li. ilil."Ret.l 4. C. z. -Qu'on ait foin que tout aille comme- 
il fnUt. Mot. Lep.aialîtequicroit que tout va bien, Scquil 
ne fauroitinieKi .l;r,boit, mange icfe réjouit. AuLLucT.z. 

fiar^ftt.^ 

' AUi. V. >i. S'agir. Le .mot aler , dans ce fens , régit le nom qui 
lefuit.-.ugénitif,& ie verbe qu il gouverne a 1 infinitif avec 
lapart'c:'.; .A.- ('I yva devotre rcput;tion. Van. ^■.m. Il y 
alort de la gloi'c. aH. M irmol. T. t II y 'Ti autant .l'e ton hon- 
neur que r'i: fïcn i< le lailTer dans cette erretit. AlrL^-^Uimiiut 

' Ai--'-. I ». Il ilgniÊejqui ued bien, qui eft bien-féant , qui a 
bondir- ,ier en ce fens, feditordinairemcnrdcspetfonnes. 
^ler dinscefens.regitlenomau datif (Une fontange bleui: 
lui va bien Lajupe rouge lui aloirtres-b en. ) 

* Aler.v. n. Ce mot lî^nifie couper Je fedir desrafoirs, des ci- 

fe-iux,dcs couteaux 6c d'autres pa. ."rVeschofes ( Vôtre rafoir, 
Monfieur ie b.ubicr, va fort mal, & vous m'c;.oii;hez. Ces 
ciOau-; vont ties-bicucc couteau va bien, & il nefauroit 
mteu-xaler. ] 
' .Mer. X.. II. Ce.mot veitt d;re,avoit ou n'avoir pas cou.-s, fe dé- 
biter, ou ne l'c débiter poin. , Se i! le dit du commerce, de U 
befognCjôc Jesmarchandifcs. ( Labefogn'; ne vap-is conj- 
me les autres snnecs. Le (orr.merce va mieux .lujorudhui 
qu'il n aloit aaircfois. La guerre f.-ir , juc rien ne va. ) 

* Aler.v. II. Oerneue , ou t. re& dans • e fens j/o-oft d'ordinaire 
avec ui e .r jjton ^ les e;:ti-vagans ne vont giiJre lo:a 
fans enntiïcr. .Vf». C'eft a dire, t:e font pas long teins fans 
doimer de I ennui.) 

* Alir.v.n.W feiiit en gidantdu corps,lcrsqiv'ile!l incûmodé. 

(.ilvapar l/ascefii dire, fon copsfedL'Lha'çede Tes excre- 
mcns par le condmr naturel. Ilvapar h.tui , C'erla dire , qu'il 
rejette par la bouche les choies qu'ila a- alécs. Aler ^mi hj,,/ 
é>-/'.irii!>,c'eûrejetter parla bouche ce qu'ona dcnsl'eftor 
inac, & vuidcr par le conduit d'cn-bas fes excrem;n s. ) 

'Aler. U s'emploie quelque fois fc ilcment par éjéja.nce. 
("Voiez oii lenfetois lielle "/«' croire cela Mu', sipor- 
giiciileuxli'jraire au grand nez, vous ki mettre dans fou Ui- 
étionnaire, vous étcspe.Jude réputation. ) 

Ci.'n vair iif.r. Façon de parler proverbiale Jes nrar. hansJe 
Paris, Ce q'4i fe dit de leur jaia , 01 de leur tialie. Bili; iigai- 



4S A L E. 

fie que le trafic ou le gain dont on parle n'eft pas bien i^^lc, 
& qiicur.:6: U yen a plu:>,tai:!ot moins. 

S'fm *t:er V. r. It m'enxjtit^ !ié l'en vat^it l'efi vaynem nokJ enMÏant, 
vaut l tut en al'X., il- l'en Vint, ff m'en mI»ii. fe m'en etlji ^Je m'en 
fuii a'e ru t'en e:aU, il t'en eji tté .t-oni Mm enfimmei alex, ^vim 
t3i«j*'iff<iW/;^,i.'ijVii/>.i."4Vt.,|ï»iViiir4/,c'eft quitter un lieu. 
C'cllprcnJ.c le chemin d'un a.itrc lieu, c'cft le trsnfpoiter 
en un lieu Fave le chemin d un certain endroit. ( Il fiut 
s'en aict voir Iltalie.parce que c'cft le Pais des beaun bàti- 
mcns & de 11 bellcpeinture ] 

S'dler, On fc ieicaulu de ce mot. fans qu'on l'acompagne de la 
particule '".(;! eft bon de s'aiîcr un peu proaienei après lou- 
per. II s'aloit tous les jourj baigner durant les giandcs 
chaleurs.) 

AiERtJS ,/">". Terme de 4.'</;ii. C'eft une petite aig'e qui 
n'anibec, nipieZj&quia éii apellce.alerion, pircequ'c'lc 
n'a rien d'entier que les ailes qu'on lui tai étendre dans les 
aimes, f L'aletion eft aflca commun dans les armoiries F:an- 
çoiles On jit.ilpoite de gueule.' a trois alcrions dot dl. 
5ur.ce hir.quet.ii. C'eft à dite, il porte de louge jtroispe 
tiies a gics.qui n'ont nibecni grifes. Codefroi de Bouillon 
poitcdor à 11 blinde de eueulcs chargée de tf.is alcrions 
d'argent; C'eft a dire, qu'il poire jaune .ivcc une bande rou- 
ge cillent trois p:titcsaigUs qui n'ont ni bec ni ricT. ) 

Al iiCTE adj Ce mot vient de l'Elp-ignol >:/f'r.i,& ne fauroit bien 
tiouvcr 11 p'.ace que dans le ftilefimpic enjeiic. Illignitie 
qu: eft vit, gai, difpos, évcille.Sc ton jous en l'air. 
( K eftx/t'ff & fringant coitvne un Baibe 
Soir Se matin, il fe joiic à fa baibe. Tetienxtaimi. ) 

S'i'ie ai. Ufi^nific jufiî qui cft éveille & atendf à tout de peur 
de lurprife, ou pour fes petis intérêts. ( Le libiaiic de Paris 
quicft le plus alerte, c'cft le Seigneur Baibin £l!s eft alerte 
autant qu'on le fauroit être ) 

Aler'r. Iliemb'e auQi être quelquefois ime manière (f<i/ti«ri*, 
& il n^uiâc d un air vif, éveille & atentif, qui montre qu'on 
prcd garde atout fil faut ctiea/nf» à la Cour 3< à la guerre.^ 

Jileiie. Ons'cnfettpoutav» titqu'o» fe tienne promptcmeat 
prit, ou fur fes gardes, f Aleite, l'^Baemiiproche. ) 

Etre lient Façon de parler prov4ibial«,quifigni6cctr« au gu»t, 
erre aux écoutes, ctie fiu in gaidas. (Totues les uoupci fout 
•Icite. j 

AlEu. Voi franc-aleu. 

AtlUSE Voiifiire. 

AlEnwDRB,/"!. Il vient du Grec, t< tfto'dinairement db 
nom piopie. Il veut dire, homme deccciir, pro'c^''tcur, & dé- 
fenfcu'. ( Alexandre fils de Thilipe fie d Olunpiasetoit «n 
grand caj-icaine PluGcurs Papes fc font fai. 5 aieil-rAie.xa:!. 
drc On donne quelquefois ides lilles leimaid' '.lexand.c. 
LaP-c iieCriftine fehtapeller Ctiftinc Al,;..i.dic& ondit 
Ctift.ne Alcxai)Jre.Tourut.îR.oœecnitf^. ) 

A.'ca"'"i'>'i .«'j Terme de PeiJÎ! Franfife. On cpclle xwj A.'«» 
Aan.Yriuj , les ve s Fiançoisdîi'»«i»(îlabe3:3c on les nomma 
de la foite a caufe qu'ils futtiit inventée par Alciandie Faiis 
vieux poc'.e hranf^n. Voi la vctliâcation de Richelet. Les 
vers A'fc.mJiins fervent a hiic des Poi:irie»hô:oiqiie5& des 
d:amati']ues, desdcgies, des faiitcs, dsa Epiue», des cgl> 
gués , dc.^ idilcs.Jcc. 

ALt /.N, A/^ji-, »» ATin.f.m. Ce mot ferableven'rdel'Efpa 
gn )1 /i'*t. n. tifedit du poil de cetains chcvjux. C'cft un 
bai tirant fu. le Rour. ( 11 v a plulîeu s fortes d'Alezans. 
Aleian liriile, akT.?n clair . alcianpoiul; ache. L'alezan 
biûlo eft le iiKilleui de tous les alcians.cc l'on dit autii 
^if^tii britlét'li'tot m»Tt tfne tufi:. L'aletan eft tîes vigou- 
xc:x'<. l'on ne Icfi luroit jainaisme.tie a'.>oni.) 

^ffî.i'-, jV^ritc.flK .i't4.f,<t/t</*'?t. «i*^). il le duûesciieva*ix qui 
routd'uapoU '.'Siiirant fiu Icioux. [ Uctoit inontt fut un 
cheval aie. •« C'cft ime cav.ile .lezaaiie, ou de poil Jcuan 
qu: uavaiile du n^ncgo que l'on veut. ) 
A L F. 

tAiriSK ,/■>■. Il vient de riialien <i.yr«rf Allijtfedit dan» 
des difcuurs fam lie. ou de railleiie. C'eft le foljit qui 
liotccl'enficne Pc:uir.oi dit le :ecand,ie inciit-ndiuisfoil 
fier li j'tiuis leuleuiem allier. Bjrtitn Ttjiei 
A L c; 

f At.s »inoB. *■/ Ce motv rnt Jîlr.fpajno!_'f.';4r../f II nu 
CtftM* ijuc djiû le tiiJe ba» & cauitque. Cclt une iiUulio 



ALT 

qu'on fait à quelcun. Outrage infolent îc plein de méprit 
fait à une perfonne. ( Une algarade fenfible, outtaceufe, 
infolente. Une Algarade indigne. & qui mérite du reflenii- 
ment. Faire une algarade à quelcun. On lui s fait une ."il- 
garade dont il fe reflcntira. 5oufrir une algarade Supor- 
ter une alga'ade. Se revancbcr d'une algarade. Endurer li- 
chcmenr une algarade ) 
AlciBiii ; /"/ DeilCfifinol^lgeha. Aiitmctique qui em- 
ploiequelquefois les lettres pour les nombres, & qui lett 
a Faciliter les calculs , & à réfoudre des propofnions Ma- 
tcm.-tiques. TL'Algebreeft pleine de di6cu'.tez.'»'Algebtee(l 
belle f< cutieufe. Enfeignetouaprendtel'Algebie, Enten- 
dre & fav >> l'Algèbre. ) 
^.'^eirMifue, ..ij. quiapartient "a l'Algèbre. ( Caraftirre Alge- 

braique. Calcul Algebra;que ) 
^Ij'ii.tfie ,f.m. Celui qui f.;ait l'Algebte , Je qui en a la eon- 
roifl'aoce à fond, f On (avant Algebrifte , un doc1e,un fa- 
ineuit, uncc'lcbre.un renommé Algebtifte. Etre Algebiifte, 
pafler pour illuftre Algébr fte J 
AicuA ^IL , /Tm. Il vient de l'Efpagnol «'»«««.'. Ufcptonon- 
cecomme il eft écrit. lesEfpagnols, àcequ'afruc Covar- 
luvias, l'ont pris del'Hcbreu. Ils l'auront pris d'où ils au- 
ront voulu , mais nous l'avons tiré d eux, & il n'a point 
d'ufage en François que dans le Satirique & le Comique. 
Ilfignitie «» Servent. (Meneteftdc race d'^(f"/'i îc ce- 
pendant il eftfierc"mine un E:o(ro s. 1 
AicuE , /: /. Heibe qui croit au bord de la Mer. Ce motricM 
du Latin aira. 

ALI. 
Ali A G« , f-"- Terme de Mentir & A'Orfévrerie C'eft un mé- 
lange de mcial fait comme il faut , îc delà maniéie que les 
Loix le piefciivent. ( Aiiage bon , aliage iuiie , aliage bien 
fait, aliage mal fait. Faire liliage des métaux Ilya, en 
matictcd'cfpeces.un certain aliage qui eft permis: îccet ali». 
gcclidi£cilc. 11 eft mal- aife défaite l'aliage aullijufte qa'il 
doit erre, j 
'^lu^e, f.m. Aufigiué il fe dit dans des matié'Cs Phifque» 
& ligniiïe mrlangc, union [Les clemens: font des cticslim 
pies qui naiftcnt du piemici aliage des principev t^le. 

fh,r...) 

AHANCE,/^/. ratenté & liafon qui naît entre des perfon 
ncs par le mariage ( Une ver table aliance , une vraie 
aliance, iiiie lolidc aliance , aliauce faiote , facrce, ^o- 
ricule. Us onifaii a! ance. ) 
^hn-ce , f. f Union qui fc fait ent-e des perfonnes pat le 
moien dn bjtcme. i;ettc aliarce s'apelle lémve jfrirfcfc. 
le pa.ain &: la lowv.ne contraient alignée. 
^/:in,e. ç f Unon^tpeuples poiiileuis :ntricnp»ticuliers. 
(UnerlunceduriM», fcime, f^lide. Une fameufe ali:nce, 
une vieille ou nouvelle aliance, faite aliarc--, jurer alian. 
ce Ait. Lut. AccciKCi l'ahancede quelque peuple. Prendre 
l'aliance d'une ^cpiùlique .^Ift.fiit.lic.i. RcfufetrA- 
Iiance d'une nation. , */>».•. Quiter l'aliance d'un peuple. 
Rompre l'aljarcc qu'on a fa'te avec un Etat .-?'/ Tue Le» 
Atcnicns changeant .j avis , ie(uient les Co'ciiceiu dans 
leut aliance. Jri.'.rc Lu. i.« a. On dit aufliles Corcireens 
leriiient l'aliance des "iti.eniens Ail Tik.i.i. 

• „</j*<n. . /■/. Union . fc mélange de diverfes chofe». ( Ils 
font une aliance des maximes de lEvan^ile arec celles du 
II onde. P^fUrj) 

'^Ls-i.t, f f. Teirae t-filvrt. Ceft une manière de b.irue 
ou d'auncauciù il y a un lîl ù'oi , & un bl d'a.^cnt. / U.'.e 
b^lle ou jolie aliau. e, une aliMice bien bite. .Acheter une 
aliance, 'iKttte use aliance, porter une aliance. avoir une ali- 
ance au doi-t. ) 

Ali»i I C"- Terme der*/.u;, qni eft Latte, qui Cjnifie «rf- 
fr^ri,  qui fedit en patlant d'aculc. L'acu!: a ptopofc m 
»lt'ji. C'eft A dite qu'il s'cftofcri de luftiAei.quelots quête 
crime .a été commis eu un lieu, il ctoit en un aufrc. On 
4ii aiiftî, faire voir unclibi, prouver un alibi j Ceft mon- 
tter que lors que le ctiine dont on eft acufé , aétécommu 
en un eujroir, on etoit cettameinent en un autre. 

Aliix, V. A Ce mot en géne.-al veut d.ie, joisdre, mclef. 
( Si l'eau forte p>:choi( , il faudioit l'oJitr d'une moitié 
d' au douce ' 

.Aiut , v.<./kVot dcfajctudemanoio. Ceft foniie, H mrler 

eoCcoiUa 



ALI. 

«Kftrable les métans. (il faat alif r ces métint) 
xAUeryV.a. Terme à'Eintttcur. C'cft mêler du ycrrt très fin 
avecde IVmail poar enfairc diveifes pttites gentilldres. 
( Aller 1 émail. ) 

* ^!itr, v.a. Il le dit aufigarc det perfonnes. 0*6(1 faire l'a- 
liancc d'une perfonne avec une autre par le msriage. C'cft 
mur, S< joiniie les gens pat le mariage. C II a allé Ion fils 
à une des meilleures familles de la Robe. Il l'aut t Jcber â 
vous aljer avec quelque petibnnc de la Robe._} 

'A/i«r, V.*. Ce mot au figuré le dit auûî deschofes, il Cgni- 
Ëe, joindre 6c rocler. (Vous aliex les Loix humaines avec 
Its divines Pitf. l. 7.) 
*S*aliert v.r. Jctn'ab^, je m'aliou, jem'Aliiti , ]c mt fnii nlia , je 
m'ilitrti. Au figuré il fe dit des perfonnes. C'eft s'unir pat 
le mariage, ou pour quelque intérêt. [Il s'eft alid i l'une des 
plus gloueufei inailons de Frao-e. Les .Memans fe font en- 
fin coucageuiement aliez pour faire tcie a laurs enne- 
mis.^ 
*i'AUtr, v.r. Ce mot fe dit figuréinent auffi de certaines cho- 
fes. fLa mifericotde & la Tétitc salieront heureufemenr, 
PoTt-T^oyat Ecrifur* Sdurut.) 
A.lié, altit , ad). Au propre il fe dit des métaux & d'autres 
choies. & vsiit diremelc , joint. ( argent aiié, or alié, émail 
alié , eiufone alice. ) 
* AUi , titii , tid], Aufi^uré, il veut dée joint par quc.'que 
aliancc, uni d'intérêts. ( Il eft conlidcrable par les gens 
qui lui font aliez. Im;jlarer le fecours des Trinces liiez de 
la Couronne. Urmints Jt la 7Ç.F. Ce l'ont des nations qui 
font allées. Ceux qui implorent le fccourt d'un autre ians 
lui être alieZjdoiveiit montrer que ce qu'Us demaaàeut, lui 
eft avantageux. Ail.Tuc. l.i. ci. ) 
A'i/, f.m. Sorte de parent. Celui qui eft unid'aliance avecnn 
autre. C'eft mon allé, c'eft fon alie. U 1 du crédit par le 
moien de fcs aliez. Servir les aliez. Afuier, foutcnirj fa- 
▼orifer les aliez.) 
A/"^ , f- ">. Ce font des gens unis d'intérêts. Ce fout des 
peuples conf.'derez & qui fe font joint; par de particu- 
lié.esconfidcranons. ( Les aliez fnren:;j.r.gez ài'aileg.iu- 
ehe. AW. Tue. Les Aténiens fecouroient leurs aliez, lors 
qu'ils avoient du pire. All.Tuc.l.i.c.i) 
AliENATioN, f. f. Prononcez <i/i«nitrii>f». 11 vient dï Latin 
/ttmntio , &il eiï fort ulité au PaUii. C'eft 11 ven'c qii on 
ftit dans les formes de quelques biens > ou de quelques 
charges qui apartie.nent à celui qui les vend. ( Aliénation 
purefcfitnple, aliénation vraie. Aliénation bien faite, alié- 
nation faulfe , fupofée.impofiîbic. Juftinien permit l'alié- 
Isaiion des biens de l'Egli!:, pour nourrir les pauvres feule- 
ment. Fr.t tatlt iti bhiifieri , chup.iO. On lie foulte aiijourdui 
«ucune aliénation des biens Ecclefiaftiques, (î ce n'eft pour 
une utilité eutiércment évidente. L'aliénation d: tontcshj 
dignitcï eft défendue. Pur. plaiJ. 7. L'Empereur Léon en 
473. défendit toute forte d'aliénation à l'iigUfe de Cou 
itancinople. Fr» PasU , du iér^fais c. ;o. Les .Aliénations le 
défendoientàl'Eglifepour l'obliger de confetver fes biens 

terapoiels. Frd Pnolt, desiinffrci.J 

' Aluruiùn , f f. Avcrlîon , haine , gramde froideur qj'on a 
pour une perfonne. ( Une aliénation horribU , mortelle, 
cruelle, terrible; Une giacde aliénation. Leur aliénation 

• voit pris fon origine de l'cuoitecommuoication qu'il» 
croient eue enfeinble. L* RtchtftniAut meriK-.tei.) 

' Kliétutun ,/"./. Egarement qui vient de la foiblefTc de 
i'efprit. ( Une ficheufe aliénation. Une atreuf:, ime vio- 
lente, une épo;ivaaiable aliénation. Une aliénation qui 
fiit pitié, une aliénation qui fait trembler. La fureur eft 
une forte &véhenie«te alien.ition d'efprit fans fièvre. J'ai 
 £U en elle de l'alién.ition d'cfpti'. Mol. ) 

Aiittitr,-./^. Du Latin A.'ienart.U efîplus du Palais que de l'ufage 
ordicaire. C'ell vendre dans les formes ; mettre un bien 
dans la pofinnîon dauttui ( Juftinien en 5)5. fit un Edit 
pour toutes les Eglifes d'Otient & d'Occident, où ildcfen- 
doit au.x Eglifes d'aliCaer, fi ce n'ctoit pour nourrir les 
yauvres. Amtht,liéneftcet,ds¥rtiPMlo c. ;6. La vraie poflel- 
lion d'un bien co.Tlifte dans la puiflance de l'aliéner. Lt Mai. 
fUid. y. Lesenfans émancipez peuvent aliéner leurs biens. 
tf Mai.pUiJ.ty . Qui ne peut aliéner , ne peutobliger , fnfon 
it i*rlirprtijtrlii4it, au PiUrn ; C'eft à diie , que quiconque 



ALI. 



45> 



( ne peut vendre 1« biens , ne le» peut hlpotAjàw. Un mai» 
qui ne peut aliéner les biens de fa femme , «e le» peut aufli 
! engager fans fon confentenicur. ) 

' ftliénn, V. a. Se prend figurrmcnt C'eft faire perd-e l'afc. 
éVion qu'on a pour le parti de quelcun. EmpécUeirataclie- 
mentqu'on a pour le parti d'une perfoane , ou d'un Etit» 
(Cela lui aliénoit les efpriis de la Province. Ail. Cif.'it 
conduire lui aliène refprit de tous f:» païens. Sa dureté ne 
fert qu'à lui aliénex l'afeftion de toa* ccu.x qui ont àfai.e 
i lui.; ^ 

' S'Abentr, v.r. Au figuré il fedit despaefonnes & c'cft qniter 
le parti & lesSnrcréts des sens. [ Stant il nous, non Icul». 
mentiiss'en fontaliénex de toujteim, mais ils nous font 
la guerre. ÉJit.Tuc. l.i.t.z.) 

AllEURS Voi Ai/Uuri. 

ALiGNEa,r.-i. Teirue de maçon & de jardinier, prononce» 
a h mi, c'eft tendre les lignes pour prend.-e les proportion» 
de quelque lieu , ou de quelque choie. ( Aligner des co- 
lOEnes. Aligner des piquets lurla fondation. Voi Anhite^ 
éimre Militaire.) 
AHi'-'iurt: , f. m. Terme de maçon Se de j.irdiaier. C'eft l'a- 
Oioadecelui qui aligne. [Prendre les aligneicens des rués, 
nonner les alignemens d'une place Drcflcx les aiignemen» 
d'une place. Planter des piquets d'alignement. B.et;ouveï 
les aïignenicns , Archittcltire >ml:'.;irr. Pjcndro les ajigncn 
mens necellai^e. poar faire un/.irdin ) 
Almsnt,f.m. PiOBoncezai/KanilI dccend daLarin «/«»«*!(«> ' 
C'elltoutce qui c.-tictient.quinouîrit, ^c confetve lecorptt 
AliincMt bon. ùicnilcnt , exc:Iic:i:, mauvais , mt-chant. Ali., 
nient chaud, fe.-,.'!U!ii!de ,fol:de. Les aUj.-.ens les plus Cm- 
plci foîît les nieilleu/s. L'excès des al.incns e.1 nuiCble-. 
Ccuïqiii croilToQt, ont bîioindeplus d'aliiiicns cuelesaifc. 
très, parce qu'ils ont plus de chaleur naturelle. Poucfecon- 
fctvei les djns. Se vivre long:;es anuc:s, il faut être fobrcSc 
bien mâcher les alimenî. Si Ion ne fe met point à table 
fans apétit, l'eltoaiac digi-ieta mieux les alunens. Les ali- 
meui fe corrompe.it, s'aïîirenrdi.is l'eftomîc, quand il eft 
ple:n d'ordures. Lefaiigfefait do-i. .-"iliiieus. Ne prendre au- 
cun aliment. Ne tccevoir lu-un aliaicit. Rcjett'er tous le» 
alimens.) 
' Aliment , fnt. Aa figuré il fe dir des arbre.'! , l< des plantes. 
Sur qui fait croître & confetve les .irbtes k Isz pUrtcs, 
(Les ai bres Scies plan tes tirent leur aliment delatetre.) 
Alimerttaire , ad). U le dit fouvent en prjUijne 8c vient du La. 
tin alimenliriui. Il fe prononce elim^ntire , & veut dire, qui 
regarde les alimcns. ('Le Jugea o.-ilouné une provilion ali- 
mentaire .i celui qui eft blelf.. Donner une penCon alimen- 
taire. ) 
.Ktimenfr , v. a. Il femble venir de l'E.'pagnoî éUimcn:», & eft 
plus d'ufaga au PaU:!, que dar.r le commerce ordinaire. 
C'eft nourrir , c'eft donner des a'^-ncns. ( Chercher des 
inoieok honnêtes d'alimenter (a famiilcôn dtroit plutôt des 
moien-; lionnétes de donner des alimcns à fa famille, ou de 
noutiirfa fair.ille. ) 
ALikUs , yTffl. ArùriOVau toujours veic , qui fleurit coin- 
me la muguet. ( L'Alimi*s eft fort joii. L'alunus eft a- 
gréable. ) 
Ahjitr , ou Alix.ier, f. m. Prononcez alijU. Arbre qui a le* 
feailles grandes, & largo; , pleines do veines découpées pat 
les bords, vertes pirdeifus & bhnc.Ses pat deîlbus. ( L'all- 
z-.crctoit fut les plus hautes montagnes , 6c fon fruit ejl 
rouge & bon contre la toux , Dal. 

Je grave fon beau nom au bord de nos rulffeaux 
Shtiski '•«( alificn, Scfur tou^nos ormeaux. 
Qid.poïf.zparrie egUg%e 2, 
t'A tlTÏR. > 11. r. ltm'ahts,a naL:.ii, crru fuit alité, ft m'alirt., 
rai. C'eft le mettre au lit à cauii: de quelque maiadie. ( U 
n'eft aille «lie dcpuishuit jours. S'il s'ajite une fois il a lami- 
neden'en telcverjamais. ) 
f AllsoN , o« aliz.iin , f.f. Kom de mépti'j qu'on dor.nc suy 
femmes. Il fert dans leftilefiniplf, d.ins le comiqrc, ou le 
fatiiique.Taifez-vousAUfon.vous n'êtes qu'une îbtc. Star. 
Un feufeaet,jeunew^/iî.'"i 
Vous a changé outre mefure 
L'Amour a biulc û mailon 
Etn'cnafait qu'une nulure. Gfm.tpi.l.t.) 

<? V 



$» 



A L L 



,^(i:*,yr. Nomde femme îc qui n'a maintenant caars que Jan» 
le comique ou le fatirique , 8: mcme ordinaiiemcnt ea poc- 
fie. ( AUx n'oft plui jolie. Alix n'eft plusfi bcUe qu'elle 
/ftoit. 

A!iï n'a plus rien qui me touche, 
J'ai fait banqueroute àfeslobt. 
L'cbeincqui branleen fa bouche 
Bianlc au yent mime de (a voix. 
>/iu... Epiptmmii. ) 

A L L. 

AuoiROGts ,;:»». Mot qni vient du Grec, & dont on apcloii 
ciux que nous nommons aujouidui Savoiaids. (LcsAllo- 
bfogesont toujouisccc de pauvres peuples ,/ 

t^Uabti>gt,f.m. Il fe prend fatiriquemcnt & Cgniiic un grol- 
ficr, un ruftre, un animal, un homme qui n'a nir.n», ni et : 
prit, ou au moins qui en a très peu. ( Ahltumetraiies d'Al- 
lobroge. Le Seigneur T. deL. qui fe croii tout feul l'hon- j 
reur du Parlement de G. parle François commeun AUobro- 
ge, & pcnfe comme un Oftrogot. C eft à dirc.lqut U- pauvre 
T. parle Scpenfc comme un franc animal, tel que tout le p. l 
lo reconnoit ; & qu'il fut icconnu des qu'il tut fait impii- I 
mer fes folies. ^ 1 

AuusroK, oa*llux.ii>n>f:f: TIatitin dllujî: C'eftune figuie , 
dcRéroiique, qui conCftc dans un jeu de mots. Les allu- 
fions l'ont froides à moins qu'elles ne foienthenreufes. Vm. 
rtm. Faire uix aUufitn , ^C'cft , faire une figure qui foit toute i 
dans un jeu de mots, comme, la fortune /ji' , Sidéféitlei 
Monarques. Fairt atluj!$n * tjUtl^uc cheft. C'eft dire quel- 
que chofcquiairraportades paroles qu'on » dins l'eiprit, 
fie qui font conniics. 

A L M. 

AimanAc/Tct.H vient félon quelques uns dcl'Hcbieu, OU 
de l'Arabe, & félon d'autres, du Uicc. Prononcez ^Imm». 
Fctit livre imprimé, qui marque les mois, leurs jours, les fê- 
tes, les Lunes, les changcmens de tcms , & ce qui pcui arri- 
ver de remarquable dans une année. [Uu bon ou méchant 
alinanac. Alnianacpour l'année mile fa cc.is quitre vingts 
fconze. Almauac ordinaire, extraordinaire, alinanac géné- 
ral, univerfel. ^ImtnM du PjiUu, c'eft un iiiiprin.é d'envi- 
ron une feuille qui fe met au lieu dcl'almanac ordinaire, 8c 
qui marque ce qui le pailcleplus confidérablcdans la ville 
& au râlais de Paris, aimante poperuel. Ce font des tables 
imprimées , qui montrent .V perpétuité les jours des mois, 
ou le feront les nouvelles î< les pleines l.uncs , la Tique Se 
autres fétesmobilcs 8c les jours deUimancbe. Le Chcvahei 
Morlanda fait avec honneur l'Almanac perpétuel, fc (Tue- 
ftier l'Almanac ordinaire.) 

■f* Omit frnij poii.t de pi alinanui. façon déparier comique, 
C'eft à dire, on n'ajoure plus de foi .i ce qu'il dit.Ablaiicourt 
a écrit dans Lucien auméuicfens. 7<i«.ii< (lirtU vérité, l'on 
Tt frrt.d fluidtmti^l'naiitKi. U lignifie , J ai beau dire vrai, 
j'ai le mallieur de n'être plus ci û. ) 

AluAKDinE ,ff. Pierre pr-cicufc qui tire An !a eoulcar'du 
Grenat, & qui cftuae e(|-ecede ruois d'Orient, mais plus 
tendie &p!us légère que le rubis Oriental. (Ur.ebelie Al- 
mandinc, une jolie &lnunJipe ) 

A LO 

Aioé. /t»». Il vient du Cicc. C'eft une ptaniequiaime les 
lieux maritimes, qui poitc une fleur blan . hc,qui a une o.leur 
très aincre.îc des feuilles grod'cs, rondes, recourbée! ,fort- 
vcitcs, un peu larges, 8c bordées de cc-té8f d aune, de |>eti- 
tc'. puiuict. [ Le mcilleui aloé vient des lodei, un d'Alesao- 
diic.] 

AlOi /fr". Tirmi ilr mtittitii. Certiin dépté dc bonté , lequel 
téfultc du nul.inf e de plulicurs n.ét.iux qui i m i;Uwl.;ue 
confoimitc cntr'cux. [ t'iccc de bon ou oc mauvais iloi. 
^U L>ic.) 

*^Ahi, fm. Au figuré il fignifie.qui efl reçu dans rufapeordi- 
uairc, qui cl* Je miic . rm eil^yua.t:, Si ai. epic ( i vous 

jujj» (Ci (onaotUuicc» de boa aioi , Je oc doute f omi 



A L P 

qa'eUts n'agtéent auflî aux honnêtes gtD^ L4Chtmtri,»rt 

de etnnntrtlet hcmmeiJetA.) 
Ai 1 AU, Prononcez «iii , Pièce de boeuf qu'on lève fur la 
lianche du boeuf, qu'on rorit d'urdin«ire , ou qu'on met en 
ragoût. [ Un gros ou petit aloiau , un excellent alo'iau. 
una'.uiaa gras, rendre , diu, un méchant aloïau, marînei 
un aloïau. Faiie totix un ilo'uu , mctue vn alcian ta la- 
goût. 

Tu patois ^ nos yeitx plus qu'on riche jo'iau, 
On n'aime plus que toi, gros 8c gras '!-j*it. 
Aloyau mon amoox, aloyau mon fouci. 
Tu N iens du plus beau ba uf, qu'on ait vu durs Poiflî. 
l-igniére, mariage dt t'éiUnehe O de i'ahyuu.) 

AïoKCt , //. Ttrmr (/«rxifrnr. Morceau d'ctofepouitloogci 

[Mètre une alonge à une jupe.] 
KAhngt. Ttrmt de btuthir. Nerf de boeuf tottillé , au bout du- 
quel il y a un crochet defer o'ueliaiachéelaviande. 
^««/(jng^rMnr, /? ra. AgrtndilTement. [De quoi ai je profité que 

d'unalongemtnt denom: Mt!.Get,».if.^. 
u^tongir, V. «, Etendre , faire plus long. [ 11 ne faut pa» alonger. 

ce qu'on peutracoutcir. Vt». Item.'] 
Plonger. Porter en alongeaot. ( Alonger use bote, un coup.' 

Alonger la pique. J 
l'^lcnicr, v.T. Itm'dUngi,jem'ilnigirM,iimi fn'u»}ngé.Vtii 
s'étendre 8c devenir plus long. l! a une que Je qui s'alon- 
ge. .^i/.Af«r... Son corps fe couvrit déplumes, l'on netfe 
coiuba en bec.Sc fcs bras s'alongércat en ailes. ^ll,Luc, T.i. 
ntuitUe de CàntA 
£lo >. s.Cet adverbe ne doit pas être immMiatemcnt fuivi d'un 
?<>'. (Quand vous autez acomplitNotre proœcfl'e, alors je 
verrai ce que j'aurai à faiie. l'iv.'Mem. ) 
ALOSE, f.f. Poiflbudemer quiaul'iintemsStenEtécntreaus 
rivières d'eau douce, oi<U s'cngraili'e. ;Le< Alofcs de met 
font saches Se fans fuc. '^^n. 
f ALoiifx, -y. t. Ttrmt de [r*iii}ut. Acoidci. [ Aloiiei les fiait 

d'un compte.] 
At'it'l'lt , ddj. Terme de prttiijut. C'eft à dire > qui fe peut 
a corder, £c qui fe diicnmaiicie de fiais, décomptes & de 
dépenfe. f Les fiait de l'on compteront altiiiables. La di- 
penfe de ce compte n'eft poir t aloiiable J 
AïoànTB , f. f. l'ctit oifeaugii-s qui cha.-.te agrcablemenr» 
qui couve trois foisl'année.en Mai .Juillet Se Aour, qui elè- 
ve fcs petits en moins dei;. jours. & qui vit 9 ou le.ans 
Olina hijlei'e dei eifenux !]Hi ihinrenr. Aloj.:cte mâle. Alouette 
femelle, aloiiette commune, alouette îrjpee] 
I ^liÊiriiede mer. Oileaii qui leQ'cmble i l'aloiiette de terre , fi- 
fion qu'il eft un peu plus gros, plus l run pat dcfi'us le corpsi 
I 8f plus blanc par dellous le ventre. SeL 

Aiouvt, A.'tutiecdf. Cemotlerlic des enfans nonveaus nés 
I II qu'on ne peut jamais rad'afier. ( C'eft un enfant alouvL 
I C'eft à dire, afamc comme un loup, 8c dont on ne peut apai- 
I fei la f.iim. ) 

A 1 P. 

AlPEs , //. Montagnes qui fépatcnt la France dcl'Italie. fte» 
Alpes lont liantes. 

t 'Pre cndez vous en belle taille avecles Alpes fut le dos- 
I C'ift.idirc, iuiiihijru.) 

AlPHA , r. m. On prononce »lf'. C'eft h première lettre de 
l'AlplL-ibcrGiec, &qui veut dire un ^. [ Un Alplut bien 
fait, ou m.tl faii.J 

*^!fl.* c Omt^*. laçon de psiler figurée,poutdlie,le com- 
' mcnccment 8( la fin , laquelle fc douve en l'Apocalipfe de 
S Jean. 

^tfiiiilrt , fm. Prononcez «'/'''■'*'• Ce moi eft Grec C'eft 
la croix de par Dieu, 8c les ij^ lettres qui compofent les 
mots Fiaoçois. iv ccim de quelq'ic aune langue queccfoit. 
Voiezles difcieos alphabets du .1. P. Mabillon ( .pri.ndic 
fnn alphabet. ^laVolI raljihi^et.moniret l'alphi'>et ) 

" .■lIp-'iAter. peiit livit l'u eu l'ilpliabet !c qu'on dcruie aux eo- 
fjns àquioD conimcnced':pier.dic î lue. 

^t.'fhthi. Ter:meJi d'ii^rfur i.ir. rc.i«!ci>quifet<eit ié«ite 
Iciitie du II vie en le'tnsd'ot fui le dos du livre. 

^fhiteUijvt , < A Rail. c iclon l'otdn dcl't'f)>abel. [ Rédui- 
te pi( «tdtC alphatctique. 2 

1 AlPHOJftl, 



ALT. 

AlFHÏvtE. Prononcez ^l/o.ce. Nom d'hommî introduit eit 
Elpagne parles Gois. Ci/vtrrHVi.ti D:fhonnart. Onie Rois en 
Eipagn» ont porté le nom d' Alplionfe, Af «rMit*. biflJ'Esfagnc 
AlpiionfcfilsdeFcrdinand troilicm2futR.oi de Caftillc, & de 
Lcon. Il acc^'ptat'Empiif pal ambition : mais il y renonça pat 
prudence , & confencit à l'éleftion de Rodolplie premier. 
Alplionfe n'entra jamais en AlemagneJ: mourut à Seville, de 
legrec d'avoir perdu lonfilsainé, Sclacouronne d'Elpagne. 
Deprade , hîJl,d'^Umagite. ) 

'■^tiisfte , f. f. Graine pâle qui tire fur la couleur Ifabelle, [ L'ai- 
pille eft bonne àplulieuis ciiofes. ) 

ALT. 

Alte , ou, H4te. Mot Alemand , il s'écrit «vcc une h ê» ce 
langage, en François ordinairement fans 'j.C'eft un terme de 
guerre par lequel on commande aux foldàsde s'arrêter. On 
leur die ^Iie ; C'cft à dire , demeurez. 
v4/>f , /!/.Cj mot fe prend auflî quelquefois fubftantiyement. 
C'eft la demeure que les troupes font pendant leur marche. 
( Les troupes firent al ce detcms en teœj, .Al/htiralie, l. z r. 5. 
L'armée fit cette marche malgré ro«f«yf» dUei. Gax.eUc<UHi>- 
lanit dcl'un i6S5. du içf.Imlli:.) 
ALTERAT ION,/?/. Il fe prononce dicrucùn , & vient du Lati» 
dePhilofophie ,«/<n-a.'i». C'eftun changement quiarriye à 
un corps, & qui ne le fait point entièrement meconnoître. 
( 11 n'y 3 point d'altération fans mouvement. ) 
^Uirathn.f.f. En général veut dire diangement qui arrive en 
quelque fujet. ( Altération viCble , manifeftc. Les vertus 
€t.iblies une fois chez nous, intereflent l'amour propre com- 
me nôtre vrai Maître ,& on ne fauroityaporter la iiioindre 
altération fans nous faire fentir ce changement. St. Emtmint 
atiXTetmétits T. r. ) 
.Alterariin. f f. Soif. ( Une grande altération , une violente, 
cruelle , fenfible altération. Le chaud caufa de l'altération. 
^il. T<tc. 1 5. La chaleur venant à croître, l'altération le ralu- 
ma. yat4. Si'in.i- 7. C. j. ) 
t AiTERcAS yTm. Ileftfuranné. G'eft un débat, une contefta- 
tion entre des petfonnes. ( Il s'émut de grans alicrcn encre 
eux. 

Il ne dit pas qu'on peut tiiet un homme 
Qui lans raifon vous tient en altercai 
Mais qu'on le peut pour quatre ou cinq ducâs. 
*Tacteancrjime. ^ 
f^liereation.ff. On prononce 4/«rMfwn. Udécend en droite 
ligne, du Latin ^lttTcati;k il a vieilli. Il veut dire dcbat,dif- 
pute. fil y a eu de l'altercation entre eux ; mais elle acte 
bien-tot apailee.) 
Aite'&er.jI'. <. U vient du Latin «&«««& il (ignifie changer, 
corrompre, faUîfier. ( Nous raportons les chofes comme 
nous les avons reçiies.fans y rienaltétet. l'^ug^in./.j.C.s.Us 
onr altéré 8c faifitié quelques endtois de l'Ecriture pour fé- 
duire les peuples. Pcrt-RnM HtuxcuiTefiamttir. Pref.i. pur. 
Je me contente de rapcrter lachofe ii,Vivemcnt fans rien al- 
térer de la vérité. .^H. Luc. T.z. dialogue di l'amilli, Ucfi dé- 
fendu fur peine de !a vie d'aimer la monoie. 

La rougeur de In honte altère fonviiage, 
Et ce n'eil qu'en tremblant qu'elle du l'on fervage. 
La Suz^eVie.) 
*Alterer.v.it. Nuire, faire tort. Tourquo! condannes tu ma 
faconde vivre, puis qu'elle n'aUc:e point mon corps, ^bl. 
LucT. 3 Rien nslcere plus la liaié que la grande débauche. 
Rè^fti delà fînu. ) 
^liirer.v. a. Caufcr delà foif. ( Le chaud altère, le falé altère 

&; nuit à la .^anté. Riglfs deUfaiti. ) 
S'a U fier. v.r. Iem*allére,jc m'a'.térai^je me fi-.is altéré. Se changer, 
fediminuct ,fecorrompre. Lafantédu Prince commençait 
de s'altérer. .^W.r,!c.r.i. Les arbres qu'on aporte de loin 
s'altèrent. hi.v:iere de cutr.vtr Itt attins, ) 
S'altère', v. r. C'eil fe caufcr de la foif , c'cft être caufe qu'on ait 
foif foi-même. ( Je me fuis altère à force démarcher. On 
s'altcre en travaillant ix en courant. ) 
Altère', ai:e'ii: adj. Mût qui vient du Latin alieratus , & qui veut 
dite, cbingé, corrompu, falfilié ( PalTage del'Ecrituce altéré. 
Vérité altérée. Monoie altérée. ) 
Alîe'ri, «llérie. ndj. Qui a jeju quelquç tWfi quelque domaWSe. 



A L T. 

( Corpf altéré, fanté altérée. ^'<«. Suln. l.x. } 
Aliér-,altt''ie.td. Troui-ié . ému , 3 qui il «ft furveno quelque 
chofequi le troui>lc& qui le chan;4C. ( Caf.. a l'air tout al- 
téré ; & il patoit avoir quelque choie qui lui brouille latO;. 
velle. 

Un tel dilcours n'arien dont je fois altéré 



ï* 



A tout événement le fage eft 



picpaic. 



M.cf.fcmmnpivaniei a.$ f.i  

Altiré,nUlrie. *ij. Qiii a foif, qui a envie de boire , 8t d'apaifet Ci 

foif. ( Ligniére eft toujours îltéré , & il ne fc dcfaltere poin» 

qu'il n'au trinqué à l'.'Utma^dc f; ne foit tôbé fous la :able. ) 

'A!iéri,alté,i».adj. Au figuré il fe dit des perfonn'S 8c lîjnifie 

quidéfireavecardeur,qui fouiiaitc avec paflQon f naonftre 

altcré de fang. C$r. Heraeliui. C'eft à dite, méchant qui n« 

délire que de faire mourir les perfoones. Je fçai des oficiers 

de Juftice fort altérez Mj/. ïdnM. Ccialijmf;.:, jefçaides 

[ ge.ns de prat:q''c,Avocâs,?rocu;éurs, Notaires & autres ani- 

maux ravifliuiqiii ne foiiluitent ricn iu monde plus ardem- 

tneat qui de couper la bourfe aux miférafalts qui tombent 

I fous leurs gtifes. ) 

. Altéré, f m. Ce mot fe prend queiqttefois fu'.ftantivementSe 
 veut dire celui qui a foif, celui qu délire de boire à caufedo 
j fa foif. ^ 

■ UnaZféf/, plutôt que d'y courir, 

Freide fcs bords feliCeroi; mourir. 
' St.^mantyoïfi:: ^ partu. 

[ ' Altéré. p m. Ce mot au figuié & pris fubftantirement , fe dit 
] toujours enmauvaife part,î< dansle ftile comique, ou fa- 
tiiique. Il ûgnifie celui qui defire avec pa/fion. ( Les Cjm- 
[ œifliiires de Paris lent des altérez, 8c ils ne le cèdent en cela 
; niausGri'ncrs, ni aux Procureurs ^ 
i Mire.f.f. lia vieilli, & ne fe trouve que rarement dans nos 
auteurs modernes. Il lignifie trctiùle à- inquiétude d'efprir, 
feir.e irchamnq:4tvitntdel'e[irit,ii%ducceitr. [ Jenevousfau- 
rois dire la p8ine>&/'<i/r«rt oii elle fut l'efpacc d'un quart 
d'heure. Ijrantarae, Vamn g/Uante!, T. r. 
Jefens au profond de mon ame 
Briiler une nouvelle flame. 
Et laiffant les autres amours 
Qui tenoient mon ame en«/rèr*. 
J'aime un garçon depuis treis jours I 
l'ius beau que celui de Cithére. 
Voit.Ftif. 
t On difoitauffin/rtrtj au pluriel. [ L'aproche de de l'ennemi a 

mis le Roiaume en de grandes altèns. ] 
AITERNATI tytlterti.tiive. adj. 11 vient du Latin alretnui,ii fignifie 
touratour. [Ordre alternatif ,ofice alternatif. C'étoit una 
chapelle alternative entre l'ïghfe de faim Honoré, & les hé- 
ritiers du fondateur. Chtttlateau, m*tieres benifciite!, Pelelitr 
traitedei expeditioni. 
Atteriiaiivemerit. adv. Tour ï tour, l'un après l'autre. [Faire una 

chofe alternativement. Commander alternativement. J 
At'er-iativef.f. C'eftle pouvoir de ciiciii: l'un ou l'autre , c'efl 
le droit de faire toar à tour, ou l'un après l'âute. [François 
premier Roi de France dcm.-.nda en mari3ge pouc lui,oupoui 
le Duc d'Orléans fon fécond hls, Marie, tille de Heni huitiè- 
me, maiseettealtctnative ne plut point au Roi d Angleter- 
re Divorie de Henri t.Chaxi. Avoir l'iltctnative. Le Pape 
a acorde aux Ordinaires de Bretagne un induit ,!x. lorsqu'il» 
l'ont obtenu. Ils ont l'alternative a.cc loi ; Ceii à dire, que 
le fape confère les bénéfices vaq.ians par mort, un mois, 8e 
l'ordinaiie l'autre, le Pape par exemple ;u mois dejai! i ier.Se 
rord;na:re au i^pi-i de rev:icr. pelletier, traité d-s .pe.iiii9nr. 
Donne-. i'aJtemative, acorder ralternctive,refu fer l'alterna. 
ti.e. L'alternative ne lui (liait pas, l'alternative le cloque.] 
AlTEç;E./'f. Il vient de l'Italien A/ze^to, en Latin fc/jT.tJ'. C'eft 
une qualité qu'on donne aux Princes Scaix Prir,ccl;v.5quine 
font,niRois,ni Elecleurs, ni Reines,niEleétrices. On traite 
un Roi de Sire & de l'itre Maj-.fié, luie Reine , Je lU.Ume , 8c 
de ['<)(r£M<i;«yîé, un Elefteur,de hUi'f'igrum icAi VctreSé. 
rinité £leCltrale. On donne aux autres l'riiicesd'Alemagne là 
iiueit iAenri-igi"ur,!x.i'^ltilJcSmnifi„.i-. A ccu.t de Fran- 
ce, & des autres Pais on donne auffi le titre de M«j fn^r.iurSc 
de Séréniftr^e : Mais en France, quand ils touchent de près le 
Roi, on les «pelle Umfeigneur Se All'fle Roiale, honnis lo 

(tetç wwquç 4li Roi qu'wA uoiniDe Uffeigneut & Altcflç 

G s 



51 AL 11. 

Roîale. On donne lufllle tiucd'Alcflc Roule fuDucde 
Sjvcie. Oi»d'.:ipeut-étie un jourdias un luite lieu ce qui 
teûc »iiire faf ce chipitrc. 
ALTit».,"'"ei-«..i!<) Ilvientilel'îtalieB<r/i'rc,&: "îjnifiîaui» 
delaûeitc , qui a de l'otgucil , qoi «ftherSc fupcibe à 
e»ufc de quîlques qualité» qu'il a ou qu'il crcU ivoit. 
C Ualecœurunfe'^Kopalticr. M. avec fon »n de cuiftic & 
4e bigO'.,«il K^ti'r lurqua ne pouvoir être foufett, tant ilelt 
folcm^nt eiucté de l'a liines. Les honnête» femmes font or- 
dinaitement o/riCTfi àcaufcdelabonne opinion quelles ont 
de leur %'crtu. X-c mot i'Kltur fuivi d'ua nom l'ubnanafii^git 
l'ablatif. 

Souvent l'auteur altier de quelque chuifonnetie 
Autncineindant prend dioit dcfc faii* ToctCi 
D<f. P«».f,ï.3 

A L U. 

AlvîcLt. rf- Terme de cl.irur^ien , Je de médecin. 11 poiir- 
roit bienvenir du Latin <i/ifi/<i. C'cft une pente catiic cii 
tft U dent Io:s qu'elle eft dans la micboiic. [Lt* piémieieï 
tiens de; cnians demeurent dans leurs tmboiuircs .jue nom 
apellonsoi'wc.'o, demeurent ,itis je, jufqu'a l'ige 4e6.0U7. 
ans,£c quelquefois jufqu'à neuf oa dix ans. Les cens «roi- 
tcsnelontpjsies c:eil!eu;c5, jiaicc que le-jrs alvéoles lont 
petites. Lesdcns qui font fepaices les i:nej des autres, Uni 
plus longtcniià s e'^ranlcr acaui'c, qae leurs alvtoles lont 
pluî-fories. Lesdeusq'iilbnipreiTccs.ont leurs alvcolettoi- 
blesft petites 8: s'cbunicin i>lus a.femcnt. Les dens qui 
Toit bien eu.boittcs d.ins leurs alvcc les durent plus long- 
tems que les autres .'.fetailr les dens dans lemsalvcoUs, 
•mpcciier que les dens ne brsalcn: dî:i» Icutsilveoles. Vius 
M*'.*l-S d:^:- talion fur it. mint, O'mf, 6. 7. t, J 

At-U!NL, f f. V. Aijïirt. 

M.i>.iuK,v. d. Remplir un c-iang Uï poiffb.i» proptes i mulli- 
pltcr. [ Aluinerunctang.J 

^lun.f.m PoiHon propre il multiplier. 

iHu.>i ./. «. 11 vient du Latin olunitn Minerol , dont plufieuti 
aiiiùnsfereivenidanslcu: travail. [Alun l>lan<-,fOugc,giat, 
icc. ] 

f Aiu I.IEI.LE, '.f. II fe dit dc!coutC3UT.dcs cjnifo, des cifraux Se 
des iafo:rs,&; iïgnitie tout le fer de» routeauv^dcscaiiifs des 
cifeaa.x , ou des ralbirs ,quifcrt aroarcr :niaisen cefens .il 
a un peu vieil'.!, Jv iln'tftpasfiulWe que le mot de /<mr.Four 
un coutellier ,ou un honnête hoir.me qai dira </mwï.'/« de 
«eu.cau , decifcaux.dceanif , ou ùe isloit ,il y enauraccn: 
qui Jiiont !<nnt de coiueauk',dc ciieaaï, de lamfs ,o>i de ra- 
(oifs. 

■f * A.'.oB'Wf. ff. Dans le comique ou le fatiiique il fcpier.d 
quelquefois peut l'-s parties 2:aiu>ellei dcllioaiaiC 
Cl ^11 iC Sci~Dciir Maumrnas 
Lequel de la piop:c •:.'t,axtk 
Se tua j>ien».ir fe'cbis 
Sur le. o.-pi d'une Dcmuifrlle. 

'/luM»i',i 1. Fjirccdiirer, i-,i.iTi;i dufen.delaflinnrr Fj!. 
rc prendre le feu a quelque choie. [Aiumci le Icu la chau- 
dc^c'aluiipc, &c ] 

* ..Wmrvrr. v. a. Aufignrt il iignii^e r:citcr,enPamiEei , cmlui- 
fer. [ La difcordealumc la guerre. .Ail lui I 1. Ceii'cilpas 
peudcchuft avousd'jvoi: pùaiumer le coeai d'un homme 
auiTi fioid que )c fuis. Vt<i.Ui^ La loi de Dieu eiciie, ;<t 
alc-nc dans nous fun amour d« plus enplus. Nrt-'^M/,N'>«. 
'♦*.;>, TrftAmcnt rrefttit t. pérric. 

Oui.comme tous met feui n'avoient rien que de faine 
L'honneur les aluaia, le devoir Ici iidal. 
Ctr. HerActtm. a. j, 5. /. ^ 
iAlimiiit.f.f. Petit morceau d. bois fec, & foufré par le» deux 
bouts petu c rendre fufccptiblede feu. f Un: bonne alu- 
■ictie , une mc'cliantc aluiiicite. Alumeiic fcciie , aluiiicite 
qui prend bien , alumctte qui ne vaut iicn de ue picnd pas. 
Vaiiedes alumciics, fou.'rer dctaluin.itei.) 
AluuiN iux,W>>"U'i«./V. «W/. Il vient du Latin *!mmr,efiu ,ti 
y eut dite, qui tient de la qualité d'jlun > oii il y a de l'.ilun. 
^luimi:iruM a un ulic^e tic»botnc. ( On dit.ccla cil iluinineiu:. 
Cette picue eft aluiuineufe. ) 

t^-Ji^t,tk>tr,.f[. 9(iUt<u4ïl'iinf a(<i«i'>iiucf3{on,iaii« 



A M A. 

l «manière tt plus ordin£ije,c'eft «'•«,& aies oo le pi»- 
noocecominc 11 s'écrit. 11» t'entend des cetf^, des bidies, 
des dains , des chevremls. Cert le pas d'une de ces bùe». 
CU^tqnandoa veut chLfTcr le ccif.U biche ou autre bc- 
te fauve, s'étudier a eu bien cornicitre /'«.'ur*,!» connoif- 
fance de leurs 4/w»jcft ties utileau chaScui. Parler des al». 
les de la bétefauve , Jc^er bico des aluies du cerf, les alurtï 
des cerfs fom réglée», mjis celles des bahes ne le font pas. 
Stintvt, valent. Ktùlt. C. jl. L'ilute de lélcfant eft un pe» 
rai'.e. mais fùre. M. d» C^'Jî' f-ro^il dt Simm m 4 pay isg. ) 

^'.urt,f.f. Terme do nunrgt. C'eft le train , ou la démarche 
d'un cheval. ( Cheval qui a les alutestres-l elles L'alure de 
ce cheval n'a r:en d'agieable. Cnevjl qui a le» alures froides, 
8< les inouttinens trop prés de terre J 

^.^luri.f.f. U fe dit des pcrlonnes j mais en riant. C'cft la ml- 
ni.-re de marcher d'unepcifonne. ( L'ami Rcfimontcontr»- 
faiToit plaiianiBCBC l'aiuic pcdantctque da Sci^aeiU Vaii^ 
Ui) 

A L Z. 
AilAN. Toiec Alczui dans U :o!«imc ^It, 



A M A. 

Au ADis,/r»i. Roroan aotrefoit fameux. Mais auiovJui ce ToM 
des bouts dr titauchc atachcx par jed.nsa la manche. (Il a de 
beaux ainadit, dejolisamadis, usamadis (^^oiincs , de» 
amtdis brodez d'or les iriieux faits du monde. ) 

Atl.DOTE,/rin. Sorte de {.ouiet qui patte les poitcs qu'oa 
apclle émadtrt), 

^ntdeit.f f. Sotte de poire tronvéepiémiéiement enSoiu> 
gogne, Se apellce.u>^<" par aoicviation & pai coiiupiiva , 
pour dire poire de Dtmt Oudtrc du nom d'une femme de ce 
Fais la, qui les aimoit. Ff*ndnMt»dti t^y»lttf. ( Les anu- 
dotes loin bonne». Lessinidoies ibntextcliem ».) 

Amadouer, v. «. Il fc dit pro;jtemcn: des chats , & c'tlt les u. 
relTrr ,iSc leur palier doucement la main lur le dot pout les 
lui.ltepliisduux Cal'... ^aJé tome la jouinéc a aa[uido'..;cr 
Ion ciiat,f: acl.erckri !c. paccsdefa 'oibiche. 

t^ luidimr. V. » Mot b;s  comique io!S qu'il lé dit de«pet- 
lonnes. c;*cft les fiater Stleur dire de» djuctuis pour ga-^net 
leur afefllcn." ( L'I.ouimc ireû ne que pour amado'uci lu 
femme, anima! qui :i'»lî fait que j our être careffé. ) 

A'<*ioii:n,v. * taire de.cuir ii.aig:e ,laue peiuteremètui- 
point qu'on avoit. ('I ecarc-neamagiiilesgen». La peine 
que du V . .. s'eftdo.'.nec a taire des vers , l'a lî foit acjai_.::i 
qu'il a'a plus que la peau fc)es os lleftfeccomracune alu- 
mettc. ) 

^maifiir.v.n. Il fe prend aL-fli dans lui fétu neuuc. C'efi do- 
rmit pIns-maigre,iS: plu» lec nu'cn n'éinii. (Le paraCie Ti*- 
beiau amaigrit tous le: jours , :; Caf.. n'a plus que la peau 9c 
les os. ) 

^in^i^rijjimtni.f m. TiotiODCCt "i^i^'i^tmAi C'eft une diiai> 
oution d'cmbonpn;at. ( Lilc clt dans nn aaïaijiilicirenc 
à faire peur. L'iniaigiilTcmtBl ou clic eâ fai{ ddciict toM 
U> galant. ) 

An A ic »i M A T I os,//. Tenne de Chuaii voiei mmal^tm: 

^rm^g^m.f. m.*iioo'e*mui»fi,f.f, Anialjanic cJl le mctd'e/^ 
ee^fc c'eft un teirce dt itimit. C'cu u;. 'wMet. 



cuie.^'^: de mctal fondu L'oi Sclcuieicu ifonc 

un amalgame, ou un crmpofc en manieii. .<<. ,■■'. ..' .c ,ou 
d'oo^uciit blanc. L'a;iial;.uiie de l'or l'ctt aux doieuis. Cci 
amalgame bon,  bien lavé s'itciidiafuri mince lui l'ouMX- 
ge des doreurs. Toiii dtfjduli. Ond.t iulii4'«'(g</K.iri<", 
mais non pas li louveni i.]a'""-'i-uu- l'ciionnene doute de 
la liailon étroite qui le fait de» pariics de i'ot avec le mer. 
cute, {c c'eft ce qu'on apeilc irn'fwuiu». yniKUlfrul 
dttfmVtUUf dt l'*9nu 1676.^4/' ty . 

sABuli*'BtT..t. Terme ir cUnu. C'eftmêlei du mercure avec 
du métal fondu Ceteopecaiionfctiaiendrc le métal pi o- 
pie 1 être étendu lut {uel:]uc ouviage eu'aéttc réduit ea 
poudre lubiilc. ( On n'amalgimcnilecuivic nile ter. ) 

S'*m.tAmt'.x.T. Il ledit de laplupan des mét'UX.Ac licniiie 
û caiciActfât i ii)gi;g 4it vu v^<M. va luucuic. 1 ou* 



' A M A. 

les métâu/ s'amilginicnt hormis le cuivre ft le fer. Emeii> | 
itfccurt de la Cbimu tii rtntraL p.j^Z, tJitîon ttoifiime, 

AuAND£,/t/- Fiuit d'amanclier, 11 tient de litî^urc ducoeat, 
&adeiixcouveiciifçs , dans la dernière dcfqueUcs on ciouve 
on noioQ âpie & dut. Dtl. I- j. c. lo 

.Amanit cliair de noiau d'amande (amande douce, amande 
a^iére. Les jmandtsdoiicvs font mcdiccienient chaudes fi 
Ibnt bonnes poux Icj poumons & pour les reins. Les amandes 
amétes purgent Icb humeurs groflicres, 3< c.iipêchent livro- 
gnciie. Ceux qui aimjnt Lignieie , lui Jevroi.nt faiieman- 
gcrdc ces loues de fruits ) 

amande ou amendi. Peine pecuniaite à quoi le juge ceadanne. 
[ Paier ane grofle amande- 3 

,yimtndt lj>iurtl/U. Képararioa publique que f^it un criminel 
pour avoircotnniis quelque faute quinerncrite ni l'esil , ni 
îcfoiiet, niîamort. Le criminel qur fait amande honorable 
ert en chtmn'c , une toiche ardente a h main , la corj; aa 
ccu,acompagne duSourreau ,de fes fu£:o:s ,& de lajullice. 
Kncet étariIdemand:pardoDde Ton cirme au R.oi,al,<Ju- 
ftice Se au public. Cdunufius, miltngis hifituiquei ft^t 65. 6- S7. 

t * i^Air**mân^e htntrAàle aubonftns. Façon tic palier q'.r; le dit 
cil fiant, c'eft confefl'ei publiquement qu on a tutoit Ja- 
voiifait ce qu'en a fait, le petit Amc'.o: d.; lahouCie de- 
vroU être ccirdaniié au Pa;naû"; à faite amande ironorablc an 
bon feas poux avoir eu ii teratiite de tciduiie Ta.iteaprès 
1 excellent d'Ablancour. ) 

^Ar^ndt. Terae dt faifiur de lujizti. Petit morceamie crillalen 
forme d'amande, dont font compofez les l-ufires. 

«/</a«rJ«oirnr, j" w. Futiiier, OU autre pareille choie qu'on met 
i.u latertî;pciuirren^r.-.!lfci. [Donner de l'amanilement aux 
a'brcs, à:a te:re, fcc- ] 

* .'. ii.\dti,ityi. Changement, correftion, ("Remettre de jour 
e.n jcuri'amanacmentdciavie. ^ùl. Luc. ) 

t • ^-tfr.i^mtij. .'.leJlcui ctatderailade. t Un'yapoiRt en- 
core d'auiandemcnt. ) 
^mtmicr. Enjtiiffer la terre. ( Amand<r la terre.) 
t * ^w-anitr. Kibaiilèf oc p'.ix. Le mot d'amaiid^i ne fe dit 
plus guère en ce.fens, e:i la piace on d;t rart.tndrr. ( L'abon- 
cattccïiaoi etd Uiiiveilelie le blé eloit amande. Sa.Jiom. i. 
farlisc. ij. ) 

t* ^inuL-jÀtr. Sepoiiciun pcumicuï. ) Ce malade n'amaiide 
poinr. ) 

* i'.trTXT.dtriV.r. le»>'tmii>iie,imi fuis amai..U,i' m'jmatiJii. 
Se coin'^er , s'avancer dans !a vertu. ( le ne feni qu'une 
trcs foibieurolucondem'arnander Gt,A. r*e.) 

ÂMMio^TK , r T>. Arbic qui porte les amandes & qai icilem 

ble fort au pcr hcr. 
Auwz ,fra a vro« du tiV.a ^Ajn<r,t. Ceft ce'ui q'ai aimé 
urieDatiie, f;quiCBc!laimc. ( Un va: aaiiat, unvoritaUlc 
amant • un parfait amant,un aident , un firicere . un fidèle 
ariantjUn confbnt aman:. Un itnant.fage, àilcict, ind fcrct, 
«olaje.îBconftant.leger, hcureu-x, jnaL.cureu]f,!Dfof>"C-. 
Cher Tirhs, il n'eftplus qu'.-!ux P.js des RojiWf * 
De tideles amis & de parfaits ainaus. 
iÏ!. Zvterrui:.tt^t:'^tti rneUti 

On amant ebtient tout qu.ind il c& libéral 
L»r.nten:iur a ^f.f. i. 
L'amour ne fait point detojt àiaréputation des Damîf ,1c 
feu démérite des amans les desliouoie. St. Evrtmmf '"4 

D'un nouTel amrnt qui foupire 
D'jborJoafe trouve fuit bien: 
Mais le meiUeurne vaut plus rien 
Dès qu il a tout ce qu'il dcfire. 
.^mAtitt. f. f. Celle qui aiiiie ûc qui eft aimée ( Une joUe 
amante, un amamc de tres-lon air , une belle am.nte , une 
agrcable, une adorable amante. La belle Gabrielle d'iftices 
#ut une des amantes de He.iri quatre. Un amant qui a du 
«néiite fe fait aifémeni des amantes. 

Déjà parmi nos bois mille jeunes amantes 

Ont pour Yousdans le caur , des flaiiies ues-ar 

dentés. 
Gtd Pttf.tgl.'i. 
tMiS.ktm,f.f. Fleur d'tm rouge très vif,en manière de coq, | 
qui fle'diii en AoutjieptcmbtcScOitijbte. Ool'ïpcllttaiim 



A M B. 



Î5 



^mtr/inutnitltr yf- f. Plante qui ne fleurit point, & dont tou- 
te la beauté confiftc dans les feuilles. 
AmaRakie Nom que les loëtcs donnent à leurs nuitreflês, 

lorsquilf leui adrertent des vers. ( La divine Amarante f 'en 

cftalee. Car. f«i>.) 
A M .^R .-. «T iNE , //. Sorte d'aném»nï dont les grandes fe uIIIm 

font d'un rouge blafard, Sclapluche d'un amarante biua» 

Morin cratt/deijieurs, 
Am * f. s. AGE,/''». Tetm6i/«»>«r. C'eil un endroit OÙ deuïgron. 

fes cordes font liées par une pente, c'eft um endroit oiruna 

corde mili:cndouble eftliôïfi.ir une petite. ( Ufauiconiû 

déier dans laman*gc la force des couranj.) 
^mirre.f.f. Tcimtiemir. C eft un cable dont OJifefenpoilt 

atachei quelque chofe ( Couper une amarre ) 
.AmtrriT.v.ii. Terme dcmtr. C'eS atacher ti lier fortemenf 

quelque chofe. ( •maiier, un cable a une ancre, ainairei mï 

Vaiûeaa, amarrer une chaloupe. ) 
AM.*s,/n> C'eft unaflemblage deplufieurs chofes. ('Unpe* 

tit amas , un gros amas. Faire un amas de pieireries. ^bt, 

kA'. Les nations Oiientales furpaflent celles de l'Europe 

dans l'a.Tias des titres. Sici!t,cjJ.ui de iiiraU. T. i. La plus 

glande partie de la Fhilofophi; humaine n'eft qu'un Amas 

d'ùblcuritez, d'incertitudes, ou même de fauflctez. luette 

Morale T. l. 

La vie n'cft qu'un amis de ctaintes,de doulsutS/de travaux 

de foucis,d; pcin:s. Di^lutiliens Potfei. [dile. 1. 
Sile Seigneur n'eneftl'apui 

Bitn-tôt ceiiehe amas d or, de marbre Scdepittreî 
A p.inchiflïra quelque trace de lui. 
Cnd.Pce/: z- pvne. ) 
Aa,sstR,T;.rt. Acumuler. ( Pourquoy , fou que vous étït, 

amafîcz-vous talent fur talent .' ^-iULuc. ) 
^m.ij]er. Recueillir ce qui eft roniû; >erfc. ^««i/Tèr en ce fens 

ne le dit guère, enJTa place on aie de r«rurt^r. ( Amail'ea 

mcsga.ids, ojpljtot, rainaflezmcsgands ) 
S'ai.nJj'T.v. T. s'aliembler. ( Elles s'ctoicnt ama(re'esengran4 

nombre, Vci. l j ) 
^m.ijfer ,f.f. Teri.ie de TtntieT ,ir de fi'mnt. Mcrceau de bot^ 

de corne, ou de cuir pour amafTer les co-ileurs broiees. 
AM.fELO.' ER, n..a. Terme de mer. C'eftncttre les matelôs 

dcuxàdcax pours'aidcrl'unl'aiitie. ( Ona air.jteiotetout 

Icquipa^e. j 
Am.w • uRj/T;». Celui q-ai aime ( Le peuple eft grand atna» 

tcur des voluptez. ^l>.'. /jc ) 
Au.'iT R,-i/.i<. 1 enne d'trfcvre. Aimtir fe dit de l'argent 

Celtpendretie la brique liienpilée*.: bien broiée ;vec de 

la ponce lecuire au feu,toute rouge & bicnbtoiee Hi enfro- 

teiavec un lingela, v-iiTcile qui fort du marteau ju'qai ce 

qa clic foitagrcibleinentliianche, [ Il faiitviteamatir ce tç 

va.ficle (Ce mot aaarir fe dit aurtî de l'or. C'cft rendre 

l'oiBer, & lui ûterlepoli. 
^mAUfte. \j:tz.-imetij}f. 
AM * I CNES , // femmes généteufes qui le brûloient la nxî- 

meiie gauche pour mieux tirer , Se dont la Keine vint voil 

Alexandre le grand. 
• ^,s..^!iif. Fenme guerrière, f;mnie courageufc. [Vous êtes 

l'une icTautreilcux franches Amazones, Sij.Ui, LapuccUc 

d Orléans a pafl'e pour une Amazone. ) 

A M B. 

AME.'issADf,//. Commifiion dont un Prince, ou un étatSou- 
v-tain charge uneperibnne deïpérience, ordinairement d^ 
quaiité.en lui donnant des lettres de créance pour exécutei 
di!is la Cour où on l'envoie ce qui lui a été ordonné. ( Am- 
bailadeglorieulc, importante , lUitftre , folennelle , célebiCt 
Alhr en ambaCTade. Envoler uneainbaffide ] 

^■nlijfjU. Charge d Ambafliideur. Fonftion d'ambaflideut, 
[ S'aquiter glorieuùmentde l'bn ambalfadc ) 

^mbnllit-U. Gens envolez en .mbaflade. (Il arriva une Am- 
ballade des Seitcs. Vjiu.ii^in.l.-j. ) 

 ' Unibijf-i /.. Mefllage ( Elle arejU une ambaflàde de la part 
de fon galant, lie',. Cl- a. ) 

^,uO.-fid!a!;f.m. Celui qui cft envolé en ambafladc Onapelle 
de ce nom tous les .Mlniftrei qu'un •'rince o-.'. u.i iitatSouye- 
ijùfl snvQie à quelque Coiu «tianjéie pour y laiic Us tÉiit- 

G J 



î+ 



A M B. 



les en vertu de Ces lettres de crcjnce fous li fcii publique 
établie pjr le droit des gens. Voicz lu Mcmtirei icuduntlti 
^mliapKUuTt , Pt' L. M. P. ( Ambairadcur ordinaire,. &am- 
bafladcur extraordinaire. Envoier un Ambafladeur à un 
Prince Souver.iin Etre AmbafTadcur en France pour laMaje- 
flé Sucdoilc. Ou traite d'E::cellcnce K-s Ambafladeurs étran- 
gers. Les Ajnbilîadeurs doivent jouir d'une fureté inviola- 
ble. ) 

t* ^mbi;?»de:ir. Celui î qui on donne charge de faire quel- 
que meflage. ( Uabienclioilifonraondcque de te prendre 
pour fon ambalTideux. Mit. Ct», C'eft un imbifladcui d a- 
moiir. ) 

^Amt»iadrice. f f. Feinroî d'Ainbaflidcur. 

■f u4mijfMlricc. Cellcqui tait quclqu; meflàge. Cellcquipor- 
te quelque nouvelle. ( Te fuis une aniballàdrice de ioie. 
Mol ) ' 

Ambidextre, o^y. Ilfeditdes perfonnes. In Lzùn nmHJfxtir. 
C'eft i dire qui fe fert également des dcu.t mains. ( 11 cft am- 
bidextre, elle efiambiilextre. ) 

Amb iGu, ««i/jiiif. ai). Qui adcux fcns. Qii'on peut prendre 
à double fcns (Mot ambigu. Paiolc ambiguë. 7'</:/. ts. 
Il vient du Latin dmii^nui. 

• ^mkiguyf.m. Feftin OÙ la viande&ls fruit font enfembic. 
•J-* .AmOigu. McLingc. ( C'eftun tmbigudc prccicufes & de 

coqucttci que leur pcifonne. Mtl. Prt S. i. ) 

y4mbi^iimtnt,*{xi. Dune inaniérc obfcure.Sc à double fenî. 
( Il écrivit ambigùment au.v Gcnûraux. w4/>.'. Tac. ) 

4Àml>i^uiu'. f. f. Paioles qui ont un double fcns, ( Une ficlieu- 
fe ambiguïté. ) 

AMBiTiEux,«m/'i>i>»/;. tJi. Prononcez <rr»i/c;Vi«. Il vient du 
Latin atnLithfM, & l'i^nific qi:i a de l'ambition, f Efprit ambi- 
tieu.<. Les grans Ji les riches font air.bitieu-v.r.cs lenimes font 
d'ordinaire ambitieufcs , 8c l'ambition eu leur crand foi- 
ble.) " 

^mbiiirux.f.m. Qui a de l'ambition. ( S.'nèqucétoit un ambi- 
tieux, qui pr.'tcndoit à l'Empire. St.EvrtmantT.s) 

.^fiù-ticufi.ff. Celb quia de l'.iinoition ( Catcvinede Mé- 
dicis étoit une ambiticufe, qui n'afpitoitqu'.! régner fouve- 
rainemsnî ) 

^mbitiiuprment.Mdv. Avec ambition. ( Ce n'éto:: poi.nt un 
efprit de lupciioritc qui clierchât à s'clever auibiticulcnient 
aildcflusdes autres. St. tvremtnt ydifimn i:4 fcufls Rtainim. 
Cl. 

* .Amhilieiifemint. itiv. Au figQré , il fe dit du (l:Ie, Se veut dire 
pompeufement, avec cnflLi.'c , Se d'une manicre trop fjbli- 
me. {"Ha retenu fon ftile d.-,nsu;!c Julie mcdiociitî.iâns lui 
permettre de s'clever tiop amôiticufemcni. /'•«/»«, <;<jt»»rf 
ftr les ccHVrei de Sar.^Xinarr. z. ) 

utmlriiiin.f.f. II vient du Latin ^wiid'o, &ron prononce i»-*!- 
cicn. Défit d'avoir quelque chofe de çtand&dccoiilideia- 
ble. t Ambition grande, violente. Arrêter, relier, fiscr.nio- 
dtrer, borner fon ambition. Allbuvir, fatisfiiie fon ambi- 
tion, j 

Aaibiiiiin. Ce mot fe prend en bonne pan.lorfqu'ilcA acom- 
pagnc de quelque favorable épitcrc. Ou dit «n« luIiU amii. 
ttan. Vne belb^mu i-^i'itiufw amtti.'tin. 

tAmbititnner.v.a. Ce veibccft faitdumot4miWi»B: Je ilCgni- 
fie.défiret avec ambition , fc faire une gloiie de vouloir ve- 
nir ^ bout de ce qu'on dcGre. Vau;;elas condannc amlitim- 
nrr, & penic qu'au lieu d'amiitunntr , on doit dire fenhaiter 
»vic iiiti:!ian. Le fentitnent Je cctliibilchoinmcn'cft point 
•prouvé de tout le monde. Oi peut bien due , la uloire de 
vous feivir. M.>demoifelle .elU'une des choies que f ambiti- 
onne le plus. T C''>"tll: Ntttifur Vau^iit, T. i 

otmhiittnnc , Mmbîiionn.-'. adj. Souhaité .Avec ambition. ( Set- 
Tir fon ?air. cfi un bon icur ambitionne de tout le monde. 
T. Ccr'dH't norti fitr l'-'-^tUi. T. î. Li belle gloire cU ambi- 
tionnée de tousIcshoiuKie^ gens } 

WmbLs . /""». TcimsJ'i^n:^/, (icui être il Tient du Crcc ,ou 
plutôt du Latin «wJiw'jrfû il n'a point de plu'icl Manictc 
d'aller d'un dieval qui rcinucau même tcris les jambes qui 
f»nt d'un même côte, 5: enfuite celle de l'autre; 3t qui con- 
tinue i ce .-tain iufqu'icc qu'il celle dalcr. ( Un amble 
doux, un imble commode, piifait, lu J«, ficlicux , cecheval 
Tauna]iiblcridoux,qi!c cciui qui illdcfi'us peut porter un 
vntc 4; rmUfli CAVC^ct une feule goutc. lui» ii^jikut/^. 



A M r. 

r.mf.r jo. Mettre an cheval J l'amble. C'eftun cheval qu» 
a un amble le plus-commode du monde. L'amble e II banni 
des manèges. La première aluie des péris poulains eft l'am- 
ble > mais ils le quitentqaand ils font forts. 

^mblt.f.m. Cheval qui va l'amble. Dans cefcns, il n'eft pj» 
bien re^u. Le dernier Traduifleui de DomQuichote n'eft 
point a imiter en cela. Il a pris amble en ce (ms.VtittfaUrcit. 
Vive mon grifon pour lier douceir er.r, lors qu'il ne va point 
dans l'air, mais fur terre, par ma foi i'cn dc£eroistous le» 
ambles du monde. T»» S^HKhitt^. c. to. ) 

^mbUr.v.n. Se dit des haqueniies, *c vieillit. C'eft, aler l'am- 
ble. ('C'cftunehaquînce qui amble agréablement; On dira 
plut6t,qui va açrcablement l'amble. ] 

^miliHr.f.n. Ofticicr de la petite écurie du Roi. 

AMBaE,/".«. Suc gtasde terre enduicipirla falure debmer, 
lequela la vertu d'atirer lapaillc. f L'atnbre couleur de ci- 
uen elt le plus eûime. Pècl'ïr l'ambre. ] 

yA,vbre rrii. El'pcce de bitume poud'é fur le rivage delameipat 
les flots, qui i'erduicit étant à l'air , 8c f.- forme en ce quoa 
apelle ambic^ris. 

'^mbre. Senteur agréable 8c douce. [ Son haleine a perdu fon 
ainbre ] 

AMiiONOcusTî,/:»». Ce mot ci. Grec & veut dire celui qui 
brifc les jubez des Eglifes. Ce mt(t cft du favant t tr. Thiers & 
n'eft pas encore bien établi :L,iais9ncfpére bien de fa foi- 
tune. 

^Anirer. v.a. Tcrmt de nr,fg,M: C'eft donner une odeur d'am- 
bre àdc:^ noix eoiuites,ou à quelque autre continue, ambiex 
des noix confites," nibiei des paltiJles. 

timbré) amirct,aJ]. Qui a une odeur d'ambre, qui cû une odeni 
agréa'jlc. ( Le laoac ::.nb!c cit meilleur <;uc l'autre. Cet 
paftiUcs fon: bien ambices, fcileftimpolSolcqu'onne let 
aime. J 

Amure m,/? /.Plante fibreufc qui fîeuiit en JuUlet 8c en Août 
On l'apelle auiiijiimr dugrai.jSin^iimr. 

AiUi^oiiB, f-m. Nom d'homme, iii vient du Grec, 8c Cgniâe 

'.Ambrufi.f.f. Kom de femme. 

Ambrosie,/./. Le mander des Dieux ( Se feuler d'ambtofie. 
^bl.Luc. ) 

„/lniin>)Tt. Petite plante fort btanchuë qui a l'odeur du vin.Sc qui 
porte de petit s boulons en toiinedegrapc Jei.iilia , qui ne 
Hcutili'eat point. ( Aiuaculie luàle , ambtolie t'cmcUe. 
Dat.) 

Ambulant, "••'•.W.eitf» , »Jj. U vient du latin amimiMiu. Qui 
n'cli pas iîxc ea vn lieu. Qui va d'un lieu à un autre. ( Com- 
mis ambulant. Troupe de Comedieas ainbalante. ^ 

sAmbiiUiin. -.alj. U vient du Laiin & ledit dcilio;;«s de Juftice. 
U lignifie qu'ils ne denieiMCnt pastou|oar>ibbicscn un lieu 
( Le gtiud conleil eii ambujaioiie. HiHtiri dm era'<4 Ct ifcit. 
La Cl>.-ur.>ie ;i.]pc''aledeipircctoitau commencenicni am- 
bulatoire, ci: elle ne fut fedcntairc en cette vUlc- la que» 
1JI7. Htii, hijictrt <e.Altm,-^~c. ) 

AME. 

Kit,a>!it4.aJ. Il vient du Latin, 8c n^nifie aimf. .^w- eft d'un 
eiaiidaragc dans Icsieiires qui s'adfcil'ent aux geui de Ju- 
Uicc,;.ux Cours fouveraines aux Frclidiaux.aux Pjevuicz, 
aux corps de ville, ou de m.tier. ^* •■»> ximt. cf'at^ Ui On- 
fnUtri arnetitUvmiwllt de P.ttu , faifo-u favtir f «< /Ctr (t f«« 
ivtf clitr t if- bttnmam4Z.tUi mAitrti ]m-rt. & atrat** èj*'Mli4ri da t* 
ctmjitHnantt dtt vttritrt de Paru , titai rrr ;>i.* 'vmamrret ^m* .... . 
Xt'ii trdarncns^kt.^ V'oiez les ftaïus des witiets, X» ckmt 
0" bt*n avtéft Ut jurêat dt U cttiiMHiamté du m.tit> 'Jrt btnfma^ 
Unttmtm ayant j.tu rtmtniter ^fatfttu Javair^ma .. Lettres pa* 
tente.'; du Koi poui les bouquetières. 

AilE.Cf. Ce mot vient du Laiio ^.■■»j. Se il (lénifie gcnéale- 
iticni.cc quicftle piincipede la vie. ( Ame végétative. anie 
fenliiivc, aille iailoim.iiHC. j 

^mt.f.f. Ce mot le dit en part.culierdcramc rauonnabtr, qur 
cft une lubrtance qui pente , que l'an CJur.u.t avant toute 
autre ihofci'i en laquelle on nccin^oit aucune cirndae. 
Efptii capable de pcnrri à l'occilion d'un corps i.'amed'ua 
hoilunc. L'amc luitle tcnipeianKiiiducoipi H^.einj,T.i. 
Ci gi: Ménage, il icadil i'ame 

rotl 



I 



» 



AME 

Pour avoir fait iinc épigrame. ^ 

^Umt.ff. UCgnifie quelquefois une perfonne. (Son tivre 
ne tend qu'a 4ctoiunerles âmes de la voie ctioite de l'E- 
vangile. ^'irt,iud,f itj-.unlt «mtmnnun. Ptcfucr. [Vous venez 
de fauvet un m. lion d'aines. Vei.l.6%. Ces âmes fi pures fui- 
ent les choies qui peuvent déplaire à Dieu. T'J. ^ 4. ^ ( Ja 
vous le gu.-uitis amc dannie , pjirafe b'-jrlcfque pour d:ie niJi'- 
heuu::x^ mtJèraifU, <jt4ifcufti ùeaiictup. ) 

'sAme. Con(ïence. ( Avoir l'ame bonne, N'avoirpoint d'a- 
me. Sur mon ameceîa eft. ) 

» w^7»f. Tout ce i]ui anime, ■.oiitcequifaltngir.quifaitmou- 
voit quelque cbol'e. ( La cbarite eft lame des vettus Clué- 
tiennes. Paf. l s ) _ 

* ^>/!e. Coenc courage, force acoinpsgnée d'amour 8c de paf- 
fion. ( Vos cliaimes donteroient i'ame la plus farouche. 
Vtti. Poe, Avoir l'ame fort balli. Me!. Louée Dieu de toute 
foname. Arn. ) 

* Ami. Efprit. { Ame vénale , ame mercenaire. AW. c'eft là la 
feule chofe qui trouble mon ame. Diprrtmx. ) 

* Ame. Terme de cjrtjp. Objet qu'on ciiéiit autaiit qne foi-mc- 
ine. ( Si quelque air.ant vous croir paieien vous nommant 
ibu ame, vous D'enteudez pas des termes fi couitois. Vii. 

Poï. ) 
* Kme. Ce mot fe dite» parlant de fagot. Leboisquieftau 
milieu du fagot. ( Btuieilaraeduiifagor. ) 

* hme. Cemotfe4itdesderifes. Paroles dedcrife, ^ L'ame 
d'une dcvifc. ) 

* Kme.Terme de luiier. Petit morceau ds bois droit, qu'on raet 

dans le corps de l'inftrumentdc muliqucdireftement ibus 

le chevalet, pour fortifier k fon. ( Ame de poche , de viole , 

& de violon. ) 
Ame. Terrot de Sculpteur. La première forme des figures de fluc, 

loifqu'on les ébauche^toffiérement avec du plâtre, ou avec 

de la chaux & du fable, ou des tuilots caflcz. 
Kme. Cemotfeditaufl^ des Canons. L'arm d'un Canon, c'c&le 

creux & l'ouvature du Canon, dans laquelle on met la pou- 

die&la baie. 

* Ame.f.f. Terme de machinifie. Pièce de bois cannelée des 
deux cotez avec une poulie au bout d'cmbas,Sc équipée 
d'une corde, le tout dans une caiflc fous le Teitie pour en 
faire fortir quelque raacJiiue. ( Voiezfir«»je de votce ma- 
chine eft équipée de cordes Se de poulies , voïez fi elle eft en 
état. ) 

Ameçon. Voi hameçon. 

AmeisteRj/Tot. Mot Alemand devenu François. C'eft à dire 
Bourguemeftre de Strasbourg. Les ameifters font ceu.v qui 
gouvement la Ville avec les Statmeifters, & qu'on apellc en 
îiance tchevim. ( Les ameifters fontpuiflans a Strasbourg. ) 

AvitLEllE Voi tm^lme. 

t AMELioRiTioN,/?/. P/OBonctt 4-nf/i»Mf/«n. Ce mot vient 
duLaiin &eûrfaP</4ij. Un'eft point du beauftile ; Scnefe 
ditotdinaiiemcDt qu'au pluriel. Ce font toutes les répara- 
tions qui fervent à tendre meilleur un heriiage. ( 11 y a des 
améliorations miles Scnéi^ûàires ,& d'autres qui nerejat- 
dent feulement que le plailîr de celui qui poffede. faire des 
aineliorations ) 

t A-M^ME, oK kmtfise. adv. La lettre S ne fe prononce point 
danscemotimjisîafeconJrlila e rnefiunpsu longue. 11 
liguiiie au pouvoir, en c:at ,dt en liberté de fiiro ce qu'on 
veut. ^ Moulicurvous éie6 améaic.ptenezs Uv.iuspiait ) 

Amener va. C'eft mené. £ulieu oaelicelji qu' parie, onde 
qailon parle. { .■Mexan die t'avança vers le Tanais,oir l'en 
am^na Bellusluro: tout nud. VaH.^t<'.l.j.C.s scaron étant 
chez lui afuri bien dt quand vous me ferez l'honneur de 
œeveniivoir, ne m'amenez point de mauvais pbiians. J 

t^mcner.-u x. Tinatiemn. C'eft abaifllf, c eft deccndic quel 
que choit qui eft élevé ( Leur naviienous ccntiaigot d'a- 
mener le pavillon par refpeft. Amener les huniers & 
amcnciles peroqucts qui font des fortes de voiles. ) 
A"a.KiTc,/r/. 11 vieiitdu 'atin i, laiiM & lignine agrément. 
A»»/'"'Éa'eftp3seticotc ciaWii M.;is ou Jit quelquefois par- 
lant de profe.ou de vers II n'y a ni agtimet« ni aménité iians 

les riiDcs de ; li uft dur , fec , £c plein de bourre. Le gros 

M.Chiipenticreûconlîdcrc ccnv-iitlepeti; d'Aiiinite. Voïez 
Ugu^rrc civiU .il, rit'-.tiii fur Ij Ini'^u:. (Jll dit qa'.i^;/..fc eft 

ua mot uof cupicàsiu Sa q^'ou ae s'en doit ieivii qu'avec 



A ME 



Î5 



retenue & parmi les favans. ) 
AmïnuisiRjI/. «. Ce mot vieillit un peu C'eft faire pîosmeim. 

Rendre c lus mni« ( Ameauilcr un inortcau de bois. ) 
AMEK./tKKTt «;.■;. Il vient tUi Litia«w«'«'. QuiadePamerta- 

nie. ( Frujtamei. «mande oiuéic J 
^mir, ^iruéie.M!]. EuPoéfie illedit des eaux de la Mci, & véut 
diie,falc. 

Le Dieu.braniant fes cheveux blancs 
Tou: «Icgouracc de l'onde amete 
Taitéz vcus,du-il, inlblcns. 

'Tiacbn-.im^titf v*;/.jrc. 
^mtT.f.m. Ce mnr. iedi: quelquefois au lien de celui dejî,< 
f L 'amer eft crevé, ôtez l'amer . ruais prenez gatdc oc le cre- 
ver. Unamcrae carpe, un amer de niouicn. Les calumi- 
neurs broient lala^ntavecde l'amer de beur pour la tendre 
plus vive . & pour m.ïui faire couler les couleurs qu'ils em- 
ploient d^ns les ouvrages qu'ils calumiaenL ) 

* ^mtr, amére. «.•/; Au figuré il Ijgtiiiie îàckeuy, irifte. 

( L'cmourpiefle d une coiilcu' i.Kxt:c 
Eteint Ion û^m'jcau, loiupt fes uais. 
DnliùutUres. P^ijîei. 
[Souvenir amer, douleurs, ère. Vùi.l.am. ) 

* ^méremtnt, /idv. Fort , beaucoup, f .^vjeiacdxe vo'iant !• 
corps de Darius, pleura aincrcmïui. F^». /;;^;;i./. j. * 

sAmertume,f.f. Saveur ameie , £v qui rend la langue àotc ic 

lude. 
' ^metmmt. Dépl ifu:. Haine. ( Adoucir des amcfru.Ties. 

Voi. t. 4. Ma joie n'ctoit point fans queicuc amei tuiae i-a/; w. 

Ce mariage lui a infpiré toute l'ajacitûmc d une maràixe! 

Palru , ptJidttii. 2. ) 
t AHii ii,amjjis..!dj. Et bas,& ne feit guère qu'en pauint. 

11 fignifie qui a oiii la melie. Je fuis amefic. Si vous cies 

ameilce, Mademoifelle, déjeunons, j 



celle du vin rouge o;U'on a mis CCI eau. (Il 7 a luit amé- 
tifte Orientale qui'eft iaplus-duie, & la plus eftimée, une 
amétille Cait3^eue,& une améiifte d'Alemagn». La'car- 
tage.ne eft de couleur dr: la fleur qu'on apeile penfée, &c celle 
d'Alemagne eft de couleur de ioiettt. Unekellc,»'eréabl« 
charmante amctilte. On dit quela.'uérifteempccheï'ivrefle 
& rend la pcrlonne qui la poite, aimable & iiigénitufe Li- 
gniereendevroitpoitcr une.^ ' 

AMEUELEuE.'jT,y:/j5. Les meubles qui garnufentnne chambre 
les meubles ncceCaires pou)' gama & parer un loscraent.oiî 
unemaifon. ( Un joli, un beau araeublcracnr, an tichê,'un 
magnitique, un fuperbe amcublemeut, un chetif, un pauvie 
uninift.ableameullçBjent tel que clui du rimaUlcur NL 
qu'on peut ape'Jet un a.-neubiement v.aimenr rvcs-tij^ 
Avoir un bel ameublement, achet-r nu jou yinubleme«. 
11 faut q;!itei 1 amcu'iî.-toect 
Q_û nous cache poîn;':-Iémeat 
Sous de la toi^ d'or le plâtre di u chamb;#. 

■}• ^meuOUr. -v, «. Mot peu utile. C'eft r.iertte dau une cham- 
bre tous les r.-.eublcs qu il faut pouj la p»rcr, ?c l'embélit 
comme elie le coi. tm; En la plict e^».utU-, en f« fea 
de w«Ki/fr. Pour bien aa>ei;b;ei 1* ci.itrbtcJc J. U), f,« 
a!neub;^r ce brocs & tefucoasde bonvin. Cl. i.-o.t noar 
bien meubler le boug': de L. II le )r:utpirei é'un» ouantiw 
debroci 6c de ii,;consde bon vin. ' 

ASIEUEUR.» «. Terme de jardinier. Il fe dit t"u»e terre <ioM 
la luperticie e!t devenue .-UiC c c!^ U rendre r.uubir i: i 
donner enicee aux e:,ux par jep etislabouis. 11 r*at aj«cti 
blir la terre de ces cailles, ii-tm. Urdi.j.i. »jr>„, .,,;<.. 

^me:ir,r,v.<!. Tt>.rudeprittiqu<. Rendre mobiU.iit, ùsmtU 
tre en comœuniuré u.ne partie de la doie -i uns fcoune. 

.Am'uU.iJ'emem,p!,i. Tout c; qu'on a ameubli. ( L'aait.Uif: 
fcmcntmciitoita ii.s mile <. eus. ) 

AmEuiE-i. -..a. Terme de clinj]}. c'cfl mettre les c::]*** « 
meute, les aÛcawie. cour ciiajScr. fU faut vite auieintr cet 
chiens ) 



AHi 



î« 



A >.l I. 

A M I. 



^fl .•". pir cclu> q.nl aime. ( lI«bon rn> .,1 .arc . a.n.lm. 

r'»b c mérite d'are adorô. La plupart des am.s du hccle 

font lâches, infidèles, ftux ^&'='^^»'~"7'f JK^eTa' 
râcdie Le Sciineiu F. H. de V. eft ur. hcl exemple de cela . 
Se des .im s . s'aque.ir des amis. Conl«ver fesam.s, 

ftvoiilerles amis.aunei tendrement fcsimis. Obhgcr en 
r»Xfervi. en ami.U- ... -~ C'eft à dire f^' f^î^'J';^ 
^„ij.fiu-àr.uteL C'eft à dire, qu'on fer» am. d m Tiomme 
quoi !^a'.l fafle, pouiveu qu'il n'y aiiie po.nt de 1 «uterct de 

à d rc. que les vieilles p.ftoles & les vieux atn.s valeut t ,eu. 
oue lèsauucs. Trois am.s font u.Ucs. l'ar.u Imccie , 1 ami 
2dL 8c l'ami qui ne d.t mot j Trois am:s lom d=i.g»eux . 
r^il,7poc.i.e. l'ami caulcur Se l'ami fl-tcur. A.nb c'eft .a».e 
faeemeut que de fe garde/ du petit M. de tous cotes. ) 
JL?U fi dU quelquefois i une pc.fonue qu. c.t beauccp au 
d fl-out de celle qui lui parle. & fert pour marsuer quelque 
afcaion ft quelque fciifibrUte i cette perfonne int.ncu.e. 
fje tefuisotliâ''-. ".— «& ie te icns grâces de ton bon 

avis. c/tle/.D"" '<"•".*•-■) , r ■ ■ «. -i _ 

JZ II le dit aufli quelquefois d'un ton de fupcrieur . S. a un 

■^ fier !< M-..ultAr:t. ( Mon petit ami , vo.rs eut d.rezqu'i s 

fbnt foux. M. Luc. D'OU vient, mon ami. que tu asete 

^f°tnurhic;;?Sn!fie,-;wrLec.Ueneaami 
Jl ' n «"; d^e qui eft -t:,e. qui aide, qui l^vori^ ( Le vin 

^:î!^:^a"r^::;^rA::f;:eci.u,.,ie.p.ié..'onvous 

-^en coniure.des îtrs du pa.vrc T.dc T.. IW lom m.^.-- es^ .1 
eft vrai, mais c'cft par pcn.tcnce qu'.l runa.Uc . & U penr- 
tencccftr'ide.cariir.'ipsmtdegtnic) .,,,.■ 

* de la douceur , 8c de l'honnétctc. ( U ett amiable, elle eft 

*^^M*i-. Cemoreftauffiur peufararné IlCgni- 

^ fie Tun audoux.bo» . 3c hcnnctc r parler amMbemen ) 

■Jf^^Z.^:: :l na pas le dcltm d'am:*. !e. m « >"]'»!»"=• 

m^t •. .1 ie dit 5c le tr^ouv. d >..s de bo- A"""?^ " .';S"f = 

en am, 4c d'une manière hcrructe Je ?';''''■=■ J"^'""" 

diferensa rami.ble. ^uTuc. Sonir dun: ata^e alam.a- 

Jl^:. C'eft'i dulau nVrlieu, ila momé. (lh rtoava un grand 
tctnnchcment aniiclic.-n:n. .^»'.7^f-i.'»' 

A«^ "o" , /: ". Faiinc qui eft i..^^ (^» ^^^}^ ' «'^don- on fa.t 
l'e,npo,; quiferc à.enJrc lel^ng^plui '^'^^,^X^^ 
Q«!qu« uns cto.eal qu'amidon vrcjitdu Ucc^vuauyes 
Salicn-™.J.. on l'apclle en Lat.n ^^<'^. ^.do-. 
foitbc.u. Voila de bel artiidon. Amidon '-lesl-lancfaue de 

Zr'">-. P-"oncez ..«-^"».V. J'Amidon .'.rt fai.ami- 
donliér. C'eû celui qui fait 8c vend Vamidon. ( lU. bon ant.. 

■UÏT7fC^X( quia de l'amitié pour unepeilcr.re & pour 
r; r. n en a auVi. Amie v.enr ji Latin.^.-.., ( U-ic bonne. 
2nc Vcuercuù-. une vuie ai-.ve . '.me ùnccra . une hde e. .me 
"ooffauteaL;, les véritables am.es font très rarc^ Se U.-e 
*de mi . fc cc'nleive. fes amie.; Plut... mou-.^iue de rom 
ore avec nue VMW imic. Servit les amies avec ccrur. ) 

"^d e' Ûia.de.q..i fait c.oit.c. C^tM'l"'?^" ?"';«^^- '^"»' 
d-, :;r.be»îc dctousle.bieu.quictoinent JuiUïCrie ; 

V!i:^.. S' U^t'du Grec. En Latin -««i-/- B-rulU. 
J^ÏZiL csf.yu (Les amigJal» font deux ^landes.pro- 
;2e û™ ciaedelala.i:ue t.esa„,..,Jalcs jcut .pou;; cufe,. 
^le. .: o.vcm ri.umidi.c d.. cet^ eau elles la changer.: en 1,. 
jTve M.u'r.c«lcntlcROlieiaclala.ii.«:. t-csamiidaUs.en. 

Un. q.c-Kiaçfou . Se îloi. o» fait ce qu'où peut pou. Us dç. 



^ AMI. 

} AiJiG»A"".DEit."»'^."'n-.i.<i. Ils ne Te difent qne psntii f« 
p«tit peuple Se même bien plusdansla Province qui Pana. 
C'cft carell'er, lîatei , gagna pat des careiTes. ( Onamignot» 
les petis cnfans. ) 

AMiKM. f. ra. Il vient du Grec 8c félon quelque» uns de l'A. 
labe, en Latin. marM^r.i/Vcim , 8c en Italien «^"«wHrj^i». C» 
nitiicndrt d'où voudront MclUe'jis de Port-H.oial Se Ht. 
Ménage. Mais félon toutes les apater.cts . nous l'avons prii 
de l'Italien -wiifi^ù». U y a des gens qui ectiventîc quipio. 
nonccnt tdrmrM ; mais les perioimcs les plu» l.abiie » q'Je l'ai 
confultéesUdefl'us, font pour w<«»!r4i. ( L'amiial eft le chef 
8c le •Cnf'ial des at.-nées nivales de (quelque R.oiau.me . ou de 
quelque Etat. L'amiral de riance eft l'un des gransOHcierc 
delà Cou cnne. Il a fa juiidiclion a la table de marbre de 
Palis, 8cpj;ie pour marque de fa dignité datu fes armes, 
deui ancres en Uutoir. L'amiral doit eue lavant dansla Céo- 
giapiiie.la Sphctc 8c l'Aftrologie. Michel P.uiter fut un trcs- 
b:ave>!c trcs-fameux Amiril Holandcis. U f'at bldled'ua 
coup de Canon auprès d'Augu^.Sc lendit L'efprit le z>. 
d'Avril i«7«. Ion corps fut embiumi,8cpott.;à Amûe:dai» 
caDiraiedcHolande. ro;/j-^ic. Monùeiu le Conste de Tou- 
loLilc tils naturel de Loi^.s 14. eft Amiral de France , 8c U fut 
poutvû de cette charge en i6ii. J 

^'.i'*:.f.r,i. C'cllli; premier vaifléau d'une flote . 8c celui qui 
porte le pavillon amiral Le VailT-au d'après s'apell; vice- 
amiial. ( L'amiral a été pris .^cU vie; amiral coule à forsd.) 

^mirt!.»dj. Qui aparticnt a l'aoural. ( VailTeau amiral , pavil- 
lon amiral, galère amirale. ) 

^Amirtli. f. f. Galért- que monte l'Amiral {* L'atnirale eft bien 
équipée. L'an.irale a batules ennemis. !!• '. ■'■ " . i' •' 
d-l'amitale qu'ils avaient rcxontce par la i 

„lj»;r«/c':/.L'Epoufi; de l'Amiral. Onapelle : . 

gneiit . 6c l'on epoufc Madame. ( Madame l'Amiralc cti ge. 
nct.ufc.tUe eft bi.-n-taifaute. ) 

v/<»ii>jiifé./rf. Juridiction de l'Amiral, exe" 
nins particuliers, 8c ou Ion coiinoir des c 
fur mer ,îc de tous U's difécens c 
( ttte oiîcicr de l'Amirauré . fait,' ) 

lautc, l' Amirauté connoit liesptilisqi:! 1, ni..i..i ;.:■:;. k. oc» 
contres d'Jll'uranc- qui fe paiV.ni eutr: IcS niarch:ji>. Mir»%- 
mtttr, Tftémttrei. ) 

^j.iiMM.'j./T/. C'cft aufti la charge d'.m'.j|. C:'.u 
l'Amirauté de France eft un grand Seignciu. On 
mirante d'Angleierre il un brave Capitaine ,icc 
lande a un giaud homme aiiffi. Etti poarru de . 
Avoirlij dicitsdel'Atairauté. ) 

^mit.f.rm. Semble venir du Latin Amicnlam. C'tft db lin«e 
quicouvrelaiétcScloî epaul.sdu F: 
lorlqu'il s'habille pour dite la Mcflc. 
iniir fottftn« Les Ptitr. " ' • 
leius tètrs en Certains i 
râque». Néanmoins l.Io 
iret fans un c.iule conli 
l'amit fur il tetr Se Cl U'. 
mit. Abatte l'ainil fui fus tou. « «ur*. n^mm , Jtiftr t « ^ mtt 

f «• 

Atitxih, f.f. Il vient du Latin tmtdiU. U Iv- 

ciptocjae qu'on fctCTiioi'ne pour de n».; 

tious Lcmotd'amiti.-, n'xc 

(Un: l'ainte, une ardent: . u: 

fa.ic naittel'ainitie, c'. i ! - — ••.; 

«des fcutimeiis d'a.ii; latlc». M»'. 

CnliiVc. entretenir . ôc n ■ , 
.Amnii. Inclination , per^le (otir quelque choie. ( Pieadied* 

l'amitic pour uji mot. ) 
^mitii. CJÎacc , faveur , plaiùt. ( Faicct-moi une aiiiti*. M*. 

f"-C-9) .... 

^miù. Ce mot au pluti ■ ' " ' .r. ,o»ilit< 

obligeante. ( Il m a fait: 
,/lwiim.N*ouvcauximii.(Soi.. 'e; - . u;i4.iii. -iaourelle» 

B:t. tpi. 1 . , 

• ^Amiiit. Térmidtpilittmn. Convcnauce àc co Jeux .uajia» 

dit,''<'*i'M •''■ <»'!»»"• 

A M N. 



Ammutu. /r/. u ritotUttCicc. £« L»ùn «»>■>« 



«»•« 



A M O 

titiiitc en fi:»nco!« «mniJUi. ta raifon voudroît qu'on ditam- 

ri«72K, mais Tufâgccft le plus fort Uvevt (^l'ondiCcamniflir. 
C'eft une loiparlaqu.Ilel^ Souv>:rain dclireque cequis'eft 
pa(lc comte lui, foit tn oubli , Tsinniftif eli un oubli que le 
l'ouvetain acorjcà touscux qui lont ciiininc's i 'biicgatd. 
Les principaux articles de la paix étoient qu'il y auroit une 
atnnillie pour tout le psn'i.Mrmtirei di t.t 'R^chcfcu,aut,paic %. 
imprrp'icn ^u CohgncU liii 1674. Acoidei une amniftic , don- 
ner un.- amniftie.cfpeteruneaimiiftie, letulei une amniftie. 
Jouit deramniilie- ] 

A M O. 



Terme Je coutume. En Ta place on dit afet- 
à ferme. Amodier une tcitc en giain ou en 



■J- AUODTER, ti. « 

mer, ou donne 
argent. 

»/<,ni>iM(«J<r./rm. C'eftceluiquiprendàfermî. •yl'^odUteur n'eA 
uGcé qu; dans quelques l'iovinces i & en fa place on dk fer- 
mier. { Il et): Amodiateur d'une tetie. Se rendre amodia- I 
teur. ) 

^maiif-tttn ff.Vtononctz tmodiacim. C'eft la convention par I 
Jiquellc on donn> unet.rreà f.imc en grain ou en argent, j 
C Faire l'amodiation d'un bien ) j 

Amoindrir,^'. ■«. C'eft diminuer, rendre moindre. (Laclarté 
du jour amoindrit l'horreur que la nuit donne. Vau. S^'i- 
/. 5.C4 La charité éteint la iburce des querelles qui ne 
naiflent que des faulfcs idées qui groflîlHut tout ce qui nous 
louche £c anioindrilient ce qui touclieles autres. NictleeJJaii 
de Marale T. i Traité 4. C. xi. 

Us dévoient amoindrir les maux de ce Eerget 
Mais las! ils n'y viennent qu'afin de lifUget. 

6cgraitytiH^glie 6, ) 

^mtindriffemtnt.f. »». Dimmution. (' L'amoindriflèment de plu- 
Ceurs chofes eftprefque infenfible. L'amoindriflèment eft 
conlidi.rai>le, depuis quelquetcms.) 
Amoins(vie de. Ces mots (fgniijent/î"oB«,& demandent l'in- 
finitif. A moins que de bien étudiei & de fréquenter le beau 
mode, on ne peut en matière de lettres avoir un autre deflcin 
queceluideT. d. L. C'clt d'écrire pour les épiciers. Ils ne 
fauroientchmgeràmoins que derenairre. Cjra.Pof Araoins 
que de prouver ce qu'on avance , on cft lidicule. T. Cor, 
naICi fitr , a»ge'as. T.2. 
^mtmtiie. Ces mots lignifient/ /'01 nf, & ils ne fe mettent pas 
a.'cc un inrinitif [ A moins de faire ccia, on ne fera rien. 
On diin .imimiq-te de f4ireceli, on ne fera tien. Vnug.Rem, 
r.Cirn.m.) 
^moim kf. Ces mots demandent le génitif, quand ils font fuivis 
d'un nom. ) Amoins de vint piftolss , il ne lauroit avoir une 
bonne pendule. ) 
^nt^ms que. Conjoniflion qui régitle fubjonftif. (N'atcndcz 
liendcsgran;, a moinsque vousne rampiez hontcuiêmcnt 
fous eux, & ne les adoriez fervilement : &c cela cftimpoffiale 
à moins qu^on n'ait l'aine d'un malheureux elclave. } 
AMOtiR. i;.<j. Il vient du Latin '«aare,& veut àiic rendre rnnuX^ 
feu jraoiit le métal. Ainolir une dureté, te Soleil amolit la 
cite. ) 
*^Am.ltr, Adoucir. Rendre moins vigoureux ( On ne peut 
amolir cecte fiere béante. G<'n. Poe. U amolit leur courage 
parles délices de la paix. ^!^l.T~c.) 
S'amctir,v.r, Devenir mou. Il y a des corps qui s'amolifTent 
avant que de fe fondre , & d'autres qui le fondent uns s'a- 
niolir. 
■S'umoltr. Dcvenit moins vigoureux, devenir mou 8c effémi- 
né. ( Son courage s'amolit. ^bl- ) 
.yl'nnlijJcmei.T, f.m. L'adion qui rendime chofe molle. (L'amo- 
liflfement de la cire fe fait en la maniant £c en l'échauffant. ) 
AMoscELER, ■!/.«. Mettre en monceaus. Amaflei. (Amonceler 

duble. ^ 
Amont, «in. Terme de Batelier. En remontant. 
A kl o R. c ER, i'. « Mettic de la poud : e fine dans le balTînet d'u- 
ne arme à feu, ou autour de la lumière de quelque pièce de 
caAon. [ Amo:cer im piftolet, un fufil ) 
^mticer ^ phter. Terme de p' , leur L'un & l'autre fe dit , mais 
^«.'<r ,eftplus en ufage. C'eft;etter fur l'eau de petitesplo- 
res de mangcaïUcs pour atiter le poilib». ( Amoitçi Icpoif- 
fon.; 



A M O ff 

f * ^ntrcfr. Atïrer adroitement, gagner l'efprit d'une maniè- 
re fiiic.5< c.'rel!àntc. ( IX lui taut donner quelque choie 
pout 1 tmorcer. .Aiil ) 

^xorcer. Ttrmedeferrp.rier. Oter quelque chofe du fer avant 
que le p^iccrtoutà fait. 

^r,t..ce ,rf. Vcu'Irc fine qu'on met dans le baflînet d'une at.. 
me n feu, ou autour de la lumière dune pièce dartilletie. 
C L'amorce e(l mouillée. _^ 

^mirce,f.j. Terme de pécheur. Ce qu'on met au bout de lali- 
gnc poaratraperle'poinbn. Les bons auteurs fe fervent du 
mot.d'aniorce en ce Yens , imis les pécheurs d'autour de Pa- 
ris emploient le mot rf'^dt au lieu de celui d'amorce. Ils di- 
fentaulîi re/jrr une ligne, & jamais <!rai;r«r une ligne. ( C'eft 
aflez , au!n-iien notre sr.io.ce eft trop prétieufe .AU. Luc. 
tem. I. Diahgue, iepècheitr, ou U •utf.^es'.cr. P'^ge 2,2. ) 

• amorce, f.f. Ce mot eft beau & d'un j!:and uf-ige au figuré. 
U lignifie charme , auas , plaifîr , deiices , engagement. 
( L'amorce d'un li .doux plaifir l'arrête ( o>. Poii. Craii^net 
d'un doux plaiùrles amorces troinpeufes. Déf.Peii, 
Toutes vos amorces font vaines 
Pout le retenir dans vos chaînes. 

£.'),j. B.lItT de la r.ui 2. partie. 

Plus j'y vois de hazard, plus j'y trouve d'amorce^ 
ou le danger eft grand, c'eftla que je m'éforce. 
iUlh. Totf l. 5. 
Alexandre , dès fon enfance , ne manqua ni d'exemples > KÎ 
d'amorces pour l'atiret à la gloire. Du 'J^tr, fremliemm , lil>, 
l.C.t. 
Non, au lieu de goûter ces groUîeres amorces 
Sa vertu combatuë a redoublé fes forces. 
P. Cor. Chiii.i/1 sfi- 
Certes d'un fi beau lieu les fecrettes ainorces 
Pour c'natmet les douleurs avoie.it allez de force^ 
Sefraist Egkgue 6. 
Awor/oir, f.m. Sorte de teriere dont le charron fe feit pout 

commercer les trous. 
AMOB-Trn., v.a. Terme deprttique. Eteindre. (Amortir une 

rente) 
amortir, v. a. Ce mot en parlant de gens d'Eglifs 8c autres 
perfonnes de main morte, C^nifie permettre aux gens de 
main-moite de poffederperpetiiellement u.i héritage , lans 
qu'on lespliifle contraindre de l'aliéner, ni de le mettre 
hors de leurs mains. !l n'y a en Pranee que le aoi qui puUfe 
trnirtir un fief, un héritage, &e. Voyez Baquet, amoriife- 
ment, c.a.) _ 

* Amortir, dimiouh. (Le tcms amortit les afli^ions. P<fPenJ. 
Son bufle pliéen deux amortit lecoup delabale. M.motres 
de M.d<U%^:-ej.i:ji«t. Amortir le fondes cordes d'unin- 
ftrument de inullque. Mer ) 
Amorlijreme,'t,fra. Terrée de p'>:ti.]ue. C'eft une p^miflion qiie 
' le Roi donne aux gens demain morte.c'eft à direaux Ede- 
fi,iftiques, aux Hôpitaux, aux Coléges, Uab.deries, 1 epro- 
feries, & ConfL-iiries de polTéderen Fiance ces heiitages, 
fans qu'ils puiûbnt être contraints d'en -u'iJcr leu:^ .na ns. 
11 y a 3. fortes d.-mo;tiiremens : un amottifie.xent rcneral 
I accordé par le P.oi a un pus, à toute une ITovines ou à 
tout un Diocefe ; un amorti llem.^nt parti.ulicr , & un 
i amortiflemen-. mixte (Dr.,.r d.i lettres damortr' n>eu'.)Voui 
' obtenir des lettres d'amortlifement , ou dornc au K.01 la 
'■ valeur de la troilieme partie de l'hetitage. Les imortiiTemcns 
I doivent être vérifiez à la Chambie des Comptes, £: enla 
j Cour de ratiement. La fomme qt'.e les £ens de nuin morte 
donnent au Roi pour poffeder un lient ige , s'apelle droit 
d-truri-jfemetit, £c ce qu'on plie au Seigneur Cenfier , eu 
! Féodal dont l'héritage étoit tenu, le nomme droit du.iem- 
I mti. Baquet eft l'un des Juifc.:nlultes fianjois qui a le 
mieux traité de l'amovtiflcmei.t.; 
t^morlijemeni. Terme i A,hi.ec'.< ù- de menvifrr. Tout ce qui 

finit quelque ouvrage d'aichiteifture, ou demenuileiie. 

Amovible, ad]. Mot qui v;eni du Latin barbare ; & qu: ne fe 

i ditguerc. Enfa place oadiro.t icvoeableà volonic. llli;nj- 

fie qui peut être révoqué, quand il plai; a la petlonne lupe- 

lieure.( C'cftua-; ùipériorité amovitl.. ?<::'upU: ij ) 

Amour, f.m. Dieu qu'on peint avec des ailes, un carquois, 

des flèches, & un bandeau fur les yeux. (Ctuël amour ) 
A/ntur.f.ni.à-f, mais le plus-fouvcm mafculin- Mouvemçnt 

H 



5» AMP. 

de l'ame pat le moyen duquel elle s'unît anï obiets qui f 
lui puniircnt bcvax te bons. Vi'.Xion a.nourtufe. Pente à 
cimec. .^etlion,inclrntùoti.' AmfirdiMn, & jamais amJut | 
divine , amtur ft:it , & non yas lacrc'e. L amour de Dieu  
doit ctre^'-'iWùans nos cœuis, fcnon pas gravée. Hors de 
CCS exemples qui regardent Dieu, le mot d'amour clt naaf- i 
cul-n,oufi;min;ij. Ut'aui quitter l'iiilis. Amarante ScSilvir, . 
à qui ta folle amour clcvc des autels. Mti.Pu. Ce font fes j 
folles amours AW. Avoir de l'amour pour U vemi P^fH- 
Se marier par amour. Çn/l fc miiic par amoat a de bonnes i 
nuits Se de mauvais jouis. Proverbe. ) 
timiiir. Objet de l'afe^ion des gens. [ Iris l'amour de la terre 

& de londc. l'.i. P«.] _ ! 

A»«»r. Témoignage de p.ifllon amoureufc qu'on explique 
tend.cment £c galiaincnt. Douceurs amou.cufes qu'on dit 
à quelque belle. [Il entretintimï de mes compagnes avant 
que de me taire l'amour. A*/. Lu:.} 
'.Amtur. Ce mot lignifiant une maitrtfft cft toujours reminin, ' 
Il cft mc:nc pfciqu; touiours.p!uricl. Ct fcnt mis prcn.iini 
amtiuri , c'tft à diiC) la première fille que j'aie aimic. Ce font 
mcif'Uemmiiuii , c'cftàdiic, c'eft la première & la plus ar- 
d.ntc p;lfion qu; j'aie eue c-taiit jeune» pour une fille. O.i n'ai . 
VK hrtcmer.t ijuc f.i [^remicrti amr.tri, C'cftà dire, on n'a dj 
foires atachcsqu; pour la première raaitrtfle. Il tll tnfeiiivj 
av.c fes uouv. Iles amours. ^lH.Luc. Il n'y a point de l.v,!-i 
tmiuu. C'eft à dite, que quand on aime une fille, onia trou- 
ve toujours belle. 

Celui qui n aim-, f: nj voit/î' «»>"(« 
Eft malheureux ; mais en.:or plus maudit 
Qui Ls voiant, 6c hantant tous les jours 
Eftdun 'jai 1er de leur bouche econduit. 
HuiuciSi'.c', f'fei.) 
'n4mturi. f. ">. Ce mot au pluriel vtutd'ur; les jeux & les ris qu'on 
fait comprgnons d;; Venus. [Les amours naifl'.nt fous fes 
pis. Vtii.Votf. Nous devons aux amours Us plus beaux de 
noi jours.] 

^murtchcr , v. r. le m'éimturaehe,ji me fuit nmiumeliè , jf m'*. 
mt.irachiu Devenir amoureux. ( S'amouracher de quelque 
belle. Les femmes s'amourachent quelquefois les unes des 
autres.) Ct mot commence un peu à vieillir. 
„-h!)tiireite , f. f. Mot tnjoiic pour dire quelque maitrefle. 
< Avoir qulque amourette en ville. ^kl.Luc. 11 a fiit quel- 
que amoueite en Ion voilinage. Caniart lerirrsjit.ii ) 
^mcuretit , f.f. Atach ment coquet, paflion qu'on a pour quel- 
queb-Ue. (Avoit quelque amour. tÇe entête. Ceux qui lont 
engagez dans diS amourettes ont peine a foufiir qu'on les 
saisie. Tjrf-^M/, T<rcnce,^nd<ienne,ai.f.2^ 
Mesatdcurs les plus parfaiies 
Ncl'auioient du.'er qu un jour. 
J ai toujours des amourettes , 
Mais je n'ai jamais d amoui. 
Ofirr.x de FUrea. -fl-) 
'^miweHx . r."'. Celui qui aime, qui a de ta pente i t'imzr Qui 
a delà paillon pout les Dames. [C'eit un amoureux a la mo- 
de. C'eft un amoureux tranfi ] 
^mtuieux , timtu'eufi ,tJj. Qui aime, qUi eft porté à l'amour. 
[Etre cpcrduinent 3inoureu.<[ , ctic amoureux de la gloiic. 

AmeHreufemtnt , »du. Ky:<i «msur. [ Boifci amouicufcm.-nt. 

AMP. 

AMri'isir , ad). Prononcez arifhie. Mot qui vient du Crée; 
c'cftadiic.q'ii vit dans l'eau Se fut la ter;c. [ I,c Cailor cft 
unanim^l amphibie, K-sgrenoiiillet, les ioriucs&: Us veaux 
marins font am^hihies CotUrii^l>iftetred'^tig;ftt,rre.) 

^mfhihe , f.m 11 cft aufli quelquefois Ifubftantif, J: lignifie 
un animal qui vit dans l'eau & fur terre O'* l'envoie.ent re- 
cevoir par d.'p:tispoifl'ons fuivisd'Ainphibics. i^i/ Luc.T.i. 
Juplimei.t dt l'hi/leirr veiitdHi/iaj 361. ) 

Ami>m moLooiE, /?/. Ou prononce <'p/<4«/»ç'f. Il vl.nt du 

Cr.c& li^nifi-^ma ^jdi'./Joi. C'rll une amphibologie. Faire 
uneain|>'iibit|(if>ic. On doii dansl ' rtjnçnis cvita avic foin 
leianiiihibologics: tuutlc monde les condanue: Je on ne Us 
Scit;l'oul'iiiqucdau}le»(^cjdcT,Uc L.Nau(i«j nùfctabUs 



AMP. 

glteuri de papier. 

^m^ùioah^-.ifHe, ad. Ttononctzatft'rr'ai" 'Iv: nt daCrccSC 
fe dit du difcours. C'eft i dire, c /. LMotamphi- 

boloiîiq'ie. Faconde parl.r iir.j .e.) 

^mphitttt^njue-neni ,siv, TtODOacxZA'p .-:'ifi^eman. Il vient 
du Grec , ilfcditdj dif-outs Scfignifi. «i un- manière c.bfcii. 
ic,tc à double fcos f Lcsoiadcs s'czpliquoieac acEphiboio-^ 
giqucment. xAH.Lue.) 

AupHtciïss ,ou^'n^ii/ciffl». Prononcez anficiem. Il vient da 
Grec. C'..-ft un terme de Géographie. Ce font les hab!t;n5 de 
la Zone totiide que les Ancii.ns ont apellez .impl uiem , parce 
queces pcopks ont deux fortis d'cinbre à Midicn divtife» 
laifoos : mas il y a certains jours de l'année , favoii ou le fo- 
UilpaOe parle Zenith dequ.'qucsuns de tespcupUs, qu'ils 
n'ont point d'ombre àMidi , i^cpour ce fujet on les nomme 
../^/(ffi,, c elt à dire, fans o.iibrc. Voiez */*>;*'./. 

AMPHtTcATRE ,/r ir. 11 vient du Grec. Un lieu élevé par degtcz 
pour aifeoir les fpeAateurs , & voir les jeux des Comcdieni- 
Lieu élevé & environné d'échafaux. EnLitin.^-»/ ''i.'t«"«'». 
Prononcez -^^y"'"'". ( Un btlamphiteair., unamphiiéatre 
fort b.ju. Un magniiique, un fupcibe, un s:ind, ou un petit 
amphiiéaire. Faire un anit^hitéarre , drLfl'er un' au^ptutca- 
tic. ) 

AuPLEitu/j. Prononcez 411^/*. Ilvienr duLaiin,4»>/>/v'. Il fi»- 
gnifi.'.quia delà hrgeur, ^: il fc dit d.s ctofes, dss habits & 
detoutcequifemtluic .i l'junc. ( Manteau foit:iuplc,tobe 
trop ample ] 

* unifie. Il le prend au figuré, Scvcutdir, quiade l'ctendiîe. 
Ample en ce l.nsfe dit des ouvrages d'tfpiit. Les difcouisde 
la .Mcnirdiére furicpoémc dramatique font amples, l.%aos 
£c ennuicux. La féconde cdiiion des livres cft oïdinairement 
plus-ample que la première ) 

* Simplementtddv. fiononccz anpleman. C'cft d'une m3ni..'rc 

étendue. Amplement ne fc prend d'ordinaire qu'au figure. 
( On a amplement traité cette niatie'rc. Pétrone parle iin- 
1 plement des débauches de Ncion. On parlera amplement de 
fa vie. ^4.'. Luc. ) 

t Ampliatip, 4mf/Mfit/f , adj.il vient du Latin, îc ne fc dit 
qn'enpailantd'afaires. 11 lignifie qui cicnd, qui augmente. 
(Touchant l'induit de Meilleurs du Ptrlemenr, oadoitcon- 
fiilteile brefampliatif de Clcmcm neuvième. Dijiuuitiu du 
VreiT eanon chap. dt fin.iitÎT. 

^mfUatitn , f.f. Du Latin amptiatU. Prononcez amplUàtn. H 
cft d'ufage dans les mat ères beneficiales. il vcutdire,cxteo- 
fion,augmentition (Obtenit des lettres d'amp iacion,avaii 
des lettres d'sirpliation ) 

^mpliaticn , f. f Tesme dcli Chamiri Jei Ccmprei. C'cft la copie 
d'une quitance d'un comtable.ït qu'il raporte futlaieceue 
de l'on compte. ( lltapoiteam^'iiaiion.) 

AMPtincArEuR, Cm Teimed; l(iiirijwt. U vient du Latin 
ai/irhjïcasfr, C'eft celui qui amplifie & qui écrit quclquedii- 
cours- J.Oemoftenen'itoi' pii un ùetaud amplitic;teut que 
C.ceren ; & aUjimidiii dans le Bar reau l'on fuit plus Déir.o- 
ftcneque Ciccion,<]uic;oitun amplificateurtauchao',Sc in- 
génieux . mais qui n'cioit pas li fc(rc que I autre ) 

i' ^mphfit.tte»r, fm. Il le d^t au li^utc. C'clt ccliii qui étend 
Se qui augmente queU^ucs droits ou quelques auttcs ehufcs 
de cette nature. Moiilicur N. cft te giaaJ amplificateur des 
droits de la Couiennc ) 

^1ii>p!ifi--t:i^« . f. f. ftoDoncn anplifi.-atitn. Il vient du Latin 
amplfi:a:it, J< c'cft un»«">»f rf» Xrrutfui. C'cft un acrolffc- 
meiudej)aroles qu'on tire des ciitonftanees paiticulicrcï 
des choie.., des lieux de Réionque, {( qui tcirplii & foitific 
ledilcoutscuapuiantiogcnieul'cmentllirce4ii'cnadéja dit. 
( L'amplificjtion ne fert qu a ctendie fc a cxigcret. L'am- 
I plitioiiun eft bonne pour conbimer, pour mettre en foa 
I jour un lait.ou pour manier une pallioii. La belle amplifica- 
tion doit avo'rJu);rand, du luc'lime . lie.' n'cft lorsqu'on 
i th.rche àèmouvoii l.pitié, ou à ij ' .1: quelque 

j choir. Paitonl aillciiis.fil on ote - ; n ce eiu el- 

le a de grand, on lui .aiiacbc, pour aiii.i .... ' ' ■<. 

J}lj' Iç^:' .r',t::rdi ff.l'i'll •l'If 9 t- 10 l 

paifaiic,uneainj'liri<.'aiionbivnf.iite, jud > 
I louchante, a^-reiblc. Une amplilieJiion t'ioidci Ijnjmtiin- 
I . IC| f( fans clpiit. Faire une airplificauon bien a propos. 
, ^•^HtiHT.fimuiKiu 4( CUéuii ^.[«litla, t. 



I 



-A M U. 

"Jlmpfjter ; v. a. Terme de 7(j.o;if'(?. II vient du Laiin amptl- 
fi:are, & l'on prono.icc mpttfii. C'ett agrandir, c'cft txajjjrer 
aveccfprit. ( Arapliiierun fait par toutjs les crconllancjs 
qui lepeuvei^t agranJir. Aiiipiiher avec force, amplilier avec 
jiigeiHcnt. QuanJ on ainpiitie, ojidoit enlever iM'prit ou 
touc'ier le coeur > Se faire d'uiie aune fafon c'cft nul ain 
plifior.) 

Ami'OuiE,.^/ 11 vient du Latin am/);»*/». Sorte de petite phio- 
Ic pleine d'une l'aintL- huile c^u'uno colombe, a ce iju'ondit, 
apjrtadu ciel pour facrctClouis à Ion Batême. Cette am- 
poule fe garde précicufem:nt à Reims, & de 1.1 Sainte huile 
qu'elle renferme, l'on en a lacrc prefquetous les Rois de la 
I & delà troille'racrace: mais on ne voit point que les Rois 
delà premie're, hormis Clouis en aient été' lactez. Mti.ettii, 
hjliotrcde Fran^,M.iTi.lit iibregédt thijhirc de Frai'ce de Cloitys. 

Ampoule, f.f. Elevure fur la peau. ( Petite ahipoule, Um'cll 
venu de grolles ampoules aux mains ) 

* Ampoulé , ampoHlcc , ad). Ce mot fe dit au figure du ftile , & 
veut dire '"/.-^ f Dil'cours ampoulé. La manière d'écrire de 
Balzac eli un peu ampoulée , mais elle cil bsUe & ingc- 
aieule. ) 

A M U. i 

AWU5ÏMEKT , r.r/2. Tout Ce qui fert.-ï ocnper,&à retenir queU 
cun. .Prononcez -îm'ficmiiK. ('Cette adrefle fervit d'amufe- 
ment auxennsmis. a'i! Fro»ttnl.i) 

Kmufeme,,: ,P m, Ocupation légère , & de peu d'importance. 
('Amuf.mentvam, pernicieux, ridicule; amulement conJan- 
nable, olim.nbie. Amulement dingereux, amulement agréa- 
ble, aimable, charmant, plail'ant. la Comédie ell l'un dîs plus 
agréables Scdïsplus innocens amuicmens. Allez-vous ca- 
cher, vilaines, & vous qui êtes caufe d; leurs folies, perni- 
cieux amufeaiens dcSefptits oilifs , Romans , vers.chanlons, 
puiffiez-vous être à tous îles diables. Mol. prêt. fcciie-j. On 
aime l'imprudence, JSc les amufemens des enfans ,& l'on fe dé- 
tourne de lafageûe. Ton "Hoyil , Proverkei de Salomcn. Les 
Holandoifes font allez fociables pour faire l'amufement 
d'un honnête homme. St.Evreminr aiimes mquart.pa^.zos. 
Tout le plus grand fruit qu'on puifle tirer des oeuvres des ; 
Philofophes , eft d'aprendte que la Philolopliie eft un vain j 
amufcment. Nicole eJla:i demor.ili,T.z.) j 

Amhfer, v.a Ocuper, arrêter par quelque petite chofe, par ] 
quelque adtelTe . ou par quelque rule, ( Amufer l'ennemi. 
Ai.'.Ttet. Le Général lairti quelques troupes à l'avenue du 
pafiàge & amufa l'ennemi, Ail.Fronrm.l.i c.4. On eft emporté 
parles ocupations qui nous imufent. Nicole ijfnis de ^4.0. 
r^teT.l.) 

'Amufer , -v. a. Aufigutê, il fe dit des maux & des pallions. C'cft 
faire en forte quels mal, ou lapallion n'ai: plus tant de vio- ! 
lence, par tout ce qu'on fait, ou qu'on lui donne pour l'a-  
foiblit. ( On doit , dans l'état ou il eft, faire ce qu'on peut 
pour dwnyîr fa doul.ur. Amufer l'on amour. A>.'.i.«c) | 

^ Aoi.'fe- , -J. a. C'eft ocuper & tromper d une m.iniéreiîne& 
adroite. Sefeivird'jmui'emens auprès dequ.lcun pour l'a- 
uaptr l^.^muferquelcun de paroles. aH. Lhc.T.^ Ils prêten- 
doient nous amufer pat des contes en l'air. Mtliere Sapin, 

fAmuf-r, TJ.r. le m'im:tfe, ]e .tu fuiiamUté, )cm'amufai , em'a- 
m.'if'rji. C'efts'ocup.t, s'apliquer, pafl'cr l'on tems. S'.-.raufer 
fuivi d'un nom, veut un datif, 8c d'un v«rbe, l'infinitif précè- 
de delà patticule .1. ( Aquoibon s'amufcràdes fotifes. Ai'/. 
Lac.T.i. Us'amulea ia poélie. Ne nous amufons point à 
chercher dans ces vaincs phantailics, des preuves de nôtre foi- 
bleffj. Niro.'« , A/«r.<i'c:ï".r. S'amufcr à expliquer une chofe. 
VAu-Sninl.^. D'où vicntquelaiffant impunis tant de fcelé- 
lis> tu t'amufesà foiidroiet des Chêne». aô.'.Z-bc.T. j.) 

^ ^rtt'prrr , f.f. Une ledit qu'en riant & dans le comique, 
C'eft il dire, bagatelles, petites choies qui amufeat. Il le dit 
aufinguliet,mais le plus l'ouvent auplurieb 

(.Oui, c'ell trop vous tenir avec ccsamufettes 

■■ Lallions la l.m^ue des Poètes 

St. Vffa.A 'lUetitwjerî. p.ig.i^y, 

 ^mifiun, fyr.. Celui qui amufe.f C'eft un amufeur.^ 

•f ^1-iufoir . f.m. Il n'cllcnufage que dans le ftile bas, le co- 
iniqiic, oukfatitique, Si mêmes, U ne l'e dit gucic. 11 figni- 



% 



AN". 

' fie, chofe qui araufe Se qui ocujie. 

(Colonnes eu vain niacnifîquesy 

^/nufiir, dcSiOUXCUlic"lX. 

faut-il que vous fo.ez debout. 

Si.^MMt, Kôxic Rlduu!e.fl.H!ce lî.J 

A N. 

-^, f.m. II Tient du Latin mh'k , Sç lignifie le tems qne !e 
Soleil met à parcourir les fignes du Zo.liaque. L'an folaita 
compiendsiîî jours Se un pcumoins de s. heures. Nouvel- 
an, Cfia,,jc„rdu, nouvel an , c'(t 3 dire. C'eft auiourdhui 
le premier jour de ['.innée £.v. i.u,ir'>mm. Sorte de fouhjit 
qu'on fait le premier jour de l'an aux peifonnes que l'o» 
eltime.ou que l'on aime. 

Nep.enez a mauvais augure 

De voir aujourdhui ma figure 

Bon fOHr, ton ai.MonfieurEl'prit; 
loi.', po'r/ie. ) Voiez .t'i;.t'f. 

^n.J. î*.,^Cemotlé dit JuITi du tems pendant lequel fefont 
douze t unaifons. L'an Lunaire, comprend 354 jours. 

^n,fm. Onfefettdccemor,p.irlaut de 1 âge déterminé d'u-' 
ne perfonne Lcuis .X I V. a cette année cinquante trv.is ans: 
il eft ne eu 163s. & nousfoinmescn i6pi iameie Anned'Au- 
t.iclie mourut en isss. â^éede foixante quatre .ris £. Pire 
A 'flm;miij , I RoiaU dt France. Tibère mourut àfo!xau:ccC 
dix huit ans, & fut ctoufc à force de couve'tjrcs par le 
co.mniniemcnt de Macrou A'jl.Ta.-.annal.sùf.n.ehap.iS, 
C'eft un lourd fardeau que foixan'e ans fu- la tête. Mon- 
fieut le Dauphin fils de Louis XIV. & de Marie Te èfc à-Aii- 
tri.he com.iiencera bien tôt trente Se un jn. Jel'us Chiifta 
vécu trente trois ans acomplis. Sr. Ctran Teohpe i j. 

A'i, fm. Il fe dit d'un certain tems rcilé, d'un certain nombre 
d'années. C'eft une étoile qui fait fon cours en un an. 
Tous les ans mon gros Se nouvel ami C h.i.... donne quelque 
chofe au public, & le public ne dji:^iiepas regarder le pré- 
fent qu'il lui fait.U y a tantôt 50 ans que l'AcadeT.ie travaille 
à unDiilionnaire dont elleacoucheta dans 7.0U s ans au plus 
tard, S: Dieu veuille qu'elle ne relTemble point à ceite fa- 
meule montagne,qui n'.icouch: que d'une l'ouiis. 

Kn,fm. Oufelert.iullîdccemot paiiintei'pccc d'hiperbole 
pour dire un long-tems. ( L'ami Tattu fut »« an a traduite 
l'orail'on de Ciceron pour Archiis ) 

Kn, f.m. Il fe dit de certains animaux , & c'eft l'efpace de 13, 
mois. C'eft un veau d'un an ; C'eft un poulain d'un an) 

An, Cm. Il eft ufité aulfi parlant de fiiursd'ari^res & do bois 
("Ondit.c'eftun bois qui n'a pas plus de 3 ou 4, r.us. C'ell 
unTailUsd'unan. lia une grande difeteneoenr.e une ané- 
mone a grain qui n a que trois ou quatre ans, & une anémo- 
ne qui en a dix ou douze. Connoijanec deijleun z.partie. c.î, 
df:ra'temone,pa^.6i.'^ 

A N A. 

AN.*i!ATrsTE,/?m. Cemiteft(3iec. Hérétique qui croit que 
le Batême des petis en.. ins eft nul , & qu'il faut lesiebati:'et 
lorsqu'ils lontgrans. 

^naianjle.f.f. Ce mot, en parlant dîfille.oudcfemmeAnaba- 
eft féminin [ C'eft une Anabatiftc fort jolie.] 

ANACoRETE, f m. Ceraot eftvjre-. Celui qui s'eft retiré rfS 
comu'erce des hommes pour ne fonget qu'en Dieu. Sorte 
d'hermite Un laint anicotète. .vn. ] 

ANACROiJisME .y? n. Ce mot eft Grec. Faute contre la Cro. 
noiogie, quiconfifte 2 faire vivre une perfonne long tems 
avant qu'elle ait é:c au monde. 

ANAGOGiQUE, ud). Ce mot eft Grec. Miftique [Sens analo- 
gique ] 

ANAGRAMME,/^/ U vient du Grec. En Latin .^tr-igrAmm^, 
Ceft Icnom propred'uneperl'onncrct :uine avecefyrit, 8e 
dont on a li in^enitufemcnt changé de p a;e Its letttes, 
qu'elles font un fens obligeant, ou fatiiique [il n'eft pas 
permis de ch.inger plus d'une lettre d:ns l'Anag ammc. 
L'anagramme eft heureu'.e quand il n'y a aucune lettre de 
changée, llneheiueul',- Anr.gramn.e. Ui.c belle Auagiamrae, 
Une inge-nieiife Anagramme. Faiie une Anag.smme.] 

wénaçrtmMiJiejf.m. llvientdtt Giec En Latin a.i^MtmariflM 

Hz 



Ifi 



A N A. 



C'eft celui qui fait des anagrammes. [ TofflJsEIllon gehtll- 
homrae Provençal ifl un t'amcux anigtimmatirte. Il eut ds 
Louis XIII. unepcnfion de ii. cens livres Se ce fut u.i heu- 
reux anagi-immatifie. ] 

Aw.MEs , /"./■. Mot qui n'a point de fingulifr 8t c]ui vient du 
Latin Kint'.ti. C'ell l'Hirtoiic Je ce qui s cftpafle diaquc an- 
ncc. [Anales bien tctitcs.] 

^nahjli: ,f.rK. Il drccnd du Latin. C'eft celui qui écrit l'Hiftoi- 
le de -c qui s'clt fait chaque année. [ Lia analifte fameux, 
renomme, cclebte.iliuftrc, fidcle. Plufieurs fe font di;chai- 
nez contre le gr.iud ^•mhjle Baronius.] 

Analiçf. , '■/. Ild;iccnddu Grec. En Latin ^na/r/<, il fignific 
mctode île rjfo'ution. Ceft le dcvelopement qu'on fait du 
ncchcf. qui n'ttant connue qu'en gros , a bcloin qu'oncn 
fiîpare les parties pourIcDCoiilîderet à part & voir plusprr- 
ciii'ment la nature dutout. Ainlî faire réflexion fur un dif 
cours, eu rcfoudre & examiner cxaclement les parties, Je 
en voir l'artiHcc, c'cA en faire l'analifc. Ptrt-T^ijriiiLt^iijue, 

^. par lit, Cl) 

AnaiociEj/T/ Ce mot vient du Grec , 8c fc dit du langage. 
G'cft une confotmiîé <.;ui fe trouve au.x chofes. déjà iiab ics, 
fut laquelle on fe fonde comme liir un modelé pour faire di-s 
mots ou desphrafes femblabics aux mots, ou aux phrafcs 
deji ctablies. ftn.ff.-OT. [ L'analogie cdaircit les doutes delà 
langue. VjM.Ti^m.^ 
^Ânthii] c, 4 /). Qui a du raport, [ La métaphore doit étic ana- 
le^ que. ] 
Anarchie,/?/. Cemot vient du Grec, &fe dit lors qu'il n'y 
a perCbnne qui commande abfolumentJorfqu"il n'y a point 
do "«tj^illiat pour ;-ouverner. 
'^n.iHh,.iue. étiij. Vient du Grec, & veut dire qui apartient i 
l'anaichie, qui tcgitilc l'anarchie [Untrouble anaxcliique. 
un dcfordrc anattliique, uncconfulionanarchique] 
Anas TASE . /?»). Il dccend duGrcc, Se c'cft un nom propre 
d lio.nim: qui lignifie rc^n'cir/, (" Huficut Saints oatpoitc 1( 
nom d'Analbfj. ) 
^n.-.ftafe , f. n. Ccmot fe prend ponile livre qui csnricnt un 
Recueil d; la vie de quelques Papes fait par leur Bibliote- 
re & qu'on apcUe du nom de fon Auteur. ( Il lui envoia la 
vie de la Papcfic Jeanne qu'il avoir tirce d un Anallatc nunu- 
fcrit de lablbliotéque dulloi. CohinuliMy mêltirgei hijltrtaues 
piigisS. Les Anaft-.lcs qu'il avoit feuilletez !étoicnt tous dc- 
ftflucux dans l'endroit où devoir étti: la vie de la l'apeflc 
Jeanne. Cclu^tefnt^, mtiangei h Jiorttjuct pa^e $6. ô" ij. ] 
A>;astom OSE, /?/ Tcimzi'^iiaicnie. Ceinot eft Giec, & li. 
gnific l'end: oit où une veine fe joint avec uacauue veinc.ou 
avec une artcre 
Anate . ou ani.ttiyf.f. Termedi droit Canm.', qui eft dérivé du 
Latin ^'ini'o, Ceft un droit que le Pape prend fur tous les 
grandsbéacfic?sconlillori,iux, oudc la valeur de;4 ducats 
de revenus. Ce droit fc paie oïdin.iirem.r.t Lion la taxe qui 
en a été faite à Rome d.ns les livres de la Chambre Apolloii- 
que. Cette taxe eft Icplus fouvent le revenu d'une atince 
du benéHce-, quelquefois elle va plus b.is Les annates fclon 
qu'.lqu.s uni. ont été inftituces en i:6o Se félon d'aurrcs, 
(lies tirent leur origine du Pape Jean viniileuzicme qui rc> 
noit l Siéps cntjiS. Mais la plus commune opininn eft 
qu'ell.s ont éicétaùlicsen ii!*4. par le l'apc Eoni'acr Neu- 
vième Le Concile de Baie & i'Aircmblée de Bou-gct ont 
abrégé l.sAnatespat unelptiidexiligion , parc, que/.» ^n- 
«4'<' s'exigeantlorfqii'ondonn. IcsptovilieMn il b gMUi bé- 
nérie-s,on croit qu il y » en cela quelque ciiof.- qui lent la 
Simonie, Je qu^ c'illen quelque façcnacliacr un bînélice, 
qni'ftune chofe fpiriiu^llc que d'en paici I an.^tc à Rome. 
cteilt K^tHril dti ma-itrii liéntficulti chm, Stia , ù- ii Sieur 
I-rotmtM ^hc Ctmm0ndAt,ttre. 
^iiAtt.ff. Le revenu d'un an d'un bénéfice vannant, que le 

Pape prétend lui aparimir. [ De bonnes anatcs ) 
Akai EMATisiR , vu. Cemot vient du Grec Exiimimunier.Sc- 

parer du corps des (idcle% ( Anaiemaiizii qn.lqu'irn ) 
"t" ^iiMimaiifir. Maudire. [ Combien de fois m'a t- il pris ca- 
vie d'anaiénutizer vignes 8c Vendanges. Ptir», ttimi.à 
Olin.U] I 

•4n«rrn», / m. Cemotvicni du Grec. Excommunic:iion fui- , 
mince avec folmniic, &aprjvat!"n. £.r. ( Anat^jii- p.rpe- 
4uel. Jbiapa d'auaiénic. r-if.l,j, l'xonoi)(et UA ajUKWC con- 



ANC. 

tr< quelqu'un. Ev».] 

^intime, f.rn. Ce mot vient du Grec. Celui qui eft cnhoRtn 
atout I: monde, èS: av;c lequel il n'cft pas permis de commu- 
niquer. [ Il ef; anatémc ] 

An AToNtiE , /T/. Cemot -Il Grec, Diffélion ducorps av.'cor- 
die Se parropérîiiondclamain [L'anatomie .ft belle îccii- 
lieuf.. ] 

^tia:»nj.y.ii ,iiJj. Qui fcgardc l'anatomie. Qui eft d'anaiomie. 
[Difcours aiU(om;que. Opération anatouûquc. La Cuam- 
hc. ] 

^rttttiimjucmtht , aiv. U veut dire dune façon aniTomique,) 
la manier, d'un analcm fte, ScquilalT: voirtouteslcspirties 
d'une choie & les .n:ll' cliacunepar leur nom. f Le bon 
homme MonGiui de !a Mot e iaur a dns fon Exameron 
ruiVqucexpI'que gaillarde j. en: Se anatomiqucinent l'autre 
desNiinphes ) 

^nMicmi/îr , v. ». Il dérive du Cr:c. Il fc dit rarement au pro» 
prc, Scli^niâe f.ii(crjna:<jmied'UB corps. [11 fauianaio- 
mifer ce corps ) 

* ^■énnro.nifcr , v.a. Au figure il fe dit en riant & eft plus uCté 
qu'au propre. C'.ft examiner, voir .ivec foin toutes Us parties 
d'und.fcours,d un Pjcine, ou de quelque autre cliofe de ce 
caraeler.-. ( On snatomifal autre jour lespicc.s'd. proie , Se 
de Veis du iieut T. de L. , & l'un n'y trouva ni François , oi 
bon f.ns. ) 

^ct.-cmt/lf , f.m. Il vient du Grec. C'ift celui qui difsèque, 8c 
quiraifonnefur l.s paities dont il fait l'anatomie. (Un fa- 
meux, un célèbre anaioinifte , un doele, un lavanr, un n^bi- 
leanatomifte. Un anat'milleexperan.nte. Etre Anaromifte» 
Monlïeurdu Vunat elH'un des plus ii.aommtZ AnUuJuilt» 
de nôtre tems.^ 
Voicz la colonne ^Ana. 

ANC. 

An ce, f.f. Voie! la colonne ,Ani. 

Ancetrbs , f.">. Ce mot ne fe dit peint an Singslier 8c mi- 
me il ne le dit dans Tiifage ordinaire que des pcrfonnrsde 
qualité, d'épce, ou de robe. OnapcKci'; i.fij lis perfonnc» 
dcquion deccud. [ Ancetri s fameux , gorieux , renomm i, 
célèbres , lUullies. auguftes. (Cette action redonne aux 
Rois vos .11"'"', autant de luftre que vous en avez reçu 
d'.ux. i'tit.l, 41. Le nom de ces glorieux luiirn virta à ja 
nuis dans vos annales. Pattu Plaid j,) 

Amitrri, f.m. 11 ledit aufli pour marquer les gens qui nous 
ont piecidé , Se qui ont vécu avant nous. Nos ancêtres 
étoient plus liges que nous , 8c pour cela Us étoient plu» 
heureux.^ 

AN c n 6 , ^/. Tt'mf dr miunitr. Conduit de bois par où ftombe 
la fatin: d.ins la huche. 

^ncht. T<rmeitf.ifrurdtmiifent:iritflùrti. Pitirc partie d'ia- 
Anuncnt de inufiquc ivcnt, faite pour l'ordinaire dedeux 
fiioes decanes jointes de li près qu'il n y ait ent.c deux quu- 
nep:tite fcntepourpaffir le vent. [Anche de hautbois» de 
corncinufe. Se de muf tte Siirf.] 

«Ncaoïs , ciilmi. Quelques uns font Ccmot féminin 8e l'é- 
crivcnrarcc un ' final, ituisilneles faur pas imiter. Anchois 
s'écrit avec un; 1 , ou un x-, H eft mafculin. Ceft un poiûoB 
de la longueur d'un doigt, fansécmllis.aiantlcinufiau poin- 
tu, la bouche frange Se lans dents, avec lic maehoiies ludes 
comme une fcie. 7^»^ ( Anchois bien falé ^ 

Ancien, <■ n/inc, <./;. Qui acte long tcnis auparavant. Ce ^ui 
s'eft paflc avant nous, qui a été autictois.qui eft depuii Ion j- 
tems. (.Ar.ftotc eft plus .mcicn que Ciccton. Les ancien» 
Petes de l'Eflife. P^f 1.4. Sav.iir I h.floirc «nciernc 8c fn»- 
«Krne. Donner quelque chofe à i'andenne ami ie.Ai/.^ 

AKii'c". tr.iiinnt , adj. Qui eft auparavant. (U cil. mon ancre* 
danï le raricmcnt ) 

ii«nin .Anttinnt ,ad]. Confidétablc pat fonaïuiquii^. (UaiToa 
ancienne. Vam ^nm ) 

Ai,rier,,,/:.m. Lcs vieux autcuis Grecs 8c latins [ Il ne faut 
f as décide! IcgcrciQcnt l'ut le* ouviagcs de* AncieAS 
JlaiUir.] 
A'aiit.i , I. m. Il ledit auAî ep j'a'l nt di piuple 8c de religioB. 
C'eioient les huinmes le- ) 'tis coulidciabUspat Icui àjje.flc 
car Icuitfliaun. l ÀluuliU «UUubkJlu Ancien» du p«u- 



ANC 

*Ie, 8c leur eypofa ce que le Stigneur lui avoit tommandc. 

. PcrrHnji!,Exidr,C.% Vous irez Vous fv les Anciens vers 

le R.oi d'Ejipte. Fo-t-T^ul E..c.{ech ^.v is.] 
jincitiii , f. m. C'ctolentdes petfonnes d'une piobité reconnue 
qu.- Mei1jeu;sde la Xcligiou du t ms q.i .Is deuieuroient 
librement en France , ch'-'inifoient enSe eux pour prendre 
jarilc aux interéis de leur Religion, fc faire c-î)ferver la difci- 
p'.inc par tous ceux de leur parti. I.e nombre des anciens 
éroii règle. LeB-oi défendoii aux au iens des Conliftoirts 
de foutrir aucun Catolique Romain dans leurs Temples. 
Voil'£ditde Louis 14. de isSo.) 
j^rcunu<i,ff. Religieiifes qui font depuis long-tems au Cou- 
ven:, & dont 0:1 prend les fufiages puu: leschofcs qui re- 
gardent le bien de la maifon. 

^i.ciiiiii<iaiiii,adv. Autrefois. ( Ancietuiejnent on vivoit dans 
le monde avec plus de franchife ) 

^niitnneté, f. f. Lelong tems qu'une cfiofe afubfiflé (L'an- 
cienneté des maifons eft une marque .le leur nobleflc.) 

^ncunnctc. Tems qu'une peifonnc eft reçue dans une charge, 
ou durs une compagnie. ('L'.:nricunetérejle lesrangs.J 

Ancoue./î/. fleur bleue , blanche, panachée, ou qui tire 
fur la couleur à.: chair , & qur rieutit en Mai. ( Ancolie 
panachée ) 

A!;cR/iGt , /ffl. Endroit de la mer propre à jetter, l'ancre. 

( L'ancrage eft bon.) 
Ascre, f.f. Compose noir Se liquide dont on fefertpoiu 
écrire. ( Aucreluifante.^ 

ti.''crtfc!iT imprimer , Compofîtion denoird'Alemagne,deté- 
rcbcntine & d'huile de noix. 

jMcrtpmr imprimtr lei taïUa-Uaucci. Compofc de noir &d'htule 
claire Se forte, 

*EcTtit de itmiiMcre. C'cft i dire , de benne façon, foite- 
raciit. 

AUCRE, Terme Je mer. Inftrument defer qu'on jette au fond 
de l'eau pour arrêter les navires. [ Jetter l'ancre. Etre à l'an- 
cre. Lever l'ancre ] 

k'cre. Terme dtferrtiner. Barre de fer , droite, OU faite en S. qui 
tient les encognures des g'ans murs. Se qui fcit à afeimirlcs 
murailles. 

* Kttcre, Recours. [LapstoliTe n'eft que comme une dernière 
ancre. Pattu,pUid.s.] 

A':crcr, -u.n. TeiVRtde mer. Ce moteft toujours neutte , & eft 
peu ufité On dit en fa place ')etre' Cancre, momlier l'.incre,o.i 
amouiUet. On dit aulE laifler tomber l'.-.ncre, œeitre le 
Taifllau fur lefer. Sec. ( Nousancrimts en cet endroit-la } 

iincrer,v.a. Tctme d'imfr-.mii.rin uile dcuce. C'iftfjire entrer 
lencit avecletamjion fut la planche qui eft gravée (.wicrer 
une planche. ) 

AHcrft-.T/rt. Tetmi druprimerir en lettrei. C'eftprendre delancre 
furies balles, Mea toucher la ferme. [ Ancrer une tonne.) 
Jiicrer , en ce fens.a vieilli. Se ou dit, toucher une forme. 
Voi:z TtMcher. 

itvr'er,v.n. Terme d'ImpHmeur en leitre!. Ce mot d'i'crtr fe dit 
deslettKS, Se lignine ,'rMi/ret!(nf.i)i«f. ^Voila une lettre qui 
ancre bien. Cette ieitie n'ancre pas comme 11 faut.) 

■* S*<l''f»^r , T/. r. h .-/t'^iicre , je^Tic fîtintuaé j <! marxierat, S'cta- 
blir.f' Il eft bien ancré daHS la maifon ) 

j^ncr>er,f. m Vetre qu'on met dans le cornet de certaines c- 
critoires.d'jni lequel on met l'ancre Se le coton. 

mAntriir, Terme d'Imprimeur. à'4orceau de pierre, ou de bois qui 
eft fiu le derrière de la '.'reffé, Î-. qui eft iiicdiucrcment lar^e 
«ui'oo met i'^icte pour toucher les Forme».' 

AND. 

JVwDOuitli, il/". Qnître ou cinqboiaux de cochon en dou- 
ble, acommodez avec du fel & du poivre. Se couverts d'un 
g!os borau qii'onapelle latobe de l'andouille. [AudouiUe 
tend:e & délicate J 

^nd»iiii:t:-- ,J~m. Chevilles qniforicnt des perches, oudumar- 
lain durc;f,dudjiin,£i du chevreud. [ AridouiUcrs gros, 
longs Se bien tournez. Stit. ] 

.^n.iiiu:!.'ei!rs ,fi. chaii de veau h.uhée & roulée e/rdin£>remunt 
en ovale, f De bonnes .indouilltucs J 

VVKt)Ré,/î n. Nom propre d'homme, il vient du Grec Se fignifie 
4.>ur<^tta, (SaifttAfliUé sÛkFMono'licoflèjMcJouidc 



ANE 



61 



fa fête la plupart des Gentils hommes du Païs portent un» 
croix bleue. Se blanehe fur leur chapeau, & cette crois eft de 
Ruban. André Alciitétoit de Mi'an, illuftre dans les bclls» 
lettres Se dans le dtoit , qu'il nfcigna à Bourges. 11 vivoit du 
tems de François premier Se d; l'Empereur Charles-Quint 
defquels il fut conlidélé. Ma'ijieur Ttij!itr,éU^ei dit himmeij». 
vaiu i p. ) 

ANS. 

Ksi.,(iii'fne,fm. On écrit comme l'on vent : mais la lettre^, 
ne fî pronoin pas, en Latin ^ifiniv. Animal ordiraire.nicnt d« 
poil gris, lent, patient , avec de longues oreilles i: Js;%-o;T<s 
babines. Se qui ne fcrt qu'à porter. (L'anevit enviion tren- 
te ans. lorfian... Il n'y a point d'ânes en Suéde, e.TD.^acir.arc, 
en Norvcgue,cn Lapo;iie,ni en Polo^.r.e, parce qu'il fait trop 
froid. // éj} 7}téchiint C9mr,i* un une rtu^r, ttla iign.lîc que celtû 
dont on parle eft méchant comme un diable. /. i.i ccmmeurt 
âne diùàré. C'eft à dire, qu'il marche tiïs-viie.Se va du pic 
comme unuafquc : carl'ùo: qui n'a ni bat ni fardeau vaalfea 
géreracnt. ~AUvrr U tcte d'un âne,sn y rrtrdf» .'.-jrh/», c'eft fe tuer 
inutilement à inftruirî un foî, ou une fote , Se l'on yperdfon 
honnjurSe Ion tems. -t" • liyapftu d'un. hie k la faire , çwj'a- 
peile mjniii , Cela ûgnific qu'il y a plus d'une perfonne qui 
porte le même nom. 

^ne fjavage,f. •^. Quelques uns difcnt qu'il eft blanc. Se d'an- 
très maïqaeté de blanc Se fouvent de toutes ciuleurs , 
bieuë, jaune, verte, noire Se blanche. Tach^ird ziin^ede Si^m 
l. i.page jr. Il y a bien des ânes fauvages dans les d. forts 
d'Afrique. L'ace fauvagefe nourrit d herbes, de choax. Sa 
inoile eft fouveratiie , on croit qu'elle guérit de !a goûte, 
L'ane fauvage eft fi vite qu'il n'y a que les Barbes qui le puif. 
fent atraper. Opian, traité de U chr.ffe I. }. Aflure que l'âne fan- 
vage eftextraotdinairement jaloux. Le mâle aime à être fui- 
vi de plufieurs femelles. Quand l'ànefle met bas, fi c'eft uae 
femelle, l'âne careffe cette pct'ue. Si c'eft un mile, il fe jette 
fur ce pauvre petit , Se lui coupe les parties naturelles avec 
les dcns f.141. 

* ^ne,f.m. Cemot au figuré fe dit des perfonnes, & vêtu dire 

igmrMt, fot , qui ne f.-,ii tien. ( Il y abien des ânes de qualité. 
Tout eft plein d'.»nes de bonne maifoa. Un Prince qui n'eft 
poiutletticeftunàae cootonié. Mènerai h'jloire de Fraijes, 
Terne s. Louis euairiimc. ) 

• ^r,e,f.m. Terme de Relieur. Efpcce de eofre où to.-nbenf 
les rognures des livres, âne, en ce fens eft figuré. Des reli- 
eurs qui rafineni, font fcrupiUcd'.ipcller ce cotte "n<ij, -.êvils 
lenouinîen'tuu;!»^»-/^.'^, parce qu il porte la crcfle. A cela 
que dire, mais le gros des relieurs de Paris, apeileceporte- 
prefle, un âne ; Se ils dilefit. Il y a trop de rojniues dans 
cct'.ue; :!lefâutvuider, otczlcsrogniucsdecct âne. Met- 
tes ia table fur l'âne avec la pierre a parer Se achevez ces 
livres. ) 

As£ A xn «,-.•. n. Dimiire, riiirer, perjte, f «fumer nf'e'reraenr. Ils 
tachent d'ane.intirla rjoraleCrétiennc. Pafl. 17. <. Seigneur 
ancaatitceux qui reiîierch;nt avec tant defiin'esftrte'.sde 
la nature. Piri-:^;.il, If-ie .Chtp. 40. Son foiific vient perdre 
Se aneaniirla nation. Tort 1!^sy.tl Ifaie. C is-'^fs A. .îi.ie'au- 
roicnt anéantir l'irap elTon jzénc'ralc d'uue Divinité jqre la 
veuë du monde forme nr.tutelleincni dans tous les h -"tnines. 
Sicile ejuade mirAe T. z. On ne fauroit entiérerr.;nt ané- 
antir une fubftancc. Tfùh.ïh. C'eft en vain qu'on s'eforec de 
prouver que housanéairtill'ou^le facrifice de la CtO'xJÎ'^Vr, 
doSà.ec. l'Rglifi:. Chap.li.) 

S'ai.éantir ,v.r. Iem'ar.éipi'i,jem'anf'.tnnffois Te m^anfantit. Texte 
fuit m.AMt. C'eft fe détruire, c'eft fr consumer ent'frcnien^ 
c'cft fc ruiner ( Tout,à la fn s'anéantir. M' Pi>*f. j 

' Séi:ri:.:ir, v.r. CeîK humilict avcc Un profond relp. cl, c'eft 
leuttet djns fonnéinr. (Les Saints s ancantiflcntccntiB»» 
cllemcnt en la piéfcncedc Di.ru. Xicolt ^e!'.ti.' de mer.;,'. ï.î- 

uAnén.i'S'--"-''', f-m. A- olitiou, perte, dc(hnc1ion totJo, lusn* 
entière (' Unafteua, un horrible , un •:aricraKéantill,eaiec& 
Apres avoir diltingné la nature tics deux ('■^ts, l'ituv aét-ofi 
des bornes ctemrilesquine peuvent être viol-c*. fâu$U njti» 
ne de ï'Miv,(Xihc'.' aniannfftmcM du genre hu^nJUi. .^'*i. Lj» 
ï. i. B-îei.Tj., , Les Anciens icgardoienr 'auvitt cotnretii» 
otéMtitlfmeBt uoi les iélwxD'itsUtim Icuxs cuux- ikiaj, 

fi » 



6-. 



A N G 



mttufi it> Crctîni. Cl'a'r. j, 

Ancau. Voiczanncou. , « p- i 

^nie ou alnce; mais 1'/ ne f; prononce pas.//. OnfaitlaprC' 

micrcfi'ubedccemot longue, Tenncd; gens (jui viennent 

vendre a Paris des fruits te d'autres chofesA qui en chargent 

leurs .'.ncs. ^r.,e elt la charge d'un âne. ( Une bonne ànce, 

une (leiiteànce. Acheter une àncc de pCclies, cette ânce de 

pommes coûte Kop.Vcndreuneanéedechoux.d heibes&c.) 

^:«. lllignilican Mais en ce Uns la première ûlabe du mot 

anée eft nreve & l'on eciit année. Voi aunie. 
AxELé. V«i ■wr:clé. 

i^iunuir. If. Ce mot vient du mot Grec «Kwci^iii figmiie vnt. 
Les Grec» spcUent •n.-Morf» les Heurs qui duicnt ^)tu3cque 
Je vent emporte l'ans peine. L'anenione eft une fleui blanclic, 
bleui: ou rouge.qui fleurit en DeLcnibrceo Janviei,Fcvfier, 
Mars , Avri! Se Mai. L'anémone eft vcniie des Indes aux 
François, & elle Icui tut ,( il y a environ 40, ou 45 anî ^por- 
tée pài Monfieur Bachelier fa jicuï flfurirte. Anémone Lm- 
ple.doub'c , anémone commune, eïuaotdinaire, rare, grof- 
fe, anémone bien garnie, anémone brune, bizatie ,»ncn:3- 
jieluftree,ni.anci.ï, panachée, pommée : L'anémone ter- 
ne n'cft point eftimée. Anémone qui iim coloris brillant. 
Anémone qui a un charmant colciis. Onditla fanncdel'a- 
ncmone, la peluche de l'a.iemonc,levafe d'une anemone.ou 
le calice d'une anemoni;, le cordon Jclaneraoï-c. U culo:e 
del'aneitone.iati^edel'ancmone. Plus l'aneiaoïictlt bel- 
le S: plus elle demande de foin. L'aneraonedoit ctteplantie | 
dans une tctre particulière. On plante rancoio:;e i la mi- 
Odobte,ou i la mi Septembre. Culuver, élever, gouver- 
ner des anémones. Voiez/.'co'i»»ii?i»r«J'"»'.-''»»n«j£". r. 1- 3 4. 
tr f . L'anémone eft parfaitement bellc,lo;fquc le calice, ou 
le vafe ; le cordon & la peluche font de dircrentc couleur. ) 
* AnemE, / ' Il eft toujoufs figuré. C'eft une ignorance 
cralle, une ignorance gioifier, [une inerie condannéc de 
tout le monde. C'cll une grande inetie que defuiie de fi 
lourdes f.iutes. He bien .coquin, voila de tes ânéties , A/o/. 
Comtrjfr /??. On cft dechainc à ijienoble contte les hr, -■ncs d> 
pauvre bon homme Tomas de Lciir-cs . on les ûfle , & on le 
berne.) 
^nrfr,f.f. C'eft U femelle de l.ine. ('Une jolie an eilc, une 
bonne àneflc. Lorfque l'inedc a été couverte de l'aneSc 
qu'elle eft pleine, elle eft treize mois avant que d'anonner. ) | 
» ^hijfr,ff. Au 6'i(irc,il fedit de b :cnin;c,& veutdjtequi 
ne fait rien, qui cft ignorante. ( G'cft une petite ineil'e, c'cil 
une grande incllé ) 
^ucii>tfTic,f.m Tttme de chirurfica. Tument qui vient dcce 1 
qu'eu laignant on a piqué une .irtète. ( Ti.ii:cf l'aneuiifme. , 
<Jucrtr l'aneutifme,em[:'écIiCxqu'ilnclcfaXi'c un •neuiilme. ; 
Vau^l'ttrldcfiii^-'iT. C. xx. ) 
ANE'ï.r/. ^c mot vient du Latin <nn«.«. Ce qu'on ajoure i 
unechofc. [ Les ancx es qu'un teftateurfait de fon vivant à 
l'heiiiage qu'il alcguc font comptifes dans les legs. pAiru, ' 
^Ijttitft. 4 j 
^ntxt, ff. Ce mot f« -lit d'une Uglife qui eft unie l quelque pa- ' 
roifti:. ( Une bonne Aiicxc.c'cft un: Anesc qmaugmcntî ' 
de beaucoup le levenu (iç la Cure ] 
^, txer.Bu .:•.' iA-r,i'it. Ufemblc venitdu Lnla iiiiiîlere C'oft ' 
unir.c'eft joindie uns. clioléa une autre, (le R.oi Charles ' 
f. aiicxacDHS^. UPioveD.càlaCouionnc.^ j 

ANC. I 

AKGMiir'"- C'eft tineîofte de toit qui prend un pfu au def- 

Ibus de l'en-ablenicnt de quelque édincc , & qui e(( foutcnu 

■ «ar ouel'iu-'ipo'f *"'*'""' '''H"'^'*"" metdu un ou juite» 

tliolcs. ( n> adicis 'i'"' dans les lijlcsauvin de l'atil." 

Les snja;s l'ont audi apclcz^M.i ; .] 

Aîicr,/''». 11 vient duGiec.en Latin .I'<^,lm, e prit cteé qui 
n'jiul lapoii au cot[S. Llpiitcelcliciuianonce les ordres 
Je Uieo Jofcph av.int léfolude quiler Marie, un An je du 
Sciciicut lui apatut'cn longe. r.rt.-,jdl.Si. Mm. (haf. ,. 

IBBON K0». ou ^'<ir g;j.:„n. C'eft cclui qu'on croid que 
chacun a </><r.i'iifj vie pour legaiderSc le pufetvet de mal. 
U n'y .1 ticifoniie qui n'ait fou bon an^e, il o y a ^Kifunoc qui 
n'ait fon r.ni;er,aidicn. ..■ r < , 

M*»^*" •"'&'■ IJcniou qui ticlic loujouM i faite lucomjcrla 



A N G 

]>ttronné qui vit dans laretirabie «aintede Dieo. ^Onns" 
doit point écouter le m.iuvais ange, il tente & porte au nul, 
& ne fonge qu'à la perte du liJele qu'il tente. ] 
^i^e dt tci.tirci. On apelle iaS de ce nom le mauvais Ange 
& celai qui nous Ibliciie au mal pour nous perdre. [ Notre 
piemier Père écoutant le conlcil fupeibe que lui dcnn» 
l'Ange de ténèbres, viola la loi qui lui avoi: etc donnée. Purr- 
7^a/, Pnme it Si. Prtfpcr L h»f. 27. ] 
*^nfe,f.m Au figuré, il fe dit pat excellence , des hommes 
[ qui ont des qualitez exttaoïuinaites [ Saint Tomas cil 
X'^n^t de l'école Pa^l.i. C'eft une fociéié d hommes ou 
plutôt d'Anges. t»f. Ut. j ] 

^iigt,f.m. Ne m dom les Poètes amoureux, ou les amant 
galansapellent leurmiitrcfTe. Je vous adore, mon ; el.mge j 
& plutôt mouiir que d avoir le maliieur de vous deplauc, 

A la fin mes vœux font contcns 

Amour iiuatni mtn txf^t. 

Thtofhi'.t Fujitl, 

On me dit qu'à la fin toute chofe fe change 
tt qa'avecque le tcms les beaux) eux démon ange 
Keviendfont m'ediiter. 
MM. Pli. / 5.] 
^n^flcgraphit, ff. Il vient du Grec. C'eft la defctiption dei 
poids, des valés.dcs mefures 3c des iaftiumcnspoui l'agricuL- 
tute...'-. l'anjeiogtaphic eft vafte, étendue. Scépineulc Fer- 
iati,.AlbertK.ubcns,'VotmiusSc Soneuus ontccni del'angeU 
ographie. V. Spcu^vMugi dt<.,iti.f. 
^rr^-.ii^iu ,ti]. U vient du Latin il '.j[»'/f<i , 5c lîgnifi; quiapai- 
tient àl'Ange.qui legaidc l'Ange, (ttat Angc.iqu;, natale 
Angélique. ) 
' ^!i^et^in..td]. Au figiué il veut dire excellent , lare pat eiceU 
Unce & pat les gtandcs qualitcz. ( C'eft un efprit Anjeli* 

^n^ilifut, ff. Nom de femme. ( L'AngJique de l'Atiofte cS 

famtuf;pai fa beauté. ) 
>ytn^ilieui.ff. InftrumeiitdeMufiquc à feizc C0lde5,qui s'accr- 
de pat fons continus , à la manieie du clavcllîn. ( Une bonne 
Angélique, ui^e Angélique b en faite. Acotd.I l'angeliquc, 
monteil'angeliquc. Les parties de r.'ngclique.c: font la Ta- 
ble, la Role,lebàeva!ct,ic bouti^.lrs bains , te corps , les 
côtes , le manche , la grand' tête . la petite tcte. Le lllict , les 
cordes, les touches, La poulie. Vignon cteellcnt joueur d'in- 
(irumens cft l'un des pi:mi;rs qui ait joué de l'Angcliquei 
Paris lie qui lui ait donne couis^n Franc.'. ) 
^n^fii^:,! ,J'.f, Plante qui a une tige haute de ttoiscoudees,ou 
environ. Ellea lesfcuJ.cs larges £.: dentcl.es. les rt.uis jau- 
n.s, ^c la grain; Iond.,p!aIC,^c odorif.^ tante- C^- 
^rgt'ijut , //. Sotte d anémone blanche à peluche gtis de h"n. 
* ^■li^iU.juimrni , aiv 11 n'cft ulite qu'ju ligule Se mcm^ il ne 
l'cft guère. U veut due d'un: manie..' qui rient de l'.^ngc ^ 
caule de fon excellence. ( Vi.iean^.liquement , ouplutoc 
menTunc vie angtliquc.^ 
Ans FLOT,/ m. Pcnt Ir^ma^caiiné qu'on apclle angelot à caU'- 
fede fonescellàiee ,Sc qif. veut pretqu-.' auimt dire que fi 
l'on diloitp'.tit ai;;ecn co;M,iaii 'on des autres fronugeJ, 
p^tec quobicn des )>ns le ctoieui le in.iU.ui de tous. ( L aa- 
g.lot vU jon,St n'ellpis clier.) 
^x^rliii ,f.m. Tint.':nem quiconCftei n.-uf coups de bai:nt 
de cloche fiapcz trois litois l'un ap.cs l'auifr.Sc ; pttis in- 
tervales. ( Langclusfor.ue ,il faut di des piici.s.Luigelut 
vafonnei. L'ângeiiis Tiei.t d:fonn:'. 1 
^'ifr.'iu.f m. Piieie qu'on fit- lut heures K-miiin , à midi , 8e 
le foii fui les lix h. urn au un emcni de la e.jche de quelque 
Eglife. (■ Ditelan^elus] 
t AbGïx, r «. Il B ctt d'ufai'.- qu'en pailant famil.ercment» 
qu'en raillantouqu -u K'moignaniqu.lquee» crc, Itfignt- 
h-.- embaralTet , me lUinodei , vôtic pcie le moque t il de 
vouloiivousans'itd. l'A.ocit .8cc M ! j>»"c». i f i ) 
AS^tl. r.m. llTi.nt du atm .Vi^ '■" Trrmd de .MtfmjtrJ 
j«>. L Efpaceentciuic entre le ci^neouts inJirecJ de Jtur 
lignes le loigoaiii e.i un poin. ^ Un petit an-le,«n jrani 
aii'.'r, an^ledioit.obtus.ou .>if,u, Jnjle fait panjcslign-» 
co.ubjj,aiigicl.»d!ant .angle t:ii.iani an^leeinpciti.cou. 
pe .ine'.nc. n;'efolidc ,an ,1. cinpoie, angle roebliioé^ 
an.'.letbnquc. fJcïcrune ligue fut un an4,le djnne,«iivil« 
l'aDjjIcdoauc, faùcunang'.e, former un an^lc. ) 



A N I 

'r^hgle , f. m. Terme de X'<fr«. Ccft en parlant de bataillon, 
l'un des coins.iiubataïUoa ( lly apluficuts angles Jaasiin 
bataillon. Lesangl;;sde la tète & ceux de !a queue Ganii 
un an»le, dégarnir un angle d'un bataillon, d.;"cndie l'an- 
gle d un batailIon.cmouiTer l.s angles d'un bâtai Ion. ) 

i^Tj/iM.i, An^licam. t/tj. Il femble fcnlement ufite au fcminin. 
11 fc dit del'Eglifcdes Anglois.Sc veut dire qui regarde l'A n- 
glcteric. ( Défendre l'Eglife Anglicane. On tâche à dé- 
truite ia Religion Anglicane, mais en vain. Piulicurs ont 
traite des libcrtcz de l'EgUle Anglicane, ik de l'Eglife Galli- 
cane. ) 

AnilK.fme,Cnt. Façon de parler Angicife. Les Anjlois.&ceux 
<]ui lavent bien lAngloiS, font rujctsà faire des aits^liaf.ncs , 
lois qu'ils écrivent , ou qu'ils parlent Frsn^ois. ( Ce qu'il 
écrit en François eft plein d'^i^l-cfntu. C'eft un purangU- 
cifme. Tomber dans des anglicifrnes. ) . 
, Anglois, /Tw. Langage djnt le fervent les Anîiois pour expri- 
mer leurs penfces : le fond de l'Anglois eft Saxon fc Fran- 
çois , & c'eft une rres belle langue. On y rrouye toutes 
Ibrtes de mois pour s'exprimer avec beaucoup d'cnergij. 
[Apr;ndre l'Anglois , entendre l'Anglois, parler Anglois, la- 
voir 1 Anglois. >!ontrer l'Anglois. ) 

AN*oissE,/y. Mot un peu vieux pour dire une douleur amcre. 
[ Les fonges le faifoient lire dans les angoiCs de la inoit. 
Voi.l arn. Voila un vilain dans de furieufe-s angoifles. Mol. 
Feur. Leur faluteft en danger d.jis cette terre d: tribulation 
Se d'angoifiè. Paru, 3 PUidou.  

AHCuicHuRE,yr/. Terme de «-'la^Br. Bande de cuir qui eft ara- 
chée p.;run bout au pavillon du Cor , Scpar l'aurre aune 
boucie du corps du cor, Scquec.luiqui veur po.ter lecor,fe 
met en foiiiie de Baudrier. [Une angui:hure trop longue, 
trop courte, trop étroite. Couper une Anguichuie. Aiacher 
ranguic'iurc. Mettie l'anguichute. ] 

•[■ Anguillade,/?/. Foiiet avec des peaux d'anguille. [Don- 
ner l'anguillade/ff? 5,)f.?.] 

AuciuiLLE,//. Poid'on d'e.iu douce, qui a la chair gluante, 
virqutu(è,& mauveile ,quieft long.gUniint , fans écailles, 
qui eft couvert, de p^au, qui a la boueh.-afiez grande, Regar- 
nie de petites dents avec deux nageoires auprès des ouies. 

A.N'GuLAiR.E,aii. Qi^i eft a angles. [Côté angulaire,] Il vient 

an Latin attgufitru. 
"PitURE ANCilA RE, Ces mots au figuré marquent Jefus- 

Chrift. [Ils rejettent cette jicncitngul.wr. Cette pierie choi- 

lie que les Juifs ontrejcttée. Pcrt-Keyal. St. Ptofpcr , Lh. 37. 

Je m'en vais mettre pour fondement ds iion uncpieiie an- 

gulaiic. Pnt.Jl^ai. ifate C. :8. ) 

A N L 

AnieR, ou nfniiT.f. m. On l'écrit de l'une ou de l'autre façon ; 
miis on ae prononce pcinr la lettre S. C'eft celui qui<',arde 
de! ânes,fc qui en a foin.C'cft a.ifîi celui oui s des ànes.qui l.s 
nourrit, qui les conduit au marché, chargez dema :c!::ndifes, 
qui les loué' .1 ceux qui en ont befoinBcquifait fon profir in 
lait des àncfTes qui lui apaitiennent. [ Un rude aaiei , uu 
tnechant ânie-r. • 

Un a-.iit fon fceptr» à là main 

Menoit en Empereur Romain 

Deux courlîe'S à longues oreilles. La font. fat. /.:.] 
Anim AL,f.m. Ce mot eft rout Lntin. C'eft un Etre qui a du 
feniimcnt , &: qui eft capjble d'exercer les fonélions de la vie 
par le moiend'un principe qu'on aptUe aixc. [L'aaimalle 
divifceuiaifonn.ible, Scirrailonnabie. 

La femme eft comme on dir, mon mairie. 

Un cerra n animal difirile à connoirre, 

Etdeqii lanatjre eft fon encline au mal 

Et comme un animal eft tou.ours animal 

Er ne ferj lamjis qu'animal en fa vie 

La femme eft toujours f?inme, &c. 

Mo'. iz /r a-Koar'-ix a. 4. Ta- ] 

' ^n'imil ,f.m. Ilfe pieiid fi^urémentSc veut dire une perfon- 

ne qui n'a, ni efpit. ni feus commun Si j'en-difois dav.inta- 

ge , ledeHnirois T. d. L Qm;; poutroit-on faire d'un li inalo. 

ttu an mal , fi l'on n'en f.iiibit un foifoieur .' .Aot. Luc T. 1. 



A N I f5 

Menet n'eft rien qu'un animal. 
Tout ce qu'il fjir . il le fait mal 
Il ufcnrc quand il veut plaire. 
/::cljcUr. 
EMeaimele plus i'ot animal , qui jamais eut la forint d'hom- 
me. Comi rj: :.l.i. ] 
^ntma aii:m.ilt..dj. Il yicnt du Latin ar.irr.tth, k fit^nifie.qui eft 
d'animal, ecqui cftopofe au bon fens&à larsifon. Jtfprit 
animal, feutim.nt animil, partie animale. Leurs connoiC- 
lances ne chsngent point cette maniercanimaie de ne conce- 
voir les choies que par les fcni. Nicole, cJJ'^ttdt morale T. 1. 
Anin:er ,!.<. 11 vicr.t du La'i.i er.imtri. Donner l'ame & la 
i vie. [Dieu anima l'homme d un foufl» de vie. ^/r^.] ' 
; * ^.nimer. Rendre plus vif , eclia-affcr, donner de Ja force, du 
j feu Se de la vigueiit. [ Anti.ier une p.i(iion , im difcours. .Aiil. 

Les jeu:: Je Irs amours q'iii 'voloient autour délie. 
I Animoientfcs apjiS: larendoicmphis belle. 

I * animer ,v.a. RcndrefenfiMe. Jepouriois dcinn plainte ini- 
mer une fouchc. Co>,t.l'ot. 

* ^r.imtr , v. a. Terme de Sculpttur. Donner luj air de vie 
( animer le ma: brc. ) 

' ^iiimtr,v.M. )1 fe dit parmi Ici maîtres i dancer parlant du 
pas, & fignitie ptendreunairplusvifens'eljvant lur la poin- 
te du pié. ( Alons, Monllcur, Cour.gc, animez vôtre pas. ) 

* animer, V. a. Encourager. Animer quelcun a laVangeance. 
l'.iM. Si'Ji- ' S. .■nimer, fuivi d'un Verbe, veut l'infîjiitif avec 
la particule a [animer un Prince à faire la guerre.] 

* S^aniiKtT,'v.r. le m*atiime,ie me fuit f.mnte,je rn'f.vi^nai. Prendre 
courage de plus en plus. Faite paraître une nouvelle vigueur. 
Etre en colère. (C'eft un cheval qui s'anime de plus en plus. 
Etre anime contre quelqu'un. ..-JW. Rit. ) 

S'imimtr. Prendre un nouvel éclat. ( Elle ctoit animée d'une 
beauté capable d'être aimée. (Vi. Foi. ) 

^n:m<.fti,ff. Haine, avctlion. ( Leur animofité ctoit grande 
contre le Roi. ^au. «^«m. / 8. ) 

AniSj/Tot. 11 vient du Grec. Plante qui fleuiit jaune, Je fait 
une tige ronde , un peu can.lét5ccreufe,avecplulieurs bran- 
ches ( Anis qui coniinciice à croîrre. ) 

^n:i. Graine d'anis . blanche, un peu ronde, de fort bon goût, 
fc qui eft fech: 6c chaude. C Lanis crud, ou confit pris apiès 
le r pas,abailll les vapeurs, cuit les ctuditez & rend l'halei- 
ne agréable. S.mer de lanis.") 

AmvEiisftiRE ,«.^j. Teimen'i^lifi. Du Latin finiverfanui. Qui 
le fiit d'année en année au même jour. ( C'eft une fcte ani- 
verfairp. Faite uneproccflkm anivetla n.) 

^niverjâire.f.i,.. Terme ..''£|''/r. S/.T' ice qu'on fait tous les ans 
pour un morr. ( Célébrer lanivetfairc d'une perlonne. On 
uonno tautrefois tout fon bien à l'F^life pour fe fiùe duC 
diS anivetlaires. Fra Pnelo des l>é tficti, C'j.y. j. ) 

A N N. 

Annales. Voiez ^r.a/ei. 

Aam. ff.àutitia^t.na. Nom propre de f^mme. Les n#ms 

. qui viennenrdu niot-<'.n'Ccfontw/< ««'ft , mncne ,Tiaiiai,Sc 
iy';"oi. ( Anne de Bolens maiitefle de Henri huitième Roi 
d'Angltterre, était belle , enjouée 8c brilloit de millequali- 
tez l-o! ledii'ircf .1 Hmri huittrme C. I. Néanmoins quoi que 
cliariRantc,fon amant lui fit couper la léte, S: il eut tort. ) 

^•nie,r.'>'. Ce mot eft quelquefois un nom d'homme, f Anne 
de MontmotencietoitComié;ablede France. 

Anne .u,/.'»j. l'ctitebaf;ue , d or d'arg:nt ,oud autre métal > 
qui eft unie. Se qu'on fc m.r au doi^t. 

^niejii. Tout cequi iftjond.Scenfotm'; de bajue. ( Anneaa 
de fer, dekton,aun.ïudeilef. ^ 

anneau ^1'oiir.mi^:i! ,ou anneau univerfel. C'eft une manière 
de fphêre cjmpofec d'un Equateur 3c de deuxcvnures,ou 
méridiens, d'argent oudecuivie, loqu.l!.- eftpropic iii'aire 
vorr l'heure qu il ell en quelque partie du m.^iiJe que Ion 
foir. f S: fervit de 1 anneau agronomique , pourvoir lh;iu« 
qu'il eft.) 

Aknce,, Cf. Tems que le 5oIeilm.t a parcourir les fignesdu 

Zodi.ique, qui eft de 3*J jours, s heures, 43 minurcs. ( Annéa 

aftronomique. Civile , Grégorienne, Je le comblerai de jours 

Se d'années, ^m. 

AwitLéjd/ihti'tf fi-ij- Ce mot fe.dit 4«5 cjevcux & veui dite 



6i^ 



A NN. 



*»«tW,lma!sUftn»bleun peu vieux. [ Elle avoltlei elicreuf 
tDaeln.F.up't. 

l Beaux cheveux annelez , écueil de mi fcmchilè 
AJoribles filets ou mon aniL's'eftptife 
Riche & douce prilbn , derlale toumoisnt 
Combien meiicez vons avec plus de juftice 
D'eue placez au ciel que ceux de Beicnice. 
Haorpalc, idile4. 
AHNElET./Tffl. Petit anneau. [Ces anaelets font txop petits.^ 
u^nneltt:. Trrmt <t'.ylrchi!eiinri. Petits membres quailcz qu'on 
met au chapiteau Dorique audcHousdu quaitdeioad. On 
les ape.le aufli/.'<t' ou uficAux. 
fiWlrif.tf-f- Nom de fille qui veut diie ^««« ^n« , 8c dont 
le grand uiage n'eft que dans des chanfons de berger 8c de 
bergère, 8c dans des chanfons à diRcei. (' AAacitccUbcUcj 
Anncttc eft jolie. 

Le berger TiiCj 
Loin defachére Annette 
Chintoii fur fa miifettc 
Ah I petite Brunettc, 
Ab ! tu me fais mourir. 
Le rtcHttt dei ch^nfani. ) 
AîWOTATEUR./^M. Du Latin anno/dtcr , il n'ell pas encor- 
bien établi, Se même il a l'air de ne l'ctre que paimi de cer- 
tains farans qui ne font point de loi dans le monde polt. 
Annotateur eft celui qui fait des notes fur qu'lque ouvrage 
d'efprit , & de réputation. ( On pourroit dite parlant de 
Ronfard , de Malheibe, fc de ceux qui ont fai: des notes fut 
ces fameux Poètes François , Nicolas Richclrt,Muret , Se Mé- 
nage font les ^mttatcuri de Ronfard Se de Maji-.erbei Se leurs 
remarques fur ces auteurs font a^it'ables *e lavantes. ) 
Jlnnitaùin ,f.f. Prononcez «noMaon. Du Latin vyJ»/ioMfio. C'eft 
àd;re,notc,remarqueobfervation..^/îmof.irmieftunpeuplus 
ulitcqu';tnntrjf«/r,8eila la mine d'être bien pluftôt intio- 
duit qu'Annotateur. (Les annotarions de Monlieut Ména- 
ge fut l'Aminte du Tafle ne font pas moins ennuieufes que 
favantes. Jaques Zteglcr a fait des innot.:tions fur quelques 
pillages choilis de l'Écriture fainte. Toper eli^ei du htmmei 

^nntter ,v.t. DuLatin <in';4f.J.-f . C'eft remarquer, obfetver,8t 
examiner quelque ouvrage defprit Se de lepu^aiion. Anno- 
ter ne le dir d'ordinaire que parmi les (av.ins j Se même ils ne 
s'en fervent pas fouvcnt. { Caftclvetio a annoté des bell&i 
cllofcs futh poétique d'.^rit'.ole. ) 

Annuel, 4'>"«''.''', Mij. Il vicn: du Latin «nnxic.C'efti dire, qui 
vient tous Us ans. ( Droit anniiel. l'aier le droit anniiel. 
C'eUune vente annàcHc- ) 

jl>fiitl, af.ue^t , ai'j, Qiij dure un an. Le Confulat i Rome, 
étoit annuel. Lacliaigede frcvotdes marchans a Faits n'eft 
pas annuelle : mais celle d'Echcvin l eft. ) 

^inurl.f. iii.Ttrme li T^lifi. Mcdc qu'on dit Jurant un an pour 
un mort. [ londeruri annuel, dite im annuel ] 

Annie!,f.m. Teiine de eatjrtiirr. Ce font huit Francs quelques 
deniers qiiech.ique cabatti.r donn. pour la pcrmi.Iîoadc 
nictttelcbouchon.(Onpaieau Roi l'annuel tous les ans le i. 
Mars. 

^nntit'tr'rrri ,sdv. Fat chaque ann!.'e ('Il tite annuellement 
de l'es terres quinzccens livres de r.nte ) 

^M.f(^/r, ... .1. I.C rermeertotdinaiiementderalair.Scfcmble 
venif de l'iî.'l'cn, ou deTEipa^nol Lcsltiiier.- utfeat^nn». 
/«rf.Sclcî Ffpafiiols ai-:ulai. feft,cal!ci abolir, rendre nul 
&fansrutuu circt. ( Annuler un tcliimcnt,r4r.^/4i. 3, An- 
nu'.ci une] .occdure. Li Mni p!ii ) 

Voicz la colonne w^n. 

A N O. 

ANomu, r.<. rairenoble. [ noblirunf perfonne.] 

* .Ans'jlir. Ce m 't le du du lan -âge. Kcndrc plus beau , plus 

vif, plus mile. [ Anoblir ion Ifilc. .^-.'.J 
,/^tù::j:--'<iei:t,f. /". iciircs par lcmoit.ndcfquelles'eRoiano- 

bl:: un roturier, avect. us les entan*>nez£(ânaiirc.[Avoir 

dc% Icmes d'anobUûcmen:. ] 
+ ji:'V>iyi,*u>dint.ti'.].TttmtilrMidicini. Il vient du 6rcc. 8c 

il i!,',niti.' adouci (Tant. [ Kemed ■ anodin .initA.onanodmc.J 
Anomai. ,**.Ti/i»rt;.-. « |y. Il vient tUi Crcc. In Lilin UHtmtlmm. 

Tenue it drtmmmte. 11 d dit des Vcibc5, 8( veut dùcrrr^m- 



A N Cf. 

&'<r, quî ne fc eonlugoe pis félon lc< règles etdirtlrn tfci m. 
très verbes, f La première coniugaifoo Fian^oife n'a qu'un 
vciheansmal, quicftallci. Savoii les conjugaifoni aaonu. 
les. 

^mmâUe,f.f. Il vient du Grec. C'eftidire ine/ultriii. ( C'ed 
une anomalie vifiblc. C'cft une étrange anomalie. Faite une 
anomalie. ) 

A.>iOii.f,m. C'eft Icpetit de rinefle. ( llojoli inon. Un petit 
ânon qui faute touiours. Un petit inon bien éveille. No» 
Taureaux, Se nos inons mangetont de toute foitc d: gtains. 
PirfXtjfal Ifaie. Ch»p. 30. 

Depuis quinze , Ou vingt mois en ça 
Au travers de mon prc certain inon pafla 
Je fais fiifir linon. T^.pUiÙHri.t.i.f.y.) 

ÀHcfHCt.,f.f. Mellieuisdsla Religion iptUent ««onc» ce que 
les Catoiiques Romains 'nomment tài , qui eft un; pro- 
clamation de mariage en face d'E^life. (On public ordinai- 
rement trois Anonces.) 

^nince , Cf. Terme de fmUien. Avertiflcment de la pièce 
qu'on doit jout-r, lequel fc fait lur le téitre par tm comédien, 
la pièce finie 8c un niomenr avant qu'on f.jiie Celui qui fait 
l'anonce doit erre l'un des plus polis delà tioape . parce qu'il 
doit faire avcceff lit Scen baux termes 1 éloge du Poète dont 
OB joiieralapicC' ,Sc celui de la pièce mcme. 

.Ar,tiiicer,v.a. Du Latin .cj,n«iajre. C'eft publier. (Seigneuries 
Cieuxanonccront vos loiianges. Terr-T^j/. Pf. Seigneur, 
fi je v;;nx anonccr vos merveilles, elles le trouvent infini- 
ment au deflusde mes paroles, for» 1{ty»l. Ff. 59. Chantes 
dcshimncsau Seigneut 8c anonci.zfa j^tandeurpartoutc la 
Terre,parcc qu'il a fait des cliofes magmfiques. S<uîtl[*%t. 
C/'ip-n) 

^miictr, V. *. Avertii,dite.(Il lui parla d'une vo:x qui anonçoit 
ce qu'il aloit faire, l.ii'. i^ii. /. 8. C. 1. Comment anonccr à 
Madame de li méchantes nouvelles. Mtl.mal. AnOBCClU 
mort d'une pcrfonne. Sur.rufes. 

J'ai rendu votre lettre Se j'ai pris fa rcponfe 
/.ladame , vous verrez ce qu'elle vous anonce 
T{f<. r.AjdTjt.a.if.f.i. ) 

énoncer, v. ». Terme de ctneiitn. Dire aux fpeftateuts la pièce 
qu'on jouera la premieie fois t'en anoiiç a hier une plailànte 
piece»c'eft T. de L.ouMarfiasccorelicpar les .Mules. ) 

yAntticitit , f.f. Ordiedu colier de Savoyc inftituc par Ame 
le rouge Comte de ce pais, 8c compo;>c de lis d'amour auf- 
qucls le Duc Charlej. ajouta 15. rofes blanches. Se en 151t. ce 
Duc changea le nom de l'Oidre en celui de l'.uoni.iade 
pour honorer la Sainte Vierge. Me^etM hijfHre de frtrue , de 
Curlil i. 

^ntneinde . f. f. C'eft la fctederAnonciition. ^T»wi<i«nefe 
dit que de cette fct; qu'on célcbre >vec mignilîcence en 
Savoie j Les Cliev.ilieis delO.die de r.'ir.rii..:ade, chacun 
paie du coUci del'Ordic,folcnnifcntma^u :îqucmcnt cette 
gloiieufc fête qu'ils apcllcnt l:^ie'.«tde.) 

^r.miùniin , f. /. il vient du Latin «nr.«ii;.«->'«. Prononces 
4/i»nij.it."«i. Fête que Célèbre tous les ans l'Cj-life en l'hon- 
neur de la Vierge, i qui un An,o ciivo c >1. Dieu anonva 
qu'elle mcttroit au monde un ..is a qui elle donnero i le 
nom de Jefus, qa'onapeUeiaiilci'i'sduTres-haui ,âcdont 
le règne n'auroii point de fin. >.<-<*iiT(,<.f»' 1 S.Lmc.Ev^H. 
filt ch.t. ( L' inondation fe célèbre to'js les an'i le :;. de 
Mars. Fciet renonciation Ircc beaucoup de pictc Se de 
telpc.!^ ) 

FiSti de i.AifncitiiMn, Voicz FiHet. 

^Ktna»tfji,ff. Lftampequi téptcfcnte le m'direde l'Anon- 
ciation. f .Une I elle anonciation , une auonciation biea 
faite. Achetct une anonciation. Enluminer une anoncia- 
tion tjnhirdurer wtt tuiênertuten. C'clt U itietirc dans un 
qiiadre.) 

Anonime, *d). Il vient du Crée. Cefti dite qui eft fans nom. 
A'»"!"' le dit de^ Auteurs 8c lignifu- autcuf qui n'a pu mis 
fon nom à la tète de Ion oiiv^a..-. Se que lonncconnoit 
pont i taufc de cela 11 y a plii;icur» AUtcaiianominc» 
qu'un uc connoii pas cIc.t.vciiKnt .maisil y cnaaullîd a- 
nonimes reconnus. Pal'cal cllun lutcutanonimc, qaincia- 
moios cil fort illuihe. Un habile hutmnc fait l'hiftdire dct 
auteurs anoni nés 8e un tel livre plaira. 

vliMonir, V n. fc Utt dca àncllca. C'eft fauc un^on. L'an Ts 

p..ic 



A N ,^. 



A M T. 



I^ttê ti. moîs âVînt que d'anonner. Nôtre inefle » an- 
nonnc ,) 
'■[■• Miamer. Lire mal. l'Une fait qu*anonner._^ 
AnctAiion. V'oi, annotation. 

ANS. 
A N s B , /"/. C« qui cft d'ordinaire en forme de demi cercle, 8c 
& qu'on tient avec la main lorfqu'ou prend un pot , un 
panier, un feau, ou quelque autre chofc à anfe. ( L'anfe 
du panier ell rompue J 
Anyi, Ttmtdt t'fiJcur. f artie par OÙ l'on pend b cloche. 
A"fi>f-f- Terme de l'ur. Un'eftpasli uiitéque celui de AaiV, 
ou de iclfe. L'anl'ceûune efpece de golte ou de baie qui 
n'a pas beaucoup de profondeur, & qu'on .ipelled'-/'-, par- 
ce qu'elle en a enquel.iuefaçonla figure. (Il y a de ce cô- 
te-la une rtii/t dont 1» pa lie elt éttoitc._) 
|An/i, ou /.■<!";«, Il vient de l'Alemand, il lignifie alinnce, &c 
s'cciit ordinairement par une/'. On dira mieux Lubeck eft 
la première des villes de liHanfe, que LuLeck efl; la pre- 
mière des villes dei'anfe. 
'^nfctttaue ,oa Htnfcaiique , adj. Quoi qu'il femble qu'en ce 
lenson écrive plutôt H,r.fc qu'anle , l'ufigc pourtant plus 
fort que la raiion.vcui qu'on prononce & qu'on écrive plu- 
tôt Ai«<iri^He C[ie Hamian^ue. Anlcatique vient de l'Ale- 
mand & ledir de certaines villes d'Alemagne, m.iiitimes, 
qui font fur des rivières navigables , qui fe font commuai 
que leurs privilèges avecleur droit de Eourgeoifie . qui ont 
tait & jure entre elles ligue ofenlive & defenfive, & qui en 
12S^. siflbcicrenc pour la commerce.de forte que diùnt,Lu- 
bcCKcfilaplus coaildérable ville Anléatique, on »eut dire 
qu'elle eft la première ville de cette iliance qu'ont fait un 
certain nombre de villes d Alemagne: on compte jufqu'à 75. 
villes Anfeatiqacs. Vauz. les yi& coutumes dtla mer imprimez, 
à Bordeaux ehez. Mon^irin l66l.pélge li6. ^faivantei. L'alian- 
ce Anfcatique ne fut faite que dans la veiie de la fureté du 
commerce & pour fe défendre des Pirates. Les villes Anféa- 
tiquess'allemblent ordinairement de trois ans en trois ans, 
!c exiiordin.iirement toutes les fois que la necellitc le de- 
mande. Voiez Limniuf. 
Anfti'e , ff. l'ctite anfe. Les Orfèvres apellent anfîtte l'anfe 
d'une Talfe. ( Anfette rompiie, anfettc unie. Je veux que 
les anfettes de ma ttiife foient façonnées. Quand on boit.on 
prend la taQe par les anfettes.J 
tivjittei , f f Tetmede mer. Bouts de corde qui fervent d'our- 
let aux voiles & dans Icfquelles on parte d autres cordes. (Les 
plus longues anfettes des voiles 1 n'ont pas un bon pic & 
demi. ) 
^afelme , f. m. Du Latin ^nfèlmm , qui eft un nom propre 
d'Iioiiime. L'Eglifede Tournai eut pour premier Evéque, 
Anfclme , qui ctoit Abé de i. Vincent .de Laon. Mtferai, ht. 
poire de prttuee , vie de Phtlipe z. 
Anspfçade, f.m. C'cftlefoldatquiaide !e Caporal, & qui en 
fait toutes les fondions, lorsque le Caporal eft malade, ou 
abfeiit. On prononce «;!/?><•;«:/«. (C'eft unbon. anfpeçade . Il 
eft aiiQc de loii Capitaine.] 

A N T. 

Antagoniste. Il vient duGrec. Scdifant dcshommes.il eft 
mafculiv, 5c des femmes femnim. C'eft la perfonne qui eft 
oposée .t u«e autre, qui eft fon ennemie. ( C'eft un ledcu- 
tableantagonilie. C elt un brave , un courageux Antagoni- 
fte. C'eft un miférable , un foiblcantagonilte. Défaire Ion 
ancagonifte. aI/1. ftraU'gimei. Teriafler fon antagonifte. 
Spanhetm , Qfxrs de Julien, J 

ANTAkTIQUE , «</j. TeriledeGiopaphie. Qui eft OpOséàl'Ar- 

lique. Quieftoposé au Septentrion. Méridional. ( Pôle 

Aiiique. l'o'.e ,'. nt itique. i<i".) 
ANTtcEDE.ST, f.m. Terme de Logique, qui lignifie, qui précè- 
de. Erc'eft laprcmieic de deux propofuions dont lalccoude 

s'apele leconfe-^uenr. 
ti-grcs., f.j. Tirme de [x'dinier. L'arbre qui «ft anté de quelque 

gtctc. [Une belle ante ] 
Anrf. Terme d: Meunier, l'iece de bois atachc'e avec des liens 

de fer aux vclans des moulins à vent. Les quatre antes 

des volans ] 
Antê'cie.ns , y M. Terme de Giù-rrtfhie. Contre habitans en une 

a^jBy moUiC de Méiidieii , de ci>«jivetspa{»UeU; élpigaez 



^5 



également de l'Equateur. .9^», 
AntiC!1 RiiT,/?w. Contraiie àjefus CJirift, 
Ante. oiezeme teinter lettre E. 
.'iNIER, v.it. Terme de Urdiiier yCt'^Cer. 
AtiTc KnuK, »>iietienre,adj. Il vient du Latin ftltUf, Qui t& 

dudcv-inr. [l'aitieanteiieure.] 
^ntei.ne , y./. Terme d-. mer. Il vient du Latin interna. C'eft 
leionf; !io;s qui eft att.icliè de travers au l.aut d'un mils , ti 
quiliii .i lomenir lu voile parle moien d'une poulie. An- 
tenne n'tft pas le mot dufage ordinaire, tm «lie ^«r^.•<'. 
( L'antenne eft bien plusgrolfe par Je milieu qtic par le» 
bouts. ) 
^ .yéntériear , antérieure , tidj. Qui précède en matière de tems. 
^meneur a un ufage afliz borné , & ne fe dit guère que pat 
des gens de pratique ou par demiféiables Auteurs comme 
le petit Amelot de la Hoiilliiie.qui n'a aucun foin du langage. 
( Un mariage eft anterieu'. ;.a dette eft antérieure.) 
f .^nterieurimentjjdv. Prononcez anterieurerjtan. Ce mot ne (c 
dit que parmi les gens de prarique , & lignifie aupaiarant, 
( C'eft une dette contradlceanteiieureraent.) 
 ^niericrire' . /. f. Mot purement de Palais. C'eft une priorité 

de tems ( C'eft une antériorité dhipotèque. ) 
Anii-Caton, /!«>. Mot Grec & Latin , qui veut dire,contr». 
Caton. On apelle anti-Catons deut livres que Jules Céfat 
compofa contie Caton [ Vives afture qu'il a vu les anti« 
Citons dans une ancienne Bibliotèquc.) 
ANTicH..MBaE,r/.Mot à moitié Grec. C'eft un avant-cHambrci 
Une petite cliambteaupiésd une grande. ( une jolie anti- 
cliambie, une belle anti-cliambrcunc anti-ciiambre fort pro- 
pre & fort commode ) 
uAnticipatun . f. f. DuLîiia tnriclpnih. Il eft d'ordinaire du Pa- 
lais. C'eft une forte de prévention. ( Prévenir l'apelant paJ 
lettres roiaux d'anticipation prifes à U CUancclerie. Finir» 
inCrodu6îtûn à la pratique, 
anticiper, 11. a. Du Latin anticipart. Ilfigniiie/'rtxitriV, & dans 
cefensil n'eft d'ordinaire uùté qu'en/Td(ij.'<f.[Anticiperra-. 
pelant. Anticiper le tems ) 
^ntici^tr , v.a. Ufurper par avance. C'eft fefaifirpar avance. 
Il a anticipé fur les dtois de l'on ami ce qu'il a pu. &: cel.r eft 
mal-honnête.) 
Antidate,/?/ Dite faited'un jour qui précède cefii qu'û. 
écrit, ou qu'on paûe quelque ade. [ L'antidate eft prou- 
vée. ) 
Mtitidiaer, v.a. Dater d'un jour qui précède celui qu'on écrit, 
ou qu'on palle quelque ade. [ Antidater une procura- 
tion ) 
Antidote, f.m. Il vient du Grec 5c il fignific contreptifon^ 
prclervatif contre le venin. Le mot A'^ntidote vient du Latiii 
^midtciim. (Un antidote éprouvé, un antidote expérimen- 
te, un antidote feui , un boa , un excellent .intlduie Ufer 
d'antidote, felcrvir d'antidote, cniploier l'antidoiepour fe 
garantir du poilbn. La Tériaque ell un excellent antidote 
contre le venin. ChatiM, traité Ut la Termcjue, f.75. ) 
Antienne, /? /. Terme d E^:ife. Chant qui fefaifoit autrefois 
dansl'EglifeGrcque .1 deux chœurs qui le rcpondoient al- 
ternativement Cechantfut introduit depu's dans l'Eglile 
Latine par S. Ambioile. C'eft ordinairement unpafTagede 
l'Ecriture fainte, ou de quelque Auteur conJîderable dans 
l'Eglile. ( L'antienne eft commencée.^ 
Antimoine, fm. Corps minéral composé de foufre , & de 
mercuie. Minerai dontonfefert pour purifier l'or. Mine- 
rai qu'on prépare pour purger le coips. Antimoine pr. paru 
yoi. 1. 4.) 
Antinomie,//. Il vient du Grec. C'eft une contiadiélion 
vraie, ou apaiente qui fe rencontre entre deux Lois. (On 
nepailed'antinomiequeparmilesjuiifeonfuliiîs , encore y 
en a t-il qui n'entendent non plus ce que c'eft qu'une anti- 
nomie, qu'ils entendent le haut Aie.nund.^ 
Antipape,/»» U vient du mot Giec Se Latin -4».v)j<i/>j. C'eft 
un Pape oposé à un autre i 8c qui n'ell pas élu dans les for- 
mes. ('Benoit 13- eft un fameux Antipape.^ 
Antipatie,// ilvientduGiec. C eft unerépugnince f.cre-. 
te & naturelle qui fe trouve entre deux a.iiinaux. (_Une hor- 
rible, une fuiieufe, une iucroiableantip..t'.c. il y a une anti- 
patie naturelle entre le loup Se la brebis. Dom!.:ailos avoic 

derjiitipaiis pour f9»£a«i'ùUipeli;«opd, L'autipatie,qu4 



€€ 



A NT. 



A >: 



n. 



fut entre Jicob Je Efau des le ven're de leur iriere tie peut i AsT<Ms«t.f.<. Terme il j UtAibùt. Ufe dit des ris de fumiet 



avoirif.-pljsgtandequcccllc.iuife trouva entre le Comte 
Semai. Sci.ri)/t..p»r.c.i ) 
^nrip.<:ijiée, »Jj. lldcrivedu Grec, Je il fignific contraire & 

oposc inturcllemcnt. ("Leurs iiutncurs fontamipiiiqucs^ 
AsTiPERisTASE.//. t'ell un mot G. cc.C'eft un terme de l'oiUfj 
fh:c. Combat ipi le fait entre deux chofes , oii celle qui a le 
moins de force ecdoii l'autre (il fefiitl hiver unejniipeti- 
ftafe entre le chaud & le f.oid, oii le fioidreiupuiterutlc 
chaud. ) 
^MiPiioNAiRE./.m. Prononcez 4i)ft/«ii.««. Il vient du Grec, & 
c'cft untermc d'Eglife. Ils'apcUe en Latin d'EglXe auiphi- , 
tiarium, livre qui contient les antiennes qii'on chante d n$ 1 
l'Eglife. tiuelques-unsdifent.»»^'/ ""'i- ornais le grand &!e I 
bolufage eA poamnriphcrmire. (Un Antiphonaiie relie pro- j 
ptci'ient. Compoferun Antiphonaiie.) 
Antipodes , /: w. Ccmot cftGrec& eft un terme de Géogra- 
phie Ceux qui marchent fous rhtmifpJie.c qui nous eft o^o- 
Ic diamctrali:mcnt. 
• Y^nriitcir. Contraire Opofc'. ("C'eft l'antipode de laraifon. 
idtl.Pr:. On le pilfe pour lantipode des efprits doux & rafi- 

ncz. M ] "cif Elle eft l a«tipoàe des prudes. Bci/îri'r ) 
Antiquaille , Cf. Pronon.-c/. ar.tuAtlU. Ouvrage d'à chite 
flûte, ou de Iculptute qui cil tuinc , Se qui a quelque choie 
de vieux & daniique. 
^niifj-M^rt y f- "1. Prononcez «nfiir.iîi'f. Celui qui a la connoif- 

fancc des m.d.iilics, & autres chofcs curieulos. 
^B«î««, «i/.CemoteftplusdcUpoefiequcdcla profe. Ilfi- 
gniûc ancien. Vieux. ( Kome n'a rien de Ion antique orgueil. 
>i«i. Putf. 

On vie au tems antique 
MeJot joint avic .■Angélique. Vti-Pcif.) 
^.itiijur , f.f. ligure defculpturc, ou de peinture, faite de 
puis Alexandre le Grand jufques au iL-gnc de Phocas. ( Une 
belle antique. ) 
^r.:u-iie ,f.m. Ce mot fe dit en gJnctal des ouvtages de peinta- 
le,' Je defculpturc faits depuis Alexandre le Grand julques à 
l'Empereur Phocas, four le règne duquel les beaux arts tu- 
rent éteints. [ Sataclicr à 1 antique. Dicernet les beautez 
de l'antique. ) 
if^;:i^ut,tiv. A la maniéie ancienne. [ Une lire à l'antique. 

^bl. Luc] 
^nti.pifr. Ttrme de relieur. Prononce?. antiV-Enjoliverla tran- 
che dun livre de petites ligures de divcrfe couleur & rele- 
vées d'ot. [ Aniiquerfut tranche.] 
^niiauiit'.f.f. Prononcez >infi<i;f 11 vient du Latin «iifij*iV«. 
Les fiédes paflez. Les ouvrages des ficelés paQirz. Les pei- 
fonncsdeshcclespaflcz. ('Les héros de l'antiquité étoient 
viiitai)lement de gtans héros. v/<((. On peut opolVt les deux 
Scaligeisala plus lavante antiquité.£j/. Ville ûmculepoiu 
fon antiquité, l'o". S?"-' 4- 

La belle antiquité tut toujours vénérable. 
Mais jenecrus jamais quelle fût adoiible, 
Termu', ps'rjUi ] 
I4t,iijuiti , r, f. Ancienneté. C'eft une ville farneufe par Ton 
antiquité yj». â^"' '•4- C'cft unefiguie conliderable pour 
fon antiqu.té- -^''l- Lu'- 
AntisaiE, //. Terme <f^«''i>frtar«. Lieu qu'on trouve 

avant la falc. ( Unebel'canti faie.) 
/VKTirisE, f.f. Uvieni du iJtccSc eft un terme de Rctocique. 
Figure qui confille i opolVr ingi.nieufemcnt les mots dans 
une mc-.nepeiii'de. /' Uur ii.-ileantitelc , uucantitcft iudi 
cieul'c Faire une sntuel'e. On n'en fait pas de lî brillantes 
cjuc celle de Ciceron . parce qu'elles ptioiitoicnt i;n p-u 
afcnées. Les aiiiitci'es ne plaitrnt pis, à mgins qu'elles ne 
foienttics fines Je ties ingenieufcs ) 
AxTOiNB, Cl". Nom propre d'h"irime qu'on 3 piUdii Latin 
^iifj/iiiM , !e dont le diminutif eft r»iiii>, ru^ ne ledit i;ue 
d'un pr'.it garçon qui a nom ^imei.ii , fie qu'en parlant fa- 
mille cinent. ^i:'nie ("te, né i Noion , Coul:n gciirain 
de C'alwn , ffc fameux Ju ifcontiilte François . iiioutilt ^ 
foixante ans .i Eontge», oui! avo.t cnlli^ne le Dtoit. Voiei 
tel hommei tUufirei Jm CavukI ^i'itJtne Teu'ter. 
yAni'inei", f.f Nom de fem.ne dont le diminutif eft. Tti. 
tierie ,i\\ ne fc dit que tics petites tiilci» ( AlttoiflCIcc N. 
cAiaoKC euiepuiiuondc l'aiAtccé-j 



c-c ve-.it dire etniiikr, mettre en pile. CArtoilei u-ijsdef'O- 

iniCr. Qu:ii.d:l]arim.T..fil^.6j.) 

AnToLdCiE, ff. il vient du Grec. C'eft un recueil qui eft 
comme la Seat de ce q'a'il y a de plus beau en mi'ic.e dediT- 
coais. ^ Toute l'Antolo,;ie artc traduite en vers par Gio- 
lius, ViiCilum f'- 9? 'ifcu'ii ;• 143 ] 
Antonivs, ^nttjii/.! Religieux di Saint Antoine i Chanoines 
réguliers de Saint Aaguftin de la con»régationd; Saint An- 
toine de Viennois. .1ii:tnint, ni ^1i:fuh-i nefont ptcfqiu: 
point d'ufage â Paiis, onne s'yfert que de ces mets , Keli- 
^trux it S.-itnJ .Anreine. Car pouf ces autres, e har.»i,.ei reguiiert 
de St. K*t^»jlin de Uan^'^Mtitndt Sr Jiniotntde i-iennett , ilsOC 
peuvent fervir que dans quelque hilAoirc, en q 'elquestAi- 
tez particuliers. Les Reli^irux de St. Antomc font Chanoi- 
nes réguliers de la con^tcgadon de St. Antoine di Viennoii- 
Ils ont une P. obe noire avec un manteau de même couleur, 
aiani fur celte lo^e Se fur ce manteau une marque bleuë en 
forme d une lettre Giéquî qu'en nomme T, Je qu'ils apel- 
Icnt la croix de St. Antoine. Us portent à l'Eçilife l'aumulTe 
£c lefuiplis. Se ï cela près qu'ils vivent en commun , ce font 
do vérltl^les chanoines. Lechef delcut Ordre, eft en Dau. 
phiné, & lonc:oic qu'ils ont é:c établis dans l'onzicinelii- 
cle y^iez, Ki'tarU de FMlctyhiJîcire h^tcnienne, 
Atito^io^iAsit , aijencmafè, f. f. L'un&l'autre fedittmaisle 
premier eftleplus-ufiié. Ils viennent du Grec. C'eft une fi- 
gure de Rétaiique.qui confifteà apliqjet le.nom propre 
d'une peifonne .i plulieurs autres . ou adonner un nom 
comuunà unepciionne partieuliJre. Sardanapale cioit un 
K.01 valupiueux, £e c'eft {incsn'entmafie que de dire a' un Koi 
que c'eft un Sjr.i4ntp.tle. Le motd'0^<r(»r convient à tout 
ceux' qui parlent en public, fe ccpend int par Mniti.emtf" , on 
d t, l'Orateur doiuie ce précepte poui dirc.Ciceion donnecc 
piécepte. 
AsrousrAS>iE,/Ci», Voyez Enrêuftfme. 
AsTRACTE, fm. Tcimc .ie Foefie. Voyez EiiraSt. 
AfTRE,/»!. Il vient du Grue, en Latin A':i'»"». L'antreeftune 
c iVCine qui a quelque c.iofc qui pato t un peu aireux. [ Un 
antrenoir,oi>lcur, profond, alicuv. huiiibilc. ..es pais ino.i- 
tagneux, 3c pleins d antres , croient les plus abondans ea 
oracles.: ( Hiflurt dti Ortuttu cli.VL. ) 
Antropoloc.îe, //. Ihient du Grec, exprcflîon figurée dont 
l'Ecr.iuie Saint: fc Icrt pour s'acommodcr a Ic'.prit des 
hommes. [C'eft une antropoloitc, p.iilaqucl'e ileli parle de 
Dieu eomme s'il étoit l'cmbbbleauo homme ]. 
AntropophaGE, /Im. V- f. Il vicn: du Cirec.fefe prononce 
antitptfu^e. Il lignifie, qui mange les ho:: - •nj 

t>me}.Jtf<invs)j^;-.%fiC9 d t, qu'il y 3 des -. Cï 

qui ne vivent que de chair huinaiae Ils mzv. ■.:.... . .z 

de leurs morts ilsatiommcnt 'es pcrtbnn<snuladcs,&c'cft 
la l'culc charité qu'ils ayent les uns pour lesauucs. Il a oute 
queccs aniiopiip.'iagcs ont le legaid at'ieux, la démaxhc 
iiere.&dansi n:r quelque chofe de iti.ibie. On conte nulc 
choies delaCiUiUte desaniiopopbagcs. lU-i.Liic.r.i. 



A S U. 

s'AvuiTtR, -u.T. h r-i"""'''. Ce mot cftunpeu vietut, 8c en 
laplaeeondit ordinaiicmcni, Lt>c furp :isdcla niit. Selail- 
fcr kurptcndie delà nuit 

Asuier./m. il s'ccilc d'ordinaire avec deux «■ Voies «u 
nuUr.) 

Awu<. r rt. Mot purement Latioife deven'i rrmjiç ois parmi le» 
Ch:tui,'.tens & les Médecins. L'codruit pit ou coulent les 
cxcretuens qui foiient du corps ( C'eft une matière qui 
coule des tiftulcs de VtfUi. On l'a iiaiie d'Lr.c tiftulequ ;l 
avoit ài'.«ik< On la £ueii d une dautjeieufc Uiulcqiu lui 
cioitvcuUe àl'anua. j 

A N -X. 

tÀKXiéTé, Mot ^corchr'dn latin ..<»»i>.'i'. Trarail 8c peifte 

, d'cftiit , uuiincntde'ptir, c';ndeinqi'i<.i;idr .' -.ne 

paroit pisencoieloit ital'liie Ion nc'eiic n 

suteui bien fameux. Ilyadct [-ior'"-tis ti ■ " 

guc, quiaugutcat aUcc favoiabkukcnt d'«s4J*'(. luui ■' (<• 



A OR. 

Je n'en ofe tien diie-. nuisjei-ioisquelijuefctupnletlem'M 1 
fetvir. Des gens nioiiii fciinnileux dil'cnt, U cft dâus une 



£iande tnxieti d'eff lit. 



A O R. 



Aoriste,/^ m. il vient du Grec. Terme de Grammaire Gtc- 
que. Prononcez 5i-;y;* Jl marque un tems indéterminé, & 
qui eftunptcteiit.LtsUrccsont itxxxan'iftei dics leurs con- 
jugaifons. L'aorifte premier 8c le fécond, nouvelle milcde 
peur aprtndre U (jr-:c, t j.c l, 

AoKrEyf.f. Termrà'aiMNmie. Il vientdu Grec Scfignifiet'*- 
fr,rùfr<r. On apeieaor.'th groflc artère iiui fort du veniricule 
gauche du cceurpoucpotteilefang dans tout lecoips. Eur- 
talki analimie 1. 1,. 

A O U. 

Août, oii^«i* foi II s'écrit de l'une, ou de l'antre façon, 
mais on prononce oût fans faire fentir le T. C'cft le nom du 
dernierinois de l'ete, le hu-tiéme de l'année. V^iott a trente 
& un jour. L'Emp *reur Augufte voulut que ce moi.": fût ape- 
lédefin nnm:psrce que ce mois là il îvoit cte piemicre- 
Conful, & qa'il avoit emporté de f£mïures victoires. S:icitne 
■vie d'^wruftt, c. 3, Le uiols d' . ■«? fciable donc venir du 
Latin ^ti^Hflas , duquel peu à peu & pat corruption s'eft 
fait ^ouji. Henri truillime Roi de France fut aflaûiné en 
IS83 le premier jour d'Août par Jaques Clément Jacobin 3 St. 
Clou , bourg à une bonne lieùe de Paris. Mi::.eriu -vie de 
Henri y 
timi.Keut.f.f. C'eft!emilieuduraois!d'Aout.(Il arrivera en- 
viron lanii-.'out^ 
•J- Atut, f.m. C'eftlamoifTon qui fe fait durant le mois d'AOUt 
{ Vaeut n'cft pas encore commencé. L'août eftfait. 
Je vous paierai, dit la Cigale» 
Avant l'jour, foi d'animal. 
Intérêt 8c principal. LaFoni.faiUil.i.) 

A P A. 



AP.MStR, V. a. Faire taite celui quicrie. ( Apaifer un en- 
fan:. ) 

* ApMfn. Empêcher qu'on ne fe fâche, qu'on ne gronde. ^Vo- 

tre père ctoit en une crrange colère contre vous, mais j'ai 
tant faitque je l'ai atJ3isé.)_ 

• Af-!i/(r. Modérer, a tiétet. fils le fupliérent de vouloir apai- 
feifa colère contte leurs citoiens. a'/. A' Apaifer faUoif. 
Vau. Qiii' .l.y. a paifer une fcdit.on, des troubles. aW. 

•yt/aij'ir. Remettre de quelque Ir^.u. le, de quelque cmotion. 
( Après avoix apaisé le bon fête , il reprit fon dilcoms. 
P.fl.j.) 

t'sftif'r , V. r. le m'afaife , }e rre fuii alimé , jt m'/ipAifti. 
Commencer à ne plus crier. (S'il fc fâche, onc il ne sapaife. 
Vei. Pcif.) 

*/^^a.;>-, Commencera n'être plus en colère. S'adoucir, Se 
modeler. Ils vouloicnt mourir fi le Princcncs'apaifoic.f'<iM. 
^^in.'io Mes.ai. u.contetcapaifez des que j'ai iu ce que 
voiu m'jvezfaitl honneur de ;r. écrite loi./.:», ) 

Apan ACLj.m. Ce mot fe die proprement des fils puinez des 
Rois de France. Lei uns difent que le mot (i'apan.t^e vieni de 
piVri, ic les au:r?s de van-i^i'im. KaL.iieau, DroniTl^iMx , croit 
avoir fait quelque nouvelle découverte fut l'ctiinologie du 
mot npanuge , il en vicJt auit gros mots contre ceux qui pen- 
fent c^a'itji^iiAge eft dérivé dcpaiM ou de p-t'i^g-.urrt , & ilpré- 
tendlui, que le mot d'i^j.i»^» "ient di;r.-J/'m<;;ii: J'ai con- 
fuite ià diifu-- i; ii2!)iles .Akœins quine font pasdu fenti- 
mentde Ra^ueau. iV/ipar.ngt i; acte établi en l'rince que 
depuis le coiiîuicr.cwj-.ent de l-t:oiC'--me race de nos Rois 
Jiagueau fdriitiTuUux. L'ap.^.nage fc donnoit ajtrcfois an 
une penlion d'une certaine lomrne d argent , mais aujour- 
d'hui ce font des fo:idi dîteire qu on donne au.'i fils puinez 
de France pour les faire fubfiftetcûnioiincmcn ta leuth.^.ute 
naiifance. L'^fann^c retourne i la Couronne a.i cas que l'a- 
panaget meure fans enfanS rai!es. Vo' ;Z Chopin, triiu du De 
r>ijine,i.z. Piiiiipeslel^tloréonni le ptcraie: que l'apanage 

scxournuoit «laCQUiounc, t'aitce 4'«nf<Mi> >Q»lC9. y>iif,4* 



A P A. 67 

Titff ,ni!iu'tUei Reh de FrMct , leur Cenrenneù-mAifu. L'a. 
panagc ne peut ctreMiJné. les c-.ibttreux ne fucccdene 
point .i l'apanage. Iln'y aqut lefii? ain.< dcl'apaiiager qui 
fuccede a l'apanage, 8c à fon défaut, le Roi , mais le fils ainâ 
doit donner à fon puîné dcquoi s'entretenir honoiall.-rcent. 
L'apanage eft éteint lorfqu'il n'y a point d'héritiers miles. 
Les femmes font incipables de irn;- .v)anacc,& elles n: peu- 
vent fuccédex àl'apanagedcsmaics. C.;<y-" , traité ditDemù. 
ne, i 2. €> }. jj 

^CinAgiw»ff.nig,r,fm. C'eftle fils p:,i..é de Trancc qui a 
quelque apanage. C'cft celui }. qui on 3 donné quelque Ter- 
re, ouquelque ieignei;i-ieeB apanage. ( Les aqi.èts faits pat 
/',!,o.i.ijr du Dom.iinen'apaitienncnt point au Roi, en cas 
dcievtrCon. Tous les 4/>^«d7rr. font obligez de prêter foi 
Se ferment au Roi. Chep n.l.'z. tir. <>, 
t * Kp.inKge,fm Mot comique c'cft la dépence qu'on fait 
pourfe bien mettre-, ou pour faire bonne cbère. 
( Ilfaudia rogner l'ApAr.^ge 
A Dieu la trufr; au potage ) 
f* Apataje.fm. Mot plaifant. C'cft un joli ornetr.ent, un 
bc! avantage, un beau bien Se qui fait bien pi.oîire celui qui 
le poflede ( C'cd un joli apanage qu'une paire d^- cornes, 1 y 3 
quîntltéd honnêtes bourgeoisàFtiisqui jouLientpaifiblc- 
ment d'un iîjral.Tnt apanage J 
Atxkat ,f.m. h vient du Latin 4^/>4r4f»i. Préparation. [Plat- 

deravecaparat ] 
^fArat. Livre de clafle contenant un recueil de phrafes de Ci- 

ceion. 
Ap AREiLlER,r.«. AfloiUt. [Il faut apareillerceschofes. J 
.yiparcilUr.Ternie diBemetier. Apréter. [ Apareiller des bas. J 
Apareiier, V. 11. Terme de mer. Se préparer a la voi.'e [ On apî- 

reilIoir,lorfqu'il s'éleva une tc;npéte,l .1». "Rem '] 
S'apareiUer, v. r. Terme d'eiftlier. Se joindre avec un pareil à foi, 
[Quand la tourterelle a perdu fa compagne.eUc ne s'apareille 
jamais avec une au:re. ) 
Apireiltfm. Préparatif ( Faire de grans apareils. Atn. Tout 

cetapareil étoit contre les Arabes. Ai'l A'. ) 
Afarcil. Terme de Cliirurgiin. Linjcs Se médicjmens IiccefTaires 
poiitpenfer une plaie. j'Hue fit mettre le premier apareil à 
l'a plaie. Ai/ Tac; leverl'apareil Ttt/. J 
^pareil. Terme deTaiùtar d<: purre. llîuteixt dc pietll. Epaiflêuc 
de pierre entre deux lits. (Mettre des pie' tes dt mime ap». 
reif, c'eftà dite , de même hauteur. UtïC picitc de ^ahd ^pareil^ 
c'eft i dite ^uia de iépaijjiiir. ) 
.jipareiUeur ,p.m. Te'mit Bonnetier. Celui qui aprête les bas, 

les bonnets & autre befognc. 
^pcniUiiir. Ceiui qOr a foin de tracer les pierres, Je de les mar- 
quer avant qu on y travaille 
Ap.'iB.EscE.r/i Tout ce qui apatoit. Signe extérieur par oii 
l'on peut juger des choies. Sorte d'indice. (11 n va en cela 
aucune apaicnce de véiiié. ^o'.. Donner C'ut aux aparences. 
Sauver les aparences. Mi/l. Toutes les a^ atenccs font contre 
lui Tatru, PliiUoi:. ii. ) 
^ptrerce. r.hénomène. (Expliquer les aparences de Mercute, 

& de Venus ) 
^parent, aparente, ni;. Qu^iparoit. ViGble [Bonheur ajiarent. 
Il y a une infinité de d^fjux dans les vertus apa.ca'.cs des 
hoaunes. I-i.d.l.R.F. ) 
s^parenmera ,adv. Seljnles aparences. ('Cela e(t apaienment 

vrai. ) 
Aparit.ie',aptirentée,i!dj. Allé. Qui a des parens. ('Ueftbien 

aparentc. EUe eft parentce ] 
Ap AREssER.i. «. Motnouvcsuqui fait une manière de guèr- 
lecivile entre les gens defpii'. ti mon lontimtnt étoit de 
quelque confideiation parmi le moode fpiriiuc!, jerac taa- 
getoisdu paiti de ceux qui fiavu.ilî:;:t -ï/x-'j,' ■ Ce mot fem- 
ble plus beau & plus expieUîi que miie autres qu'on écot- 
che tous les jours du Latin , ti aulq';els o:i donne cours. 
Apiii-efP.T , lignifie apéfantir l'cfprit , le :cnde j'^-erfcui. 
C La facilité qu'il y a de dite des groflierctez mal liu> nctes 
apatelTe l'efprit. DeUCheUrdie. JnJlruCinn peur i^r )ti-r,i Sei- 
^iif.'fr , z. partie. pag. 20. ) 
Aparier,v.«. Mettiecnfenible deschofesqui font en quel, 
que manière égales. Se qui ont bien duraport les unes avec 
les autres. (Aparier deux chevaux. ) 
S'tfmer. V, r, Itm'ipitic ,je m'apariai , jo mtfnii npArii. U Csni- 



t% A P A. 

£e s'acouplet, & fedit des oifeiux qui fontënimour. ftti 
oifcaux s'apaiicnt quand ils fontensmour. T-<'^>/, fMcen. 
furie p. !r. Les oilelicisque j'ai vcs furie mot l'af^riir ,ii- 
ment roicux celui Je .o<"«r qui eft prelque gcncral pout tous 
ies oifeaux.hotnîis pour les perdiix- Quelques uns a l'égard 
deces derniers fefeivfntdu mot j'<»f«r«r, mais pour les au- 
tres, ils difcnt, le coq coche la poule, le moineau coche fa te- 
in;lle. p'.u'.ieursfojs fans tcprendje haleine. (Si les hotnmes 
Bïûicnt ce dcUm'a l'égard des femmes, iis en feraient ado- 
rez. ) _ - . . 

'Aparition ,/r/. Vifijn. Apaiitionperfonnelle. Apariiion qut 
fefiitpar Icmoicn d'un corps emprunte. ("Il n'y a tien de 
certain touchant la durée de laparition dcscomèies. ( Af*- 
Tilitn Jmolre Sri^nfur. ToiUc douce , qui leprélcntc lapiii- 
tiondcJcfusChùft. 

/ip*rcine,Tj. n. rApaTti,j'ci*p<iru,'df*nu. Se faire voir. Se mon- 
trer Se rendre vifible. (* Les fpeclie: aparoiflent auxhom 
mes aW. ) 

Api"(ii'", » 1- Il vient du Latin apfn'tre. J'aparoi ou faparois, 
j'aparoiflois,j'ai aparu. J'apaïus, javois aparu, j'eus apaiu, 
j'apiroitiai. Apatoi. J aparoifie J'aparoirrois , j'aparufle. 
Il Cgnifie, fe faire voir, fe raontier, fe rendre vifible. Les 
fpeftres aparoificnt aux hommes. ^W. J-uc. T. j. Un phan- 
toine liiiapi'ut pendan- lanuit Bal. auureidr.ti-fii. 

t Afitnirt.Cc mot eft auflî quelquefois un verbe impeifonnel, 
& vent dire, il fcmjle , s'imaginer, croite. ( Il m'aparoit que 
vous êtes la, & que je vous parle. Mil. Mtriagcftrcc,].^. 
C'eft à dire , il me femble , ou je m'imagine que vous êtes 

là- ) 

S'apa'iure. le m'apJirtii. Je m'apariijjiii. le niaparui , je mefu'u 
aparu, i • m'ap.)reitr.u. Ci veibe eft réciproque & quelquefois 
neutre paftîf. C'«ft fe faire voir , fe montrer. ( Une de mes 
Aatùcs s'apiroii.i eux toutes les nuits. AW. Luc Le Sei- 
gneur s'aparut a M Jife dans une flame de feu qui fottoil d'un 
buiHon. PoriT{tyal Extde.C.^ Le Seigneur le Dieu de nos 
percs.tn'eft apiru rertRoyat.Exiide .Chap.i 11 m'cft jparu 
de jour n'étant cralleuï , ni chargé de chaînes. Aï.'. Luc T. 3. 
Ji lui ttoit aparu en fongc. Flechur , hiftjire de Te'c.lcfe. 11 
crut que c'ctoit la Dame du bal qui lui écoit apaiiic nuf- 
qui^c. Sca, KomAîi. T. i. C. 9 ) 

APARTENia. , f. 1. Eue à quelqu'un. [ C'eft à faire à &c. la 
jniifon lui api-tient. C'cft un laquais qui apinient à un de 
mes amis. LavangeanceapaitientaDieu. ] 

ApaRTESIskT./^ot. chambre Antichambre & cabinet. Sale, 
Chambre & Cabinet [Etre loj é au premier apartemcnt. ] 

^ Ap ARIENANCES,//. Il eft vieux, & lignifie tout le droit qui 
;ipariicnraquelcun A/><irrtr<«f;«,en ce fcns femble n'avoir 
point dîfingulier. [yliiconque fera véritablement Eleileur, 
& pailiblc poUeflcur d une l'rincipiuré Eleftorale, ioiiira du 
droit d'élite l'Empcreut ,Sc de toutes les apartenances qui 
concernent l'EleCtorat. r»i UknU d'trtraimie p*r H:ijf Ch.ip. 

"^ ^ . , , 

■A PAS, y? m Charmes puiflans. Grans atrais. Beauté. Agtc- 

inent. Plailir. [ Ses apas font trop foibics pour être liange- 
leux. Mil. La campagne eft pleine d'apas Kic. Son langa- 
ge un peu li. re a pour moi des apas. Btifcrtde ] 

* ^p.u,f.m. Amorce Charme. Ce qu'on emploie pour ga- 
gner, ou pout airaper quelqu'un. [ Ils fcmcnt un lubtij ipas 
par oii lame fcpeut inftiuiie au vice qu'elle ne fait pas. 
T... ] 

+ ^^ajl,rm. Il eft Grec d'ori.;ine. Prononcez «M fans faire 
fcntir la lettre T; mais la fin du mot le prononce lonp,ue. 
^yjii/fcftun peu vieux iSc en fa place on dit /ij'" fansp o. 
nonccr h lettre i", mais on fait un peu longue Inpreiiiicrcfi- 
labedii mut. L'iw.'ir, ru plutôt la/"i'f n'elt autre choie que 
des recoupes de Ion que l'on pétrit avec de l'eau, Jk dont on 
en ;r<iirj la volaille. ( Faite de l'apàt , ou plutôt de la pâte. 
Donner de I ap^s. ou plutôt de la p'ite au:: chapons. ] 

■j- ^j.jfltr,tndpj-er,v.Â. Les uns 'ont vcnit ce mot du Grec & 
les autres du Latin. De quelque langue quil vienne, il a 
vieilli, & l'on ne prononce p >int la lento ?,dans le mot 
apA;'er Miis la Icconlc lil.ibc du mot fe doit prononcer 
longue. Il li^nilic .-lonnerdela pàit'e aut poules fcauxcha- 
poni pour les eng:.iiirei. le mot Jap.ijler ctt funçoiimjis 
tciiibii.' p!us d 11 Vf 'vincc qucdc r.iiis , ou , au lieu de due, 
iiUt( afiiir (Ci cliap uu> I 00 dit tl<^ilACi de 11 {*t» i (Cl 



A P E. 

cliapâfis Au plutôt, emploiant le mot gc'oéial , donner 3 
manger * ces chapons. 

■J- .ytoajii'.tr , ou tpkir'ir, V. 4. L'un 8c l'auii e s'écrit , mais la let- 
tre I ne le prononce point. »/«;>i«/fr eft plus vieui C[i'jp*fter 
&ii lignifie donner de lapaftce. [ Il faiit apàicler des cha- 
p'^ns pour ce Ciréme, ouplutot, ilfaut donner de lap^éeà 
des chapons pour en afoirdebons Jcdegrasceca cme.] 

Apat ie,/^/. 11 dïcend du Grcc,& ne fedir qu'en Philofophie 
dans des mitiércs de morale ic en pajmt des paHîons. C'eft 
une infenfibilite qu'on apour toutes fortes Jechofes. 

^paii^ue, ad. 11 vient dtJ Crée, Se eft d'ufage dans les traite» 
de morale. Il lignifie, qui cftinfeoliblepout toutes chofesSc 
que tien ne touche. 

ApAUVX IK, f . ". l'aptttvri, tu i'aptuvru , 'apau-jriJf»U, j'ai aptu- 
vri. l'apauvru. Vapauvrirai. C'cft rendre plus pauvre , c'eA 
faite plus pauvre. [ La guerre apauvrit les peuples ] 

* ^pauvttr. Ce motaufiguié fedit des ouvtagesd'elpiit. Ccft 
leodie moins fertile. 

Souvent trop d'abondance apaurtit la matière. 
Vip. Pccr. ] 

^ppauvriJJ.-mer! f. m. Signifie le changement pat laquelleunê 
perfonne devient pauvre. [On ne fjaitpai bicud'oil CÛvC-. 
jiu l'apauvtiileaient de cette famille, j 

A P E 

ApiAi,euapiUrir,f.m. Teime ittifitier. Oifeau qui fait veoij 
les autres par Ion cliant, fie qui les oblige de donner dam 
les filets ou dans des .-lutres picges qu'on leur tend. [Pout 
aller .i la pipée il faut svoir un'/'cju.ou un iptUnt. Lcmot 
tCapeUnt elt plus uûic en ce fens.que celui à'apiau ] 

^peau.fm^ Mot d'oilclier. Manière de petite ioutfeau bouc 
de laquelle il y a un fiHet qui imite le chant des cailles. Se 
dont on ferctipouralcia lachaftc de ces oifcaux. [ Un bon 
apeau, un méchant apeau. 2 

■ .yipeau.f.m. Terme «''jf/i^fr qui travaille en gros. C'eft une 
manière de petite cloche fur laquelle il y a un marteau. Cet- 
te petite cloche eft autour de la cloche de l'horloge , & fon- 
nelcs quarts & les demi.heures. _-f,)ct»,en ce lens,n'eft 
que dans la bouche des gens du métier. Les autres apellcnc 
oidinaiicment,timbre,ce que les horlogers nomment apeamx 
On doit qu'on fcioit mieux de parler en cela comme les 
horlogers. Les apeaux viennent de foonet la demie , les 
apeau.vvont fonner les tiois quarts, voila les apeaujc qui 
fonnint. lln'y a d'ordinaire autour dt- la cloche delhoilj- 
^e que 2, 3, ou 4, apeaux Car quand il y en a davantage, la 
lonnerie qu'ils fort s'apelle r^niwn, & tous enfctnblc lis ont 
sufti le rae<ne nom Mais Icpaiémeoi on les nomme cloche, 
tiaibre, ou apeau 

t APtL,//». Motufitépar lesgensqui travaillent aux grant 
atcliets L'ap;l confiltc a dire rout haut le nom dechaque 
ouviier.pojr obliger l'ouvrier iife mont rcrfc à venir oui» ce 
qu'on luiveut [VincTaprl des ouviiets, c'tûles nommer, 
uicun parleur liom pour les faire pito^tre. 

^pil.f.ni. Terme»'' PaUki. Aile qu'rn fait i fa partie.quand 
ona perdudans une juftice infcrieuie, fie par lequel on lai 
fignilie qu'elle ait à compiroitrc dans un ceiii'n tt m$ devant 
unjugi îupcticutjpour avoir railon dutott qu'ona reçu du 
juge n.'i'iieur. [ L'jpil s'intcrj fte parun fm.pic artc q.ii eft 
iî;népirrapelani , & oii il fe déclare aprl.-.nîjcaufe du tort 
qu'il a re^u. On doit relever l'spel d.'ns un ccitain tems 
prefciit par l'ord>^nnance 11 y a plufieuts ;pclj. Il y a un 
apit à minima , Je un apil cemme iTeém , f; on peut voir la dap- 
fmi la fraiiijtie du Palau. On dit auflî iniei|citet Bti appel. 

^fe!,f.rn, Tttmi de r,ri ^uifrnriti:ie. Oïdtc qu'on doone 
^ fon ennemi de le'itouver a une certaine heure , Je dans un 
lieupjriiculierpouiVuidet,l'epcc.i la main, laqucrelle qu'on 
atniemble C'eft un défi pour fe batie [ Hancunaprl j 

^ptl,f.m. Te nie de nurre d'armer 11 contiflc i piitii^r un 
coup de fleuret, ou d'i'pée pout obliger celui avec ijui i on 
fait des aimes, ou avee qui l'on fe bat,.! pntter.afin de voir 
par lalon foule & liiu fort Qu;•iquc>.Ul,^ fe ler.cnt de re»- 
teme-.t au licu d'ancl ( Courc^ie , Monficur .faites moi un 
apel Cet apel n'elt pas bien fait, ^: il le faut fjtre de la lotir. 
Uaiictuit, extrm* ** '''f 1 4ll tMÇ UA ((OtCincnt. Voies 
Untn, 



APE. 

ZMprSmt, Apiimii , ail'f. TranoDctz 3^ehn , npe^ante. Ce mot 
ittint adjeftif jcft .<f r.i'^u , & c'cft la perlonne qui apelle 
ti uni: Icntcnce qu'on a i cmlué contre les inteiits dins une 
Juniceinferieuie. ( MonCeiucftapellantiSc Madame apel 
Jante. ) 

^ftUmt ,f,m. Terme d' Tnlan. C'eft celui qui apelle d'une pro- 
ccdureicnduë contre lui par un juge inf.rieur. 

^^cil.%nie,f.f. Celle qui apclle d'une procédure qu'un Jii»e 
infi-'rieur a rendue contre elle ,& fignifieà l'a partie qu'elle 
ait dans un certain tem'i à comnaroirre devant unjugelupc- 
rieur,pour voir la dctifion de leur afaiie. 

iApiU,v,t,f.m. Terme d'oifrlicr. C'eftun oiiiau qu'onmst dans 
une cjge.lors qu'on chaflejôc qui parfoncti en fait venir 
d'autres qui donnent dans les tilets qu'on leur a tendus. 
( Sans un apellant on ne fauroit lien faire a la chali'c. ) 

^[■eUani,f m. Terme de rotijjcur. C'eft un canard qui ne bouge 
des rivières & des étangs , &c qui par ion cri fait venir les au- 
tres canards &eft caule qu'on les prend dans les filets qu'on 
leur a tendus. (Il va plufieursapellans furies rivières Se fur 
les étangs, qu'on at:ape avec les autres canards Lesrotilleurs 
de Paris vendent bejucoup de ces apelians. Us diftnt.Cica- 
rardeftun apellant ■. mais gras & dodu comme il eft, il vaut 
qu jlque auii e canard que ce loir ) 

^pctLiri(in,f.f. Uu Latin, «/'/'e//<>f",prononcez npeUacion. Terme 
de^iiltii. Aftepar lequel on lignifie à fa partie qu'elle ait dans 
un certain tenis qu'on lui marque, à comparoiite devant un 
Juge fupirieut, parce qu'on aeté léfepar le Juge inférieur. 
f Inteijetter ime apellation verbale. Une apellation bien fon- 
dée. Former une apellation. Recevoir une apellation. Les 
apellations, o»>///iimti/i», ne le font qu'en matier« criminelle. 
Les apellations des procès par écrit fe portent aux Chambres 
du Palais qu'on apelle £nj»c'". Connoitre d'une apellation- 
Taffr outre nonobftant opolltion fc apellation. La Coura 
mis 1 apellation au néant. Les apellations comme d'abus 
n'ont éW introduites que fous les Règnes dcLoiiisia. & de 
François premier, & on ne doit avoir recours a ces apella- 
tions que dans des afairesd'impoitaace. FiHrct , lie l'aim 1.1. 
Cl. &f 

Apiller ,v a. Du l-3itn nffellare. Prononcez apelé , c'eft nom- 
mer. Donner un nom. ( Alex-indrc fe fit apeller fils deju- 
piter. K«(. .g vin /. 8 . Les Angloisapelleni les François ft(n- 
ch.iog , c'eft a dire , chien de François : Les Holandois les 
l)Omment/r.iiic';f OT'îjjf, qui ligniti;OTo:<rttro(!,les Ita'ienscer- 
uelli l'^gtri,rr:atn, qui veulent dire fauxelprits légers ;& les 
Efpagnols , Giiv.il/jfi qui fignifie milerable cancre. Il n'y a 
dans toute l'Europe que les Alemans qui ne nous difent 
point dinjutes ,Scccpeneiantpar une injuûice extrême, nous 
n'en difons prefque qu'a ces gens-la. 

%AptHer,v.a EnVjier quenr. Minier. ( Ligniér; s'en va d'a- 
mi en ami efcroqier qu.lque dîne fans quaucunde fssrais 
l'ait ap;llé,&:lo;s qu'il eft bien la,.ul, il dit mille grofliercs 
inju.es a celui qui l'a régalé. ] 

%/lptl!tr,v.a Ctterpout comparoitre (On apelle .î Paris , une 
pcifonneen Juftice lorl'que cette perfonne a jette dune fenê- 
tre qiilqu; chofequia gâté l'habit de Celui, ou de celle qui 
pafl'edans la rué. J 

^f!l!<.'r,v.a. Faiieun ipelàquelcunpourfebatreavec lui. (Les 
ouiniinances de Louis t4. défendait d'apeller perfonne-en 
diiel dans fon Royaume. ) 

tfil.cr,v.'.. Terme rf' V/hti!. Reclamer le feco'Jis d'un juse 
fucéticur contre quelq le procédure rendue fai ui) r.igeinfé- 
lieur. C On apelle du Châteict au Paiement. Apellei d'une 
f.ntencede la Prévôté nu Bailliage. ) 

i.prllrr,v.i!. Terme '■; Px/oh Dire tout haut en pleine audience 
le nom 2c la qualité des parties qui font en pioccs, afir. que 
r.tvocst qui eftcliargè de l'afaiieSc qui doit pailtr le premier 
commence à plaider. C'eft l'iiu. Hier auiiiencier qui apelle les 
caufes , 8c c'elt le grèfier qui écrit les arrêts , ou les fentcnces 
que rcndc.it les Ju^es. 

* Apcifr .va. C-Cïr.ott'ArUnt liertf/i^i'on, fignifie în'piier , por- 
ter a fc faire Ecléiiafique OU Religieux (■ Dieuapcllequel- 
qucsocrfonn-ts en Religion : mais la néceilitcjen apeileau 
moins autant que Dieu ) 

,* ^prller ,v.a. Il fe dit atilfi parlant de gloiie, d'honneur. d'in- 
clination ,&. dcpencliant. C'eft, exciter, ci'iouvoir , âiirer, 
poii«r.['Ri6nBapcUc Untala^mitie cj^ii«leUleftia.ige. ^len 



A PE. 



69 



ne peut l'arrêter qu-md 1.1 gloire lapelle. Optrti.) 

/.^. //.•!,-... a. Ce mot-».iyi^i.rt, fignifie. Faiie monter. Fair» 

parvcnir,faii<. ariii-er a quelque cliofc dcgr^nd, 

( Quoi! Vous a qui Neioiidoitle jour qu'il lefpif» 
Qui l'avez apcUe de h loin.i l'Lmpiic. ... 
Hac. Bnlui.ritui.n. i./i. ) 

■J- .^ptlIerJpiUr, r. a. Terme de- niMire d'tcolc. C'eft nommer les 
1 ettres d'un moi, afin de lie 6c de prononcer ce met. .'- peller " 
en ce fens eft iits peu en r.fage. ce mot dont le ftiveni 
d'ordinaire les m.iitrcs d'école c'eft <j!'<4«r. Apcllei unekt- 
tre, dites îpdUr une l'-ire. 

S'itptiUryV.r. ProBonecz j'.yt/e'. J' m'aptll^,je m'tfeloisjt m'tptlai, 
jcmefu,, epclli. C'eft avoir i,n tel nom. Il s'apelle Céiar.I! s'a- 
pclleAkxandre. 11 y a quatot/.e Rois de France qui fe font 
apellez Louis. Celui qui règne s'ipelle Loius 14. 6c eft âgé 
de 53 ans. 

t ApKNncE ,/■/. Mot qui n'eft en ufage que parmi les fa- 
vans. Ileientdu Lat:n.i^/:t«.<>.v. C'eft le qui tient ou qu'on 
ajoute à quelque cholé.&quicn eft auciincmeut dciaché. 
(Les polipes ont desbtas qu'ils apliquent a ce qu'iis veulent, 
& ces bras s y aiachein par le moieri de certaines p.-.tties qui 
leur tiennent lieu d ongles Ces partie» font comme des 
apciidiccs faites en manièie de boutons formez enfaço.T de 
taûe dont le bord eft dentelé. Pin.-.ut , .JJiu. r. 3. 
Ce mot appendice fe dit aufli de quelques tcm 'rques que l'on 
ajoute après quelque traité. 

.Apendre,v.,t. Uu LiV.nippe'idere. Vnpcni. l'apcndu. VaiapendH: 
l'apcudrai. c'eft,atacher dans une Eglife, ou dans un Temple 
quelque chofe. 

( Vous voiez un homme qui a apendu fes chaînes au temple 
de la liberté. Sar. Pio. Il apendit à Neptune les dc'pottille» 
des ennemis, .^M. Luc T. z ) 

APENTis. Voi^»^4r. 

APERcivoiR, T/.rt. Découvtlr. ( Les Barbares l'aperccv-nt 
n'oférent s'aprocher. ~ÀbL Tl.et. ) 

Stpcrc-.vm, V, r. le ra'aperfci , je m aperçut , j^ me Çu'u aperçu. 
Connoitre. Découvrir. (Je m'aperçus trop tard de fon ar- 
tifice. Gon.Ioe. ) 

APïRiTiK, <i,(ifV.fiDf, a.Yy. Qui fait uriner. [ Le Citron eft apéritif. 
La rave eft apéritive. ) 

t Ai'ERTEMEM. aii;. Du Latin aptrtè. C'eftà dire chîreincnt. 
i.^,j«rreOTj;i.-nefediioit pas bien dans un difcours poli. (On 
voit aperumin: qu' .imelot traduit pou. les grimaux, d'Ablan- 
cour pour les gens d'efprit. ) 

APEsANTiR, V. .1 Rendie plus lourd , rendre plus-pelânt. 
[ L'âge eft une louide ch.irge qui apeiantit le coips. ) 

* Dieu /•.fefiuttt ^itel^Mefoit/A />:ai!ifir Ui pctljeuii , ciïii dire, il 
les punit. 

^p:j'intir, v.a. Au figuré il fe dit de l'elprit , C'eft rendre lucins 
vif. Rendre mo.ns fubal ,6tcr une partie du feu .unepuetie 
de la vivacité. (Les nécelfitezde h vieapefanei.Tcntl'cfprit, 
quelque aélif,& pénétrant qu'il foit. Nicole, ejjaii de morale, 

S'apefAHÙr^ v. r. le mapefantii^ ]e m^apefantijjois. le me ftU apcfinfi, 
C'eft devenir lourd , devenir pefani. (On ftnt quand on 
vieillit que le corps s'apefantit tous les jours, ma tète cum- 
mence as'apcfamir ) 
Ar.rri iSER , f.<!. Prononcez f.pe^ijfe, faire devenir plus-petit, 
rend.eplus petit. ( Il n'avoit point de plus grand plafir que 
d apeulier tout ce qu'il peigioit. ) 
t ^pe:ijf'.r,z.n. Il eft auflî quelquefois neurre,&i fignifie,dcveiUl 
flus-pctit, devenir moins gi jnJ qu on n'étoii. 
On lui prclcnte ui;e laueiife 
On la lui nict delluf le gril 
Ma:s.Turfi-iot, s'eciia t il, 
Maman, maman, cOe ^>iij[e. 

Dah^irat vm Siutftifttei p.^^. 
C'eft un goinfre devant qui tout apetide. DaUlitai ouvrages 
fttiriijtiet p. 86. 
■} AT>£TissER,f a. Il veut dire,defircr,fouliaiter pour nianger. 
^^fe-.iff-rne lemblcpo rt uiité eu ce lens ; ïc oaiecinoiie le 
piquera doparlei coi.ime les honnêtes gens lie. -r; pas cette 
pcidiix eft i.neperilti.r louge , & je i'<.Tt,i/'« toui i e ir: Liais 
cette per.i. IX rouge me paroit tendre &)'tn mangeroii vo- 
lontiers. 
■^ferijj,[ffr.'!p(rijf.w!e,ti.!j. rxoflJDïîiCCrootCÇIHPie lleftécri 



70 



A PH. 



lleft(l'urage,quoiqu'ïpciiiTern'cn foit pis, C'eftMIre,quT 
donne de l'ap-t't . qui excite l'apeiit , qui réveille l'apciit. 
(Cep:iineft t'oit l)Oii î^ tort apcnfînt. DAhirti , n,Kra^i$ 
faiinifui j>^i' 8i- Cette gelinote patoit bonne 8c apccif- 

» ^ptiiftnt Mptli^ anf ,adj. AU figure il fignific dc'firjblc, fou- 
haitable ('Que >-'c* petits tétons rondelets font apetiflans .' 
Que je vui- unpiju vo,dcns.Qu'ellesfontamoureurcs S< vos 
lèvres ap.ti'.iàntes Mtl.n. lutn.az.fi Vous allez.ma belle, 
être à noi depuis la tête jufqu aux piez, & je ferai maiue de 
tout, devospeiis yeux (.'veniez de voslcvJcsapétiQintes , 
de vos teion>rondeli!es, de voue Xc iUl. MtrmgtftTci.f. z.) 

IkpLTisS'.MENf,/')»- Il ne le dit que daus de certains lujets 
panicuUeis.comme dans des maiicies de l'iii^ofophie âr d'au- 
ttcs fienccs. Piononccz «;-fi//f")» i. C ift à dite , diminu- 
tion. ( L'apetifTement qui paroit dans les objets éloignez ell 
une elpccc de Phénonicnc PnrMi.tJltu dt ehiiiqut. r. j. 

r-yr-) . . , , 

lirETiT,/^ n- Du l-atin Afpetiriu. On ptononce un peu long 1 E 
du mot apcrit. IUî;aificcntciin«dcPt)iio;ophie,unepuif- 
fancederaifonnet ,defouliaitei ic deinaïqucc quelque !(:n- 
timcnt. ( Il >' a un apeiit taifonnable, un apetit leniùit, con- 
cupifcible, Scit.i:"eîl>lc) 

^brf.t, f. m. C'ell un difii de manger ; & de ùtiifaiie aux be- 
foins que la naiure demande pour fe confei»ei,kic leparcr 
fes forces ( Bon apctit , grand apctit. Avoir f apctit ouv e/t, 
c'tfl^v'n f^m itcitunc heurt ; Donner de l'apetit, cxcitcil'a- 
pétlt, mander d'apjtit, avoir bon apctit. N'avoir plus d'ape- 
tit.Lci captes t. veiilcnt r.ipétit P.etiblir l'apetit. f cidre l'a- 
Beiit,c'ctl un apeti; déicglc, c'c2 u,% dtjir defrrUtmédt mar.gtr 
de aùciiiic choie. On dit aulfi.c'eft un apetit de femme gioiiei 
C'est uiitp*ft»f> *lé'f^l-eàe manger detiiiofis puU-futiti ^irj»* 
iTaulTtire mdnrirticnl />«. J 

♦ * Faite perdre i'ipetit; On di- au m£me fens > faire pctdrele 
goût du pain Ces e.vpielTions lont comiques. Elles figuiHent, 
faire peidre Is vie, lutoquer, étranger, laite moiuix. 

f • ^ptiir,r.m. Les femmes qui revendent pat les iiies de 
Paris fur de» paniers qu'on nomme uivoniairci, apclicnt 
40<r((f !cs hatangs fore», & les raves .cnctiaut Iebiaes,eilcs 
difcntlimplem;nt, upctutkea ciiant les haruigi fotcz, elles 
crient *ptc:i, Cr.-iquciot apctit. 

* ^fitii,f.m. AU h^urc , c'ell une ardente palGon de venir à 
bout do quelque cliofe, un ùtlii atdcni de faire. ( 11 > avoir 
en cela je ne lai tiucl apetit de venge.inre. ^1,1. Tm.) 

ArBuPi>.es.<i-'i'. Piefque tout, ilyapeua dire, (llaracontéà 
peu pies comme la eliofc setoit paille. Je vous lapone ï peu 
ptcj la fubftance de fa harangue. »'4«. 'l^cm.) 



piCi 



A P H. 



APHOtTsME , f. m. Il Vient du Grec , c'eflunreTmtdtmiJêtii,. 
Scniencaquipo:teun grand fens en fort peu de mots. [Un 
bclaphoiiiine. Un apnoril'me rentable, unapliotilmefeur, 
cc;tam,aa'uré. Unaphorifinedoutcux, faux, incertain. Un 
apliotifmc clair , net, un apliorilinc ublcur. Un habile inede- 
ci.u doii avoir lu ii lelu les Afliorilines d'Hipoctate , fameux 
mcdec.u urcc. Les Aphoiiuncs u'ilipociatc lont un peu 
obfrjtsqueli|ueiOis, mais ils font iavamment commentez 
pai d'habiles "■!. decins Les aphoriliuci d Ilipocraie luiit des 
Pai^ Lconuui à Mcllïeuis les Médecins <'.<o' ,/■■ , D. ^ 
Utm. ..i<a>iir'.>hcuieux ailàlliju. (orpaiir un qu^t vtHxj'tn 
ttuneflft di mitlt. J 

A P U; 

AriANBK, V. a. Ttrmi il Ctuvirturin. Faire venir la laine i une 

couverture arec dc> chardons. [ «planer une couvertiuc.] 
^Uniur,f.>i>. (.ciui qui avec dctciiacdons-taii venii la iainc ^ 

Ucouveitute. 
«PLAHi K.. v <f..Mett(C de niveau , unir, éjaler. R'-nJrc (îgaL 
( Aplan'a un chemin, apl;.nii une montagne. ^lil.Lac, T. }. 
Emp.irer. de l'exiravagaoce 
l>e vot[CUiuMlcariu);ancc 
Voiti |iti<zd'<>^'-<'ivlci mons. 
Nu l'tt.f>. joj. J 

* ^fUnir.v.*. Ulitjnifictu figutc, tendcc plu> ai(e > otci ce 



AP L. 

qu'H y » de rode , d'inf j»! îc de dificile. ( Aplanit lei difijol- 
tez d'une fience. ^!/t.£.i,<. l! n'y a point déplus evcellente 
pratique de mortihcaticn que .elle de fuprimerfes humeoil 
6c d'en aplanir les incgaliiez. S--»!e efT"" de mcr.iU. ) 
^plari]]'ement,f.m. L'adtion de la psifonne qui a rendu égal, 
qui a uni. & qui 3 mis de niveau. fScnger àl'aplaniflement 
<jes chemins. Faire l'aplaniflcment dunr montagne. ) 
*PtATia,t,<i. Rendre plat. ( ■ platijuncchofe tonde.] 
S'apUtir,v.T. Devenir plat. ( Lesjoui-s s'aplatiflent lotfeu'oa 
baaillej r v > r 

APLAiiorR. , V. M. U vient du Latin tppUuderi. Aprouvei par 
queJques marque; extétieures. ( Us ne faifoicnt p!usquelui 
aplaudirdesycux, &du vifage. Iub.'^m/i./ (. c 4. llsnefai- 
foient qu'aplaudir à fes dive .'ICcmens. A*.'. Tue. ) 

S'tpUadtr,v r. le m'af Uh ii,tuj - /-...; U:.i'i,je m'ApLiuiiJciije m'*- 
plaudu.jt me fiiu tpUudi. U vient du Latin '/'f/'»"'/"'/'^'. Ceft 
le làvoit bon gté de quelque chofe Ceft fe fcliciterfoi- 
même de quelque choie qu'on a fait. Apres que le l'eie s' eu 
aplaudi lui-même , il juge fouveramcment des auties. E'ab- 
cc!ir,reniirttnjd*CU.iii.T.z p. z%i On apelloii le Cian'.mji- 
lien ApsionJeTamboutde route la Tetie, j caufedugtand 
bmitqu ilf.'ifoitens'ap'.ajJi.'iai.tcntoutfc par tout. /J'ak- 
fcHrs,cUante,T.t.lfi.s>. C>u.înJ j'ai fait quelques petites 
épigtammes qui montrent qi:e T.d L. eft en matiéie de piofc 
Ce de rets un animil achevé, je din comme Dcpreaux 
Auiii tôt ie triomphe. Sema mufe en fecret 
S'ellime fc s'apUudit du beau coup qu'elle a fait 
iji.j. 

^pUudipmtnt^f.m. A^icn delaperfonne qui aplaudit. (Re- 
cevoir des aplaudifl'eincns Donner des aplaudiircmens. ^I^L 

AtLic A BLE.Mj. Qui doit être apliqué ( Amande aplicable> 
un tiers au -(.oj, ^c lauîte tiers à l'hôpital. ) 

^-ifluainn. Voiez plus-bai. 

Ani{iia.,rj ttrmede M::tiur en iruvre. Ornement de piertei 
prccieuiirs qui s'ap'.ique pour en embélii d'autres, f Une 
apliquebiendrcCee ) 

AptKiiiiR, t< a. ;1 vient du Latin. i^i.'iMrr. C'eft.apofer.raet- 
ue. (' .pliquei le 'eau, apiiqa.r le femelle. Le; Chuui^.ens 
difent, apiiquet l'apateil > une coni^relTe . ou une bande 
■V.l'u'ldefa^g^.n. ) 

^f agiter, i.t. Ponn-r (apliqnet un foufleL ^W. tiw. ApU< 
quer uabcncoupicf oinj. i>V.ï. 'Kctt^nCun'j-.e.) 

^flijuer.v.^ Fnni lie.e cumin;Ue S: parlant de b quedion, 
c'ett taire fiufiit, f.ire en<iu;er ( .Apliquei un ciiuunela U 
que(i:on,do:iiiri laq'.clr.Oii aunci<min;l ) 

• ^pli^:.'r,v. a. Dans'les fu;fts d.; jicic c'ctl donner, c'eû 
confcicr. (' es initruTirns de U Nouvelle. Miance lontdes 
inlhi-mens du laint tiprit qui fervent ( noui apliqacx la grâ- 
ce- Be'-t: ,n:^fru:edt i'Sjrt,f:.(^,) ) 

«4^/i^u/t, f. 4. H .'e dit pailant de l'eiptit, Se des factiltcz de Pl- 
aie. Ceft 'nc.ier fotrc.ncntfon ■;■'■■:' { ^pliqucr fonet 
piitàlaie.'i.:i.ic delà vérité. T i^». j.f«'r. ) 

' ^/ijxc, T 1 ». cllaprop.ier. > .-. on d'uae choie 

àunepcrfoune. ; lllemuquoil du ^^le :^...,aclul apliguoit 
ccspa'olri Fej /. 4. ) 

^Luitrr,:.t rtsmedt/c'rur. c/ef^ -? ''oi ,c'cft coucher 

l'ot eu tautviieap^.';uerrorfi ' ) 

S'upltijuer, V. I il cit u! :.* p3imi le ^^ Ccfty?,*»/?^, 

jeTnettrt. te rt' p'ij;44. le ••t*'tp'' /tr ■ ' .iné ( Il taUC 

trempe: les bandes, car et;nt n ^ ^ ••^■» s'apliqucni 
mieux. ) 
• S'aphaner, v. r. U fe dit au figuré , de refpm St des ficuttet 
dcl'ame c'cft «'ata^her ivï-aplication i quei.jje ciiole.fe 
donner tout entier i que quceholc • ■'r f •" • eo ce fens, 
régit lenoinq'ii le !uii au J.- ....<,.. . y|ç 

4. f S'apiiqiKt a la letlure >1 ■ i- 

pliqucnt feiieu(eT) ni.'ilaie» — .>- ■•• ">- 

«Af, reeheit' . J. '.j , r if:. t. t C. 2. 

11 faut fe rclou.leià 'oufii' 

S'apliqiier i lien vtvreaân de bien mourir. 

P*i:t 4'. r':jJM . 
Jtplictti':' , f.f. Pr jnop. -Z tt^li-érun. II le dit > ■ ' ■"« 

les 115:1. es dechiiu '.1 .^ V'"-!"' 'd; : .lin.- A 

l'a,. - I. .' : ..-.fui^it... .y '' , ■ 

que , H .. M. ■,■•• .■ ■ ^ ' ; ;"• 

aplwiuou oie.i faiic, nu laii .a;... .'-ii ..i... i-^-.. -e 

1 jpateU 



A P O. 

rapareiI,enreignetr3piicaùonde l'apareil , aprendre l'âpll- 
calioncel'apaieil. ) 

* ^flicstunjf. Au figuré. C'eft l'atacliemcnt de l'eiprit , ou 
deouelcun dts !ens a quelque chofe. ( Une grande . une 
foiteapîication, unemcdiocre apllcation.unc coiiiimieile 
aplicarion. Une ligoureufe .unecouiagcufeajj.ic.icon. La 
trop-rande apltcation ufe 1 elprit.âc principalcaien-. celui 
des vicillars. ^W. ^pcph. Cela dctournc de l'aplication 
qu'on doit avoir. Saci. Tcfliiment ^ 'Pu face La îoêlic; de- 
mande ujie grande apLcaticn. Cm/, cti/iiuiifiir MaUjcr./.J 

* ^l'iic^t f o, f. f. Kaniite dont une chofe quadie avec une 

autre. ( Aplication belle , agréable .galante, plailante, 
£ fpttituclle , ingénieule. Aplication loie , ridicult. L'.ipli- 
cationd«rapolojuerneferabledangerculc. ï/sif. ^i-f.ji. L'a- 
plication cftji.fte. ^bl. ^fcphUimii.) 
^fiimi, odv. Vojcz TLamlÊ. ) 

A P O. 



ApoCAliPSE,/r/.II vient duGrec,& vent dire rivPatim. (Le 
livre de l'Ecriture , qu'on apelle ^pucal-.pre^ fe nomire de la 
foitc, parce qu'il contient les oiifteies que Jelus-Chrit â rc- 
Vtieza Saint Jean. L'apocalipfe eft aiiffi admirable qu'elle 
cftpeu coniiuc. Fei[-Rojfalj^-juisaMTf'-ainctit,T.z.,/ 
t ' ^. • Alijiji,! f. Il le dit au lÎ2uié du langage, mais email- 
lant. Il ligniâe obrcuiité,dircourso.fcu!>& qui ne s'entend 
f a>>ou du ir.uins qu'on entend avec peine. 
(Ton Piicbui s'explique li biea 
Quêtes volumes ne lont rien 
Qu^une éternelle Apocalipfe. MM/Toef. 
^fitcrlpht,<i::apit 1 1 , xdj. 11 vient du Gicc. C'eft à dite cac"5' 
fectet .inconnu & dent on ne lait pss l'oiigine. En Latin 
Ap'cry^hui, il le dit dans l'Lglile , de quelques livres 6: l'on y 
apelIc cpuriphii les oa.ragci dont les faints l'ctcs n'ont pas 
' fteu routine, ni Icspeilbniiesquienétoieniles Auieuts. 
Apocriphttiidj. Il le ûit auiii des iivies gardez ixilus fecrete- 
inentdansl Eglile. i'i>i(-R»t..t rumics (Jtc^uei. 11 ledit auBî 
deslu-iesdoutles Auteursn'ont pas etc divinement inlfirez, 
comme les ?roplictes ïc l^s Apoties. 
* Ap<icriph!,,id. nie dit encore lies chofes Se des peifonnes. 11 
veut diic,qui n'cilpas auientiqu;. Qui r.'c'.i point aptouvé. 
( Cefen[imenteâapocrip:ie. T.d.L. cft un auteur d.able- 
mentapocrifhe. Tacite, dclauaduClion d'Amclot , ciiun 
oiivr.ige a apoctiphe que le Libriiie qui l'a lu.prujié 
eurjgciS: donae tous les jouis cent fois au diable un li n:au- 
du .ladurteuï. ) 
APoC- e, /. m. Il decend du Grec ; & c'eft un terme d'Afirenomit. 
11 Icditdesaftre3& des plaacctes. C'eft le point lia l'ili^e, 
& ia planitie font les plus éloignez de la leiic. C ïlineiie 
qui tlt J.-ns fon apogée. Aii/c qui cfi diJl^ Ion apoàte- ) 
' ^pi",fj'- Au fiya:é,Ucll un peu luiar.nç. Uledit des 
pciio.iues êi c'eft le plus iiautdej^re d eltvston, ou d'hoc- 
neui.oii uiiepeifoa:;epuiU"; mcnter. ( AnielotcioiiK gloire 
dans fon Apo;;es,parce ou li a trûduu Tacite en Gaulois ) 
APoi.srcS.Tj «. Terme ^t fji.u. Ce mot imoicàiaeir.entfui. 
vi d'ii.i vetbe veut 1 inlîuiiif avec la pa ticule a, ,< ,1 (igni-n: 
rérief, ordonner. ( Apuimet les paitiesà éciire. Aponter 
lespaitiesapioduire ApoaiterauConfeiL P^r p.'.:, ) 
Apon.itr, !.. .:. renne .t cirri,,-.,. q eft fouler en dein.cr tout 
. piét poui mettre en fuif. ( Apo:nierNi;n beut , apomtei uue 

vache. ) 
tkfcintir,v.a "Vcimeie Tapi fitr. C'eft plier un matelas en 
deuXiSc y coudre veis chaque b ut.deuï ou trois points 
poui l'âiiccet. ( 11 faut Vite apùimct ces matelas ,& les cm- 
poricr. y 
Afc'r.tc , f.m. Terme de ^«fr«. Soldat qui a plus de paie que 
k lirii)iic foMat. ( E' c apoinié. L'on a fupr.inc les apom- 
tes des Régimins lioimis ceux du Kegimcnt de» gaidts. 
ï'oj /. j 'tyt^tt nen/ dt Uguei rr ) 
^* III fiir.i jf.ti:tci. t iinr mi' rt. Façon .^e parler proveibiale tirée 
du î'akis. C'eft d-re que les peilonnesaqui l'on apliquD te 
pfovcti^e K')]» brotiiiîées eii£ mbe. 
Ap'if" '!•">' if-ni. 1 c:meder4 .-• . Ptononce2''/""i'r»(4>i. c'eft 
unrcgicmeut que le Jugedoiuif a l'audience. (Lespi.i.ci- 
pau-i apointcmjTis fo::t iés apojntcmcns au Conleil, les 
apointcmciis ,i out dioi: > les artjinveaiças e» «i^wt àcciiie. 



A P O. 71 

8cà produite, les apoiir.cmcr,', à in/orwerjlcs apointeracns à 
icett.-c. Signer ur apointcnient , faire icccvoit un apointe- 
ment, faite pa:iet vuapoin:e.r.-r!t pat les pnrties.caCei u« 
apointcment, cbiogeruu ..;io.ii:cm;iit. ; 

^paaizTaer.t,f.m. Gage .ju un Pjirce, qu'une peifonnc de qua- 
lité, ou qu'uniiche donne à unfc.-v.tcui qui '.ft en quelque 
cojilidérat en. Ap'-nter„ti,t , encclciis.cft pouiroicinaiie 
xf jii.intl. ( De bonsapoiaicraens, de gians apointcintns, 
deconUdtrabiesapominucns. Les ila-jUnis i«v«;ver.i des 
apoiaterneiisdurrînce. Les tributs qu'on paie aux Rois, ce 
Ibnt cou.tnc les apo>.«i::iiis de la.-.o/ajt*. ■U. li,cj. t. 
Diminuer, ietianci.er,au^nii.:ueric^ ivoinccmens ,paiet les 
apo:niemc,u. ÀcluJer les ip^inteuicns. le Kvy F>£iiois 
ptemie.-&o.îb!a les apoir.rtneiis a'Alciat ,taii!C"i j.irifcoa- 
lulte. Vi,itci;t!r,himncifi~.ar.stU2ii:,yeurKeTli€a.t.j. 

KptUm.Ç.m. C'eft lefouveiain du Patiiiili, .S: celui qui infpitc 
les Pûc!.s. Apollon n'a p.-is daignéregardtrlc r.ijyi» x. 

* ^fillin. Ce mût au fi^uié lignifie u:i grand l'oère. 
L .ip-jLoa de nos joursilalhcibe ici rep-ofe. 

APOtoct.riQHE,f rm llvient duGrce.C'eftienomd'untpiéca 
d'eloquer.tc queTeitulien a fjirs pourd.fendie les Cic- 
tiens. (Gin fut reçu à l'Académie f;aiiçoile à caule qu'il 
avo ttiaaui[dci-at!ncnF.a!i{J:s l'Apologétiqu- deTertii- 
licn , & que f" traduction plut au C. de Richelieu. J 
^pti<i^aj~juc , «7). 11 vient du Grec , i'k veut dire qui contient la 
dcfcnle de quelque pcilouuc. ( Ona lai: un difcouijapolo- 
geîique en laveur de làuetie de la plupart des Médecins de 
raiis.^ 
^pcbpcj.f. Il vient du Grec. C'efltout ce qu'on écrit pour fa 
ditenfe,oupQu:ceUcdesauttcs. ( Une bc.lc.uncéicquoiie 
apologie , compoler une apologie. >a:£e uUv- apolijrie. 
Ogiei a fait l'Apologie de Eûlzac.k CoftarceUe deVoiiuie, 
Si ce» ?.pologics font fameulés. ^ 
^p<il<:^:-j:,i,ij). llv.entduGxec&feditdudifcours. Il%iiifie 
qui ticfi-nd, qui )ulliiîe. ( Difcours apologicue. Ouvrage 
apologique. Oeuvre apologique. y ■" " 

^p<::<>l'j-;J'-m. ildécend ducicc. C'eft celui qui juftifie, c'eft 
celui qui def;;nd une ou i-laCeurs pcilcnncs iiuJi-es. ( Tcr- 
tulien cft l'un des plus celcbies Apologilies ces Cr. tiens» 
Cirt .opoh^eM^it: t:t-rtr::i:i^ ,1'rtfuu. Le ferc & fon i;oio- 
gifte font de giandes bevuc^î>'^4fc at ,c liant f. T, z'. ) 
^ftUgiie.f.m. Il vient du G.ec. C'eft une fable morale. ( Ua 
apologue phifant ,charm;ni, l'.ïîlc, néccilair ■. agréaolc . ic- 
ciéatif , in^cnieuï .fpiiiiûcl, t.ii bcl.-poIogue.-unap^Uvue 
foit beau, ix. fcit diveitiilint iJii.;oii u.o'ov: ?. ;^::pea 
fait des apolog.:es Grecs plc;;.i d'tJptit.îc-B'iuilûin lésa 
ttauuits en proie. Hicdtej couipo'e -a lifcbeaux ve.'-.. ta- 
lins les apologues d'Elope, ii.lUciu^ .ic .'>£il?.oiil les jut 
Hïs en un '.ics-agiéabie j ranjois, & la.tontiiii* ea scir- fra»- 
^eis fort-plaifans. 

L apologue.cft un don quiv'tnt àes ianrao.telt» 
Ou lie eitr.nprc:'entdeî ticn.mes 
Quiconque nous l'a ?iii métiic dis auttl^ 
£ . fmran:/' fable i.parru.l. i .] 
APOPHiSE,/?/ Il vie.it -ju Grec. Tc.;mcd'AM/.»„>. c'clcc 
quieàt nefur qu^: jje auiiecliOle & ..ai iîft 3t.uhc i ctt'Ve 
cno.ccoir.niiune cxc-o'f;ànce aatuielle. On:c..i;ccr r.:i- 
<ûinie,.î/^;'4i">, les parties qui ont une f.-iUie.foi-. Jan> >» 
os,i otume celle qui cft au couHc, foit dans Iccervtai tji.î- 
mc celles qu il a vc.s le nez, apCiléos<y5;.,i/J mar,.:S :,',t 
parce qu'elles icUcmbleJu à d^s niaice^les.cu plmôtau pis 
d'une vache. 
APoPHTEOsŒ, /■/>». Il dcendcu Crée C'eft un fcnîimept 
vif, 8c court fur quelque iciet, ou une téronfe pron-.te/ie 
lu. tile qj> cauie le j:s 6-; l'admiia.ion. ( 'JLu Uel :f<*.;pîîtaTu,e 
un apophicgntcgrsve ,L. ;ux pl3!:":.^t , agréawic. nouveau^ 
be-ii,admii:;b.;..MoriitLiti; AbUn^ Juiia fait unjoii Kcciicit 
■ des Ap'.>phtegmes des Anciens } 

Ap oi-lect:que, a,i, 11 viô. ''i 0.-eo,& figniÉe,qui ti;.nt c'e !'a- 
pcpl .ic. (' Siiîjptci!.. - ..,.' ■ .^ue. MouvciEcat .. vooîc- 
élique. Elle moût..-' .) ' * 

Api)plrxir,f.J. i[--,iKT: -P uncobùruéli. iidiipiia, 

cipeees cerfs qiiiir ; ..oiipj iv. deir.cuvemeiu .i uë Sen- 
timent tout le co.'is. ( L'apoplexie cft dangereafé & ^ 
fbo'iUi que d'ttic b»cii sékoatuiiui CA lauuî. iiatlcs s. K»i 

à» 



7i 



A PO 



de Fripce totnh» en apoplexie un four qu'il f «gar Joit îoîiet î 
la paume , il en mourut quelques Veuies après à Ton Chiteau 
d'Aniboifc, le iiziemc d'Avili i4j>j. Çtrdtmm, hifinrt de trtn- 
" ) 
Acoi'.TÉR.t/. «. Il vient du Latin oppartarc. C'eft porter i une 
perfonne dans leJicu ou ce te ferfonne eft ^i je luis chez 
un hom.nc de lettres de mes a:i is, je lui puis dite, je vous 
«//orrjr.ideina IV les taclums du Seigneur t'uicticre contre l'A - 
cademieFfançoilc.mais je fuis feur que vous ne les lirez /a- 
maisf nsbaillei ) 

* Ap'rT.t.v : Altguet .dire. ( Aporter de bonnes raifons 
pour fe juftifier. M! Luc T. j. Apo:tei de méchantes rai- 
lonspouiledcfend c. Ai/ Tue. ) 

* ^pct ■ ,v.ii. Etre caule, caufer. ^Cette ptifc apoitadela 
honre aux vainquturs. •A/.^rn. l. 6. 

APOiEMi . tu aj-'i.imc,f.n. Il vient du Grec & eft un rrrmt 
d'Ar'iiicjirt. c'cft une dcioftion faite, Scpicparce avec des 
R.icirtes&d auireslimplirs pour laguerifonde quelque tna- 
laJc [ Un npofeme laxatif, un apolcitie purgatif , aftiin- 
geant , (uJorifique, diurétique, un apofeme vuinciaire & 
dans lequel on met quelque leir.cdc. ] 
APwSEr. , v.^i II eft -it prari^jue, & vient du Latin ^pptitrt. 
Cedmcitre. Cell apliquer, mettre. Si H., qui comme fon 
foutbc de peic eft ncié de dettes , avoit f»s biens échus ,' fcs 
créanciers y feioient bicn-tot Apefer U lét 'i pat le J'-ige de 
Vitri le Ftançois. Car djns la Province ce font les ju^es, qui 
apiftni U tielit eux mêmes. Leprocure ir du Roi peut faire 
apofcrlc fccllciur les biens dune perfonne morte pour la 
tonfeaation des droits de^ enfans mineuts de ce:;e perfon- 
ne Les créanciers d'un débiteur abfciit , ou d un banque- 
toutier.peuvent faire apofer le fcellé ) 
'»Afcfititn , f.f. Prononcez apo'i^aiti. Il vient du tiùn^pp'p'i'. 
Terme qui fe dit tntrt murchaiti. C'eft l'action qui aplique 
une cliofc fur une autre pour la marquer Les Orfèvres difent, 
fe trouver .i l'apa/îiion du painr, pour m^srquer l'or & l'argent. 
Cette apofition faite s'apelle la matque qui eft un mot en 
quelque fa, on, général, qui fe ditdcl'etain , du papier 8c 
d'auties choies qu'on marque pour l'intérêt du Ro/ ôc du 
publij:. 
AposTAsrER, V. u. 11 vient du Grec. C'eft abandonner la_Rc- 
ligion qiio l'on avoit d'abord fuivie, fc en piendte une autre. 
(C'eft un fcélcrat qui a déjà apoftafic deux ou trois fois ) 
JIftsUfit , f.f. Il vient du Grec. C'clt un abandonnement de 
la Religion que l'on avoit embrallle. f Julien ifon Apo- 
ftafie près, fut le premier des Cclars , Spanhcim, traduiltca 
iti Cef.irt,prifjce. Luter foutint conftamment fon apoftalic 
dans la Dicte de Ratishonne. Fr.i Pmh Concile de Trtmc ) 
Af'fl.^',f">- Ildcc.ndduGrec. Celui qui abandonne la Reli- 
gion qu'il avOit Imvie, U en prend une autre. ( Uii fianc 
a^oftat, un vtaiapoftar, un méchant apoftat, un cclebieapo- 
ilw. Luters'ctant retiré dans la foliiudc d'.Mftaiy ccin^ofa 
unLivrecontic les vœux Moaaftiques , quilic une inimité 
d'apoftJS. Vir d'lg.-;ci de Loyola.) 
Af'jl'i' ■ ff. Il vient du Grec. C'eft celle qui abandonne fa 
Religion pour en prendre une autre. [Une vraie apoftiie, 
une franciie apoftate Etre reconnue poi:r apoft^te. 
Aphter, v.n. Il fc prend toujours en inauvaife part, Se fignî- 
iic Atiret , eniploier quclcun poui entrepicndie & pour f.iire 
q'iclque chofc. [Je vous demande une grâce, qui ell, que 
vous ne vous imaginiez pas que faïc apolié ce vtcilUid. 
ftrt-KoyAl, Ttrcnci , hndriennt. tt. $.fi. 

Il pourroit méditer quelque indigne vangeance 
M'impuic quelque crime , m apoftei des lémoios. 
Dtfiwm', «. jfij 
Apn'TiiLrji, 111. Fai'e de petites notes aux marges d'un 
livre pour fc lellouvenii de ce qu'il y a de plus beau dans ce 
livre (' Apoftillciunli/re. Feu Catiu apoftiUoit tous les li- 
vre? ^ti'il lifoit.] 
Ap»/!<'l','' f. Petite note qu'on fait , out le rafraîchir la mé- 
moitedei.equ'on a vu de remarquable dans quelques ou- 
vrages. [ De lavâmes apnftilli's , de j.'lics , Je bctlci , de cu- 
lieules, d'agréable» apuftUles. Faite des apofliUcs fut quel- 
ques livres luiieux } 
AP'iiVOL T ,/? m. Il vient du Gicc Digniic d'Apotte. Mi- 
l(tftcic,'5((X(iciccd'AfùitcU<<cm4vofU'Ci''f J^'*ii-Cluift 



APO 

[ !l5t«Seîgn«af,UgMce5.:l ApoftoUt quenoaJêWrfon? ffl 
I (onnom. Port. Royal ,Epiirei deS P.iut. C. t. L'Ap jftola^ eii 
quelque chofe de grand fc de faint. Godt4u p.-tiret. Mon- 
trez nous lequel vous avez choilî, afin qu'il entre dans l'A- 
I poftolat. Porr-'^yat , Atiet det pôtrej , (hap I. Judas dé 
I chut de fon Apoftolat pat fon ctitne. Ptrt-Roytl, kSii det 
Apôrrei. ] 
^pifloli^ut , adj. l eft tire du Grec, & veut dire, qui eft d'Apô- 
tre, qui tient ae l' Apôtre. ( Saint Paul ua pas été élo- 
quent à la maniéte que le font les hommes .i qui 1 on adon- 
ne c; nom, mais d'une éloque&:e Apoftolique li toute divi- 
ne. Saci ^Koiiveai:Teliaiaenl ptifzpar. C'eft un homme ApO- 

fioliquc. Viir. ptaid.ii C'efi une maxime Apoftolique. <Jod. 
prtertt. J 
•ytpofioliijut . aij. Tetme it t^gl'f* "K^tnaint, Qui eft du faint 
Siège, qui vient du Pape. [ Ohtemx un lelciii ApoftoU- 
quc] 
^pofiolijutmtnt. Prononcez Kpo^olikman. C'eft àla ffianiéie 
des Ap6trcs,f.<intemem. [Vine Apoftoiiquement. Frcciiec 
apoftoliquement j 
Apostrophe.^/. Vtoooncczapofirof,-. U vient du Grec. Tfr. 
me de grammaire. Petitemaïque qui montre qu'on a retran- 
che la dernière voieilo dun monoCiabequi s'eft rencontre 
devant la voielle d'un mot qui le fuivoit immédiatement» 
^tj-ue,jt,mr,t',fe, le, la, m l ijcyf devant il, Ibufrentapoftr»- 
phe. Uneapoftiop^iebienouma! taire, une petite apoftro- 
phe. Faire un; apoftioplie. Il faur metfcla uncapofttophe. 
Les Memans, les Anglois, les Suédois, les Dannois, lesPo- 
lonoib ni les Efpaguols n'ont point d'apofttophes ; fcaitles 
Françoise les Italiens en font pleins ] 
.y^peftr'.phe, f.m. Tenue d: '^:»rio"j». y igure qui conGfte à 1*1- 
dreftctdans un difcours oiatoire aune peilbnne, ou à un* 
chofc à laquelle on ne p^tloit point auparavant i Uneapo- 
ftropheingenieule, judicieufc. L'Apoftiophe eft louchante ' 
lors qu'elle eft faite avec elprit. ) 
^popropncT , v.a. Terme de iSr.mimaire. Il vient du Grec. Ctft 
retrancher la dernière voieile du monoùlaSe qui fe rcncon'.te 
immédiatement devant la vcicUe du mot qui le fuit, [ Un 
n'apoftropiieque les mou d'une lila^e.] 
.Afoihopher , v. a. Terme de i'ti:jHr. C'eft adreflet fon dif. 
cours à une perfonne , ou à une ciiofe à laquelle on ne pax- 
loit point auparavant ( Il aapoftrophé le Prince au milieu 
du l'ané^iiique , ou plutôt il a fait uo apoftiopbe au 
Prince. ) 
 ' ^ipo/lrtplnr , -j. a. Apeller , qiulifier Apcftropher en ce 
lens a quelque choie d" f'tiriqie. 

( Vous ailez de vos biens revêtir un nigaud 

Un pédant qu'a tousc'<ups votre femme ■'; i^nfhi 

Duiiomdebelelprit & de grand l'hilclo^'he. 

iiol. (emmei favanlet. .rzj.^ ) 

APosTu.Mt , //. IldeccndduGrcw Tumeur où il y a des ho. 
meurs fupu;éc^ , ouairembices Toi ^ Une fâcheuie apo- 
ftume , une apoftuiue dangeicule, une apoli.unc incura- 
ble. Panfei une apoftum: , guéiii .quclcun d'une apo- 
ftuiii-.) 

' Il faur ijHr iafofumtcrenr. Façon de palier proveibiale.pouT 
diie,ilfaut cnlinque la chofc éclate. 

■j^ piflHmer,v. n. U vicilhi, & en la pUceon Ht l'uButer, ou 
venir à fupuiation. Abccs qui com.nencc d'.poiiuiner . ou 
plutôt qui commence de lupurer, ou de vcmt à lupuia- 
licn. 

Afotéoi^i oaapotljiofe. Il dérive du Ciec. Ce fon; les jeux, 
& les ccréinunics que tes Anciens failoi:nt lois ^u ils mec- 
toieni un homme ou quciqu'a'atrc cbofe au rang des 
Dieux. 

Admiirz une belle chofe 
La fiirprciuuieapotcol'c. 
Do". 
Faite l'apocéofe d'une perfonne, Ji^tmir.i iti Sata^i T. 4. 

r'I' 'y+ ) 
Ap.'t ic'«E./ «". 11 vient du Gicc c'cft un an imal qui ga- 
gne r.viieinement, 8c qui fa I bien les parues l'etic dctini> 
tionefttioppariicuheie, cjle cie!l plu, génciile L'Apo. 
Il' aire eli celirquiUir l'oidonnanccdu Medec n,pu-j>a'elo 
téinedes pont le^ nialadcs. ( Uiibon. unlnbiic, untamcui, 
UA (Ji(eUcjic apoiicaiic , i|u iwbe afoiicauc Apoiuaire 

ciuivMblc^ 



A P O 

tliarîtsWe. C'eft celui qui Jonnepar charicé des remèdes 
C'cft auni un Livre qui iiaiti; des teineJesSc de la Médecine. 
Riche apoticaire, vieux Médecin, Ôc jeune Chirurgien Apo- 
tlcaire fantafque, 8c Médecin ivrogne. Faïridcfm ctrpi une 
boutKjuc d'upoticaire. C'eft prendre tropfouvent des lemcdes 
& des mc'decines. Voi Uttm de Pmiu préface. ) 

h^pottfairirie , f f. Le lieu du Couvent , ou d'une miiron de 
quelque Prince.ou de quelque grand Sci^neutoùron met 
lesdiogues Scrout ce qui regarde la profefiionde l'apoti- 
caire. [Unebelleapocicairerle, une apoticaircne bien tan 
gce.en belordVe, bien ordonnée. L'apoticairerie des Capu- 
cins du faux bourg St. Jaques de Paris,eft tout à fait propre, 
& bien entendue. Celle des Cordeli ;rs de Paris cft aulTi fort 
jolie: mais lune des plus belles apoticaireries qui foit au 
monde.eft celle de Lorene en Italie. Toutes les Chevrettes 
& les autres pots qui fervent îax Apoticaites , en ont été 
peintipar Urbin&par Raphaël excellens peintres, ôc font 
touserabélis de quelque figure de l'Ecriture fainte. 

^peticairejje , f f. Religieufe qui prépare les remèdes pour les 
malades de l'on Couvent ; & qui confulte le Médecin en 
leur faveur. ( Une bonne, une charitable, une foigneufe, 
une vigilante apoticaireûè. On a fait la Mère N... apoticai- 
refl'e delamaifon.) 

^poticjirejfe , f.f. Femme d'Apoticaire. 

^pe:$cMrep:. En ce fens.eftbas & comique, & l'on dit fira- 
plemeiit, femme d'Apoticaire. L'apoticairelTe que l'honnête, 
l'agréable & le favant Moniteur VV.baifoit autrefois à Paris 
étoit jolie & bien-faite.) 

Apôtre, ou ^i>i>Jlre,fm. .9 ne fe prononce point dans ce mot. 
11 vient du Grec C'eft celui qui a été Dicipledejefus-Chtift. 
Jelus Chrifta eu douze Apôtres. Les premiers del'Eglife, ce 
font les Apôtrfs, êcleurvieafervi & devroit encore fervit de 
modelleàceuxqui ont embraffé l'état Eclétiallique. Saint 
Vietreaété un trcs-grand Apôtre, & Saint Paul un Apôtre 
très zclc. Du tems du Pape Sergius, les Sarazins emportèrent 
de Rome les corps des Apôtres Saint l'ierre &: Saint Paul. 
Coluntfjhepufcutc. pag.llj.) 

f ^pô're, fm. Il eft quelquefois comique, & alors il ligni- 
fie gaillard, éveillé, un peu libertin & qui fait de petites ma, 
lices. Laplu-part des jeunes Abczfontde bons Apôtres. 
Tout l'icard que j'éiois , j'étois un bon Apôtre. 
T^Ac.pUiUcurt 4.1. /il. J 

APOZf ME. Voi Mpeiime. 

AP R. 

Aps.e, ou ^fpre , ai']. 'Vf. nefe prononce point dans le mot 
jiy/'ff, & montre feulement que la première filabe en étant 
un peulongue.doitavoir un ciiconriexe Apre vient du La- 
tin ^y^.r. Il lignifie quiadel àpieié, quipofscde une qua- 
Jitê_ âpre. Si qui a quelque chofe de rude. ..Apte au propre ne 
fe dit point des petibnnes. (Il y a en cela quelque chofe de 
trop àpie. 

Ni les âpres frimâs.-niles grandes chaleurs 
N'y temiflent jamais le bel émail des fleurs. 

SegrAii.^ eglo^ite 6. ) 

* ^prr , ejj. Une fe dit m: figuré quejdes perfonnes,8c fignifie 
ardent, avide, qui a une paflîon violente pour quelque cho- 
fe. ^pre, fuivid'un lubllantif veut le Datif, Mr. leGtefier 
Gerardinefi âpre à l'argent, mais étant fuivid'un verbe, il 
veutl'infinitif.wec la particule a, Levieuxpenard N.eftàpre 
à prendre & lent à rendre. 

^prcUyOu apreile , f. f. Herbe dont les feuilles font fort ru- 
II des, & qui eftpiopre àfioterle bois &la vaiHelle, 

P %Aprtmint , adv. fortement. Prononcez açreman. ( Il gèle 
ûprement.) 

* .ytpremtnt. Au figuré, il fignifie violemment , rudement, f On 
arrêta l'autre jour au Parnailè qu'on réprimanderoit .îpre- 
meut le petit A. d'avoir osé traduire des ouvrages d'une 
langue qu il n'entend qu'en grimaud , en une autre oii il ne 
s'exprime qu'à l'antique.) 

'^prcinenr,adv. Au figure,il fignifie auffi avec ardeiir, ardem- 
ment. [ Se ptendre apiement au uavail.] 
Voiez rt^rff; en fon rang. 

APRéciER , f. a. Il vient de l'Italien <j;>;i'er.t.<!rf. C'eft règlerle 
prix de quelque choie qui s'achète. Aptcciei une Tciie, 

I 



la"va- 
[ Apré- 
lec 



aprccier une maifon. Lesbeurriéres de tion ont âprécié à 
2. petites pièces les ouvrages du pauvre T. & le Libraire les 
leur a abandonnez. 

^prtcmtmn^f.f. Ptcnoncez apre'rUcion. C'eftleptixic 
leur qu'on a mis à quelque chofe qui cft à vendre. [ ... 
ciation jufte, raifonnable. L'aprcciation eft faite dans 
formes. ] 

^priaareur f.f. Celui quirèsie , ou qui eft établi pour régler 
le prix de quelque chofe. [Il a été ordonne que cette mai- 
Ion lera eltimee par les apiéciateuis.^ 

Aprehender, V. a. C'eft craindre , avoir peur. [ On doit 
aprehendcr la pauvreté: car elle cft l:orriblc,e< elle fait trem- 
bler dans lapcrlonne decaC.dc Vau.. Si H. coniiniie fa 
vie,onaptehendepoutlui, la corde, ou tout au moins les 
gileres ] 

kprehender v. a. Ce mot fignifiant craindre & étant immédia- 
tement fuivi d'un verbe, veut la particule ./< quand le verbe 
qui le fuit eft à la même perfonne que lui; Sinon, il veut 
la particule <]u.; avec le fubjonélif Les grans apréhendent dt 
mourir,parcequ'ilsfont heurei:furlaTerre. Onaprehende 
9«f lesraéchansne périiTent p.i3. C'eft à dire, qu'on louhaite 
qu'ils périflem. On apréhendc que les gens de bi.n ne Ibu- 
frent beaucoup , c'eft i dire, qu'on voudtoit qu'ils ne fou- 
frillent point, j 

t.prihend.r,v.a. C'eUfe/Uifir d'une perfonne. A^rf'K/^rf'r.dans 
cefens vient du Latin <!;>^rf/«ni/f« ,& eft purement du Pa- 
lais. ( Les créanciers du pauvre bon homme V ont obtenu 
une prife de corps contre lui; & ils le feront aprehender , à 
moins qu'ilne prenne vite uneoncede fuite purgative du 
côté de Provence.) 

^prihtnfif, aprilunfive , ad'y Quj craint, qui a peur. ( Le lièvre 
eft de tous les animaux, celui qui eft le plus aprehcnCf. La 
plus part des femmes font aprchenfives ) 

^prihe„pan , f.f. Crainte, peur. fApréhenfion continuelle, 
perpétuelle, mortelle, grande, horrible , forte , particulière, 
étroiable,furieufe,inctoi.ible, terrible. Etredans une per- 
pétuelle apièhenfion. ^tl. Luc. Etre agité daprchendon, 
& de douleur. Etre tourmenté d'une continuelle aprjien- 
fion. Les riches & les méchans ont une horrible oprLhea- 
fiondela mort. Il eft bon de donner il de certaines gens, 
aprchcnlion de l'avenir.) 

tt.Vt.EHDKt. ,v.it. j'apretu ,]'aprenm. Vapnijj'ai aprir. Vapreit. 
drai.'j'aprijfe. lUemble venir de l'Italien /i;:/ir<-iirfiif. C'eft in- 
ftruire, c'eft enfeigncr, c'eit donner àquelcun des connoiC. 
fanccs qu'il n'avoi: pas. C cft montrer, c'eft fai.-e connoitre 
quelque chofe à une pctlonne. ^iprendre en ce Cens. & ctant 
fuivi d'un verbe, veut ce vetbs qui le fuit, a l'mfinit f avec U 
particule a. ( L'onn'aprend pa,3ux hommes a être honnêtes 
gens, & on Itut aprend tout letefte. P<rl.iil,pi!,ites. Cela 
vousaprendraa vous fier à vos alliez. yylll.T^i.l.s.) 

éprendre, v.a. Ce mot fe dit auifi de celui qui eft inflruit& 
enleigné , & il fignifie étudier >.': prendre du foin ix delà 
peine pour aquerir quelque connoili'aacc. ( 11 aprend lal'hi- 
loibphii:, il aprend à faire des armes , il a apris la Géométrie. 
Il veut aprendie un métier.) 

éprendre, v.a. C'eft mettre une chofe en fa mémoire , îcs'en 
reftbuvenir. ("Un Comédien doit bien aprendre fon rôle 
avant que de f aroitre fur letcàtie; & un Prédicateur fon 
Sermon avant que de mont-.r o:i chaire, éprendre ^::eljue 
chofe par cœur . C'eft a dire, avdCirdeur, parcequc c'eft au 
cœutqu'eftia paflion de faire quelque chofe. Etl'onfefcrc 
de ces mots -iprendre par caur, poui dire , aprendre en telle 
forte qu'on puifle redire mot pour mot ce que l'on a a- 
ptis. Piifijuier, recherches, l.s.c.i.) 

Aprendre , v. a. C'eft aquerir de nouvelles lumières dans fon 
efprit. ( On n'aprend rien en aprensnt la Phiiofophic 
vulgaire.) 

éprendre. Il fignifie quelquefois, s'inftiuire, & régit le verbe 
quilefuità l'infinitif avec la paiticule o. ( En laifant bien, 
on nprend.ifiire mieux, & même quelquclbis en faiCr.t des 
fautes, on aprend «les éviter. Ctf">r , Uitici T. : Ui.i,^. Oa. 
fait iavoit à tous ceux qu'il sparticndra que quiconque veut 
aprendre à mal éctire , il n'a nu j lire les ouvrages deN. 
C'eft p:incipaleinent auprès des femmes qu'on aprend à cttc 
agréable. 
Afreidrt, C'^ft favoii quelque cliofe fat le raport d'autruj 

K 



74 A P R 

[Phil!s,irn< voujvoisplus, parce que j'ai apiîsdt TOSlica- 
<Uei. La gazette, lejournal des Savans, &c le Meicuie Ca- 
Jant nous aptcnncntlouccnt de jolies cliofcs.) 
AfTindr: Pénétrer, connoitie, decouviir. Apreiidiepirleifa- 
ciificesle fucccsdcsafaitcs. VnH.Jlam.L-j. fluileurs croient 
que par les figurer de Géomance on peut aprendre le bon ou 
le mauvais fucces d'une afaire, min ces gens fcmblent de lé- 
gère créance, î bien du monde.) 
Aprtnn,f.m. C'cft Celui qui cft fous un maître, 8c qui le doit 
lervir un certain tems réglé pour apicndte le mc'tiei dont ce 
maitic fiiitprofeflSon.(Toutaprenti eft engage par un brevet 
palTc devant Notaire,& l'anilan qui prend l'aprenti Se qui en 
a quelque argent s'oblige auflï de lui bien montrer le metiei 
qu'Uveut favoir.(Unbonaprenti,un aprenti diligent, vigi- 
lant,laborieux,foig»euï, négligent, parefleux, Fiendie un 
aprenti, oblijcr un aptenti. Avoir un Aprenti.) 
' Aprtnii , f.m. Au figuré, c'cfli dite, quinel'jait pas encore 
bien une chofe, qui n'eft pas adroit à fait» quelque ckofe. 
( Un'ctoit pasapreatiàmjnierlet armes. K»i. .^m. /. 4. Le 
petit A. eft un aprenti .tradufteur, & quelque gine qu'il 
donne à fon efprit pour ctre maître pafsé dans ce belau.il 
a bieji la mine de n'eu* tonte fa vie qu'un tre» chciif a- 
prenti. ) 
/LfrtnufA^r,f. m c'eft le tettis qn'u» aprenti, ou qu'une aptentif- 
fc cfta in(.-tier.(UDlonj & pénible aprentiflage. Un fâcheux 
aptentiflàgejuulieareuiapreniungt Commencer fon apren- 
tiITage. Eue en aprentillage, faire fon apprentifla^e. Entrer 
«n apiemuTage, achever fon aprcntiJTage. L'apicntiflige >'c. 
coule vite quand on a le coeur au métier.) 
* hfrtntifftfi,f.m. Au figuré, c'cft le coaunenctment auquel 
une perfoonc s'exeicc en quelque chofe de conliJerabîe, 
C un gloneui aprcntiifagc, un iUurtrc. un fameuï aprcnrilla- 
$e. Ilfaitrjprentifligedubclarr dclaguerte. Vous eufficz 
fait fui aïoi l'aprentiflige d'une lœpiioiable vertu. Vc%. 

tire /. :;J 

Aprentifi , f.f. Un favant de Province m'a fait la grâce de m'c- 
critequele mot dapreotiflc étoit furanné,cela eft peut ctic 
vrai dans la Piovince : mais il Paris , oii )e fuis,il eft fort ufité. 
L'apreatilK; eft une jcuna fille, qui en prcfencc de quelques 
jurées, s'obiije devant un Notaire à une maitreffe du métier 
dont clic fait profeflîon, & cela en lui donnant quelque ar- 
gent Sx. durant un certain nombre d'an»écs leglé. ( Une 
jolie, une agréable aprcmi-le, une apremiflê for t e.xaile, 8c 
fort foigneufe. L'apicntiffc bouquetière eft obligée quatre 
ans. L'aprtntifle lingére autant, l'iprentUTe couturière, 
trois J 
A^Kïs Propofition dont la deinicrefi! jbe eft un peu longue 8c 
qui régit l'aculàtif, elle fifnifie en fuite, en Latin /"^. (Le 
Temj'Iede Salomon fut commencé quatre cent quat;e vin's 
ansaprcs la fortie d'Egipte. Pcrr.7^ial,hi/liirt lU U Iniie. Je 
fus berne vendredi ipttsdinc.pource que je ne vous avus 
pas fait rire, l'aa.l j._) 
^prîi tint. C'eftàdiie.tout bien confidéré.Lâptès tout M.n'eft 
qu'un pctitfot, plciu Je fonrbeiie 6c d'une vanité iniupot- 
table J 
t.fiix.»dv. Prononcei la dernifrcfilabe un peu longue, 8c 
marquez la d'un accent. 11 veut diicrn/«>r». £ Pricï Dieu 
prcfcntemcnt.ic vous tiava. lierez aprcsj 
Mfrri Ce mot eniiedans quelques fa^uiis de parler commnnei. 
Si l'ondc:naode travaille ton ? onjrpond,»nf/( 'f'i:,C ci 
i dire,ony uavailJc Ufmi aprii a fjirt et om vcsu i/tHlr^CcA 
à dire, je fai^ceque vousav::zo<doDne. 
h. Conjondive, quifemet devant le prétérit de l'infinitif, 
8: qui fe rend en Ijtj» pai ptfi<ju»m. it en François lin ji,t. 
Jeioboam mourut apics avoir ref ne viiit.deux ans P«rf -T^w/ 
hifltiredil» Bibtt. C'eft cQinme li l'on Jil'oit lots qu'il eut 
lèyié 22. ans. 
ApTiiijiéi. ConjouOive, en I atin /^^ ««<»•. Kfri iiuch met 
quelquefois avec Icfubjonftif, 8c luuveot avec J uulicaiiJ", 
(Apirsque Saloinoneut biti un palais poui lui, Ptri%ftl. 
Apie» que j e;u dioé. jemcmi> a étudier) j 

tf-tijinie.f.f. Efptcedcicuiiqui cl) depuis le dijic iufqu'au 
foit. (Une biheaprè» diiiée, une apreable. une cl.aimin- 
teapits lince Ne mitions point ni>.icfelic;tt Jaiiiuncclio 



A p R 

tettcaptisdinéc. Bt!t..tntrtiim 1!,' 

Jris, vous avez fouliaité 

De me voir avec liberté 

(Quelque jour, quelque aprls dinée, 

lilais vous en ctes détournée, 
Ctmt. Ptif. 
apheTadouj/Tot. tfc mot eft ptuement Efpagncl. Siraz'a 
le voulut introduire dans nôtre langue, mais en raio. C'cii 
un ornement qui eft enrichi de pierreries, & que des Dames 
de qualité portent en Efpagne. ( Un apiétadoi fon riche. Ua 
belaprétador. Un nagnifique apietador. Ils portoicnt des 
marques de plufieius viéloiict galantes , des biacdets de 
cheveux, des barolets, Scdes aptéiadois. Sf.Ftmpt it Vtu. 
turc m dtuît, pMge iS9 ) 
A^it , ou fftr> , f-m. 11 s'écrit de Tune ou ie l'auttc façon» 
maisl'i ne le prononce pas, 8c montre feulement queU. 
dctnicre fiiabe du mot i'aprit eft un peu longue, kprii (ï. 
gnifie apMriU. ( Les aprèts des repas d'Antoine Se de Clca. 
patte croient nu^nifiqucs. Citrt ^Triumwta i. partit ,^ h. 11, 
Nous retournâmes an navite faire les aptcts necclTiucs. âJH, 
Lut, T. zJriftnrt xhittilt. 

Vous verrai je toujours renon^iot Via joie 
faire de vôtre mort les funeft;s,apiétf. 

XM.P;.idrt,â.i.f.i ) 

/kprci, f. m. Terme de Chaftti<T. C'eft de l'eau bo'diltie, où il y . 
a de la gomme, dont le chapelier fe feu pour donner plusi^e 
corps âc d( luftre aux chapcaus [^C^cK aprct eÛ bon , céc 
apictne vaut rien. Faire de l'apitt. Meitie d« laprct à ua 
chapeau. Iln'y a (:oint de chapeau oit U a') ait oc l'apict. 
aux uns plus. 8c aux ::utrcs mouif-] 
ktrri ,f.m. Terme itBinnttur. C'eft un fo;te de loftre qu'on 
met dans lamarchacdife pour la reniie plus belle 8( plut 
brillante. (Il n'yapointd'jpiéiéanscesbas Les bas. qui 
font fans apict, ne font pas les plus beaux , mais ce font le* 
meillcu:s.v 
^pTÎT , f. lit. TeJir.e de drtpur. Eau gommie qui luftre le 
drap , 8c le rend plus ferme. ( Bon api:: , méchant apict, 
U liiut bim méiuger l'ap.vt dans le diap. ) 
i^pTué, tfprcti , f. f Prononcez prefquc if t'é. Cependant 
ce mot en vers fait neceUâiremciit tijis filUbes. U ft.:u> 
ble venir du J atin nfpitnru. Il fe dit de ccitains frui:s. 
C'eft une faveur &: une qualité acre quifeien<onticdai$le 
fruit. ( L âpreié qui le iiuuvc aux fmits., diminue ^ melu s 
queles aibicsvi.Uiiftcnt. U^:,uiêit tuiintt Ui trirti. iijp, 
2: pa^t n. 
^pTtti,f.j. Il ledit du froid Se des hivers, Se (igo'fie viclencft. 
(LarigucurJcràprcicdcs hivers ne l'arittent joint. /*4fr«, 
dàfitHn fhr ltT'at*;t,') 
^pjeri.f.f. \ (V dit des chemi>s , drs rochers . St des mon:i- 
gnes , ec fign-fit ce qu'ils ont de rude 8c Je labotcux. ( vous 
rétablirez lui chemin que fa hautcux, 8c fon àpicte rendent 
difficile. Btjjiui , Otii(t%fi,rikrr.) 
yApriti ,f.'^. Autj^uré.il firdit despeifonne». Matuere de fé. 
rcci;c,nùlc8ccoiu3genfe. Ceitc ipieié de nijucl qu' ne 
fc tendoii jamau atu dilScuItcz.X. trtm.é%t , ^rr.» iu Pt.^i, 
T^rnain , r. a. ■ 

^priir ,mprtjli,rf. Il s'éctit de l'jne OU de l'antre rafoo.-maii 
la lettre,/ nr if prononce pas ,fc moaiie feiilemeat q'iela 
fccunde filbbe cil lonf.uc. Peut œotceau de pain delic ."< 
coupe en tt.inche ïc en ;i>nj , avec le juel on n-in^c im (r«f 
fi3!s,& moUct. ( Aptite itop petite , aprrte t;op giofTc. 
i-aiic des apiites: voila trop dafiéies pour un a.Û£. On 
prend le puue d tcuf avec l'apréie, 8c on le nan je ) 
.Aprt>tr,*p>ifin. v. t. la lett.ie f ne fc p:oi-.oace posnt , mais 
on l'écrit lâns /ouavec/ 8c il fem'jle ■.xni' de Jltali.-o, 
»fTifi,r. c'cll pirparei, tcHii prct.fairi t Jui l'apxéc , tout l'a. 
pau'il,outouic la pirjatatica qu'il faut poa^ ujic chofca 
( Aépriei le din(, .puici le foui c ,.'.p:ctei .a coUtion.^ 
.Afrixir. V. J. Efvant immcdiatci;ic;it fain d'un vcibe , il veut 
la panicii'e <■ S: ce verbe qu J léyii , x l'inûuitif. c eft hue 
touiicquilfautpour quelque dicile ( Vuusapriiez «u:e 
iceux qui vous entendent. Mtt. Oi:uf f.f ) 
' .Aptitir , Au fi ..ure, dfe dit Je» loiiangca qu'un douar aut 
gens, 8cil l;gii. tic aiufter,aco!nnu>iiet ) adelicaicfTeeftla» 
iigutc de l)(lttceiip 4.o^C) •juuii affi.i »xlciia. Btn,. 



APR 

[JptlletiV.a. terme de Ox/k/i" , c'ert même de rïprêtâuil 
Chapeau »prendre de l'apiét avedamain ,&: la pallêr.furle 
Chapeau, pour lui donner plus de force, & le rendre plus 
ferme ) Aprctcr un Ch.ipcau, ) 

'tÂf"iier,v.», T<rmedcB}nnft!er. C'eft rendre la Marchandifc 
plus ferme & plus belle, en y mettant de l'aprêt. (Il faut 
aprctcr ces bas. j 

S'aprirer ,v. r. Se préparer, fe mettre en état de /aire quelque 
chofç. /# n*préie ^jem'aprftai,jemefmiapriiéj jg nt'^frrtrm. 
Ce veibe fuivi d'un autre , veut cet autre à l'infiniaf , précédé 
de U particule .^. ( Une foule de nul coatcns s'apréte à le 
tourmenter. ^hl.LMt. Moufquetaites aprcrez-vous. ) 

i^friuitr, aprcftcMTtf. m. On l'écrit de l'une ou de l'auue (brte , 
mais l'f nefeprononcepas.&montre feulement que lï (ê- 
conde lîlabe du mot efi longue. On apelle ^riteur celui qui 
met la première couche fut le veue qu'on doit pein4te. C'eft 
un aprcteur qui eft habile. 

A?R ivo isER , V. à. Rendremoins fauvage. Adoucir le naturel 
faurage. ( Aprivoifei une bête fauvage. VMtg/uin. l. s. * Apri- 
voifer une perfonne. } 

S'^priviiftr^v.r, I9 m*Apnvoi/i i je f»e féit Mprivoifè, je m'a/irivoU 
fui. Se rendre moitss fauvage. ( Loup qui s'aprivoife. ) 

• S'aprivùiftr. Se rendre plus familier. S'acoutumer. S'adoucir. 
( U commence à s'aprivoifer. Sca. On s'eft aprivotfé à ce 
mot. r«M. I^»;. Lapetfidies'aprivoifegarlesbien-faiis.riu». 
SuiK. l 7.) _ ^ 

AFp.oBATEUK./tw, Il fe prononce comme il eft écrit, & vient 
daLitin aprtiaiT. C'eft celui qui aptouve une diofe. C'eft 
celui qui donne fonapiobationàujiechofe,oua une per- 
fonne. ( Un glorieux, un fameux, un célèbre , un lUuftrc 
iptobateur. Je vous remets le foin de m'aquiter envers mes 
iliuftres aptobateurs. -P-^ /. j. Les apiobateurs font autant 
de témoins qui nous perfiudent que nous ne nous trom- 
pons point dans le jugement que nous failbos de nous-mê- 
mes. Niait , eJT'", T. 7. ) 

^frtbttuii.f.f. Du Latin apfrtliittii) , On prononce ^prtlmntn. 
C'eft le confenteinent qu'on dotuie à une chofe , ou à une 
peifonne ; & par lequel on confefle qu'on la trouve bien. 
( Une glorieulc aprobation , une aprobation illuftre , auten- 
tique, célèbre, fameufe. Aprobation particulière, généra- 
le, imivetfelle: aprobation favorable : aprobation qu'on ns 
peut aflcx eftimer : être dans une haute aprobation : avoir 
l'aprobation de tout le monde. ^il.Lue. T. 3. Mendier l'i- 
pr»barion de fesamis pour quelque Ou.Trage. Sa. Lit. Re- 
chercher l'aprobation des gens defprit, U mérite l'aproba- 
tion de la Sorbonne. Ptf.Let. 3. Le public refufe fon apro- 
bation aux Lettres du Seigneur Uilietan, &c aux fatras du 
pauvre bon homme Vaumoriere. ) 

'tAprthatricc , f.f. Celle qui loue & qui aprouve quetqae p«r- 
fonncou quelque choie, ^prtbttrici, n'eftpas encore reçu 
de toat le monde; mais on croit qu'il le fera bien tôt. (Une 
glorieufe aprobatrice : une favorable apiobatiice : une apro- 
batrice renonunée .Jon aprobatrice eft dans l'eftinie : il eft 
heureux d'avoir une aprobatrice de tant de mérite. ) 

Afrocher , V. n. Aller , avancer vers quelqu'un , vers quelque 
lieu ,ou vers quelque chofe ; 11 fit aprocher le frère de Da- 
rius- l'AU.Suin.l.j. Ils aprochent de là muraille, & ils don- 
neroni bien tôt un allaut à la Ville- ) 

^ftochcT , V. n. Etre prêt d'arriver. ( L'hiver aproche : le prin- 
tems aproche : la jeuneire fepifle , & la mort aproche. ) 

aprocher, v.ajMettr» proche- (U faut aprocher le Cioon des 
murailles pour les barre vite en ruine-^ 

^prochtr , V. 17. Atemdre en quelque forte. (Gaffendi 8c Defcat- 
tes, ont plus aproche delà vérité qu'Axiftote,& que les au- 
tres anciens l'hilolophcs. ) 

* ^prochtr , V. ». Etre en faveur auprès d'une perfonne de 
qualité : avoir un libre accès auprès d'une peifonne de cré- 
dit &c de mérite. ( li i l'honneiu d'apiocher Monfeigneur ; 
elle a le bon heut d'apiocher Madame^ fc d'en obtenir beau- 
coup de grâces, fmu. '^m. ) 

S^A^'rottier , V. r. ff m*apr$cht : lê m'aprcthAt: U JW fui: aproche : 
< m'ApnclierM. C'eft s 'avancer vers quelqu'un, vers quelque 
ieu, ou vers quelque chofe- ) Frère Clément Jacobin s'apro- 
cba de Ueiui III. pour lui faire U révérence , & l'aflaflina au 
nicme lems. Hijltin de Franee, Htnri III. lU s'aptQjbçieJlt 
deifi^viciepoDtjrfaùcmfOgti ^iCef, 



APT 



7? 



^fuddut, apncdMtt. djj. Qui eft peu différent d'une iattg 
chofe (L'ait de ce Prince eft fort aprochjiit de celui de ca 
autre Prince : Cetre couleur tû bien apiocbaiits de celle U. 
Vau. Rem, ) 
^prichri , Cf. c'eft l'acUon de celui qui s'avance vers un lien, on 
anpiès d une perfonne. ( Rendre l'aprociie des murs difficiles 
«/*»/- Cef. Ils crsi^noient l'aptoche de l'Armée- Ci». Sum.1. 
8. Elle doit craindie l'aproche des Calaus, Mol, ZçtU det 
ftmntet. ) 
^prothri.f.f. Teim-.deFtrtiJùttien. Chemin creufé dans terre , 
& dont les deux côtcï font élevez afin d aprocher d'une Pla- 
ce fans être aperçu de l'ennemi. ("Faire les aproches ; empèï 
cher les aprocUes.aprehendcr les aproches.^ 

* ^proche!. Au figuré, il eft galant ,& fe dit en matière d'a- 
motu & d'amitié : U veut «iliJ accès qu'on fait dans le cœur 
d'une perfonne. ( C'eft par la complaifance que l'amciu fait 
les aproches d'un coeur. U Suij, tecu!< de Pièces gulamej, C'eft 
à di re , tfu'en a accès da-tu te eeetér ,ir ^ti'in U gs^. Un amant 
jeune, galant fcUberil , n'eftpas long temsifaire les apro- 
ches du cœur de ûi belle ) 

* .Afrefondtr ,v.t. Unefeditgaèrcqa'au figure. C'eft exami- 
neràfond: tâcher de pénétrer dans U conaoiilànce de quel- 
que chofe .de difficile. ) ^prafondir une matière, aprofondit 
ixne Jificulté. Une hat pas toujours aprofondti les chofet 
Taf.Let.i.) 

* ■Apnfandijfement ,/?>». Il femble feulement ufité au figuré; 
c eft à dite, pénétration dans quelque choie de mal aifé à 
concevoir ,&à découvrir. ( L'aprofondifferaent de Defcat- 
tes &: de Gaftcndi, dans les choies naturelles, eft furpre- 
nant-) 

■f S'aproprier, v. d4Ajufter . acottunoder : ^preprier , en ce feiis 3 
paroit bien vieux; 5c en fa place oaditi/ujlet , ou tcemmt. 
der freprirmntt. M.aproprie pitoyablement fon petit bouge,Sc 
quand il ne feroit pas voir pat facondaite , & par fon air.qu'il 
eft Poète, on jugeroitaifément pat fon taudis qu'iU'eft, ou 
qu'il le veut être.) 

S'aprtpner,v.r. Ufcprend en bonne &"en manvaif* part, mai* 
Je plus fouvent en mauvaife:C'eft prendre pour foi,s'atiibuèi 
à foi même quelque chofe. le Taaprepru : je m'uprtpnai ; 
je me fuis apreprti. ( Vous êtes un galand homme , 
& vous avez voulu vous apropriet les vers d'autiui* 
,yivù M Minage. Judas étoit un Larron , qui s'apro- 
prioit l'argent de Jefus-Chiift & des Apôtres. Fra. Paele, 
Benificei. Je m'apMpric de telle forte vos joies âc vos dé- 
plailîrs , qu: je puis dite que ce font le; bonnes & les mau- 
vaifes nouvelles que je reçois de vous , qui font mes bons oii 
mes mauvais jours. Bai. Lettres i Coroai. c. t Lei. i ) 

APRouTEa,t;.«. Vient du Latin tpreiare, donner fon aprobation 
aune perfonne, ou à une chofe : avoir pour agréable une 
chofe, oa ce que fait une perfonne- Caf eft d'une humeut 
hétéroclite , & je ne vois point d'honnête bomme qui l'a. 
prouve- Le gros Charpentier aprouvera tous les Manafcrits 
qu'on voudra , quand on lui donnera de boas chapons gras, 
& de bon via d'Avenai. ) 

APT. 

aptitude , f.f. Il pourrolt être formé du Latîn ^Àpnit, ou cfa 
l'Eipagnol^t>.-«rf. C'ell une difpoGtion naturelle pour réuf- 
fit en quelque choie. Une merveilleufe apritude , une heu- 
reule , une admirable aptitude; uneaptitude qu'on ne peut 
aflez cftiracr ; vous avez une aptitude à toutes les bonnes , 
Se lesbe'deschofes. Bal. Lettres à Conrart , /. i. Il a de l'apti» 
tude poui tous les beaux .Axts. On admixe fun aptitude.) 

A r U. 

Apui tf"'. Chofe fur quoi l'on s'apuie: chofe qui apui<: 
chofe qui foutient. C Un bon apui ,!uii apui ferme , un spuj 
folide , un foible apui : ma canne eft mon feul apui, &ja 
n'en veux point d'auue. ) 

* ,Apui,fm. Ce mot au figuré fignifîe foutien , 8t fettoura 
dans de bons Auteurs. (Il eft éuangei combien de chofes 
l'ame s'atache , 8c combien il lui ûut de petits apuispoutU 
tenii en repos, picole , Ejf^u di Morale. T. i. ) 

•yipHidifmtreify m. 'Xsvaçii'AichiuSurt, C'eft U pieiK q«î 

K i 



7(; A P u. 

couvre l'alcge, Se qui fait le bîs du Tableau de la ero'iKe. 
( Cet apui cft trop liaut : cet apui cil trop bis ; voili un apui 
qui eft d'une belle hauteur : un apu; dunj luuteut bien 
proportionnée , ben jufte , & t'oit raifounable ) 
'^pt,i,f. m. Terme d'^chirttUrt. C'cft la pièce de bois , le fer, 
ou les pierres qui fuivent Uiamped'uncfcalici (On dit voi- 
là un apui qui fuit bien fa rampe) 
'JIpui .f"'- Teime-d'Arih,i,[li4re. Ceft une pierre , ou un mor- 
ceau de bois qu'on met fous les pinces , ou fous les Ltviers 
poutremucr quelque choie. ( Vite, qu'on apoite un apui, 
acqu'onlemcttcli-dcfTous ) 
Apui mjm,f. m. Terme de peintre , manière de petite bjguet- 
jc lut laqu'-'il; on apuie fa mainloifqj'on peint , d a l'un 
des bouts de laquelle, il y a un petit bouton. ( Un apui- 
main fort joli: un apui-maiutres propre :un apui-mainttop 
petit , ou trop grand : faite un apui main , on ne fc fcit pas 
toujours de i'apui main. ) 
fifu: , f m. Terme de maniée. Il fe dit de la btidc du Cheval , 8c 
de la main du Cavalier. C'cft un foutienadroit de la bride 
danslamiinduCavalic.-. Cheval qui a I'apui finiceftàdire 
auithtiiliicn àUinJe. Ciieval qui a I'apui fourd i c'cft à d^re , 
qui u'of ai Hnlianaf m. Cheval qui force la main ; c'eft à dire, 
Chrjtl ifiii a uni ntcchmtt hutlie Cheval qui eft fiins apui : 
Cheval qui n'a point d'apui; c'eft à dire , Chiv^l ^m n'ahiit 
au.nu fciric , furet qhihtt pi:i! f'uj^'" Ç"f '« mirdiifuutm: 
Jait piM fur fa boucht ; ceft à dire , 1»' l'abat.ionnl trtp fur U 
mardi : Donner de I'apui à un Cheval ; <.'e~t It unir tiin 
dani la main. ) 

• Apui.f. m. AU fijutc , il fe dit des perfonnes , & Cgnifie Pn- 
telitur : celui qui de fon ciedit favorife quclcun. ( Un heu- 
icux ,un 'glorieux apui : Le Seigneur fera mon apui. A'naud, 
[cnftfimi de S. Au^. Le Seigneur eft jnon feul »pui: le Sei- 
gneur eft mon unique apui. Pait-T^ayat.rfziimri. Jenevcux 
point d'autre apui que le Seigneur. Tandis que Dieu dai- 
gnera être mo« jpui , je ne craindrai point les pièges de mes 
ennemi*. Arn. Cinf.) 

* Apui,r"'- u lignitic aufll au figuré ;>n>f<i!î/«n f Un favorable, 
unilluftre.un cikbrc apui: Apui ferme , ftjble , folid.- , fi- 
dèle :Je vous demande vôtre apui contre 1 injuftice de mes 
ennemis. A/'/ Luc T z. Rechercher I'apui des Alliez la». 
fiuià. Après la Bataille de Philipes, l'eftime des Soldats qui 
étoieni I'apui le plus folide de l'Empire, fe tourna en tavcur 
de Ccfat Se d'Antoine, fifri Triumvirat 5. partit ,C!.) 

Jipuur , V. a. Eiaicr , af;rmir une chofc , afin qu'elle foit plus 
^cimc, & qu'elle ne tombe pas. ( Apuicr une colonne, 
apuicrunmut , apuier unfoiiveau ) 
Apuiir , V. a. Pofer quelquj chofe lourdement , & d'un air 
grollier furquelqucauiiechofe: J'apuiai fi lourdement le ci- 
feau fut la picircquiètoit délicate, qu'elle fe rompit. A'.'. 
Luc. T. I. Stage. ) 
• ^pilier, V. a. Au figuré, c'cft défendre, foutenir, protéger, 
f.-.vorifer. Apuier ,tn ce fcns , fe dit des perfonnes Se dcscho- 
Tc! ('Si vous avez la bonté de mapuier, je fuisfei^rduluc- 
ccs de l'afaire Loiiis XIV apuie avec paflîon Jaques Roi d'.c»- 
glcteire: bien de» gens ont apuie Icp.irti des Janlcnilles: 
apuier les prétentions ou le droit de quclcun ) 
^f^uiir ,v.a. Ti.iir,c de Manier. C'cft faire fcntir hardiment l'é- 
peron .i un Cheval (Courage, MonGcur , apuiei les deux; 
apuiez le gauche^ 
t^apnier yV.t. lerii'al'mt,tm'apmerâ>.rmir>ii' apxi'. Se foute- 
nir fur quelque chofe : s'y rcpofer. ("S'apuier fur le coude. 
yau.OuiriJ. ). En marchant il s'apuioit de fa béquille. Baclmu. 
mmi , iti'oj', b'ctant apuié contre un atbie, iltxpira. >Vn>. 
guinl.S e. z. ) 
S'ap:,.ir , v.r. Au figuré, c'cft faire fond fut quelque chofc : 
s'alTuieifai unechofcquia de la l-'eimeié ,8c de la lolidite. 
( Aiez confiance en l'ieu de tout votre cccur.fc ne vous 
apuiez point fut vctte prudence. Part 7(»)fa/,.Wor>i»n , r. ;. 
U cil étrange comment les hommes peuvent s'apuet fur leur 
vie , comme fut quelque chofe de folide.. Smlt , Mirait, 
T.i ) 
Afuktmi NT f. n% Terme de praiiifut. C'eft l'cclaitcincment 8c 
1.1 rc.ldition pute Se neite de qiielii'ic compte, f II partit par 
l'apputemenidu (âuipiC(^ac.''U,N. cUicli'^uataiudc .^uin. 
»C (toi livics J 



A QU. 

Murrr , v. t. Terme de Titanct <> di r>ratii]v. Il fc dit des eoinf)* 
tes : c'eft éclii:cir: c'eft tendre un compte net, & finir quel- 
que compte , en déchargeant de tout. ( Apiuci un conipic.) 

A Q U. 

Aijnidue , OU «c^utdae , f. m. On l'écrit de l'une 00 de 
l'autre façon, maioil fe prononce Ak'duc. C'cft un con- 
duit pour mener les eaux (Un aqueduc famcuijunaquci^uc 
icnomnié : un aqueduc fupeibe ; un aqueduc magnifique. 
L'aqueduc d'Arcueil eft très beau , 8c de ce Vilagc les eaux 
viennent a Paris, 8c de Belgrade les c;u»vunt .1 Couftan- 
tinople par d'incomparables aquedu-$. Voiez la Cirix dix- 
Maine, Mrri'irei de rSmpirt Ottrnan, let.J. L'aq; cduc dc 
Maintenon fera un jour fameux , 8c c'eft par fon moicii que 
les eaux irontax'erfaïUe. Les parries de l'aqueduc Ibnt les 
aicades , ouïes voûtes ; les piles, les contiefo:ts, le îocle; 
rimpofte;lcs glacis i les plcintes;le parapet '• les banquet- 
tes-.^ 

AtjuEREUR. ,ou<trfi<''f»r,/rCT. Onprotionce A^'rnr. Cemot 
eft de Palais, Se lignifie celui qui faltouclçuc aqu>lîtion, ce- 
lui quiaquieit quelque bien ( Un bon aqneieur , un vé- 
ritable aquereur, être aquereutde burine foi. F^i. pUi.%, 
pourfuiiie l'aqucrcur. ic)»Mi.../i/.o. .i>j«,ii;>i». La ventiiatioa 
d'un heiiiage it doit faite pat l'aquereur, Se mcmcaux dé- 
pens dcraquercur. Trtnfen fdretr Fraf ftii Titre, t. J 

Xijuereure , aijuireufe , f. f, L'ufage eft pour aqucrciue On pro- 
nonce «erreur/. C'cft un terme de Pilais , fie il veut due celle 
qui fait aquifition de quelque chofe. ( Elle cft aquetcurc 
de quinze cens livres de renie. ^ 

A^u'iirtOU aii]uerir,v.a. U vient du Latin > acjuiren , Se (e 
prononce. i4f''. C'eft faire quelque aqnifilion ; c'eft amaflen. 
c'cft fe procurer il foi ,ouàquclqu'autte,du bien ,ouquel- 
qu'auire chofc de remarquacle. Vaijuieii, tu a^uitn , ila^iuttu 
ntui ajueiont , vota atjiiertt. , tli a.-jutértnt , Taijuereu , )at a^iu. 
Vaquai faquerrai ^ aauteri. ^t j'oauitre ^ ^ut ntut a^ueriaru ^ 
que vattt aqueriez. , quUb MtjUiertnl ; jaquerau , que )'aquifle , 
'quifaquifi , ^u aquit , que naui aqîupiar.i. ( Tout ce qu'on pcul 
dire des avares, c'eft qu'ils ne font jamais las d'aquciir des 
richeflcs pour ceux qui fouiu'rent leur mort. Oam. £pa. I. 2. 
ep. z. Celui qui aura de l'intell.gence aqueira I ait de gouver- 
ner , en lifant les para'joles de Salcinon. Fatt-'Payat, tia- 
veriei de Salaman , C ■ ap. 1. La réputation coùt,< , Selon a de U 
peine a raqueiir,âe à la conlè:vcr. D'Ablaacour a aquis 
beaucoup de gloite parmi lesgens de Lettres ■ en maucie de 
trada^ons. Un honnête homme ne doit fongcr dans ce 
monde qu'à aquerir une belle leputation. J 

S'aquerir ^ V. r. le m'aquuri , tH l*aqkleri ^ 1/ l'aquierT -^ ntmt uamt 
aqueront , xaui vaut aquerex. , iti l'aquicren' ; jt jm*aqueraii . 
je me fuie aquii , je m'aquii 5 jt m'aqutrrai . C'cft fe 
procurer quelque bien, ou quelque chofc de rcniaïquabic. 
S'aqueiir des amis, s'aquciii de I honneur. A^/. Taie. Rccou- 
vicr l'on honneur en s'aqucrart de l'cltime. Vaf.Ut. 7. 11» c!i 
aquis IcRoiaumc par un parricide. I'4ii.^i"i / 7. La gloue 
qui luit !c métier de U Guerre , ne s'aquieti point à bon niai- 
ciié. S tirema'-.t ,Geii:.rti milaei. T. 6. Si Vous adtclTez vos 
corieélions au Sage> vous l'aqueiez pour amL tdarait dm 

Sage. 

Aquit, lu tquifi , f m. On prononce A^'f. Ce font les bien» 
qu'on aquieii c'cft laquifition qui fe fait: le mm d'aquét 
etl d'ordinaire dans la bouche des gens de Palais , Se néan- 
moins il ne lain'c pat de trouver quelqirefois .a place dans 
des Ouvrages qui n'ont rien qui lente U ftilc de pratique. 
( Faite de nouv .aux iqucu : faire de grands aqucis. L$ Mai, 
Plat. 

Tous les ans fcs^fucn augmentent fon Domaine. 

Fatal , Bnjrt'tti ,a l,C ). 

C'cft glo'ic , Se non print home , dans cette douce peine ; 
Desaquéisdc fon titactoitie feu Domaine. 

Af »<'rr, ou aqmfttr , v. «. On prononce A^f^, C'rlt «lueiii 

quelque bien : faite l'aqiiiliton de quel. - ' ' > • ' 
eft de Palais. ( U aquétc tous le» lour» 11 

{onoud'auiTc: lesPictics, IcsMoiucs.^v .. c, 

nrlougeni qu'à atjuctcijmau de tpcilc luite,|e n'en dt> 
m tua. ] 

Av^'tuj 



A Q^U 



'AQl'ni'*, «jnfufè ti^j- Il vient ilu Latin rf^wjyl) , êc eft un tSr- 
mc de Médecine iC'cft à dite plein d'eau, ou qui en a le; 
qualitcz. ( C'eLï une tumeur aqiicufe; c'tft de U f-inence 
quieftaqucufe ) 

A(iniE:in:iiT ,oxicj!iiiJcemrnt , f. r». L'un & l'autrj s'écrit ; 
mais on prononce picrque ni;'</^«<"', ou .ii;iV. tw.i.i ; c'eftà 
dite, co.ilcnieaieiit ( DoiiBCifonaquiécement, refiifcr l'on 
aqiiiccement : llaraquiccemcnc de tous les intirrefTez: Il a 
obtenu l'aquiécemenc du Roi pour h grâce qu'il lai deman- 
doit :Nôcreralatcicrnel dv-pend de notre aquieccmenc ^lUX 
vetitczdela Foi Voicz Ui Mcnoirei furUFii.') 

j^^uiicir ,014 iic:ju:efcer , v.n. U s'éciit de l'une OU de l'autre fa- 
^on; maison prononce «ij-rf i c'eft confemir; c'cft donner 
fonaquic.em.nt , c'cft donner Ion agrément. fAquiccsr à 
la paix. Lu Ti^c-hcfiucAut , Mc/noirt/. Il n'avoït aqiiiccé aux 
prieras de la R.eine que par civilité. Maucroix , ichifme d'An- 
giitcrrc. Les enfans de Dieu aqaiécent an jugement de l'E- 
glife. Bijhicr , Dti{ini:t de l E^lifr. Cin. Les veritez de la foi 
lont n évidentes, qu'elles n'ont nul beibin de preuves pour 
y aquiécet. ÎA.em9irei fur la'P^hrtan. ) 

AoyiLiN ,.i^aiiW, rti/j. Il vi.nt du Latin «fni/i»»/ ; 8cne fc dit 
fioprement qu'au mafculin parlant du nez: ilfignifi; qui cil 
lait en forme de bec d'Aigle. Elifabeth Reine d Angleterre 
eût été très belle , (i elle n'eût eu le nez un peu aquiliii. Cti. 
Hiflaire dtU ktme Elifaielh. ) 

A<îuiLON,/r»r. U vient du Latin, A^Ki.'c.&efl tout à fait delà 
■poclie : il lignifie, vent du Nord C L'aquilon eft lirtrlan des 
naufrages. oW. Pte.) 

Tiifis , tu vas revoir des Rochers & des Bois , 
Oîi jamais A^m/oi ne fe laffe de bruire. 
Maj. Tot.j). 17.) 

Aq;iis. /m. Prononcez A^i: Qualité qui en cefensentrerire- 
nient dans le beauftilc;& ion ufage ordinaire eft dans les 
dilcours familiers. ('C'eft un lio<p.me qui a del'aquis :elle 
n'a pas inoiiisd'aquis que de natuteJ,8c d'agtéuieut S£vit. 
mcnr , Oen vrtt mèùes , pag. J 1 1. ) 

Ay«y7.'.o/i , OK adjuifirion ,f.f. Il vient du Latin acijuijliio , & il fe 
prononce j^i5.K'<m : c'cft un terme de Pa/ji/, &1I veut due 
tout ce qu'on aquittt. ( Une bonne aquilition ; une an- 
cienne aquiiition , une nouvelle aqmlîtion ; une aquifition 
jufte, 6: dans les tonnes i une aquiluionconliderable -, faite 
une aquifition: On cft tourmenté de l'aquiliiion, & de la 
confetvationdes biens. -4i/. Luc T. 2. Ne penler qu'à l'a- 
quiCtion de quelque Te.re. Le Mai. pUi. ) 

A(i.uT , ou asijinr ,f. m. piononcez aki- 0|^ne quitance, une 
décharge, un ccrt:fic~tqui fe donnep^^BjIprnmis de quel- 
que Bureau , qui témoignent que _les^H|^kircs qui font 
paflces pat leur Buieau , ont payé les dtoitS^pEles doivent , 
& qu'il ne faut pas les emptchcf d'aller plus loin. ('Aller a 
l'aquit ; prendre un aquit, avosr un aquit , être a l'aquit , fai- 
re un aquit ; délivrer un aquit ; expédier un aquit ■ donner 
un aquit ; tefoiinet un aquit ; cailér un aquit ; déchirer un 
aquit ) 

■J- ^:jui!. Ce mot entre en cette façon dep.irler proverbiale; 
«XI dit, par mante, e d'a-jutt ; c'eft à dire, né^Ufemmiiit ,noncha- 
lemoient. { Faire unedinfe pat manière d'jquit ( 

^atitTer yarjHÎrrfr y -v. A. Prononcez, al^ité. Rendre quite de 
q'uelque chofe : payer, (àtisfaire pour quelcun, ou peur 
quelqu.: miidiandilê. ( Aquiter une perlonne envers fes 
créanciers :aqiiiter lés dtttes ; aquiter de laniarchandife. ) 

S^aaiiittT yV.r. l^rononcez, l'aî^irt. le m^aijulte ^ je ma [kh a:]ui^ 
tt ,]em'/itjnitai. C'cft fe rendre quite. CS'aquiterde fes det- 
tes. Ils'cftaquité envers tous les cteancieis ; Se c'cft beau- 
coup pour un l'oéte. ) 

* S'arjWer, v. r. Faite en forte qu'on foit quite de quelque 
chofc qu'on eft obligé défaire. ("Je ne vois point de charge 
pUis pénible ■juand on veut bien s'en aquiter. ^U. Luc.T.^. 
il cft d'un hoiméie homme de s'aqui'.er de fon devoir en 
toutes cliofcs C«/î. Lit. T. t. Ce n ell pas mon intention de 
m aqiutei envers une perfonneà^ui jeprcns tint de plailir 
d être redevable. ('«. Let. ij. 

ARA 

Ak»bî,«.(;' u vient du Lat'n --Sr.»;.»). C'eft 3 dire , f/.i f/7 ia 
BtuiiCAraliie (UcûAtabe. Les Mejccrns Araiiei lont plus 



ARA 77 

renommez que les autres. Les femmes Arabes fontfpui. 
tuel es. ) 
^■*tii,f.,n. Homme qui eft d'Arabie, f C'eft un Arabe très- 
f^avant. Il y a des Arabes qui font fameux par leur fcicn- 
ce. ; 
^r.t'iii ,r'n. Les peuples d'Arabie- ( Les .arabes font curieuï, 

& aim :nt à Lonr.nii , ._• les choies naairelles. ) 
^rtiU f. n. C'cft !■: langage des Atabcs.(Enteudre l'Arabe ; écri- 
re en Arabe. ..AU. Luc. l'adcren .Arabe Vti. Ut. ) 
^rait,».!/. Qui eft en l-ngagc Arabe .qiicftàla.Tianiérede* 
Arabes ( Ecrits Arabes ; cuacletes Arabes : faire une Gram- 
maire Aiabe. ) 
t ^rjùe.ad'f. Au fi jure , îc au fatiiiqae,!l V.ut dire, T///«in,' 
fordidf , ufurier ^ -ivttr^ 

[ Endurci. toi le cœur , fois Arahe, Coifiire;  

In;ufte , violent ; fans foi , double fauffaire. 
Htp. Sat. 8. ] 
^r^hf^ue , aJj. Qui eft à la manière des Arahes , >^r,.ff. (Ce 
font des carpftcies Ara'oefques : U fir en écriture .iabcl- 
que une ues belk- Requête. C''"""!'"' >'^^'l^''g'> l''fioT'q':ct, 
! /><ij. 7«. 6- 78. La langue .'Viaberque eftla langue lavante des 
Orient.iux. RipônfiiiUC'r:':i'!'Ihr ievtia^e U M.Spoa- p.i!^, 
Orncmcns Arabei'ques. ( 0;:apelle .^ralitfyi-t ,e% pein'u- 
res & les ornemens,où il n'y a point de i;giues humai- 
nes. ) 
^raiiijue ,adj. Qui eft du langage Arabe. ( Catailére Arabique ; 

écriture .Arabique.^ 
^raliiijHe , ad], QJji eft d'Arabie. Oa dit le Golfe Arabique, 

Gomme Arabique. 
ARArcNE'E ,//. Prononcez arrp^ée. Il vient du Latin arenta, 
Infeéle qui a huit piez , qui vit de mouches , £c d'autres pe- 
tis animaux , & qui a une averfion naturelle pour les fet- 
pens Se les lézars Un e petite araignée ; une gtoffe araignée : 
i'aiaiguée file ,& fait de la toile aux cotez des vitres: otet 
de la toile d'araignée. C^uelques-uns difent mignit , mais 
mal. 

* araignée, f.f. Tetvae à'ingemiur. C'eft un travail par bran- 
ches , ou parrameau.f , qu'on'fait fous terre, lors qu'on ren- 
contre quelque chtjfe qui empêche defaitelachambredela. 
mine au lieu dcftine , & qu'on eft contraint de s'écarter par 
plulieurs branches, qui loiuternimées chacune pardepetis. 
fourneaux. On fait jouer tous ces fourneaux à la fois, 6c 1« 
feuyellporté pat des traînées de poudre. 

A R B. 

Arbaute , ^rWatw ,/?/. Quelques uns difent arbaltin -^Wits 
mil : u n'y a r\i' nrba!-! e du bel ufage. La pcnultiétne du mot 
ÀrLilire eft un peu lo.n^ue. C'eft une arme i^'ii n'eft |v.-3 h feu 
& qui cft compofte d'un arc d'acier, d unboiSjqj'onapel- 
leraouture, d'une corde, & d'une fourchette O.i fe lertdc 
l'arbalète poui tirer des flèches, ou des 'ijûles. il y a deux for- 
tes d'à baittes.l'unei flèches, tci'.iutica jalct Une bon- 
ne , ou une méchante îrbalête : Tirer de l'itbalrt; : fe batte 
avec des a'baletes :les arbalétiers ne daignant pas ^-ouvrir 
leurs arbalètes , les mitent hors d'état de iétvir. Cho'Jî. H:Jftùe 
de i<h'l:;e .ieVMois. /. 3. U eft dpfendu au-K E<.-cîe!îa tiques de 
tirer de l'arc ou deTaibalétc T>;'«rj , rrj^rc dei lei-x. c. z^. ) 

* ,Arùal:te,oi.iria:iJle,ff. Oïl ecr^i de l'une OU 'ic l'autre fa- 
çon i mais la lettre/", ne fc pi onoii'jantpas.nc fcit Iculement 
qu'a inoptrer que iapenultrcnie du mot arbalète cft longue 
& qu'elle fe doit marquer d un ciiconfiexejlotfqu'on 1 écrie 
fans laletne/" L'arbaictc eftuu'erOT* (/<• »ifr,& c eft un in- 
ftrumcnt dont on felertpo.it prendre les liaiiteurs des Ad 
très, Se déterminer combien on efteloigné de la ligne Equi- 
noitialcjdans le lieu ou l'on pien lia hauteur; Lss partie» 
de cette arbalète font les matreau)£&la.flechc. 

xAfbalê'.Tler ,OU nrhalijhieryf.m. PrOnoUCez Ar^ulètriè. L'uG.^e^ 

enpa.lant de l'ancienne milice, veut qu'on écrive ariali- 
rr/f r . mais qu'on prononcoM'id.'c.n/. Onapeloit djcenoa» 
le Eoldatquipcrtoitau:;efoisunearbaréte,Sc quis'eo feii 
voit pour tiici S< pour com' atte Les aib.ilétricrs étoient: 
biaves Se hardis. U alla l'épée ala main avec d'is paioles de 
méiris fa're fortir les .irbalétriers , d'un pi;ftî honorable 
qu'on Iciu avoitdoaaé. L'AbiiU Cbi<^^ lJi.'«ir« <U l'Uli^e^ 



7« 



A R B. 



^rbiUtrurJ.m. t«» arqucbufieis s'apellent •nlTi àt'GnOm 
dans leurs lettres dt maiitif:.piice quec-ctoicntlesirque- 
bufiers qui fjifoi;nt jutiefois des atbilctes. { L.- grina çcre 
deM.R N qmeû jojourdhui un fi grmdSeign.ur.B'ctoit 
auucfois qu'un Cmp'.tarbilctr.er. J 

JtriMiméri.f.m. Prononcez trinlimni. Terme i'^rthirtlii. Ce 
font des picccj de bois qui fervent i la chirpente d'un bâti- 
ment, & qui aideati en foutcBir la couverture. Ca'rUl-. 
truTiiasu aufliapcUcz pttitfi-foras. Quelques-uns dif.nt Se 
écrivent arbtUtKTi rniis U plupart des. aichiicaes que j'ai 
▼ cuSjfontpour <lr4W»»^«rJ. 

Ar »iTiuGE,/:)».TetmedeP«i«i<. Ilvicnldu titm ^rHtmtitt. 
Ceft la déciCon de quelques petfonnes qu'on a choitîes d'un 
cooimoA âcord poor tconinci une alàire. Mettr* utsth^Jètn 
«rii»r<^» , c'ell a dire au jogcment des juges arbitres. Etre en 
«li-iirrjjs, c eftidire, iladecUIoQ des juges arbitres, travail. 
kriiinatUirdge, c' eft i diic uaralUer à texnùaci le difcrend 
qu'ont des parties. 

tArhirréiT», *dj. Pronooccî arkitrére. Il Vient du Latin arhiir*. 
Ttui. Ceft à dire, qui dépend de la Tolonté , qui regarde la 
»olonté& l'idée qu'on le forme de certaines chof.s. ('Ces 
chofes font purement arbiua'ues. ,Ar^. fnijittnie ttmmiuiùn. 
Les hommes vont aff;z loin dans la Cenccdes mots, 8c des 
Cgnes, c'efta dir;;, dans la connoiflaoce de laliailbn arbitrai. 
te qu'ils ont faite de ccitains Tons arec d; ceicaiacs idées. 
Ki:tlr, mrali, T. i. ) 

ArbHTil, arbitrale, *d]. Du iMin artirraUi. Qui eft d'arbitres. 
[Jugement arbitral. Sentence arbiualc.c'cft àdire, quicft 
ptononcce par lei arbitres , ou par Us juges dioifis- ] 

A:bitraltment,adi,. C'tft àdire, par arbitres. 

^rbi:re/. m. Du Latin arbiier. Juge choifi du confsatenicBt des 
parties pout teroiiner leur dil'crcnd à l'amiable. [ Arbitre 
fase , judicieux , delimerelT: , juftc , railonnable , équitable. 
Choilirdcs arbitres, fe mettre en arbiucs. Convenir d'arbi- 
tres. Etreen aibitres. Prenons un irbiue que vous ne puif- 
Cezrcfufer. Faf.Ut.i^] 

obbitrt, f. m. Du Latin ^ibiulum^c'eÇi i dire, volonté de la pet- 
fonae. Mais, en ce fens , il se fj dit d'ordinaire qu'en ces for- 
tes de façons de parler. Librt-arbitre , franc-arbitre , ttberaL ar- 
bitre. Ces mots fignifient la liberté de faire,ou de ne pas faire. 
Les mots de liàri-arbiiri font 1:S plus ulîtez , ceux de franc- 
athtre ipiis ; ficpoiu ceux de ItberaL arbitre, ils ne fe difent 
prefqu; plus, quoi qu'en dife fanteui des obfcrvations fui la 
langue Françoife. On dit la gtacecftfouinife au libre-arbitre. 
Paf.Ut.i. Acordeiligtaccavec lelib.-c-arbirre. S<M-velieire- 
mar^mtftr Ulan^u^. Cliacun par Ion libre- arbitre obcit i la 
voix de Dieu qui l'apelle. Traiktiun du Pttraede St.freffer. 
0,jf. x. 

• /ni,iire,r. m. C< mot au figiué fignifie mairie fouveiam 5c 
ablolu. (" Il eft devenu l'arbiue delà vi: &dela mort des ct- 
toietis. f."». St'"'- ■*• '■'^' l'i''j''rc de noue fortune ; & il 
lui faut faire la cour. J 

arbitrer, -v. a. Terme de Paiiie. Rèjlci com-tie .irbitre , dé- 
terminer de la manière que fcroit un aibiue. [ Il faloit ar- 
biucr les penlions des Kcli^ieux qui ne peuvent prendre la 
réfoime. Pat. flM j ] 

» Ar.ioïir,!'. "• 11 ne fe dit qu'jx/fxri II efl un u Page par- 
lant de la i'ainic croi.x. Ccil planter la croix dans le l'ajs des 
ia.iJeles,la leur faire t"'.uoitre*c h leur faire adorer. II alla 
en Orient y arborer la croix de Jefus Chiit fut le Calv.-.irc. 
f PI lej^a'i.j/iijur lit S. Lmi. 

• ^irbexr.v.a. Tciiue de guerre. C'efi élever & faite patoitre 
une cnrci^nc, un étendard, uu autre Icmblable chofepour 
quelque dcfiein. Un iloiina ordre d'aiboier l'étendard. 
^bl.Luc. IIsaiborercDil itendarddeliaiuc,8cimplouienl 
lefccoursdv» Roi. tl'^e bijhri^ite Jt l.eut, 14. 

M'aihoielont lis poiiu 1 étcudaid de Pompée. 
l erieiStySerr^- i-M, 
A(BOI<.ISËIt. So'll'trbt'ifir. 
,^rberljle. Voi ' "'""v''- 

Ariuusiir , C- l""!' «'lire dont les feuille? fcnt prefqne 
fciiiblabics 1 trllc!. du laurier, A; dont le tVuii.qu'on uuinme 
ub<'ule,tcfl'eiablcà la ftail'e. ( l'Iauiet, cultiver un Arbou- 
ficr ) 

Ai'«»K.'^"' Il vient du r.at!n «''»'. Ceft une plante qui pouf- 
le tie ^loil'ct ruine», uiicgioiiciije,9cùe£ioiiM biaitvlici. 



aRc. 

[ Un petit «tbie , un grand arbre , un arfcre niî:i , an tthi'i 
fruitier. Un bon arbre , un méchant arbre. Plantée élever 
coltrver.conferver, entretenir un arbre. Avoir loin, prcn ire 
foin des arbres qu'on a plantez. H ne croit point d'jrbres 
dans les lies Otcades quoi que I.1 terre y pone de l'orge, te 
d'auues grains mais point de ftomcit. Chitdm hifieire uia. 
telle i'^ngUterre^fage jo8. ] 

,y1rbre delà Jien£t du bien cr du mal. C'ctoit un arbiequi ctoit lA 
m'iieu du Faradis Terreftre , £c auquel Dieu avoir défends 
de toudier fut peine de mon. 

^rbrê de vie. C'ctoit uo arbre qui étoit au Oûlieu du Paradi* 
terredre ,& dont le fruit avoir la vertu de conlervei la vie àf 
l'homme, li l'homae eût confetvé fon innocence 

* ,ArbTe,r.tm. Tctmci'l'trUfer. Ceft Un petit morceau d'acier 
quipiUeau travers du barillet de la montre .2c qui fcttaea 
bander le rcllbr. [ Voiia un aibte de Saxillet bien-fait, faire 
l'arbre du Barillet.) 

* ^rbre,f.m. Parlant de certaines machines, il fignifie «a» 
pièce de bols , ou de fer qm tourne fui un pivoc. ou qui 
demeurant ferme, fouiient d'autres pièces qui touincnc def- 
fus. ('Voila l'arbre tournant du moulin à vent ) 

' ^rbre dtnuule. Ceft le fer qui paQe au travers de quelque 
cneule ou de quelque chofequiferta la faire tourner. L'at- 
bre de cette mcole cft bon , cil fort, ou ne vaut rien. 

• ^rbre de fénn'aji'. Grande ligne au imlieu de la Table géné- 
alogique, qui fedivii'een d'autres petites lignes qu'on nom- 
mebranches,Sc qui irurquaittous les décend ns de quel- 
quefamille. [ Un bel arbre de généalogie. Faite l'aibiede 
généalogie de quelque perfonnc iliuftrc. On a trouvé pal 
l'arbre de généalogie de la race du Seigneur X. qu'Udccen- 
doiten droite ligo:du patiiaicbc Xi>r,leprcinierqai plan- 
ta la vignt. ) 

* ^rbrefeurc-m. Tcimc de Pe'ijîe Franfeife. Sorte de vieux Poè- 
me Françols.'de trois, ou de quatre couplets fur deux rimes 1 
& quelquefois d'une repr ifa a la lîn de chaque couplet. [ Un 
petit arbre fourchu , un grand arbre fourchu. Les arbrei 
fourchus, les lais, &les virelais étoientlaPoelieLiiiq-aedes 
anciens Poètes François. K»! Bauchit de U laniue v Ptejit 

I Franftife. ] 
,^rbriffeMé,f.m. Plante qui ne vient pas ordinairement  U 
hauteutde 10 ou ripiez. ("Un joli arbrifliau, un charmant 

I aibiillèau, un agréible, unaiaiab'c, uutel arbriflcJU. Plan- 
ter jcultiver des arbrifleau'». U croit dans la Province de 
Dnrfet en Angleterre un arbriffeau fans feuilles & qui aprèi 
qu il cft coupe fe ^^^^ ^ devient non. CijUdrei^ htfieiTena- 
turete i'.ArtleUm^^ 
,/ltbujie. f. m. tÊfl^ .yitbufium. Plante qui n'a pas 10 ou l« 
piezdehaut. ffln belarbufte,anarbuftcuesbcau Unar- 
bufte qui agrée tout à fait. Votre compailion , lui répondit 
l'arbulte, pan d'un bon naturel, La]tni.jaiUi,Ub. x ) 



A P. C 

Arc,/'h>. Ce mot vient du Latin ^rfrw. Prononcez toutes le* 
lettiesdans le moi^^'c. C'cA un inftrumenr pircen demi- 
cercle , dont on fe fett pout tirer des fle.bes. (Un arc de 
bois , de corne , d acier , ou d'autre n:atiere qui fart rcllbrt. 
Un bon arc, im méchant arc. Faire un arc. On reprefentoit 
toujours Diane avec un arc ,& Apollon n'allott JuUi lariuis 
fans arc. Bander un arc. Tiret de l'arc. ^i-L Ket, ) ' ^Iveer 
fti»iieurt r*><£/j«y#R4rr ,piovcrl<c , poiu dire avoir pluficufs 
moienspourfc tirer d'afaire ,ou ùe fubliftcr • de lotte qucC 
l'un manque, on aura recours !i l'autre. ) 

^rcfi». U le dit desportcs&desf^tKires. Haut de porte «■ 
de fenêtre, cinuc. ( deciirc un aie de porte, divifci un aie de 
fenc te. ) 

^ndeiaeife , f.m. Ce font deax morceaux de fer p) ez en de - 
nu cercle qui portent d'un bout lur la tlèche ducaioflc 8c 
de l'autre fut le Lion de devant ( Cet arc de c iioflé ne vaut 
rien. Cctaitdc carolle elt Ion. Faite unaicdecaioflè. ) 

v4iT detrurm>'t,f. m. Ceft un bâtiment oii il y a a ou ) aicadcs, 
drelir dav un lieu public, (< uine uchcmcnt.luus lequel paf- 
loientccui. quii.ioiii|>lioicnt aiicicnnenicnt .iclous lequel 
paliciit le» Piincc$,!c lc%îouerainsqui fonn<oiu Upicinie- 
icfuialcw»cu(c>d*mU»ttUc». (Uul>cluc de tuuiuphc. 



ARC. 



XR C. 



74 



«m fnasnlflque, an fuperbe arc de triomphe. riire.drelTor Ai-ctff </«,?«•'./?«• Cavalier qui va la nuit par Paris, j^outem- 
un arc de uioinphe. U va dans la Chine mile cent cin- pécher le defordre^ les ftloux. [Etre auhcr du guet. Les 



<juantc neufs aies de tlioraphe. Titlaiim de U Cltuit fagtsi. ) 
'%Arc.enctt!,f.m. Couleurs dilporées en arc quyiiroUTcnt tout 
d un coup dans un tems pluvieux dans la partie de r.<iropo- 
féeau foleil, 8c qui difparoifl'ent autfi qnelquefsis en unmo- 
Bient. l'Arc en ciel naturel, asc-en ciel aittficiel. Voiiplu- 
Ceurs arc en ciels VaK.'Hetn!) 
tArc. TctmeitGcometrie. Une partie delà ctrconfctenct d'un 
cercle, moindre que b moitié. ( On dit, un arc de cercle 
les angles te mefureni par des aies, c« deuj aies fe coupent 
à un tel point ) 
Z*rc. Ttnaed'^fifminiie. Une partie de la circonférence d'an 
cercle. (' Aie diurne, arc notirurne du SokiL L'tlevationdu 
Foie fe mcfure par un a" pris fur letneridien- ] 
,Arcitdf,f. f. C'eft u«e ouverture clnttce. ( Arcade hiSe, ar- 
cade haute. Faire une arcade. ) 
Jlrcaiejf. Terme dcTAirroiùr. Ceft le deGbus d'an talon Je 

bois coupe en aie. ( Voila une arcade de Taian bien-faite J j 
titcadt,f.f. Tettne de £.!"'«'<"'• C'efi la partie delà c'aafl'eiic la | 
Lunette, où loa inetlenez. ( Cette aicade cft trop latge, 
l'accade e& trop petite. L'aicade de cette lunttic mefeu» 
troplcDcz.j 
Arc Atictifm. Il vient du Grec , en Latin Ky1:cf;an^eUu Elprit 
au dtflus de l'Ange ( Les Anges & Us Arcanges chantent 
là- haut les loiiwiges de Die». Çodea» frunj. St. Michel Ai- 
cange. ) 
Art htutaniif.m. Ceft tout ce qui apuieS: qui fomieat quel- 
que chofe. Vn Are hautani de m'iratUi, ce font les arcs , ou les 
deini arcs qui ap'jient un mur. Arc imitant de eareffe ; Ce font 
les huit baries de fer qui foutieiineot les moutons du ca- 
tofle. 
J.* Arc-beiitan! ,f.m. H fe dit encore quelquefois Aufguri, 
maisil eft vieux. C'tfl la perfonne qui en apuie d'autres dans 
quelque entreptife. ( Ueftl'aic-boutant delafedition. C'é- 
toit l'arc-faoutant de Utiianie, ^tl.Luc ) 



archers du guet font paie» icglcment i îc Us dépendent du 
Lieutenant de police. ] 
KrchiT ieifMvres,f. m. Soldat  pi< qui • o'dre de prendre Ira 
muvrcs qui mendient par Pitii , 8t de les mener à quelqi!» 
hopitaLLe peuple CB riaot^pelU cet fortes de foldats,iichet« 
de l'écuelle. Les Archer» de* p»u»itJ , pittcBt l'autre )ouc 

V dans les rites de Tarit , & il| 1 euucoc mené à i'ho. 

pital fans quelque» ptrfonncl qui leur diientque li bov 
homme ne meadioit pas encore. ] 
Archet, f m. On prononce krchi. Terme i* l»Htrir dtvùhrr, 
Manière de petit bâto» polî.ïc pli^ en forme dr denii-Ar« 
avec du crin au delfous , ce qui fert à faire téfonnec de cer- 
t.tins inftrumcBs à cardes , quand on le« ca touche. ( Un 
joli arcîiet de poche, de viole ,uu de vio'.on, Bonarchet,u;i 
méchant archet. Montrer u> archet. Tenir fon archet da 
hoiuie grâce, tirer fon archet eaba»; PouiTit fon arcbetcn 
haut. PouncidoucementfoBarchet,pouir««fon»iche|trop. 
fort. Lever fan archet, foutenir fon «icbet, fjit« couler fo.t 
archet. On ditaufiî.coulcaifoB archet Tiret l'archet Ton- 
ner un petit c«up d'archet. Donner un grand coup d'archeb 
Apuier l'archer ,poferbiea l'aichet. Nouriii bien un coup 
d'archet. L'archet s'engtaiffe & on le dégijiilè avec de 1» 
colofane. Les parties de l'archet, c<: font le crin ficithauf.^ 
fe. 
Areher,f.m. Termede/îrmrKr&d'iatreB. Moïcea«(i«fcr,o«i 
d'acier qui plie enfaifantrelTo«;& aux deuï bouts duquel 
ily atmecorie atachéequilettàpercer. ( fiire un archer. 
Se bien fcrvir de l'irchct. ) 
archet, f, m. Terme à£mM{<ni, Petite fçie , faite lëulemesc 
d'un fil de 1 et on de laquelle os fefeit pour fcie» les pierres 
dures S: precieufes. 
y^ycheide BtraauyJ t». Bâton en arc fiéi fut le bercran du 
côté de la tête de l'enfant l Mettre l'aicbet au Berceau, 
Orei l'archet du Berceau. ) 



tit.ct.^M.,iTf^nAl,su éircenac. f.ra. Il femble venir de l'Efpagnol t' l^'refitu l'archet. Façon de parler iigurée & ^ToveSialst 



v^i m/, ou de l'Italien «r/Jna/?. Les uns écrivent jrcc;!^/, ou 
^•jfentil, &c]es autres ^r«»jdf. Les premiers font fentirl, & 
les auKesne font point fentir le dernier (f. Ceux qui écri- 
vent arreiw/, font <i>'«n«''-»! au pluriel, & les autres «r«i,,»fi. 
S'il m'efl permis dediielà-deiî'nf., mon fentimciu; j'écriiois 
arcenal ,ou arfenal , âc me coutcnterois feulement de ne 
point faire fcntit/en parlant. L'arfenaJ eft un lieu diiliné 
pour mettre les poudres, les boulets, les bombes, fartm^- 
i:e,, & les armes pour la guerre. [ Un belAlceaal lui Z^itii 
arcenal UnaifenalbicnrempU. 

C^jar.d («va ce , gland Cardinal, 
Que la paix fera des marmites 
Detoutleferde l'arcenaL iiui.Pt'if. 
By avoitq'oatrc cens gaietés en mer, ou dans Icssrtenaujt. 
w/*W. Rit. S'il t!e fàloit confervcr qae le f«riSclc folide ,'rien 
ne fubCfteioir qt:e les atcenaax. Btli.. entrrfien 15. ils s'é- 
toicnt Iki'JsdcsitceBaux, Scdcsmagazics. îiafiarmytrtuf^n 
funttre de la T{iite d'^ngltttrre. J 
Arc H AL. VoL FiLcCarJ^nL 

Arche, f.f. Ceft une grande voûte qui ftrt pour un pont. Ceft 
une ouverture cintrée entre les pilers dupoiai, fUne ar- 
che bien -fâitctiine archc-tompaë.] 
Rrchide 'Koé.f.f. Vaifeau, oii Noc 8c toute & fiimi!!e(ê fau- 
vér^nt du déluge. [ L'atchc où fe fcuvérent les reûcs du 
genre humain a été fàmeufc. Ëufitet Iri/loire univetfelli. 
Arche d'allitnx.f.f. Efpecc de Cûfie de deux coudées & dcitiic 
delf-ng, d'une de large, 6c d'autant de haut. L'Arche d'alli- 
ance ttoit dorée par dedans, 6c convenepar dehors de la- 
mes d'or tres-por avec des anneaux d'or aux qnatre coins de 
raidie, & a c!uqu£ bout, il y avoir deux chérubins d'or, c'é- 
toit dus cette Arche qu'on mettait les Tables de la Loi qu& 
Dieu avo'j: ioutée. L'arche é toit an delToBS du propitiatoire, 
& étoit très-magnifique. Voicz/'£fr<r«r Ste.ZKodr.C.i^. 
Archer, f. m. On prononce ArcW. Soldat qui étoii autrefois 
aimé d'arc, & de fièches & qui s'>.-n feivoit peur coinbatre 
C Un courageux,, un brave, un vaillant ircher J 
Ar'iir iuj>rc:ot , Cm. Cavalier qui scompagne le Prévôt des 
Maréchaux Icifqu'il vt fisxiiie çuelcun. [ le Prévôt Je: 



C'cft fiier la vérole On met ceux qu'on e«if,iiéritfui unero»- 
nieie de petit bois de Ut faitcxpres ; Ion» eux on foutre far- 
ce linges chauds ; On les couvre bien, leur mettant fatlsuc 
tétc un aichet qu'on garnit d'une bonne couvcrnue, & avj:c 
tant de chofcs à leur coiei qu'on les fait fiio. 

^rchn'echt,f.irt. 11 vient du Grec C eft une Oiçaité .Méto." 
politaine , & qui eft au delTns de celle d'hvcc,ue ( Un bort 
Aichevcchc, un riche ÂrcbeTcché. Le S.oia Jroit de odixl-. 
mer à tous les Arche'ôchcz & Evêchez de loa Royausar â: 
les ptrlbnoes qu'il y nomme doircnt avoir au luoins vin£t 
fept iin< rnmm.-nrt J avant les le ttres de souiiiutifiu 4u Piin,. 
ce. Il y a en ïrance rj Arcbevichcz- ) 

.Archet ichi^f.ra. C'cûl hôtel «le l'Atchcvî'quc. [ l'Arch.-'*ché 
eâ rres proprî. Il tft boau, iiefi magnifique. Ailcj a l'Archî- 
vêché- Denicnier i l'Archevêché.] 

* .jiri.t-vid]é,f.nt. Ccft l'étcndat de Piïs fur l.'qusU'Aithî. 
vtque a juridiéVion EcUûaiHque. f L'Atche>é<hé de Paris 
eft gcand. Sanfoa a fair <ie& laiites f».'t ezaûet de tous im 
Aichevéchcz 6c Ivichcz <ie France. ) 

.jirchev^ett,f.m. Il vient du Gr se 3c il vent iirccfluiqiiieftle- 
preiaier entre le» Evêques, Sccen'efl qui depuis k >'uacrié- 
31e iitcle qu'on t iatroduit ce nosxlaus l'EgUfe. Voida Pin^ 
tu-yfueifuflin^f.S ir-i. On don»t aujojji Jhui et gl-OrJeux' 
|iom GJi bien henteus £clé.'iaftiqi«c q'Ji a J.js Pvj.jues pour 
fuf€agans,onqaidépeudairdeiiU, «juiIcscoaC-cre, Se (Jui 3 
le potti oir de coa voquer ks prJAcipî ax du Cttrijé Je là fi 0- 
ïince pour tenir un Coude Fjovujcial [ L'nUgf, uufavanr,. 
AichcVique. Un vertaeut, un jrA»d>u«fiaieux,nniUufttc, 
ua fahat Archevêque- ) 

^ArchLiharaiKUi^fia. Il vetit iitt irtrid ChumMin , & il ne jf 
dit qu'en parlant de i'Elcfteur de firandcbout;; qui poîtele. 
Titre d'Archi-CbaœbeUn du StJJ>pire>p»Jce que ianj i'elï- 
ftiond'--rfirnp*aèui &aa fcauilmp^iial qu'on luitaii .iprcs> 
ù>ncouro)in.:nwui,r£!célcuide Biajidi.'.;our;f3itk« ftu- 
<nionsd'Aichi-Chîim">eUn. i;prendlcbA<rui,l'éj;.iiérs, S: I» 
fcrvicne & donne i laver à ! Einpc-cur. Vo-ez Um'^eta .:■,.- 
cU..:ty , l. 2. C. X, i> de Prade h'ifiuc d'^itcmaine , x. ftriit^ 



.Marcetiaus avoir plusieurs âni:ei& lurfim'il alla wi'^uCiX- fijihiiuvDntt, f. m, Jlviçnt i« '3lC«. E|V.'Laîi9-..*irt*l^»*»''*.'«<} 



8d arc 

C'eft la dignité la plus confiJii-cabk- d'une Eglife Catediale 
aprcs la dignité de l'Kvtquc ,ou de l'Arrhevcque. Le mot 
d'Arc/>iJi<i"n4»n'eft pas a beaucoup prirs, fi ufité que celui 
d'Afchidijcar.c. Cependant quelques-uns difcnt. llauntres- 
bon attliidiaconat. A la faveur de fcsamis,ila obtenu un 

ArclKUiMCOlitt. 

AacHiDiAcoKé./'OT. 11 fijnifie audl la dignité it la charge 
à'^rchidi^crt. (-Vous avez contre la dctcnle exptcflc des 
Conciles, un ^rchidutccné , une Chanoinie . & deux Pricurez 
iimples. S. B.ortmitrt partie. Vos deux derniers prcdcccf- 
feursquittoient fanscottiparaifon de meilleure famille que 
vous, n'avoicnt chacun que leur atchidiiconc , &leur cha- 
noinie. S. X.l. partie ) 
^rchiiixartij.m. C'eft létendUe des paroiflcs fujettes a la 
vilite de l'Archidiacre [ Son Archidijcone eft grand. Un 
petit archidiaconc. Vifiierfon atchidiaconc. ) 
archidiacre, f. m. Mot qui vient du Grec , &qui veut dire le 
premier lUiDixerei. Acofta dans un traite qui! afa'trurdes 
m3tiéresbi:ncliciales,penfc qu'on apeloit autrefois Archidia- 
crecelui des Diacres qui ctoii le plus-lage& lemeillcurmé- 
naget. Onl'élifoit àla pluralité des voix de fesconficres,& 
il avoiiTadminidration des biens de l'Eglife. L'Archidiacre 
aujourdhuin'eft pas cela C'cftunOficier EcleCaft que.qui cil 
le vicaire de l'Archevcque oudcL'Evique, Scqui vaviJiter 
les cures du Diocéfe où il tft Archidiacre: Qui ptcfcnteaux 
ordin.itions, Icsordioansà l'Arclicvcque, ou alEvéque, 8c 
qui lui répond de leur capacité , & de leur mérite. Il rnet 
prefque par tout en polUflion les Titulaires des Eglifes 
Paroin]altSi& il ptcfeiiteà l'Archevêque ou àl'Évéque,les 
Edéfiaftiques choiCs pat ceux qui ont droit de fcpicrcnter 
pourdeceitains liénericcs. Les fonc'uons des Aichrdiacies 
ne font pas les mêmes d.ins tous les Diocefes. Ils l'ont en de 
certains litux Curez de toutes les Eglifes vacantes Se liti- 
gicufcs.Sc en d'autres ils partagent avec l'Archevêque, ou 
l'Evéque.le droit de deflcrvir.ou de faire deûèrvir les Curis 
& d'en retirer les fruits j Ce qui s'apelle£'i<piri«rff/'srr. L'o- 
ficedes Archidiacres a toujours ctc d'avoir l'œil fur tout le 
Clergé fc fut tous les peuples des Dioccfes. Lcn^itie 7/«i- 
dtii.''ii. L'Archidiacre tient le premier rang aptes l'Arche- 
vêque, ou l'Evéque. Voi f «virt Trtut de l'avui. Ttmc i. /. 4. 

Le fraiid ^rchiUiter: C'eft an Oficiet Ecléfiaftique quiia droit 
Ac vifite & de cotreélion par tout le Diocel'e , oii il a l'hon- 
neur d'être Archidiacre. En un mot, c'cll le premier de tous 
les Archid acres do quelque Uiocelc. ( Le grand Atchidu- 
ere crt lavant, eft fameux, tft habil .-. ) 

Archiduc,/; M. Il vient du Grec & du Latin, »^reW«i-. C'eft 
le premier Se le plus conùderable des Ducs, L'Archiduc 
d'Autii^he eft Empereur. Maximilien premier fut l'inven- 
teur de la qualité d'Atcliiduc. L'Aichiduc d'Autriche cil le 
chef fectet du Confeil de 1 Empire. 'Deprade hijtiit d^yiie. 
marnez, partie C. 5. 

^rci.iiuchejji ,ff- C'eft à dire première Duchelle , & l'on n'a- 
pelledubcaunom d'Atchiduchcflcquc l'cpoulc derAtchi- 
diic d'Autriche. 

^rehiJuc .,f n . Le Tais quepoffeie l'Aichiduc. L'Aichidu- 
ché d'Aut.ich..-. 

^rclnépif'l'-'li archiififctpale, *d Il vient du Giec & fe pronon- 
ce drk'ép'f'^'l- QiL' 'Cgaidc l'Archevêqu.. , qui .ipailient i 
l'Arch.vêque. [ Bi.iufice Archicpifcopai. Mrtte Aicliitpifco- 
paie. ; 

t,rchi.pif,eo.trJ.m II vîtm du CrcC.en Latin hrchtpifcefatiu. 
On ptoiionc; «'V','"''''/''"- C'eft la di;nitc d' Àrclievcquc. 
A'W"v;<-*f eft incomparablement plusufucqu'A«<'i<'/"/v"> 
qui ftv.i.1111. 

+ A>ci'il"'.<"chifele,adj. H tftcompofe du Grec Se du fran- 
çois C'eft à dire, qui eft foi au liipicme dégre. ( Cela eft Ar- 
chifou. c'i.ft un.chofeauliifolr. ) 

+ Kxliif'i.f'" C'eft un fou ticfé, un fou achevé. fC'efton 
Atchi-fou Se un aichilourbe que le pauvre T. d. L. Un voie 
cela dans la vie ) 

t M'.,if»te,ff C eft une fote fiefcc. Une vraiefole. (C'eft aoe 
veiiisbleaichi foie ) 

X'cIt^tiJii l'Ile , f. n h'C'iiit»idtii4i. Il vient du Gicc , Je veut dire 
le 'jupciicui ili-quclque Monafteic, J^c liiiqtiM<-;»irdc Icî 

{i^çliguux, vk touici Ici peifooucs qui lui lunt l'giuuUcs< qui 



ARC. 

les rêgitdc, dif- je . avec at Aion , & delà même forte qn'a« 
Berger, les moutons. Du l'inaïai^nt kiclefiidifciçli'ui,p.f, 
('MonlicurrAbéde la Trape eft un véritable a rchimandiU 
te.) . 

T ^rehipedxrt, f. m. Il vunt du Grec , âe Cjoiiie un franc 8c un 
fiéfc pcdant. En Latin ^rclnpedA^o^ui , en Italien Se en Efua- 
f,nou<i pidAiae. L'archip.dant eft un animal charge detouc 
le bagage de l'antiquitc , qui eft fot Se fier fans raiion Se qui 
afccte en fes manictes,8c en fon langage quelque chofe de ri- 
dicuU- Se de fmgulicr.capoiali a fart t:pi(Un:t Se Balzac !e Bv 
/>»/!, qui eft le portrait d'après nature, d'un véritable 4reii^«. 
<^iir. • 

archipel, f m. C'eft la partie de la Mer Méditerranée , qn'oa 
nommait autrefois lami-r Egée, l'Archipel tftitmpli de ue« 
belles Islcs 

tyirclii pam/e, f. f. Terme de nser. C'eft un rettanchcmcntquarré 
quicftfait deplanchis Sequicft à fûndd.- cale pour confei- 
vericspoinpts. On met quelquefois dans l'aichipompeles 
boulets d. canon. On dit.vifitet Ctrchiptmpe. 

^rchiprefeiterM , ^rciiipre/lirerafe, adj. Il vient du GrcC. C'cft) 
dire,qui regarde l'Archiprttre. Le mot d'^ir^hiprefuiter^ acÇt 
dit gu re. On ne peur pourtant pas tout a fait condannet 
Ces façons d. parler. C'ift un d.voii archipivlbiteral , cel« 
touch'.; la dignité atchipiefbiterale. 

f v-4'c'M/)r</Ji/fM',/"'o.Il vi^nt duCrccc'eftjli dignité de l'Archî- 
prétrc. C'eft le bénéfice de Celui qu'on apell. .".tchiprëtre.ou 
le pieini>.r des l'tcties. Le père LubiUjdans fon Mcrcutc Gco- 
g.aphique emploie indifercmmcnt ^ic^iprim ,'c!.ij'revttt, 
SiK'(hiaie[iiiirti : Mais il tort, Krchipritre vaut mieux que 
Us autres, il a obtenu l'archiptelbiierat. Il a eu l'aichipicC- 
biicrat. 

Archi.pritre.f.m. Il vient du Gr:c. C'eft le ptcmicid'.s Prêtres. 
C'eft celui qui par fon mérite Se par fa condu'tc eft le plu* 
conùderable des Cutczifle qui pour cela a droir d'avoir loeil 
fur quelques uns d. l'es coafrcrcs. En un mot 1 Archipiciie 
cllun: inanuredc Doun. Uya des Archipitttcsdc vilU-, 
& d. s Archiprcircs ruraux. Ceux d.- vik font les Ooiens des 
Curez des viles. Se l:s ruraux, font les Doicnsdcs Curez de 
la lanipagne. C'eft aux Archipiêtres que s'adrefl'enr les 
mandemens des Archevêques Se des Evêques, pour les faire 
tenir aux Eglifes qui font dans l'étendue de leu: Axchiprètté> 
Mr. le curé de la Magdelaiue, Sccelui de bt. Seveiin lonilcs 
feuls Atchiprêttes de l'aiis. Les l'aroiîl'cs des Aichipiétret 
de Taris piéccdcni toutes les ParoiU'cs du Diocéfe. LesAi- 
chiprétres prcccdent les autres Curez : mais comme cette 

fpieleance eu conteftec a McHieurs les Archip(êtrcs..MonGeuc 
ï'Arciievêquea donne rang aux Aichip.étrcsde l'aiis avec 
Meflieurs les graiu Vicaiics Se Ion Otieial dans toutes les 
aflêmblees. 

^rcliipri:re, Arckiprtveré, Archiprefùlerdt, fm. Ces 3 mots n'ont 
qu'un même fcns : mais .^t'uipritie eft le pius uliic & le 
plus doux, -.rcliipreverclembic iutupoaai»!'., Areà;".-."<,c'ell 
la dignité Se la charge d' Arch-p^êiie. C'eft le buielieede 
l'aichiprêiie. [ Arcliiprêtrc v..q'.iaut. U:i boa Aiciupicirc. 
Conférer un Atchiprctré. Pu r/.«!'.i4j 

^rJj -:rie:ri, ^rchi.pntii f.tv. L'un Sc l'autre fe dit , mais é 
premier eft infiniment plus ulite'que l'autre , qui a vieilli; 
^rcliiftien'i , vit'ut du Grec Se du Latin. C'eft le prcmiec 
Fricuie ( Obienir un Lon Aiehipiicuic, avoii un Aichi- 
piicuie tics-liche. J 

AKCKiTEClE./:'». Il vicnt du Gtcc. Les Latins difcnt luiliitt. 
lim , (, cil celui qu lionne I: d.llein des Ouviagcs d'Aichi- 
tcéluic. Atchitcéti ancien, moderne, fair,:  , tenorome> 
illuilt;, connu, habile , expert , l'iv^nt , intelligent, ingé- 
nieun Viituvecftle plu:, cilebrc d: loub les Archiicelo. Il 
a véculon^ cents C( eilmoiriuus l'rmpcicur Auguftc. L'Ar- 
chiicele doit être lier en honncie hrmme, Se ne point fane 
lâchement la Cour aux i;ians. U faut qu'il lâche le Ocn'cinda 
Céomcirie, l'Optique, l'Aritmetiquc. l'Aftruiogic Se l'Hi- 
ftoire.Vafair aéciii ca Italien la vi: dc:> pluscxielleusArclii- 
Ic^tcs, d.s plus celcbiof cintres, Scdeipliu cclcbtcsScuIp- 

(CUIS. 

^r.i ::r.'eiufrtf!it. f. f. Il vient du Grec. C'eft la Jefcripiion 
dcsb.iiiniens.d sTeniplcs.des iusde uio:" •■ - e t ei, 
des pii juudcs, des ob. niques, de < b.iin , (' des 

poiu.dciuuduACsdeg.icitcanvtcane» &.1 , . ena 

liiiUoii . 



ARC 

B:Ilori StSandrat de Nurcmbtrg ont traite de l'Architeflono- 
gtaphie. Pluiîeuis Papes om fait fleuiii rAicliite:lono- 
graphie. 
A'chitrave ,f.m.]l vient du Grec. C'ed une groflè pieté de bois 
apiiiée fur deux colonotS' Cet arcliiirave e'.l f lutcr.u par deux 
bonnes colonnes. L'arcliitrave n'ellpasH faill.mcque le bas 
des colonnes. Voi Defiodits .idificei nnii^aes ieKtme. l'atclii- 
trave cft pofc fur un petit fil.t quatre. Vai ■Vif^oiin , éiifitei 
antiques ^pa^.ioi. 
"J- ^rthivil ,fm. Il vient duGrec : quelques-uns dif^nt tirchi- 
x-f / , mai J mal ;&en fa place on fefcrt ordinairement d'a^r'»'- 
ri/îtic'eft celui quiafoin des papie:s & ad.îpublicsd'un 
lieu de confideraiionjd'un Empire, d'un Roiauaie, d'une 
KepubliquCjOu d'une Fiovince :c'eli l'un des Aichivelsde 
l'Etat. 
archive! , f.f. [I vient du Grec : C'eft le lieu où l'on garde les 
papiers, les aftes 8c écrits publics d'un lieu, ou d'un pais. ('La 
déclaration que faifoit un père parmi les anciens, qu'il lui 
étoit né un enfant, ctoit gardée dans les Archives publiques, 
&dins celles de fa maifon. Le Mm plù.zi.p. 575. ) 
^icmveidt France, f.f. Ce font lesCha'tres & autres papiers 
confiderables qui concernent l'Hiftoirc de France, 8c qu'on 
garde dans la Chambre des Comptes de Paris ( Lire les Ar- 
chives Fiançoifes ; feiiilleter les Archives Frani,uifes. ) 
^rchi!j!e,f m. Il vient du Grec : C'eft celui qui garde les Ar- 
chives jc'elH direli-s papiers & les aftes publics, de quelque 
état ou de quelque lieu conlidérable. (Ce font les Archivi- 
ftes de l'Empire. C'eft l'un des Atchiviftcs de la Républi- 
que. ) 
AKçoStfr^. Terme de SeL':er. On prononce ^/^r/Ton ; mais on 
ne fait fentit qu'une f Morceau de bois plat & courbé qui 
foutientlafcUe du cheval f Arçon de devant; arçon de der- 
rière. Luarfd'tsfant nfit;j;; c'eft adiré font couverts de bons 
nerfs de boeuf réduits en tilace, & colés autour des arçons , 
jjour les rendre plus forts- Bjinder les arçons , c'eft les afermir 
avec des bandes de fer.Faire perdre /««ii'fonj. Termes d'hom- 
me de clieval ; c'eft défarçonner , c'eft jettet un Cavalier hors 
delafelie. 
^ * ^<ftn ,fm. Il entre dans quelques façons de parler un peu 
gaillardes. Les grandes femmes vont d'un air plus haut que 
les autres, 8t font fouvent perdre l'arçon à leurs galans. 
tArfm,f.m. Terme de Chapelier. Infttumsnt en archet de vio- 
lon] grand de 4. ou y. piez,dont onfefert pouracommodet 
la laine , Se la mettre en état de fervir.(Un bon arçon , un mé- 
chant arçon , un arçon rompu. ) 
^1 çomier ,v. a. Terme de Chapelier. C'eft acommoder la laine, 
& la faite volet avec l'arçon pour la mettre en état de fervic. 
( Qu'on prenne vite cet arçon , 8c que Ion arçonne cette lai- 
ne. ) 
A R CTIQJIE , *dj. V. ^rtiijue. 

ArCONTaT , ^rchsnlal , f. m. Plufieurs écrivent ^rehotitat , 
parce que le mot vient du G,-ec , mais tous prononcent ^r- 
ccn'at , & l'on ne fetoit pas mal d'écrire comme on prononce. 
Ci ft la charge d'^reontc. C'eft le tems qu'un Magiftrit d'A- 
thencs gouvernoic cette fameufc Ville en qualité d Arconte. 
f Alexandre le Grand naquit durant l'Arcontat d Elpines. 
Codrus aquit d.- l'honneurpend-nt fon Arcontat. ) 
puante ,>Arihiinit,f.x. Il vient du Grec. On écrit fouvent .Ar- 
chmte, miis en prononce toujours ^rctnre. L'.Arcente ou 
V^rchmie ctoit un Magiftiat d'Athènes, obligé de rendre 
compte de fon adra'n.ftration. Il y eut dans cette ceiebre 
'ilU des .^rconres annuels , & des Arcontes perpefutls. Me- 
don filsde Codrus gouverna le premier en qualité d'Arconte 
perperuel, &:lots que les Athéniens fechoilirent des Arcon- 
tes annuels, Cteon fut le premier, "itjjket , HifimcMnivcrfelie. 

A R D. 

Ardekt ,',ar.iente , tdj. Il vient du Latin, atdem , Se fe pronon- 
ce «rrfan. Il llgnibe» qui eft en feu, alumc, brûlant, f Mettre 
furlescharbonsardensiprendte un tifon ardent ; la flamme 
eft toute ardente, y 

• ardent , ardente y adj. Au fïguré.il veut dire violent , âpre , vé- 
Iiémcnt , vif, palfi inné- ardent , en ce f ns , fc ditdes chofes 
& des perfoniies ;& alors quand il tcgit un nom, il veut un 
datif < Se quand U i:<;gu un v«ibe , il demande i'inâniiif avec U 



A R D 



81 



particule ^. L'honneur eft la nourriture , 8c le plus ardent 
d'il' des âmes bien nées. F^t.pUi. La paflion des f lanjois cft 
aidettre^ 

Ils bavent , ils grincent les dens ; 
Ecplus leurs fecoudes lontvjincs, 
I'lusi/«ptife ils font «rit; ). 
S. ornant , Rame riduti le, 
11 eft ardent à vous fcivir;Sc moi jcil.: fuis autant que lui.f »^. 
Iti. T. z. 

La Reine qui m'entend , peut me défavoiici , 
Eilem'avùtoujomsnrAnt a vous loiier. 
T^çan.B'Tg. a. ^.f.demure, 
ardent , ardente yadj. Aufi?,uré & f Jl-i.'iant vif 8c violent, U 
veut aufti la prepoCtion ,^dans , ou f n ■ lors qu'il eft fuivi d'un 
nom qu'il régit. (' U eft .iident dans fes .-"efis. ---W. LucT.z. 
Elle tft ardente dans toutes fes pafllous. U eft ardent en 
cela. ) 
^^rdent , ardente . aclj. Ce mot fe dit de certaines Chapelles , Se 
leut dire oit l'on brille de l'huile, oîi l'on brûle de la cire. 
(Une Chapelle ardent _■ faire une Chapelle ardente.) 
ardent , arder.te , adj. Il fc dit qu;lquetois de certaine Juftice qui 
juge i.s criminels, 8c veut dire, qui les condamne au feu , qui 
les fait briller- (' Etablir une Chambre aidente. La Chambre 
ardente eft fans reraiflîon pour Us empoifonniUisScauucs 
fcelerats , êc en cela elle eft très jufte ) 
ardent , ardente , ait. Il le dit de certains îiiiroirs, 8c (Ignifie qui 
brûle, étant expofé aux riions du ioleil ( Ce miroir ardent 
eft tres-b;au& très bon ; faire un miroir ard.nt.) 
ardent , arde::re , adj. U fc dit de certains Chevaux doni le poil 
tire fur la couleur de feu. ( C'eft un Cheval qui a k poil at- 
denr. J 
..Ardent ,f m. Feu fautelant autour des eaux ; feu fautelant au- 
tour des lieux marécageux. ( On voîoi; d.s ardens autour 
des matais- On apelle aufli ces ardens , des feux fclitt,. ) 
.Ardent ,f m. On apelloitdece nom ceux qui étoient ataquez 
d'une forte de mal caduc qui les biùloit, 8c les coiilumoit 
prefque entièrement. ( 11 cft Ues dihcile de guérii du mal 
des ardens. Il y a une Vierge à qui les Catoliques Roni.iins 
ontrecours ,8c qx''ïUtiomaent.SainteGinevtiveda ^Ardins, 
C'eft à dire qui guérit le mal des .irdens ) 
ardemment ,adv. Prononcez ardanman. U vient du Latin ar- 
denter. C'eft avec ardeur , avec feu, avec force , avec pat 
lion- ( Difputet ardenment , aimet atdeninent. ^kl. Luc. 
Nôtreordres'eft opofeardenmentàlaDoft.ine de Molina. 

FafLet.2) 
ardeur J.f U vient du Latin .^ritr. C'eft l'ailion d'un corps 
ardent, plein de feu 8c de chaleur. (L'ardeur du Sol.il eft 
exceflive. I'i«. ^<m. /. 7. Suporter l'srdeur du '^oleil ^til- 
Mar. 1. 1. L'été en Efpagne 8c en Italie, l'atdeut du Soleil eft 
violente. Scies gens qui n'y font pas acoutumez,nclalcut- 
frent qu'avec peiné.) 
* ardeur, ff. Au figu^'.il Veut dire patfion .amour , aciion vi- 
ve & pleine de feu. ( Une ardeur vive, fide'e , iinctre , con- 
ftante, vraie, véritable, ferme. Mon aideui me tien' lieu de 
meiite. Sar.Tee. Avoir de l'ardeur pour les belles connoit 
fances. ^W. Tac. 1. 1. ) 

C'eft de tes jeunes yeux que mon ardeur cft née. 
Mai. Tôt. 
At.oiLlon ,f.m. TctaMd'Orfevre,deBiurrelieri>- JeSitlier. Il le 
dit p.irlant de boucle; c'eft la petite pointe qui eft av milieu 
dechaque boucle. Un bon ardillon .un méchant ardillon, 
raidillon de la boucle eft rompu uiieitie des ardillons aux 
boucles ; faire des ardillons pour les boucl.s. J 
Ardoise,//. Pierre tendre Se brune, qui lé lève par felUlles , 
8c qui eft propre pour la couvertuie des beaux bàtimens. 
( Bonne ardoife, méchante ardoife- Uyalix fortes d'.-.rdo:- 
fes.la quarrée,la taillctte, la cofine.la gtoHè ardoife, Se 
celle qu'on nomme le poil. L'ardoife quarrec eft bonne, li 
cofine, tortue ; la taillette, petite, 8c elle qu'on nomme le 
poU , la moins confiderable. On tirel'aidoife aVeC des en- 
gins , Se avec des Chevaux ; 8c lois qu eilc eft titee.on la porte 
aux Tailleurs d'ardoife, ils la fendent 8t la taillent. Il y ad» s 
perrieres d'ardoife en Anjou &i en Eietagne ; L'arduifeeft 
propre pour couvtir les beaux édifices; Veifaille en eft tout 
couvert. On fefertaudî de l'ardoife pour deftîner. II y a une 
axdoils neù(<(]IilandC;Ueiboiuis contre lefiujsdefan^, 



Si 



À R E. 



&<I'ji emycchs <l"î 1= '•"S "' ^^ ciille il«ns le eorps «p <« 
qoclcjuc chiite. H";'. "«''• ''"'^■"'•^'• 

^rdtifé, jirJoiict . ailj. Il !e dit de ceitjins pigeons , îc rgnifie, 
qui cirefutlacoulcut dardoile, Se qui cJ d'ordiniire bi:- 
ic d: laune. ( C'eft un pigeon irdoiie, h femelle Jeté 
pigeon cftatJoil'ce. On dit suffi fublUntivemciit , Ccft Bn 
joli aido;sc, Ccft une très belle ardoilie. 

^rJafirt. /T/. 'C'eft une carriire d'ardoifes C'eft un endioit 
de la terre oii vient lardoife ?c 'l'où l'on la tire avec des en- 
gins & des clicvaiix. ( Les ardoilîtrcs ne font pas commu- 
nes llyadesardoilieres en Aniou) 

f Ardre. Ce verbe eft quelquefois <>£?;/, 8c fouvent "<■«'«. Il 
vient du Latin ^rJt'C , en Efpagnol , ardf. Il n cft propre 
mc.'it cil ufage qu'au prcfent du fubjonclif lors qu on fait 
desiinprccàtions. Ainfil'on dira que le feu de Saint Aiitoi 
neir^' ces gros 8c mifcrables inisquiempichent les bons 
Diclionnaiies J avoir cours. C'eft de !a for; e que Scirton a 
parle, 7^>n'»» Ctntifuc ch..l>. z. Que le feu Saint Antoine les 
ardc. 

tARDU, ariuï , ad]. Ilvient ial.xùn. ~4rduu<. En François il 
l'cinble n'avoir point demafciilin , 8c n'ècre ulitc qu'en 
quelques façons déparier, inc^encfedit qu'en tisiit.ii fi- 
gii fie diticile, malais-, «••ji.neux. f C'eft une des plus ardues 
queftions que j'a;c oui faire. i'ti...ttiit ) 

ARE. 

AntSE,/?/. Ce mot eft d'ordinaire poétique, î< vient du La- 
tin -....- Il fignifie /JWr ( [lies couduilcnt.leuia:gent fur 
un lit d'arcnes dorées. Cad. fttf. 

Oui, qui pourtoit conter le nombre de mespeines 
Pouiroit aullî conter le nombre des <irtnci, 

iicn.jwtf Idil, I. 
On conteroitplmct les ar«n<i volantes 
Qiic l'Afrique contient dans les plaines brûlante! 
Qu^e les dons inlinis que tu fais aux humains. 
UaJ.pief ipjrt. PCm ) 
^ine , f.f. Il le dit en profe lors qu'il fignifie le Heu où com- 
batùie.nt les 'gladiateurs du teins de I ancienne Grèce, Se de 
l'ùncicnneRome. Néron ob:igea les Chevaliers Romains a 
de cendre dans rj'è'W. ^W.Tac. Ils ont une arène p:oprc à 
s'e.teicer à la lute. Ccft iincarcne très commode. Iti.Ca- 
raciiniiic Técph ,!j!i,ctraHiii dinomjtUtfMit, 
Jamais les urfHfj de Pife 
N'en virent de plut obihncz. 
Sr.^lm. ^anittidtiulc. 

w*»i.f< , f. f. On apellede ce nom un Amphitcàtre que les 
Romains bâtirent à Nimes , Se qu'on voit prefque encore 
tout entier. Lès Gots l'an quatre cens vin^i de notre falut 
foKificrentcet AmphiteJtreSc ) conlttuilirent un Chiteau 
q'a'onapelle le château des aiencs. loi Iti aun^mrtx. de Si- 
met de Mr. Peiron. I" 

Anrop.GE,/rra. Ilvient du Grec. C'étoit  Athènes, le lieu 
cilles anciens Grecs renvoient Icuts arrêts, & où l'on ren- 
doit lajufticcfans aucune corruption. Les Latin> ape lent 
ce fa.Tieux iieu , drr3p.tnw. f Ne cram point qu'on te falle un 
procès ctiiiinel dans l'Aréopage. ^ii.Luc. T. i. ] 11 le prend 
ijlTipuur le benat d .Athènes , qui rendoit la juDice dans 
1 A reopage. L'Areopa^e eft li ancien, qu'on croit qu li avo't 
et'.' ' laoli pour juger entre Mars 8c Neptune, fur ce que Mais 
avoir tue un fils de Septuncqui avoii viole l'a fille. DeSt. 
"Heal.rrm.irijuti fur In tpitrti de Cice'tn 4^i:!:m. T.l ] 

^'trti,f.tlie , f. m. Il vient du l.rec, îc I; dit en I aiin ^retptgif 
Ccioit un jugede l'Atco('age. [ Soloii ctabltle preiiiiei les 
AieOj j.;ites.C ctoieni dos Juives incuriupiibles,S< ils ciulcnt 
lî Icvcrc'.ces Aieopagite^.qu ils vuuloient que dans les dif- 
cojiSf]u on faifoit devant eu^, on ne fe fer, it ni d'exotde 
etujie, ni d'aucune fii;ure qui les put cinouvoir en favcui 
delà peilonne pour qui unieui pailuil. Un parle de S. De- 
nis l'Atcopagiie. 

A%i:tuirrefie, f.f. On l'écrit de l'unc OU dc l'autre façonimiij 
l'i ne f. prononce point, Se montre fiulcmèt que la pcnuttré- 
me filabediiinotitrro eft longue. Ccft un os, en foi me d'c- 
■inc, qui arrête 8c louiient la chair du puill'on. Les grandes 
bctcs marines , au heu d arctis , ont des os duis. %en4 ^ Une 

rc'itc u«ic , ujic gttfU'c U(U' > ^XAnil OAUUU'tc liu f oiQejV >J 



A R G. 

faut prenifre çaide 31K arêtes ) 
'^ri:e , f. f. Terme de c-v^r,»ier. Côte jn^u'iire de qtiefqn! 
corps, f Cette pouuc eft < iivh jfrtti.c'-.ll à4if-,ellc >.»l 
bi-.n équarrir^. ^ 

* ^riiej.f. llfeditdesEnc/KBifi. Ceftieboid de l'Encliun'. 

* ^'ire,f.f. Terme d'£r/:irf. Tartic de la cui'ier , clevcc furie 
cuiîeron. Arétc de cuiller bic.i-fatc, ou ma!-faiie._> 

* ^yt é't.f.f. Terme de Ftur'^Jrnr. Partie elevre qui règne le 
Ion; delalam:. ( L'arctcd;: cctt.- laine n'eft pas biea toui- 
biî. ) 

■* ^rire,ff. Ce motfcdit rff><j!5«r.-ii- Jei plan. C'eft l'ertie- 
mité du b<5rd du plit ,oudc l'alli-rtc. du cotedufoad.( Fai- 
re- l'aréie d'un plat , ou d'une afliett: ) 

* ^rifei , tHdreJlej , f. f. \ ne le dit qu'au plurieL Terme de 
Mi'ège. Ce font des gales âc tumeurs qui vienn.nt fur les 
nerfs des jambes de derrière d'un cheval , ént.e le latrei 8c le 
pjtiiron. Onapelleaullii't'fi >l<s queues de cheval dc^r- 
nies de peil , qu'un numnieauHi ^uetuiderai. 

^litur ,f.m. Tcimc de Ciiarpenlier. C'eft une pièce d'. bois biea 
cqaariie , qui forme Vurit: , ou le coté ao^ul^ie des couru- 
Huc^ , qui lonc faites eo pavillon. 

A R G 

ARr;ANE^u,/^'^I. Terme de "04^//^. C'eft un gros anneau de fer, 
ou l'on attache des cordages. Il) ades .r^dncivji' aux pin. 
bords , au bateiies , aux cncr^'i "ce. 
•^r^ienr , f m. Du Latin ,i.yr.;um. Prononcez «r^jn. C'eftipùl 
l'or, le plus prcticiix des métaux Ëon argent, argent >iai> 
argent faux, argent bas, argent fin L'argentd'AIemagnc n eit 
pas n eftime que celui de ftaacc ) 
^rgmt , f m. C'eft de la monnoie d'argent. ( AmalTer de l'ar- 
gent. Avoir de largeur, être riche en argent, avoir de lar- 
geur coinpiani. L'argent cft un elclave tiigitif , vous a-.rz 
beau lech.irger de fers, il «'enfuira avec (es chaînes, ter^K 
le fous la clé & les vcrrou.x , duiinez lui des gardes , 8< lit 
ecluipercnt de compagnie. M.M.rtixJitmtlui de s.ch-tfijit.'Hi 
htm. i. Il cft :ndii;nca'un hom:uedcc<£ur dcnepasgagnet 
de l'argenr glorieafemmt. 

L'ari;ent fera bien, loi l'jfa re 
Et quelle afaire ne fait pa» ce bien-heureux métal! 
Lm Fotitaûie, nauvtUet. 
Ouï. cet heureux inctai fait tout, 
Renverfe murs, jerte portes par terre, 
N'ciit.'eprend lieii d.int il ne vienne j bou^ 
Fait taiie chien, Se quand il veut fervantes,. 
Eiquind il veut les raid plus lioqucn.cs 
Ci^ie Ciceroa L* F*n:âu:e ,ii»u--rgi. 
*^i"". / ""■ Biens it rithcircs. ( Eft- il quelque talent que 

l'arg-nt ne luid^'qBc ;Pt,/l/. ) 
Ar;f.ir.Ce mot entre en plulleurs façons de parler proverbiales. 
^*i ade r.trgenra dri pntufrei , c eft i due, que quiconque 
eft riche en argent, a tout cequil délire. Agemcm/intt 
fmie mid-cme kl':.Lu<. c'cftàdite, que celuiqui a de I ar. 
gcnt.eft guciidctous fesli>«ux. rnm:i'A'çeit,fiiti deiuiji, 
C'eftiidire,quefaiujrgcnt, on n'a point delerviteur. L'af. 
ynl eil cimrl ehet..rm%i. C'eft adire,quciiu bouilecft vuide.Jc 
que j'ai forrpeu d'argent. 

Tu diras c)M'aux cofres du Roi 
L'argent eft court, comme chez moi. 

littfrtttrt epi. T. L rf f", 

Avtir Je r*'^nii mifKen , Ceft a dire, avoir bien del'arjrnT, 
avoir de l'argent qui n'eft point emploie. Se qui oc Ici i de 
rien Av»<f dilf^em fraii. c'eft ded argent qu'on vicut <'c 
gagner, qu'on vient de recevoir, ^r^m: ftu perirt In ^f^. 
^it^tetrféit rmrf ^dminr ,ma- i^^f -^Ârjeit fait trmt. lIcftiA^/V 
etar^ent ttmme ttm cr.fpami de plumai. On dit ce Proveibe du 
Seigneur V. 8c il veut dire que le pauvie bon homme eft loù- 
jourtàfec.Scqu iln ani fou niniaillc,8cqucbicn-i6> il ira 
finir chrctiennemeni 8c gloiicufcmcat les jours à 1 Ho> 
pital. 

^ryt li.u , c'Jl i dire que l'on ne fait tien lî l'on ne voit, ourc> 
çoit de l'ar^jenr. li enSit ^im d'aurrei^dem tlneprend put.t d'ar- 
fttt i c'eft .1 dire, il du bien d'autres pareilles choies avec peu 
de fundeinenr. 

A'x'urtrotr, i'ciuc tic riri«r<r«r. (; clliic l'atgcni c^u'onifaii 

p-lTa 



AR G. 

piffer ptlles filières. {'Avoir beaucoup d'argettttT»lt.) t.e« 
TicfUrtd'orvendtnt leur aigent trait aux Foutbiflèurs.&à 
tous les Ouvriers qui travaillent à des ouvrages où il cotre de 
t'Of& de l'argent 

* Argtn: , f.m. Ce mat fe dit de l'eau, & fignifie <■/<>»«', 8c en 
ce lens, il eft poétique. (Les Mulet oncquitclcs fleurs de 
leur montagne , Se l'argent de leur onde. Main. Pecf. Elles 
conduillnt leur -iijfni fur un Ut d'arènes, gai.jn'tf. Les petis 
flots font luire dans la plaine r<:rfir de leurs ruiC-aux. i^c. 

ff. 

* Ar^tntif.m. Il lignifie Wanf , Se en ce fms il cft poétique. 

Sous un votle d'*r^tht ii terre ciileveîie. 
C'efti dire, que la terre eft toute couverte de neige 8c d'eau. 

* K'^fif.m. Ilicdit en termcsde fi'j/»i.,&lijn li-*/<iir. Il eft 
lelimboledelapurctcâc delà frincliife ( Un Clicva.'icr de la 
Table ronde , qu onapeloitl;r bon Cli;valier fans peur, par- 
toit d'argent fiinplcmcnt. fo/. Santcr Himi^ue . c. 4. ) 

fi'^riiier,v. «.Couvrir de feliillcs d'aigent, aplicju.r 1 argentfut 

lemctalaTcclebrunifloir.dcavec tous les iiilirumcnsuecef- 

faitcs (O.iargrntelecuivre, le laiton, l'ctain, &c. Argcn- 

ter un plat, des foKtch ttes . Ecc^ 

A-g"<ii, x'geiiiit , adj. Qui eft couvert de fciiilles d'argent.) 

Manche de couteau argenté ) 
AfjriK», aTgentceiii. Qui a quelquccbofe delà couleurdc l'it- 
geat, ôc en ce fins .ccmotrcmblc être un peupoetiijuc. 
[ Nourrices des grandes Citez, 
Rivières .douxfar.gde!.! terre, 
tciiet Di;i; qui ptclide à vosflots argitittr.. 
dd. Pccf] 
A'S'"'f",rf- Tojte foite d- b.fogn: d Orfèrrc, giofle ou 
petiti:- ( Il y i dans le garde m •u':;le de Loiiis .[V. deux ma- 
gafius dD'^e„i;r:r ; le angilin d; I ' gro.lb iic ce!ui de la peti- 
te. On entend pai li^rojje Argenterie , les Tables , les cuvet- 
tes , l-.s toic'ietcs, les k'C2U."c c argent ; &: l'on comjir ,i;d lous 
le nom de petite aîgcntci.-, les talles, les chaud;.!. ers, les 
bras, les plaques . ifcituite forte de belo^ne commune qu'on 
apelevjile le d'argent ( ILiie belle argenterie, uiic ir.agiiiti- 
<Tue ,ui>e l'upeibeargentriie. L année i6S5.au mois Je Dé- 
cembre , a I exemple du Roi , les i,rans Seigneu:s 5c les Bour- 
geois portèrent toute leur argenterie à Uii.onnoie,pour en 
faire des efpeces nouvelles. 
f A-<'<"i'ux ,ttrgtntcufi ,ai. Mordu petit peuple de Paris; c'ett 
à dite, qui a beaucoup d'argent Les foeies , comme U. 
Avo;atdc cilate,& les faifeuisde R.om.<BS , comme Isjjau- 
vre bon homme V.. . ne font pas fort argenteux. 
t^T^enitiT , [m. Trefoiicrdel'argtrnterie. 

/vT^entin ^ariiitiint , aJj. vient de l'italien . «r^tiifiii» , blanc -de 
couleur d'argent ; pareil a celui de l'argent clair ; fomiant 
«Uir. Source argentine. God. Pttf. ) 

L«3 Cloches dans les airs de leurs voix a'^tniints , 
Apdeientàgrand bruit les Chantres à Matines. 
Dtp. Luc. c. 4. 
JtrjMt(«,/:/. C'eft URe plante qui fleurit en Mai, en Juin , 
&Juillet , & qui porte tine fleur ttct blanche. (' L'argcnti- j 
ne eft belle.; 
AkCiLe , /? f. Vient du Latin , AriilU. C'eft une Terre graffe pro- 
pre à fare des pots. L'aigile ne feit pas feulement aux po- 
tieis, elle fcrtaulTî aux jardiniers. ( Cette penice eft fole,& 
c'eft comice fi rur^iïts'clevoii contre le potier. Porr 7(oy.i/, 
) Ipue.chap.t.^. On trouve en Irlande Une clpcce A'aigitcmi- 
piopre a faire de la btiquc , & toute lorte de poieiie. ■U'Jlii- 
re tiAttireUe d'Ji U'idi tpi^g 184- 
^rgiUnx , ar^iUuft , xdj. Qui eft d'argile , qui tient de l'argile. 
[ 7 cl qu'un potier expert a fa roue occupe , 
D'un limon argilcuxpromptement dc'ticinpc. 

Fait L'Abé iann.Traduiiiun. La marne eftunemaiieré 

grade Se 4r^i;«tt/« , qu'on peut apeller la gratflèdcla'tcric. 
Eotle f Htfioire naJurtUe d'I^Innde. c. M, 
AROttT, f rn. Terme de UrdvMr. c'eft l'extrémité d'une bran- 
cbeinorte. U faut otet cette extrémité, 8( quand onloie, 
onapellecela ôtet l'ur^of. ^m dnUrdms. T. j. p. 70. 
Arfot.f.m. Terme de "«/"««r dt hurfi. Il peut venir du Grec, 
oii îllîgnific/4'i*ïrdXi«(^',/ifj/ »«i/f.j^« ; Mais dans la figRinea- 
■tion qu'on lui donne au^ouidui .veut dire le l^"X''S' ''" 
^utux ,ài. des coupeurs-de bouife , qui s'eKpIiquent d'une 
«aunicte ^uin'cftu2telb£ible.<ju'àccu:ide letu cabale. C^a- 



A RI. H 

Tolt l'afgot j »pt«ndie l'argot , efttcadte f argot ; ^«ilot 
l'argot. ) 

A'^'',r w. Il fe ditdescoqs, Voit'jtr. 

AilGOUtETS,/»'. Cavaliers François , qui ont fubfifté depuit 
le Règne de Louis XI. jnfqu'à celui de Henri fécond. iU 
étùieut armez de Haufle-cou de Halectct , de Gantelets d'i- 
vani-btas , de grandes cpauleites , & d'un cabaflct dont ils fe 
couvroicni la tcte. Leurs armes ofcnliv.s ctoient IVpee. U 
miH". al arçon, fv une arquebufedeï.pictSc demi de long 
dans un fourreau de cuir bouilli. 

* Onditqu qu fois entaillant , Se pour mcprifer une perfo«.< 
ne C'eft un pauvre argoulet. 

AUGOUsiN ûUirj"i.i.>iU vient de l'Italien, îcil fignifie celui qui 
prend garde que les Galériens ne fe der.ibent ,8c qui ineno 
faire ji^uad.les f.jrçatsqui fervent volontairemeni dans le* 
Calercs L'nrgoufin encliaineSc déchaîne aufli les Galériens, 
& rive le collet de fer qu'ils ont au cou. L'argoufin gagn» 
t'-^uilts jourshaitou neuf foiM,8c a fa portion comme uft 
Gale'iieii ) 

Ar.cui,f f lieu à P.iiis. où l'on tire , 8c où l'on dég'"fl'e l'or 8c 
l'agent poui les OrféT:;s 8c les Tireurs d'or. ( Argue Roya- 
le : envoyer a l'argue ralcr à l'argue ) 

^gu:.f.f. Term.deriic»-rf'iir. Machine compof e d'un gros 
pivot , 8c de barres de bois: autour de laquelle il y a un la- 
ble qu'on tien J , J; qu'on at che avec des tenailles tourtes Se 
giolfcs i uneauirc machine qu'on apelie la tcte d. 1 a-gue, 
oit l'on me: une filier; , au travers de laquelle on tire les lin- 
gots dci eu d'-tiicnt pour les dégrolTer ^ Tuer largue. ) 
Ce moi; d'.ir^"" vient du Grec, parce que l'in entionât I» 
Machmcout ctéaportées de Greee. 

ARCrEK , V. rt. Vient du Latia .^rg^tn. U fe dit en termes de 
Tala s: Ce! accuftr, icp tendre: arguer une ciiofe defau(.; 

Argumen T , /r»ï. l'rononccZrf-^/cw'!'' , ri vient du I... tin <!■/«- 
ritiium C'«ft un rairo:inen!cn; dez.t/ii 3. propoliiions. Le 
mot i'ar^iûitr.i en ce fens , eft plus de 1 école que du beau 
n.inde (Un bon , un fort argument ; un foibic,tin mé- 
ch.7»t argument -, faire un arguu-.ent ; ptopoler , poudcr , re- 
foudrc un argument , communiquer un argument , répon- 
dre avec efprit a un argument. ) 

^rgumetif , f. m. Sujet de quelque Ouvrage d'elprit. .Argument 
en ce fens , fe dit ; mais il n'eft pas fi uGte que celui de fuiet. 
( on joue depuis peu une petite farce afiéz plaifante >quia 
pouraigumcnt ,le Provincial Vifionnaire. 

argumenter tV.n. Prononcez drg«m*ï«r/, vient du Latin trgu- 
mentaiL. Ucfi deColege , 8c fignific , faire des argumcns.en 
fa place on dit r<iip>in(r. Cependant dans les dilputes de Thi- 
lolophieonlefeit de ces façons d -patler, arfuuuntcren fot. 
me; argumenter contre quelcun .argumenter furl matière 
première Ce Philofophe L. ce grand-vlfioiinaire à fait voit en 
argumentant, que les ouvrages d'Aiiftote.de Defcaiies.fib 
deCallendi, ctoient des pais inconnus pour lui. 
Ou dit aullî AT^uments^ian , Ar^iirnentai€ttr , Crc, 

A R I. 

A'TiAWrsaE,/?'». C'eft l'herefie d'Arius; c'eft l'opinion d'A- 
nus ,ha'. ile Prêtre d'Alexandrie , qui fouteno t que le Père, 
le Fils, 8c le Saint Efprit,n'ctoient pas de même nature. 
( EnfeigBcr l'Arianifme; é'ablir, Cûmbatie,détiuiri; , minet 
i'Arianifme. Jamais hérefie n'a cte plus gcnei-ileiticnt em- 
braflce , ni louienuë avec plus d'ûrd.ur que l'Aiianifire. 

i iJH'jlotre dei OroLlet ^ chap.^ L'Arianifme commciira de .fc 
répandre d;ns le monde environ l'an îis. de no'ie Uiut. Oa 

! apcla ceux qui fuient du fentimenr d'Aiius , . Wn«.j. 
AmrE .*'';■ H vient du Latin -n/i/w/, 8c veut diie.lec. (Unfa- 
blon aride ; une terre aride. ) 

* ^r:dr ,a.t]. Au figuré , ilfignifieA'iV. ( Sujetaride ; maricre 
atide. Il vient des tcms arides ; des tems de fcchetefte , et Je 
langueur , ou l'on fait de fïcheufts tcflcxions. S.Hxremmt, 

* ^ride , tidj. 1 1 fe dit de l'efprit , 8i Ve»t dire qui n'a po'nt l'i- 
' raagination belle;quina rien de fleuri ni d':gr.able. lia 

l'efprit extrimemcnt atide ; )e n ai jamais vu d'imaginition 
plus aiide. ) 

* .yiitde,ad). 11 fe dit auflR du ftile. Il figmfie.quin'a litn d'ai- 
I ma'ole ni '.iclchaimant , qui n'a aucune beau e. ( Lis lepctU 

L».i 



84 



A R I. 



tions qu'il fjit , rendent fon ftile aftfté , fec k aride. Djuour, i 

ikanlt ,t'.in. z.Itt. 7.) r . r • 

• ^„df,<idj. Il fe dit de U libéralité d'une perronne.& fait 
connoittc que celui dom on parkeft irvs vila.n,& n.ft au- 
cunement lib.iil (lln-yaiiendeplusaiidcquelcs bonnes 

gractS. M'I. ^varr.) . „ s ,. « 1. n- o 

^„.ht,.f.f. Vient du Latin 4r,rf,»« , c'eft 1 dire Kcherelle , Se 
en ce fens , il fc du laiement. ( L'aiiditc de la turc a «é gran- 
de cette année. ) , . . , n . j. 

• ^r,;/, / ,/:/. Au ligure il fe dit de l'erprit i Se c eftlc peii d a- 
erémcnt , & le peu de beauté d'un hoimne en tout ce qu il dit 
ou qu'il fait. ( L'axiditcde fondifcours eft défagrcabici l'a- 
lidiu defon efprit eftdegoutanteA ilne fçautoit plane dans 
laeont'erration. , ,- c 

ARisrARQJE ,!. m. Il vient du Grec, ou a la lettre il ligmhe 
i,n Prir.it: M.iis dans luùgc oïdinaiie parmi leslavans, il 
veut dite un tric^x^iparce qu'il y a eu un Gtaminairicn qu'on 
ap-loit ^r.y?jr^>.f",& qui ctou un C grand cenfour ,qu il te- 
pr-noit plulkuts v.rs dHomere, te plus fameux fc le plus 
aptouvé des l'oetes Grecs. C Ceft un Ariftarqu. raodet- 

AR"sioCRATiE. r f. Il vient du Grec.Sc fe prononce ^r.flc 
craiie C'cft une forme de gouvernement, ou commanJont 
les plus honnùtes g.ns. 8c qui font le mieux initru.rs des loix 
& des ma-utsde l'Etat. Le gouvernement des Lliinois clt 
fans aucun mélange d'Aiillocratie. t^'cnvcUt r«i«fion dt U Cht. 

^r"7?«r£r',7/, ^dj. Mviem duGrec, Scfignifi .qui eft gouver- 
ne ariftocratiqu.mcnt , Se d'une forte de gouvernemenr ou il 

. n'y a que les plus honnêtes gens , & les plus lubiles qui gou- 
vernent. (Etataiiftocratique. L'Empire tient un milieu en- 
tre le couvctnement Monaichiquc êc l' Ariftocranque. ; 

^r,fi<,crat,^ufmc,„,^dj. D'une manière ariftocratiquc , & ou il 
n'yaqnelespluslages&; les plus éclairez qui go"veine"t. 
( Les Suirtes font gouvernez ariftociatiquement. Heif. Hiftn- 

ARi T miticIes, [.m. 11 vient du CreC.C eft celui qui fait 1 Atit- 
inetiquc, Je qui peut bien faite toutes lottes de calcu s ( Un 
grand , un liaiùle , un fameux Aiitmeticu-n ; un célèbre , un 
renomme Aritmeticien. Xalis eioit l'un des plus g.an=, Atit- 
meticiens du monde , & ce grand Aritmeticien etoit An- 

elois. ) . • j ~ u- 

^TUmc<,!,Ht.r.f. IldcriveduGiec. Sience qui aprcnd a bien 
faire les calculs. ( Aritmctiqueuniveilelle .Ipeculat.vc.pra- 
tique. L'ariimetiqiieeft necelTaire a tous les gens qui lont 
dans le commerce du monde. Irfon cnlcigne l'Aritmetique, 
& s cil .iquib Je la tepuution pat les Livres qu il a taiti .Mon- 
tict r.uunietique ; lavoir l'.uirmetique ; une palonne qui a 
un peu d'efprit peut aptendre l'.iritmetique en a. ou 3. 

mois. ) .. /• -c ■ j 

^r,<m.r,Le, ad]. U décend du Grec ;il fignific qui regarde 
l-aritmctique . qui apartient "a l'ari.mctiquc ,)ulte fc égal. 
( Nombre aritmctique ifigutearitmetique . proporiion arit- 
métique , progrcirioa arumétique ; diviler en parues aiitme- 

•^"m"»!»».."/ , 'i- II tire lonoiigine duGree. Prononcci 
^r,,„,„krmAn, Se prefque .<r.(m,;.fn.-H , c eft a dite dune 
manière aiitmetique, égale 8c jufte. ("t'eft imequaouteaiu- 
jnetiqueinent ptopoitionnelle. ) 

hKVL 

Alvi '.KO, P-'"- Nom d'homme. Armand de Richelieu grand 
politique, fous qui bien des gens de Lettrei ont été lieuitux. 
De Ion teins V. niL. neferoieni pasmoits de faim. 

^rm^nd.oa MrwtAniJ. m. Soite de bouillie pour un Cheval 
malade. L'armant dl co^pofé de plufieuis diogms qu'on 
peut voir dans le parfait .Maréehalde S..lcifel:on donne de 
l'armant a un Cheval pour le lemeiire en goût. 

Af >l*TkiH,/^M. Ternie^» mfr. Il feinble venir du Laiin. Ceft 
celui qui pu la pcrmilVion de qucUjne République , ou de 
quelque Souverain : Arme un ou plulieurs VaiOeaux pour al- 
Icien courlc. ; Puiflant annal, ut, amuteut a ciaiiidrc j ar- 
mateur redoutable. Le:, aimareui» ennemis oiitetebatui.) 

Ar/M«,r /'• llvicnidul.iiin^rm.1. On apel'.c Jeté nom louies 

Jt»ii«r« 4«ui euùû" r*"» *uqu«i , poui le Jouadrc , uu 



ARM. 

pour fe mettre à couvert des coups, (de bonnes armes ■ de 
méchantes armes. Les anncs particulières des Soldats, ce 
font des armcs'a lame, à tut, ou à hampes, ilyades armes 
de fenliviS , & des armes ofcniîvcs.Les dcfenlïves foni les caf- 
qu.s , les cuiraHes , les bralTaids , les lafleites , les boucliers.^ 
les gantelets, les haull'e-cous, les cjtes de maill:. Lcsoten- 
fr. es font celles il la faveur defquell.'s on ataque,on fape» 
on bielle . 8c l'on tue . comme font les épées , les piflolcts , 
les fufi's , les moufqucts . &C Monter unearme il feu , fe fer- 
vii d'aimes à feu ; défendre , permettre les armes à feu i étie 
en arin. s-, demeurer fous les armes j prendre les armes i po- 
fer les armes ;mett>e -as les armes prendre les armes.) 

• u^rmeitf.f. Il fe prend au figure, & eft toujours au pluriel. 
Ufignifie la guerre L'exercice désarmes, l uf^ged.sarmes; 
(Un homme qui a de l'honneur aime les armes, l'ottet les ai- 
mes contre les Barbares poui fa patrie. ^*'. T{^'.) 

• A.rmei,f.f La profelliotvdés armes (' Faire honneur aux ar- 
m.s , les arm.-f font honneur a ceux qui les portent ; riea 
n'eft plus glorieux que les armes j les armes ne luot pas jieu- 
reufes pout tout le monde ) 

* Krtr.€i,f.f. Courage , valeur (' U n'y a point de lieu où vous 
n'aiez ligaalc vos armes, ^il.Ccf Vos armes font cclcbie» 
partout. ) 

* A"»'! ,/r/ë Moicn de fe défendre ,chofc qui donne quelque 
pouvoir. ( Voil.i un habile homme, qui fourni: des armes à 
Ion ennemi contre foi même. AW. Luc Je vous veux don.iei 
des armes pour vous défendre, 8c pour vous mettre tous deux 
à couvert de la calomoie Atl, Luc. cf. ) 

' A.rrNci,f.f. Il le dit aulTi au figuré en amout.ileft touiour% 
pluriel ; 8c même il eft ordinairement ulitc en poclie. U ligù- 
lie , charmtt , trait , atraitt , pouvoir , puijjânce. 

Me dois je tendre , amour , à de li douces armes ? 

<j«n. Pii'J. 
Vousfiez vous encore à de fi foiblcs armes ? 
N'eft-ce que par des pleurs que vous melccomlcz} 
Jiac. Iph.a.g.f.z. 
Armii ,f.f. Terme de A/.iifrf .i'rmts. On fe feitioujouts au pli^ 
tiel, 8cil ii^nirieepée, fleuret. ( l'oullei de tierce au dcilans 
des armes , poufter de quarte fur les armes , 8c poull'er de 
féconde feus les armes ' parer au dedaus des armes. LitnLtuit 
hAiirt d'^trmti. C. 5. c- :. 7. 
A'mti ,/?./. U fe dit en termes de Maiire d'armes , J: fignifie l'e- 
xercice du fleuret C faite bien désarmes C'eftsexciccr avec 
lefleuiet pour aprendie comme il faut fatic un coup dcp.c. 
On ditauflî,!/ iirciicn -Vj jrmn , mais c.tte dcrnieic fa^oa 
n'eft pas 11 clïtée que la pieiniere . 3c quand on s'en veut l'ei* 
vir.on dit fi.-npiement , ce Gentilhomme tiie bi.n ; ce G,.ntil> 
homjne tire jufte. Lia' ceuit, Mttin d'^rmti. ) 
rmei,f.f. 11 s'emploie aullî en parlant de Soldat criminel , jc 
toujours au pluriel. PAjftr un SêUir p.t :i 1 1. mtt ; c eA le l'aire 
tuéràcoupsdemoufquct par troisoj qu;tie 'soldas ala tcte 
duilegim.iit qui eftenbaciille, 8é cela ap, es qu'il aciécon- 
i inne pai le Conûil de guerre. 
* A'"i«i ,/^/. -Armoiries de quelque Empire, de quelque Roiau- 
me , d'un Etat , d'unr Trovincc . d une Faiiullr , ou d un par- 
ticulier. Armes anciennes, ..imes fameulcs , lUufttes , hono- 
rables, nouvelles marines rompues; aimes char<!ces .urnes 
déchargées ; armes biifces ;aimes maïquées d'infanuc , at- 
meifuTti c- pictrui , ce font les plus fimples 8c les moins cm- 
biouillees. Col. Sience hêrii^ue ,chap. ^ Ai itit pdrUtTtj.t^c 
font Cl Iles dont le champ eft une choie naturcUo 8c qui mar- 
que le nom de la peifonne qui les pone : ainli en Li'pagne, la 
MaifondcPiadoapoutclianipun Itc Ondit enpailantdes 
aimes de quelque Etat , ou de quelques peilonn -s, blafonner 
les aunes, putter daiss les armes telle ou telle chofc i ivoix 
danstèsaimesiellcchofe. Uechifter , decuic , connoiuc les 
armes, ^lavei les armes , 8cc. 
Armer, If. Ilfcmb'e venu del'llilien Armtn. C'eftune mul- 
titude d'Iiouimcs .i Cheval 8c à pic , divilcz ea plulieuis Regi- 
, mcnspouilelciviccdt quelque Prince ,cu de quelque Etat, 
' je commander, par un Geneiil quia plufieuis Ollieieis fous 
lui. Cela ne ri garde mie/ rimetd<ti,i , caii Armte nuisit cA 
unequintiicde s'aill.auxdcfiueiic , équipes .où font mon- 
tez pUilicuis l'roup'-s pour leUricedua 1 lUKr.uu dune 
République, coinmandrci pal un Amiral .aidr de pUiii>'Uis 
Oli^iUi- (UucfciuCjuac^ioH'cuiQcc.Uttc fuiieuic tiue 

fuuùott 



ARM 

puiffante armée. Unedangeceufe.une redoutablî.une ter- 
rible armée. Faiieuneaimcc. AfTcmblcr l'armée. Lever une 
aimcc, donner le rendez- vous à l'armée. f,iitcmarcl'.ef,faire 
partir, faire décamper l'arraee. Batre un^- armée, ataquer une 
armic. Défaire une arme-j, afoiblir, dcfolcr, afamcr, ruiner, 
détruire, perdie une aniiL-e, rétablir, renforcer une armte. ) 

Armiiine,/;/. On prononce prcfque ^rW;j.f. C'clt un.- peau 
trcs-fine & très blanchi , qui vii:nt de Laponie. L'arm.iine 
eftbelle, mais elle ell chère, 6c l'on s'en feicpour faire d'à 
gréables fouriutes. 

Armement,/™. Uviint de l'Italien nrm^imti.fi). On prononce 
armeniM. C'ctt tout cc qu'il faut à un foldat p^ urètre en 
état de feivir. L'armement d'un fantaflîn François , c'eft le 
moufquet, 1 épée, la bandoulière , le baudiier , la boutle , les 
charges , 6c la mèche. L'armem.nt d'un Cavalier François , 
c'ertun coletde bufle.un baudrier de butle , un labre , une 
écharpe, un porte raoulqucton de buflU^illoktsd'arcon, 
moufqueton, botes, cpeions, Se deflus d'éperon. 

^rmtmtHX,f. m. C'eft tout l'apareil qu'on fait pour fe mtttte 
en état defai:elague re. ( Un grand aiiiicment.unpuinant 
armement, un armement conliderable. Armement lurpre- 
nmt, étonnant, foimidable. ) 

kArmimtnt.f.in. tn i'"»" li'wr , c'eft l'équipage d'un, ou de 
plu'.i.urs Vaifllaux dj guerre , S: la diftnbution des troupes 
qu'on embarque dans ciiaque Vaiiiécu. f 11 y a ordre pour 
un Armement. On longe a taire un armement important. 
Empêcher un armement , détruire un aimeinent. Ton ..et .i un 
armement, letvir a unarmement. Le temps de l'armement 
apioche. Envoler un état de l'armement des Vaiircau.<, àla 
Cour 

• ^rm mtii. Au figuré, il fe prend quelquifois pour tous les 
fold.isqui font dans l.s vaill"eau. de guerre ( 'l- 'armement 
ellprcfque tout péri. L'annemtnc a été en paitie, batu. ) 

Armen 1 En n e ,/?/ Pierre précitufc bleue iSc tendit qui croit au 
Tirol en H;'n;;rie&:cn rftnlilvanie. L'Arménienne eftiem 
blableenqujlque façonalapicrrepi-.tieufc qu on apcUe l.t- 
fH;2c elle n'.H otd naitcmenc crnploiée qu'en médecine. 
L'arménienne, quand elle cltb.ilc, vaut 4 ou 5 ccus, la livre. 
AUrcuie In.ùtii'iure ^.Chtipit't 5. O" l."yrt- 4. f. 4. 

Ar-MIR,". <»• Il vieniduLatinarn».ir»,équiper d'armes. Fournir 
à queicun les choies qu il lui faut pour le bitre en Ibldat, lui 
donner les armes qui lui lont néceûuires puur faire la guer- 
re. [ .imerun foldat, «»^w;(r^«-/ /,« pifjtt'aux dem, £.tçyindc 
parler un p eu comiquepour dire, armer entièrement. Armer 
une compagnie, un régiment.) 

^rMcr,ti.a. hn termes .fc '"ir. C'eft , mettre un vaifTeau en 
état d: faire la guérie, c'eft l'e'quiqiur d iiomm.i, d'ï;mes,de 
tout ce qu'il f.'Ut pour combatte. { Armel i:n navire , Aimer 
un Vai:îeau ) 

^r.,ier , -j. a. Mettre fous les armes , obliger de prendre les ar- 
mes. ( On arma tout le Pais pour foutenir léiort des en- 
neiiùs. ^bt. Luc.T, z. Diti^ogitt del'umi:ié.) 

uriner, -v. a, I! eft quelquefois neutre, & fur tout 'torfqu'il fi.Tni- 
fie.s':préttr pour taiieia guerre. Se mettre en état de fare ou 
de lliuteiiir la guerre. ( L'année ]iS«9 On aima de tous co- 
tez en Fiance, .n Elp..gne, en Anglcrerre, enWoiande, à: en 
Aleinagne ) 

• ^r:,ii:,.v.a. Xleft d'un grand ufjge au figuré. C'eft révolter, 

liguei.fou'evei.faire prendre 1rs armes. [Onamialcs nums 

des vic^orieo:; contre eu.v mc:n s. ^W. Luc. 
On lira ridicuL- tic je n'oieiai rire ! 
Et qu'ont ptodnit mes veis de lî pernicieux 
Pour .iimtr contre moi tant d'auteurs furieu-t î 
Pic. Sat- s. ] 

• ^rmer, z'. «. Munir, l^'oitifier. 

Ma fille , )e vous voi rougir de cet outrage. 
Il faut d'un nob,e orgueil «iioth votre coui-ge. 

V^C.Iph.uS. /? 4. 

» ^^rmer ,v.a. Garnir ( .rmer une poutre de bandes de 

fe..; 

• ^rmer,r*. Ildii pirlanrde la/'i.rrf d'aiiTiitnt , Si ileftalors 
an peu figuré c eftmeitrelcsaimures.î une pier.ed'aimant. 
C'eft mettre deux plaques de fer au.< deux pôles de la pierre, 
& les lieravcc unepetite.einturedefer.decui.re.ou d'au- 
tre met.il. Oh armt la pieiie il'Aùnani poui en auemeater la 
f»ice. 



ARM 



% 



s'armer, v.r. tem'arme. !c m'armât, lemefhn arml. C'eft pten 
dre les armes, fe mettre les aunes furie coips. Se failiroc 
quelque ciiofe pour le défendie. [ S'armer de loutts pieces. 
Vaf.111 cJUjGaruri. ./ir-ofle ,T I. Tout le Pais s'aunapour fc 
défendre. Ils fe font armez pour foutenir Icfoit de leur en- 
nemi. Us s'armèrent de bàions. Vau. ^in.i.^ ) 
i>'aimir,v.r. Se munit dc quelque chofc. fiendtelcpariide 
quclciin. 

Prcns garde à toi, mou coeur arme toi de confiance. 
Clan fvif. Lesloix s'..;mcnt en notre faveur eoiiiie 
linjuftice. PU. ru rai.jf. 
" S'armer, v.r. Se bander , fe liguer. Lc'Cicl i'âime conue la 
Terie. Mon courage iirite 

S'armacontr'eUe & cria liberté. 
i'ait. ''Patf. 
* S'.Armer,v. r. T-;tme ri'^cudrmijle. Il fe dit des chevaux de 
manège. C'eftbaiflïrh tète, 6c couibei fon enconlurc juf- 
qu'a apuier les branches delapiide ccntie Ibii poitial pour 
nepoint obéit a l'eu bouchute ,f: défendre fabouchequ'il 
veut foulager en fe cuurbant iiop le cou. [ Votre cJieval s'ar- 
me, pane qu'il a I encouiuremal placée.] 
' S'arm:r, v. r. Terme d'^cademi/le. On s'en fert parlant des 
lèvres des chevaux de manège. [Votre chtval a le lèvres 
trop grofl'es St il l'arme des lèvres, c'eft à dire , qu'il couvre les 
barres defcs Icvics , ôc lendl'apui de fon uioids trou fer- 
me. ) 
^rmet, f. m. C'iUnn petit. cafijHt. (Un bon, ou un méchant ai- 
niet. Faire un armet. Forger un irniet II n'y apouii a ar- 
mei quipuille rclifter .îles coups ■ t in. js Cleoiatre 
lecompenla d'un aimet.Ôcd'une cuirafic d'or , le couiare 
d'un c.valiet de Marc Antoine, Ciir,,Tri!,muini.;C'y< 31.) 
'•^rmer,f.m. Au figuré, il fignifie »t'c, efprit, ceiv-Ue. Apol- 
lon a broiiillerarmet dupauvrc bon homme T. 
M en a un peu dans l'arraet. 

C^uand l'humeur, ou le vin leur baiboijillent l'aimet 
L'une fe plaint des reins , & l'autre d un cautcte. 
"S^g. Sat .X. 
AXMirLAi B.E.tii'i Ti:imed'^Jlt(m{ime irt/eGéffraphe. :Isnom- 
ment SfhêrearmilUin une Sphère compofée de plufieurs cer- 
cles qu'on a coutume de décrire fur les Globes celclle Se 
ter.eftie. V. Sphirr. 
^rmij}:te,f.m. Se trouve d,-ins des trairez de guerre & de pai.T, 
&dans quelques gaz.ttes. Une fuFpenf en a'ar./;.-; ; iraispéil 
de gens l'apiouvent. Il y aura siii ar„)'f.tce , on diroit , il y 
aura une iufpeiilion d'armes. 
^rmosre,f.f.Di Latin ^rmarium, caufe qu'on y mettoit autre- 
fois les armes , &c. C'eft un ouvrage de nie:uiifier, ou dc 
tourneur, /.Jirdeboisde chcue, denoiei , ou d'. une beau 
bois avec deux litoiis, quatre ^uicl.cis diuxcnhaui.& au. 
tant en bas, &piuLi.uasais de lapin, ruile chêne su dedans 
pour mettre des hab.ts, du linge & autres chofes. il y a des 
annuirciù aflcmbla^.e, Scdesarmoiits Je placage. Lesme- 
nuificrs font les p.emieres, & les Tùiuneuis , les autres. 
On les nomme de platage, paicc que cc font des feuilles jde 
beau bois de iioier qui V'entdeG.r!ioble,pol :is fur du fi- 
pm. Ondil dea aiinoiics bi.:. p.c[.cs, Se bien f.,iics. De 
io'iesain-.oujs, dcLeil.s.;'inoi.es. Des simoircs tra aillées 
foit proprement. £.!e avoit piis une phiole pour l'autie.de- 
çue par ia reftéinbbnee, a caufe qu il yen avgit plufieurs 
daiia l'aimc-irc. ^il. Lui. 1 . 2. hiHo: i d, /mc. ] 
^tmn-.re Àv.,)fiUe,p{. C'tHl un ouvmge de R-enuiferie qui fert 
amettiedt Iavaili"clled'étain,6c d'autres tliofes decuiliae. 
( De bonnes ainicires ) 
^irai.iriei,fj'. 11 ne (e Ut qu'au pluriel. Ce font d.;s3rniesde 
famille peinies,& enlum nées. [ lie bel!. s aimo lies. De 
curieulesaii.ioiries D's'^rt.i lesaimoiries. J 
y * -Atmotiirsdebau.g't. i'roveibe pourd te « i àn« «n ttai/f^ou 
fur une cliaife. J» ne Içai p.,s l'oiigin-de ce quolibet. Car 
Bouigcs ce;-,iia!t du lie.i.'poite d'-.zur.i trci; m •i,t.>n5Sc 
pour iupeit. un bcigcr Se une ber^eie , TVec cette Ouvilc j'î.ot- 
7na Im'^'rit pc^es BiLurt^n. ion llniverïitca peur .irincs trois 
fleurs d lis av.c une main .quilorcu'une nue Se quiiitat UQ 
livre. 
ARMOist./î/. Uvient duGrcc. E n La? in ^rfcmi/T*. C'di ane 
phntequi flcuiil en Juin S. Juillet Se qui eftul.mche, jaune 

ou panachée. Il y a diveiks loite^ d'iumuiic. >iais;ioit I3 



U ARM. 

comTianc, ou Us autres, elles font toutes chaudes au fécond 
degré. Oa en peut voit les vcitu^i. Ttmt i. dtifltntttt. t. 

jltmcifm.f. m. C'eft le nom qu' on donne à une forte de tafei.is. 

Ai^U K.sC'ij- Tcivacdci^hmic. Il Icmbic n'ctic ulue qu'au 
mafcuUn.ic le due l'euletncl de ccitains lels dort l'un s'apelle 
fel iimoniacnnuiciSt l'autre l'el.'rmoniac ajtit.iel. Le na- 
turel eft quclqu. i-hole de volatile que le l'oleil la;t lUbUinei 
iz lunne dei aniinaux , de laquelle la t.tie al iiiibibci; dans 
les Pais qui apiociientl.pluscc .azonetoiiule. Le Ici aimo- 
niac auiriciel le fait icclt un coiiipofc d'uiincdo Ici inJiin 
& de l'uie qu'oncuu enlcinble û: dont on fait lublunci u^ fcl 
QUI lefiTcinle au fJ arrooniac natuieL Faite le fel imio- 
n.ac. Puriliet le fcl atmoniac Cniri nmi dt Chimu: 

AMtoNS./^ '"• Tciai- de c'ijrra/i. La paitie du train de devant 
du cuôlTc OÎJ cft atichi le ri;non. ( faiic le» aimons dun ca- 
ïoir. ) . , 

Armou Ai./^'»- C'eft un line qui renferme les aimes de 
■'.ufieiuspcnonnesdequaliti:. Livic ou Ibnt gavées Iciat 
inesdcp ufieorspcifonnes coiilideiatles. ( armoriai Iran 
cois, Armorul tfpa^nol. On a imprime uu aiiiiofial An 
elois, Alcmand.Juedois. J 

Jl,mi>T,Al, «■».»<•', '<ii. ^Mi traite d'aimoiries, qui parle (fat- 
moiiics,&: qui contient les aunes de ^uelqu.s pcil'oancs. 
('Lein.tcurc arino.iala Ltt L-clieiclic in Ion rems J 

Jlrmoricr,v a. Mctirc dcs aiinoiri.s lut quelque choie l'.in 
dredts aiints JcfaiiiiU. fil- q-icique tiioL (AiiHoilct une 
eourte-p"inie,a:mo:icidcb couve, tj.es de mulet. 
UfitarmorMr au dos de fon caioflè 
ït fa mitu- fi l'a csolle. Uff. Lnt. ) 

AuMiRiClut. '^; Vieux m.>t bas Jiet.ngiii figni6c -»«•/>;•»«. 
On apellc .Mraoïiquc toute la cote des iiaulc» depuis les l'i 
tenccsiu!qu'auK.hm. :.i.n.Tij^:;t> ilc t»Unj,H, J'a.,y.ij..j 

Af.iiuRE,/:/ Va Latin 'o'>'i, en italien ic^nhipagutil Armadii- 
la.du Latin ■•'"'•"'<'•'• Caque >)UOii perte pu^irUpaiet cju- 
trè les COUPS d'épce, de iV.iil, N ue ri.oulquct. Um.i mot on 
apclle^r-B-rt tout ce qmiouvtt 1..1 honun; d armes qui vaau 
combat. Une bonne .^imue. Uucaiinure al'cpi.uve. U.ie 
armuic enchantée. On voit 1 a, mute de nanjois premier 5c 
dcHenti fécond Ion fil. au gardeuneuble Koiù Oa y von 
aufli celle d: Loiiis 14 iorl'qu il maieiia conucles Hoiandois 
fie pluficuts bclliS i.mjies Chuioifes «es cuiicufesa von. 
Si VOTis aoi.idaiii Ic.cuin.iàs 
D'Ainadisl arniuic enchantée, 
Seigneur, ic iieaieplaiiidio.spaï 
PcvJire ardeun-ccipitcc. 
Vu'!. r,cf. ) 

jlrmK",f-f- " '-^" paiiani de {ipttrtc ftimAnt, 8eil eft«n peu 
fij-uié. Ce l'ont d^ux n;tii« [liques de fei qu on met aux 
ro'.esdelapurrcd'a.iii..nt&quo.iliea,cc ui:.- pciitc tcin- 
luicdcfer, de eu. ne, ou dautie métal L'aiiDJte qJ oninei 
à la picrie J Aimam Un à doiiuc. pui d.- force i cette adun 
table pierre . . , 

* A"""-'.// '1 fe prend dans un fcns plus figure .& fignihe 
tout te qui r liftci quelque il.ol'e de Uchcu.<, é-; qui giiantit 
de tout ce que ceL peu; pioduited, trille. ( lapatientr cil 
une J'mu'« im£cue;iablc. Jlam. l.eMtliii , àt St. Citftfifu, 

^rmmriT.hruamifT .f m.Viononcrr. tTmHtu,httHmii cnLatin^r- 
F»^ witjri.«sc'clt c.lui qui fait 6c qtii vêd (".es biallais,dcs cer- 
Icl.ls. d s cafqu.s, 8t de tout. s I Jrtes d'aimuto propres aux 
(; nid. gucric- l'allant dans le langage oïdmait.; on ditlcu- 
l.inentun bonannuii.r ,un habile armu ier. Les armurier» 
pttun.iit poui l.urfcîcl«laint"t"i'. qu vient tou, les ans 
le il. d'Avili; Je lc.ir5a,.iciiti> tout cinq ans d'api.riallà(;c: 
ina'i il» n'cnpun lent piciq'ic l'Ius pue qu'ils travail'cnt 
ties-p-u.quo. quauiOuidfiLiUguiiieleil alumcc pitl^ue 
pal toute l'Lurupc. 

A a N- 

AkNAU i> , r ». On prononce «""• nom (Chonime , en Latin 
.Wr/K^iw. ( Arnaud fils iiatuicl de Cirloman Koide Bavière 
fut proclame f inpcreui pir l(^l'rlllce^ d'.Uma>,ne al lanc- 
-foit . 8c coiuonnc Empeicui a Rome , par L l'ap c toiUMlc 
piCUU'I. Um, I11/I111C u'^ltmtniu, t.ftr, i.iC f ) 



A RO. 

AitxouD,/!». En Latin -Amlphiv. C'eft un 00m d'homm». 
(Il y eut un Empereur d'.Uemagne qui porta te nom d'^r- 
neud 11 défit 'ur les bords de la Meufe une armce de quatre 
vingisdix mile Normans, qui vouloicnt s'établir en lorraine. 
l)u icfte Arnoud ,'*i un nonchalant, qui ne longea poni a 
ctoufei les faélioi.. des Princes qui déchiroiaii l'A.ema- 
^nc, De^radt hi/9trtd'.Mttna^nt C.) 

A R O. 

Arcmutê ,trim*t<,f.n. Ilvi.nt à.: Grec, Bc eft prefquetoii- 
jours pluriel En Latin ^r«OTjr4. D;s Auteurs éciivent w^n- 
fua/ , mais le belufage, îc le gundui'a^t cil pour *••"•■•■< av.-c 
un £ Jlalin C'eft tout ccquiaun.f^nt.-or agréable Se odo- 
rifinn'e. [ Undojxaromare, unbonaiomaie>unexce lent, 
ui: charmant aromate. Les aromares viennent pr.fqu.- tous 
dei Fau chaud^£'e;oirnt de» parfums compolex d'aroina- 
tcstrcs exquis. T»rf-.^j/, Ei»j^f y;. Vojs letevrei d erx 
Ce 1 Imi epour entretenir les !ï:npcs ,& de* mr,mt:u , 3oji 
en compoler des parfums, f.r- K'yj' , rxiitC.*; les aïo- 
injtc» nepcuvjupjs l'oufrirle feu. parce que IcUri parriec 
font foit mcniici Je fort volat'L-s. Chx-M, ru» imo, i. i. fv. . 
C.iz.) 

%Ariinji.<itn,éut. Ilitnt du Grec .^n Latin t'tm^tum C'efti 
d:r. . qii .ftodoti:erJnt,quiaq Uiquo cil 'f: d'^dorifeiant. 
[ Le clou de girofle elt cli.ud ,i(."' »'■ ■y»'. Le Icnuuil de 
Horcn.'ca un guùt agr.abîc , ic aromatique LcnaUajne 
oJ.'uraromatique ilrad^-s parfums aiomitiques desciux 
6c drspoiidies aroiiatiqiics qai recté;nt le e.-rveat^J ] 

.A'Ç'"'-ij-'<, 1- ">■ UeflaaOi juelqu-fois fu'jllaiMifïtî>iel'qKe 
tù\]Osi:i o'-uti-l. C'eft a dite, «'^w-i-'c , c ,11 routcequiaimC 
f.n.eut odoriférante Le5<r««.ci^fif-»ni co;n.n.insen Ita- 
II;. Elle ett^Lin; d'etc . lleus i:o:n jriqnci. Voi.i Kii.hmr.i c tC- 
fti Tci.-^ed tlAhr.l fjrttc. ^Irt-y.Muj'cca C; feus ,n'elt point 
djiielii.ag:. Il faut auliru d'at(|.:ut:q-:e, fclcrviid atoma. 
t:s,5c dit^ 1-S aïo.uar.s font communs en Ital e Elle cil p>ei- 
I.: d'esccllcnsaroiiiît s. 

^rr.-narftritn.i. f. Oa le fert quelquefois de Ce mot d ns les li- 
vres de On »i»ty tfe P"«r«4ei.-. C'cll le mélange qu'on fait de 
q«c^qu-s arom.itts avec^i■3atres chofes peur leur donner 
une ode->: a;réable. ( l.'tr§nxTifatien cit autant en ufage 
pour augm.r.rerl. vertu des latdicamens, quepoutlcs ie«. 
dtc plas-ageables au goùr , & .1 l'odeur. CvtrAi ^Phtrmdiit, 

l.f*r:ic.C il ) 

„< tmAtlfi-.V.A. Term: d" Kfeticuirl ir drChtm:/lc C'eft mélet 
des aromates avec quelque chofe. C'eft fefervird'aioniatet 
pour tendre une choie de meilleuie odeur. ( Aromitilet 
une tifanc ) 

ARox,f«. Nomd'hommequi fi,;nifie «•«nr^^'i». f Aion croit 
Icfrcrede .(oife,Sc ;[aiid t'aciirieateut. Aronic fes fils font 
fameuidais l'Exode & dans quelques .luticS livres del'E- 
ciiiui.-lainie-^ 

^Ttt^fii,r.m. rrétre Samaritain de la race d'Aton. (L.sAr«. 
miles font connus des favans ) 

 A«"NPE,//7 Ce mot ïllun terme de Charfifittrir ,qui n'eft 
ufué que dans cette fafon depailet^«e«f J'*-«»rff .qui fi:ni- 
fient.nnc entailluredansic bois tàiteco nmel.. quri:cd une 
hiinndelle,plus large en d.hois qu'en dedans On du aufli en 
ttrmii dt ffrtifcMNtni^a'ua Ouviâfe il cornes eil fa:t tnqueuf 
d'Arinii , ou d'/rtindr ,l<nî qu'il elt plus ettcit 3 la gorçcq'ic 
versles faces. &t an contri.'te,quandil eli^'Iu- larj^rdu c«té 
de la gorge, en dit. qu'il cil fait «(tii^<}«iti< d'Mtmdt. 

t ^rtndtlU.y. l!viui<L<. 

A R. f. 

Akpent./Twi Prononcez <r/<«. Cefont cent perches de Terre 
à raifondcil pirz par perche L arpcm neit p»s é^at pat 
tout acaufc que la perche n'eft point egjUnieni .;ranJeea 
tous lieux ,8c cela aportc du chjngciiKnt a |i{:tandeai de 
l'atptni. Mefutcriuiaipciit de Terre Dill:ngu rlesdivctc 
arpons d'une pièce de Terre "/oïl'étoledcs arpcntiut». 
s^rtffit^^t ,/? m. Art qui fett à mrlcrcr la l'upcrfitic de» Terre». 
! (l«fci«;nerratpentage.iprci>dre l'arpentage. .Savoir l'arpen- 
I lage. F*ut cite habile J dis l'atpmts^e.ou doit conçoive 
les principalct tcjjles de l'Aiiunetique. t<tlt éti Mrftriimn, 



ff.gH,i.S. torfqii l'arpentage croit dcfertitenx.I'arpcB. 
tciirctoii terni lie; Jepens.domriiagts, JcintcrétsdiÇ pairies 
«]ui l'avoint emploie. L'éditde Henri iv.dcfend à toute ptr- 
Icnne d.- faire aucun arpentage,.! moins qut d'avoir etc pout- 
veuë par lettres patentes de SaMajcfte. ) 
^rpc,,i!r,v.<i. C'eft mcfureravecla perciie. (" Il faut que l'ar- 
penteur fâche l.i grandtur de la perche du lieu oueftli t.rre 
qu'il veut arpenter. Ect'i i'tirptninge , pa^e ^. Arpenter des 
Teaes , des bois , des forêts ik des ilcs. Vù:cz, i'icolt dti arpen- 

*'■-■'•■) .. ' 

' ^'jyiKttr. v.a. Ce mot au figuré , eft coinitjue , 8c figtiifie 

marcher i grans pas. 

Pie chauin.l autre nud, main au nez l'autre en poche, , 
J'arpente un viîux grenier. i'..^'»ijnr./'«r/:i.f «me. j 

^rptnteur.f.m. C'cft celui qui fait l'arpentage, Si qui mefirre 
avec la perche, ou la toife- [ L'Aritnicrique cl^ nccefl'aire à j 
un arpenteur. U faut que i'aipenteur s'intiime des Juges 
des lieux ouil doit travailler, de la grandeur delà perche 
de ces lieux. Un hon arpenteur, un lai.-.nr arpenteur, un 
habile atcerte'jr doit être bon Arirmeticien & bon Géomè- 
tre. On n'a commence en Fiance à parler du ^ranJ^rpcfUnr 
en tiuc d'ofice qu'en itis. V(iirx.l'ti(ilcde iurftnituTpagi 1^9. 
Loi;:s r:. donna en ijii. à Guillaume Ca.bonnais despro>i- 
Hor.t de grand Arpenteur des eau.t & forets de Fiancc.Henri 
fécond cita en titre d'ofice lîx arpenteuis en chaque Bail- . 
iiagc, ouScnecliauHee-dc Bretagne, pour l'xcrcer leur char- | 
ge fous le grand arpcnteui.L'Edit de création des arpenteurs 
ûc Fevrici de 1 année 1554 leur donne le pouvoir de mefu- 
ICI , d'arj-enter bois , buiflbns , fotérs , garennes , terres, | 
taux, lies, de mettre des bornes, oc de faite des partages. 1 
11 eft peimisaux Juges,hauts jufticicrs de creei des aipeii- 
tcutspoui leurs telles ] 

A R Q^ 

■f AiiQttEBusADF..// Il eft un peu vieux, & en fa place on dif, 
coup d'arquebufe, qui eft ce que lignifie arquebufade. U 
ivA tiie d'uue aiqueOufadc, ou plutôt d'un coup d'arque- 
bufe. 

v4r^-ei»yJ.yrr. Amie i feu, & à loiiet qui fe bande avec une 
clé, (Uneborine arquebule, une ir.acl.ante aiquebufe. Ar- 
qiicbtife raiée, arquebul'e a croc, arquebufe butiere, arque- 
bafe .1 tnèche. atqucbure foicoe, arqusbufe a vont (l.-1-ne 
fe fcit pjefque plus d'aïq^'jebul'e, &. en leur pla:e on a p-is 
des fuli's qui foni pus com r.iides que les arquebnlcs Les ; 
paittv-s de i'arquetufc font le fi'it, la couche, la baguette, I 
le final de labaiiueLic Le c.inon, lec.ilibre, la culafle, le 
roiiet, la clé. La.{.l3:ine, le chien , le baflinct, !a lumière 
&lc déterre) 

t,<r^'<t<i//rr. V. a. Tirer à coups d'aïquebufe. Arqucbufer eft 
vi.ux, ^ en ia j 'ace orr dit, t'ter uir coup da;qi;ebufc a , 
qtielcun. U eft dangereux de psiler par les bois qu: font ciu i 
coté lie laLorrainc, car les paiians y arquebulent les gens. 
Onil;roit,lespufansy tuent les paliins ri coups d'arquebufe, 
eu Ils tir nt des coups d'arquebu'e aux pallans, ou ils-y j 
tuent le^pafllns à loupsd'arqucbufe. | 

^tif-ith^fnu Cf. Métier darquebulier. Toutceqiii reg.irdele 
roélier d arqaebulîcr. (il y a un petit livre des piécesd'ar- 
quebuferie , nouvellement inventées. L'arquebulerie-n'eft 
p,is enco'.eaujoutduifimauva:fe q'aela plù-pand'.s autres 
mctie:s.) 

^i.7'<f/'.VjW. f.m. Celui qui tire de l'arquebufe. ^oldat , qui 
pot:' une arqu<H)ulc£e qui en rire (" Llne compagnie d ar 
que')uliers. Il y avoir autrefois des aiquebufiets , & il y a 
à ptéfcnt dans les aiméts des rtioufquetaires Se des fuli- 
lie.-s. ) 
Vatf'^ChevaVer derafquehnft, 

Jixi^:r(t j'îtr^ Cm. On prononce ar^uitufié , & dans les lettres 
de msirife il s'apclle Arc^ueiuf.tr ûttifiter > miis écrivant 
dan^ le .angaï;s ordinaire, on dit feulement Arj^iinjirr. 
Cl ft c-lui q.u fait & vend d:s aibalêtes , Se de toutes for- 
tes ci'rrmcs a feu portatives, comme, piftolets, fulils , Se 
sic>utqiv;ts. (. Un bon aiquebuiîer, un iiabilc atquebulici. 
L'aprenti arquebtiliei doit faire cinq ans d'aprentj (lige. Les 
arquebutteis prennent pour ieui ttte U i.^at/,t Lhi. Et 
.«lirunc !! y a dcu;; jours de Saint tloi, il: font deux fois leur 



/v R R 



«7' 



Kte, l'une !e 15 Juin, & l'autre le 25 Décembre ) 
.i(q;ier,- n On prononce A'4y. Tttmc de i»<r. Ilfeditd'u» 
navire dont la qu tie fait atc , ee qui lui arrive lors qi>'il 
pofe fur un fonds inégal , ou lors qu'on le mer i l'eau (La 
quille du v'illcau eft en dani'erd'.irquer. On fera arquer ta 
quille du vaifleau. Ce mot ledit par les cimr^iiinrr, des pou- 
tres qui font courbées a caufe du grand poids qu'elles 
lontiennent. ) 
At fui, ar iNit, adj. Tcfmedc njfr , plié en arc, couibé en arc. 

(La quille du vaifleau eft arquée. ,; 
Artjtir.i'ijMt. Adj. Terme de mmicge. Plie en arc. ('Cheval qui 
a les jambes anjuici , parce qu tllesa ruinées d'avoir uop 
traviUlé.) 

A B. R. 

tes mots de cette colonne qui s'écrivent par nne R double, 
fe prononcent comme s'ils n'avoient qu'une Icule R; Miis 
elle fe prononce fortement. 

f d'ARRACHE-pre. tdv. Sans difcontinuitc , fans quiter fort 
travail (Le fameux d'Ablancour travaiiloit chaque jour di.x 
h:urcs d 'xrrachr-pie) 

Arrache». V.*. Tirerpar force une chofe, ou une petfonne. 
du lieu ou elle elb (U Irfaut arracher defoo cabinet, d'oik 
U ne fort pas. 

Un dtfordre éternel règne dans fon efprit. 
Un chagrin inquiet l'arrache de fon lit. *«.^* «.1 /», 
Arracher un bouton, un fil, une épingle. Arrachez de tn« 
qucui: la plume qtiimerend invilible. --li/ Luc T.i. Itcof, 
Arracher un arbte. Les ,Mahoinrt?as ont fart arracher la- 
plûpirrdes vigne* de l'.^lî.:. .Arracher les mauvaifes herbes 
d'un jardin. Arracher les cheveux.,; 

«^.Mc'er, V.4. ;l le dit pailant de dent. C'eft ôter, & enfevct 
pat le moien de quelque fer. (Arracheranedent, arracher- 
u.Te racine de dent. On dit aufli, tirer une dent, tirer une 
racine de d.nt 

• ^irtnih r, V. : Il eft d'un grand ufage au figuré. Avoir par 

quelque mt^ïen, tiicr adroitement. [ .arracher un fecret  
que'cun Xhl. Luc Arrather le fecret d'un ami. Coji. Lcr.T.i^ 

' Arriiihtr.v.a. Avoir avec peine, 3' oir "a force de ttavail. 
(Jen;puisarr,iclKr du creux de ma cervelle 
Que des vers nlus forcez que ceux de. la Pucelle. 
D-r î.-.V ) 

' ^l'r.ichrr y.,'. Parlant d^mour, ou d'amitic,c'eftfe détacher ■ 
dîicceur, dei'efprir, oadafojvenir , J avoi> |.>ufe t qu'or» 
elo.gnit la f.mtne ijue j'enitelenois ; mais je n'avois pu l'ac- 
rach^r de mon rœ ir. -tr'utud , carifc^ùoju ,/,6 C.is . Je /arrs,. 
cherai à t, s délices, &t'enfir:nerai avec ia pauvreté, ^il. 
Otc T.ï. Fini fiohf , a l'enciin.'^ 

f. * V.vaut mi^'.tx iaifer pn^n'i.,.: nerveux ifuc de lui a^-racf^tr'e 
ne~. Façon de parler piov rbiale , dont on le fert d:ns la 
ftile faiiîi'ie', rourdrri qu'il f-iut to!f ler un petit m, 1 po'-ir 
encv ter, ou depcur d eu.'aiieim plus grand. 

S'rtr'at/jcT, T. r le m' irriiihe. ïi me ftiivA-ht , y m'arrachjit. Sa. 
tirer s'airaciicr du corps la flèche, s'arracher du bras le bouiL. 
dci'cp.'equi '.' ctoir dtmenie > 

• ^a'r.-.oier ,v.T. Se tirer de quelque lieu. [ J'airéfolu ii 
m'ar.-acherd..- '.'aiis. t'i/. .'tr. ij. Us'eft arraché de lacompî- 
gnijCHiilctoit; ^M. Luc.^ 

^rraJ.tKtnt .f.-x. A«'>ion de la petfonrc qui arrache quelqt:» 
cliofe. [ L'arrach'.nicnr dcs<.j.iis eftieiilîble. L'arrachement 
d s Jens eft quelquefois difii.ile;raiisà un habile ariacheun 
ce JcBS,il eft d'ordinaireailî. T-'». ] 

^r i.iiikrdi derii,f.»t. C'cft celui qui tire les d.ns, qui les. 
net;oye,quien remet d'autres au xpeifonne s qui en cnr pet 
du quelques unes ' Un jitaeheur d- dcns fo.t adroit, iort-. 
habile, très exper-,4; tr.s renommé. CcsMcfficursIes arra.- 
cheurs de denss'apiellent Oi'rr.t^fmpo-^' leid'ni,itmidicii.s 
pour la bif-cht : Mais onne l'.ur donne point ces qu.ilitez , 
on les nomme lîmplement u^y^iheuu de <!««;. Les inltiiimens 
de l'arracheur de densfoi.t dep^tis ferremens envrunchez. 
d'Ivoire , ou .J'argent.On les nomme le déciiauiroir.k burin,, 
la feuille de fauge, la langue d^ ferpent, la rugine aigué,. 
la rugine ph.tc.le t:iant,le,Sciafonde.Qiiandrairacheiir de 
dcn^ pat: i.inb les termes de fon art,! dit, cette dent branls. 
dans fon alveok, Se il L'y.fatUiteiDiii. .diclu.idet, déracine-, 

oisî 



88 



A R R. 



ôt<t , arracher , tirer , boucher , ncttoier , bliRchir Ie« dem. 
Cent deatcdcince .c'eft'idsrc fnurric. Il y a de la carie en 
Cette dent , c'cyï « '''". de U piurritun. Il faut butiner, ou lu- 
giner la carie de cette dent , c'cft a dire . qu'il en faut oter la 
cane avec un: lugine- Sonder une dent , c'cft dc'couvi ix avec 
la fonde (1 la dtnt eft git«- Mtntcur comme un arracheur dt 
dent, ptov. C'eft être grand intnteur. Caries arracheurs de 
d-nslcfont; Us ne tiennent point ce qu'ils piometttm. Ils 
jurent de ne point faiiedcmal âcilstHyon'. 
arracheur de cirit aux pit^.f. m. C'cft Celui qui artache> coupe, 

ou fait tomber adtoitcmcnc les cors des picz. 
A nit * N c EMENT , .^ m. Ordre dans lequel on met les chofes.fi - 
tiiation belle & natiitell. oii l'on range tout ce qu'on fait,ou 
ce qu'on dit. [ Un bel arrangement, un atiangemcnt agica- 
ble, unattangementquiplait.qui charme, qui ravit, un ar- 
rangement ttes naturel. L'arrangement où font ces cliofes 
ne peut qu'il n'agrée. Mettre tout dans un be! arrangement. 
Lotfqu'on éciit,ondoit avoir un grand foin de l'arrange- 
ment dts paroles, car fans cela on ne l'auroir plaire, l'a». Rem. 
On dit en tei.me de Phifiqnc que la diverliic des couleurs ne 
dépend qut de la fituation & de l'arrangement des parties 
qui font reflcchit la lumière. ) 
^rran^er , v. a. Mettre en ordre, placer avec agréaient , placer 
avec efprit. Meure dans une lituation naturelle. [ Il faut 
bien arranger tout cela , on dit plus fou vent il faut bien ranger 
toutcela Vite qu'on atrange tous ces Table.ïux. lifutin- 
gcnicufcmcnt arranger les mots dans le difcours. Vat-li^m. 
"Kanier , dans ce dein;er exemple ne femble pas li bon à bien 
de! gens. . , . ., 

t Arr ENTER .T.". ilfignifle donner a rente ; niais a Pans il ne 
fe dit pas. [ Arrenter uneinaifon. Ou plutôt donner une 
maifon à rente; Loiicr une mailon. ] 
^/^roiftmfnr,/;*!. Bail 1 renie. 

ARRERACf./Tm. Iloft prelque touiours au pluriel & ilfigni- 
fic intérêts , ou revenus d'une tente conftituce , Icfquels ont 
été retaid:z. ( C'cft un arrérage conlidetablc. De gros arré- 
rages ■ les arrérages font échus du viiant du Dona- 
taire. Pat.ph.i. raier les arrérages, l.emai.pla.ij. Nier les 
arrérages, contcftcr les arrei âges, ajuger les arrérages. Accu- 
muler les .nrrerages. Devoir les arrérages. La donation por- 
uneclaufe qui décharge les apcUans des arreisges. Dcman- 
derles arrérages qui font dus,rccevoi_r les »rrcrages,éuc 
quite des arrérages , difputei les arrérages. Par. fia. j. ] 
• arrérage, J. m. Au hgiiré , on ne Ic trouve qu'au pluriel, & 
il fcdit dans des matières galantes. 11 lignifie redouble- 
ment <<»/>/.«i/7'>, ou de lervicesgalans& amoureux. [ Elle re- 
cueille prélentcment les aircragcs des plailiis qu'elle n'ofoit 
prendre. C'cft i àixe , eue a iij'umeni plm de plaijîr iju'tUen'a- 
■mif. CoouillarJ qui eioit un Poi-tc galant fous !c règne de 
François' Premier, dit que les arrérages font peifonr.els,8c 
que ft unpuris'ablcnte, il les doit, à fonietour,paict en ca- 
lant h jninie .i ûchcte moitié. ViieUi niuvenux droiii def- 
eui'tard. C'eft adre ^uel'értux ,à fcnreltur ,dait rcdmiltr l.-i 
m^t'ijur, Je fa vetit.iOU lendrejepar de fcU>(ei egeli ; Monlicur 
N. a la mine d'être un payeur d'artcra^iix'c^i dire, qu'il a i'air 
de I et vir en gaî.ini homme une dame qu'il aime tendrement; 
& de lui redoul/icr avec ardeur fes f -rvices.quand il a un peu 
cède d'en donner des marques à la belle qu'il leii. 
' Afns.f.f. Il ne le dit dot Jiiiaiie qu'au ligure, car au pro- 
pre, on fe fendu mof errriM vient dt! Latin <ir>A.<.!l lignifie au 
propre, tes gages qu'oai donne a i|ne peilonnepuur l'allijrct | 
qu'oniicndialemarchéqu'ona fair avec elle , ou !a parole ; 
qu'on lui a donnée ; mais au tigutc il Ggniiie .-.jfura'ne. Tant 
degraces temporelles Se fpiiiiuelles fout comme Usai-r«i& 
Kl prémices d;S bien; avenir. Tert-^tyl. La belle donne à 
fou amant deuv biifers poiit^irm del'afeAiou qu'elle lui 
porte. LaFeiitAne^nfureta. ) 
Kt ji.fT ,ar-rl>,f m. On l'écrit de l'une ou de l'autre façon; 
in.iisl'incfe prononce piiiit iSt maïque feulement qu'on ' 
fait longue la detnietc tilabe du mot. ^/irij; finnilic ce qui 
airéic,cequi retient. Enc- f.n<lcinoi if arrêta un ufagefort 
liorné. Les Horlogers dilcntquelquct'oit, on a iiouvclaiicc ; 
de cet Horloge , &: on y apoiiera leuiedc i 

iTrtt.Cm. Terni.- de /'•'''"<. lugem- nt fouvcrain contre le- 
quel il n'y a nul apel [ Kcniiie , pioiioiuer , lever tin airct, 
(Kecutei iinattét. Metue unarict caeiccutiuu. Loucccû j 



ARR. 

Tenomme' parle recueil d'anets qu'il a fait.] 

[ Un Arrér fous la cheminée. o.Cheninft. 

•y1rrét,f.m. Terme de/>rj/i^iif. Ilconlifteâ fefaifir de quelque 
chofe. ( Onactepourfaire un arrêt fur les meubles du pau- 
vre V. & l'on n'a trouvé dans fa chambre que deux méchan- 
tes chaifes de paille. ] 

wArrir ,f.m.ll{c dit encoie parmi des gens de pratique , & toa- 
joursdesperfonnes. Il lignifie prifon. ( Meiucunepetfonne 
en arrêt. } 

^rrit, f. m. Terme de mtnife. C'eft unepaufe ,ou une dif- 
continuaticn que le cheval fait de raatchcr. ( Cheval qui for. 
me l'on ariêt de mauvaife grâce. Faue formel a us cheval les 
tems de Ion arrêt. ) 

^rrit.f.m. Tetmedewawf». 11 fe dit parlant des exercicesde 
la lance. C'eft l'air agréable dont on tient la lance, aptes ea 
avoir fait le dernier mouvement , lorsqu'on court les têtes. 
(Mettte de bonnegtacefalsnceenairct. ^ Ce mo d'arriedt 
/4i.'c le difoit autrefois du fourreau de cuir q-ji fervoit à ar- 
rêter la lance. 
^rrit ,f.m. l'romelTe , paiole donnée. ( Défendez moi , Sei- , 
gncur , félon l'airét que vous avez prononcé. Part - Rsjal. 

V/àumes. ) 
• ^rrit , f. m. Ce qui a été abrolument réfolu touchant une 
chofe ; dernière réiolurion d'une perfonne. ( rhilis,je vient 
d'aprendre de votre belle bouche, l'a.-iét de ma mort.} 
" ^rrer,f.m. Fermeté , conft'ncc. ( Il'n'a piiit i/'airé; ; c'eft ï 
dire que c'eft un homme furia/><-'/' de ^w /*•» ne dtu feinl 
faire defanit , c^ejî un hammi ijui a de U f'j^érerê. 

Vous êtes/in/ nrrir , fo:blc , vaine , légère , 
Inconftante , bizaiie , ingrate &: menUmgére. 
l'un. Petf 
Ils n'ont aucun arrêt , ce font efpriis volages > 
Qui fouvent font tous gris avant que dette fagcs. 
Ji.ican. Bergeries, a l.fi.) 
^rrit ,fm. C'eft auflî un teime de Ceururier & de Un^irt. 
Arrêter ,arref:rr , v. a. On l'écrit de l'une ou de l'a^tic façon; 
mais 1'/ ne fc piononce point 11 vient de l'Italien ar-e^lar, 
C'eftretenit,enipechei d'avancer, ou de dite. [Il nerencon- 
tic perfonne qui ne l'arrêre en chemin. L' Académie far le Cid. 
fa^.ss. Ne longes tu pas combien il y a qu'ils t'airétcntf 
'•"•• Huin. I. lo. c. %. Cela arrera r.^rmcc. AW. Ar. U arrétoit 
Icsiilczquivenoientii la Ville, r.m. ^ra. /. lo. c. I. Nepea> 
fez pas m'arêtcr un moment ; ie ne faucols. r«if. Petf. 
Elle en ekt bien plus dit , cette Mufe irtitéc, 
Sile fagc .Apollon ne l'cùt^ite arrêtée. 
Traité delà Oi^JJè d'Op:an. pag. %o. ) 
arrêter , v. a, faire demeurer , retenir tout a fait. ( La fièvre l'ai* 
tête au lit Une maladie l'anête a la Mailon. Lèvent atréia 
long tems le Navire. Ces Villes ne meritoient pas de l'aric- 
ter , & de lui faire perdre le toins. Sxplimeitt de i>uitite-Cmrfi, 
I. :. e.io. 

Je ne connois que vous qui le puilTc arrêter. 
Cer. Stctmede v. f.x. ) 
Arrêter , t'. «. Empêcher de couler ( Il faut tâcher d'arrêter I« 
fang. .^i/. Mot 11 y a de certaines herncs qui airéteni ic dus 
delang. ».i/. T. i. Ariéieilcs eii. .kl l ef 1.^. ) 
Arritet ,v.j. Empêcher le proçics de quelque mal. [ Arrêter un 

couis de ventre ; aiiêtci une rtuxion. ) 
Anè.er.v.a. Faire prifonnier ( Le i: d Oi>obre de l'an i»07, 
rhilipeleficl Koi de France ht aiiêiciparttoui fonRoiauinc, 
IcsTeinpIicrs. Mts^rci , Il ihi'e d' hraice. Il avoit faitaitctet 
les gens qui lui étoientfufpecls. r*i.S;'"-'- 7 '■' ] 

* Arrête'. i: a. Engager pour fervir. ( Aricier un T.-let, atro> 
ter une femme de Chimbre pour .Madame, cita.f^ ..«■ ) 

* Arrètir,zi a Ccnclurre, rél'oudrc. ( Arrêter un marché. L'oa 
arrêta qu'on drpute-roit vers le Duc. ) 

Arrêter ,:. a. il le l'.ii des cont.s Se des parties. C'eft r^|:ler. (Q 
dit a un valet de calculer & d'arrêter les parues. Caijuiireiii 
Tieptrafie ^n. %^ ) 

' A'rier. i.a. Fixer, borner .empêcher la continuation de 
queiquechofe ' Aiiêtet Ion am'.'ition .r<ii. i^<"». '. T. Arrê- 
ter lecoutsdcla ciuiuié. l'on.x^ntn / T. avec deiu mots que 
vous daignâtes due, vous lûtes arrêter mes peines poui |4> 
mais l'»if. Pttf ) 

* ^•nitT , V. a Matquer Je déterminer pofitivement ; fixer. 
( Auêtci uiilieu,uu jout lOu.unc hcuic poui fc4bii. On 

aiici4 



A R R 

arrêta hier au Confeil le mois que lis Troupes marcB«- 
loienr. ) 

^'riitr ^v a. Engager, rerenif-avec adrcfTe , on par la. force de 
quelques cliannes , ou d'autres pareille; choies qui .itaclienr. 
( Les iliarines, mies cngag.mens de Paris, ne vous arrttc- 
lont pas Voit l. 46 Elle emploioit tous fes charmes poui 
l'arrêter fait, ^in.l » c.j ) 

Arrêter , v. a. Ter ne de Jard nier. Il fe dit des melons & des 
concombres C'eft les tailler quand ilsonttrop debram"iies, 
ouqu'ilsles ont trop lon;.;ues 11 r'aut arrêter ces tnelonsiil 
laat arrctercesconcomoies Hum. dtilntdms. T..) 
^■trrtirr,v,r. Jj m'aricte , je m'arrctois, jcin'arrîtai , je 'nf 
fnis arrêté , je m crois arrêté ; je m'arréteiai. Demeurer ,f el- 
C-r démarcher .n'aller pas plus loin ( Us ne pouv oient mar- 
clier, ni s'arrêter, ''au. si^in.l 7.) 

S arrêter, V. r. Demeurer , faire fon féjour: faire fa demeure 
dans un endroit ( Il s'arrêta quelque tems dans le pais, parce 
qu ille trouvoitbeau ) 

S'atrritr. V r. Il fe dit d;S montres 8c des horIo»es C'eft ne point 
aller, ne pas mouvoir les reHotts qui font neccflairc: pour 
rr.arqiier ou fonnei les heures. ( La montre s'arrête tics-lbii- 
vcnt. Cette pendule eft bonne, elle ne s'arrête point.) 

S'arrêter,:.: r. Demeurer courr lors qu'on parle. ( I! s'arrête 
fouvent tout court au milieu de fon difcours. ] 

S'arrêter ,v.r. Demeurer long- tems quand on difcouit d'une 
choie. [ Il sert arrête un peu trop à rcfutcrr..ne bagatel- 
le.) 

S'mTcttr , 'j. r. \ fe dit d'une perfonne qui ne pourfiiit pas fa 
pointe,'^ s'.imolit da.-:S ce qu'il a entrepris. ( Il l'airite en 
beau ch, m'n ; i^eft à dire, qu'il demeure , Se manque de cours, 
ge . quand il en devroit avoir. ) 

S'.véïer ,v. r. S'amufcr, fe donner tout entier à quelque chofc, 
y emp'oyer fon tems. S'amtrr ^ft'tsdsns cette fignilîcition , 
demande un a , lors qu'il eft fuivi d'un verbe, & le datif, lors 
qu'il elifuivi d'un nom. ( Jem'étoisarrêtéaconfiderer des 
cnofcs extraordinaires, V'afc^nrcUe , ..Artojte moderne. T. i.\n 
homme d'cfprir ne doit point s'arrêter à des bagatelles, ni un 
hiMinéte homme, à des choies quilcdeshonnorenr. ) 

S'arrêter , v.r. le contenir , êc celfer de faire quelque chofe. ) Il 
lui cominnnde de s'arrêter. ^U.Luc. Et s'il ne fe fut arrêté, 
on lui 3u:oit donne mille coups. Sca. TJokiii». ) 

S'arri'er,v.r. Etre retenu par quelque coufidération ( Peu de 
gens s'atrêtetont à cela,&. fui tout dans la colère. Pafc, 

'• 7 ) 
^rriire, aiv. Il régit quelquefois le génitif, & fignifie plus- 
loin; loin dulieu oit l'on eft, ou de la perfonne à qui l'on 
parle. Un homme de Lettres dit un |Out a M. ( Petit fourbe, 
artiêre de moi , je vous dcfens mon Logis. ) 
arriére Ueft joint quelquefois à l'acufata", & fignifie /om, 
[ Arrière dciormais tous ces confeils timides , 
Sui ta route, mon cœur. Cam. Fcéf. 
Ariicrc ces dclirs de ces pompes fuprêmeî , 
Il fe faut élever, mais c'eft contre nous-mêmes, 
Miilevile , Poef mêlées ] 

arriére. Il fe dit parles» hartiers à leurs Chevaux, Se veut dite, 
recule , va en reculant 

tn ..Atriire ,adv. En deiriére ^ La tête en arriére, tenir la tète 
en arriére , poirer de bonne gtace la tête en airicre. ) 

En arriére , r.du. En reculanr. Deux pas en arriére, retourner 
en arriére I f suter en arriére ) 

Env/^^ri"■f . adv. ilcntredans des f.içons de parler familières 
( On dit , /f ; (if aires ne vont m en avant ht m arrtèrt ; c'eft .1 di- 
re , qu'elles n'avjncent point, & qu'elles font toujours au 
même état. Demeurer enarriere ^c'c oe pas paier le courant. 
frr< en «rr/«r<, c'eft n'avoir point payé la fomme échue ) On 
iii, mettre une dis fe enarriête , pour dire mettre unechofeen 
oubli , n'en faire aucun état. 

j Tout. .yirriêrt, adv. Tout àfait , eniiêtement, ( La porte eft 
toutairiéreouvcrte ) 

^riiire ,j'.m. Terme de ww. Le derrière , OU la queuë du Vaif- 
frau , laquelle on nomme auffi la poupe. ( Un bel arrière de 
Navire. De l'arriére du Vaifl'eau l'on découvrit l' Armée en- 
iiemie. ) 

arrière, f.m. Terme de Affr. Ce font auffi les départemens du 
V'aiiTcau , qui règnenr dans les hiurs&dans les bas entre 
l'Artimon 5c le gonvetnail. [ L'Aumonici 8c l'équipage Ca- 



ARR 



Ro 



toliqtié , faifoieiit (fans notre bord la prière à Verrière du 
Vailleau. Guillet , Difiim.utre. 

^r„êe. Efi termes de lier, c'eft quelquefois 'ine manière 
à'adjeciif. ( C'eft une benedirtion que d'avoir toujours le 
venr arrière. Voia^t de Siam . pa^. j. C'eft a dire le vent en pou- 
pe. Fa:reyentarr:;re c'eft prendre le vent en poupe, rortcr 
vent arriére jaller vent arrière , venir vent arriére. ) 

Arr.ere tii,f.m. 11 vient de l'.MIeman, en bas Latin «■«(*<«- 
m/r.j. La peine que dcvoit avoir le Villa! qui r'avoit point 
obéi à 1.1 prochin.ition qu'on lui avoit faite, ^rrirre-bannek 
prend plus en ce lins : c'eft la proclamation mibhqucdeç 
grans VafiauJt , v.ix Valiàux fubalterncs , au de l'cuij Arricre- 
Jiefs, de fe trouver au lieu qui leur eft adîgr.c. pour fervir Ir 
Koi , par eux-mêmes , ou par des gens qui les téprefcnient. 
{ Publier l'Arriére ban , convoquer l'Arriére ban , aller i 
l'Ameie-ban , fe trouver il'Arriere-ban. DeUTic^ue,Trai,i 
du £.1)1 é- •yirriêre éan. Chap. 1, oiiZ Ban. 

<Axriiie.hcutii^i:e,f.f. Boutique de pleinpié aptes la première 
boutique. (Une belle Arriére boutique , une Atriére-bouti- 
queobl'cure;loiicr une Arriére boutique. 

"irriêre corps ,f,m. Il fe dit en iermeid'.Àrrl,ircaure , des parties 
d'un bâtiment , qui ontle moins de faillie fur la face. 

^■riirt-faix ,r m. Il s'apelle aufli ></rft rr , èc le placenta. Ce 
1 dernier ne fe dit que paries Acoucheiir' , & les C hiiurgiens. 
On noinme ^.irr.-frf /«/lainl;, parce que c'eft comme un fé- 
cond fjixdrnt la femme fe décharge. Varriêre-faixcù »nç 
maflc ronde, plate, & fpongieufe,pour recevoir 8c purifier 
lefang delà rnércdeftinéà la nourriture de l'enfinr ( Un 
gros arrière faix ; un petit arriére-faix . tirer l'arriére faix ; H 
ne faut point qu'après la fortie de l'enfant ,1 arriére-faix de- 
demeure dans la matrice: c'eft un corps erranger qui feioit 
mourir la mère. Il eft daagereuT qu'il refte dans la m,.trice l». 
moindre chofe de l'arriére-faixjon doitaut.mt qu'il elLpof- 
fible tirer l'arriére-fai.t avec la main. Quand l'arriére fài.-;eft 
tout à- fiit détaché , & fo rti de la matrice , on doit vite fccou- 
rir l'en'-ant. Lors que l'arriére faix fe p; efente le premier , i! 
faurprompteraentfccourir la femme- , lion lui veut fauverU 
vie. 5i l'arriére faix ne vient pomt,& qu'il Ibit fort ataché , 
on le tire adroitement avecla main Examiner! arriére fa:-; 
confiderer l'arriére- faix ile corps de l'arriére- faix , le cordon 
del'arriere-faixi couper, noiier le cordon de Larriére fai i 
pouflét, faire fortir l'arriere-faix; être délivrée de l'arriéie- 
faix;la femme doit le décharger dcl'arriére-faix, lors que 
l'enfant eftfortidefon ventre; vuider l'arriére faix ; ''arrié- 
re faix eft commun à plufieursenfans,& qu ndla femme au- 
roir dans le corps deux enfans, elle n'aumit qu'un arriére- 
faix. Mauriceau , Maladtei detfemmes^rclfei. l. z. ) 

^rnêre-frrmirr, f. m. C'eft un Soù fermier. ) Un Arriére-fer- 
mier exaél & fidèle. Faire des Arrière-fermiers ) 

..Amirr-fiefJ.rrt. C'eft le Fief qui relevé d'un Fief dominant. 
( Ceux qui ont desArriére fiefs font obligez au Ban 8c Airié- 
re-ban. LaJt^^ue. Traité du B^n é- ^mire ban. Cl.) 

^.rri,re-garde , f. f. Terme de Guerre. Les dernières Troupes 
d'une Armée. ( .arriére garde défaite, arrière garde baïuc. 
Commander, m;ner 1 arriére-garde i conduite l'arriére gar. 
de; charger l'arriére-garde i mettre en déroure ; tailler eu 
pièces l'arriére garde ; renforcer l'arriére-garde. ) 

arrière main ,f. m. C'eft le revers de la main. ^rri»r«-mai« n'eft 
pas le mot le plus ulité,8crondit oïdinairemenr !• revende 
la main. Cependant il y a des endroits où revers de la main ne 
vaudroit rien , 84 fur tout quand on parle du côré de la mairj 
opofé àcelui qu'on apelle revers ; ce qu'ont pu faire vos amis, 
c'eft de mettre en doure s'il a reçu le fouflct de lavant mam , 
oudel'aniére-main. Lettres Frtvmcialr s Lei. 14. a la fin ) 

.Artii"ti've» ,f.m. U fe dit de quelque décendant d'un nï« 
veu 

^rriête petit fils ,f.m, C'eft le fils dn petit fils , ou de la pètite- 
fiUe. ( Loiiis XIV. eft l'airiére-petir-fils d'Antoine de3our« 
bonRoi de Navarre, quimourut d'un coup de moufquetau 
Siège de Roiien. ) 

.Arriirt petite fille ,f. f. C'efllafilledu petitfils , OU delà petite- 
fille ( Marguerite de Valois. Reine de Navarre , & premiers 
époufe de Henri IV. étoit petite fille de Charles Comte d An- 
goulême,pere du Roi François premier ) 

arrière peint .f m. Terme de duturi re en linge C'eft un rang 

depoinu fur lepoignet do U raâtbe d'une chemife,ou fui ce- 

M 



po A R R. 

lui d'une iBSnchette. ( Airicre- point bien fait i titicre-point 
Oial'faiii de (oiis, d'agréables iciictc point .uticrcpums 
fort p: opies i faite des urici c- poi ns. 

t ^.Tifff fùtn:cHft , f.J. Couturière qui fiit les articie-poins 
des mincliettes , des poignets . & des cous de chemiles (Ceft 
une des meilleures irriire-pouiteufes de Paris. C'cft une it- 
tic e pointeufequi travaille proprement Les attiere-poin 
teufes font du corps des Couturières en linge , des Lingéres 
&desMatclians Linpers { Cependant bien des gens .& me 
me des Lingcrcs, ne font point pou. am.re , nmtufs .elles 
difent.Ouvrictes en Linge, & en éfet ce dernier ellplus beau, 
& ne le dira point autrement pat une petlonne qui parlera 
bicn;atrièrc-pointeule n'efi piopiement que dans la bouche 
du petit peuple ) 

Arrine faifiiii,f f. C'cft la fin de l'AUtonne. ( L'arriére faifon 
eH plus dangercul'e que les autrcsfaifoas.Scilya fouvent 
plus de ma'adies dans l'ariiete faifon que dans les auties 
tems On doit ménager fa fanté dans r^rticre-fairan, & fur 
tout quand on commence i vieilli . quand l'aiiicie-Ciifon eft 
belle , on fc porte mieux. DuUgucidt Uf*nt» ) 

• t^TTiirc ftilon ,f.f. <.u6guié , c'eft lâge avancé dune petfon- 
r.c i le commencement de U vieillefle , 8c la vieilledc même 
dunepeifonne. ( L'atiiére-faifondesbeaui eft touiaurs bel- 
belle, «i/. kf Uci^plus galant dans Ton airiére-faifon.qu'il 
ne l'ctoit a la fleur de fon àgc. ) 

Srriirt vaJ[Al . f. m. C'cft celui qui dépend d'un ValTal ^Etrear- 
liére-vadal. Les «iricre vafliux lont fu)ets d'obeit aux or- 
dres des Vairauxlupcrieuis LaTi^^tie. Tiâui du B»n 6' «m/- 
rc- 6-1 fi 'j 

AK.iliM.ct ,f.m. Terme de Mer. Quelques- uns difent crru- 
m-ift C'eft l'arrangement des futailUs qu'on met .i fond de 
cale '.c'eft .i dire au fund du VailTcau. ( Faire l'ariimage d'un 
Vaiflcau. Lesfutaills vuidesd'unVaiOeau ne fe défoncent 
point , elles fe i/émplilTent ,6c fervent à l'ariimage.) 

arrimer , ou nrrumir , v. a. Terme de Mtr. C'cft arranger des 
futai'ics, ou autres chofes dans un Vaiflcau. ( llfautpromp- 
teinjnt atrimeicela. ^ Quelques-uns difent «"•«wfrj mais il 
ne femjlc pas fi en ul'age <\i'arrtmcT. 

ARRistR,0U4rTi^r, r. <i. Terme de >/«r. On croit que le plus 
ufité c^*rrifcr, il fignific abaiflcr, décendre . & dans le mê- 
me fen'iondituCT.-nfr. (Ondoitvîte arrifer les huniers, c'eft 
àilire les voiles qui fcm.ttent aux mâts delà hune «rri/ïr It 
Pavilion , c'eft l'amener & labaifler. ) 

A»RIvtR, yrrbc ntHlre-fafif. l'drrtie ,'tirrivai ,'fe fuii arrivé. Il 
vient de l'Italien «rnvur» C'eft .-'border, c'eft fe rendre m 
un Heu i c'cft faire quelque chemin , & aler d'un endroir a un 
;iutic , par eau ou par terre. Le Vaiflcau arriva heurLufcmcnt 
au Port. ~AiL Mi'mtl.T. z.l 5. Des qu'Alexandre fut arrivé, 
il envoiareconnoitrelepais. (•'*« £ii»n 1.6.) 

^irivir ,vcrkt neutre ;>j/i'i/. Venit par accident i vcnitpar hazatd. 
I cel.i ne leur étoit point encore arrivé, ^llil.'l^triiiie , I. j. U 
lui eft arrivé un malheur futprenant. i »ft. Lit. L'cxtinélion 
de la ptiniatit de l'Eglifi d'Arles arriva en 751. Dupirt, Hiftti- 
ti iel'EgUCtd^rU$. I.i.c.;. On dit provcibialcnicnt , qu'un 
mal-hcur»'«r>iv< guère fans l'autre. 

.Arriver. Il fc met louvent par cléganc f.ulcmtnt ( Comme 
j'i'tois a ta chafl'c.il lui arriva de taire une infolcnce. i'a». 
«)i,»i.(.i.i S C'eft^diic, il fiiune infolcnce. L'autre jour en 
f refence des Mufes, Apollon dit au pauvre bonhomme T. 
4. t. que s'il lui atrivoit jamais de baiboiiiller du papier > il 
)efc:uii fufti;;ei autour du l'arnafl'e pat les Satires, j 

.Arriver. Terme de Mer. C'eft olcir au vcni. ..Amvtr fur «a 
Vailfuuic'eR allciàce Vaiflcau en obcillant au vcnt. Dti- 
rahei , Ttrirut Je Xîurtne J 

.Arrif'ie ,1'f C'cllla venui: d'une, ou de pluCeurs perfonnn en 

• un IilU [ Arrivée fjchcufc , malheiiituft , tiille . aimaole, 
Hfjreaole ( heureiMc. charmante louliiiité , délitée Célt.h:et 
l'arrivée d'une maitrcfll par inilledi''ertillcniens. Le peuple 
a l'arrivée de l'Empc.eur témoigna beaucoup de joie. Ail. 
T.U. ] 

■ Airiin^re ^ f. m II fedil quelqucfoitdesMarchandifesdans . 
un Tort 

AiROCKE./"/ Hdbeqii'.'^eut't j.iuuc,qut a :r. feiiillrslar- I 
>es & longuet , quipeulîc en t'oit pu de t.iru.uc uuit aux 
ncibc< i]ui font aupic.^ d'elle ( Il y a un.'.''irotlir iiuvage, 

4k 4i>; ^vciis iuiuK : > :(U(:.i « de» flcui» a' 4a lou^c bi un, 



A R R. 

Li graine de l'tirochetftdcteifive, 8c elle eft bonne pour k 
jaunifle qui vient de l'opilation dufoye. D*l. Hifitirt dtipUn. 

u r. u (. (. c. j. 

AaROc. AN CE ,//. II vient du Latin mrtfdnm ; en l#ançois , 
O'gueil , lieiie, l'uperbc e demier n'eit pas ref u de luut 1« 
mond.: en qualité de fubfiantif. [Atiogancc brutale, infu- 
ponable, impertinente , extravagante . i!d.i-ale,mcpt.lible , 
condamnable hailTable L arrogance ne fied a peifonne > 
lesGe .s de qualité ont d'ordinaire moins d'arrogance que 
les autres, parce qu'ils font mieux élevez. L'atrogance mar- 
que un pédant, un petiicfpiit , ou une petlonne que Ufoi- 
tune a fotcment élevée. 3 

.Arrtfani , arrtgtitt, »df Du Latin arrivant , fier, fuperbe , or. 
gueiUeux , vain- T C'cft un pédant arrogant ; c'cft un provin- 
cial fotcment arrogant , parce qu'il n'a pas vii le monde. Elle 
eft arrogante , caicUc eft foie, St de la he du peuple i fie ces 
fottesdeperlonnesfonid eidinauc de ce;ar:clcte. 

Krregdn' , f. m. Qui a de l'orgueil , qui a delà fierté. [ On hait 
toujours un arrogant , un anoganr pauvre eft quelque cho- 
fedemonftrueux. :icelaeft, V. eft Men hai/Tabie. j 

Arroganmtnt ,arrofamment , ndv. Du Latin artt^aturr. Arec fier- 
té , av>.C orgueil, avec arrogance' fièrement ,fupeibemcnt, 
orgueilleiilcmcnt.[ Ueftd un fot de répondre arroganment, 
un honnête homme eft toujours civ.l. li parle arruganmenc 
à tout le monde , âc de cette manière il marque fa nailTancc 
5c fagroflicieté. 

S^arreger , 1/ r. le m'arrfige , e me fuis arrivé , jt m^arro^eni ^ je 
m't'regirM. U vient du Latin trrtgtre. C eft s'aitibuei .c'cft 
vouloir avoir (Ils font liinfoUns que dej'Arrs^rrlesprcmiriï 
honneurs. KH Luc. T y Henri VIII, s'ttoit 'V'g' la qualité 
de fouveiainchef de 1 tglifc Anglicane. Memcieix , &:hif. 
mt d'A''gîeterre. T 

Arkonoii.. v. «. Faire rond quelque chofe qui ne l'étoii pns. 
Les Cliapehers difeat arondu un chapeau, & les ( outuriètes, 
arondir une ji'pc , une robe, Les Tourneurs difent aïondil 
une boule, ou un globe , une colonne, &c. 

Ar"<idir,v * Teim, de6c«(^ii,.<irrff/><i-..âii-f. C'cft donner da 
relier âc f.itequctoutfoit bien jiifte. bienpiopo^tionnc fie 
bien tond, f .^rrondir une figure ) 

Arrondir ,v.*. Terme de .Ui' y . C'cft faire porter ^ un che- 
val les épaules & les hanches uniment , & rondement dans 
un grand, ou un petit rond, fans qu'il le ji.::edecdtc,j loue 
mieux airondir votre cheval fcrvez vous d'une lon^c qu'on 
tiendra dans le centre , jufqc'à ce ouc votie Cheval au tormé 
Ihiibiiude de s'arrondir. ÇiuUr, ,:!idel',',uKmi d'efe j 

' Arromiir, V. 4. Terme de iiert.'iiit. C'eft ajufler .arranger, fie 
tourner avec tant d'cfpiii les mots d'une phtafcou d'une |jC- 
liode , qu ily ait dclaïuftefl'e ^:de 1 harmonie ( .".alzac 5c 
latruéioicnt les premuishomnies de France pour bien ar- 
rondir une période. ) 
' S'orrtiUir , i/. r. Devenir rond. ( Les colonnes îc les globes s'ar- 
londifl'entfuiletout. 

Ar'fdtjpmint ,f. m. Il eft pco ulîté au propre > ptononccz é'ren, 
i diJJ'emen. Il confiftc à rcniiic ronde . |iifte & propoiiionnec, 
{ une chofcquinel'étoit p::-. laites l'ariondiuémcn: de cela. 

On dira plutôt «rt'iri^'t cela 
, * Arriidiijimeni ,f.m. U eft beau au fijtutc ; c'eft l'haimonic 

iquivientdelarrangcmini ingénieux des mots. (Unanoo- 
dilVcinentde période. agréable, char.Tiani , touchant, lima- 
bk' . plein d'etprii. Les Latins ont charmé l'oreille patt'ar- 
tondifl'emiint ingénieux des mots dans leurs pviiodes ) 
-I- ArrciJijfhr , f. m. C'cft Celui qui a|ufl. &c qui a.icndii . mais 
I il n'cft pas uiitc, fie ne peu: trouve: fa place que dan> quel- 
! que petit ouvrage burlefque. CC'cIt .m aiiondilTeur de pe- 
i iiodc>que Mr. T. Il (an,ilettvrii , quelques peines fautes, 
' maison n'y rejiardepjsdefipiesauv jrandshommes ) 
An.iiO'.ïR . >.'■ Jettcrde l'eau aicc un artofuir. ^ AtioferuB 
jardin, lirunn'aiiofe les tulipes à propos, on 1rs perd On 
I doit :i:ofei les Acuis dans le temt qu'tifau:. cWrart Jeijlturt 

e.s.) 
' A'n/îr.v. J. Il fe dit des Fleuves idi! Kiviérri C'eft eo u- 
Ici & paAtr pu quelque pais. Le D:inul'e cl) le FUu»t de 
toute l'Euiope qui aiiole le pluv de pais. A*' Ar. / 1. t. a. 
ce fleuve venant a s'épandia dans iaplaiOc>»nore les cagi- 
pagnes voifines ' .•• '.^«i» / 5 c. 1. 

1 uici (Ci lieux coaimui'' qu'iuofc le Fcunc^e . 

Ultft 



A R S. 

Ce n*e(l point fut Ces boids qu'h ibite la licheflè. 
D p. Patr. (. 4. ) 
ArvsyèmMt ,/:«>. C'eftl'épanchement d'eau qu'on fat avec un 
airofoir. ("Un petit, uiilcget arrofemiiu Les ^irolemens 
frais & gras, font du bien au< œillets, quand ils commen 
cent à pouflTer leur dard, r» -are ti fleurit. s 11 faut don 
ner à propos des arroftmens aux fleurs. Commencer les 
arrofemens, continuer (es arrofcinens. /irrofez vos ancmo 
nés an milieu , ou à la fin de Fcvrier, 8c recommencez vos 
arrofemms au bout de j ou 4. jours félon la Cclicielle , ou 
l'humiditc de lalaifon. Culturr dn fliuii. i pattti c.5 ) 

• sArrof$mcnt yf. m. Ilfeprend aufiguré, en termes depirri,ic 
veut dire la grâce d'une piété iiitetieute qui pt nette juf- 
qu'au fond de l'ame. (Craignez Dieu, Screnrcz-vous da 
mal ; .linfi vôtre chair (era faine , Se l'arsofement pénétrera, 
julquej dans vos os. Pcit.T^al , Provsrlicicte Sabi/ian. c. 3. 
•vcrfc î. ) 

^rro/iir , fm. Terme de lardiniir. On prononce arrc/ii. ( 'eft 
un inftiument de cuivre, de fer blanc ou de terre, en forme 
de cruche , avec un goulot percé , au bout duquel il y .. une 
pomme de métal percée deplulieurspetis trous, au travers 
delquels palTe doucement l'eau , quand on arrofc. f Un 
bon arrofoir, un mecliant arrofoiraUn airoloit mal fait, 
unarrofoirqui ne vaut plus rien. A l'arislesCtiaudronniers 
font les arroloiis de cuivre, &lcs Taillandiers en fer blanc, 
les autres. Les arrofoits de cuivic rouge font les meilleurs. 
On ditlcvcntredel'arrof iir, Iccou, legoulei, la pommé 
8c l'anfe de l'arrofoir: remplir l'arrofoir , quand on porte 
l'arrofoir, on le ùcnt par l'anfe, vuiderlairoloir ) 

AlRUMEK, voyez ^ni^ner, 8cc. 

^rrumiur' f.m. Ce f»ai de petits Officiers établis furies ports, 
jc fur tout en Guyenne, qui rangentles conneaus tx. autres 
marchandifes dansiez vaill'eaus. 

A KS. 

Ans ./"'»• Quelques unsdifent «'r« ; mais les habiles Ecuyers 
6c les hil^iles Maiéchaux font pour «r>. Ou apells ars les 
veines où l'on laigne le cheval, 8c il y en a une au bas de 
chaque épaule. (* Il faut faire faignei des aïs, vôiie cheval ) 
Il y a aulli des an au.<c cuilTcs. 

Arsenal, voyez ^icenitl. 

ARSENIC, f.m. Minerai compofé de beaucoup de foufre 8c de 
fels cauftiques, ( Il ya trois fortes d atfenic, le blanc, le 
jaune, & le rouge :1e blanc aproptementlenom daifenic : 
ceftieplus corrofif Tout arl'enic eft un poilon : Si l'on 
n'en doit jamais avaler. L'arl'enic fett à plulieurs remèdes ; 
mais il fautsen ferviravecefprit: calciner l'arfenic ; l'arfe- 
nicmangela chair. L'Emtii , Chimie, co. Ils nous donnent 
l'arfenic dans une taflc de Rubis. Cnfl.tr, Uitrei T. z. let.tsf. 
Situ t'ennuies de vivre , tu t'envoieras en l'autre monde 
avec un grain d'Atl'enic. AW. Luc. eliilefiphei àl'tnean.) 

Art. 

A^r.C-m Du Latin o",reciieil de préceptes qu'on pratique 
pour une fin utile. ( Arts Mécaniques . Arts Libéraux. 
Ceux-ci font la Logique, la Rétoiique , la Gt3mmaii3,la 
Peinture, la Sculpture, les MateuiJtiques, l'Allronomie, &c. 
Aprendre , enleigner , favoir un .^«.ipoflcder un Art en 
perfeélion, i^W. Lkc.T.z. Bien des gens montrent des arts 
qu'ils n'entendent pis. On ne peut aujourdhui gagner fa 
vie a travaillei en quelque jrt quecefoii. 

Menant leur Apollon aux gages d'un Libraire, 
Ils font d'un ArrDiviymumiÉtiei mercenaire. 
Dcp. Peer. 1 4,^ 

^/iUirre èi A'is. Voiez ^Uaitre. 

Art tf^mriiqîie .f.m. c'eftia Chimie. Elle a été apellée de ce 
nom acaufe d'Hermesque quelques uns en ci oient l'ir.ven- 
tv ar, & qui pour cela l'apellent Ti Imegifte ; c'eft a due trois 
fois grand.L'Emeti a fait inipiimet un Art hcimetique qu'on 
eftiine. 

Z'Arfft mvinr h cheval. C'eft la manière de faire travailler un 
cheval de bon air, qu on apclle d oïdinaire manège. On 
trouve .1 r.iiisplufieuis habiles Ecuiets.qui apienacnicet 

• Ait. Le fameux soleilel nous en a hiffé un Uvie. 



ART. _5,r 

L'An li.li^'iirrt. C'c/î celui qui înfefgne à bien manier les 
armes ?c a faire la guerre en hatiile Capitaine. Gaïa adonne 
au puiilic, un petit livre de l'Art de la guerre, fort joli. Le 
bon homme Maillet a fait aulfi un Ait de la guerre, oùilya 
d'alicz agréables eftampes. 
L' t.ri d! ntviier. Il cnfeigne à conduire furement un Vaîfleau à 
la faveur des vens , des voiles, du gouvernail , des rames de 
l'egmlle aimantée, des caites maiineî 8c d'autres chofcj. 
Guillet ScDéioches ont fait chacun un petit Oiétionnaite 
desicimes de manne 
' Art , r. m. Adrcffe, fubtiiité , efprit , manière délicate, 8c 
ingL-nieufe. ( Ufautavoir beaucoup i/'<ir/ 8c d'adiefle pous 
la cajoler. Ahl.Luc. r. a. ménager quelque choie avec art. 
tut. Flmcl^yic. 

Un beau feu quelquefois échaufe par hazard 
Un Poète fans Art. Drp. Por. a. 
Chacun pei nt avec Arr d.ms ce nouveau miroir. 
Se vitav.:cplaifir Dip. Paet.c.}. 
Soyez fimple avec Art. 

Il faut dans les chanfons du bon fens & de l'An. 
Dép. Peit. c. i. ) 
Arteii j nteil ,l'.m. L'Un 8c l'autre fe dit. Ce motvientdu 
Latin rti'"Vai'<«, 8: félon cette érymologie.il faudroitdiie 
aneil; mais cependant tout le monde dit «rf«^. Ufignifieun 
doigt du pié. Les os des arteils fe peuvent luxer de toute 
maniëie. l'erduc , dtsf-.aQurei chap. ^9. page 562. Cette auto- 
rité ne tire point à conléquence. Vrteit eft dans la bouche 
de tout le monde; 8c une hirondelle ne fait pas le Prm- 
tems. ) K Oritit. 
ArtlRe , /"/. Il vientduGrec.entatift ArfffM. Vailfeauccn. 
tenant le fang, quicfllong 8c creux comme un tuiau , & 
cotnpofe dune peau alTez épaifle, & il n'aproihe pas fi 
fort de la fiiperficie que les veines. ( La groflè .iitère , l'ar . 
tèreveneufe: l'âpre arrête II eft dangereux en faignant de 
piquer une artère L'ouverture d'une artère , à moins qu'el- 
le ne foit très petite, eft toii|Oursfuivie d'un écoulement de 
fang,qu onapeined'arièter. C'eft un malheur à un Cliirur- 
gien qui faigne que d'ouvrir une artère. Arr de fu^r.cr, 
f. 20. ) 
Arterjcl , Artérial ,aij. Il vient d'Ariiriatir. Il fait à fon fémi- 
nin artérielle , ou artériale , c'eft à dire , qui eft d'artèie, qui 
eft l'artère. Les Médecins Barbons difcnt «r/ért*/, 8c les 
jeunes, artéritl. Les gens de lettres polis étant de cefenti- 
ment, je fuis pour artériel,^: c'eft le plus doux : car '<i eft plus 
iudequer«.( L'épanchement du fang artériel produit de 
fâcheux effets. Artde faigner. c. zo. J On dit auflî arrtricux, 
comme /.i veineartmeufi. 
Artichaud , /w. On prononce ariichô. C'eft une pi nte qui 
a la tige droite, au bout de laquelle s'aflemblent piufieuis 
feuilles qu'on fait cuite, 8c que Ion mange, avec ce qu'elles 
renfeiment , qu'on apcllecr< d'nrtichaud. ( L'articliatid eft 
fec 8c chaud : on le mange ciud avec du fel & du poivre , 8c 
celas'apelle artichaudala poivrade : cet attichaud eft indi- 
gefte :1e frit ne vaut tien. L'aitichaudaubeuncôe à lamuf- 
cade eft meilleur : planter des aitichauds : cultiver des aitû 
chauds: ariolerdes artichauds ) 
Art iciE , f.m On l'a pris du Latin nrticului. Terme de Gram- 
maire. Petite particule qu on met devant les Inbftantifs ,8c 
qui feit à en faire connoitiele nonibie , le peiiteSc le cas. 
Ces particules font/» 8c /« au fingulier: le mafculin c cit le 
Êcle féminin, la. Ils ont 1 un & l'autre au pluriel, /fj (Dé- 
cliner l'article. -le bien fervir des articles, manquer à mettre 
l'article, oublier l'article ) 
Article, fr» Partie de chapitre de quelque Livre. ( Un petit 
article , un article f rt court : un g and article : chapitic di- 
vifé en plufieuts articles, tcouiic enaititl.s. Je n'en puis 
plus de la tête, pour voit .û un aifcle des hittoiies de Va- 
liUas 8c des froides rapfodies de Vaumoiicie. ) 
/article, (.m. Il fe dit des Ordonnance';, des comptes, des con- 
trats 8c d'auitespaicilles choies L'endiuit deroidor.n~nce 
ou du contrat qui enferme une afaiie, ou i,ne ci. confiance 
paiiiculiéie, ( riéier les articles d'un coirpte Mettre les 
chofes pat articles Drelfer les articles de inariage Dibatie 
les a ticles. Dilputer un article. Acorder ,apiouver les arti- 
cles Concilier les articles débatus. Maucrcix.vii dt Camfc- 
S' t'fS- Rcjsttei: Hjn aititlc i"- f (<>.«. ) 



91 ART 

hr'ich.f.m. Il (: dit parlant de la foi- C'cft l'une a« douze pro- 
pofiiionsdi; U créance Cliraienne. ( C'eft un article de toi. 



Jclecroicommc article de foi. Ccft po»" moi un aiticle 
de foi. 

Je rli de cej dtfcouis frivoles. 

On ùiit fort bien qu- fes patoles 

Ne fontpas articles de foi. 

Dtp...tfi'-") „ . ■ . ,, 
*hr<i;U,r.m. c 'eft le temsoii l'on eft prêt de rendre lame, _..„ r . i , j. 

rct" à l'article de la moit.U fe repentira a l'article de la mort. ^ri,fi>itr,f. m. C'eft aufli celai qui compore tous les Feux d'ar- 
d'avûir lâchement abandonne 4..0U s maitrcflls après avoir t^ficcd'une Ville. Il n'yadansceUedcParisquun Artificier, 
fait bonne chère de leur bien Scie p»uvre pleurera les tours , .:-:....- . .1.. ._ 

de Ibiiulc-ffi qu'il a fait pour vivie.îc pour shabillei au. de- ; 
pens dutiersScduqu^rt. ) _ ,■ r ^ 

XriicU.f.m. Terme rf'AMrsmi». C'eft à dite , joiifar», /Mif»". 



ART 

^rtifi'itUtmep', tAv. On prononce pref^ue ertifàclmén. C'eft 
à dire avec art, avec induftrie i c'eft un corps qui ùn»eut 
artiticiellcment : Cila cA fait arii£ci<.ilcment 7y»5", Pti/'/V- 
ph,t. ) 

^rttf!tii',f. m. On prononce arti£cic. C< mot tnrermtdr^utrrt, 
Cgnifie Celui qui tft du corps de l' Artilltrie , ou qui ccmpo- 
fc tonte forte de feux tlartifice , pour jctrer dans les places 
qu'on attaque , nu an bas de celles qu'on défend. Uabonj 
un habile Anificier ) 



(Chaque partie dont le doigt eft compofe.eft un article. Dtj;.) 
AAtidc en c; fL-nsn'ert pas li ufitc que jointure ; Je l'on dira 
Hen plutôt, ilfeiudura»lau.tjoimmcs des doigts , qu aux | 
articles des doigts. • 11 

A„u,4Ur,cn, f f. Teimtd'AiMcmii prononcez <irfr«/4.»n II 
vient du Latin At:uuU'ii>. feft une compoGiion naturelle 
en laquelle lesboutsdet oss'tiuretouclient, ou pounnieux , 

• ditc.on appelle articulations en gênerai, ks diverfes liaifons 
que les os ont entre eux , pour faire tous les mouvemens 
eu corps. ( Uya une grande & une petite articulation ,& , 
toutes ces articulations le foudivifent en. plufieurs autres. 
On peut voir li dellusRiolatf, Degori 8c les dwers traitez 
de Chirurgie qui p.irlent des différentes articulations. Les 
articulations font égales dans tous les hommes. 11 n'y a dans 
le front au .une atliculation. X.» Chamirc, mrt dctinniurc 
les hommct. Ut, ' a j 

t>.':,cu(aiion, ff. C'eft une prononciation dift'nite des mots. 
( Un: belle, une .igrcable , une aiinjble articulation. Son 
articulation pUii , fon articulation agtce , Se f...t qu'on fcnt 
du paiichant pour lui. 

A';cul.T,v.a. .-lononcet diftinftement , & nettement ce 
qu'on dit. ( "ii l'on vent plaire Ôcitre écouta , il fa'at bien 
articuler Tes mots. A peine eus je la liberté d' a iticuler trou 
ou quatre mifcrablcs paroles S >'?.■""'''"""■ M J 

Arr.£»>r. ■!/.«. Terme de c<«/«i. Ccll donner quelque choie par 
articles. ( Arucjlet ils demandes. A/ji. ?/-<.)■ articuler les 
faitsioAificattts f<f./j/ai. 17. ) 

S'A'i":Hler,v.r. Terme i'Aii«/»-n)f. C'eft fe lomdre. ( La par- 
tic latérale de la tire del'i-flelet qu'on appelle marteau, a 



mais il y en a pluficuts q«i fe nomment ^rtifUiiridu'^tt. 
L' Artificier de Pans eft celui qui fait tous les feux d'artifice, 
que la Ville eft obligée de faire , pour temoifjner fareiouif- 
lance des divers bonheurs qui arrivent 'a (a M.ijeftc,2c cet 
Artificier eft gagé de l'hôtel de 'Ville ,& il adcs letir<.s, qui 
font les marques de fa charge. Les Artificiers du Roi font 
tous les feuxd'artifice, que le Jkoifait faire.flc ces Artificiers 
n'ont point de lettres Un'y aemie eu.v aucune maitrrfe,Sc 
quand le R.oi ordonne un fe» d'artifice , celui de ces M<.f. 
fleurs qui a le plus d'amis, l'emporte. On dit être artificier, 8c 
l'Artificier parle Je Roiies de feu, de ful'ccs , 8cde fulees 
volantes > de lances à feu , de l'aucilTons , de pets a feu , de 
girandoles, de foleils , de boires à feu. de gerbes à feu ic 
de pompes. Votez ces mots dans leDii'Vonnaire. 
sArtijicitux , artifcieufe , adj. Du Latin jr/(/»ii»/i«/. 11 fe dit des 
chofcs 8c des perfonnts , c'eft d dire , fin adioir, d'une maniè- 
re qui marque un peu de foutbeiie, fie une adiefle qui u'tft 
pas tout a fait finiple (C'eft un Normand Aitificitux: elle cfi 
bien a. tifi.ieufc: plainte fubtile 8( artificieul'c. P>ri Tl^tl 
St. Prifftr.c.i. Ce dilcours eft artificieux. ^ 
^Ttifeieufiment. a^tj. D'une manière ariificieufe , avec rnfe, 
avecidrefte , avec fincde ( Jarnais la grâce cficace oc fut 
plus artinci.uf.ment défendue ?-tf.l.i.] 
A^^lllif.^t,f.f C'crtun Ma^ajin de tousles Canons, de 
toutes les armes, Scderous les outils qui peuvint lenit à 
la guerre (On dit en ce fcns, toute r.rtillciic eft fous le 
commaiidcincnt.de Mr. le grand Mcii:e. qui.~.!ou< lui des 
Lieurenans Généraux , d.s ConimilVaires , ^plulicuts au- 
tres Oficiei s. ) 
^riilierir, f.f II fignifie auflî toutes foitts de pie'ccs de Canpn 
( L'Artillerie fut invemct en i;t4 pat un Allemand : faire 
joiicr l'artillerie :L',utillerie a fait un giaud fracas D'^it- 
hurt ^Traité dt C^TtiUtrù. ) 



doux ^minencesScun,- caviref lut i'arfici<(«r avec ni oflclet ART iqje, ou w/<rrti.jr«.4./;. Terme de Géographie , H irnt du 



qu'on nomme l'enclume, u.4 itmù, traxtidcCtuyc. i. f, 
p. îi. 
A»T I ( icE.r " t>J Latin AnifiaumM fe prend en banne part, 8c 
fignifie a.lrcirc, art , manière ingénie nie. ( Art fi. - mciveil; 
leux. Le joug du chariot daptre de .Midas ,f:o!l eompofé 
de nœuds eiitrelacczavee tant d'an ificc qu'on urneùtleû 
decouviir le comm.ncemcn:. nila fin. i'j» Si""- '•!•'■ «• 
l'enfeignoisavcc f.mplicité,5i fans dri<^e,ci ari:fl,t> de l'é- 
loq'ience. Arn. otf.l. +. c a. Il yavoit beaucoup d'artifice 
d 'ns cette m.Tchine. ) fistx d'arifjice.v. fiu. 
iit:ir,c,,fm Ill'epienJauaienmsiivii(ép3it. C'eftadirc, fi- 
p'edc maligne . toursd'elprit pour luiprcnd:.. adredi: in<?- 
thiintc8cd.'>npereufe. ( Ait. ficc malin, dangereux, .r.cchant, 
hailVible, i^rolTicr , fot.' ridicule L: princip.ilariifice de votre 
«oiiJuite , ceft de faire croire qu'il y va de tout dans une 
afaiiequin'iftderien. i''.iJ«.i',fi"""''»/>';8 Ce font des aiti- 
ticcs delà Demoifell; que vousconnoiflcz.''»!'. '. +6. 
.... L artifice eft grofiur. 
Tu te feins crimii cl pour te juftifiet. 
Rmim Fhtdte. a. t^ f i. ) 
Hri:':ciit,»rHfiiietlt, «ii;.du Latin dfdS.iW/i.qui eft f.iit svf : art, 
quitll travailla avicadtelfe. fcqu. '.'artfait naitre.( Avoir 
un ocii artificiel. C'eilune fontaine atlilicicllc. Unedroj'.u: 
a-iificielle On p.ii;ecn Altronomic du lyur naturel, 8c du 
^ur artificiel. Voyc?. Jour ) 
Kriilk:el,»riifiiu!lr,ddj. T<-rm; .ii-'V'»"?"'- U fe' «••; des preu- 
ves dont le fett l'O.'at.iir, ît veut di'c . qui u' lit de Ion ifprit. 
juivient Je fouindailrie.( Les preuv.iartifieiell s. ccIkuc 
iesdcfinitions, les caufes.les cffct>, les a|uins Se autres ; 
Se le. preuvesl'ins art;fi(c Atioiulcilwij: , ics inoiu^z, 
ICiCltalioUj Sec J 



Grec Ondonnele met d'.Artiqueaupoledu monde, cai 
crtdueâtc du Septen'rion.Jc au périr cercle qu'on marque 
ialentour. ( Cercle artique.polcartique. Cî.i'ijîn, iur«di,e< «a 
4 U Ge9^raf<'ile. Son Oppofc t ft ^titérlt^uf, 

Artis/m, fm. Semble venir de 1 Efpagnol, <'rr/<R«,eul.aiia 
^itifrv. Celui qui fait piofcllion de quelque Mener , &: qui 
à lafavcurde ce métier gagne l'a vie a force de travailler. 
(Un vil A'.til'an, unpaurre ,un miferable Aitilan, les Airi- 
fans font oiefque Icus malheureux , eu ce rems-ci, parce 
qu'ils ue travaillent pas. Un habile Atnûn, un Arn an 
expert. Anf :ne8t Cleopariealloient la nuit courii la Vile 
entrant ians les boutiques des Artilaos, 8c les ataqtunt car 
des railleries. Clin, TrinMt/irar, j.^xrrif.t 1:.) 

* .'trii/Iin, f. m. Au figuré , c'eft il dire , qui eft la caufë.qui < ft 

laureur de quelque chofe ( Dieu eft le Souverain ^rtijn 
du inuiiJe. Il donne du coura^ à tous les ^riiftmdt la 
gloire, fi.i.*.. entifrwnÊ. 

Chanin eft artirandcfabonnefottuae.i(r{/<ir.j. 
Cl ft l'aitilaa de la volupré ^^1. l-»c. j 
^1rii,'.tiii.t,f.f. Un'eft point en ulage au propre, 8c es ft place, 

on dit ftmtnt À*^4r1tptH. 

• ^^riifdnnt.f.f. Au fituté . il eft beau. U G);nifie celle qui 
eft caufe. ( L« fagcife eft l'ouvricre , l'attifanue de toutti 
choies Ctf. lu) 

^rtiftt, f m, II vient de l'Italien, oit de l'F.fpairDol artifj. 
Ouvrier qui travaille avec efpiit 8e avec an.( Artilie fameux, 
a:tifte célèbre . connu .gloneux . habile inflltitent , favani, 
en tout ce qu'il t'ait L ai tifte ingénieux a tant fait , que lans 
/onte, il a trouvé le fecret Je fane compatir l'oi avec le 
laiton, fut ia liipcrficicfeuleineiit , par le mélange du mct- 
CIUC, rr«t( itt iJ*H, (• j. (, AU(Ua aiuQc ut duule qu li n« 



A RU. 

faille pic'parer laTériaqueau moisde Novmbre, CKuni. 

fharmacof'tt. L» Chimie fait lonnoicre .i l'artiilc , les premicis 

principes dcschofes. l'amlnunt , fur la ctmpofition dtirtmi- 

dt!. ) 
uirtifit. adj. Qai ttavaille îvec ait , qui travaille adroitement, 

8c félon l'ait ( C'efl une main artifte. ) 
^rtifîemtnt.adv. prononcez "riijlemaii. Avec art, avee adrefle, 

avec erprit, (don les lègles de l'ait. ( Un vafe aitiftement 

ttavaillc. Dr/t. Lcngm. 

Il vouloit que Gx vers artijlemnt rangez, 
Fu/Tcnt en deux tercets, pat le fcns patiagez. 
Dtp. Po'tt. c. I. ) 
Atrui.fm- Nom d'homme. Il y a ea un Roi , qu'on aptloit 

A:t«s,quiarègré en Angleterre. Ua été brave, & vaillant, Ôc 

a été tiié dans une bataille , pat les Saxons- Ce gloiieux 

Prince a établi Ici ChcVJUeis de la Table - B.ondc. Hiftttri 

i'.Angktme.'^ 

A R. U. 

AnusPiCE. f- ">■ Ce mot vient du Latin Arufpix. Il (ignifîoit 
chez les Romains, un Saciificateut qui prédifoit l'avenir, en 
•xaminaiit U qualité des entiailles des Bétes facziliees. 

A R Z. 

AUZEl . arK.elU. adj. Il fe dit des chtVMx : c'eft à dite , qui a une 
marque de poils blancs, au pié de dctiiéte , depuis le boulet, 
jufqu'aufabot ( On n'aime point les chevaux arzsls. Cette 
cavale me plaitoit alTez , S elle n'étoit point aizellc. Ceft 
une folie de croire queles chevau.x aizels foiem plus mal- 
heutcux que les autres. } 

A Si ASC. 

Af. f.m. Carte à joiier,ou face dedez, marquée d'unfeul 
point. Un as de coeur , de carreau , de pique , de trèfles. 
On dit tous les as , cinq & as, 8cc. ) 
ASCENDANT. «i(/.Cemot vientduLain ajcendem ,<^m fignifie 
mantant. Ilfe dit en ^yîronomiî des Aftres, OU des Signes qui 
montent fur l'horizon. Et en termes de G«iif<i/i!ji> , on parle 
4e li^ni Afctiiitnht' ,ic filles aficrtditni,ontniêà tous les parens 
qui Ibnt au deffus de nous, comme pcrc , ayeul , bifaieul,&c. 
" ^firiid^fit. f.m. Il a au figure plufieuts fens. C'eft une pente 
niiurelle.hunfcur , inclination. ( L'afctadant cil plus- fort 
que tout. ,.ll»(. amani a. i./. 2. 

On !i; peut réprimer cet aÇsmdttntraiWnt 
Qui le force i rimer. Dip. fut. 

Les honneurs forcent ttfinitnt. 
Corne ctoit civil , acoftable; 
Maison l'a fait Sur Intendant. 
Gom. tpi t. ï ) 

* ^4fctndant. f. m, PuifTince , pouvoir , autorité. { Il prit fUr 

Tes neveux, le même afctndjm qae (on fréie avoir pris au- 
trefois fur lui. fhchiiT , Téidtft. I.2 ) 

* ^fttndant.f.m. Manière impérteufe de dire fes fentimens. 
(il n'y a p-rfonnequineloii de cet afcrnd.int , parce qu'il 
répiefentc l'miaged'une. me ;icie & hautaine,Nite/f,>/!iir.r.:. 
L'aicendant n'cftpas unii grand defcut , d.ins un homme 
de quaiiié, que dans une pcrfor.ne fans itailiaiice. Avoir un 
aliendant incommode, & plein de fierté. NiceU, mmatr.t. i ) 

^ctnjun.f f. U vient du Latin ^furfr. Lapicniicre /"du mot 
^fitiifim ne 10 fait point fentir C^eft la I-tte qui nurqce le 
jour oi« Jefus Chrit eft monte aaCiel. rAfcenfion eft 
quarante jours après Pàqus, & c'eft l'une dec plus glorieu- 
fck réiesdc l'Eglife Aptci l'AicenGon de Jelus Chiit , l'ad- 
minifttation des biens Ecledalliqucs fut éxercte par les 
Apôtres. Fr'a.-paoh^dei btnifices.a. 2. 

•f xAC^fcit.fQii .,bUnct:e napt à- gr^mcufon. Proverbe qui mar- 
que , que le bon mouton fe mange à l'Afcenfion. 

* ^fcti.fim , f f. Terme d'imagir. Eftampe qui reprefcnte le 
Miftèie de l'Alcenfion. En ce fcns , .^/r< ./on a un pluriel, 1 
mais il n'ena point dans fa p emiéie fignificacion. Un ?ma- • 
gerdira J'ai de belles AIctnfions. J ai auiourdhui vendu 
une douzaine d'.^fccnfions. Les pius faciles Afccnûons, 
fouc Cilles de Mi. 



A S P. Pî 

^fcerfim.f.f Terme d'^ftrMtmn: C'eft le dégtcoul'atc de 
l'»quateur montant fur l'hotil'on a"ec un degré, ou un arc du 
Zodiaque, f' Alcerfion droite , AÛenfion oblique ,8cc. Oa 
dit auffi dijfirenu afttnfuntils. Voycz les tivICJ qui Uaittent 
delà Sphère. . 

Asr. 

f- AsiNE,/:/. Blittjine Onfefcrtde ce mot au Palais pour 
défigncr un Ane, k pour éviter de pronoBCClCcmot en pu- 
blic parce qu'il excite à quelque iifée. 

ASME. 

ASME OU KSTM. On écrit & l'on prononceaufli ces mots de» 
deux manières qu'ils font écrits , avec un T. ou fans T. 
Voyezaufli «y?"" en fon i%ng. 

^fmej.m. Il -ient du Grec'a/^mo. C'eft une dificiilté de rcC- 
pirer, grande , fréquente & pénible, & ordinairement ftns 
Jievre. (un afme fâcheux .dangereux, incommode, crucJ, 
convuUif. L'aime vient 'c plus lbuvenr,dece que les pou- 
mons reçoivent un air qui ne leur eft p'S propre , oudecc 
qu'ils n'en reçoivent pas adei pour fournit k leurs fonc- 
tions. Avoir un afme , être ataqué d'un afme. On l'a guéri 
d'un afme. II y a fouvent des difpofiiions malignes dans la 
poitrine. qui peuvent cauferl'afme. L'afmele foime quel- 
quefois delà mauvaife conformation de la poitrine. On at- 
tribue aufti l'altue à la mauvaife difpofiiion de l'air. Etre 
travaillé , étte tourmenté d'un afme uesdangeteux. Utft 
malade d'un afme qui le tue. ] 

^fm.itiq<ie. Ce motpris généralement, eft un fubftantifmaf- 
culin.ilfignifie.qui adelapeineàiefpiter. ( La laitue ne 
vaut rien aux afmatiques. On doit faigner les afmatiques Se 
leur tenir toujours la tcte un peu haute, lots qu'ils lont cou- 
chez. Les v.:nts froids font contraires aux aimatiques. 11 y 
a de certains iîrops de pourpié très bons aux afmatiques. 
rbarmatopte de ChuTAS. ) 

^jmat,^iit,ad. Qui eft malade d'un- aûac, 11 «û aCnatique, 
elle elt moite afmatioue. 

ASP, 

AsPIT, fm. Il vient du Latin a^«S»»,c'eftà dire vue, regard, 
( Aceifrteureiepourioisétreiavi de lafpeft de ton mai- 

tre. Biil.epi.T.J.ep.l. 

Crois tu que mes chagrins doivent s'évanoiiir, 
A l'alpècl d'un bonheur, dont le ne puis jouir, 

1{ft. iphiginif, x.zfi. Je le vis , l'on afpcft n'avoit ' 
rien de farouche. Ajc./^fci^rnii. 
^fpecij.m. Terme d'^rchitede. Obietdevuë, objet éloigné 
qui frapoe la vue [ C'eft une maifon d'un bel afpeft. Afpeci 
d'cdilice'foncorreft , prendre ksalignemcns des rues Iclon 
1 afjieiftdu Cul, le plus avantageux.) 
Afpea,f.m. Terme d'.iftrcncmie Se d'«ftrologie. llfeditdet 
■planettes à l'e^ard de la difétente fituation, qu'elles ont 
entre elles. (Alpec^ bénin, afpeclmalin. ^esaÇ.fls de Ju- 
piter font Lien faifans, regarder en ttinealpeft. Affe4t qua- 
drat, afperft fe.xîi! , afpec't de conjonélion ou d'oppoli- 
tion. Sec. ) 
ASFEKCE , f f. Plante apciitive qui produit des tiges tcndjes. 
vertes , liftes , rondes.fans feuilles . &; ptefque de la grofieui 
d'utidoigt. Les afpcrges font chaudes, excitent i l'amour, 
&;eentrobfttucV.onde3re;ns. Petite afperge. Gtofl'e af- 
perge. Faite veadred:3 botes d'a.'petges. 
ASPHRGtz, /:m. Cemot vient du Latin tfpergere atiofer. On 
s'en fert plus en Province qu'à Paiij , oul'ondit^o./'i/^oa 
afperftir. Voyez afperfcir. 
f.fperfer,v.a il vient du Latin «y^»rj'«. C'eft jettci de l'eau 
avecun.ifperroir. Une fe dit piopremmt qu'en pailaar de 
ciiofes Saintes, Se il n'cft pas encore bren établi: Cependant 
des s^ensd'efpiir le trouvent bon, 6c croyent qu il mérite, 
auflibicn d'avoir cours quvi^ir/o" 8c qu .i/rf/Sir. ( Vous 
a.perUrez le haui de la porte , & les poteaux. fttuT^ajal 
Euitu-e S-imte. Leviiicjue c. 12. Ceux qui n; font pas pour • 
tCperfer, àCen . voMifert^l'ifp'rficn iM'i^ haut de la porte 
&àespoteav->x. } 

i& i 



94 



ASP. 



^Ifirfitn.f.f. Il vi»nt d'i Latin ^^irjit. Il ne ft dit propre- 
ment quVn paxlam fie chofes faintes. C'eft l'épancheiQcnt 
qu'on tau d I eau bcniie ou d ^uiie chu c conlideiaoi^ 
•vec le goupi.lon On ne fàifoit autrefois dans rEglifclaU 
pei'.ion qu'avec une queue de Renaid, Se pour cela onapcl- 
loit le joupillûn f» ^i/i». ( Vousptendrez dcHiuiledecon- 
fecration» Se vous en fête» rafpeifion furies vetemcnsau 
Ro . P-r.Hûyat Ecr-.imre Sic ExtJc C. i. 9. Sous l'Empereur 
Valtntiniea des pcilonnes confiderables firent des facnfices 
nommez Taurotitia ,ceftadiie. alperliondc lang de Tau- 
reau» Hi0'ne dei«ractit 2. partie, c. 4. J 

» sAlpt'fimff. ///t"'i««i</i aufigurc.danslesdifcouisdepieic, 
patlantducœur, de laconfcien eoudei'ame. c'eft un faint 
épanchement & uniamtar^ofcmentdcla grâce, lui le cœur, 
dans lame ou dans la coniciencc. ( Avoir le coeur purifie 
de!, fouillures de la mauvaife confàencc par une afperfion 
in -rieure P»"-'^y<i/.) 

^jj.r/ôir,/: m. a/pcifairr.ff 11 vient du Latin .Ajp'TftTntm. Quel- 
ques-uns diicnt j/^<r/".>rc ,& le font /cmimn, l'écrivant avec 
un f final. mais la plupart font pour i/prrfiir & le font maf- 
culin , Bc même ils font Ithu la lettre R. à la fin. C eftune 
m.niércdebatcud,- mc'talfoit propre, ou de bois fort lej:cr, 
& proprement tourne, loaç d'un pic & demi , à l'un des 
bous duquel on ataclic plulieurs b.iiisdcpo I pou prendre 
de 1 eau b -nue , ik en faire l'alpetiion ( Un Iperfoir tres- 
propic, Hi tres-bien fait .p.mdzede l'eau bcmte avecTat 
peTair,& en letter fur le peuple ) 

As?hodE. , ^ m 11 vient duGiec.en Liùn ^fphodelui C'eft une 
foite de plante que je ne trouve en François nue cliez l'ami 
d' Ablancout. [ Il n y a parmi nous que de l'arphodel , & de 
la viande pour les morts. Lucien. Tcbu Lpajuge de U barbue.] 

Aspic, ^mOnpiononce toutes les lettres du mot,afpic. Il vient 
duCJrcc. Les François l'ont pris du Latin «y^a. Serpent de 
couleur cendre», long de 1 ou de 4Coudces, fréquenr en 
Afrique & aux Pais chauds, qui fifle fort ,qui 34. dcns ,tes 
yeux Clin. élans, la peau rude, & qui eft ties venimeux. Altr. 
ml, 'j'yig' dAjrtjir, & /• jtin. [ Afpic mâle, afpic femelle. 
L'Icneumon petit animal ruféqui hait larpic, & quienelt 
morteliemcnchai, paice qu'il lui donne la mott Sec. Opm", 
traiii .it U clijjfi l.-i, clcopaire mourut d'un afpic qui la piqua, 
& fon corps apies fa moïc, fut mis auprès de celui d' -Antoine 
fon .imint. C-n, Tnum-.i ti ; parue, c 32. L'afpic fait la pi- 
quuie prefque imperceptiblç. Son venin d'aboid caufe luie 
demanjailon agréable par le myien de laquelle le coeur , Se 
les entrailles fc debatcnt *c reçoivent un poifon contre le- 
quel il n'y 1 plu« de remède riuen , rf4i;t dti jft,x c hop. $ 
D'autres difcnt que l'afpic envenime en mordant , 8c que fi 
tôt qu'on en eft moi du ,lcs ycu.x le iroublent.levilage pâlit, 
& qu'on tombe en fiiicope. cefentimentfcmble alKi pro- 
bable. L'afpic va toujours avec fa femelk ôc fi l'on en tire l'un 
ou I autie, celui qui lurvit ne fong: qu'il vangcr la mort de 
l'autre ] 

* ^Qic.r.n. Ce mot au figuré eft beau. C'eft i dire, malin & 
méchant ,mccliant & d mpereur f C'eft on afpic que cette 
femme U Le Cooite de viMa Mcdiana pa lant dans un bon- 
net de b mi:hancctc des Daines,dU><"i4< qHCUn tfputrro- 

Oudu monftre EcoflTo's la doAtine infenfce 
A cette amc blcflic. 
Oal'.t.'pic de Capoueinipi'.e danironcoeui 
Cette inloente aij;icur, 

r»-r 7(y4/ Pdimt de Si. Pitfpcr. 
Ce vieillard (i fagcAt fi éclairé foule aux piez Ie« afpics & 
IcsBafilics. P ^ov«/, roeniedeSf. Pr»//..' rn^f»^' ) 
^/pK, Cm. Ce mot vient du Latin ipiea ^ 'cQ une plante qui a 
lei Veuilles lonçucs, poiniùc;, A: odotantes ilyaen bipa 
gnc Se en I.annticdoc , des montizncsoti flrutic l'afpic. On 
du que l'afpi. efi odorilt nni ^ .ic.' ra'.-lr Dal'ihtmf,hiiltirc 
ilei pUninT.i.t.i C eo. Morin dit que l'afpic eft une plante 
qui craint le froid, 8t qu'elle cH fc.lir fit cl.au le J 
Asri «.ATioH , /^f Prononce?. .i/>(r<icii»i. Il vient du latin 
s/jii'Aiu Quelques-uns s'en lervcni dans le fcns de nlfirAiitH 
mats ces gens pailent comin: I: pauvie l'.Sc le bon huinme N. 

* ^Ifn-atttit ,f.f. Ilfedii dans des difcours de piété. C'efl un 
élancement du coeui a Di.-u . ou vers clic'. [ De faintcs af- 

j 1 ., I. 11.- . Jcf^.vmict , e<Jed:votci arpiiaiiuiis. Tout le 



A S P. ; 

tems de l'étude fe paflbit en afpiratioos dévotes. B.vle ii !;, 
l^iiJCC /. 2 ) ' 

^fpirMiun,f.f Terme de Grammaire. C'eft une prononcia- 
tion afpiree , 8c qui marque qu'on do<t prononce: U lettre '> 
dans de certains mots 8c que la voielie qui cA devant cette h, 
ne le perd point: [ Par exemple,:e mot de Holande fe pro- 
nonce avec uneafpiiation.carla voyelle qui le précède ne 
fe maiige pas. On dit la Holande , & non p..s l'Holande eft 
un heureux Fais, parce qu'elle eft riche Se qu'elle )0uu d'une 
adorable liberté. ) 

^Jpirer ,v.a. Terme de Grammaire. Il fe dit de certains mots 
qui commencent par une '' , de il figniËe que I» de ces mots 
eltiegaidcc comme une conlonne Se quelavoiellequi la 
piccedenellpeid pomt devant elle. Le mot de hem ^fpiie 
Ion h y*M.rcm. 

' ^(pirer.v.H II vient du Latin ^j^tr4rc. Ceft prétendre , dé- 
filer, avoir deffein d'obtenir. 

[ C'eft au repos d'efpritquU nous faut afpiie& 
Dip. 
Daphn'is,n'afpirons plus aux gtandeursde la Terre. 
H.ilcvi!c . Ptil- -If lit! ) 

^fpiran-, ifniranic, Adj. Terme de ÇrammMirc,c'e(l a dire î»' '.'pi'f- 
Sil'onnc failoit pu.iit . •- j.j.ianic uaiis '.f'j ,on teroituoe 
fâcheufe équivoque d-.'.R-m. 

yAfj-r^^i .f..t ferme généra qui fe dit entre gens de métier 
C'eft celai qui a achevé le tems de fon apientiilage Stquiaf- 
pite a fe taire Kce%oit maître , fjiliRtl'on ch^f d ocuvieSc. 
autres chofesacoutumées ^ Lesjurcz donnent le chef d oeu- 
vre a l'afpiiant Un des anciens du inctiei prclenteralpiiant 
aux Jutez Stils l'examinent. 5rrffi#f,(f« vitftct.^.irric'cy. •' 

^//H'a',tt, Cf. Terme de Rt 'i"". Fille qui a fait fon N^^viciat. 
qui afpire il ctie reçue Se a faire rolenuellement les voeux de 
R.cligion,c'eft une afpi.-ani fo:t-f>ge qui s'eft cien aquitee 
de fon devoir pondant fon Novici ti ) 

v^/JK^nr-, r.f. Terme de Û-K^nrn» <• icd'autres filles qui ont 
fait leur aprentillage 61 qui ne font pas encore teçiiet mai- 
trefl'es. C'eft celle qui apies avoir achevé fonaprentiHage fe 
ptefnteaux Jurées de Ion mener poui fine Lch:f d oeuvie 
qii'cIlcsluidonneront.Lesiuiéesbouquctli:tesayant marqui 
àl'afpitante le chef-d'ocuvielqu'clle doit faire.s'enquiercnc 
delà viedel'afpiiante, 8c li elles nourentqu'i ny ait neni 
dire, elles lui font prétet ferment de fidlite devant le pto- 
' cuteur du Roi^u Ciiàtelet Se la reçoivent maiiteireBuu.jue- 
ticrc t'âttzteurifitt'ut. 
AsfKE. âtc. Voiez U/T», &c. 



A S S. 

Ass ABLER , V. 4. Remplit de fable. Couviir de fable. ( On 
dit que la Mer j/Ti*/» un port quand elle le r.mpUi ; I a mer, 
avec le ienu,< tjfdiu le port d'Ai^uemottes.oii S Louis s'em- 
barqua. On dit qu'une Kivicte *JJtii/U des prez , quand elle 
lescouvic de fable.) 

5*. iJTdliUr , V. r. Se remplir de fable, f Quand on Ingénieur 
bâtit un pou, il doit prendre fom d'cœpcciMi qu'il ne s'af- 
fabU. ) 

S'ffiicr.v.r. Demeurer arrête fiu le fable. ^ On s'aOâblc fou- 
vent en décendant fut IaKivictcde Loire Les grands Vaif- 
feauss'aifaUlent fur les bancs, 8< y cchoiienc J 

^JJi!>t;AjJ'x!>Ue,pAri. Rempli defable. aitetc lur le fable (Ton 
alfablc. Terres afl'ablees VaiileauallaMé.Scc. ^ 

Ast » n iiR, V. .1 Mot qui fii;nihe .u f..f r & qu vient du fJ- 
tin *iîilue. Il eft nn peu Vieux, «-cpend.-nt, conmelesbonr 
Auieu'S l'emploient, on s'en peut fervir quelquefois . a leur 
exemple. Se lut tout au figure , dans les dil'cours de Vers ou 
de l'iofe. Le vcibc'iA*<4'r .leciniu'ueainfi. l'dfjm ,1» sf- 
fmux , 1! .tjfimt. Ces iiois^ieinicres peifunurs ne fe trouvent 
point dins les bons Auteurs. Mats on ) trouve les autres, 
lt»«u éjfiiltPi , tf»i »tU'Urt., tli tlU.ltnl. f»Jjita. lnJ/éutirM, 
liatj'djTôtlc. Q^)tjftt;,ff l'..jlt,Sutu. 
[ Loifque Ion fe vait .•JT-ii» 
Par un fcciei venin q.ii tué. 

l'M». ' ttf. 

Jétoi» dans les tianf onsdespreintétet délires 
Leifqu une ardente hcvie<f.4iiirljbeiL'<e 
C^ii Ocd.us 1.1S 11. lis tciioit u.a .uaeiie. 



A s s. 

Hitert , temfiU dtU mtrt. 
Les défiances qui me venoientde quitei ai' aJaitlirlM. 

Vntur, , Icinci araaureufii yttllre jj. 
Ma foi , le coTibDt fera i haud 
Lorfqii'en l'amoureufe carrière 
Robin ajpiillit» cataut. 

Ti^ciieil il Foijici Je Serci. ) 
A.JfiiUMt ,f.m Celui qui attaque, qui aflîége. ( Redoubler l'ar- 
deur des alTaïUans. hbl. Tac, 
JJaiUant. Terme dtimrntti Celui qui s'ofre de foutcnlt le Con- 
traire de ce que le tenant avance dans un déâ. 
•j- * AJJaiSmt. Qui ataque de paroles i qui entreprend de pouf- 
fer quelqu'un. [Je n'ai déjà que trop d'un fi rude alTaillant. 
Md. ) 
Ass 1 s û (JNER , f . « Acommoder avec des chofes qui piquent 
& (latent le goût. Aprctei- ( Aflàifonnei une fricalTée de 
pouleis ) 

• Affitlonmr. Mêler, joindre , acompagner. (Je veux quel' ef- 
ptitaffaifonne la bravoure. Mal. Il faut alTaifounei le plai- 
fant àlutLle. Défre. fo'.^.) 

fiUtpinitment , f. m, Aprêt. Ce qui fett poui acommoder quel- 
que viande- 

* A/ti/<!n»i«»>«)Jt. Ce qui relève une chofe,& la rend plus agréa- 
ble , ou plus délicieufo- ( Les plaifirs font de peu de durée 
s'ils ne font acompagncz de quelque aflaifonneraent. ) 

Assassin , f.m. Celui qui aflifine , celui qui tuèunepetfonne 
en tt.hifon. ( Les afi'sfiîns font indignes de jouir de l'aïile 
des Eglifes. Pif. Lit, 6. Les alT^flîns font hoiiibks , infâmes, 
cruels , exécrables , & indignes de pitié. 

Oiii , c'eft mon ennemi , l'objet de ma colère , 
L'auteur de mes malheurs , ralTalIïn de mon péte. 
CirntilU ,Ctd. ti.l.f S- 
Hemi III- ayant reçu un coup de couteau au ventre , en reti- 
ra le couteau , Se en ftapa {onujTtifm au front, lournuldc Hen- 
ri Ul p*g. li.) Ce mot vient du Levant , d'un Prince des 
A'ficiJes,oa Afdfint , qui envoyoit des gens poui tuer les 
Trinces les,ennemis. 
•)■• sAjSajUn. Qui tue impunément. 

( Que dit-il quand il voit avec la mort en tioufle, 
Courir chez un malade un alIaUîn en houTe- 
Dêl>reaux fafirc %, ) 
f ' AJfifii! , ifT-ifiic , nilj. Si beau qu'il fait languir , foupirer, & 
mourir amouteufement. ( Vifage afiaflln. Vei. P"- Beaux 
yeux alTaOTins , foycz plus doux, ou bien nargue de vous. 
Se j. Pot. Que dit elle de moi cettegentcalTartine. A/»/, j 
^Jj'^fiuar, f m. Meuitre commis en tialiifon & de delTein for- 
mé ( Un cruel , un horrible adàflinat Commettre un alTaf- 
linat. ) 
■ ' Ajljfi-.-at. Meurtre çaland & amciireux. Perte. (Il s'ctoit 
cacl.e touie fa vie pour fane cet anTaflinat. Km. Pot. Je crains 
quclquealfaÛînitdcniahberic. Mot Pre.) 
A/i/!""'!'»"' , r "' Celui qui tuè une petfonne en trahifon , & 
lie dcflcin formé. Quelques rjfineurs defaprouvent le mot 
i'if'apinMeur , Sc d'autres pcilonnes d cCpiii l'aprouvent, & 
s'en fervent. Il ell devenu rallaflînaieut defon père, Scan 
monftie 'le nature. Cam fut le premier des affadinateurs. Le 

M.'!. PI. 218. 

A/.yii'ic. V. a Tuèren trahifon , Se de deflein formé fllnfce- 
ietat qu'on apeloitR.au^aue,ilU'filnaGrimûald , fils aine de 
Pépin , Maire de France f'oi.-^ VHjU-.redt Fr.itice fVtedeD^jro. 
kirt. Henri III (efentini blefle par l'on aflailin ,& voianr fon 
ftng couler s'écria, .nhlraalheuieuxquet'avois je fait pour 
me venir a'.îafiîner? lomnalJe Hmn lU.pag 147. y 

+ *■ ^liitpintr,v.a. Il fe dit en ii.iQt,&en p.-tlant d'animaux 
qu'on tuë  la chaû'e. [ Il portoit un grand fulil, dont il 
avoir atTalGnépluiîeurs pies. îii. cm. comique T. t r. r.] 

• A/j/wf, ».«. 11 enire dans des façons de parler , oii il ligni- 
fie autant que médire. [ C'eft là qu'on épargne , qu'on o/jajii- 
Mclesabfens àcoupsdel.ingue Sarort.Kom T. i. c. }. ] 

• Affijuyier,v.ii. Il entre dans des piirafes ou il veut diie outra. 
ger. [ Ne malTaffnez point , |e vous prie, par les ièiifibles 
coupsd'un foupçonoutiageux. Mol.av.tre ^a. i f.i. 

• ^Jpijïir.er ^ -u. a. Dans le comique il fi^nifij .!iilTi/vi/;^rjcr, ïm- 
commoder , annuler , faire bûilici à force d'ennuis. [Us /t^/i't- 
«idesgeni de leurs ouviages. Mal. C'it. Se. n. ] 

^/fa/m, r,v.a, faite foufiii ciucUunent) acablci de chagrin Se 
(t'couuis. 



À S 



9S 



1. Aiaque violente, 8c faite à l'improvifte. (Me- 
tet il l'aliaut Emporter d'aliàut. Donner l'afliur 



Af usiner. En ce fens , fe dit par talllciie ( Il eft de ««s maris que 

la jaloufie<!/7«/fi»ii-, itai. Peéf ) 
* ^yA/i'in", v.a. Il fe dit aufli en parlant <<'«mour. C'eft faite 
mourir amoureufcment ; mais en ce fens il efi un peu comi- 
que C Voire beauté «yyi/iin». l'o/f. /'«/: Ses regards aflaûiaent 
tout le monde. îtar. Poi/T) 
.ylJJU/iinanr ,aJJofintnle ,adj. Ce mot au figuré eft fatitique, & 
veut dire,' "«nicKx; , fatigant. ( Un complimcnt<iyî«y<in««f,unc 
douceur , une honnêteté , une civilité aJa^Sinanit. Ce font des 
reaites «Jlap'nmr.tei. ) 
Assaut,/; 

ner, monter ïl l'aliaut Emp 

à une place. Prendre par aflaut. l'rendred'afl'aur. ) 

^jfaut , f. m. Ce mot lignifiant une ataque, vite & violente» 

eft quelquefois pris tiguiement , êc veut dite dans fon fens 

figiue, une pii.e prompte Scfulitc , vive.&foudaine. 

( L'amant qui ga-neuncoeur plus vitequ'ilnefaut, 
A fe voit trompé fehazarde ; 
Les coeurs que l'on prtnd d'ajftut 
Sont de fc 1 1 difficile garde. 
Lr.zi>u?e reiurtti.p. 
^paui ,Termtdc Uaitrt d'armci. Combat de deux perfonnci t 

coups de fleuret. ( Faire aflàut contre qucicun. ) 
t * ^ffaut. Combat dei'prit ( Faire aflaut de réputation contre 

quelcun. Seat. Lei. Taire alfaut de zèle avec qucicun. ) 
t* A/74B( ,f. m. Ataque galante. ( fane allàut de pucelage, i'c.ir, 

Leit ) 
Assemblage,/»». Union, ramas & conjonélion depluCeurs 
choies enfemble. ( Faire un heureux .i//.mW<i^« de fcieuces& 
de vertus. Maucnix. C'eft par /'ii//J?nt/<i^f & le mélange des 
Elemens que le Principe éternel a produit tout ce que nous 
voyons, hbl. Lue. T. 2. Le difcours n'cft qu'un aJfembUge 
d expreffions , & les expreflions qu'un aJJimtU^e de mots. 
Daucour,!!. Lett.y. llafait un4//emW<ije confus de bons & 
de mechans Livres. ) 
^faaiUge.f.m. Teime de Charpentier ir deMenuiJler. Il fe dit 
des ouvrages qui fe font dcpluficurs pièces jointes & lices 
enfemble, ou Cmplement colécs les unes avec lesau'tres, 
( On fait des i/tmWn^d amoitaifes & .i tenons , .i queue d'à- 
ronde, &c. Une table d'ag'embUgc efi (îm de plulieurs piè- 
ces jointes & colées enfemble , fans aucun placage. ) 
•^JimUisjff Jonftion& rencontre de plufieursperlbnnesen 
un même heu, & pour un même deflein. ./(/T'wWrc générale. 
^j[imtl:e des Eiats. .^^jiemUie du Clergé. Les ^femilir, dû 
Clergé de France n'ont commencé a fe régler , à peu- près 
comme elles font aujourrihui , que fous le Règne de Chaiies 
LX. Elles devinrent alot tres-ftequentes, 8c en i«o6. il fut 
arrêté que les ^JJim,^:iti générales fe feioient'de dix en dijc 
ans, 6c les pentes de deux en deux ans. «^uand le Roi veut 
convoquetu,ne.<it'.vj4.Vcdu clergé, il le fait par des Let- 
tres de Cachet, qu'il adrefl'e aux Agens du Clerg"e:EtenlÙi. 
te le Cierge de chaque Province choilit les Dépuiez , deux eu 
trois, félon la qualiié de '.^JJemhlee. Pa:ri< p.'aij. z partir.) 
f On dit, faire des ailémblees; tenir une areml^Ue généra- 
le; uneallembltelegiiime, une aflémblée dandefline .illi- 
cite, &c.) 
:^fetnilse ,ff. Gens t:.Temblez. f parier devant une afiemblée i 
comparoiire devant une alfcmblée. Congédier, lompieiaf! 
fcmblée. yaug.^ir.t. Ai) 
.^femiUe. Terme de Keigieufe. Licu où dans un certain tems les 
Ijiuts s'.ilTeinr.lent pour t.-aittt dss chofes néce/laitcs, v u 
pt>urs'acciirerdesfr.ut.slcf,éres qu'elles ont faites. La ch'a.ii- 
btc curonvafercctéeraniidi, écc. ( Aller à l'aflemblec. ) 
^Jjemùli,'. Terme de^ncrre Certaine bateric de tambour potj 
avertit les foldats qu'ils aient tous a s'allèmblei dans un liem 
C Sarre l'aflemblee.^ 
^fmi'jier ,v. rs. M-itre enfemble. Joindre enfemble. ( AlTem- 
bler le corps d'un pcuipoinr , un haut de chaafli. Aliemb'ler 
les Lettres. A!lembie:du cordage , des gerbes, &c. ) 
^prr.Her. Coovoquer , amailVr plufieurs perfonncs difuerfces, 
&lesf.ùretrouverenun certain lieu ( AHémblerd s trou- 
ves. LeSeiguentlesa.inemblezdedi'^.ipais. ^m. .iflcm. 
bler les chambres. Termes de Falan. ) 
^ftmbler v.a. Terr-.e de Litr^.re. C'eft mettre les feuilles d*i:n 
livre félon l'oidre des iîgnatures, qui font des lettievde fal- 
£hibeih q^ui diflinguturcua^ue femJie ("Uiam yits <.^,». 



^6 . A S S 

ittrltthailUiit ctiifie-) 

fafimiUr.v. r. I! fc dit de diverfes peifonnes qui fe rendent 
en un certain lieu ( Le peuple .'^iT"»*''- Le premier lout de 
USemaine.le$rtdeles.'*/."iW.if»f ,&cl.»cun ofroit cequ il 
avoitmis a part du gain d, la Semaine pour les bcfoins com 
muns. fiaVuDh ,dciEin-fi"i. ) . 

A 5 siNER , V. a. Porter un coup , 8c fraper juftement ou 1 on vi- 
fe, & ou Ton tâche de donner. Cemotncillitunpeu ron 
^^«mieuxlon coup i pic qu'à cheval. t,U.rc:r. Oni'ii'S'- 
f,.. un grand coup de biton lui la tite. U Kuttur iu ntuv. r«. 
ntAT. tle VAugrta 

Je voudrois à ptalfir fur ce mufle tjfencr 
Le plu; grand coup de poing qui fe puiffe donner. 
Mtl.Tart.t.i.Sc.^) e r., 

ASSEOIR ,v, -. Mettre fut les feffej. f Affeoir un enfant lui 

une chaife. ) , i . i „,;( 

A;?«.'. Peler. Mettre deflus. Etablir. ( Quand il eut " Jcs va.l- 
feaux.oniry eût f<ù;iffcoir les machines. ('j<..^.n.(. 4- _■)'= 
jrandre alTit fon camp , & le tetr.incl.a au même endroit I -»• 
Smn.ti.c.i on ne fauioltafftoir aucun jugement lux cela. 

S'A(fr,:T X r. Mcttie lesfelTes fur quelque chofc. je lepofer. le 
pofer . fc petcliei : U m^frci. . <u f.f..d. . ,1 .•.fiud.n.-M «« 
LéU„.,vL v,u, Mf,.^..l. -V"'nr. Et lelon Vaugela.. ■' 
Âf.„.tj. m-af!.m, , &c. /. m.p.u ajk, ,]c ;,•-./«.,,. m^^."■^'■ 

nL , Mf,. ( 11 faut s'a(r:oir fur ce banc en attendim des chai- 
f« Unai''!<:s'«o«vcnua(reoir derrière les vailleaux. aR 
Ar/ i Tous les lits lUrlelquelsdoimira la femme, sui hors 
le tems ordinaire foufre cet acc.d.nt qui ne doit "••«' ?';« 
tous les mois . 6: toutes les chofes fur lefquelles elle s aOcua 
feront imputes. P.rr-7^.-/ , Lrv.nf i« ch. ij i/. 2j. ) 
AssERm.v.-. Affujettir. f U n'a pas tenu a roi que tu n aies 
an; rvi les Macédoniens à ceux qu'Us ont vamcus. Vau. Ut'"- 

'' CeDieulâsdemcvoir infendble à fes charmes., 
A pris poar m-njjcn.r , f.s plus puiflantes armes. 

La Sut.e. pctf 
Hclas ' du fang veife dans cette iniuile guerre , 
Tu pourrois fajT'rv.r & la Afct & la Tctie. 

Bnl/mf, Luc. I.i.) ./,■„• i 

ASSESSEUR,/: 'H. Oficiei du Préfidial Se autre JufUceRo.ale, 
crée- en .586. qui eft le premier Conlc.ller du .icge ou J eft al- 
felTcur , 8c qui connoit des afaires en 1 ablepce de ccu»qu. 
en doivent p.cmiciement connoure. /o/.. A^'-civU. AJ/./- 
fcT criminel. ; Ce mot Vicn du Latin aM"; 
AssEi.arfv. Sufilamment. Am.nmqu'iliaut. ( Oneft affezu- 
chc lors qu'on eft content. On ne peu. .,vo„ .iTcz de fom de 
fonfalut ^rr.. Cela cftaflc/. de mon goût. Les avares ne di- 
fcnt jamais,. ■</(^.'''^ Hcft venu #t -r,™. O" ^'."'» " 

Assidu , -/.Vi« , ^ .'l Ce mot vient du Lat.n «/,-<«»' , & lign.he , 
qui s'aplique fortement & fort louven. à quelque tondion . 
•a quelque devoir, ou a quelque t.avail.qui a del ^niduitc. 
( Etre <•/!".'« au tratail . .î lUHcc , auprès d un malade. ^J 

v/l,r<rfmre /:/. Aplica:ion continuelL- ; co.iiinuation aUidue ; 
atachemcnt allidu Bt iegI6. ( Avoir de V-jUmi, au iiavaU, ï 
l'étude, a:c; ,.. 

^fiiJim,,,!, *dv. Avec affiduiti. ( Ituaier , uavaillet «/f,^»- 

As""oiï.-. .. McttrelcSIege devant une Place Camper une 
armi'cio-i autour dune Placc.adcflein de la p.en'..rcpc<r 
force . ou par ùmine ( Aniéger une ViUc. On prend »U)our. 
dui prefqu. toutes les Villes qu'on épuf.i moms quelles 
ne loieiii Iccouriiës ) _ ., , . >. 

* M/fl/ffr, V s. il redit en amour, Nil lignifie tlclieti!«>c'r. 
(Oui, Ihilis, ieprétensdallicger voue c«ut. («^i' <ie iU- 

• ^Aittr, E'te adidùment anpre» d'une p-tfonne. Environ- 
ner f ..^/f-'f" l'oreille du K-oi 11.... iL»ir.i rtJ. Lesdouleuis 
de l'enfer m onr Ml^t. Pf ^'i''- On d.t qu'on cl» «,.-<. 
^.^^ les eaux.ruan.l il y a quclqur inondation . par les neiges, 
par la pluie , fc i ark mau.ais ■ tms . lors quci. n oie pasi. r 
tir. Ou dit qu'on elt Ap .f tn i^if que heu Pir les bngans qu, 
cour f.rla campagne. On ù.i auf!. qu'une flore eft «/iiy»j.ar 
Ui venu , dans quelque p«it , d'o. elle n'olcou^ic peut foi. 



A S S 

tit 1 Cïnfe des vents contraires. ) 

^/•^î'I.if'n- Les gens qui fontaflie'^i-T, J: qui défît cffnt u.n« 
Place. [ Les aflîegez ont fait un . forrie j 

^irugcani , f. m. Les troopcs qui aflic(,ent une Place. [Jaime 
mieux être afficgeant qu'aUiégé. yoi.Lsi ] 

AssitTiï ,/r/ Lieu. Situarion [ il choifit une aflîette propre 
pour bjtir Cx Ville;., fau.^i». t 7, c 10. VtfUtet decc'fta 
Place eft foit avantagrufe. ] 

•^ftcttt ,j.f Situation .manière déplacer unechofe pefantefui 
une autre. [Ces pierres ont été pofees dans la même f "ir.-* 
qu'elles avoient dans la carrière. Ccpicdeilil n'a pas alT.z 
d'afficite. L'aflîette d'un mur fut fon fondement Ce rempjrt 
a beaucoup ifA;fnrt, , c'eft à dite.dc talus , il ne faut pas ciauu 
dre qu'il s'ctioule. ] 

^fiietic Ce mot fe dit en tertres <»j<«rrf ,8ci| veut dire la ma- 
nière de camper , fie la difpoiition des troupes. [Un Générai 
doit lavoir bien choilîr Vd/ttrrr de ion ca.-np 3 

L'«yiifr»« fmi Ctivulttr, C'eft la manicie d'être affis fui la fel- 
le. 

■J- Vtfitirt itiTatlUi, fedit &GgnicerimpoCiionEcledépat' 
tement des Tailles. 

• ^jiteite. Etat & fituition. [Vous ne me pouviez m'etixté- 
moigner la bonne a/fiertt où tft votre ame , qu en m'cctivani. 
Vti .'. 198. L'Ajîîitrt de l'efptit de l'hoinmc eu fujctte au chan- 
gement. M . dt UT{^cliefnniiut.] 

^puttt, inftrumtni lit t*i!e , rond , de métal, de terre ou d- bo i?, 
fur quoi on mange 8c cuupe l'es morceaux. [ Unc.nictte pU- 
tejCreufe , 8ic » 

f On dit d'une perfonnequ! doit payer, quoi qu'il ait été ab- 
fent. Sana^iettea Mr^éjfeur lut. On dit une «/^''crr. de champi- 
gnons .une «/l'itric de conticurcs, Sec. pour fignifiei la quan- 
tité qu'on en fett fut une affictte. 

Vnt AAcitc M mtuchrrrii ,f.{. C ell une pièce qui eft ordinaire- 
ment d'orfèvrerie , ou d'étain d'antimoine , qui eft faite en 
forme d'affietie , autour de laquelle il y a des rayons av.c Ln 
manche au bout, îc fur laquelle on pofeles ir.ouchetres. 
L'aflietteàmouchctteseft.ipiefent horsdc mode, !c on ne 
fe Icrt que de porte-moucheties ( Vnt trSi tp'uitt « mnHthtt. 
tel. ) Dans plulieurs maifons d.- qualité l'on apellc I afiîetu il 
niouchettes un ij^dvilltulcur. 

^jititie , terme d/dtrrur fur irancht. Compofîton qu'on met fui 
la tranche du Livre avant que de la <Jorer,& qui eft faite de 
bol fin , de fanguini Ane , de lerr. d'ombre , de ^ommc adia- 
gant & .arabique, de cotte de tl;indte,8c de favon deL«- 
fties. C Couclicr i'ijlUi'r , meure fon ijiietre. ] 

^fùirt, ItrmedeT.'ieiir l'ave mis au icns oii il doit être fut le 
fable ( Une j/i'> '" de pavé en plein l'at'le. ) 

Assignation .y /■ Prononcez «yiinj^jn. Rendez- vous f I! la 
foup;onnad avoir donné .i^>>^>i^»'i a fon Rival. Ilfc lintpiét 
pour aller i r<iy">j{»'<"«'< Il lé rendit le piem er ir^/'^-iraner. 
Scarr. Rtm. omij. Us fe font donne •i/ijiKUKn à une celle 
heure. J 

^jit^r.Atùn. Exploit de fergentpout comparoîtredinsun cet' 
taintems,& a une certaine heure devant le Juge. ( Donner 
aflîgnaiion à quelcun. Les jm^o^/ijnj doircnc cire lairesen 
perlbnne : ou en domicile. Les aflîgnaiions à trois brieft 
loursfc font a cri public. ) 

^jiigntiun. £i.r«rm»â(*Pr.i'T^in,fignlfieuneconftirution de ren- 
te lut un c:nain fonds, une Ordonnance, ou Mandement 
pour fr^'.iepaiei une dette < On adonneuue<t.lO,(>u'Miiàce 
ciéauciei fui la coupe d'un telt<ois .fur diveis fermiers , 8cc. 
1,'^ -:;••" ini du l^ouaiie de cette femme a été fatc fui une tel- 
le maifon. ( Ln teiraet de Finances, ce mot éfi^n^tim Cgni- 
fic ta fomme d'argent que le Rot donre à picndre fur f«s 
Fermiers , ou a fon Ircloi Royal Paier une j/i_j»*'i»ii , aqui- 
ler uncaflignation._> 

./firi^V' ■ ■•'• *. Donner. Prelcrire. f Philippe fécond ■•//'• •> 
ilirpueiitedeParme une PenCiJBde fix mille écuv D»"", 
H?jUiri dtl-Undrt Le Roi lcui</iji< une cootiéepoui habi- 
ter, t'tj il;''! I s) 

jiSiiKtr , terme Jr fTAtte/ue. A)Outnrr . donner ilTignatioo poQt 
«■omp.voitre devant ieju^e. ( AÛi^nuqueUuu.^ 

A 1 4 1$ . "•/'V'. Voiez S^ffr^ir. 

Atsistt , f f. Terme de FtlMi. Il ne fedit qu'au pluriel. C'eft 
lors qu'un Juge lupciieur tient fon Sicged.>n» celui i un .n- 
fcticui. ( Oo utntlcs<y''';"enunicllicu.) ce font aulTi les 

(OUI* 



A SS 

jours qac les Juges tiennent lour Siège pour écouter les 
plaintes des Sergens. ( On tienùri demain les ajùfi: , & il s'y 
tiouveiaplulîeuis Scigens , qui fciont leurs plaintes cuntte 
tel Je tel. J 

^Jiifii de ImiftUm. Ce font les coutumes 6c ufages dejerufa- 
Icm. Mr. delaThaumafiîérelesteit inipiinner. 

>^i''r' , f] /• Teinve de Maftnneru. Rang de picircs donc les 
murs l'ont compofez. 

Ajùfi , En ce fens a un fingulier 8e im pluriel. ( Voila la premiè- 
re ajùfi'de cette muraille. Toutes le» "fifis Je ce mur font 
dans les règles.) 

Assistance , f f. Affemblée de pcrfonnes qui font préfens à 
une aftioï^ublique. ( Ce Piédicateuc a latist'ait toute rafJ 
liflance. ) 

Ajitji-nce.ff. Prefence d'une perfonne enun lieu (Les Cha- 
noines ont un tel droit pour leur ajùftautc i Matines. Le Cu- 
ré fe fait payer r<iyiiy!;"!« a un Enterrement Chaque Curé de 
Paris a d'ordinaire dix livres p»ur fou af'ftunct à des fimerail- 
ies, & chaque Prêtre a au moins vingt f»ls p«ur fon ifli- 
ftance. ) 

M'iHance ,f.f. Terme de Jéfuiie. O'eft le psisou la Province oii 
unjéfuitefait la fonction dVpjJ.i/.-t au Général, ou au Fro- 
vincial de fon Ordre. Chacun des allillans doit préparer les 
afatres de fou nfiftmcc. BouHims , vit de S. IjnAce , p. ;f i. Un 
tel Péteeil parti pour aller à fon »/&/"»««, & il s'/ doit rcnd.e 
(ur la fin du mois.] 

Affifitnce.f.f. Aide, fecours. [Seigneur, j'implore vôtre afli- 
tt'nce. Ain. Lagrace de Jelus-Chrift ofreàious les han; 
mes qui fefont lailfci tomter dans le péché, t'.tjf:fiMice du 
Sauveur. Pott-Roiul , Tumc de S. Praf/ier . cli. I. Giaad Dieu , 
Il nous faifons quelauc bien, c'eil par vôtre .ifulf-nce que 
nouslefaifons ,cû.^;. Je ne rae veux pas renorei.ii-igns des 
nJP/lMce: que je reçois dcvous. Scur. Le:. Son ami aude-là du 
Fleuve, intfhmnifin aJpjUnct, ilpaifal'eau pour l'aller fecou- 
rir. 'j!.Li4€.T.i. Diahgue de l'amitié. C'etoit un Ajioticaire 
• Flamand, dont (e reçus routes les njfi^iince' imaginables du 
tant ma maladie. St:.T{,iim. T. i. c il 

Jijffi.int,.>,f:jl*att,adj. ôc' quelquefois /«fc'Janfi/ Qui alïifte.qui 
ell prcfent. [ Ce Prédicateur a fati.îfait les cfjiani par for. i'er- 
mon. U faut plier les oj^/îo"' de fe tepofet. Donner congé au."r 
Ajfi'ojit. Les Kjfifî.ini fe font feparez. ] 

Aîf'lf-i"' , /. M- Terme de Jtctivuui: , Se de Jéfuites. C'eft un Con- 
fïillet du Gén.'ralde l'Ordre, qui a d'ordinaire quatre <»f> 
ftmt. Le Général des Jéfuites a quatre ou cinq .i/r^mj , qui 
font comme les .Minières , Se d'une expérience confominee. 
Ils portent le nom des pais dont ils font originaires, par 
exemple , de France , d*£fpagnc , d'Italie . d'Alemagne , Sec. 
Ils font choills par toute la Compagnie aflemblce , qui élit le 
Général , qu'ils foulageiu dans l'a Charge, Se dont ils obfet- 
venr auHiia conduite Boul.ours, Vie de S Ignare. 

Ajpftf't , r m. Terme à'tccltjinftiijaei. C'eft le Prél it qui alîifte 
IcQonlactant.lors qu'on facre un Evéque. ( L'ujjijlaiii doit 
jeunet la veille du Sacre , & fe trouver a l' Eglife levétu de les 
habits Pontificaux. DhI/ch, Maximes Cuncr.iijueK ) 

Jtjf'flant,f.m. Terme de Sem'm»nftt. C'eft l'Ecck-fuftique qui 
'failles fonéliousdu Supérieur du Séminaire, quand le supé- 
rieur n'y t& pas. ( Mr. l'Kgifant doit faire aujourdui la confe- 
rance , parce que Mr. le Supérieur eft à la campagne. ) 

^ffijiunt ,r.m. 7'erme de foOT/A'tn. C'eft un domeiiique d'un 
Com.-dien,à qui l'on donne ce qu'on iugeà propos, lors 
qu'il a été emploie .ï la reprefcniation de quelque pièce. 
( Un tel -iJlulaHi eftfouvent emploie , & il gagne quelque 
choie. 

^:jiar,:e, Terme deT{'1igieufe. Celle qui failles fondions au 
défaut del'.^befl'e. Celle qui fait les fonélions quand la 
Eicre fupérieure n'ypeut vaauet. ('La mère telle e& aujourdui 
aipftxnre. ) 

^jjiftxnte ,f.f. C'eft laReligieufe qu'on envoie au Parloir pour 
acompaguerctUe qu'on y demande. & ouït ce qu'on lui dit : 
onl'apelleaullit't«.f«: Sccemot l'eaible être plus ufité que 
l'autre. On dit pouttant , oti lui a donné une ajpjiunte, En- 
voicr une ijplfame au Parloir. 

'AJi^tr , 1. n. Etre prefent ; fe trouver en un lieu ; être fpccla- 
ttur de quelque chofe. ( Afifter à la Melfe , au Sermon , au 
Parloir, au Chapitre, au Seivice. H aafliasàla confultarion 
dci! Médecins. A^'ijltr au fuplice d'un eiiiuuicl, Oa ait U une 



A $ S ^ 

perfonne qu'elle tatTtflii un vol.ànn affâmnat , &c. Peiu 
dire qu'elle y a^cic prefenie,& qu'elle en eft complice. 
AJJ.Jler au jugement d'un pioccs ; aflifter aux jeux. aH. 
•^r. ) 

^ff'fir, v.a. Aider, fecourir. ( AlWler quelcun de fon confei! 

defoncrédii,*c. Ai/.r.,.. A/iArfes Alliez de fes troupe» 

t-M'ft" Icspauvres ; aJf.jUr un malade ; aMn un ciiminel à la 

moM. ) 
Afflcr,v a Aider i faire. ( Il lui remit la Syrie entre les maine 

pour affifter a la guerre qui reftoit.ii faite^f*»? . S, Curct.t. 

Af-fler , V. a. Aconipagner , foit pout quelque cérémonie , ou 
pour quelque afaire. ( Un Prélat doit hre aj^Jli de deuxau- 
tres,!ots qu'il lacre un Evéque.Les Députez eu,entajrfi,%. de» 
plus notables de leui Corps. Le Prévôt itm „£,Jle de fcs Ar- 
cheis. Un Sergent doit «««//,/(•• de deux Recors. UnPiocu- 
reur a/::j!e fa Parr.e , un Tuteur ^sijle fon pupille. Les patent 
d'un mineur l'afliftent lors qu'il pafl'e quelque Aéle. ) 

Association,/:/. Contrat de focietc. ( L'alîbciation fecoa- 
traftcpat unconfentementtoutpur. Par. 6.rU:d.) 

Ajr^c:er,v. a. Faire entrer quelcun dans le commerce qu'oa 
fait, f II a afiocié un de l'es amis avec lui. J 

• A/'V/fr. Donnerparr de quelque chofe .i une perfonne. ('Il 
aflociaTibeie a c--t honneur. f.il. r.î<-. 11 leur e H permis d'af- 
focier d'autres perfonnes aux facrifices. P^f.l. a. ) 

S-aflce,er,v.r. Encrer en allbciaiion avec quelqu'un ( s'affo- 

cicr avec quelqu'un. ) 
Affccie,/ >x Qui entre d,insl'airociarion.(C'cn un des affociez.) 
Asso.MMFR,i/.a Tuer cruellement. (•' Us anommoicnt iesen- 

ne-mis dans lesrucs. '-ik. Su,„./.^, jis fe voyoient /i/t»»Kr 

comme d;s bétes.r^w. g^Curce l. j. th. 3. ) 
Afcmmer. Terme de liouchtr. Tuer à coups de hache, ('.'flbmmet 

un bcuf. ) 
Xfiomraer. Accabler. Ce mot fe dit quelquefois des chofes qui 

incoirmodent& qui pèfent trop. Quand on charge trop un 

cheval, cela eft capable de l'.i/;oTOm<r.J 

• AfiammcT. Ce mot fe du fîgurément des chofes qui chagri- 
nent Se qui abaient l'efpri't,& il lignifie acabler. ( Jen'en 
puis revenir, & tout ceci m';:C'oinme- Mol. Tttrr. Pnur moi 
qn'un froid écrit "fomme -^U j^ine d'un procès l'alfomme; 
cette afliélion ?afstimme. J 

Assomption ,//. Ce mot vient du Latin, A/;«»>/!rio, pronon- 
cez, «yJwa/rcMJi. llligniheuneFcteque l'Cglife Romaine cé- 
lèbre tous les ans le 1;. d'Acùt , en memoiie du jour que la 
SainteVicrgc fur enlevéeau Ciel. (L'an ijoo. le Pape )5oni- 
face Vin. ordonna qu'aux Fêtes de Moel , de Pâqu, s,de Pen- 
tecôte & de ! Afonifrion , on fit le fef. ice avec toutes les fo- 
Icranitez ordinaires CrJ}. Lirt. T.z.l. 241. 

Afiomfirron , f. f. Ce mot en lernits de Logiquefignifie quelque- 
fois la lccondepropcCti>n d'un Sillo^il'me- 

Afiom/trioii.Tstme d'im.:ger. Imjge qui rcpicfente lemilicrede 
l'AfToirptior.. ('Acheter une Aflomption. ) 

ASSORTIR ,■!/. /i. r.'lfirtu ,].il>iirnf,ois ; l'aÇi<itii! ,j'Ki afietti. Ter- 
me de Maichtiid.Ce mot fe dit des étoffes de laine ou de foie, 
des rubans , Sec, Et il fignifie acompagner une étofe de laine 
ou de foie de quelque autre étofe , ou de quelque ruban qui 
teflcmble à peu-pies , ou qui Un convienne. ( 11 faut ajicitir 
cediapde quelque jolie doublure, lie quelque tjfecas.oU 
de quelque ruban. Cett<; garniture <i/«riii bien cet habit, 
c'eft adiiejluiconvienrbien- ) 

^Jfiriir fi S-'uti^ur, Terme de Marchand. C'eft le fournir de 
touies les chofes -qui legardent le trafic qu'on fait. On dis 
d.ms le uieme fens ^.ifrtir.ir , v. r. Et .i l'égard des Libiaires , il 
ligniÉe i'epourvoirde routes foit:s de li.'.es. ( Tel Se tel Li- 
biaire n'ctoit autrefois qu'un pauvre regratier de Livres , à 
cette heure il commence a s'r/îcr/ir. 

hfscrtir. Teime de Orafelier. Meute la forme dans un Chapeau 
coblanc. CA/;orfiriinChapeou. ) 

• f.fortir,v.a. Ce mot le dit figutément ,& fignifie faire Con- 
venir , faire acordcr l'un avec i'aiitu [ L amour .tn/inrn leurs 
coeuis. lis ont des t.ifuiïteso/'crtija toute lotte depeifon- 
u.s. 'Tafc. l s ] 

' Aforti.afiiriie^adi, Convenable. ( Ou dit en ce ffns,«m<i- 
ti.^ge tfl mal aOorn ,c'eà aû:ie que leina;'; Scia femme font 
de difeiente humeur, ou d," condition irtgale.^ 

Jifiorli, iiftrtie,ad. TQime de Marchand. Qaia dsns ùBouti- 

M 



5* A s s. 

que tomei les Marclundifcs qui font propres à fort ncgoce. 
[Marchand , ou Mercier Ijicn afitm. ] On dit d'un Libraire , 
qu'il eft alforti Je toutes fortes de Livres. ( P. cil bien aUtr. 
n , fa boutique eft alfortic de toutes (bites de Koinins furan- 

nei. ) 

^/>orfiri»>if ./Tn. AcompagnemcntjCe qui a du raport aune cho- 
fe avec laquelle ou le met ( Un bel tfiriiimnt ; un afitriimmt 
fott propre , fan joli , fort galant ■ fort lelle. Achecei un af- 
firUrr.cr.t deplulîcurs fortes de Marchandises. ) 

.Afitrtimin: ,f. m. Terme de /joroiM. Ce font pluCeurs fortes de 
Livres, qu'on n'a pas imprlinci , Se qu on a des autres Li'j:ai- 
res. Un Libraire dira . j'ay un bel aOtrtimtnt. J'ai beaucoup 
d'afa-ii-nenl. Ce font des Livres d'tfnlimtnt. 

^fiir.-iftnt , .%fniif..in:t, ad;. Il fe dit des chofes qui ont du ra- 
port les unes avec les autres. ( Voila de plaifantes idées ,fc 
bien afimfiMnik celles que vous allez voir. cli*ntt , T.z. 

Lci. S ; 

ASSOUPIR) v.d. Donner une pente au fommeil. Endormit à 
demi. ( Le pavot afl'oupit ) 

Je VOIS de tous cotez fut la lette & fut l'onde , 
Les pavots qu'elle fcnie afnufir tout le monde. 
..'.(.i.V> f'ozf.l. j.; 
Il ctoit aflbupi de U débiucfie. Vaaj^.ÇfXxrci. l. t. 

* On dit figuremcnt que tt t-ii Ap'ufi: c^fitit. 

• ^fnupn. Apaifct. (" Afloupir une querelle, fes ennuis , une 
roauraife afaire. ^H. ^ifit^fr unt fidiriin , afitupir un pro- 
cès. ) 

^Afstupir, V. r. S'endormir. Etre abatu de fommeil , ou de 
quelques vapeurs. ( Il f: couche Se s'ûflbupit. ) 

^[ij-tBtfi^mttj: , Cm. l'IOÎloncei afionpifumau. FoiblcfTc dc 1.1 
faculté imagiuaiive obi'cJce dune humeur froide Se humide, 
qui donne une pente au fommeil. "Dsj. ( Quand le réveil- 
leras, tu d'un n long afioUfJifiemtnr. ^bt. Luc ) 

» ^poup'fiirtiint ,f m. Ce mot au figuré fignilie manquement 
d'aplication pour une choie qui nous regarde; négligence & 
peu de fuin Je fesafaires. ( U eft dans un jyJjx^i/îfOT/mcfioia- 
ble.cpouuintible . honieux. Ce pécheur eft revenu de l'on 
af.eueifiaitnr, U eftfo.ti de Ion aputfipiimnt. ) 

Assouplir, f.*. Teime de M^r^ f. «.endrc fouple. {^fnHptir 
un Cheval. ) 

^fttMfli . Afitiiplie , ad']. C3,ui a été reniu fouplc. 

Assourdir ,'-■.«. Ce mot ledit des perfonnes. Rendre fourd, 
ou prclque lojr.i i l'oico de bruit. (. ^fcHrdir une petfon- 
ne. On dit que lebiuit desCataraftes du Nil airourdttccui 
qui habitent auxenvuons.) 

^fiHTiii.^fuMrdie.adj. Qui eft devenu foutd, quiaêtéiendu 
lauiJ. 

Elle feint dt parler, c'eft mol qui n'eiitens goûte. 
Le coufiii .le Ccfat cft sfiburdi l^ns doute. 
5f.fr. Dtrniaphet.a %. fc. ^.) 

S'dftiadir , f. r. Devenir plus l'our.l. ( Ceux qui ont quel- 
que dureté d'oreilles t'.ifitmdtfie.ts tous les jours cBvicillid 
tant. ) 

Assouvir, r.i<. Rendre faoul, remplir de viande. (Cet hom- 
me eft un fî grand mangeur, qu'il eft impoUible de r4/'^<ii- 

Xtr, ) 

• ^iptnvir .v.d. Ce mot le dit au fieiuc,& il lignifie coaientcr, 
fatisfairc. f ^^fi'jxvirfipaliion , fa colère, Cira;;e,fon anib-. 
lion. I'.i>/. 2. C./.. !i r.«. CcTitanne fcpeutalluuvir du faiig 
qu'il fi.it répandre. ) * 

^fmuvifii m nr, f m. Ce motfignific Vtliiin d'afimvir; mais il 
n'trt pas fort ulité dans les dilcours ordinaires , tt on croit 
qu'il pourroit mieux trouver la place en des matières de pie 
te qu'en d autres. En éfet, l'ai oui un Prcdicaiciir poli. Ce 
fcivirdumot d' 'foK^ •fi"—"' en cetic forte ( Ils font telle- 
ment a.i m Jonnrz de Dieu, qu'ils ne fongent qu'l l'aftmvifie. 
mrni de leurs infâmes p!ailir). ) 

AssuirTiR, V .1. Vilneie, .l.)nte.' , foumettte. o'jliger d'ob- 
fcrver. (' Alfujetir les ennemis .ikt.Ktt. Aflujeiir la Rivière 
du Lis. Mr. dt U Kt.àrftM^HU. Onl'aifiijeiit à un nouveau 
Seigneur. Tatr». pUHtn 7. Aflujctit à la tigic. PatrK fUi- 
dêit itf. ) 

* ^fmjttir. Vaincre pat fes charmes. ( Ses yeux ont aflujeii mil- 
le cicun l'ti.ff. 

Se captiver. Sefoumelirc. Se contraindre i faire , ^ gbfeivet 



AS S. 

quelque chofe (J'ai beau m'^ITujetir, me tenir auprù d'elle, 
ti's'j». ^»». S'aflujetir i» la régie. Cj» *»"». Quand on ve'Jt bàtit 
ou fortifie: une place, il faut t'ajfu)iiir , a la fituation de» 
lieux, autetrein, Sec. Il faut s'ajpijtiir aux conditions porteet 
par le contraél. } 
tij'Hjttijiiinrni,f.m. , ajeiion, fou-mifllon C C'eft une difcipline 
qui a fes alTuietilIemens, Kkl. Luc. David, Pfaume Si parle 
dej'afluietillèment d'une ame humble i Dieu. Tnt.Ktjdl, 
ff. Ln matis paient landelite de leuisfeiomes d'un grand 
aJfujitijTtHuni. :iSvremtntm 4,^. loy.) 
AssuRA.NCE,/y. Surete. ( Prendre des maifoDS pour airuianee. 
Abt.Tac. lime faur devotrecœiuunepleine «x'^'""'- "•'• 
Donner des iji/ùmnffiàquelqu'un AdL Quand^n prête de 
l'argent , on veut avoir des .i^-^/ic». Il lui a donne unepra- 
meucpour alTurance. ) 
KffHranct. Hardieûe. Fermeté. (Perfonne n'avolt l'aifutance de 
laptochct. Vau.Smn.i.s. Donner de rafiitrance au foldat- 
A«. 
AJfMranct Confiance. ( Il faut mettre fon affmraïut en Dieu 
Il n'y a point <CMjfi4rancc en la fortune , ni en toutes les chu- 
fesdecemonde. Iln'ya point J'*i/'i-.i"tf au tcms. ^ 
hffiirar.ce. Tciiue dc ai^tnan: far mtr C'eft un cont'at par le- 
quel un Marchand répond à un particulier des inarchandifes 
qu'il a fur mer , & poui cela ce paiiiculier doit donner une 
ceiiainc fominc donr on eft convenu par le contrat. ( Faiie 
une aJj'krjHcc. l'alf.r un courrai d'ajjuraucc. 
t Ajuratct dt par.itr. Ttrmtdtxiam.T. Olicr quieftfous l'ofiet 

rors qui fait l'anfe du panier. 
Aller d' .tij'i4ranct. Ttrmt dcehajfe. Qui veutdire,qae labëteTaa» 

pas Se fansciainte. 
Ai!iiri.a!iiirre,adj. Si»r. Certain (" Il eft ■■S<'> de la vie. Se te- 
nir ajfurt contre les cntrepiifes des mécbans. A*/. Sa perte 
eft ajfmu.j 
AJftétî^f.m. Terme dt gtnt ijui trafi^utnr fur mtr. C'eft le Mar- 
chand a qui l'on a fait un conttJc d'aflirrancepour lesmai- 
chandilesqu'da fur mer , donr on lui a promis la garantie. 
( l'aJjHri fijcxîonajftttiir tant pour cent. ) 
AJiirim:nr,aiv. Certainement. ( Cela eft jfiutément vrai J 
AJfMrtr,v. a. Rendre leur C Aûuier une detie. /.« A/-'. AlTu- 
ter fa u traite, («w.j^m. Ilaeouu.îla lèie du travail pour af- 
luier le combar pai fi présence. A"j». '7'r«. ) 
Alfurir. Reqdreccitain dune eh ifc. Dite qu'afluicmeniiuie 

choie eft, ou n'eil pas ( Afl'urer une chofe lui fa foi.) 
* AjTMr" Rendre plus hardi , plus courageux. ^ Alfurer le coa- 

rage des foljis. A'/. ) 
S'ajfmtr , f. r. Se lendic l'eut d'une chofe. (' S'aûurer la coutom- 

nc, i'au. Ç«rij./. lo. 
On dit l'aj'urir d'une maifon , d'un cheval, Sec. pouidirela 

louer, l'.irreter, le ic:enii eu .lonn..nt des ^agcs 
On dit queparlelon^iilagc .>n >'f„'à r la main pour écrire , oit 
pour faire qudqu'auirc travail délicat, c eft adiré qu'on la 
rond plusfeiineSc plus hardie. 
On dir a'iin.:/Arrr un Faiicoii.pout direl'aptiroifer Se le reo- 

dke plus hardi. 
Aflr«r, V. «. Terme de M.ftha-t-ii ^ui iTjffmrn! Jm mtr, Ce^ 
répondre d'un Vaiileau qui va en mer, .'^des marchand.ie» 
qu'on a l'ut de» Vaiii'eaus. 
AlJiirtr.r "".Terme de SUrcli.tiuidtntT. C'eft celui qui ré- 
pond des VaiOeaus ou de la marchandife qu'on "met fur de» 
VaiQeaus. ( L'fnttmr c-iige une cetia;ne loinmc lic celui 
à qui iltépondquc le Vaiîlcau aiiu'eiaa boupo:t,^: de 1* 
râleur de U maichaudife, 11 clic vient a eue petdué. ) 

A S T. 

AlTstiSMB.r"* Crmot eftGrec&cft ur. terme /A;>r»»««i#. 

Il lii;nj!ic tf/J.lIautn. 

AsTBk s ;uB, ('.m. Petire marque cn terme d'étoile qu'on met 
dans les livres pour renvoi ( Marquer d un jfterifquc) 

ASTME.'^ >•. Ce inui vient du Grec Se fc Iprononce. comme 
ilcftecrir. Toutefois quelques uns écrivent St piononccnt 
afm. Ulignifie.o»' r. il>4.r'i'. C'eft une obftiuition du pou- 
mon .qui prodjitune fréquente St «lilficilercl'piration l'ant 
fic.ie. />',(•"■ tire tcv.iUc d'un allme. /^C'. C'eft un <^"* 
tict incommode, iics-faclicu'C lia un ^mt. 11 eft locoin- 
modc duo <//«•< uepuulon^ teint. ^ 



AS T. 

Aflmi'>'i^'","ij-irf Ctluioucellequiannaftaie, qui terpiie 
avccdificulié, qui a ia courte hilcnc. C U eft alimatique dé 
puis un an.) 

AsTRACALî, ;C/ Terme d'ArchittHurr. Petits membies ronds 
qui iè mettent aux corniches, aux architraves, & aux cliam- 
banles,ïc qui s'appellent ordinairement T^lon. 

Astre, /^ m. en Laiin .Afirum. Corps lumineux qu'on voit 
au Ciel. Etoile, (les Planettes font des ^f.ni. Les rtoiles 
fixe; l'ont les i/i/'f" du Firmament. Contetnpler , obferver 
les jy.Vf,-. On a découvert de nouveaux afiits dans le Ciel 
Les Comèies lont des ^fîm. Un«/i« brillant, j Ce mot .jjlre fe 
prend quelquefois en Afttologie pour une figure cclelie 
( SoXi quel 4ijTrt cruel l'avcz-votisinis au jour ? Ji.icine. Le 
Sagecom nandtra ans ^/în». ^ les l'oi:tcs nomment Je So- 
leil, l'afirt dujeui, &lalune, i'.xtrr de l.i rml. 

' ^ftrc. Beauté brillante Se e'clatanie. Eclat lumineux ( Les 
» yeux dePhiiis fout des ailles doux Sx. bénins. Aftiequi le 
levé au Nord. La iut.e. ) 

Astre INDRE, f ". l-jl"^", yaiajlrcini,j'ajlrri^iii, ^afirein- 
drtî Contraindre, obliger.! quelque cliofe. ( Le dcjjuut 
qu'on a desfc.enccsvieutdccequ on eft oblige de s'aûrcin. 
dre a la métoJe pour linlbuélion.^W.ii^ ■■><;. frtjic».) 

^;htiifi.nt,ijiii :gei.ti, ai). Termsdi Midcùn. 11 vient du Latin 
ailrinfcns , qui eft de qualité froide Ik. qui tellerie. ( Remcde 
altringcnt. Emplâtre afttingeiite. Leaude plantin cft af- 
trt:^^'!c. ) 

AsT H.OL.'iBE,/?»!. Inftrument avec lequel en obfe.ve la hau- 
teur ■ la grandeur , lemouicnitnttila diftaticc ccscfties- 

AST iiOLûG rt ,fj. Science qui toiifidèro la qusliie ce la vertu 
des lignes & planettes a. ec les cftets que ces lignes & ces 
pi mettes ptojuilcnt iiu les choies de la leire. Les tthio- 
picnsont le-s pte-m;cis liecouveit i'.'.fttologie , a caul'e que 
leur cieleft raiisnuage, ...li/.Lxc. T. 2. ) 

^flrilogie judiciaire Stience par laquelle on prétend prédire 
l'aveuit en obfcivant.les aftres.( On rencontre toujours 
quelque iiupolleur qui fait ptofcllîon de i'Aftrologie judi- 
ciaire. ^W. Lh.-. T z. L'allr«logie judiciaire eft quelquefois 
permile, îc quelquefois défendue. Elle eft pcrmile, étant 
ap'JVcefurdcspiincipesuniverfels&inTariables; & défen- 
due'quand elle pred:t ave; aliurance des chofes cafuelles, 
& qui dépendent de Dieu. 1 iiiuf-ficrj!itioM,ch. zi.) 

^jir:hgi(jue,aii. Quj eft d'aftiologlcQ^i regarde l'aftrologie. 
C Caulc aftrologiqu:. iigute . .UrolOjjique.prcdiftion .Aftro- 
logique. ) 

^Jl'oirgii-, f. m Celui qui confidère la qualité & les vertus des 
'f;;in;5&: des planettes (Les Dames delaCourdeCaterine 
de .Médicis n eudcnt olé rien faire fans confulter quelque 
Arttologue. TAirrj,.Ç:!,Of rr.fi ;î.; 

Astronomie, yr.f. Science qui confidère la grandeur, les 
mcfuresïiic mouvement des étoile, £c des corps céleftes, 

xAjlro:iomr,f.m. Celui qui coiilljtre la grandeur, les mefuresâc 
le ir.o'jvea'.eiitdes étoiles f< des corps céleftes. 

sAjirir.a-nujue, asij. vijji ea ù'âftronomieYCalcui aftronomiqne. 
Heure aftrcnomique. Le Poète .Vianiluis dit que les vers 
aftioiicmiquts n ont pas un oii poli.> 

ASYLE. Voyez ^Axile. 

A T A 

AT«cnE,/r/ Lien ( Elles s'en:boitoient f une dans l'autre 

fnns ferrem'ïnt , m areche ^W. T^e. ) 
^^'af'tr de ntu'-thi ■-. i*//;, Cvofle pièce de bois plantée debout au 

milieu du nioul nàveni tourlelontenir. 
•^tj,.-, Agrément- Permiffion (Onneles recevoitpointfans 

atachc- ) 
' ^r.ic'f. Aptication, ardeur ( Jouer avec atache. lia plus 

d'atati e a Dieu qu'j toute-autre chofc. fctt r,<iyal.) 
' ^:.-ti,.-. Engagement voloniaiie. Aiachement ( Vivre fans 

atache.) 
• .-4r<:c.'/twt;.r,/; m. Engagement [ Les attachemens de la terre. 

Je fuis libre fans engagement, fans atachement, fans liaifon. 

Pfil. l.ij. Honteux atachîmens de la chair £c du monde. 

Orneilte. L'atachcaient qu'il a auprès de fon Prince ett une 

véritable fervitude.] 
* ^lachrment. Padlon, ardeur. Zèle. [ Il a un grand atache- 

««m pour cette belle. J'oj. i. Si. L'auchonem qu'il a pour i 



ATA. 



99 



fon Ptincelui fait négliger fes propres intérêts. Un fi hon- 
teux «(<•£'«■"),•« lui caufoit un grand ehagrin. ^rielh-moditni. 
T. 1. Moi, len'aprouvois pointée bjs atachcmem. Scar. 
rou, D Uphet.a l,/I.I. ] 

^ta<hir,v.a. Lier, ficher, coudre une chofe à une autre. [Le 
ncudquiatachoitle joug au timon étoit faitd'éctuce ^tl, 
Ar l.z.c 2. Atacherundou Atacher la ceinture au baut-de- 
chaufli: ] 

huchir. Engager. Unir. Joindre. [ Mon devoir m'atache 
auprès d'elle. 0«n. Pof. ce n'eft pas ta bonne fortune qui 
nous ataehe à toi. yaii.§i,iul. 5. Le Ciel n atache pointinon 
bonheuri fes jours 'Racine,! fhi^eni, n s .' j. ] 

S'titcher, -j.r. Se prendre a quelque cbcfe. { Quand en fc 
ncicon s atache a tout ce qu'on trouve ] 

♦ S'a'aeher. S'apliquer, fe mettre ardtnnnent i quelque chofe. 

Se doniiertout entier aune perfonne, s'y dévouer. [ S'rta- 
cher jl-étude, àfon dtvoii, aubarieeu. U ya cet gensqui 
nes'aiachenljiniaisàd.reces deux paroles it i-irPap.^. 
S'aiachcr aupiès d'un grand Seigneur. Je m'atache à tout 
votre deftin.j./o/. Fem. ] 

S'aiachcr. Demeurer teiir.e à quelque cliofe , n'en p.is démor- 
dre [S'atacher à l'Evangile. Paf.l. 7. S'atachera une opi- 
nion. ruf. 1 5. 

S'craclier. .'.voit de l'atachement. [ Sont ce des hommes que 
ces jeunes blondins, ixpcut-on s'atacher à ces animaux» 
Mel.AvM.^ 

AT.^tiiE ,/:/. Choc, commencement de combat, & îHigni- 
fie aulii un combat. [ Une /i.Vjkj fiirieufe. vigoureufe, lude, 
fanglantc,criielIeFaiiennc,rf<yar. Donuer.commenceriinè 
aia^uc Soutenir coungtLfcment une ataque , tepoLfTei 
unea.-aj'.e avec vigueur , avec courage, tnireptcndre une 
atiqae avec cœur. J 

Ala^ite. Cemotledit en parlant defiegc de Vil!e , & ilfirn.fie 
toutce que font les ■'flj;g;ans pour empeitte. une place, 
ou quelcune deles partie^. [ Une vraie , une faufi'e ataque'. 
Pienervigoureufement une ataque. favorifer une ataque. 
Commander une ataque 3 

F.iuffci-.iaque. Ces mots lignifient tout le travail que font le» 
Aftiégeanspour obliger les Aflîégez i faire diverfion Se ainfi 
lesva ncreplusficilement ;& afin de favorifer les véritables 
ataques . [ faire une faufle ataque ] 

Ata^jue. Ce mot fe dit an figu:<, des pcrfcnnes,& lignifie 
tout ce qa'on écrit avec efprit pour choquer quelcun £ Af.i- 
ijue fine , délicate , fpirituelle, galante , agréable , charmante. 
Daucour, dans fes fentimens de Citante, adonnéd'mgé- 
nieufesrtfa^j.oauP. Eouhours : celivrc cft divertilTaiit, 84 
ratriMdétrelû. On lui a donné quelques ura^uei fur Ion 
avarice. 

• Arn^ue. Cemot fe dit anflî des commencemens de quelque 
maladie. [ Il a dcja en quelques ata^uei de fièvre, dcou- 
te, &c, ] ° 

» Au^ue. Ateinte. Infulte. [ Donner une ataque à quelqu'un. 

Le riche eftexpoféaux ataques du Démon. Maucrcix, Hume. 

A>. 2.] 
Aia^uer. -v. a. Commencer une .ataque, ou une querelle. 

Commencer à batte , détruire . combatrc [ Ataquer une 

place. Ataquer l'ennemi Ataquer une propoliiou ] 

* Arj<}uer. Ofencer. [Ils attaquent la mémoire de votre péte. 

S'ata<juer,v. T. Reprendre à quelqu'un. Ataquer quelqu'un. 
[ Il ôtera l'envie i tout le monde de s'aïaquer à lui.Ai/.3i</.] 

A TE. 

ATEIKDRI ,v.n.Ttttini , 'fateigni! ^^m atteint. Pouvoir toucher 
à une chofe qui eft un peu haute. ( Un renard ne pouvant 
atetndre aux raiCns d'une treille, dit qu ils n'étoient pas. 
mûrs, i crt-Royal, Phèdre, ] 

Atnndre,v.n. Arriver, Parvenir. [ Tuafpiresoiit'i ae faurois 
ateindie. f«a. ^luin./.y. Je crojqu'iispourtoniaeindreà Ja 
vertudeleurspcies. Cji. /. 41. Ce verbe eft .luffi aciif. Atein- 
dre l'âge dcif.ans. l'<n«. Si^m /s e. 6. 

Aiemdrcv.a. Toucher , alTener. [ Ceux qui lançoient des jave- 
lots ncpouyoient steindre les frocdeurs.A*/ J!i-.)i 

Atcmdrc.v. a. AUigii à fouc de nauiu, ou dematcnei, [Tuas 

Ni 



Univers f {33* 
BIBLIOTHECA 

Ojfai/i«nsi8 



io« A T E 

beau fuine lej Seites ,)eie défie de le» ïteinire. T*». S.m'i. 

'■?■) 
» -cinJrt,v.é. AU figuré , il fignifie, >ller lufïi loin , s'cleTei 
aifTihiut qu'un jutre qu'on confidére a caufe Je l'elévaiioa 
duiangouU ell. 

Ce guide eft fans dtfaut, 
Aiiimez-voas, Damon, de l'efpoir de Catimire.  

Httht ,utinti, «//.Touché. Frapc. Blcfic. [ Af.i .f d'nncoupde 
fieche. Ell: ftJi 4.'«i«-( d'un coup d e piètre Ceux qui étoienl 
nffinf/ de ce nul I jcitoient des Tragi dies A*/. /-"t. ] 

• k'tint,A'e:Mi,td. Ceraotau figuré veut direitutt», qui ref- 
fcnt quelque mouvement de quelque paifioc , ou U'auite 
(liol'c aptochante. 

[ Heuieus, dequirameeft<ifn»'< 

D amour, de lelpcfl & de crainte, i 

Pour 11 Mijefte de l'on Dieu. i 

Coii.ptt/.l.part. 
Je ne vienspas ici poui troubler une plainte, 
Trop jiifte A la douleur dont votre ame elt .iitintt. . 

[trn.Ptmp.d.s.fi.z.  

De qusl nouveau fouci vous montrez-TOus«r«'Bf« ? , 
Ftort , »;ier4 nû-ifti- ] 

• Ateint, trnnu, *dj. Il fe dit en pailant d'une perfonne acu- 
fce de crime. îciifijnifie canvaimn. [ Le trouvant «'".t de 
plufieaisconcuflions.il le fit moutir. c^u^ ^Curcrl.^ci. 
Quiconque boira 5c mangera avec une perfonne eondann^e 
(etmtttnt du même crime. >'»> l'hiftnredt PtU^nc. ] K'rmr , & 
aitwu font plus ulîtex en termes de Palais qu'en tout autre 
ft;le. Les conclurions portent que lacufceft4f«« 6- "»• 
vjmcu à avoir VQi:.Daucourj pU-l z. 

freinte, f /.Coup léger. [ lia reçu une ateinte au bras.] 

Atiiite. Ataque Coup. [ Donner des atcintcs à quelqu'un. , 
Vous n'eûtes jamais à faire à une perfonne fi hors de vos 
ateintcs. l'a/'/. 17, J'ai reçu de vos yeux une atcinte fatale. 
Cin. P«. C cftuncateinte à fon honneur 11 a eu une ru- 
de ateinte , une cruelle ateinte Se mettre hors des ateintes 
de la Satire. Le tems qui détruit tout, ne pourra jamiis 
donner d'atteinte à lagloite de D'Aolancour. ycjriz. Ai'Un- 
<9Hr vaille. 

11 me fait refTcntir les criiellcs *ttinn 
De ce qu'ont de f Jchcu. les foupjons 3c les crain- 
tes. 
La Suz.f , poejîet. 
Ces nouvelles m'ont donné uneciuelle ateinte Mol. Scup. 
a,i.fii C'eft a dire m'ont touche très fcnfiblement. 

Afrnr»,/;/. Terme de Mtrrchal. Ccll un conp qu'un cheval 
reçoit d'un autre cheval, ou qu'il fe donne lui-incme .iu 
pie. [Cechcval a reçu une rude <tiiintc. Voire cheval s'eft 
donne une «irti'iX. ) 

• sAtcin;^, f.f. Ce mot, en parlant de goûte, de fièvre , ou de 
quelqu'autre maladie .lignifie .iM^xf. [Une pctite.nne II-- 
ccie.irrin'e de fièvre, une foite , violente, fui^eafc, fàcheu- 
{c'tiinte. Les gens qui boivent tropfc qui fe divcrt;f;cnt 
trop font bien heureux, quand ils en font quittes poui quel- 
ques légères */""'»< de goûte ] 

Ai H-.y""»- Terme l'i Chtréitr. Manière de petit ais. on de late 
eouibèe qui s'clcve au deflus du colier du cheval de hatnois, 
[ Atelcaffè. ) 

.xfc«/. Tcimc'dPefi"'. Morceau de bois qu'on fe met au doigt 
pour lever la pottetic qu'on fait lut la roue 

^tila^t, f. m. C^inuc chevaux Je carolfe , de chatruë , ou de 
hatnois Quatre beufs ponr le chariot ou pour la charrue. 
[ Atclage tout neuf. Atclagede bcufs hiiic,Ja<iifciinirt. 
iitnt, entr.io- trouve que l'ateLige du chariot de Venus, 
û fameux dans les l'otics .-.ncicns J< modernes, crt ridicule, 
fc qu'il valoitmieux «telei au chaiiot de cette Dcell'e, des 
Autruiics que des moineaux oudescignes. ) 

^iiUr.va Aticher des chevaux, ou de» bciifs à un chariot. ^ 
unechatiue,&cc. [ Lts heures aiellent les chevaux du soleil. 
^il.Luc Lacbatettcétoitateice de quatre beufs Ar^ 'P^m. 
Les chatiois ttoient aielcz a quitte chevaux de front. ' au. 

Sl^in. I Ç.f.l- 

[^i./fr .'»! chivrtux du ctrejft On pourtoit parler delaibrtc, 
mais on dit d oidiniire'n""'f /»i Jievtux .m rartiji ) 

^tl.t.K.rm. Lieu oii travaillent lespcinttet ,lcs fculpteurs, 
(c> matons jUspoUcii. Les lUtUiri iloivcnt çtic cxpoleiau 



A T E 

Septentrion Vltruve, *irife , 1. /l.irf. ch. 3. 
Attiieri dr ver: » far. Piliers, ou fuliveaux drelTez 8»tn âne clilB- 
bre avec des perches , des claies , 6c des [amcj'iiA , ou les vcis 
à foie filent. Ifnard. 
ATtiLE./:/. Petit ais ,00 cclifTe qu'on lieautouid'un membie 

romjja pour le tenir en état , julqu-i ce qu'il foit guéri. 
Atei. omE, /?/". Cheville tonde qui fe met dans le timon des 
afuts des pièces d'artillerie, & aaus ceux des chaiiotsific 
des chaicties. 
At'Ncïe, v.« Demeurcrdans un lieuiufquesleeqa'nne 
chofe.ou une perfonne arrite Etre dans 1 atcnte de quoL 
que chofe [ A'rndrr une maitrelTt. 11 crut que ce ftroii tue 
folie «f'-iren^r»:! les aijquer que leur cavalerie fù! de retour. 
Ait Ccf. On doit ateodte long-temps ifcœaiier On l'at- 
tend de piè ferme ■) 
A'indrt. tfperer. ( On n'i'irnd rien de bon de cette raila- 
die. ) Atcndre fon Iblut de la mifeiicorde de Dieu. ^f. 
Citf. Les Juifs «riiui«nr encore le MefU- lU'<T.i la fuccef- 
fîr>n de fon oncle. Aftnd't une ocalion fivorab e. On dit 
autli J'/Kfenrf'f "a quelque chofe. Il ne s'ciendoit pas a perdre 
fi foudainl'obict Je resapas.')^'».'>/. Et en parlant des cho- 
fes qui aparemmcnt arnve.'ont On dira J' m'ttndtù tu» 
qu il feroit ce pas de c!ctc,& qu'il gjteroit cette aSaire, 
t On dit proveibialemcnt : On t'attend ctmryu lu Siti^'i f»nt 
''Ai ; c'eft a dite en fe metant à table, & commençant tci». 
jours .1 dîner, ttfnrtuye Mcehtt ^nmrtr.d On dit dtn.dre ^npU 
cait 1» ;></aj»; c'eft i dire, dans quelque ocafion favrrable. 
t On dit en maticre de nouvelles, «x'/Z/'^iir .t/ri-V/r /( ^«i.'ox; 

c'ell i» dite, celui qui enaporte-aliconrirmarion. 
En ai".dAnt , lorie de Gcrtndif. C'cft à d.te,'Jaé't-i { Trinq'ion» 
toujouistn^rfn.tinfBos amis. Prenez toujours cep:crcat> 
en iiteiddM mieux. 
En4:enU. iit. Ccs mots fe mettant à la fin de la phrafe , ou da 
fens, font une rmni rr d.idverii ,Si ils veulenidiiei-f/ifi 'j'j/. 
[ Mr. fera bien-tôt Je retour, tenez, voila uu livre de Mr. P. 
lilcz-lc pour vos pè.;hez tnAiTen^a>r.] 

t'< «l'nrfuir ij!if,Manicreder<ii;»""'.";,qui fij-.n'fie j.'./j«'i««»# 

& qui rcgii le Subjonctif. Cett: conronc'iou rft prc'quc far- 

aniicc Je vai toutdoucemcnt devant, «'..^.f .im juVvion. 

ne ] 

ATtNDR:R,v.«. Faire devenir plus tendre ■( Atendiir de U 

viande.) 
f Attnirir. Emouvoir. Donner de laptiie. ( Pour stendtix 

mon cocurauxlarm.s Rfiir.) 
S'at<i,.li','j.r. Ce mot an propie, fêtait de la viande C'cfi de^ 
venir plus tendie ( La viande iVfn,/i» lors qu'elle eftua 
peu gaidee , ou quand on la bat ] 
* yi-ti,driT,v.y.A\ figure, ilfign tic être touché de pitié, a- oir 
j de la compiftion.s'émou.oir. [ une maiirellc > h 1.1 .',;.. »,( 
laperlcvetance qu'on aà l'aimer. C'cit un cccu: deiochci 
; qui ne t'dttndnr point. 
I Je prefl ai , Ion fe défendit, 

' J<petfill.-.i,run ""nirir J 

aTEMDu^ou,! , . •»). Cctie conjonrtion ell plus àa Palais cj-ic du 
1 brau II1I-. Vuqiic. ruitque ( •■«■•Ji/i. qu'une plus-loijùc 
contention pouiroii caiifer quelque fr^ideut. ><*.'. /.< r.Jcjr 
A'X//. vers l'an 13:0. ttvoqua la plural, te des Kènchies. 
I masiln'enuradclafoitcquej'our les priptc-'nercts.^.v»- 
', H» tjf'il éioit habile i ttouvcr les inoiens d'augmciuci le». 
I finances, KmiUt, titi itnif<'r, . '...sî. ) 

AtEstat ,Ç. m. Entrcpiife fur la vie d'une ptifonne. (U. 
' coinmi$unhoir:ble aientat.^ 
I Souscuulcutd; punir tin injufte dsmtst 

Des meilleurs cumbaiiansilafoiblitl'Ctar. 
I Cirn.lH.tn^.f'f. ^. 

f • Attmtt. Eiitiepiife ctuninclle [ Toute iprobali^n "ni 

I . matthe devant la lienneeft iin<r»i'.if fur fe» lu-nierrs .v.'./. 

I C» f. s. C'eft un Mii»fM contre l'autoiitc Kojale. fivtit^ 

tr^itt de raifift. r. ) 

t Atenid'ttrr.dd]. Terme de P«/«i. Quieft (ait contre les li- 

gles( fenieDceaiteiitaoitc .) 
Atfnte ff Elpi-rance [ Toute monatente ell in teigneut. 
Krm. Mettre Ion atcnte en Dieu Arn. c'eft en Dieu que le 
mets toute mon Ji»»" Pert'Iiij^.'Tr tt. ) 
' Annie,!' f Pievoyanct d'une chofe qui doit arriver {Les 
bica-fuU de l'on lliaïUC oui lut^ldc loi) Mleve. Ce iciine 

liOUUlC 



A T E 

hommtDripolMttompél'/iitente qu'on âvoitdt lui"] 
futr.itCaJci'e. Tcxmesrf A-fAi«af. Ce font d;s iiicires qui 
avancent d'efpace enslpace, irexcreinité d'un mur, pout 
en faire la liaifon avec celui qu'on a dclfein de fjireaupres, 
Onfefectaufnde ccsiAots en parlant d'un deflcin que l'on 
veut continuer. 
Tabh SA-enii, Ce mot fe dit d'unepierre, d'un quadre, ou au- 
tre place, où l'on a defliin de mettre quelque infcription, 
oude faire quciqu'autre ouvrage. ' ondit, au fiîuté, que 
J'cfpiit d'imicunehoaimecft ansiMc datewt , voulant di 
recji'il ell capable de recevoir les imprcflîjns qu'on lui 
voudiadonner. 
AiENTERv.a. o-n. Entreprendre fut la rie, ou fur l'honneur, 
&c [li a atentc le plus grand de tous les crimes en li petfone 
defonRoi. ('a:<. Qmn 16. c. 5. Atentcr futla Tie d'une pcr- 
foniicpar les charmes & par le porfon. a*'. Tac Atentetà 
la vie de fon ennemi. Paf.l.y. Aitauiii lapudicité fjH.^m. 
'• 3. c. 12. Sur notre liberté chacun veut atenter. Ueih. 

p«/: ) 

ATEKrir.oTMfivf ,«.yj. Quiadel'atentioa. (Z'.te irrmifi fon 
travail, rau. sn,i ,. /. 4 Atcnuji fon d.voir ) ie mot d'niei.nf 
ttant devant un verbe, régit l'infinitif avec la particule a ( Il 
étoit<ft(ji/àoùif ce qu'on lui difoit de bon Ai', npeph. Us 
étoient -fo.n// à le regarder monter au Ciel. P. 7f. A:f. dei 
Accru,. Mon Dieu , foyez atenuf a mes parole: , & exaucez- 
moi. P. T(^ rÇ. (■4.»ÇMr. T{^m. corn. T 1. c. 13. ) 
Atn:i-jem!nt,aini. Avec atcntion. [ Ecouter atent'vement. ] 
A'inf.tn, r.f. Prononcez aiamion. Aplication d efpiit. Il vient 
du Latin. [Une grande «'t»:!!»" lln'yaacnqui (oit digne 
de votre atention. A'jI.Luc. Je donnai allez d'aiention a ce 
quelle div. K.ev.illerl'affocoji du Leftcur. AW. inr. L'efptit 
n'aportc p.is une égal.- «'fifion à toutL-s cliofes. Faire lan- 
guir iarcnrim des If eftaieurs. S.Evr. du lomcditi ^nçt. ) 
ATtKuF.', afMBf'f ,01/ Abatu de maladie Afoibli [Uefttort 
atenué LaCIjamI/. Il cilatenuéparles auUcriiez. Maucrtix, 
Schtfjne. ] 
ATERRER.ai. ; Cemot veut dire, jetter par terre. Il vient de 
riulien , titrrar  mais il vieillit , on dit en fa place , tttrafl 
fi,, 

[ Iln'eft orgueil endurci 
Quebrife omme d'.! Verre 
Sous tespirz il ..'.j-fr>f. 
HM. P>cf.l z ] 
A"r'f, a'errft , adj. Abatu , teiraflc. ( Homme aterré , bête 

aterrée. ) 
* ^i-tm, utrrTtr, a.-lj. Acablî, abatu ( Le coup dont je fuis 
«vffjc'elldc voit qucvous me préfériez un rival. Mtl.D. 
Ca eu ,a. 3. 3c, i.J 
Attstat I OK , f /. ! roîioncez «rcyïac/iw. Téraoiinage qU'on 
donne a q-j-JÎcun Donner une aietiaihn. Les atejra-ro,ii ne 
fon: poin; tccevab!es,à moins qu'elles ne foient données 
par des perfonnvs pub iques Su*" Va'rfirj-.cn du AleJecin , il a 
ob((.T.'jlapermiflî n demanjerdelachair encaicme. ) 
^.'tffer ,!/. j. R^nd: e témoignage, f Atefterlavcrité, ro«^ii' 

Lo-'^:<r j^. f. ch. II. ) 

^crfltr. Ficndreponi témoin [J'aicftelesUieuît ïiue. AW. *rt. 
l.y c ■;. Ili ateftci;tcont;elui lesDiea.'iîc les hoaimes. aW. 
Tac. J'en ïtefle toute la Ville. ] 



A T H. 



ATI. 



ATHANAsï ,fm. Nom d'hommequi lignifie immertil. S. Atha- 

nil- '-Toii un fameux Dcfteurdc-rEglife. 
JkTHF'k ,r."'. irf. te mot licnt du Grec; & en généra! il fig- 
* nili; uneperfonnequi n'a point de Dieu, qui ne cjoit pas 
qu'il y ait un Dieu ; & on do*ine aifez ojdinauemcnt ce nom 
à ur.fpcilonne qui s opolià une Religion r;çùé,& que l'on 
-reconnoit pour veai,.ble Baco.i. Otu-vres n,oT,i/fi i^fjb,'i:i^'/ej , 
th. 11. tîi quelque f.ns qu on prenne le trot d Ar4f'c , il e(V 
msfculin , quand on parle d'un homme, & féminin quand 
on parle d une femme [ On dit Mr. N qui fait tant le Ucvot, 
ett un t'ai Atlire. Cette Dame cft une f om''» Arhi, , & l'a dé- 
votion n'eftquj grimace, JcmoT d" - r'Jif , eft par ma!heux 
plus e'.î ufa ;c parlant des htunm- s que desf^nimcs. Un ^•hee 
elîùaiirable ,dciellablc , & uigne du feu. Epicuic & Lucien 



AT H îoï 

parmi !es snciens, padènt pour d'infignes Athlti. Dieu n'a 
point fait de miracles pour «II/'»'"/'''/" *»*«», parce que fes 
Oeuvre! parlent allez pour leur faire voit leur crcur. Les 
plusgraoj's A'*»'/ font ordinairement les hiptcme: , ils font 
fe.-nbl ant d'aimer les chofes faintes, & ils s'en moquent dans 
l'ame. Les h'hcei fon 1 d autant plus deteft .blés qu'ils tachent 
d'en faire d'autres Les »'«>!lontdesgensdontilfiutcoii. 
rageufement combatte la condi:ite. 
AfAfV,/./). Qui elV d'Athée, impie, f C'cft uwpinim hthi, oai 

mérite d'être conl:imnée Sfmornt A'fc«. ] 
A'htifmr.al;. créance athée & in ,-'e. COn laciife J Ailiéirme. 
Vathiifne ed odieux, fcandale:,'»-, hoiribl:, haifl'aôle, dé- 
teftable,nu.lible Cette upinio-; libertine ti.nt delti,',,fm: 
Les véritables Savans ne donnent point dan» l.vhiifmc ; mais 
les Jemi favans , parce qu'ils n'ont pas affez de comioinance 
ni de Dieu ni de la Nature. On du que les Poètes & les .Mé- 
decins ont iupcnchmtifK'lyitf.e. Il n'y a que les foux qu'on 
puiOe avec luftice i-cuf,, d'k-i,i,fm^. L'âiheifine eft plutôt fut 
les lèvres que dans le cœurdrl homme. Lesciioièsquico». 
dnifitiiÀt' -.théifme. Ce font les divilions que l'on afutlaRe- 
ligion.laii'.auvaife viedesTrélats, des Prêtres des Abez cics 
Moines, & 1 habitude de rire dcschofei facrées Siro;ifa 
corrige de ces défaux , & qu'on achevé de réformer ! Egiife 
on ne tombera jamais dans Wihitfmt. ] * 

f Ar*ri/î',r->. C'eftceîui quinecroitpasenDieu Saudouinde 
l.'Acadïmie Fr.inçoife seftfervi du motd' ibciji.-. .T.ais fon 
autorué ;i:ce le de bien d auttes de l'Academie.ne font point 
de LO!, h'i'i'tU eft hors d'ufage. [ Il y a des /. thffi,, fi detefta- 
bles qu'Us tâchent d avoir des difcipl '5. B.%:idium , traJuCiioa 
des Oiuvrcs rmralt, dt Baccn. ch. u. dites, il y a des uhtn % 
&c. ] 
, Athlète, /m !-"■•'«»' [Un a'd-'nt , nn vigoureux Athlète. U 
y avoit des Athlètes qui combatoicnt auï jeux Olimpi- 
I ques ] ' 

Amli'r. Qui combat ; qui a combatu [De quel honneur n'au- 
roit on pas juge dignes ces incomparables athliia de U foi? ■ 
idmHcrotx ^ Hûmeiie i. 

On n'oublira jamiis ces thlirei lierez» 
Quele g'aive inS Jele a jadis malTacrez, 

God. i'otf z.parl. Eg'.z J ,- 

ATir-;osPHERE,.rf. Mot Grec, qui lignifie, le bas étage aertii 

charge de vapeurs.. tc 
A.T lE'DiR V. a. Ce mot n'eft pas fort nCté au propre , & en fa 

place on dit d'ordlnai, e J vtmr uide. 

• ^'ifï r Rendre plus froid [Vos fioids raifonnemens ne ferons 
qu'jriV(/i/-lerpedl3t-ur. D-prinux j 

* S'.-.riidiT , t, T. Oe.enir froid. N'a.oir pins tant d'amitié ni 
d'ardeur] Elle co.Tiinenccisaciedir Son courage s'ellatié- 
di. %»mpale.,lii / 4 ] 

^itcdijfimtnt ,f.m Qiiy.ques uns aptouventce mot, & les au- 
tres ne le peuvent loufnr Onne*i'en fettq:en matière de 
dévotion , & il (Ignifie ri,.d »> , <,lkcnrmcnt. [ On tombe dans 
l'aïudijemt..- par l'ardeur de la conaipvJcence L ardente - 
prière étoufe en nousl'«'r«/ Cu mmr ' 
t ATife' ,«/;/« ai/, l'aré , ajuùé. Ce mot :ftburle'que & fa 
du des peilonnes. ou des choies ijuir.nt l'air de qu iquepcr- 
fonne ( Le Baron de la Craflc eft quelquefois piaira.T.nient 
l'ift. Allez y fans ét'e a."'/'?'. iM.poePj 
■f ^iifir,'u a &s'j'i/»r .•u. r. Sont desmots builefquîs poua 

dife<i;:î/!er ,j'<ij'</?-r. 
•f ^lifcii ,f.7n. Ajuftemens de femme. Parure. 
-j- S'atinter, f,r Ce mot a Vieilli, i il le dit proprement dea 
femmes, &il veutdirc.j' i/K^fr.irfci'rs^ .Y^/;.;i^ y7 pjrn jvn 
trcp d'ifiliatwn. La plus paît des femmes «n peu coquettes, 
patient la moitié de leur vie A s'uiri. r. ) 
ATiQuE.ii// Qui eft d Amenés. Autoutd'Aflienes (StileAd» 

que Pais Atiqae. J 
^î ijut. Teime i'^rchitiSure. Petit ordre pofé fur un autra 
beaucoup plus g. and lia été ainli apellé, parce qn'ilaété 
misenufageparics -theniens. 
Atirau,/™. Hardcs. Bagage. Suite Toutcequi eftnécef- 
faire pi ur le lèivicc de quelque machine, pour 1 exécution,-, 
dequtiquC cntiepr.K, ^oui iâcummuU.tc at ju,:.. iie voi*- 
ge. /'Le Canon demande un fr<ini/ an «7. .1 faut bien de /'j%. 
1-1/pourequipsruR Vaill';au Illainatauti".irir.ii/ ôclcL'aij. 
gs fous bionne gaide. Vau^. ^c. Uj.c$.) 



ïoz A T O. 

AT i»U , V. «. Tiief à foi. ( L'ambre atire la paille ; l'aimart «ti- 
re It fer.) 

• ^iirir. Af oir par adreflt.atrapei finement. fAtirerl enne- 
mi dans l'embuûade. ^*'. 

• w^.ircr. Gagner par des manières charmantes & agréables. 
(Atirerlcscœurssatirerlerefpea ) 

6'» triT,v.r. Gagner ; obtenir adroitement, ( S'atiter les lel- 
pefts de tout le monde ) 

• S'ttirtr. Se cauicr quelque chofe qui nuit Se mettre quel - 
cun fut Ictbrss qui nous fâche. ( S'atircr unemcchimte afai- 
re. ^:/. N'e vous Jtirci-pas cette fiéte beauté Su ) 

• ^ÙTtnt , .tiir,in!c , al] Qi!j «tire ; qui gagne avec «dtetTc. Char- 
mant. ( Vous admirez, l'atiramc fcvcriic de Cliinene. > «i- 

P'=r-) ■ . „ . 

^:tra>:te , ff. C'eft un nœud de rubans qu'une leune Dame s a- 
Mche au delTus du corps de la |upe. C U.ie aiirdv:c bleue .jau- 
ne, incarnate, touge Avoir un? jolie .•.•if"i". ) 

Ali5ER,».<i. Ce mot vient de l'Italien, ^"'S.5^« > 8c i_Is vien- 
nent du Latin f>/w, un tifon Il figniSemetircdes tifons les 
uns contre les autres poar les faire alumer. ( Atifer le 

f"- ) 

• ^.t/ir. E.-citet ; alumer. ( Pien loin d'atifet par mes dilccarî 

la fureur de votre emportement, je &c. RAnnc , Ipln^tnu.t. 
5./: 6.) 
Ati iiuEK , V. a. Apoller.( Atitrct des gens. <^l>l- ) 

A T O. 

Ar OME , /■ w. Terme de ThiUftphie. Corpsindivifible. ( Un pe- 
tit itome. Les atnmes font les principes des corps divilibles 
âccompofcz ) 

A Tot-s Ei,A iR.vER$,*<i'. Inconfidercment.{ Parler à tors 
fia traverî.) 

•Atouchement,/:'". *ftio« de la perfonne qui touche [ Les 
corps durs réfiftentàl'atouchement ^iiKchiMiut lacif, im- 
pudique, désbonoéte. ] Les Mauchtmin, impun des hommes 
caufent aux jeunes filles desgonottées violentes. MtuticeM 
traité de iacouchemtnt. ) 

ATOURS ,f.m. Parure de Dame. Beaux habits. Voiez T).»'"'. 
J Elle a fes beaux atours ; de magnifiques . de fupeibes , de 
liches, decharmansaroK" ) ■" 

De n peu de beauté Kature m'a paiée , 

Qu'en mon plus ncheatlur , 
Je crois . fans me flater , que je fuis poui l'amoiu 
Une heure aflez indue. 

BerfrriiJr , Baltl dl U nkil. I. fart. ) 

Atout ,f.m. Tenne de Itu de irumphi. Carte qui l'emporie 
pardeflus uneauue. (Jetteiun atout. On dit aufll , fiite à 

lOUt.^ 

A T R. 

ATf AïilE,/;/'. Ttrmt i»nt en fr firt dant du traiitt. de Flnfijuc. 
Il fignifie Mt nure. ( L'atrabile domine dans le lion. La 
Chamb. ] 

^tratijaire ,ad. Perfonne en qui domine la bile noire. Mélan- 
colique. ( Ceft un atrabilaire ) 

Atkaction ,/:/. Terme de Fhilcftphie. Aftion qui atire L'a- 
traélion n'eft point caufe du mouvement , mais l'iuipul- 
fion. ) 

AtïiiANT , MtraUntt , *dj. Chatmant ( L'amour n'a rien de 
bcau,d'atraïantnidedoux,quil n'emprunte de vous. Iti. 

r„r.) 

y4iraiit,f.m. Ce mot n'a point de finguUer. Charmes 1 apjsi 
beautez. ( Sesattait» font puifl'an^, ils vainquent par tout. 
l lie bfilloit de mille «traits.St ce n'ctoit quagtcment J< que 
chaimrsque toute fa petfonne. M'I- tu^m a.i .">>. 2 Chi 
cun tend iiommagiauxaiiairs des 'lelles ^H. l-c] 

i ^.•rafi/; <fr<;fn. Terme de P'»'»/"»;'". CJui atire. ( Ce remè- 
de a une venu atrartive.)Bandage4"«'i/i c'ert à dite quiatire 
Se rapeile les cfpriis a une parue ainaigiie. 

ATRAPER , V. a. Prendre, efliier d'avoir finement ( il airape 
toujours quelque chofe du R.oi. Il attapc tout te qu'il 
peut ) 

Jtitmriir. Avoir ; prendre f Dificile .1 atiaper Ai', l»' ) 

.Airàftr. AfTcnci i aieindic (" Auafei d'un coup depiciiciatn- ' 



A T R. 

petqnelca» à la courfe ; arraper Ton but. aW. Atiapet le mer- 
veilleux, hl-l. ) 

^•TKDr: Surprendre Etonner. ( Atrapet furie fait Vous voila 
bicnatraicz.ilconiludleconuairc. Paf I. 7.) 

pirater Tromper. ( J'aprchcnde le difim^>u, fc j'y ai <té auagé. 
raf.t.y-] 

Atravius. Voiezlacolonniiîiif. 

Atre,^'». Foier Endroit d'une chambre on d'une cuilîneeà 

l'on fait le feu. ' Unatie fo.-tchaud.Semettrcaratte Terme 
de Xcf-rrrff jC'cft s'afîcoii al'atfe. ] 

ATHBi;èR, v, a. Donner . aproprict ; dire qu'une pci.'bnne à 
fait une ccitainc chofe dont on parle '_ .Vlontiezqucle Icni 
qu ou lui atiibui: eft héietique. PaJ. I. 17. On lui atribuë la 
Saiiie qui court. ) 

S'atTili:iei,v.r. S'aproprier quelque chofc. ( S'attibutriunegloi- 
le qu'on ne mérite pas *(■'.) 

Atruut ..Cm. 11 vienidu Latin «rminr»». On prononce «'- 
trtiff. Terme de ."'...'•ylf'.i'; c'ert uoepropneic qiii convient 
à quelque chofe ,' La fluidité, la dur; e .l.i nio lelfe, le mou- 
vementé le repos fcpouvar.rlïpirer de la matière, il s in- 
fui: que tous cesori'ofjae lui font point cC'eniie's. Militr. 
Tech, de la vrrili , I. 5 eh. J. ) 

tirant. Terme de Te'e!)jie. Perfeftion qu'on atribuc î Dieu, 
quercii conaoit en Dieu ( I-a mifcriCJrd:, U bonté , la 
j'ifticefontdcsûtiiiJUtsde Dieu. ) 

,-4;ri4»r. C-m Term: de /.•^(/.«•, Ceft l'un jles termes d'une 
prupontion,Uquel cdattibu^- au f..)ct donton parle 

 ^1inl'MtiJarfi'^u'i,,r ,aii Tci:ne d..* ''j'.'i' , q:ii atri.ue. 

lAtrilrt'îtn ,1. ^. Terme de r,i.'.!.<. ( At.'iL<.;tiun J: Junriàion* 
C ell le pouvoir qu- le Itoi donne a des JU'.'Cs ûc cojt;oftce 
de cei tain:» chofe ip!cicrab!eiir,-.it àtoai -t^ms Jujc-. , 

ATRister, V.». Donne: de iaiii.ielle. ( Le v.n acicdi-nne à 
l'homme pour le réjouir, & non pas pour l'jiiiller. il^uoix 
Hsoie'i'i.Vousn'jfM^.-r/t point ,fc nanigerez peint l'ciraa- 
gère. P"l F^iaLlxeJ.ch jl ) 

ATRtTios .fm. Terme de TnUfie. 1! vient du Latin airi'it, 
prononcez «'lieisn. C'ellune douleur qu'o.iade Tes péchez , 
& .lui vient d un jmoiir impar'ait qu'on a pour Dieu, Je de 
la feule crainte de fci chàtuiiciu. ( La contedion ert nccc.Tji. 
rcavec Vaimift. ) 

^tn:t»n,f.f. Tetme àcPtnp^ue, Qui fignifie le f:otcincnttle 
deux corps durs qui le meuvent 1 un contre l'autie. 

ATROct.'X'i Ce mot efl forme du Lat;u tt'cx.ii il fignifie 
ciucl , inhumain , enoinic, fâcheux C (.mue atroce. injur 
atroce. ta-.TM.PU-.i 6 On ne punit pas fouvcnt les outrages 
les plus a;roces. Sia'.iête lii pirftr, IjiaS.z.) 

^titcité ,f f. Il dérive du Latin.'t'».'f«.& il[vea: dire cruau. 
te , inhumanité. ('Une feule chofe peutdimjuie: I i:ij'i!)ice 
& rjirofi/i d'un ju(;eincnt fil ttange. VaKu^.'.p'aid.i. ft%rU 
Bthti. L'atrêtiteit cecnmeeftmouir, clieue mérite point de 
par.lon. Pi:rm. fi 6. L'aTrmlii'Mn Climc figiufie la pamdtmr 
ou la mirrrair de ce ciime. 

S'Ai RouPEH, V. r. S'aflcmbler. ( Les foldats s'atroupent 8c 
coûtent a latente .,<t'.. la,. On peut aulU duc dans un fens 
aélif que les Charlatans aireapem le pcuple-.ceft à diie , qu'il» 
font par leurs d'fcouis, que le peuple ^'..ireKfr autooi 
d'eux 

ATT:cismi , /T m. Fa^on de parler Grec , uGtéc par les Athé- 
niens. (" C'eftun Aiiicilme ,' 

^f/Ki^f ,r'". C'eilun-:..iiltne «;réab'.c 8< polie. C'efl une 
poliieflefine !c galante ^ Ce font des Piiiiccs qui ont l^& 
loindrc aux plus Utiles fc aux plus hautes conDuiCancca,8c 
1' .^rririy7^r des Gtecs . &l'H'(-l■^'r< des Koma.ns Cai^Htrud» 

Thf^thrafil ,/> I«l. ] 

ATI ruDi . rf- Terme de Piimtfi. L'avion U la poflure 
où l'(>n met lei fijures qu'on trprcf;ntc [ De bcLcs atti- 
tudes. ) 

^iriiud' , Terme de Daxer. Sorte de pofturt. f Voici un elTai 
des plus beaux m uvemens , des plus belles aliitudes dont 
uiied.ince p'iilfcètrr >ar:ee. W».' *•»- Ils font enti'eux une 
dance oin c Je tfm.esle^jr i.>'"< quepeuventeapi inc; ùc» 
grn« qui étudient Iculi foiccs U'L w^noxi. 4. j. l'.tm 
d, 6.] 



AU 



A U. 



AU. 



A V A. 



(Ton- / 



An. Article mifculin qui marque le d»ti£ C U fiut confaerer Cet 

jours <i« Seigiicur.iy<r«. ) 
•ylti. Paniculequifcmet pour laprépofitionrfaw. ( EtiC ««lit. 
Bâton durci iit feu, Vau-St"'".!. J c. z. 

Il ne recherche point, pour honorer fa vie, I 

De plus illuftre mort, niplus digne d'envie, j 

Que de mourir ««.'(/■ où les pétesroo.t motts. ' 

. Ttacan, Pa'tjin. ) 
%Au. Particule qui fc met au lieu delaprépofltion4t«. 

cher «w doigt. Sco. La dentelle le fait >>» fufeau. ) 
^u. particule qui le Met au lieu de /'«or. ( Pot au lait. ) 
w4i» ratticulequ'onemploieaulieuiif/i.'o'). (Clcarque,a»ju. 
gement de tous ceux qui l'ont fuivi.aôtéun tres-gianJ Ca- 
pitaine, ^l/l. T^f. /. z, c. 5. ) 
■f S" A VA c H iR, 1/. r. Ce mot eft bas, & fe dit des petfonnes qui 
deviennent lâches 6c fainéantes. ( Cet homme s'eft av^wi 
depuis quelque tcms. ) 
S'avachir ,v,r. Teimt de Ccrrtieur iuXeCurdinnicr. Il fe dit du 
cuit, & veut dire s'amollir, n'être pas ferme .n'avoir aucune 
dureté avantagculc. ( Ce cuir ne v.wt rien, iW'oMcfcif trop ) 
S'dvachir,v.r. Terme dcl'rdiiiitr. IlfeditdeS branches, qui au 
lieu de fe foutenir droites, ont leur extréirùté pauclunte. 
( Les branches de cet Oranger j'^ivatA;^»/. ^j». Urdmifrm- 
tieri,T.i. ) 
AvAcE. Drtit d'ai'jf^c , f. m. Droit que lève le bourreau tous 
les jours de luaichc fur pluùeuts fortes de ma;ciiandilc3 
( l'rendie les droits d'avage.) 
Am M., ndv. lirrnedetAtclùr. Tar embis. Endcccndant. 
^Viil,f.rn. Tctmede :tegtti.int. C'elt unereconnoilfance que 
celui qui cède une lettre , ou un billet de change , tait à un 
paiticuiier, qu'au cas que la lettre, ou le biller, fo>r perdu, ou 
qu'il n en Ion point payé, il en fournira un autc:,ou qu'il 
le lui payera (llaun^f,i/,&ilnccourraucunnlque.llfaut 
donner un ^vtii M. afindcluimcttterclpiit en repo». On 
m'a fait un ^val, & je n'ai tien à craindre. ) 
AvAli:R, V. .t. Faire dccendte dans Ion eftuinac ce qu'on a pris 
pat la bouche, ce qu'on a mâché. ManL;er goulûment. Man- 
ger vite &: piefque fans mâcher (Il prit d'une main la kttie 
& de l'autre le breuvage qu'il avala Van. gain. /. j. r. 5. J'ava 
lois par hazard quelque aile de poulet Dj/hmk*, iiii;r< 3 le 
goulu avale les morceaux fans mâchci. 
O merveille I en cet âge la. 
Il prend inalgie la nouirilfe 
Unegroflc lâucillè 
Ettoutc chaude t'.ivaU. 

Cléopïtre fit diffoudre dans une tafTe de vinaigre, une perle 
d'un p'ixineftimaMe, Se après qu'elle fut dill'oute , cUc !'<- 
Xrt/.i. lïijhirt dttTnumvh.it, i.p. Ch.ll. ) 

avaler. Trrmcdevuiiumrfareau. Conduire quelque voilure 
lilon le cours naturel de l'eau. Pafler une voiture par quoi- 
que pettuis, ou par quelque vanne. ( Avilerun bareau. .^- 
valetunnaiii de bois. 11 fauiquelepailagcdes perru'sfoit 
libre au.'j vouuticr'j qui montent , ou qui aia'tw leurs ba- 
teaux. Oriann. dr Loiili X IV. Ch. 5. 

^vaUitr, av.ilanre, adi. Terme de tatelier. C'eft â dire , qui de- 
cend, qui va en nva anr. ( Gu ne mettra aucun empéciiement 
au pafl'ige des bateaux incQtdns,ou ax.xUns. Oid.de Ltuii 

XIV. c/i. t. ) 

%AvaUnt,f.tn. Bateau qui va en avalant. (En pleine rivière le 
montant doit céder a l'avalant. Urd.de Loua XIV. Cimp. 2. J ! 

t Aval AN c H E,ou[<it';i?a<y^, y?/. Quelques uns difcnt'Jirt/.ir.^e;. 
Cheute des neige; qui le ditachcnt des montagnes Se tom- j 
bcnr dans les valons. Ce qui n'eft qu'un peloton au commen- 
cement de la chute , gtollit en roulant & devient d'une 
groHeur prodigieufe. ( Les avaUnchei lont dangereules, 
quand on voiage dans les valées, durant le dégel. J 

t* ^valtr. ii^ecevoir fans peine une injure, n'en être pas tou- 
ché. ( Il avale un afrontdoux comme lait. ^bLLus.] 

S'tvi:er,v.r. Decendredans l'eflomac. [ Alorceau qui s'avale.j 

• S'ava/tr. Pendre trop-bas. Decendre uop bas. [ Le venue 
de ce cheval s'avale.] 

* Cclt un avaieiii de pois jtis. e'cjl k dut ,mn f/iitfri , un^i»- 



A V A. 10} 

■""'''• 

n t Vn avaUur^de charitiei,ft,réi,. Sotte de Fiirafcral. Cipitifc. 
I Homme d'épee qui paroit redoutable Se méchant. 
^valmi.f.f. Terme de Bturrtliir. La partie du harnois du cha- 
val de caioflc.de chariot, ou de charettc, qui pofefuil* 
croupe du cheval , Se qui feit à; l 'anéter. [ Monter une av». 
loiie.] 
^vatcre.f.f. Terme ieamf$tier. C'eft un outil dont le Cha- 
pelier le fertpour faire couler la ficelle du chapeau au bas 
de laforme. ( L'avahm elt égarce.ou perdue, ] 
^valnre, J.f. Teimede maréchat. c'cil une defetluofité d'uni 
c»rnemolle & raboteufe, qui croit au pic d'un cheval quand 
il fait quartier neuf. ) 
ATANCEB.,T/.a. Marcher en avant. [Aprocher. [Onfitavaa- 

cet les troupes. Avancer un pas Sca. ] 
<yivancer. Hâiet. Faire aler plus vite. C Avancer fon de'piit. 

Faire avancer l'ouvrage, ^tl. T^it. Avancer l'horloge J 
avancer. Porter en avant. ( Avancer le pié ) 
^vMcT. Dcpécher. Faire ttiiflir. ( C'eft un admirable moieB 

d'avancer les afaires ^UI. ) 
avancer. Propofsi. Dire. (le n'avance rien qui ne foit vrai. 

P^f.i.j.J / . ' 

.yii/aiictr. Déborder fur. S'étendre fur , Sec. C Le fommet da 

mont avançouUir le chemin. I'rta.^<iii./. J c.4 ) 
^vai^ier. Donner p»r avance. ( Avancer la paie aux foldâs. 
^il. ) 
I ^vancer,ii.n. Commencer à s'achever. ( La befogne avanc» 
fort. ) 
^vai.cer,Tj.n. Terme i'I.êrloger. Aler trop vite C Votre montrt 

avance. Cette pendule avance d'un l on quari d heure J 
avancer, v.n. l-c mur le du des fiuiis di; ia teitc, 2c fign liecr*»- 
tre. C Les fruits avan<;enr. Le pur tiomeni iSc les blez ne fu- 
rent poiiirjjâtez, parce qu'ils n'étoient pas li avancez. Piri- 
Tf^yal, Exoite. Ch.g. ) 
' ^u^r.cer. Faiie fa toriune , ou celle des autres ( on feul 
milite l'a avance II eft digne d ctre dans le polie oii il eft, 
car il avance les honnêtes gens. ) 
' ^vanctT. Profiter. Servir de quelque chofe. { Qu'ontavancé 

mes loins, mesloupirs & mes larmes .' (j'o'. Ptt/. ) 
S"av.ttuerjV.r. b'aprovher. [ L'armée s'aançoit au petit pas. 

w4W. Rtt. La victoire s'avançoit a grans pas. V.u. ^in. /. j. ^ 
S'ava'.cer. S'achever. Finir. ( Mon ouviage s'avance loit ) 
n'avancer. Déborder fur, Sec. [ Le lOche; s'avarçoit lui l'eau. ) 
S'avancer. Faire du progiès. Faire fa loilune. ( S avincer 
dans le chenun de la vcitu. ^n.. S'a.'ancer ilaCout. IVr. 
Put. ; 
S'avancer, v.r. Ufeditdes fruits de la teire ,Scil fignifie com- 
mencer à croître. ( Les blcz s'avancent ton.) 
^vai ce, avancée. Il le dit eu teinie de guerre ( Ùair.tvailavan. 
c-, c'eft un ouvrage de Fortification qui Ic.r à louvrir les au- 
tres, Unfir^r de garde a-Mnce, lijniircqu on 1 a mis allez loin 
du camp pour empêcher les l'urp: ifes. 
^Avance, j.J'. Terme d'^tchiuttuu. Saillie, (.avance de cou- 

veituredc toit. ) 
^Avance. Aftion de celui qui fait par avance ( Il lui a fait une 
avance de cent ccus lui les gages. Faire du bien a quelqu'un 
par avance, iica. J 
*^vaufr. Ce qu'on fait pour parvenir à quelque choie. ( Apres 
les avances quejai faites elle ne m'a pu lefuferl'on cœur, 
Faire toutes les avances ) 
^-.at.cerrici.r.fni. Agrandiflcment de fortune. (' Emploicr tou- 
te chofe d l'avancement de la fortune d une peilonne.lin, 
1.16.) 
^v~nntneni. Progrès. Faire un avancement cor.fider. ble.J 
Lemoien de faire quelque chofe pour lui opiés une avanie 
de la forrc. Mol. ^cim.i.fc. 4. ) 
AVA.NiE,/?y. Afiont. Traitement iuiurieux (Faire une avanie 
à quelqu'un, i^/o( ) Ce met eft venu du 'tevînt. cii il fign.Éo 
une querelle fans fondement ;& fc dit des Turcs qui i.\- 
gent de 1 argent des Chrtticns fous de r.Kchans piéttxies Sx. 
par des calomnies. (LeGrand Vifir voulut f„ire uneaiamc 
dedixmille Ecusaus Amlalladeurs Chrétiens. /tiGudUtn:!, 
Athenes.l. i. Leux qui exercent lajuftite parmi les lu.c» 
cherchent 1 ocafiô de faire dvS .iT-xri'f/.pour s'emparer du b:ea 
d'autrui Les -tf^wncî, qu'on foufrc en Tuiquie contribuent 
à Uiiiinc de leur Empire. LuCttix , r»emtiniiit i'tmf.re Oit»- 



104 



A VA 



n>4n. ) I 

K<iKtn;aveni,f.m: Dti Latin «ifvnriw. T«mseonficr^ parrE- 
glifepoui fe prcparetàUnativitc dcJefusChiill. [ l'icchet 
un Avant ]  

^vtni,f.m.Tcxmziemir. Ceft le devant d'un Vaiflcau Cette 
partie s'apeUe tviSiUproui. ( Ltvtnt fe range dt rivant ,(.'c&i. 
dite , prend par proue , 6c devient contraire. £'" it i'avtnt, ^ 
c'efttttedes.prcmiers. Upatoitdes vailleauit à Vxximt. Ga- : 
gnerde lavant, mettre de l'avant , c'eft mettre derticre loi, 
CCC< CtH-.Het^ ^Artt de t'htmme d*épêe. ) 1 

^vtit. Prépolition qui marque le lems.ïc régit l'acufatif. ; 
[Perfonnene peut ctreapellé heureux avtnt famoit. v/<t/. i 
^r. I. 7. Foliia tonde la Monarchie Chinoifc.Sc il commença 
à rcgner 2652. ans avtr.i la naiflince de Jefus Chiill. Moi-ili dt 

Cot.fiitiu-i. l. ^jni'Jf. 4. ) 

^mnt.adv. Piofcndcmem. Plusloin. ( II lui planta la javeli- 
ne fort avant d«a5 la gorge . Vau, gium. /. 7. Il porta licolere 
encore plus avant. "Ujn.^inJ. s. ] 
• Cemotw^vjnf fe dit en parlant de ce qui regarde refpiit.U 
ccïurSclaro-moire ,&ilfignifie piofondemcnt , tout i fait. 
(Pénétrer titw «vji.r dans la connoiflsnce des cliol'es. lieu 
Itien av^nt dans Ton cœur , dans l'crprit de fon maître » Sec 
(Mtitri en avant. Ctft /rs/x/Jr. Mettre en avant un uaité de 

paix. ~Abl. ) 
^vtm ifiie. Cette conionflive régit le fubj'onftif. ( Tu vint 
fur la Teiieivi'iJ ^'le [!.omc <«f détrôné fes Rois. M.iiii. 
Pvif.) 
^xaiit tjuedi. Coni.mftive qui régit l'infinitif [ On doit fe 
regai der foi m jnie un fort long-tems avant ijuc d- fonger à 
cond.inner les gens. Mel .'..V. ^vnnt ijue de combatre ils 
s'efliment perdus. C»ri. CiJ,a.^fii ) 
Avantage, /m. Profit. [Cela eftàinc*i avantage, fcit./. 37. ; 
^■.an:age. Grâce. Faveur. Bienfait, [Procurer de grans avan- 
tages iquelqu'un. l'oi. .'. 3p ] 
^•i/4nr/rjt. Gloire. Honneur. [La fortune toiirnoit à fon avan- 
tagclesubftaclcsv]uilui ariivoient Vau. ^m l.i.tii On 
peut dite i votie avantage que vous avez été plus-loin que 
lui. '£jit .Avii. ] 
^ijnt.i^r. Qualité de la nature, ou de la fortune. ('I.'avant.ige 
de la taille c(! conriJei.THt. ^M. lue Elle avoit tous les 
avantages de l'cfinit. & de la leauit M. de WK^^cheftuiaur. '. 
^v.ima^e. Commodité favora le. ( Ils atrendoient que l'en- 
nemi entrât dan» l'eau pour le charger à leur avantage. ^W. 

^rr.l.l.] 

^vanta^t. Soitcdcprérogative. [Il a montré les avantages que 

fon art avoir fur les aun es. ^i/. ' »r ] 
^v.vtfie. Ter-r.e de y a de paume. C'cft lorfqUC l'un & l'autre 

dîs joiieurs a -juarantc-clnq, & que l'un de ces joiieurs prend 

qjina:-( Avilir lavarta;^e y 
.yijaiitager.i .1. laire qt:;lque gr.-.tification particulière. (Il 

a avantagé l'on fils de diï mile éciis. ) 
^Av.ma^e-ix .■tr:-'<'a^'-H;~r , a>tj. Utile. Confidérablr.Gf.ind T " 

BOUS l'en avantii;:uie de nous rendis ij:. ^i"./. 7. Avoir 

ii.nc tai:ie avania^euf: ^.il. ChoiJr uu polie avantageux. 

^W. ) 
Mvanraf,!iftmnit,tdw. Favoi aliènent Avec avantage. Awc 

honnrur , F Juger de qu;U|ii'i:ii av.;ntagealcmtnt. w^W.Etre 

hajillcava'.itagculemttit tf. ) 
AvAM sEc.r.'"- Ang'e. outre;onquieftau);pilesdcsponts 

djpicrre. {^ Avant bec .1 amont l'eau ) 
^vanr.'.-M.f.m. l'aitie du l.ras druce entre le coude & la 

jointure de la main. ( Avoir rav.inr.i>tascai;é.) 
^vam.ciurt,ff. La première cour d'une m.i.lon qui a pluficurs 

cous ( Une fort Qiande avant cour. Faire l'avani-cour 

d'un bâtiment. ) 
^an!-c.''reH' ,r.m Ce qui ptéccde quelque chofe. Si^ne qui 

prCicdc '..1 rév.e. 1; La i^rcle eft l'avanicurcur delà ,elce. 

Le t'tiflou cil l'ivaneoureur delà hevic.Un mallicur cil ( lel- 

quecoujoursTavant coiwcur d'un autre. M»l. Se. a. 1 /t. 6. ) 
^ytvant-rturieir.f.f. Celle qui ptcceJc. ( Lauiotceit l'avant- 

couriérc du Soleil. ) 
^yliant ;«/ie./ «. Terme d'iigenirur. C'cft une profondeur plei- 

ned'eau , qui elt. autour de 11 contrci'cntpedu cote de la 

c«tnpa;iie ,^: aiu ertau pié du glacu ( Remplit , coinbUi 

ft.vanlf.f,i. VlÙett'aianl ftfie. ) 

^vanr.^ar.le ff. La prcnucie partie de l'année. ( kleacr, c«n- 



A V A 

dnite, commander l'avant-garde. ^H. ) 
^va:.T goùr,':m. Elfai qu'on fait de quelque chofe îc qui en 
fait concevoir quelque idée. Plaillt qu'on goiite avant une 
entière félicite ^La joie que le S Efpritrépanddans lecociil 
des fidèles, ell un jLvant-geii: du Paradis ) 
^vani-hier,adv. Prononcez le ' de ce mot •««it 'jier ,qui veiK 
Ait,tlyadeuif)iuri. [Cen'eft que d avant-hier que jevou» 
aime. Vei. I. .^m. ) 
^tant nMi'<>/'/. Tout le dedani de la main Iprfqu'elleeft éten- 
due. ) Onmitea doute s'il avoit reçu un'îuuâet del'avant- 
■lam. Paf. 1. 14. ) 
^vant-mur ,f.m.Uit placé devant un autte [Faire un avant- mur. 
^var.t pèche. Cf. c'ell une pijche qui ell mute avant les autres 
p'jclics. On l'apeUc tuSiphhe frico:e. ( L'avant-fècll ficti 
tliair, Scgiolfitacs le commencement de Juillet ; elle eft pe- 
titc&roadeletteicllealachait fine.rnaiseUe eft fiijettc ade> 
venir pâteufe. L'avam.p'eche tSicomme xnawt amitui qui 
annonce les bonnes pèches. ) 
t ^vaat-pié,f.m. Ttime d'^ylnatarmie. Ccft la partie du pic qui 

cftlaplusaTan.:cc. 
t ^-a.i fiiiignei,f.m. Terme d'An.ir»/>iir. C'eft la paume de 1» 

main , qu'on nomme aufli l'a vani- main. 
Avan!-propoi,fm. Préface. [ Ccrie pièce cft une cfpece de pré- 
face, ou d'avant propos. Ail. Lhc. ) 
Kvai.i.tjiurt,fm. 'i {:ime d'hirU^er. Petite clodie avec un nur- 
leau, laquelle l'onne avant qu'on entende le quart. ( Voila 
Va'jA'it.tj.iatt ) 

Il fignifie atiQt le coup de marteau qui fait Tonner b cloche, 
avant qr.e le quart foane. ( L'avant-qiéart va l'orinci , lonnc, 
oit vient de lî^uricr ) 
Av.tNTiiRE,/;/. Evénement. Chofe arrivée à une perlbnne. 
( Avanture fàcheule , plailante . galante. Achever , tetoiutec 
une avanture. f». i. Conter fon avanture. Ml. Lue. ) 
Avaniure.ff. Amour. Amourette. ( Cette fille eH fa prénuere 

avanture ) 
Senne avanture. VoiBon. 
ACavanrure,adv. Auhazard. (Chacunalalibertcdediieàrf 

vaniareciejutl penic. l'u/'te. ) 
D'av.niure. Cet adverbe a vieilli , en fa place on dit /''V hxxard. 

Va.-Kfm. ) 
Faravanture. Cet adverbe a vieilli, on 4il en fa place, ^ri<.--<rrr, 
Moliéic s en dUervidansla Comédie du mariage lu.'cc,aiais 
ce n'eli qu'en riant, unperfonnage dit,ferai-)c mal ? ^ l'autre 
tipondtar avanTure. ^cer.e $. 
i Avatiiuri,aiiaiiiutée,iidi. Qui eftei danger d'ctic perdu Qui 
cliauhazard. (Chofe bien avantutcc. Noue argent clii>i(a 
avanture. ) 
Av<i..ri.r(r, V. .«. Cerootvientdel Efp.ignoN'seirMrxriJciingiu- 
fic hazard^r , mettre en danger , exp jl'er au péril. ( U cU Je 
rnomnic prudenr de lézarder au|ouidiii pour denuin,fut 
<l«4nr»r(rrOIUaua feulcOUp. D, ^iciiate, nêuvelie HaÀmlilt». 
T.l.ih Ji } 
f Avanturra.,avjniHremfe,adj Qui cherche quelque a-anture. 
Q^i a quelque avantute. Haidi. [_ Chevaiict avaiitureuz. 
-Jj/.T-»/) 
■f AvantuiHrJ.m. On prononce Mi-«i'«ri'. Ce mot , au propre, 
ktXntaiermei de gue-ie. C cû celui qui cherche à le li^naler 
pr.t quelque bcUeai'tiou. (Celiun .'.■.■j'f»r.<rqu;s'cll:i^Dj- 
Icaulicg.- di Mons. Le Maicih«l d: Ga.1ion.li a.at.emur 
pour lespattis, & libmfque à charger , ciaignoit un ccgaie- 
mentcuticr li.livrement,dif,§uri]url'iiJ*ueJa Frann, Sos 
I avaniuiieisicvinrriitchatgei drlauiicx. ) 

* Avanturur,fn. Ilfcditen amour . maisaott iicAau figure. 
I C'cft un jeune hoiume galant &: lia. ci qui chcrehca ia;re 
quelque bonne fortune en amour, <X qji laïait louvcot. 
(Lapiu-pait des ieuncsGal'coiis!onides«i<''''.r.'ri aatou. 
leui Lesb;l!es,quandclkslunt Iagis,fe^aidem doKo- 
ibiieriamauieux. ) 

Avant vue J'. t%. Ilfedit aufli lu tî^aré, en parbn; de ftent 
de lettres C'aft uuhoRiuiequi u eùpat conuu Jaus Icvlct- 
ties,6cqui càclic aie l'aire counoiue par quelque ouvrage 
d'cfptit. 

Le mot d'Av^nrnrifr.dant toutes l'cslîgn^fii. lions n'rnweque 
dansle dit oui', familier, &dan> U; ouvia^ct de p,al>nteiie. 
(Un 4v<f;.ri<> fi; voirpljilanuient laibiblelleCi Icpruilcf- 
piil dclanptciBici,S>uviage.rr4X< ii ,afar.-,J.,i.tKlr'imi.^ H** 



A U B 

AvA)rtm!.iW«,/r/. Pierreprecicufe.quifcttOuWrfjnsIaBoh^- 
itii-, & dans laSilcHc, <]uiefl d'une couleur punâtie, pleine 
de pliilicurs points d'or qui lui donnent beaucoup de bril- 
lanc RtHtt^ MtrcHr* indteti. 11 y a de belles , de très-curieul'cs 
&detn;s rares ^'<i'j"ff»'iW« dans le Cabinet de Mdliturs les 
Cliarioines de Ste. Geneviève de Paris. } 
AiKt.s..f.m. Ci motvienc du Laiin.if*!'»». Qui eftataclic à l'a- 
varice. ) lin franc avire, un vilain af arc. Un avare fordide, 
JiailV ble .dcieftable. Le Poète cliapelain éioit un tameux 
ivate. Lesavares nefont jiinais las d'aqu rir des richeiles 
pourceux qui louliaitent leur mort. Gixtli.epijr.i.z. Lesai».i- 
rf/ font t9u)'>L:rs dans le bclttin. Les «tt^^i'-c/ ior.t moins les 
pollelTeurs qu; les g.itjij.is de leurs licliefl'ci : us en loiit 'es 
efc!aves8cnon pas lesmaitres. M^Hcraix , Ht/ntl. Util, ciiiii. 

»i/t»f,<V/. Ce mor lignifie qui eftatachc à l'avaiice, qui craint 
■ de dép.ni'cr quelque ciiofi ,qi;i e(l atide d'ar^ctu,!; qai 
aprchendmt de n'en aroir pas aflèï , ne long; qu'.i air.alier 
fou far lou. (' Le> vieilles j-ns fciîc d'ordinaire ^vara jctlt 
lin monilrc qu'un jeune ho!nir.e<n/iirf On trouv»: d'iUuiu.s 
t'cefer.s,iTT:i» OH ue trouve paii'.t d'iUuftces ni'ar'j. y | 

A'"'r:ct,f.f. Vicecontrare alal.beialitc. ('l,'air.ic;ci -i lioatea- 
fe, horrible, ipouvantabli;, fordide. y 

Avariciii'UjUvaricifnfi^ét.lj. Atachè àl'avïrice: ( EUeeft auta»t 
avat.îieufe qu'on le peutîcxe. ) 

Av.nirtjc». f M. Avare ( Que ncfait point un aviritieu-c pour 
confe./crfuiiatjjcoc. Sca. J 

AvARif.,/;/. Teriredc'/ifr. C'eft un droitqu'onpayepour cha- 
que VaitTeau qui .nouille a un port. [ Payer /''•x<i'-<'.> 

Ai'i"<, '.f. Terme de marchand qui trafique fut mer. Perte 
qu'ijn "ii:lca'i maiciiand fait lut met. [ LUvurii eltgrande, 
eu petùe. Partager /'.JViiric. Le marchand & le maiue du Ma- 
Viie portent /'«KineScU panagcnt. 

A U B. 

'Riiï.ïDE Cf. Violons ,r.:'i;ii ai v.intdoiinelematinà fa mait'ef- 
fe. Rcpaldc violons qu'on d'jr.iij a quel'_;a ^inpou; iiamct- 
quet. l'cftiiiie qu'on fait de! li, ou pouriui marquer de la 
joie, ou dt la'pallion. (^ Doi;.K-r des aubades V 

f*Antaiie. Bruit. ctiaiilctic qu'?n fait tn quticîlliit une pet- 

fonne. Rompcmcntdctàe. ,^ Vous aurez laii'.oc l'aubade. 

Quand le matin ils m'ont donné l'aubade, 

J'ai fut le loir encore la lcrén.adc. Baïf- tpt. J 

AUB»iN,/^ra. Ttrme lit Palaù. Etianjer. Ceft un Etranger, 
qui s'cû établi en France ,& qui n'a poir.t.pris de lctt..s de 
naturalite- f'Lcsviais Aubains font les Alcinan?,lcb Ang'ois, 
Les Italiens files Efpagnols Baquet, i.p. C-'i. 7. ] 

Vroir d'Khéfuiite. Tcrm.de IttTtfprudcfice FiAffotfî. C'cl^ un droit, 
par lequel le Roy fucccde aux Etranï.ets, qui le tont établis 
dans Ion Roiaumc, qui y ont aquis du bien, & qui iVout pris 
aucunes Kttres de Naïuialitc , du Roi Ces lettres doivent 
être vérifiées a la Chambre des Comptes. Le Droit d'kuiame 
cii inaliiiiiable. Les Suillls , les Pottvigais , ni les Ecollois ne 
font pas fujetsàla Loi del'Auiiainc. BMjuct ,dti driiii d'Mt- 
iame. ) 

i * .idititie. Hazatdquiapoite quelque profit, fllluieft venu 
une aub.'iine qui 1'.^ mis fort a fon aile. J 

AUK.^KSj/.w- Tcrtiit de nnr. Cordes qui fetvcnt à tenir fermes 
les inirs ft'.r les bords, ou fur les l:uncs d'ua vaiûeau. Faut. 

AMLEjff Aurore, f Aube vcrincille. Ook. Pec/-,/ 
Je me lève avant l'a-d^e ; 
Et t:avaiUe jufqu'àlanuit 
Sans en recevoir .uicun fruit. Boifr. T. 1. //■. 11. 
Hdoutoitfifes yeuxnelavoient point tiori-.pe, àcnufe de la 
faulS clarté que fa;t /'«!*-• à la nailîincc du |Oiu-. V.'nr.^.: 
/.;...:!. Mous découvrons kt'aiiie du )'«r les Antipodes. 
A/.'.i«r. T.:.] 

sA,d<. Glande tobebliue-lie .faite de lin que les rrêttcs met- 
tent loifqii'ils doivent dire la Mcfle, ou qu'ils feivcnt à l'Au • 
tel ^ Une aube foit-bknclic J 

AuBtsPiKE,/?/ Petit atbic plein d'épines qui fe rencontre fou- 
vent parmi les buiflbiis & les haies , qui porte des fleurs 
Manches Se produit un fruit rouge 5c faus fuc. qui, à ce qu'on 
croit , lâche le venue quand il eii miit- Dxl. f L'aubépine 
eCi âeuiie. J 



A U C 



JOJl 



Aiis^.oti ^uiirt ,»dj. roil de ckevtl quii^0(k(4« la eooj 
leur de laJleui de pêcher. Les chevjBï »»ttn f»at faieci i 
pctdic la vue. > 

AunlAQt ,/■/■ MaifoDoùon logea Paris, & «à l'on prend der 
f ^nfioiinaitcs. ( Une bonne auberge, leuiraukeige. ) 

^HJit^i/le j: m. Celniiqui tient une petite auberge a jufto pri^ 
( ■npiuvre -luUrgiftr. De petit kiihtr^tfie qui) ^toit , il « 
tant fait qu'il cft devenu gros cabarelier. L'^iibfrftfle a biea 
de la peine a ti ri rie moindre petit fou du pauvre N 

Au» ;i£K , /: -». Terme de /.ir.^i'Kfr. C'eft la partie du bois la plu»' 
tendre, Scia plm proche de l'ccorce , Scqui cft dun bliac 
jaunitte. fUn echalas qui a de l'aubier ««vaut rien. *a«; 
des iardim T. I. 

t Aljix , J'.ia. Ce mot fe dit pour figai£er le iloju de fani 

A U C. 

Aucutt, aucune, ajj. Tas un. Nul. ( Dieu nerefufcâocu» deCâ 

oins au;: p?rfor,nes qui s'atachent à le fervir. A'«. 
j- .AHLu,.r j!,u,aj.v. Ce ifiot eft vi:ui, 8c en fa place o« f« ictt 
du mot ijuilsjurftv. 

( '1 luit cHcunefrs un cerf par le» foulées 
i;ans ces vieilles forêts du peuple reculée». 

.A'A^iintmemt ,ai'j. Nullement. ( Je ne doute aucuaeoieat iz 
leur buntc. 'oi. !. i ) 

^iu^mei/ie^c^aiv. En quelque forte. Ce met! vieilli dtaaca 
feus. Ltre AKcxfKmer.t ftnifAit. C'eft ainfi que parle l'Acad»- 
Diie.djnsfa critique du Cidjmais Mad. l'Académie» tore 
de l'avoir pas oSéi a fon Sloi, qui eft l'ufag» ; carileftteitain 
qu'il ii 'y 3 que l'éloquent T. qui puilFe parler ainlL 

A U D. 

At:o '.ci-.f^f. Ce mot v'ienr (int»tin audan.t , $<. il CicniEchir. 
dielle nielécd'inlblerce Jcdetenieriic , hardicilc mcle-ed'é. 
fio:ir,-ûe. ( Beiius n'eutpas allez d'audace pour ecuier Ion 
c.i.'ne. V.1',. ^m- 1.7. c f. CoTumentavo'Lr l'audace débatte 
un rhilolophe comniimoi. Mtl. 

Qui le laiflc outraser'aierite qu'on l'ouuage , 
i.i.tiud.:ct impunie enfle trop un couia'-e. 
Corn Hiracttiis .ï. r. ft. 2. ) 

^udtce. Ce mot fc prend quelquefois en bonne part , lorfqu'U 
eft adouci 8c acompagné de quelque epitcte favorable, & 
il ii^niSe linicluf, ( Amli on dit une belle , une noble au- 
dace. J 

^Hiace. Gance atachéeà une agrafe pour empèJier que le bortl 
du chapeau ne baifTe r .Mettre une aadice a Ion chapeau : ana 
bunnç , une forte audace* ] 

^iiiacicnx, niiHucic.ifc yn^f Ce mot fe prend en bonne 8c ca 
mauvaife part. Il lignifie Inttdien piofe.mai; en versilfl'>ni- 
Çithtiit. [ Des pins audacieux cri.ifll'ni parmi lanege Se s'e- 
levcnt aux (.i;u-. S.tr. To^. On cil fou.cnt audacieuxpar ti- 
midité Je ne fuis a /are , aud-cieiix, m tiaitie. y,; ■',, Q.çi^ 
la plus audacieufe de fcs figures. BA':^.entr.s.rh x. 

t ^uJiuuftment , .^S-j. ^lec aiid.ice. Ce mot f_- prend ordinai- 
rement en mauvaife part. ("Les mutins .qui arolent parlé jj>- 
rficiffî/cTreif àleur i'iir.ce, furent châtiez ] 

Au DEÇA. PrérOliricr. qui fégitj.- gcn-uf , ic.iuili-nifie m Jf,M, 
dcceicié Cl. Au deçadelEupInare Vi«._g/,j«. /. jo. i-.^. 

^4it d'fà , cdv. ( Il ei au deçà. ) 

Au de: A. Prcpolitionquire'git le génitif , Scqui veut dire /mr 
de!». (Umanquoitàvos avantutes ,1'avoit unamamaudeli 
de l'Océan. V«/. /. 43 ) 

w-Jii del^^ili: Pardcla.[llcftpa(ré au delà. On ne voit « deli 
qu'un oblcutaven.r DedeuLTarf. Us enlevèrent tout ce qui 

etoit^lrt dtlà. Atil.Ltlc.T.z.^ 

Au jEv.sN r , adv. A la .encontre. (' Aller au devant de queicun. 

Uii.ttr;.] . 
^11 disant , adv. Ce mot entre dans quelques façons de parler 
figurées. C'»"'- '» devant de.. ., C'eft aiei au devant du toit 
qu'on nous peut faire, & l'empêcher. 

C OOii, iLmurcandefvai.r ,'d(iA prier , il prie. 
Et contre f» coutume , aplaudit £c ^<'cciie. 
Pradon ,Crit aue. ) 

AuDiEKctf, /T/. Aftion par laquelle on ccoiite. ("Donne* aip 

O 



ÎO^ 



A U D. 



di:nce, «'^Mniiiudience, avoir ludience. Iltcuune ftro» 
libieiaditrci it hUAcVi^initiVicùdeni. ) 
^a.iitn,t. Lieu où l'on [ihidc , &oùles Juce» écoutent les Avo- 
cacs Se les Piocutcurs. ( Elle vient dans l'auJi^ncc implotet le 
fe^oursdesMijiftrits P.aru.fUii. u'cft la venté . cette di- 
vine rille du Ciel qui les jmcne en c.tte audience, Patiu. , 
fl.ud. 1. ) 

» ^udirncr. Les Juges qui écoutent lorfqu'on pbide ('Levei 
I-audience i l'audience cft levée. ) | 

^uduiitur ,f. m Hu'inerde Prcfidialquiportelarobeîclcbon- ; 
net , Scquiaflifteauxaudiancespout apelerlescjuf.s. | 

Onr.d Kuiuiiciir. L'un des premicxsOficiers du Sceau , s: celui 
qui examine les Lentes qu'on doit fceller. 

Auditeur,/? m. Celui qui écoute. ( Avoii beaucoup d'audi- 

tCU'S. ) 

/i'<d:triirdts Ctmptii. Oficier de la Chauibri. des Compscs qui 
voitlescomptes. les examin; ,5cen tait le laport au Bureau 
devant les P.clidens & les M.ntres des "omft^s, & qui y 
met l'éta: final. ( Lire reçu Auditeur des Comptes. La Char- 
ge d'Au.iiteur des Compte» a valu autretols jufqu'a ii'.nte 
mille ecus. ) 

■f Auiiiii"ff il vient du Latin ««K/mo.&c'cft un terme de P«- 
iuj. C ft le tems qu'on a employé i oiiir. ( Viudirhi des 
tornptisaduiclong tems. ) C'tltaudîia fonction d'unjui;e 
qui int;tro><; îc ccoute d:S Témoins furquelquc afaite, pour 
j.udie e.Tfuitj (uflice. ( 1! n'y a point eu d'iuditicn d.- lé- 
moins. On a reinis faniiutn des tcmains a un lutte jour. 
Apres i'auiitian des témoins ,1:3 Juges i'c font levez ) 

J^uJÎicirt , f m. Aûeniblce qui écoute. ( Auditoire nom- 
breux. ) 

Sudimire Lieu oii l'on écoute Se où l'on parle en public. ( Il 
avoir un grand Se célèbre auditoire ,oule tiouvoit une mul- 
titude de peuple. ) 

AVE. 

Ave", f. m. Ce mot n'a point de pluriel ic'eft un mot Latin , Se 
il veut dire U Sjlutnlnn de l'Angi « ' i"^' ( i'r.e nnq Paicr, Se 
cinq vr. ) 

AvEt; l'upolltion qui régit l'icufatif. Prononcez le <•. d'«i/«. 
( Philipe aimoit Alexandre avec une tcndreffc incroiable. 
K*ii, ^ij^in. t. y ) 

Avtijiie. Cette prepofition ne fe doitécritedcla foite en profe 
que pour rompre la melure d'un vers , ou pour arrondit une 
période , mais en vers il eli libre de fel'civird'.ivtt, oud'-vf- 
^ue ; mais non pas d'-tvetfmei avec une i. tinale. 

AvEiKE , jv«i/if ,/?;' .Aveineertl. plus en ufago. Tlantequia 
l'atiieno;ieule, te qui au haut de cette tige a fa graine. ( fau- 
cher les avcin:s jamais on ne vit tant d'avemes. V«'. 
Pu. ) 

Aviint. Graine d'aveine deftince principalement poui la nour- 
riture des chevaux. 

Avi ISDRE, f a Tirer hers. lavtmi , j'ti "V'inr , j'avei^nii. 
i Avci^nez 1. linge qui i .1 au fond de ce cofre. ) 

Av> (.nti , a-.rUn,» , f f, L'un & l'autre le dit, mais •!■-«.'«« eft 
bien plus ufite. tfpeccdegiolT. noifcite. ( Une grolle aveli- 
ne , vuider une aveline ) 

AvE-MARiA,/:n>. Ce mot lignifiant la falatation dcl'Angei 
la Vi-.rge.n'a point de pluriel. ( Dire deux A:t-.ilA-im ) 

Av Mi'iA. Premier exode de betmon (L'Av».>/j7;< doit eue 
coiutSc propre au fuict ) 

AvE'NEMFNT , f rn. Arrivée. ( Tibère ctoit fort retenu  fon 
avcneinent .i l'Empire hl-l. Tsc. Le Roi de France a (on joyeux 
avintmtiit à la Couronne , nomme aux piémiéies bicbendes 
des EglitéoCaiédrales Je Collégiales, vacantes pai mon. Fi- 
vtit , Truti Htt*dbm , /. I ,' 8. } 

AvcNiR,v. n Arriver. ( S'ilavient que je meure, ce fera d'a- 
mour G'»» Vêt, ) 

Ai'niTyfm. Le tcmsi venir (Un avenir gloiirux, heureux , 
malhcuieux, trirte, fjiheux l'enfer , longera l'avenir Ne 
fe mettre point en peine, ne le point chagriner de l'a^c- 
Bir. 

Heureux qui par fa prudence > 
Au prcf:nt le peut tenir , 
ErlaïUc^ la providence 
Tout le loin de i'4Vtiur, 



AVE. 

A ne vous rien céler , 
Dans le/»w''f<H'""rje ne vois pas trop clair. 
Btnf. 7Ï4>r Jt U nuti , r. f . tr.:r. 8. 
avenir. Tcimcàc PsUii AHignation ala partie pourveoîr pUi> 
det un ccmin jour. ('îairefigpiSer unavenir a fa partie. Li- 
re un avenir. ) 

AvENT, a(!^«i;/. Voyez , w^fillf. 

^ivciÊiii ,f.f. Chemm par oùl'onabo.'de. ( 5; f=ifir des avenues 
d'un lieu. Vm. l^iiin. l.t.c. ii. Ils entrcrei' t dans le pais pat 
deu-x o-rnulti. Gagner, foriir , oci;pef les^M^af/. S'emparer 
des i»v*n'<e/. Garder , défendre les avunti. ^!f[. Frtntîn. 1. 1. 
t. 4. 5, U feima les avtnnu du port pat de grulTes pouiics. 
ch. 6. ) 

^itiiut. Grande alée qui conduit dans quciqu maifon de plii- 
fance , !>: qui de part & d'autre cil d'or jmaire bordé- d ït- 
bres ( Pbntet une nvuni d'o.-mes^ border une avenue d>: 
grands arbres. ) 

AvtRS AIRE, jT/er/T;/. Comme ces mots fe prononcent d'ordi- 
naire avec un </, voyez la colonne,<i:. Toutefois M Cor. 
ncille', dans fesnotisfurKjremarquesde Vau^clas.ditqi e 
tout le monde prononce ,ijr>/ii>« ; in.iii qu'on fait enttnj.e 
zd, dans 1 c mot .livcr/i,. llyenaqui dileiit toujours«tr- 
fatre , AVerfîé , *;jrT[e. 

Averse , <iJj.f. Opofe'e. Cont'aitc ( Partie aveife. ) 
Av£'R£R,f.« S'étrhr ( Avérer un ctim;. 

C'tft un point délicat ,& de pai.io forfaits, 
Sans les bien •t^r tr nes'iniputcn: jama.s. 
Mcl.Cceu ,fc i:. ) 
Aversion,/?/. Haine, horreur, [.verlîon naturelle ; avoir de 
laveifion pour quc!cun. «-<*/. Ttmoiijner une aveilioit 
étrange conncqje Clin. M. dt UUnut/mcaur. Irendr:quvl- 
cumnaverlion •V"i. Voidécifions font enav-.rliona tout !e 
monde P^f. 1. 14. J'ai pris une *■-"'/<'- ' ifnimiitc pour la belle 
qu'où me AtWinc. Mol, Supin , M.i.fc.y .wo'u aoci trjitn 
iirviniMefOut unepcifonne. ^rnjlt, T.i. 1 avotifct ceux que 
la fortunù.1 ^rri tu avrtfsn. R^rr, ttm. ) 

Ave» riR.f.a. Donner avis d'une chofc {* Avertir quelcnn de 

fon mal heur ) 
averti, ^.ver.'if ^ pMrr. (^aij.* VnavtrTt tn-âi$t dtux. Proverbe 

pout dire qu'il eli danj^c.cux d'ata.]uer un homme qt; ft 

fur fes gardes. 
^viriijfimini , f m. Avis , conlciL ( Donner de boes avcriiCe- 

mens ) 
^yivtrrij'cmriti , Trrm* de Pa'o 1. Ecritures qu'on fait poiu un 

procès , Se qui contiennent le« laifims gcneiales de l'alaiie. 

( l'aire un avertilTement. Les iieriiiîi'nfi ne fe font o:din.à- 

ie:ncnr que parles Avocits ,8c ils doivent bien mftiuiic i.-s 

Juger ,& expliquer le fair Je lacaufe avecclpiit. L'ahk- >. 

mm; commence ainlï. Avcitiùèmcntqucm.t &i>aill'pai .le- 

vant.vous, &c. ) 
^vr'n.pHr, f. m. oficiet qui fuit ltH.oi en campagne ,!e .iji 

avcititlorfque leKoivcut diner. 
AvEu,/i"> Com'entement. I Un aveutromreur. Les Je'u t s 

n'imprinientricn fans I aveu de leur Supéiicur. /'«z' /. j J'ai 

trouvé uninoicn de tu et cet.«ï<» de vous SUt.frrc. ) 
^viu. Terme de T<i/.i'<. (.a:alogue & dénombrement de tout 

ce qui dépend d'un fief. Se quclc Vailàl «m< tenir de foa 

Seiglieur ) 
AvEUCLe ,/?»! Celui qui a perdu la vue. (' Jefus-Chiift rcmïo'K 

la vûéauxaveujles P»ii-f^)*l. Les gens de Cour s'ab.ui::oa. 

nent .1 rant de foules que les «wâi^/fi s'en apet(oiTi.nt. 'i'*n. 

t*me fDA'nri^MUnrti , r. I. 
Z>i Avtmf^U 'rr ,/? m. C cllà dire qui l'eft dès fa nailTince. 
» Vim<«iltji pùmri m miLirt ,c'elt i» dite le pourroii oif. 
Il m H»t itmmt nm 'vif^lt dtiitulnri. c'eltàdiie Uns connoif- 

fance. 
//<Ti« ctmmi »n MVtmflt fui tfiriufi» Hitm , e'eft i dite « ce qui 

luietoii leplusneeell'aite 
^M pAii dti jv'«(/»i /<■! ^é'fnii ftnt Kui C'eft 1 dite, que ceux qui 

ont dis défauts ne laident d'être eftimez parmi ceux qui en 

ont d plus grands. 
On du ineore pruert<ialemeni 11 n'cll point de fin Att^(!t 

que c liiiq.K ne veut pjs voit , ni de /■•''A*''<)ue Celui qui 

ne veut p's entendre 
On dit qu- )<ou: taire un bon ménage, il faut que le m^i foit 
ftmd, îc la femme 4 w«j/«. 

^W«j.'< 



AVE 

,AvtugU , *i;. Quj a perdu U vûë. ( II ell aveugle , die eft iwu- 
gle. L'anjouiSc la fortune fonr aveugles. ) 

* ^veugli ^ aij . Qu; ne confiucrerisn, quine fait nulle réfle- 
xion. ('Atnouraveugle, colère aveugle, pallion aveugle. U 
ne penfe qu'a fatisfaire (on aviugtt ambition. Vatm. p!ai4. 7, 
L'ame dans le premier homme, a perdu toute fa force, le 
cœur eft devenu tout avcM^U Se tout obl'curci. l'on-K^al. 
VoemediS.V cfper. ) 

On dit proverbialement , il* chtngifin chevdt iorgnti un évtK- 
gle , pour dire il a perdu au troc qu'il a fait. 

* •Aycugli'nent, adv. Sans conlidération , fans réflexion. ( Vi 
donne aveuglément dans le paneau. .Af «/. Les amans, fiùvent 
aveuglément leur palTion ) 

^vnigUmtnt , f. m. Perte de vue. ( L'tveuglement que Tobie 
foufroit , ne put éb:anlet fa foi. Vtn-R0j.1l. J'abordai Hoiiie- 
rc , mais je ne lui pariai point de fon prétendu a-ueus^ic^nent , 
parccque je visbien le contraire, .yltil. Luc,T . z. L'ainour a 
un bandeau tur lec yeux , 8c cet Mveuglemcnc te'moi;jr.e que 
l'elprit des amms eu dans des ténèbres perpétuelles. ïxr. 
Dm/. ) 

* .Aveuglement. Erreur, conduite peu fage. ('Je m'étonne de 
mon ïveuglemsnt. Vm. Voe. Et.edansun dcpioia.ile aveu- 
glement. -^r/i. Tomber dans l'aveuglement -Alil Us'eftfen 
tifrapé d'un aveugtirmnt d'effni. C'ert an tuncfte,un mal 
heureux, un mifciùbL-, un déplorabh ave::gleinjii:. i.i«. 
S. Picfi<r. ) 

Tous CCS ten.lres foupirs dor.t vous calmiez mes peines 
N'érolent que des ap<is jetiez ailroiteme' ; . 
Pour micut m'entrci air dans mon av^Hgitviefir. 
LaSu^e ,ptefe: ) 
^vn^ter, v. 1, Ce mot Te dit au propre pour fignifier rendre 
avcujie, 8c crever les yeux ; mais il iijniiie plus ordinaire 
ment ebloiiir. ( Le grand j ur aveugle les gens. ; 
' aveugler. Oier une partie du fens &dela raifon (Le vice 
aveugle les médians, -^rn. Mon Livre n'étant qu'un lamJS 
de fotil'es.chaque foty trouvera un petit caraclerc de ce qu'il 
tUt&'iin'cJi rrop aveuglé de l'amour propre. Scarron , Ti^miin 
cemique. T. 1 ch. 9 ) 

* S'avtugler .v.r.Wn'edh'an uiîté qu'au figuré, & ne fc dit que 
desperl'onnes. C ell écic li fou de loi-mcme qu'on ne voie 
pas les propres défauts. ( La plus part des pécheurs i'n-.tu- 
glent volontairement , âc ne font point de réflexion fur leurs 
jpiopres aAion:. ) 

A U G. 

A'JCE Sf- Tronc d'arbre creufé en long , où l'on donne à boi 
le 8: à manger aux cochons. ( Une grande auge, une petite 
auge. ; 

^Mgi- Terme de rn^of. Efpece de faillie qui cft auprès des fi- 
lets ,8c qui eft dcftinéepour recevoir les balles. 

^tuge. Terme de Mtftn. iorte de petite auge quarrc'e oîi l'on gâ 
che le plâtre. 

^ige. Terme de r«r»onmfr. Efpece de grande huchepîil'on jet- 
te les rognures de papier lors qu'elles font broiées. 

v^w^ff, /"m Ternie d'Oi/r/ifr. Soite dépérit pot, ou de petit 
Vi(s de plomb, ou d'ctain , oir l'on dor.ne i boire à l'O:- 
feau qui eft en cage ( L'auget de l'Oilcau doit être fort 
net ) 

,/4ugei. Terme de Meunier. Sotte de conduit de bois au bout de 
la trémie, par oiitomb.-Ij grain fur la meule. 

AuGMENT ,/. OT. Terme de Uraxinittre (Jre^ue. Augmentation 
de quantité , ou de lettres , qui fe fait au commencement du 
verbe en certain tems. ( Augment Cliabiqiie. Augment tem- 
poiei. ) 

^ughitnr ,f.m. Ce mot cft ludî un terme de Drait. uMugment Je 
i/of ; c'eft ce que le mari donne a fa femme par fon (Contrat 
de M.iriage , dans les pais de Droit écrit , ôc qui lui tient lieu 
de ce qu'on apelle douaire en pais de Coutume. 

•J- ^ugme'iiaiif, avgmer.utive .adj. (Jui augmente .mais il ne fc 
dit qu'en termes de Grammaire £4 de Philofophie , des mets 
qui augmentent la lignification, ou des inftmmens qui aug- 
mentent U force des machines , 8t l'on dit qu'ils ont une ver- 
tu ttugmcTitattve. 

,.4ugmc>iiation,f.f. Acroifiement. (Faire une confidcrableaug- 
ncntaiion ) 



A U G 



loy 



w4ugminter ,v. a. Redoubler. ( Augmenter U crainte. la dou- 
Icu.-. A«'. Mon efperancediminuc quand vous augmenter es 
apas. Afaj. Vat Sa fierté augmenre. .; 

AuouKE,/t»> Du Latin i<n;»r. Celui qui jugeoit de l'avenir par 
le vol des oiftaux. Ai/ Tar, Les anciens conlulioicnt le* 
Au;;u es. i^bl. Ciceronctoit du Colegedes A«?«Tjj. Ils'éton. 
noit commenc deux Augures fc pouvoient rencontrer fana 
lire, à caulcdela vanité de leur air. ) 

• .Augura. Celui qui prévoit. Q£i juge bien. [ Celui qui conje 
élute bi-n eft un bon augure. aW Ar. /. 7. ] 

Auguie. Da Litin itugurium, Fréfage. f Bon ou mauvais .''ugure; 
»/■/ Prendre une chofe à bon augure, foi. Poe. Vous ine don. 
nez de bons augures de ma fortune, f'oi.l.y. Ce fut lacom- 
.Tie l;>iigiire , & le commencemenr des guerres civiles, qui 
ruinèrent l'Empiie. Vaug.S^c.l. 10. ch. 10. Un fâcheux, un 
funeftc augure. 

C'ell bien alTcz desp-ines que j'endure. 
Ne les red jul-le point par ce iûncfte auguri. 
Corn, Cid. n. s fc. ^ ] 
Les Bramines croient que c'eft un très mauvais xvgure quand 
une Fie rourhc uneprlonn* . & que c'cft rnpréfrge in- 
failliU.quc cette petlonnc mourra danslix femaines. Hijl. 
dn ltraïn:r'*t , ch. i^ 

C'c.t une fo ic de t;rer un bon ou mauvais augure des cliofes 
qu'on rencontre en fo'ant de fj maifon. On peut t;rrrun 
boncu^u-r de '.a foriine d'un homme qu'on voit être doiié 
de beil".'^ qu .litcz . ou être favorifé de quelque pcilonne 
de crédit. 

• C'/l 'f>t o:fean de iia'tvaiittu^we. Cela fc dit propr.^ment d un 
hibûu, d'une orfinie, &c & figurement d'un liomnie qui 
apurte demauvai.e'Snouvclks, ou d'une peilonnc qu'on ne 
voit pas volontieis. 

Augurai, augurait, adj. Du Latin .tii^ki'j/k. C'eft à <!ite , qui 
feitaut Augures. ( Science augursïe. BJ-ton augurai, j 
Ce mot .ignifie aulli, qui li'utde l'avgiv, .qui tft adonné à 
djvin r. qui aime les divinations ( Les Romains tiennent 
encore de /v/^r» a'igurtl de leurs Ancêtres Thien, Sup»pi. 
tie.i: , ch 9 p 189 ) 

Augurrr ,v.a. Conjeiiliurer. ( Il augura leur future grandeur pit 
leurmodfftie A'jI. ••r.t 7.) 

Auguste,/^»). Nom d homme [ Augufte regnasS ans.] 

* A "giifle Emp' reur , ou Roi , qui eft magnifique , £c qui aime 
les Lettres. f Un Au,^ufleai!éinemi.'eutfairedcs Viigiies L'ê- 
pre.tux , Sartre I. On donne la quaiite de rouj^uti .^t-.gujie à 
l'Empereur, 8c celle à.Aagi-fir feulement au Roi des S.o. 
mains. Hcii , H ,1 S s.l'rr,itgn' , j. ra' uc ] 

* AuguJ!e,cd; Roial Grand Vc'nérab'e. ( 'ang au~ufte. Ail, 
Aujiifte compsgnie Pr.tru.TUid ^ ) 

Augustin ,/?«». Nomd'hi..mm;. 

AuGuSTiNS./T»». Religieii.x qui fu; vent la règle de S Auguftin. 
Ils ont une chape noire.'. lurges ni;nchei, f us laqu l!c ils 
portent une lobe blanche, leur ch.npe eft arrêtée par une 
ctirtutedecuir ,lai-'e de 2 ou di 3. doigt?. 

,ytu'!i'Pi'" dich.u:jf,z.. Religieux mcmi'ansinftituez fur la fin du 
Cécle précèdent Ils obfenct.t la reçle de S /upuftin. Ils 
vont dcchaux & s'habill nt dune groflé robi. roirirre , cein- 
te d'une cei.Tture tîc cuir, 8c par deiibsiî, ont uir niant-au 
court de même éiofe avec un Cspucc Le peuple de Paiis 
apelle ces Religieux Capncu: nom, ou petn l'rtei , mais leur 
véritable nom c eft ^ugitftins dé: h<mO'. 

AuGusT 'N£s , /'/ Rciiïieufes quifuivcnt la règle de S. Auga- 
ftin. Filiesde S. Augultin. 
; S. wW'/j:.y?'» , r-m. Teimcd Imprimerie. Sorte de caraélcre i^ui 
' eft entre le gros Romam 8c le Cicero. 

A V !. 

Avide, li]. Ccmot vient du .Miti av.dus . îclor'; qu'il eftfiivî 
d'un nom, il régit le ge.iiïif II ne l.dit q'.ie i.ipeilonnes.âc 
il lignifie , qui délire avec pafiion ( Avitï.: de g'oirc , de loii- 
angis >.Ahl. '- uc. 

On voit ceiî'is brWet d'une héroïque ardeur. 

Et dcglûir: en tout 'cms avide, 
Ilfcplait D'shoiit,f.i,lfei. ) 

^i-jiicmtt.t, adv. avcc un «icCi ardent. Avec paffion. ( Défiler 
, .ividcment. j 

Oz 



jc8 



A V I 



A'^iiiii, Cf. GranJ d 'fl: d'avoir. Pa(fi 5n d • vmir K bou» d« <|oeI- 
«juecliafc Grand- iiJiur. ( Il i oie un: grande avidiic d^ 
It^ntJ- Ija.gw':. /. 4 Hf burent a.û; trop d'avidité, ('«'i. ^. 
C.t.jeh f. Le; Piinccb n'ont pu avec toutes leurs loix ,repri< 
mer ['nviiiii d.s Ecclefiiftiquts. Fra-Patto, TiMiiiiHi'itp- 
cil. ch. 6. ) 

Avif.in. ,f 4. Rcnd/cvil.( * vilir fa dignité, j 

fiilif,im:n: ,r.i'>i. M.pris. [C'eft un avilifTcnient étrange ] Ces 
mots ft difcnt aullî des ctiofus qui deviennent d'un plus bas 
prix. 

Av I N6' , 111 'n« , tij Ce mot fc dit des va'lTciux ou il y a eu du 
vin [ lin muid aviné.] 

/.■aioiRD'H u ,a-tu. Ce jour. [ Si VOUS écoutez aujourd'hui fa 
velx,n'eiidurcifrz pas vos cce-ats. Pin ■ Rt/ai On a remis 
1 afaire a nu;ou dui. V4a 7^»>i. ] 

huliuri'hmoaaHjnu'iui Se dit audî d'un tcmt incertain ,& y 
joignant le mot , dem.iin , iK fignifient tantôt. Comme, <■«- 
jciirdtii fur le tt6nc,i<<'m4/'i dans les fers. L'un meurt 4i«j»«r- 
du; , l'autre dfmMi. 

Avi RoN,/?m. Inftrumcnt de- bois, rond par la poignée. & plat 
pirlebjs, dont on fe f.rt pour faire aller fu' 1' au un bac lOi, 
un: nacelle, ou aune fe'.n'jla^levailTeau. L'aviion aune pla- 
tine , & un anneau de fer. 

Avti,f.m. S-.niiment. Opinion [Je vous aimand; pour avoir 
vôtre avis fur l'afairequi fe piefcnte. AW.'J^r. Etre de l'avis 
de quelqu'un. Suivre lavi? de quelcun Srn. Ouvrir un avis ri- 
goureux. Mr. .ij /.i 7^f/)(/oj<c4»r. Aller aux avis- Prendre avis 
dcsjug.s /.f Af 11. ] 

Av/<. Avertiflem.nt. [ Piofitec de l'avis qu'on nous don- 
ne ] 

T Kviftr ,v.*. Cemotpour fign fieriicii<it/vi-, ou4^»»K9i'>'.e({ 
bis , Je peu en ufige. [ Avifci un ho nm.- fur une tonr , ou 
plutôt 4/><;'itwir, ou découvrir Un hom lie fui unw tour, y au. 
'^m ] 
S'jvii'ir,v.r. Penfer; fonger. Se mettre une chofe dinsl'efprit. 
l S'avif.rd'unfiratjgCme Vju. .§«i" / 4 On ne s'.iviléplus 
de fe tué. foi m^mc. M>1 Cet. 11 /avifoit tououts Je quel- 
que milice Se fio n. eom^-tr. T. 1 ch. 2. I ourq'itii r.tvi/?r(Je 
critiquer la traduiliond'. 1 Imiiatio'.i dejcfus Cliii'l, l'un des 
pîui làints Ou/iages du m.mdc. D'Aiccur ,Sfii. de CltAnrt. 

'9-1 

Av:fè,itvifêe , td) Sage.Piudent [Onn'eftjamlisljav f-- .-nfon 
gropicfait qu'en celui d'autru . Vin i^n. /. 7 l'Iufii-urs pe 
lonnes très judicieufes 8ctres-avifécs ont ptéfetc l'éxilajx 
douceurs debpaiiie. Ci/i. En'r. 27 ] 

AviT A iiLiR.ou rnt'iia:llrr , V. n Termes d'.' Marine, c'eft fournir 
, de vivres L'un St l'autre fe dit . miis il fcmble qu'.lya plus 
dépens poui4H'4.7/fr. ( Avitiillerun Vaidéau ] 

^'./.taittem'ut , on enviiai.iii^fi' , Ternies dv M*ri>*c. L'un & l'au- 
tre fe dit ,mii$ avitai'Iemcnt llinble plus ufité [ Songer à 
ravitaillement d'un Vatdea i Voyez T^uviratlUr. 

Aviver, V. 4. Terne deSculpttw. Nitcict 4; gtater légèrement 
avec quelque outil [A-'ive une fijure de bronze j 

Jtviver,v. a. TetmedcMeit amnzuiiii .ù-i. C'eft dnnner du 
luftreiunr pierre, avec un; btolfe & d^^osdo mouton brii 
l.z. [Avi .-t un gicnat, uienpafe ■ ?cc ] 

n-ivii , f f Gland .s auprès duRoGer du cl'eva! .fujettes à une 
inflitninjtjonqu faifaatuiirvnPi'uj cmptciieljtt-lpirit;o 1, 
lie lorieqjefi le cheval nctt prouem.'utlccoucu il court li'- 
<juc c clic éloufc. it'iifcl. 

A U L. 

Auitqu£,4yj. Ce mot vient du Latin 4«'i. .;,8£ ilfc dit en par 
iint d'une ceitiinc Cour fuMiicutc ,qui a une Turildutum 
univcjlcllc,&: en dernier rcll'ort > fur tous le^fu i-is de I fin 
iiitepuuiiou^ les procès qui y font inteniez | On dit Con 
leil auliquc- Cour > ou Chambre aulique. Confcillet luli. 
que. ] 
K/^iiUijui ,rf. T«rm; deTfW«çi>». C'eft un arte que fouiient un 
;euni' Teologien dans la grand Sale de l'Archevêché de Paris 
Si auquel preC Ji.' celui qui doit pnndte Klionnei de I^oifieui. 
Cet aàe n'j point de mitifte déterminée , Je il fe compofe 
Juliairéqurle fouienant polfedelc mieuT.L'.uiliqucfc lom 
ni lice pat uncliaranguf deviimlieut IChancclici dcNottc- 
I>«Jucacclu<^uiUoi(cucic(u UuCtcui > te a U tin de U lu- / 



A U L 

Hnjue il lui donne le bonnet, le îeiine Dnfteur JufTî tôtiaî 
fjit fou complimrnt Se prifidei I'aélequis'3pelle4n.'i7«« du 
mot Latin ^ula qui veut dite la Sale, ou il fe fouticnt Le nou- 
veau Doiteut dilpute le piemicr a cet afte ; enfuite.Monfieur 
le Chancelier , leprand Maitredclafteapres , & les anue» 
Dofteuts qui veulent difputcr. L"4;i^ji,f étant finie , le Chan- 
celiei 8c 'es Docleursacompagn^z des Bedeaux , mènent le 
nouveau Doileut a Notre Dame.a l'autel Saint ebaftien.ou 
il fait le fermmt de la ficulte. En fuite, C le nouveau Docleut 
eft de Soibonni. ou de Navarre , on le reconduit dans l'an:-, 
ou l'autre de ces mi:fons, & la ildonneadiner iitous ceux 
qui font de fa Société , 8c ce diaé^ Navaiie s'appelle une 
D^tlorerie. 
AziuuTAi ,4z.iiai>r4/e , aij. Teime ^'^jJrciKmiVqni ne fedit 
d ordinaire qu iu uiafculin 11 fi„nifie qui rcpréltnie, eu qui 
mcfure les azimu's(' Vn cercle 4ci;ai<r.ti . c'eft celui qu'on 
s'imagine être mcnc du point veitical fut I hoiifon à angle 
dro:t. On dit aunî ^tadran az.imut*l , 6c c'eft celui dont le 
AUi ci i an^le droit fui le plan de l'hotifon- ) 

A U M. 

AuMAïUE.f f. Cemotft dit des brebis S: des bites 'a cornes; 

maisileftttes vieux. Sil on s'en fert, on diia bites aumjil- 

les. Voi Ûerel. t^rchrrchei Oduliifli. 
AUMELETIE. Voi 0»it/ftt«. 

Au.m6ne,/;/. Ce qu'on donne par charité à un pauvie. C Faites 
1 aumône de vôtre i>ien. ^"'. ) 

^uriiiiirT , Tj. 4. Donner en forme d'aumône ("lia été condannc 
à aumôner au pain des prifonniers. Le M."- Auniônei pour 
une fondation.) 

^uminiir , C m. Qai cR ch3rit.ililc envers les pauvres.Qui donne 
volontiers l'aumône ( Le Cardinal de I oirame étoit liyrand 
aumônier qu'il portoit un; gibcciéic pleine d'argent J:Ui- 
ftiibuoii cet argent aux pauvres qu'il leiiconitoit parles lucs. 
Branlcme , Detmet ^..U'tet. T. z. ) 

w4«OTom<r Serviteur Fcl.fi»ft:que qui diftribuë les .lumôiies de 
quelque l'iincde quelque Piintclie.uc qu.lqucgiar.d Sei- 
gneur .ou Dame ,2c q-.ii lui dit la Mcdc /* il t ft ûumônicr de 
Monlicur le Prince. Le preiniir .^umonietdu Roi Lcpremiei 
Aumônier delà Rein. Aumônier ordinaire Le grand Au- 
mônier eft Icchef de tous les Oc'cCaft-qucs de la Cour  

AuMJSsE,/;/ Pu Latin ^if»)» -M. Peau de Martre, ou de petit 

gris .quelcsCh.inoinespoii ni fur l:sb:as lo's qu'ils vont i 

l'OSce. ( Uncb'.'lle Aumulll. OnditqnelesCh-noinesn ont 

point porté d'^l«''"<//£ avant l'-in 1:4; Lorsque le l'^ipt: eft 

Couronné i Rome, les Chanoines de S Pirrit-lui donnent 

un; AumuflTe. V^^umnjpeio t auttef 'is.oudi limple ctote, 

ou .ic drap dou'ilé d'une fouiiure, ou toute de peau ; fe por- 

toii fur la tire. Je decendoit fur les épaules Les Chanoines 

la meitolent même fous la chape. Ils la portèrent aufTi fur les 

deux épaules, fc long rems aptes fur le bras gauche, pour 

lapoiteipluscummodémcnt rAmi.rf.i Ptrrujmii , cnofurt 

3 C-4- 

(■ • -/«Kiiu/?. Ce ni-t fe dit en t.iillant , pout diteun Chan-lne. 

( L'ambition .l'avarice £c l'amoui fe cachent fouvem foits 

l'auniuUc J^. S4t. 51 ) 

A U N. 



Il 



AuNci,/'m le mcfu'aje d.-séiofes. Les aunes qu'on a me. 
furces ^ Je n'ai pasiroué l'aunage que vousni a ict dit ) 

AuMiE . /T/. Lieu oit l'on p:ante des irbies qu'on apelle 4«- 
nei Lieu où c'oin'cnl c~s loitcs d'arbies. ^ Une grande 
auniie ) 

^l'rie.f.m en Latin , .Âlm. Arbre quiaplulieuis branches , 
q'i'on rompt lo*s qu'on les veut plier , qui a 1 é>.t^.-cc louge 
biune, la feuille rond ,6(1. boisio'jgc lois qu'il cft dépouil- 
le de fon écorce. L'aiin aime les eaux , il eft naturel le - 
ment droit, & mcdiocrcm:ni haut ,9c fonecotcc léttafaue 
delateintu'e mue. 
^»»' ,r/ En Latin ii''<4 , Mefure pout mefuret rétofc , & U 
loile. ( L'aune de Pansa ) picz . 7 pouces. S lignes Stf»- 
ri , tMiUr ne^otiAitt. Use aunc biil;e. Achètera lauuc. Ver- 
die a l'auue. ) 
* ..««lar. cUofc m.'futéc^uiaU loagueiu d'une auAc^Acbe- 

tct 



A VO. 

««I nne aune de drap.dc ruban, de toile, &f . ) 

• liricfnrt ic'4i Ummde àfsnauni. C'ift .5 dire, ilcioirquc tOBs 
les autres lont faits comme lui. 

* llCfiiceqM'tn v»ut i'axnt. C'cfl à dite, il a déjà cu de pareilles 

afaijcs. 

"^itnefaHtp/umrfùrerUih^mrneià rétine. C'eftadirc, ilyadc pe- 
tits liommes qui ont plus de eceur,plusdc vertu, &c. que 
d'autres qui iom plut grands. 

-■} • Ttat {dn Itng il Cauiit. -C'eft à dire , lent à fiii. [ Chacun y 
babille, & tout du long de l'aune. /ïsATrfr.) Cedifcourseft 
bas. 

^uiur,v.ii. Mefureravec l'aune. ( Aunei une pièce de toile, 
une pièce de drap.^ 

^HniHr,f.m. Oticier qui aune les pièces de toile > de treillis, de 
canevas , & qui pour ccia prend un ceitain droit. ( Auneur 
jure. ) 

Aune, r/. Plante médicinale, qui a les feuilles comme lebouil 
Jon mâle, mais plus longues Scplus îpres, les fleurs jaunes, 
&c. Sa racine lire fur le loux , elle tH odorante £c piquante 
augoût. Les Médecins la nonunent en Lalin. Ei.uUeAmpf.na, 
ou Hclcnium.V, DinfctruU. 

A V O. 

AvocAssïn.t.», Faire les fondions d'avocat. ( II avocaflè de- 
puis quelque tems. ) 
^:/ù:jfiirie ,r-f Profeflîon d'avocat. [ L'avocaâerie n'enrichit 

gucie de perfonnes aujourd'hui. ] 
^uH.Uyf.m. Celui qui en vertu de fes licences & de fa matri- 
cule plaide & défend en juftics les gens qui ont belbin de lui. 
[ Avocat écoutant, plaidant .conlultant. Etre avocat au l'ar- 
lenient. l'^uT^rm, Etre avocat de la Cour de l'ailcraent. 
P,ii>M plaid. Etre reçu Avocat. Pour erre reçu Avoeat,il faut 
avoir pris fes licences d.ns une Faculté en Dioit.après y avoir 
étudié trois ans , avoir été deux fois éxammé 8< avoir foutc- 
ni deux Thcfes. Quand on veut eue reçu Avocat, on difpen- 
fe de rage, pourvu qu'on loit capable, & reconnu tel: Il faut 
prêter le ferment, & fe faire imuiauiculer au Parlement où 
l'on veut plaider. ) 
•^licà'gr.ihm^x. Ce font des pei Tonnes de mérite & confide 
ribles danslaRob;,à qui les A^ocâs des parties communi- 
quent les cauf-s,i'!i le Ko ■ 5c 1,- Tublicont iiitetêt, & qui en • 
rendent conte en pleine Audience , a .'.lelfieurs les 1 léli- 
dens & les Confeillcrs ; & qji même donnent leurs conclu 
lions, apiés avoiroui lespialdoicis des .^.vocâs des parties" 
fAvoc.'.sfcnéraax, célèbres, ïlluftres,fameux,docles,(iivans, 
c!oquens/&c j 
c/<; ■>'.... Xtkoy-. Ce font ceux qui font le? fubftituts deMcflïears 
les ^vocàs généraux ■ & qui font ;mploïezdans desjurifdl- 
fti ).u .]ui rc event de; l'arlem.-ns ( Acheter une charge 
d' iroc;tduRoi. Les Avocâs du KoiconchientàrAudien- 
cepour le R.oi, le public Se lesmmeurs. ) 
* ^vôcat. Celui qui loutient 8c défend les inteiéts de qui-lque 
peifoiinc. [Jcne vous prendrai pas pour mon avocat C eft 
un cvtjcat d-caufe'j perdues ,c^cft à dire, «»»»«''* it aiocdr. 
C'ei} un avocat de filate , proveihc pour dire un mecbant 
r.vçcaf. ) 
^ivtcutc f.f. Cemot fe dit de la vierge, pat les Catoliques R.O- 
ma;ns,& veut dire qui p:end nos intérêts. [La Vierge cil no 
ire .ivcciie auprès de fon fiis. j 
» ^^'0 n'e. Celle qji prend noîinteréîs. Qne'ques- uns croient 
qu'il faurdireencefeas, <ivor.<f,& non pas«-Jo«fir. [Je veux 
f r-ndie la vétitc pour mon avocat. ^''I.Lrtc Tom. i.in.^3. 
2 c.1i:itn.v 179. Il ell cc'taia que c'eft «infi que Mr D'A- 
blancouft croïoit qa il faloit pail;r,5; |C le fçai d'original. Ce- 
pendant il fenib'e que ruTagc veuille que dans cette phtafe 
on dife i-joc.iri. C eft pourquoi ceux qui ont eu foin de la 
rQuvj;e éd:t;on de Lucien après la mort de M. D'Ablan 
court r»nt écrit- /f viuy piend'C /.-. viriri pour mon avoc*tt, 
Voicz Lucien imprime en } Volumes in i:. T i. p. z%. 
^vccMc. Cemotfeditdelafcmm deM l'Avocat général & 
iton pis d auite [ Madame l'Avocate général: a un grand 
fonds démérite ] 
Avoir, v.«. Poileder.Jouïi. f Aroirdubien. ATOi 1-pouvoir 
en main. Avoir a étudier. Avoir à travailler ) [ Il y a du 
plaiilr i roiager. Un'ya que lui ^uiaitulé decemoi. y*u. 



A U P. 



ï»> 



Av«i)it V. Avein*. 

AvoisiNER, V « Ce mot n'eftgucre bonenpr«>fe Stn'efi ju4- 
le meilleur tn veis , d fijniiie 4,"rc£A.r, aller piociit. 
11 jette fur la Terre un fpacicox ombrage, 
^voifiic le cieldefon vaftt iiinchage. 
feriutt.foifiii.) 
( C'eft une tout qui mtifiiêc les Cieux. Vau. "^tm. ) 
Avorter, f.n. Ce mot fe dit proprement des bêtes. Mettre 
au monde avant le temsprcfcnt parla nantie. ( Que nos va- 
ches foient grades fcqu'U n y en ait point qui avortent Psr». 
Eoy^l. Vache quia avorté. Un Auteur de réputation ,& qui 
eft de l'Académie a dit dans un-, de fes tiadurticus/';»^r*. 
irict xxoTia. L'ufage n'eft pas pour ce ûv .nthomme. ^»«-. 
ter ne fe dit poim des femmes , car Icis qu on parle des fen»- 
mes, on doit dire une telle a fait une fauûc couche, ou une 
telle 5'eft blell'ee» 
' ^vtritr. Cemot le ditaufijuré,5t eft ordinairement »<»»«. Il 
fignifiene téullîr pas; n'avoir pas l'etfet fouhaiié. f faite 
avorter une entreprifc. ^W- Luc. 

Oui; lors que le hazard me flate avec excès. 
Tout mon delTein nmrrt, au milieu du fuccti. 
Corn, Heraclttif^ a- Z.Jl. J- ) 
^vortenunt,Ç. th. Ce mot fe dit des bétes & fignifie l'acliOli <î^. 
vorter, (Breuvage qui caufel'avorieincnt. Ufeditquelqu»- 
fois des femmes par les Chirurgiens. C'eft une fortie d« 
l'enfant imparfait, hors de la matrice, avant le tem»ptefcrit 
pat la nature. C'eft lors que le foetus eft formé, & mis hors 
avant fept mois. M'uyi ^iri,<Tiii<idiifer',mtsgrtffii. tlnema- 
ladie aiguë,un violent Se fréquent vomiflement. & des tren ■ 
chéts violentes p. uv.-Dtcaufet un a»onement Mnur.l. i.r.i» 
FauJPe couche , d.in5 tous ces eiempUs , vaudron beaucoup 
mieux tjii^avorteTnint. 
avorton, f. m. Qui eft né avantle tems, ou qui demeure imyai- 
fait & n'aquiert pas la peifefiion ordinaire. ( Le ftisit 
d'une béte qui avorte, eft Bn avorton Unnain eftnnefpcae 
d'-vorton ) 
t* .^verrou,!', m. Terme hijuriux, [Quel petit avorton eft ee 
la? Si quelque avorton de lenviccfe encoielever les yeu», 
icc.Mat.Tse.l.i. îlsperifl'ent comme des avortons de va/ii- 
te. Gott. epi. 1. 1, ) 
Avoué R ,•:<<. Confeffer. Demeurer d acord d'une chore 
( Avouer ion crime. Je l'aime, je l'avoue, autajtt qu'on puif- 
fe armer. ) 
^j4v6uer. Aut.^rifer. Aprouvcr. ( 11 y a ici des perfoniKS'qui 
m' J voi'ieiont detoutceque j'écrirai. l»i. /. is J 

A U P. 

Aupn Av.Kvr ,fdv rréniéremiBt. Avant toutes chofe». 'Le " 

mot d'ifipuravar.r.nt do'a jrmjis étte fuivi dxin^ue. ( Aî-xan- 
die donna a Porus un i<.oiauin' pins £rand que celui qu'il 
avoir aupara ant. Km. ^mi. '■ S. C'eft la grâce, qui rend feule 
Ks hommes juft^s Se innocens ; d'miuftes Se de pe:keius 
qu'ilsétoient j-..'.<r"fit»'. T. /?■ f . Proy^. Ch y. ) 

Aupis A i,li;k.''.<x' Tout le pis q'ii puiflj arriver. (Au pis aller 
je puis avoir ici une be le n-i...vire. 

^Hprèi,adv. Toui contre. (!'. efi auprès ) 

^riprr. ricpofi:icu qui fe li.t de^ perfonnes Si des chofes.Sc 
qui régitlt gén.tif. ( Se:h fut élevé auprès de fon père. w<rn. 
On trouvalcs Barb.ires atiprès du feu. ^i'I. ^t'.f. 4. Qn^and 
ou a l'ame tendre 6c lecûeuifon'iible , 5^ qu'on eft auptei ,ies 
bcl:cs,ilefldangcr,.us qu'on ne s'y trouve piis. Vebjptu 4y 
Ut Sut,! , fumgatanlei. T. t. ) 

A U R. 

AuREotl,/"/. Texmt ie ThieIogh%fmAinf. Couronne qu'on 
donne aux Saints, aux Mattiis. Petit cercle l'elnnircie q»'oB 
metautour delà tjte des Saints da;is les Kflifcs (C.tteait- 
réole eft jolie, agr.-aLlc.&c. ) 

Au r icuL A I ». E , tij. Terme d'EfJife. Qui refarde l'or'.ille Qui k 
dit a l'oreille. (Coufeffion auriculaire !^^ui.roix.') 

Un iêmç:n auruiiUiie . C'eft un tcmoin qui dépole qu'il a o'iiidire 
mais un témoin ocuUire eft celui qui a vii ; celui la ne proue 
tien.mais celui eft reçu ;n preuve. 

Lt dui^t dMitulmt ,i'i& le peut doigt, de la mais ^u'on ne mm* 
^ *miiuI4èrt ' 



IIO 



AUS 



tiuriciiUlre, du mot T.»iin a«n<, qui fignifie treiùf, pjree qn'on 
Ce ftii de ce doiit poiu curei fc netttïet les oreilles. 
Avril, /Tm Prononcez .^tiri. Il vient du laiin .^/iri/». C'eft le 
nom du quatrième mois de l'annet. ( Aviil cft le Iccond mois 
dul'rintems. Il a trente louîs. Dans Us Roiaumesdt Fez 8c 
deTtemefen, ily adcs Ccrifesàlafin d'Avril. ^0!. ^ifinj. de 
il.'rmcl. Avril tft bi.n plus beau dans l;s P:ïs chauds que 
dans les Pays froids. ) 

* ^vnt. Mot politique. Le bfau temps de la vie. ('Eh l'avril de 
mes jours l'adorable Amarante eut toutes m samours. T^c. ) 

AuKOKNE./^/. Plante toujours verte qui fleurit en Juillet, jau- 
ne, ou blanche. ( Auronne mile, autonne tcmelle. ) 

AuKOtE ,f- f- Jeune Déelle qui les Poeics feignent avoir cté 
femme de Titon fc amante de Cephale. 

Curare. Lumière qui paroit au Gel avant que le Soleil éclaire 
l'Hémifphcre. ( Atendrclc lever dcTiurore. ^^W. ) 

* ^urtre. Ce mot fe dit, au ligure, des filles & des femmes qui 
font charmantes , & de toutes les belles chof.-s qui font (lu- 
vie5d'.iittres encore plus bédés. ( Je ibuhaitc que cette auro- 
tcfoit fuivted'uiiauiT; iicau jour qu'elle 1; mcrue. l'm.l.z^ ) 

* Curare. La partie du monde qu'on nomme Orient. ) 
aurore, ad. Ce mot le ait des couleurs , & lignifie qui tiie fut 

le jaune. [ Ciepon aurore. Ku^in auiote. Sa couleur cil 
aurore ficbUnc. J 

A U S. 

AusricE./^»". Il vif nt du Latin »K/[;>«.v. C'cttHt celui qui parmi 
les anciens P.iye.TS , iu'icoit de l'avenir p-.r le vo' dc^oilcaux, 
pit leur chaiiiCv d'.<iiticsl;^,Ti s, L'.Aniiquité l'sycnno tioit 
iljtac!iéea"X-.'!.'y..'j, qn'clL- n'ei: j>»s voulu Liir. ia moin- 
dre choie fans les ioii!'ulte-rai!p,i: avant, l'him ,Hc Ufuftfi, 
. Ch. 17. 

^Aujirct.f.m. UuLatin«t,yj'ir/.-,m, c'eft à dire ,prcfagcpat!c vol 
des oifeaux ( Au'pict hcutcux.favpt able, malheureux. Il y a 
^^•^Auf^aei rarurth^ àz^ ay^y.cti arttjicteli , les premiers font 
permis, & Us autres condanncz. Thnri,fupcrft Ch.ij. 
Qu'on redouble deiiMin les heureux liailices, 
Que nous Uur otriioiis fous de meilleurs aHjjucii. 

Carn. Cintt^^ a. 5 V. t; ) 
*^iijficti,f.m. Il lignifie quelqu. fois conduite h.ureufe, ou 
m..lheuteuf.- de qurique grand Capiraine ,de quelque grand 
hommes. Se alors il n'a point de lingulier , je raconterai ce 
qu: s'eft pafle fous /fi a:ijpicei ii par les ordres d' nlcxandic. 
t'.:<,r. ^.r./ f. 

• .ylxy^ici,, ^m. (jfignifiv audî pruillicn .autetiic , & d.inscc 
fens.iln'a poi/it de lingulier. ( Mon livre ne pouvoir hon- 
nêtement parcireen public fous d'autres aulpices que fous 
les vôtres. ^Itt. '■ t*c. Ey-frt dtdie. ) 

* ^ui}icet .f."!. Ce mot leut aurti dire deftin.foit. fortune, 
teins hcuteu): ou m-ilhcuieux. ('la République de Vcnifc 
pritnaiflance fous d'heureux AuJ/'icet^dalc J. Siècle de notre 
fa'.ut TtUmA>. SiM, hijl dtVimf;] 

Au:î 1. ' oniont^ive qui lisniîie ««i.tnr, etmme.ii qui alors Veut 
étteluiviedol3pa:ticulo^»f ( Poius croit unhoii-.med'i"/<i 
bon f.ns .jail s'en i-r.t trouver, i'iu. &>;i>>- 1- 8 '■ u A l'âge 
de vingt ans il a f.iioieui com^iats «m/'i beaux fi.( celui des 
Ciiriaces. ^ei Lei. ) 

^ufsKtiii. l'outcc'.a. A cauG décela. (" Cefont d.sremedes 
qu'on ne doit pasrejtiter .maison ne doit pas cuire jk/îi 
f ii'ils t'oient m.aïUibles. Si de l.i 7(^.v i.efi;MCJi.t ) 

^kfiionj. Encore. Parcill.'ment.( Il faut «tn/n faite d.- bonnes 
oeuvres. ) 

^ujii.liita aiH, conj. Ce même que, comme, f l es lomn-.cslcs 
plus foiulcstM/.i ^i.nfiKles héros ont fait voir qa>: lamoit 
n'eApasun mal. ] 

Jlnfi la' ijue, i»n;. Au mime temps que. [ AulTi-t5t qull m'in- 
voquera je l'cxaiicetJi...<". ) 

Jr:,Ct tii d:t ,tuf,i li: fiut. C'cft a ditepronicment. [ Auflitoft 
dit,auflî-t6t laii.ils uicm deux coups, I< fc traveUirent. 
Scar. K»m. c>nn. T, i, e. ) 

AusT tus, «ij. Rude ^cvcre. ( DireAcur auftère. Vieauftère. 

r*rL€tt ) 

enfler' nint , <Yi. Avec auftétit<. (Jeûner auftitement. ^Uu- 
ercix , 1/j neUei. J 

^ujle:i:i,ff. Ce qui «ft opofZ'  U manitte douce {c ailce. 



A V T 

C Auft^r'rré pénible. Pd/''.4 LcsauftéritezdeU vie religîM- 
fc. ^rn. Fane des auûétilez.-<rn. Renoncer aux auftciitc». 
MuttcTttx. Hbm. J 
Austral, «»/?«//, 4/'. Ttrmti:G'etp*fhi4. Méridional. (Pôle 
Auftial. Terre Aulhale. Latitude Auûrale. > 

AUX. 

Autan,/"". VentduSudeft. ("Autan furieux. Violeni.ntde 
fâcheux. &c. 

Les lerccurs, ti infirmitez 
De la froide vieilleffe. ordinaires compajnet. 
Font fur nous ce que font les <«r«« uiitcz 
tt les neiges fur les campagnes. 
"Dethaul. Fel/iei. ) 
AUT Mir,adv. De même. Comme. Aufli Q^iand il eft fuivi 
d'un vei.e.il veut eticfuivi de f «< : uriis lorsqu'il tii lui- 
vi d'unnom.il veut ette fuivi d'un i/eAiinci-nioi autant que 
je fuis votre leivireur. Hafl. 3. Les modcincs ont lu/^'ir d cf- 
ptirqueles Anciens Vous devez a. tir autant J j"t.>. pouf 
mot que j'enai pour vous I'«»r. /f,-» ) 
^urtnr.-tdv. I .iteil nombre. (Il cnvoia l'armenion avec deui 
mile étrangers, & autant de Macédoniens. 'i.iti.;:^tt i. Ce 
mot feit a faire descompiaifons. ( c Jtxit une moniigne 
qui selevoit peu a peu delà f,ljiDc .avec auia" «elaigeur 
quilenfaloitpouiicnir &c. 
^uuni.ad.,. Exiiemement, tout à fait, entièrement, fort Et 
dans c^tt ; li^niticâtion.lc mot autant cft luivi d'un de Je d'un 
iiifaaitif ( Lisbonne cil une de-^ pi ,sbcljt>vil_s ou i;>ci.de. 
fc qui méiitc *.<*:•■ ditre vue. .'.i. 1.4]. C ell un; d;s l'ciiiji- 
f.lle^ lie Fiance qui inctite àurwu ^tfi ai:ne<. T. J. L. cli un 
dcs.>.irbouiiieuisduR.oyaamL- qui IHiite an;.iniJite \}.<: : 
c ell a dire, qu'il le mente autant que qui queceloit des 
autres. 
^ui.wijue. Conjon^ion ,qui lignifie dt mimt tjmi. Elle veut 
l'infinitif, & ette reperce i-ii partie au fécond membre qui lui 
répond Se qui achevé la compaiaifon (-<«f^.i/ ^"'cft aftc 
l'étendue qui eir entre le ciel fc la Teire, <"<'*"' eft grande la 
Milcricoide de Uicu lur ceux qui le crairneot t»" K'yl, 
Tfeiumii, ^iMfnt furies Cicux font eleiezau défias delà 
Tetrc,<t«r4>:i mes vous font élevées au defl'us des voues t- /t. 
If,ie Ch. if. ) 
^;ii*n: <jue. Conjonflion , qui firnifie aufli quelquefois. ^/t» 
fut. C Je vous ordonne etuiif 1 que l'ai de pouvoii lui vous 
que vous ayez a me déclarer ce que vous avczrcconnu.t''i>^. 
^C/.7.(.;. 7.) 

li'aHtaiitflxi. En Latin, r« m^fi». Ccft ^ dire , <»( ^'w (Je 

lefeiai<J'j)iM'ir/>/ki voKiniictsque ma voix ne leioit pas en- 
tendue. PellJj'iHj Treize de u ehap't ti'Offtein, tpttre. ) 
^U chiltj^e tC^ktatit, Voiez charjie. 

.-.uliL.f 't. Hn Latin wirr<rf. LelieuderEglifeotifefait lefa- 
crifiec. ) te ',;iand autel. Autel privilégié. U cA jufte que 
ceux qui feivcnt a l'autel, vivent de l'auicl. Pj// « On ûit 
par r.ianieied. pruveibequ.ie.'m ejuifentrenntl d.-irvu-e dt 
l'-iuiil, pour due que ci^acun doit vivted : fa profeRion. tlif 
,ii>rr/e>«rr<,f«r>.'ie'eft faite un IchifT.ed.is r£i;lile. ("/^»» 
axare ejtêienpreitdrtu fm l'am:ti. C v ft a dite , quï nc f.reitpas 
conl.'icnce decominetiie un faei:!rge,ou de taire un pai|ute, 
pour s'eruichir. Leptovcibe Litiurtit qu l'fjfif /'rf-'«i- j»/"- 
ij ,'ài,x auttli :.f 'elt a du e , qu'il ne faut pas te;vir les anu.'. au 
préjudice de facoiilcicncc. 

Ce mot ^arW fe dit auOi de cciu des Anciens J'aifs , fit de ceux 
des rayens. 

' ^aiel Mot poétique pouidîtc, uncpcironn. qu on honore. 
Konneur.ilup(emet qu onri-ndaun.'peuoune, loi: maii el- 
fe ou autre.Liloiic (Leui langue indii'cteledcahunore l'autel 
oïl leur cccur faciifie. MiClur. Iifaut quitei silviei qui la 
folle amour élire des autcli. U.^r.i. D'uniiidigoceuccni 
ils pioftnent tes auiei» Defrut^x. ) 

.AuiLNTi%<uL,.i';. Qui a Us fuîmes ptefcrites pat la loi Qui 
fait preuve. ( A<tc «utcntique r«rrii^/.ti.^<i< t. Airioiitcau- 
tentique P.i;'.'. 4. / 

s^Miinnj irie I, adv. Selon Ics foimcs pte'criies. (Teflament 
fait auteniiijuement. Lt Meu. ^ 

^nitHTi^itiJ.f.fl C- l'uni iv.s nouvel les C' donnante' de ITrn- 
peicui JullilUcu , Ufquellct oa nomaïc uiouiaiiemcnt S'i- 



A U T 



vetiJ, 



Auteur, Tw. EnLntin ^x*»f»r. Le pn'micrqui a invent'- quel- 
que chofe. Qni a dit quelque chofc. Qui eft caufc de quel- 
que clioi'c qui sftt"nit. (On lecroit auteurde la fatiic qui 
court. Dieu eil l'autcui de notre félicité. Nommer Ton au- 
teur l-tMai.) 
^iiriKT. Celui qui acompofé quelque Livre imprimé. ( Ablan- 
couit, Pafc.ll, voiture 6c Vaugelas font d'cxcellens Auteurs 
Fraudais. La Reine Marguerite fille de Henii U. cioit au- : 
tcur. ) 
» ^vttr l'air d'^uttur, Ta^on de parler plaifante, qui fe dit des 
gens de letives mal- faits. C'eltadire.avoii mauvais air, avoir 
uiie mine chagrine & dégoûtante , comme celle du peut hi- 
focondre A. & de quelques autics C'eft n'avoir lien que de 
clioqiant dansfa Pliifionomie. Var. a tellement l'ail d'Aii- 
teiii .qu'avant même qu'iUc fût, on voyoit bien cjuille 
vouloir être. 
Au I o M AIE , y? fl». Terme de Vhihffhie. tlononcezMjfomnle. Il 
vient du G:ec, ScCgnifie celui qui aaptis quelque chofe de 
lu -uicmeScf.'.nsmaiue- fL'c.tccUenr Nanteuilétoitunaxrs- 
T'xi.'c autant pour le pottiait que pour le buiin. ) 
^u-omitu,f m. Tcxmide Micam^ue. Marhinc naturelle qui fe 
remue d'elle même. [ Les aaternatei font furpienans iSc di- 
gnes d admicitit^n ] 
Auro-MN.M ,iin«/?>;w/e,.iiy. Qui vient l'autonne. ( Ciclimen 

au.'oniaal. Fleur ^utomnaU.J 
Au r o h s £,/.»;.«>/. mais le plus-fouvent féminin. L'une des 
quarte failons de l'année 6c celle qui fuit im-iiédiaicment 
1 Ltc. [ .^utonne fcc. Aiitoune pluvieux. Aatonne abon- 
dante en toutes fcites de fiuits. .Aul.LiL. 
* .i-t:3::r,c , f. m. &/. U ùgni!!.- au figuré .l'âge qui aprochc 
de la viciUeflj, l'.gc qui v.i fur le Jcclin. 

A quoi l'oui;aitez vous d'emploier vos beaux jours ? 
Le Printems pour les .imouis 
Eft plus propre que l'^'*tùhne 

Btnferade , BaUt des plaijirs , 2. partie» 
Maintenant que mon fan.; fe glace 
Etqu.mon -iutonncù psllc. 
On mcconnoit &: ma flamme 6c ma foi. 
Tout clî pe:du pou; moi. T^cMn.PatJiri. ) 
AuTORiiER, -./. 4. .-. puici de f<>;i autori;e,df l'on crédit. Favo- 
lifer. Donner du tiédit. ( Ccft uue Doclrinc capable d au- 
tortier les volidomeli ques. r../ 1.6 II ne voulut pas. nitoii- 
tetr!r.<.iiia!e ùec.ttea;tifjn i .i«. j^î.i«. /. 8. ci;. Aurorifct 
une fc.nnmc en juiticc. Le M^i. La coutume auiorife fouvent 
<tcs<i.'i». ) 
t ^'iirerf.i:ta:i,f.f. Terme de p.:.'^» Prononcez ^utorifieion. 
llCi;.nific aéViou d'autotife/. ( L'autoiiOit!.jn d'un mari eft 
nécelUir.: a tint femme qui veut contiatlor ; & cdle d'un 
Tilleul cil a:i.e(r-itea un mineur ] 
v,tttti:tc, f.f. l'oa'.oit. iuiUiincc. Ciédit. Danscefenslcmot 
rf'n iioriff n'a poio; de j-laiitl ( .Avoir une autorite abfoluë. 
^.:i,. Ufet dc-lonsutoritc Le. M/ii Donner de l'autorité à 
un luci. ^■J^^. J^tm. Ruiner, dctr'.ii erai'toi;tc d'uoïperfon- 
iiî. .-^tn. L'autorité Roiale. 11 a faii cela de fon iwrwwépti- ; 

^•^ ) 
^u uiit. Gouveinement. Corr.inandenicnt. [ La perfecution ' 

que j'avoisfourerte curant l'autorité du Cardinal étant finie, 

i.^11 ors!s. raCagedeouelqueautturconfiderable. Mot de quel- 
que bon auteur qui leir à autoiifi^run autre mot. Le mot 
^.M/3.)r<en cefeus aunplutiel. [Voila de bonnes autoii- 

tC2.] 

Autour, ai/t'. Aux environs. [ 11 tourne tout autour, Se n'en- 
tre point dedans ] 

^uicitr. Prépofition qui régit le génitif 8c qui fignifieawA- <■»- 
viio'.j. 1^ .Mitouf de l'Eglife. .,«</. TÇtr. r. s Le voila qui vient 
rodvt autour de vous, ^'-iol- Cco. J * f . Tcf.n.tr auriur du pet. 
Proverbe quifignitic n'oler p. s par'ei Iiaidimeac d'une choie, 
mais ufer de circonlocurion î: dv détour. 

^••tùiii tP ""' Oif. au de p' oie femelle, qui eft dec ;■ eu; fauve, 
qui a les piez 6c les jambes jaunes , 3c qui eft tcu. femé de 
taclies jaunes. Bt'. '• T. e. 6. ] 

AuTRAvERS, .^ TRAVERS. l'répoCtioBS qui ont de di'^érensré- 
gimcs. ^ittiavin cgitlegénitif, £. iifrj f" ! 'nculatit. [ U 
Itii a donné uw coup d'éf ée au uaveis du corps,  .m. Jinu. ils 



A U T 1X1 

marcTientitrsvers la bataille des Grecs. Mt llef.l.s.c 4. ij 

donne .1 tr.ivcrs les purgationsSc les faignécs. Moi. Mal.  
travers champs, .^ii.' ) 
Autre, adj. Ce mot s'aplique aux chofes 8c aux perfonne.' , flc 
il a raport aux chofes Se aux pcrfonnes. [ Il n'a pu répondre 
autre chofe lînon qu'il ,8cc. Pj//r. Vous me prenez pour 
un aurre. Sra. ) 
^d'au.'rri. Manière de parler, qui fign-fie que ce qu'on nou» 
dit ellbigatelle 6c qu'on nyaioûtepointdefoi On dira. pat 
exemple, i qu:lcun, M. eft honnête homme 6c ce quelcua 
répondra ^i<'<i"/rf>, nous le coiinoifl'ons : c'efta dite .v.ius 
pouvez débiter ces contes a d'autres gens qui ncconnoil- 
fent pas cet hipocrire; pour moi, le le connoi, & fur l'on cha- 
pitrg vous ne m'en ferez point accroire 
lien fait tien d'auirn.i quoi l'on fous entend aAions,fiii<;ires, 

malices, tours, 6cc 
L'un vaut l'autre , il n'y a pas à choifir. 

On dit que des perfonnes font /ir"'* /'.'<nf /"«.-(r l'autre^ pourftftni- 
fier qu'elles lont de même humeur 6c qu'elles s'acordcnt- 
hitn.llejl dev<r.u!oMi autre, c'eftàdire, il eft bien changé. 
C'tJ} but! un <!«.•« horam!. Ce'a veut dire , qu'il eft plus conûdé- 

rable 6: qu'il a plus de mente, defavoir, d'adrelle, 6ce. 
Pre/idrerunpour l'autre, c'eft fe méprendre. 
U trg.xrrii rtU d'un autre a:! , c'eft à dirt d'un au:re biais , d'un 

aiit e m.aniér.-.fous d'autres égards. 
Il dit d'un , &faii d'autre. C'eft à dire, que fes aélions font coo- 

traires à fes paroles. 
sÂler de côté ir d'autre, c'eft aler en divers endroits. 
Cejl un atttre Mr.rj, un autre .ytlej^andre , 6cc. pour dire que c'eft 

un grand horauied.» guerre, 8c un grand Conquérant, &c, 
C'ejl Autre thofède dire . (Ir aurre chofe de t-:ire. Cela fîgnifie qu'il 
eft plus dificile d.- fiire que de pjrler. L'autre jcur. C'eft à 
ditL*, un de ces dernieis jou'spaftez. 
■(- * On dit provetbialeInent,l'</«n4n^'^4irf i«.'?i«.ic4f;. Pot:r 
dite. c'eft bien une autre afaiie, plus confidetabk , plus di> 
ficile, Sec. 
^uitepa't,adv. Ailleurs. 
repartie <i'<îi<rrf,c'eftà dire, des deux cotez. 
On ait en lermei de P.ihu. Le Demandeur d'une part , îc le De£- 

fondeur d'autie part, 
^uiiefcuysijv. Il y a long tîms. Au tems pafle ( J'ai f^u cela 
autrefois ) C'eft adiic, d.iiis uneautre occaCon ,en un Ju- 
trciems. 
^urrcrrirnt.aJv. D'une autre forte. D'une .lutrc manière. ^ On 

parle autrement qu nd on a du fens co.iimun Al/l. Luc. ) 
t /v«''fîf '.'-'. Con;on;1.v.- .qui lîgnHe une rondition , ou une 
menace Sicclancftpas. ( jeie yeuïainlî, -iM'rf'M"» iln'y a 
lien à faire. M f,iut vivre d une maniéie honnête Bcvertueufe 
atitrcoienr, on efi lujet rt s'en rcpenrir. 
AuTîiucHE,/ r C.f.-au quiaquelque chofe de l'oie , qui vit 
parles campagnes d'.fiiqut .qui eft fort ;ros ,aiant le bec 
lonj Se pointu, le cou Scies jambes très lo.Tçues. Sa queue 
t< les ài' es ont degrandcsplum:;^ noir, s 6c blanch.s, 6c quel - 
; qu,foiig:ifes dont elle fe couvre. ( .'■ utaicht mile, ^aua- 
1 . clief.nielU Onnouirit les -.ut.jchesd'unepùiée qu'f-n fait 
defon6c d'a-veine. Avoir un eftomir d'autruche, c'cfiadirc 
un ion rjlrmac, parce qu'on dir qu- 1 autrucliv: digère le fet. 
1 Marmcldei.d'.^U.ifii' ur^t.-'i'.f 1 l.l.c.z^.) 
I AuTKur. Ce mot ne fe dit que des peiionnes, & toujours avec 
; l'article indéfini. r.iB T^tm ( On a tiit de .Menajequ'i! n' eut 
jamais un homme plus p.-od jue despenfees ii'-mf. m , &.p'us 
avae dis liennes. U ne faut pas pic.-îdr: le bien d'auiini. 
C'=ftunhomniequincv-ut .ien i iutrui. ■ ous autres gal.ir.ds 
vou.s jugez d'autrui par vous ii'.tmes Sar. ) On dit prover- 
bialement. Le m'.!J.-K'rBMie nous touche g'-»«re. Le bien. 
d'autru: n'eftpasii nous. Une fautiaite ànMiriu jue ce que . 
nous voudrions qu: nousfiitùiL 
AuiuMNAL. Voiez Auiemrat. 



A U V. 



AUX. 



Auvekt./"m. Petit tci: fait d'ais, élevéau devant de la boad-- 
qucdes marchans 6c de quelque-, gens de méti-.i. (Se mettre k 
couvert de la pluie fous quelque auvent. ) 

AuvERN&T./r.i. Soite dettes vmapelé ainii de la grapc de 
lailin Jontoiilc tirs £t dont le plant cftvcau d'Auvergiic. 

îevulles 



lu AXE. 

( Auvemat blanc. Aarernat rouet l'Anvrrnat 4e ieiit 

teuUlss cil en fi boite , & alois il e(t bon : jupinvane . il n'y » 
guère qu: des gens de travail qui eu boivent. L'Auvemat en- 
tête , £c eâ mal-laiiaiit. 

Un Laquais tfiui.u oi'aporte uniougebocd 
D'un ^HVcumi (uMuux , 4ui racle de lipnage. 
Se vendait chez Cl cnet pour vin de l'Hcimitage. 
D>p. Sm.%.( 
Atixili A lae .idj. Ce mot fe dit en pailant d aimce , «il vcHt 
Jirt-, Troupes eavoyces pour en aider H poiii en lecouiii 
Qiuties ( Lestjoupcs auxiliaires furent taillccs en picc s. 
^U. Uenvo/a au tiaiup les troupes iuïiliaiics. Supf.ii St^ 
Cun;* l z. çti. lo. ) 
auxiliaire, tflj. rente de Grammaire: Il fe dit des Tctbcs qui 
aident a en conju^uct d'autres. (I lîjnifie 7<« fdr « cmj'g-i'. 
Le veibe uvair . IX le verbe «r.,font les deux verte» aiuiliat- 
ccs de la Langue f rançoile. 

AXE. A X I. A X O. 

A)tB , r. m. Il vient (lu Grec. On l'apelle en Litin txi' , 8t il figni- 
(ic pt*»pieiiicr.t a ' '■/■■"'• . & le dit des roues. On s'en fett dans 
la ColmOfciai/!uc uouiuiaïquer ccqui ,co:,"lne■<'l<•.1'<'•,paf- 
i« au mil. eu Je quclqi: corps , qji tourne ..utour de cet "xt. 
( Ainli 1 on spcUe , ^vt du o,,;.lt , une lig.ic qui le traverfc 
d'unpoljar.iutie .Sequipancpar 1: centre de la Tcne On 
eileiincinc de favoii li Uiokilell li<e , ou s il tourne au- 
tour de fon^^f. 

On fe l'ctt Je ce inot en Getmi:rie , & on le dit des Piraraidos , 
des Coner. , .le. t:ilie>dres , 8cc. 8c il liiDitù: la ligne qui paflc 
pir le milieu des corps , Se auteur de laquelle on peut les 
taire tourner. 

^xc. Ce r.iot fc dit en terni«,îd':V-'f''f , du rayon viluel qui 
rade au milieu de l'œil , fans loufiir aucune refracUon d.ins 
le i.rirtir..n. ^ . r ■ j 

Axiome, f.^- Tropolîtion fi claire qu'elle na pis oefoin de 
preuve. ^ Le prtini.r axiome de Pliilique cft que le néant n'a 
aucune proprieié. LaCcomctric tft tt.iblic lur ttois prinei- 
ces. fur les définirions, fur les <iA.i"'»t> , iî* lut les deai.andes , 
ou perition>. V.UCUrc , prticii»t deOioméim , p. 6. ] 

AïON<i8,/"wi. C'cft une cfpcce de grallfe, la plus inoUe&la 
plus Imtuide du coips des animaux. Elle eft diferente du laii 
qui eft une fr.u.fe te: me , &du fuif, qui ell une-^railie leclie. 
Oa l'apelle eu L:t,n4.v«>.^u. [ Axonge humame. On nom- 
me ainfi la graifl". du ccips humain ,8c le bourreau la prépaie 
avec toute lorte .le fin. s herbes Cttte.u"X'l!ft boune con- 
tre les humeurs f.oides. 

A ï £ u I. , ••)tux. Voies ««»' , dimx. 



A Z E. 



A J.I. 



AîS.r'». Ane. riUd plus doux qu'un aze. î. ^w J 

Aitr.QLi.f.f- I' vient de l'Ualicn airr.i/.. Petit fruit iou!:c Se 
tcidc, comme W-rne vineue. [ Les azeioles lent bonnes 
pour l'eftomac , à èiufe de l'acide qu'elles ont. ] 

^/l^tnliir , r '"■ On p«>noncc .^rr^.if. Ceft i'arbtifleau qui 
porte les azeroles. Il vient en buiUbn Je en cfpalict. L L'aze- 
lolie eft joli. ] 

Azm ,[."•■ Cïiiiotri.nt JnCrcc. Lieu oii l'on fe fiuvc de 11 
pcifeeutioa ,ou Je la pouifuirc de quelque eoneiiii. lien 
ou l'on le re.-ire pour s exemtct de quelque malheur Ils 
firent f.nimenci Unis temines 8c leurs enfans a Caitaçc coui- 
Hic JcnsuaiiilealTuif. l''». «vm /. y llptéicndo.t tiourct 
iiu .ixile pom fes ciif:ins , c .ntre la pet lecution de le» enne- 
mis. ^1l:'.T.-. Les aniniiis font indignes de jouit de iJiile 
dcn Eg'ifcs. T*/"'. 6. J 

» ^■iT'c.l.ie idelureié l'iotcftion.Protefteur fraiit ilqueles 
l.toit.ci les plus ticuic7 nef icnt pasdcs aiilcs comte 1rs 
calomnies. /*•/ /. i6. Le Sei^ntui ctt taon mie. P«"- 
X.y.t. J 

AxiME , <"'/• Terme cn.fi^ie, pour due ^iiftinfMi livain. [ran 
axims J 

Axi MUT .frx. Terme i'.Af.'intmie. C'eft un cerc'c qui pafle 
p.'i lepoin. vtifial, & qui coupe ronfcn.iinelt droit [ sa- 
voir eu .inc. axlmiii e.l un allie. Lesarimuri fciYtnt a m.ir- 
qu:i le» cltvitioiij des altie» pai deilut l'h»iiloii. /i»<>. 
r*.. J 



AZ E. 

^{.imutal , tlmHrdli , âdj. II ne fe dit proprement qa'a* mirca' 
lin [ VnurUi jUimmial. C'eftun cercle qu'on s'imtginc crie 
mené duZenit.ou point ertical i angles droits fur 1 hori. 
iimVn^irbMi ^^mMt! ,c(i Un cadran vertical, dont Icflan 
cil perpendiculaire à I hor'xon , palfc par le Zenith 8c par le 
Nadir, 8c fu: lequel les azimuts loni marquez, poui cun- 
noitre à tout mcment dans quel azmut fe uouve le So- 
leil ] 

Axu ■>. , /.' m. Bien. Couleur i>lenc. ( Un bel asui. Le ciel fe eea> 
vrit d'otSc d'azur. I'«i. Ptt. ] 

^txr. Ce mot eft une des couleurs du Blafon.II reptefente le 
bleu . Ac ell le lîmbole de la Jullice, de la fideUte 8( de la dou- 
ctur. C •!■ ( l'orte: d azur. ) 

^wii . iij"i', 'M- Qiii cil de cauleur d'izui. ( Le ciel eft 
azuté. C«». f>t. ) 

B 

Î-) .f.m Secoade leitre de l'Alpha'jK. Fionoccx ^''. C Fai'« 
:i un 4. ] 
' Ne favoii ui .« , ni i c'cft à dite .»fre/^i;»r4«r. 
Cl delTousg t MoalIeurl'Ab'je 
Qujncfavoitnt A.niB. fcc Voies -^. 
E'rr r^a-^HctnS l'io Verbe pour due ctre bon 8( bcir. 
Bmtl.f.m. Terme de /r/i'.'.f «. Marque de Miifique fur 11 Ujne 

delà clé. Prononttz *•->»•/ 
B-jir<r>-f ./.'"• Tenr^e.leA*«/Î7«. Mat^uc de mul"iq.ie fut la li- 
gne de la clé. l'iuajnc.x Becurte. 

» A A 

Bà.Mi.iFJi, ou tiiUer , v. h On le peut ccrixe avee deur.i, on 
avec un « i maison y nut toù|cuis un accent circcnneic.poui 
montrer qu'il taut pronmcer lon^^ue li première liîabe de ce 
mot , bâiller , 8c des autres qui liiivent. Il ligiDi.'ie ouvrit loit 
la bouche; f. ire des bàillemcns , qui font cau'cx par uner.i- 
peur qui fait ouviit la bouche extraordinatremtnt , & qui 
marque de l'ennui ou du foinmeil [ On biill: lois qu'on 
voii un outie b.iiller. !1 ne f.iit que bailler. Ucû de la civilité 
de loutnet 1.1 tête quand on baille ] 

EtdilUr. Ouviir la houch. de tel'e forte qu'on matque de l'en- 
nui S'ennuur (Qu.ind on feroit rell'uciter Hrleine , je biail- 
leroisprcs d'elle ailurément Cti. i^i. Je ne lai pourquoy je 
batiillecalilaut la ruce-ll - Veo, S»', y On ne peut liie : ou 
). paç;es des tia.luêlions Ju feicntifiquc .'Sbc de * * qu'oB ne 
bàai'Ic au moins 7. ou 8 fu s ] 

Biit:IUmtnt ,rm- Ouverture .lui le fait de la bouc'ic loifqu'on 
bà.iille. [ Le bàillemem déplaît, le .làiUcincnt fuquent eft 
rniiuieux. ] 

t * E.iillrT,v. n. Il veut dire afpiret avidement ip'ès quelque 
chofcimais en ce l'cni il .tl bas. Se un peu comique [Le 
Chimique l'.l. au li.u Je lue I l'ciiiutc , s':.inMl'e ad.lliKi ît ï 
tjilln- aprcs quelque Abare.inais on cioit qu'il bâillera long- 
tems. ] 

I r>ii!t.m- ,fii. Mot b:s &: piquant, pont dite un homme qui 
bJiUe lonveut. [ C'eli ua fraue bi.Ucut. un bailleur per- 
pétuel. ] 
I .l'-'./'i.T' .r/ Me t bas&piqnant .pnur dite une fille ou une 
ftinme qui bàiilc trop fiéqueu.raeni. ( C'cft une bàlllculé 
qui en:iuiatoui'eni..a.l.' ] 

B.'iUrur ,r.m. '^xo.-iir. L'un M'autre fc dit. C'cft c< lui qui re- 
mit les os diUoq.icz 8c les côtes rl-'e-, enortécs 5c ion. 
^>ue^ Les ailleurs ne lor.t point r'i):ezrnkor; s Je nuticra 
m enOliciers, ficca'tllceiix qui le '/ent par quaitiet Jicz 
le R.oi. l'IulieuTS aiment n.tciis' les ai'Jlrr Arrt«rni.| que 
R.vlliuri. f C'dluu dcspir>h.ibilcs£<'«'>iir> ou ^■warnn de 
Taris ) 
fii*!//»»*. Terme de ^<//c-V*Ji fi.-'rw.'fi» rri*i bjt.'>n qu'on por- 
te ^1.^ bouche pour avoir rompu l.-lileace. [ Avuir le baail- 
lon. Potterle b.'..iillon ) 
BÀiJthr.tr.v. éL Tel me iie Jirli^niix ' SimérJm Mettre U bji'ion 1 
un Novice quiciule tiop.8c dias letrms qu'il oet'iatfas. 
Onabadlonne IcfieteN. ) 
t.hUrnnrr, t. a. Meitie un bàUlon 3i la boucb d'un chien ,dc 
fcui qu'il oc Biorde. ( bJiUoiincx un chien.} 



B A B. 

Btill*»»!, kaitlinnii , ai]. Terme de Blupn. 11 fe dit des anlffliUiE 
qu'onpeind avec ua bâton cntie Us deat>. 

B A B. 

BabeT,/'/ Nomdefille. Petite Elifabeth. (Eabeteft jolie.) 

Babeurre,/? «». Lait de beurre. ( Le babeurre efttafiaichiflant 5 

BabichEi/?/. Petite chienne. ( Vous perdez pour une babiclie 
des pleurs qui rufiroient pour racheter un Roi. Vn.Pti. ) 

Ba a I L , /T m. Vice qui conUfte à trop parler, Le ba^il eft la 
marque d'un petit efprit. 

Elle piiloit à toute outrance , 
Sa tangue alloitcomtHe un torrent^ 
£t fon l>»bil ctoit plus grand 
Que n'eft mainxnant l'on filence. 
La dignité de Nôtre Dame dcm ande de la dévotion du coeur 
& non pas du t^bil & du verbiage. Dijfenatitn fur U Poruil des 
Ctrdriitri de T{iimi.) 

i ButsIUrd ,f. m. tjuiadubabil.( C'eft un franc babillard. M»/. 
Les Barbiers font degrands babillards. ) 

'l BAbilUrde,!". f. Caufeufe. Qui a du babil. ( L'hirondelle eft 
unebabiUarde .^lil. ^r.l.i. Les femmes font toutes foibles, 
légères ,indifcretes , impatientes âc^4^i//4ri<», Entr, i'^rijtc, 
P- 134. ) 

■J- Btkilter, v. n. Avoir du babil.du C3quet.(EIIe babille toujours. 
G'eft véritablement la Tout di Babilone , 
Car chacun y iabille &: tout du long de l'aune. 
iUl.Tarl.a. i./c.i. ) 

BMUiire , f. f. Voicz c^ijuittire. 

Babine , /■/. Tout ce qui couvre les dents des chevaux & des 
vaches par dehors. ( DegrolTes babines.) 

f Btiint. Mot fatiriquo, pour dire lèvres, fils torchèrent leurs 
laies ktl/mt, contre des mufles dédaigneux. 5. ^m. ) 

Babioles, f.f. Chofes de peu de confequence, & de petite 
valeur. Nipes de peu de prix & proprement d'cnfanr. 

B.Moiim ,/?»!. C'eft une efpece de gros Singe. (Ce baboiiin fait 
mille plaifamcs lingeries. ) 

i • Babtuin ,f.m. Ctrtaine figure grotefque barboiiillée fur la 
muraille d'un corps de garde , qu'on fait baifcc aux Soldats 
qui ont manqué en quelque choie. 

t * Baifir le Otitùin. Sorte de proverbe pour dire faire des fou- I 
millions à quelcun avec lequel on e'oit brouillé. { 

t * Fane liaifrr It bahctiin iijuelam. Façon déparier proverbia- 
le , pour dire , obliger une peifonne à fe Ibumettie avec 
quelque forte de honte. 

■f- ' BAbciim .f.m.Ce mot fe dit d'un enfant , & veut dite étour- 
di , badin , lot ,& qui n'a point de conduite. ( C'eft un petit 
baboiiin ; un franc , un vrai baboiiin. J 

• Bibeuini ,Cf. Sotte, Impertinente, & qui manque de condui- 
te. fFaiccla babouine, une petite baboUine-^ 

BAC. 

Bac . f. «. Bateau grand , large , plat par le tiez & par le eu , 
qu'on tire avec un cable , & dont on fe fert pour palier les 
hommes, les bétes& les chariots. C FalTeTaubac. ) 

Bac Al.^uREAT ,/?»j. fiononcez Bacnhrext. Dignité de Bache- 
lier Qualité de Bachelier. (Le Bacalaureat eft panni les Ec- 
clcfiaftiques quelque chofe de glorieux. Afpirer au bacalau- 
reat. Parvenir au Bacalaureat. ) 

3ACAfi Ai£s ,f.f. Fêtes de £acchus. Jouis de débauches pat- 
mi les Anciens. 

Bacanuli , f f. Tableau qui lépiéfente les Fêtes de Bacchus. 
[ Une belle Bacanalc ] 

BAcante , f. f. Prétteflè de Bacchus , qui célébtoitles Fêtesde ce 
Dieu. (Bâtante, futieafe.ttanfportée, toute échevelée. les 
Baci.wTes jouoient du tambour , jettant la tête en arriére. 6c 
portoient toutes chacuncun Tille, lors qu'elles cclcbroient 
les Fêtes deBaccus.) 

B.tCHA ,Baf.,,f.m. BslTa eft ie vrai mot. C'eft un homme qui 
aun commaiidement confidératile parmi les Turcs. Voyez 
Briot , Htftaire ie l'Empire Ottrmttn , l. r. c. i^. 

KichdeUe ,f.f, Voj'ez ce mot ipits BacMier. 

Bachelier,/?»!. Ce mot dans la Faculté de Droit Canon , eft 
celui qui après trois ans d'étude en Droit, réglez par l'Edit ^'.u 
F,.oi de mille lîxceas loùaaw 6( dix neuf, du tiatdém':: de 



BAC. jjî 

Mj;,afait!<f^iitenu nn afts dans les lort^iîs otuùiajeiat 
prel'crites par U FacuUe. ( Etre Bachelier en Droit ta. 
non. ) 
Bachelier. Ce mot en parlant de !" faculte'diMIdecine de Paris eft 
celuiquiaétudié deux anstn Médecine, qui eft depuis qua- 
tre ans maître es Aits de l'Univerfité de Pans , Se qui aïant 
iubi l'examen général, eft revêtu de la fourrure pour entrer 
enfuite en licence. Les fiis de Dorteurs de l'école de Paris fe 
prefentent quand ils veulent , lorlqu'ils ont étudié deu.Y ans 
en Médecine. Mais les Médecins qui ne font pas de la Facul. 
té de Paris , & qui s'y veulent faire recevoir , doivent avoir 
été huit ans Dofteurs d'une autre Faculté , afin de pouvoii 
être admis à l'examen de Bachelier, 
Bachelier. Ce mot fediten parlant des anciens nobles François. 
C'étoit un jeune Gentil-homme qui n'aiant pasmoien de le- 
ver bannière , écoir contraint de marcher fous celle d'autrui . 
qui afpitoit à être Chevalier, 8c renoit rang entre le Cheva- 
lier 8c l'Ecuier. oiez duTillet , Memoirei à- i-tifeau ,trittttde 
U haute Niblefe. Sombre 49, & fi. 

( L'Ordre de Banneret eft plus que Chevalier , 
Comme après Chevalier, a coût fuit Bachelier; 
Puis après Bachelier , Ecuier. Vtyex. le Poème de l'Or!. 
gine du C hevalterl Bttnnerett. ) 
Bachelier. Ce mot fignifieaulTî celui qui fait l'amour à une jeu- 
ne fille. Amant de quelque jeune hlle Le mot de far Ww en 
ce fens eft hors d ufage. Loifeaa , traite' de la haute Noblejfe. fLa 
fille à qui le Bachellir faifoit l'amour , s'apeloit BachtUtte , gc 
il falloit que ce fut une jeune fille. ^ Le mot de Bachelette, en 
ce fens, n'eft en ufage que dans les vers 8c les difcours de 
profe qu'on fait par plaifif ,pour imiter le langage de nos pé- 
les , qui dans fa naïveté a fouveai quelque cEale d'all'ez 
joli. 

( Adonc , me dit la BacheltUe , 
Que votre coq cherche poulette. 

La Fontaine , NouveauK-centei , p. ftp; 
BtchtUire ,/? /. Ce motfe trouve dans les Statuts des Boaquetie'..' 
res de Paris. C'eft uue maltreflê Bouquetière qui a palTéplu- 
Ceurs fois par toutes les charges du Métier. Iljra quatre an-' 
ciermts B.ichetieres dans le corps des Bouquetières, 8c chaque 
Bachelière a trente fols de chaque Aprentiflè qu'on-reçoit. Les 
afpirantes doivent faire leur chef-d'œuvre en préfence 
des Jurées 8c des quatre anciennes Bacheliérti. Voiez iei ita. 
luti des Bou^uetiirei , art. 4 Sc J. 
Bac h ique , adj. Qui parle de Baccus , de vin. ( Air bachique. 

Chanfoa bachique.^ 
Bachot ,/■ M. Petit bâtiment fait d'ais, pour alet fut 'es Rivières, 
pour y mener du monde , & le paffcr d'un bord à l'autre. ( Le 
nez , la levée d'un bacho: : le derrière ou le eu d'un bachot; 
les to.ireti, le plat bord, le plancher, le fond d'un Bachot: 
les avirons . le gouvernail d'un bachot. Bachot couvert. 
Quand le baehot eft couvert, il y a une cabane &c une ba- 
nc. Les gens qui ne font p.is Bateliers apellent le bachot un 
petit bateau. .Mener un bachot. Fermer & défermer um iachit, 
c'eft le lier 8cle délier. Ha'er un bachot ,c'e&U tirer avec un 
cable liéà foninât. 11 n'a ordinairement de mât que lors qu'il 
faut faire quelque petite traite fur l'eau. 
Bacchus, f.m. rrononcezScécrivezS«««J, fils deJupiterSc de 
Sémèle, qu'on repréfciite jeune , couronné de pampres , 8c 
avec une boutcillt à la main. !' eft pris pour le Dieu du vin,& 
8cpour le vin même. ( Ainfi on "dit, Baccus aime le defoN 
dre, 8cc.; 
•f Bielé,bàciee,adj. FaitRèglè. Arrêté. (Csia eft bâclé. ^ 

EaCQUET. VOitzSaqHIt. 
BaCIUEê!. VOieZ SrfJKMCT *.-. 

B A D. 

Bad.w-,/". K. Sot. Niais. fC'eft'inbadsut.') 

t Badaut. Cemoteft unf..ciiquctinjutieuxqu'ondonr.ei;oia»" 
munémeut aapeufledePariî, parce qu'il s' atroupe 8c c'amn- 
fe à regarder tout ce qui lui femble tant foit pea e'.traoïdi- 
naire. Un chailatjn. far exemple, a bien-Eotamalfé autour 
de lui plulleurs baJauts. Les badauts de Fatis. Mais en ce 
fens le mot de badaut fe dit en riant ) 

B.<Jj,»de. Ce n-.ût fe dit des femmes 8f des relies de Paris , par ït' 
iûsiac J»uPU qu'on dit dei/'iosamcs , les badauti de laii»' 

P 



ir4 B A D 

( Elle eft ^àdiudc. Ce mot fe dit feulement en tiant tl» tttte 

Ggniâcation. ) 
Badin ,/»». foiitre. Benct [ Elle croit qu'un badin qui dan- 

feâc faute , vaut mieux qu'un honnctc homme. ] 
Badine, ff. Folâtre. (' C'cll une franche badine. ) 
BUiH yiadim ,»dj. Sot. BJdicule. f 11 nous vicntétouidii dcfci 

contes badins. Mtl. ) 
Btdin , buiint ,*i. FoUtre , niiis. ( Vous étn bien badin de 

vous amufet ices niaiferics. Ptrt-R>yal, Terinct , ^dtlphei , 1 

« I.A.I.] I 

• Btdm, iitdini,»i. Ce mot fe dit en riant, tt veut direcn- 

joje , gaillard & plaifant ( Uavoit un tout admitable dans 

fon elprit enjauc àc. badin, tuni Itaùmm. ) 
Badinemmt, niv. Dun air badin Se folâtre. ( Pégafe s'agcnouU- 

toit ^4i<>w>">' quand Voilure le montoic. S»r. ftmfe fun. de 

Voilure. ) 
BaJinage ,f *i. A^ion par laquelle on folâtredelam.iin. ( Un 

badinJgeimpetuneot,pLâilant,aiinable ) 
B.:.ii"'ie. Manière badine Se ridicule. ( Je laiH'ai palTer tout ce 

badinage ou l'clprit de l'houiMie fc joue de l'amou: de Dieu. 

Ptf. t. lo) 
Bdiin'g'- Enjouement. Manière de dire agréablement les cho- 
ies. ( Imitons de Marot l'clegant badinage Diprttux. ) | 
t E/Irei'flrmiauùtiduiji^e. Etre fait» tout ce qu'on veut- ( Etre 

inftruit de toute l'iutiigue. Ecre acoùtumé a tout ce qu'on 

déGte.) 
Siiiner , v, ». Joiier , !< folâcrerdclamain. ( Il ne fait que b»- 

•diner auprès des Dames ) 
•/Îj<<mCT.Uire les chofes d'un air fin Sepliifint. Sejouiir agréa- 

blemint ( Ccn'crt pas qu'une Mule un peu rinc, fur un mot 

enpa03nt,nc joue Se iic badine. Badiner noblement. £>e- 

frtiUlx. ) 

t Stdf.ier. ce mot fe dit des petirs ornemens qu'on atache , i: 
veiitdire avoir quelque petit mouvement agréable. ( Il (aut 
que ccb badine un peu. ) 

**ii'jcw./"/. Sotife. { C'ell une grande badincrie. llyadesba 
dincriestou! à fait infuportables , 8c qui ofcnccnt l'clptit , il 
y ea a d'auties qui lainufent agréablement. Htlr.. tnrre:. ji. 

Badvi'ii' Niailc.ic.BagatclIc. l'ucnliii:. ( Lc.> génies les pius éle- 
vez tom'jent quelquefois dans la badiiiciic. DtfrcAitx ,L>»- 
gin. (II. y.) 

Sadinerie. Enjouement. Badinage ( La Déeflc tddiiurie fuivoit 
les .uteuts Sdr. ) 

BAT. BAC. 



EATOuër , v.d. Tiaiterinjutieufemcnt. ( Bafouer quelqu'un 
a-'ec iinom.nie. Pjt:tu' P'.Mdijii j ) 

Bagage,/"'». L'quipage de gens Je guerre qu'on porte fui des 
chaiiois , lur dci ch. nettes , ix fur des chevaux. 

I VliiT A«_5'-^e. C'cil s'en al.r d un lieu pour n'y pas revenir. 
(N«frf lemi » f.ii *'ij[.'^» i phiaf; butlelquc j» jur du c qu'on ert 
vieux ) 

f Bac aRKE./Tm. Bruit. ^ Ou a bien fait du bagarre. Unhot- 
riMcbaf^arre, ) 

BACist,ou 'ja^*ie,f.f II vient de l'Efpignol ùa^j.-A, ou de 
l'Italien ^'<j<</"-<. C'elluo m., i l'iovcu,alC; tiafcon ,qui lig- 
nitie;»*""»!. Dans les ai::i es pais ou l'on paile bon Fraa^-ois , 
le mot de /'■'f-'lj. n'cnticqu- dans Icsdilcours familiers te 
p1aif:<nf. C'eilainfi quel'a emplj}e l'Aut.ut des Uiuiesga- 
îajltcs* Laii , dll-il , i**h*'ti.inn%i; ttniPH une t.-'^-ijJe. Et î'j^lca- 

ble chapelle, en pillant d un l'octc qui aimoit le page, com- 
rae V. la :,agalle , a cciit 

Chacun y nominoltd'.MTuci, 

Il fia l<iâU', Dieu merci,  

Ciioit une vieille *.i^j//f. 

r»'*J* d* BtitijAirnênr C" CtiApeffe. 

Bag «Trii r ,/;/ Afaiiedcrien.Chofedepciideconréquence 
l'eut: cliofe , ^L quiprclqueneinciitcpasd'cire coiOiditec. 
Fciit: piodiuliuii lielpui ( ^ousvoiii bien embat. fie pour 
un^ba'^a'elle. >(•/. F*«i. A mol cent mile vers font uncbi- 
gaicUc. ^>.i. P't. Oublier connue une bagarelle tous les 
miux qu'on .i foiirci!!. îi». Ilyaunc };raude diference de 
toutes cet bagaioUesitla bcauic île» puces fciicuf». MjI. 
Cfu. ) 



B A G 

^ ttgâtiUii.Çetaot^ntfieptmtduicut. ( Fat exemple (ion dh 
a quelqu'un.er/</;rd,Se qu'il témoigne qu'il ne le croit pas, 
il lépondia, bt^ttltU. Voiez Melwe ,ftMriirui de Seapm. t. 
I./.-..4) 
Bague,/ m. Mot Turc. Ceft le lieu otiTon renferme lesEC 
claves. ( A Conliantinople , le Bagne eft grand & fpa- 
cicux. ) 
Bague ,//. Anneau .lor ou d'argent , au defTus duquel il y » 
quelque pierre pietieufc, ou quelque diamant enchillé (Une 
bague bien iravaillée ) 
Btgue,f.f. Ce mot le d rentre .Madtmiflei. C'eÛ un grand an- 
neau de fer , ou de cuivre , qui p.:nd au bout d'une manière 
dcclé , fufpenduê a un ïiâton , qui s'apelle potence , te qu il 
faut emporter la Uncc à la main en courant à toute bride On 
dit le canon de la bague , le nombril de la pot nce. Les phia- 
fes dont on fe feitdans cet agréable exercice , font , courre la 
bague, faire une levée de bonne grâce avec la lance, mettre 
la lance en airét ,baiilet la lance, biidei la potence , mettre 
. dans k nombril , taite un d.daas . emporter la bajjue , gagnée 
'Icpiix.Scc. 
B^^ue .'tjlrintnujue. Voyez Anneau Aftronomique. 
B^^Htiir loyaux, rexme de/>r«ri^«f, en parlant de gens mariez. 
Ce font les pieireriesSc lesautres bijoux qu'un epoux a doa- 
■ez à fon épeufe. ( La femme reprend prcfciablemcnt atout 
les créanciers /c'^.ijH» (rjejiux, lors qu'ils fe uouveni CA 
nature Vol. HiçhanUX^"" dei de:uu»M,p.i ck.f. 
f * lii'en eft lire ttguei ftu-jei. Façon de parler ptsverbiale, 
c'e(làdire,U$'cftbeureufemeniiiicderafaire qui lui £>it'uiC 
delà peine. 
BACU£HAUDE,/Îf. C'cft une fonc de vieille poélie de rimes bu£> 

CMlines. Pâquier en parle dins l'es recherches. 
Baïueaiudt ,f j. Fruit de BagueniuJier , que les enfans font 
cicve: entie leurs mains , & les font claquer. ( Cueil ir des 
baguenaudes , & les donuct a des cufans pour les amu- 
fer. ) 
t fiijwn^uJrr , i.n. Ce motellrioux ,& ne fe dit que par le 
petit peuple, & même rsreineni. C'ells'ainui'ci a des choies 
vaines. ( Je n'aimr point a baguenauder. 11 ne fait que ba- 
gueiiaiulet. ) 
■)■ B^igurnaidiisT ,f.m. c'eft celui qui baguenaude. Ce mot eft 
! vieux , encclcns C'ell un franc bagucnaudict.) 
Ba^iietiHJier,f.m. C'ed une lo.Te de p.tit arbre qui fleurit jia- 

ne. ( Le baguenaudiei eli uii quand il eft bien lleuti ) 
Baguer, v.d. Teime de tm-nrirr» eair<i^. taire tenir les pUt 

d un habit avec des glands his. 
BAGutTrc ,f.f. Eaton long i: délié ( Porter une petite b». 

guette.) 

BdgHtne de ffCie C'eft un biton long qu'on atache à une ni'ce 

1 volante. & qui doit elle de incinepu.ds que la hilce, pour loi 

fcrvir de contrepoids , autrement elle oc monicioit pas em 

liaut. 

B.i^rKfifi de ttmieur. Venu, b.itons longs d'environ un pié Se 

dcmi,& bien tourner ,av.. quoiua bat la ciill'e. 
t Commander d b.i^netie. C'clt à dire • eommandtr dkfolm- 
I m«nr. 
B ifvir ,f.m. T»rme de / apidairr. Manière de petit coftc o» l'»"a 
met des bagues (Un b :u bajuicr. ) On 1 Ji>cloit auire.ois 
*«iri.T. Il cudivilcei; pluliciusiaies .dans lcli;ueUc$ on ii'J 
les bagues, eotoiic qu'il ne paioiidchoisquclapiciccfic- 
cieufc 



B Ail. 



BAI. 



Bahut,/! m. Cofre couvert de cuit, orne de petits ctoui ran- 
gez agréablement. C«V«r cOmcux , on d,ie>/<r. 

BahHtiir ,f. m. Ouvrier qui vciiJ , fi t'ait de i.v.'tcs l'ttesde co- 
ttes, vailles, malles , cauiims , le tout (.M..e'> de luit île 
veau.de vaclie de toulli.d. poi>. X de toutes lottes uc cun : 1* 
ref-rve du chagrin B^^'un,- cil vieux , on du ua^tict ou 
Cofictier. V. lifitiier. 

Bai,'"", .t.',. proncnccz Sr Qui cA de couleur de dittégne. 
plus ou moins claire, ou o.>lcuie. fchetalbai, cavale bi'C. 
.uai clair , bai chiicm , bai dote , bai-biun , bai-mituucttcv 
ouàmitoit. ) 

Ba ic , /: / Graine, ou fruit de certains atbtes comme de Uh- 
iic(,dej;«ncv(>ci,>lelu>ux,{(c ^ L'ilfoiiede» baicitou- 

S». 



B A T. 

|;ts, douces & pleines J'un fuc qui rcflcmble au vin Val. ) ] 
t.ti!. Terme do .M.jfo;j Ouveiture qu'on Inifi'c dans U muraille 

loif<)u'on bâtit pour mettre une porte ou une cioiue. ( jottir 

par iabaie. ) 
S.nt. Tei me de TBfr. Enfoncement de la mer dans la tei rc. bciit- 

cou? jii.islaigepsTle dedans quv-pit l'cnti^e ,à l,i diicrencc 

«iesànfMsdemeiquifontplusl -rgci par l'entice que par le 

dcJ^r.s,(LabaiJ deCadis La baie de Gllbratat ) 
•t £,iit. Tioinpciie (donner une baie à quelqu'un, l'aier d une 

baii: C'eft un donneur de baies. Kcir^'j/.itf de mameTicrre 

.Baicnhh, î).4. Faire entrer dans l'eau. Faire nagct dans l'eau 
pour prendie du lai'iaichifl'cmeDt t £ai|jner , ou faire baigner 
un cheval ) 
' Bjj^nrr. Ce mot fe dit des rivières & des fleuves, 8c veut dire 
tnultraMre! , ^rroftr ( L Indus baigne la foiicrelTe vcislc 
Septentrion. l'a.i. ^ • ../ 9.) ' 

Mainicr , v.n. Au fij^u c , il fignifie arrcfir. ( Baigner fon lit de j 
fcs lainies. fo'-.'-^y ■/. r/) | 

' Baigner, v.t. Ce mot le dit des chofes qui trempent emit're- 
jnent dans la liqueur où on lésa mi!ès. ( Il faut que ces her- 
bes baignent daiislaliqu'.'ur ouoii Isa uiillsintuler ) 
On dit hipetbo'iiquemciit qu'un homme alTafllné i^'^n' ''<•"' 
fou f*iig y pour dire qu'il en a beaucoup répandu On dit que 
levifaged'iinepeifonuc quipleuic beaucoup cA hai^mde fes 
tai ma, 
SeOiugner ,v.t. Prendre le bain. Se mettre dans l'eau pour fe 
lafraichir. (Il me prend envie de me baignci. Oil'eauquifc 
baiine. J 
• Stb.t:gniT. Se plaire. ( Votre cruauté fe baigne dans les pleurs 
que yeifent vos amans. Voi. Toi. 11 fe baigne dans la joie, dans 
les plailîvs. Ce cruel Tiran/^A.i/j'K dansU l'ang de ceux qu'il 
a fait m.'.fTacrcr. ce terrible Conquerant/i iuig.-ioir dans le fang 
des ennemis qu'il avoii dcfaiis.^ 
iÎ4i>nf«r, f.n. CeUii qui li: baigne dans le bain de quelque ri- 
vière. C " y â bien dts b ligneurs cette année ) 
JB<iijHj«r. Barbier qui a dos bains chez lui- 
Sai^niiire ,f.f. Vaiïléau conipofe de douves, &lica«c des cer- 
ceaux, OU l'on fe baigne vians la mailcn. ( Une baignoire ova- 
le , ou q.iairée. ) 
ÏMGu. V B-^u. 
lAi !../■»<. Ce mot fait au pluriel ,i4».v Contrat palTé devant 

notaire, de quelq'.iem.iiron, ou de quelque teitae. 
■• t .'j'j./J'jw.ic-.Contrat de m iri.Tge llne.airur.ince d aimer Sx. de 
ne pas quitter une msiii-ol!e. ( Tout rendre votre efpiit cer- 
:taiii , je vous palTetai des demain , un bail d'amour devant 
notaire. Sur. Pi< ) 
Iaile , m. Il vient dj mot Efpagnol. Bayle. Ilfe dit dans le 
Rouffillon 8c en X-anguedoc ,L< (igniiL une forte de Ju;e- i 
Roial. /' On prêtent alluj ttirhseni6!eiau paiement des en 
trecs, quand les Contais ou les Bailes l'oidoiinent. P,.trH, 
fl. i.J On donnoiîauflî -enom à.: EaiU aux Rclidens delà 1 
République de Vcnif;a Ccftantinople. | 

lÎAiLLB ,/"./. Terme dcnr. Aîafiicrede petite cuve , oîi l'on 
met des grenades, 8c quelquefois lebr uvjgcquifedifttibui: 
chaq-i: |oural'equi|age. (' La baille ell pleine. }  

I.^ititR , v.a. Ce molle dit des teires qu'^ n lailfe à ferme. 
Horsdel.i il n'ctt pa- dubel ulaje. On dit en fa place liuiner. | 
( Bailler à ferme quelques her;t5gcs. ) V dotmer | 

iAilti ,A'wi. ^elui qiJi.J.i,»' une l'iovineea le londela juftice, 
Qj^tclt le Juge or.linir, edes noblei , qui en eftl. vlief au'jan 
î .-,.-• itre-ban , 8: qui con'.evve les d oitsiScle bien d autrui 
Ci'ntrcl'oprelTîon deceuxqiii l'iiuquent. 
^ B.nUvt,C.f. Femme de Bailli. Le mor de Raillivc eft bnrlef- 
que , on iXil f^ './n^ U B.ùlli. ( Vous irez vilîer poui 'votre 
bi^n %-enué , Madame la Baillive , 8c Alidara.- J'Cluë. Mal. 
Ix'l'.c. i.fi.) 
Xiiil.'u^fr , f m. Il y a deux fortt s de Bailliages; un Bailliage jcné- 
.ial&; un F.aillu.,e particulier, l.egenéral cit une Jurifdict'on 
Roiale, cjuinc lecoiiuoit point de Juge fuucficur que le Par- 
lement , Se qui cfteompofccd un Lieuitiiau; gênerai , il'un 
lieutenant parreu ier, d'un ' icui^nant c iminel, d'un Avo- 
tar du Roi, 6c lie plul'iur.Cunfeillers. Le Bailliage paiiieulier 
tfteompoled même , fir.ou que le Lieuienau. du Bailliage 
p.irticu!iet s'apellc Lieiui-inn c '-i! , 5c que le 1 ieui- nantgé 
jicial j droit d'y tenir lis aflifcs- On ju^c daii; ces Bailirges 



B A I. uj 

desciufesdesNobles 8c du Homa'nciîuRoi. Le licutensnt 

général a droit de f.iiit alfeinbler 1: btn'** l'atiiére-b.-in , à 
1 cxclulion du Bailliage particulier. ï< par spcliîiiondescau. 
fes des l'revotez S< iities luft ces infeticuies. Le Bailliage 
générale le particulier ju^vtntd^ toutes lortes de caui'cs, ejc- 
crptcdcs afaires d-s Ba;llia^esdei Ijucs8c IV.it. , qui lelFor- 
tifi'cnt,ii«<Jl mn/io , àleur Parlcm'ent. les Bailliages jugent 
prcvotab'eipent en deintJt reflor'. vec le Nevot d s Ma:é- 
cliaux. 1 es e onfeill :rs lugent deseimir.cls, afec le Lieute- ■ 
rant criminel ,8c alors il y aapel <;? le ui .Sentence au l'arle- 
meru.C'eltle Procureur du i*.oi qui. l'utile, 8c quand Un apel- 
ittoit pas j il faut toujours apoitet h procédure au Parle- 
ment. 
Bj lluige ,r.m. C'eft !'etendilëdel3juri.-;^ioB d'un Bailli, f Le 
Le Bailliage du Châlelet de F.iii: etl giand,il«A beau, 8; con- 
fiderable J 
tMv.f.m. Endroit de h Rivière le plus propre à fcba-anec. (Le ' 
bain cil bon en cet cndioit Ln''cr d^nslc i)air»;fonîr dti 
b.'in. Demeurer une bonne lieu. ..u bain, Ucit bon de n9 
fe point .igitcr quand on ell au bain. J 
Bai/i,fm Ce noc en parlant de bains publics 'e '.'.it d'ordinaire 
au pluriel, parce que dans cet loitesdeb ins. il yaplulicurs 
pctisreduit- .quifont ciiacun apellcz kai-, , ou 1 on le peut 
baigner fepatéincnt C'cft de la fort, que Icsboinsdes AiW 
ciens étoientbitis;carily avoir des chambres pour lis ho-«- 
mes,8< d autres poutksfemines, féparees les unes des au- 
tres. On s'y pouvoir baigner commodément Il.r '. 5. c/mb. v. 
On ditaller aux ba.iis . revenir des bains de Bourbon. Il y a 
de: bains froids ,8c des bains chauds, 8cc. 
B.iin ,/? m. C'eft fur la Rivière de Seine i Paris , un grand bateau 
couvert d'une grolfe toile, auiou' duquel ily a quelque 
noni'arcdcp tites échelles pour décendie dans un endroit de 
la3.ivit're,ouily aquantitcde petis pi .eux enfoncez d'efpa- 
ceenefpaee, aafqueis on le tient quand on prend le bain.. 
Bain , en ce fens fe dit au lia julier 8c au pluriel. Voila It bain 
des hommes. £* 4am des femmes eft un aurre bateau un peu 
éloigne de celui des hommes 11 y a<l<-i bAini fur la Seine .ilfez 
commodes, ils-coutciit deux fols ou fix blancs a chaque per- 
fonne qui le baigne. 
B.iin,C NI. C'cii l'aiftion de fe baigner. Il conffte à fe mettre - 
dansl eiu, Scydemeuierquelquetems. Les jeunes gens fe 
ba'giient par [)laifir,8c les aut.es prennent le bam pour fe 
conlt. Ver en fintc,c r on dit qu'il cil boopoui cela. Quand • 
les .Médecins ne lavent plus onils en lont , ils ordonnent le : 
baiij aleurs!n.i!i(.!cs. Ondi: qu.lebain eil meilleiuii la Ri- 
vié.c qu'au logis, p..rce qu il ett plusnatniel. Le mot de bain ■ 
encciens, n'ellce lemb ebiene.T uiagequ au lineuUei. 
t * B^irt lie ct.tp.iut. S. Amant aainli nomaie un lieu qui eft fale • 

£c bouibeux. 
Bo'i'i Me.iicam us externes préparez a'vec •le l'eau , oii l'on fait 
boiiillii des meji..amens lin. pies . îc oii 1 on ajoute quelque 
fois du vin, du lait, ou aunes liqueurs pour prendre le bain . 
En ce fens le mot de bain Te peur emploiei au pluriel. Mada- 
me ne ûutoit dormir, 8:1 Médecin J ordonne un bain pour 
larat'r.ichir On dit.i au'Ii» il 1 ordonné des bains pour aba- - 
tre lesfuméesquimonieuniu bas ventre au cerveau de M»- 
d ame. 

Les MédecinsapeUcntlesétuvs(les4.3i'.//Jfr , pa'ce qu'elles • 
I font fortir l'humiditéducoips parles fueuiS. f"tpai les i 'i'i; ■ 
tewi.^^» , ils entendent une fomentât n le tout le corps. 
Bai» mér^f yf. /n Vaiiicsu pt'in d't au rvec ',..) o'.'. pinfieurs aUm*' 
biCE pour faire diltiler ou pour s'en f ivir a qu liju auriecho- ' 
fe. ( l'aller pe.. le bjin-m.irie. Mettre ai bain ui.iiie. J 
Bj;iciUE,/f Petite monuoie d'Italie, quicft la dixième pai- " 

tied -.injale. 
lAJoiRE.r/. Pièce de monnoied'at-ent quia cours en Ale- 

magne . en H jian de , 8ce. Se qui vaut un .'.eu ce un quut. 
Baïonnette,/^/. Ce mot lembU vcuitdeGaleogne. r.'ellune 
fox e de pei.teépee longue de 1;. a ij pouces, qui ji'an;;;ar- 
denipoignée ,raaislculcincnt unniinchede beiis de î..a ic 
pouc.s, quia une Lim»- e.n forme de lancette, iug d'unoon 
pouce, longue il'un pié,^ioit po-ntiie. La baïunn île elld'un 
grand feevice au.i i';iag.' ns Je aux fufelieis , '.laice que qu^nd 
ils ont t..it leurdccha.tje. Ce qu'ils fe trouvent ans poudre 
8c fans plomb, -Ispouvent nietticK ininehe de labaiornei- 
t dans ic canoB de leur tuljl, £ê s' eu letVir comme t. 'un pil- 
te;:;'....;;;. r i - 



1 G 



BAI. 



iuftr,v.*. Aptocherfa bouche de celle rf'unaotre poatmar 
qucd'amoutou d'amitié ( B^ilctquelcun de bon coeur, l'oi'. 
/. 4:. Baifei fur la bouche ; baifet à pincettes ; baifer la lan;;ue 
dans la bouche. lespétesSc les métes bailcnt leurs enfans 
au front ; les amis fe bailent à la joué , fc les amans a la bou- 
che. ) ... 

' On dit de celui qui a une grande obligation a un autre , qu il 
dcvtoit faaiùr Us pas où il marche. 

StifirUtAii'Uin.V.BaitM'i. 

Eji/îr. Avoir la dernière faveur d'une Dame. ( Si Ton ne baile 
aux enfers , n'efperez plus d'être baifée. Mm. Pot. ) 

i' Eiifir Ce moiCe ditdesais quife touchent fans qu'il y ait 
tien entre d'eux. ( Il ne faut pis que les ais le bailent de peur 
qu'ils ne fe gâtent.) . r r ■ 

B4<fir Ui mtini à quttijH'nn. C'eft aflurer quelqu un de les ler^i- 
ces.CjebaifelesmainsiMadcmoifelle Aialante. Vti.l.^i.) 

ti VHi ituft Us mA.tm. Ces mots prononcez fctieufement mar. 
quent qu'on eu ferviteur d'une perlonne; mais lî on les pro- 
nonce d'un ton un peu fier ,ils marquent quelque 'efus. 

BdifcT.f. m. En Latin ./tK/«m. bafmm. Il fembK- que c'eft de 
ce dernier mot que nous avons fait baifer , qu'on pronon- 
ce baifi. Il fe dit proprement 8t otdinaiicment des perfonnes. 
C eft l'aproche honnête & civile qu'on fait do la joue; , ou de 
la bouche d'une perlonne, pour lui marquer fon amitié ou 
fon amour. Un baifer civil , honnête , galant , doux , agréa- 
ble , aimable , touchant, tendre , délicieux , favoutcax. Don- 
ner un baifer , piendic un baifer ; recevoir un bailcr ; rendre 
tJj»baifa..^W. /-'«■• .^ ., j . , 

Ne les diferezplus ces baifers adorables , 

Qui feuls peuvent changer le fort des mifirables. 

tiid Peif l.p. Efhgue 1. 
Philis , lailT.z moi prendre 
Ce qui peut m'apaifer , 
Je ne veux qu'un bailli 
Autant qu'il peut s'étindre. 

HcinlUn , Poijîti. 
Un l.aifer obtenu fur fes lèvres de rofe , 
Soulageroit le mal qnc l'on bel oeil me caufc. 
T.Curn.Eiygtrixtr.a.-i.ft.i. 

VntMftritludti. C'eft un baifer d'une perfonnequi trahit, « 
qui comme la plupart des gens du monde , ne flate que pour 
tromper plus facilement 

Btiftr de paix C'ctoit une marque d'amitié que fe donnoient les 
premiers Chrc'ticns à la fin de leurs AlT".mblces, & par laquel- 
le ils temoignoitnt qu'ils étoicnt unis par la chaiité On doti- 
ue encore aujourdui le bailcr de paix en diverlcs cérémonies 
deTEgUle Romr.ine. _ 

eaft-mamif.m. C'eft une fainte ofrande qu'on faità Mcflieurs 
les Curez le jour des Fêtes folciniicKes , en lent ballant la 
main. Ce ncft que dans ce l'en», que te mot Ottfe nmn a un 
Cngulier. Vaug. X'm. 

Batfe-mMni,f. wi. Terme deciviliit QuifignifieifTuranced; fer- 
vice , de refpeél Se d'amitié. ( Vos baife-mains ont éie bien 
reçus ) 

I .ylInUe'l'air'-maimlln'y aquedav cette phrafeconfacréeoù 
baife-mains foit féminin. Il fijnmc avec joie. Très- volontiers. 
[ Rccevoit uneciîofe 1 bellci baiù-mains ] 

Baifcur, /"/n. Qui b,-.ifc vo oniieis [ lin gr.md baifcur ) 

Biifeiifr, f f Celle qui i.ailoolontiets. 

t B.tifortr , V. t. Baifer fouvent. 

Baisser, V.4. ASaifler. (BailTerun pont-levis. BailTer les pi- 
ques pour donner ^W. *^f. /. I. Baiffer la tête. ) 

Baiijrr.x-.n. nirt..nuer , s'abaiff.r, devenir phi» bas- ( I a m;i 
hauUc&^^A deux fois le jour. Lariviéie baifle 8c diminué 
à vue d cciiil. ) 

• naiffr. Diminuer. S'afoibl^r. (Sonefprit baifle. Sca ) 
Sek.'ijjtr.v.r. Se courber. Sabaifllr. ( La chambre de fa porte 

ell li petite , qv'il fc faut k ailler pour y entrer. ) 
lla:tfi,b.:ljjti .pail.i-ai/j Quiellab.li(lè. 

• nonnei ire t.iij7<-/ dans les enuemi:;. C'eft inconCderémenf , 
&. lans connuiti. le peiil qu'il y a. 

BdiJJiKeni , fm. A. >ion de celui qui baiiTc la icte. ( Les Semijii- 
liûc» fent du bitulciiKiis de icic. 



1 



BAL. 

BAL. 

Bai ,fm.Ce mot fait an pluriel ia!t- AlTemblc'e de petfonnei de 
l'unScdel'aurrefexequidancent aufon des violons toute» 
fortes de danfes Se de courantes. (Ouvrir le bai Ily aplufieun 
bals duranr le carnaval. Courte le bal. > 
B*lâde ,f.f. Chanfon de rrois couplets Se d'un envoi , le tour fui 
deux , trois ou quatre rimes , avec un refrain qui fe rcpcte au 
bout de chaque couplet ôc de Tenvoi. 
Baladin, f m. Farceur. Celui qui fait ou dit quelque chofe pout 
faite rite ceux qui fontpiefens. f Hxlequin Se Scaïamouchc 
font des noms de BaUdim. On fit entrer un Baladin pour tc- 
joiiir la compagnie, .y^hl. Luc. T. 3. Saiurtalei. 
Baladin. Sot j ridicule. ^ C'eft un ftanc baladin ) 
Bal'dint ,ff,F2icca(e Celle quifairoudit quelque chofe pouc 
faire rire. ^ Il la fit chanter S: danicr. avec les façons, les ;e- 
ftes 8c les mouveraens qu'avoieniitB.ome les Baladines. S. 
Evremtnt. Hijltriem Fraeieoii. ) 
Cal afre yf.f. Eftalilade au vifage. ( Une vilaine balafre. ) 
Balafrer , v. a. Faire une balafre, f Balafrej qucicun. ) 
Balai ,/'"■ C'eft environ deux poignées de verges , de joncs , 
ou de plumes lices. Se emmanchées au bout d'un bâton, ce 
quifertà neticictlcs ordures. Un balai de bouleau, de joncs, 
de plumes dures , &c. > 

• flj/^ii ,*• fu/. Terme de "ler. Ceux qni navigenr fur l'Océan, 
apellent de ce nom le vent de Nord-oueft , paice qu'il netéie 
le Ciel de toute forte de nuages. Difrtchn , Termei it Ma- 
r'tne. 

BMaier , V. 4. Voiez ialier. 

£</dieur,/;n>. Celui qui fait £c vend des balais de joncs 8c de 
plumes. Voiezi*/i«»r. 

Bataienfe , f. f. Celle qui fait Se vend des balais par les rues de 
Paris, 

Bataimes , /./. Ordures amalTées avec le balai. 

B A LANCES ,f.f. Inftrument dont on fe fert pour pefer.eompofc 
d'un fléau , d'une chilfe.de deux baOins de métal, ou de deux 
plateaux de bois- ( A jufter les balance;. ) 

54/<nc«.'Egalité. Action de celui qui n'incline pas plus d'un côte 
que de l'autre. ( TIbèreatenu la balance égale entre fon fils 
& Getmanicus ^t>!. Tac. La plus-ardente des aô'crtions hu- 
maines n'a pu empottet la balance en faveur du légauire. 
Vatru , platdoie 10 ) 

Balar.ce. Incertitude. Irréfoluiion. ( Son efprit eft en balance. ) 

* Bj/anre. Délibération pour favouû on fcta, ou ne fera pai. 
( Mcitte une chofe en bal nce ) 

BaUxces. Le ligne des Balances , qui eft un des douze Cgnes da 
Zodiaque. 

£i;/jii«nnnf ,/?»!. Etat d'une chofe qui balance. ( Le flux Se re- 
flux de la mer vient du balancement que le globe dclateiie 

a fur fon axe. tntretient J'^tijle ir d'S^^ene. ) 
Balancer, V. a. rtcnoncei iaUmé. Ce mot . »a propre . fignifie 
faire aler qu.lcun haut & bas fui une brandilloire. f Un pe- 
tit garçon en iaUr.ct , un autre fur une brandilloire, ou balan- 
çoire j 
' Balancir.v. a. Il fignific au figuré , examiner, confidérer. II fe 
mit i balancer en lui-même , tantôt fon avis , Se lantot celui 
de fes Capitaines. Vaiig.^C. /, 4. Ils balanjoicnt fagiment 
leurs forces. ^H. Tue. ) 
• BaUncer , V. n. Ce verbe fignifiant être irtéfolu , incertain Se 
iu.itterminé^héfiter.nefavoii dequ«lc6tepancher .eft or- 
dinairement neutre , !< figuré i 11 legu un autre Tcrbe a l'inti- 
nitif ,avcclapaiticule<i,ou/'Mir,lcIonqu il cit ncccfl'aiiCi 
QU que l'oreille le tiouvc à ptopos 

Le leniseflcr.er ,Scii;neur , plus que vous ncpcofez, 

Tandis qu'i me répondre icy vous ialMiet, 

M jtan . ciiiicclani de tage_. 

Demande le lignai Se ptcllc le carnage. 

l(aclni , .A:*lie ,a. 5./I a. 

Lacrajnccde vous déplaire me faifoit bilaacei ï tous dire, 
auteur ^nemme , lifim-e folanle. 

Si jufqu'iii .pat un trait de prudence, 

J'.iideineuicpi)Ut loidansun liuii;b!e filence i 
Ce n'eftpas^iuemoncieur va ncinrnt fulpendu» 
Ba!s"f furi'tf ir un encens qui t cA dû. 
Vtf. Difi. au A'<(, 

Oa 



BAL. 

On dit encore. H Mmfou mire i'honneiir du monde & h 
crainte de Monfieui le prince. Mem. d. la T^f . 

U ne balança point/«r le parti qu il devoit prendre. VafcmicBe, 
^Ttofiey T. l. ) 

Racine a fait ce verbe <i!?i/, en ce mêmefens .quand il a dit. 
Rien ne fautoit bulancir fm n/pici. 

la victoire balançoit fans fe déclarer, y^fi'»"!!', ^rùfie, T. t. 

BaUncir. Termtdt thaffi. Il fe dit de la béte qui eft courue, & 
qui va ça & là. Il fe dit aulfi du limier qui ne tient pas la voie 
jufte. Sal. 

Se Mtnter, v. r. Se brandiller Se faite aller de côté & d'autiC 
fut une btandilloiie , ou balançoire. 

StUni:ter,fm. Aitifan qui fait & vend de toutes fortes de ba- 
lancesjde poids, de pefons , de romaines Se de ttebucliets. 

iaUncier. Ttrmi d'HtrIcgcr. La pièce deil'horloge qui règle les 
heures. C'eft une verge de fer qui modère le mouvement de* 
louës , caul'é pat le poids d'une horloge. Ou une roue qui 
inodcrele mouvement des roues caufc par l'effort que fait le 
icffort d'une montre. ("On dit ch.irget le balancier, pour 
retarder le mouvement .décharger le balancier, ou ôterdu 
balancier, pour hâter le mouvement d'une montre. Pofcrle ' 



BAL. 



117 



f f ['; ri «««r (<irA4/fc'eftà dire un méchant limeur. ] 
! Ba/f . Petite boule faite de recoupes d'éiofe , ferrées avec de la 
I ficelle, 8c couverte d'ttofc bUnchedont onfcfcrt pourpe- 
I lotcr, ou iouër partie dans les tripotsY Bien poufl'er une 01. 



balancier. Ajufter un balancier. On charge un balancier j 
avec de la mine de plomb, ou avec de la cire. ) 

ialaucitr deitume l/roche.C'e^ une manière de petite verge de fei 
qui ell au haut du tourne- broche, Se qui fert à le gouverner. 

^ilancU r. Machine à faite lesmoneies.lcs jetions fit les médail- 
les. 

iaUrriM de ompM. Terme de»>«r. C'eft un double cercle de 
Icton , qui tient en équtlibte l'afiit du dedans de la bouflole. 
Defroche , Termes de hidrmc. 

SaUnci<:e,f.f. Teimede mer: Maneuvte, c'eft à dire, corde, qui 
par un bout eft ftapée'alatéteduMât.Scpafle fur une pou- 
lie au bout de la vergue. L'ufage d.- la iaUncine eft de tenir 
la vergue en balance, lors qu'elle eft dans fafituationnatu- 
Itfle. Desrtchei, termei de mer. 

ttUnftireJ. f. C'eft une pièce de bois , alTez grofle 8c longue, 
mife en équilibre fur quelque chofe d'élevé , aux deux bouts 
de laquelle fe mectent de jeunes garçons, jambes deçà , jam- 
bes delS,pour,fc balancer en la faifant hauflét 8c bailfer. C'eft 
auflj unegroffe coide atachée au plancher , ou à deuï po- 
tcauï , fur laquelle on s'aflSed 8c l'on fe balance , pour fe di- 
vertir. ( Monter fut la balançoire. Se mettre fur labaLin- 
çoire Les petits gaiçonsfedivettiflcnt à la balançoire. La 
balançoire eft au nombre des plus agtéables jeux des enftns. 
Stella a fait de johcs eftampesde la balançoire. J W.Srandil- 
Itire. 

iBMKVDKw.fm. Mot comique pour dire un grosmanteau 

poui le mauvais tems. 
'■f ' SéUaiidran. Mot bas comique 8c figuié pour dire , Ténèbres. 
'Voile obfcur. ( Nuit couvie l'univers de ton noir balandran. I 
J. .-im. ) 

BAiANT,/rm. Terme deratr. C'eft la partie de la maneuvre» I 
c'eft a dire de la corde . qui n'eft point hâlée , c'eft à dire , ni 
loidie.ni bandée, 

Ba iBui 1ER, V. n. Bégaier. Prononcez bMucié. 

BALcoN./Tm. De l'Italien B*<:»nf. Saillie qui eft fur le devant 
d'une maifon, 8c qui eft entourée dune oaiuftrade. 

Baie,/?/. Manière de fort peiiteboule de plomb delà groflèur 
d'une noifecie ou environ, qu'on met fur une ch.irgc de pou- 
dre dans les fufils, dans lesmoufquets 8c dans lespiftolets. 
( Soitir tambour bataru,balc en bouche 8c mèche alumee- ) 

i.ttekfeii. C'eft une boule compofée de poudre , de falpètre, de 
foutre, de camfre, qu'on arrofe d'huile de pétrole, dont on 
fait un corps avec duluif demouton, delà poix noire, delà 
co:ofane,dela cire. Cette boule fe fait de la groflèur d'une 
grenade 8c on l'envelope d'eioiipes 8c de gros papier. On y 
fait un trou, oii l'on met l'amorce, on y metle feu , 8c on jet- 
te les ialei tfeu , la nuit , pour découvrir le travail des enne- 
mis. 

tnU.ramée. Ce font deux baies jointes enfemble par un mor- 
ceau de fer long d'un demi pié , ou environ { Les bales-ra ■ 
mees font dangereufes. Lesbales-ramces filent quand on 
tire des fufils.ou des moufquets.ou l'on en a mis^ 

Eale. Sotte de petit cofte que portent de pauvres Merciers, ou 
de pauvres avoiatds qui vontpatl» campagne, dans lequel 
ils mettent ieuit maichaadiles. 



le. Bien juger la baie. Prendre ia baie au bond j 
haie. Terme d'Imprimeur. Bois creux en forme d'ePtonnoit 
avec une poignéede bois au deflus.Sc qui par dedans eft rem- 
pli de ciin ou de laine couverte d'une peau de mouton, 
qu'on trempe dans l'ancre pour toucher les formes. 
SiiU,ff. Paille fort mince qui envelope le grain deblé quand 
il eft dans i'cpi , 8c qui t'en leparc quand on le bat , 8c qu'on 
le vanne. 
BALEiNE,/^f. Béte marine couveite d'un cuir dur 8c noir , lon- 
gue le plus fouvcnt de trente lix coudées, èpaiûe de huit, 
avec une ouverture de gueule de hiiitpiez 8c deux grandes 
nageoires fous le ventre. ( La Baleine bàilloit plus lente- 
ment 8c tefetmoit auflî tôt fa gueule.La baleine a une glande 
gueule. Il y avoit dans la baleine quantiié de poillb^s qu'el- 
le aroit avalez. ^W. Luc. j 
' Enleine. Côte de baleine. Partie de côte de baleine qu'on met 
dans les corps de jupe, & dans les bufquesdepou.-poins. La 
matière de ce qu'on nomme côte de baleines eft piife des 
fanons Se du membre génital de i.i Baleine. 
itleir:e,f.m. Une jeune Baleine. Le petit d'une baleine. 
ialenM,f.m. On apelleainfile membre de la Baleine, qui ferti 
la génération : ce qui eft particulier à cette foite de Poiflon, 
qui engendre comme les animaux terrefttes. 
t Baie B., v. n. Ce mot vient de l'italien tW<r. Il eft vieux, 8c 
veut dire lianrfr. On tjouve dans nos Anciens Hiftoriens.le 
Roi fit faite un Balet , oii iaUrent plus de Cix vingt perfonnet 
desdeuxfexes. B</erncpeut plus entrer que dansie Comi- 
que,pout être un vrai galant, il faut toujours babdler.danferj 
ùaler. Sar, Pa'éf, ) 
'Baltt,f.m. Dance qui eft ptefque toute par haut, 8c où plufieurs 
perfonnes dançant enfemble font divetfts fortes de figures, 
Dancefigurèeécpar haut, f Dancerune entrée de balet. ^ 
'Balet. Manière de poème dramatique contenant un fujet fabu- 
leux, divifé en entrées , oiiilyades peifonnes iUuftres qui 
font des récits fous le nom de quelque faufle divinité. Ces 
récits expliquent agréablement le balet, 8c font en ftances 
d'uncaraèlereenjoiié. Us renferment d'ordinaire lesloiian- 
ges du faux Dieu ,8c de celui qui le réprélente. (Voiezles 
baletsde6enferade,ils font écrits d'une manière aifée Se ga. 
lante. ) 
B A LIE R. ; kalairr, v. ». Ce detniet mot fe prononce comme s'il 
étoit écrit biUier. Balier 8c balaier font bons tous deux, mai» 
ii/ifr eft plus en ufage que i<t/ji«r, parce qu'il eft plus doux à 
l'oreille.Il lignifie nèteier avec un balai ("Balier une chambre. 
* Eole lâche les vents quand il faut balier le monde. îcar. 
Virg. travejii. 1. 1. J 
B^lier-jialaler.Ce mot fedit des habits longs qui traînent 8c amaf- 
fent des ordures. C D'une lobe à longs plis balict le barreau. 
Dip. Sat. i. J 
B.ilieurybaUieur^ f m. Quoi qu'on dife ^/î/4;f«r 8c ^.i/i*«r pout 
dire celui qui balie les maifons, les tués. Sec. Il eft pourtant 
vrai qu'on ne dit que A<»/iiKKr,pour dire celui qui fait 8c vend 
des balais. 
BaUeufe ,bataieufe ,f.f. Quoi qu'on dife katieuji , 8e lialaieufc, 
pour dite celle qui balie, on ne dit pouuaiuque baUieufe, 
pour dire ce